Akbar PADAMSEE

Né un 12 avril 1928 à Bombay en Inde, Akbar Padamee est un peintre qui a su imposer un univers à la frontière de la représentation et de l’abstraction. Au fils des années, l’artiste va explorer différentes techniques mais aussi s’essayer au cinéma et à la photographie. Tous ces éléments en ont fait l’un des peintres les plus côtés parmi les peintres indiens modernes. Chez Barnie’s nous sommes à même d’évaluer le travail et la technique de grands artistes indiens. Vous disposez d’une oeuvre d’art ou d’une sculpture de Akbar Padamese nous sommes en mesure de l’estimer.

Des rencontres influentes

Akbar Padamese était encore étudiant à la Sir J.J. School of Art de Mumbai quand a été créé le Progressive Artists’ Group de Bombay fondé par Francis Newton Souza avec entre autre Jamini Roy, Thyeb Mehta, Maqbool Fida Husain, Sayed Haider Raza et Vasuedo S. Gaitonde. L’artiste va sortir de l’école d’art de Mumbai, diplômé en 1948. Pendant ce même temps, Sayed Haider Raza s’est vu accorder une bourse d’étude en France et décide alors d’inviter Akbar à l’accompagner à Paris. C’est en 1951 que l’artiste va effectuer ce voyage initiatique et où il rencontrera Stanley William Hayter, un de ses futurs mentors, grâce auquel il intégrera l’Atelier 17.

Affirmer son identité artistique

Suite à son séjour à Paris, où il débutera dans le quartier de Montparnasse, il se verra attribuer le prix du journal des arts par André Breton, un des maîtres du surréalisme. En 1954, l’artiste peintre indien exposera seul pour la première fois à Mumbaï. Tout au long de sa carrière, Akbar va tenter de se démarquer et de conserver son identité au travers d’une démarche solitaire et expérimentale. Il réalisera notamment Lovers en 1952 et The Prophet en 1953.

Mise en lumière

Peu à peu le peintre indien va abandonner les couleurs vives imprégnants ses premières toiles pour travailler les teintes de gris. Le travail de l’artiste autour du gris a été réalisé de 1959 à 1960 et représente un ouvrage considérable dans la carrière de l’artiste. En effet, les toiles tels que Greek Landscape, Juhu ou encore Woman in landscape vont être reconnue pour leur grande qualité mais aussi pour les notes poétiques qui en émanent. L’artiste semble capter la lumière, s’en imprégner pour mieux l’utiliser et donner de la dimension à ses créations. L’oeuvre de AKBAR PADAMSEE explore plusieurs genres et la notion de luminosité se retrouvera notamment dans ses photographies.

Des créations riches

Le peintre moderniste indien va, au fils des années, explorer différents thèmes tels que les prophètes, les couples, il va réaliser natures mortes, comme Still life en 1956 mais aussi des paysages tel que Landscape en 1995 et réaliser une série de Metascape. Il utilisera de nombreux supports et matières tels que l’huile, l’acrylique, l’aquarelle, la sculpture, la photographie ou encore le graphisme sur ordinateur. En tant qu’expert en art, Barnie’s peut évaluer vos oeuvres, peintures et photographies signées Akbar Padamesee, n’hésitez pas à nous contacter pour une estimation gratuite.

Expertise et estimation des œuvres d’Akbar Padamsee

Vous possédez une des peintures de Akbar Padamese ? Contactez Barnie’s et notre équipe de professionnels du marché de l’Art se déplace rapidement pour une estimation rapide et fiable de toutes les peintures de l’artiste indien.

Adepte de diverses techniques et inspirations artistiques, Akbar Padamese alterne les style dans ses toiles. Son pinceau est tantôt figuratif, mais plein de mystère avec des couleurs sobres et sombres, comme dans son tableau de nu, sans titre, et tantôt son pinceau s’aventure vers l’abstrait, comme dans la superbe peinture « Metascape« , et ses couleurs éclatantes. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente d’Akbar Padamsee pour en savoir plus sur ses œuvres.

Les œuvres d’Akbar Padamese

Zao WOU-KI

Retour sur un artiste au destin exceptionnel, un artiste universel

Très précoce, Zao Wou-Ki commence à dessiner et à peindre vers l’âge de 10 ans et pratique assidûment la calligraphie.

De sa formation classique et académique à l’École des Beaux-Arts de Hangzhou, il souhaite rapidement s’émanciper et tend déjà vers l’Occident en s’imprégnant de loin des grands maîtres : Pablo Picasso, Henri Matisse, Amedeo Modigliani, Paul Cézanne ou Auguste Renoir. Il se sent très proche de la démarche de Paul Cézanne et Henri Matisse en particulier.

II vit en Chine jusqu’à l’âge de 28 ans et en 1948, il part pour la France, emportant avec lui l’héritage artistique de son pays et embrassant les nouvelles inspirations de l’Occident. Zao Wou-Ki doit alors louvoyer au milieu d’écueils périlleux : rester amarré à son passé ancestral et occulter l’énergie bouillonnante de l’art européen ou noyer ses racines dans les flots artistiques occidentaux. Paul Klee sera l’allié qui lui permettra de garder son identité propre et son âme artistique.

Très vite, il s’immerge dans le milieu artistique parisien, particulièrement attiré par l’impressionnisme. Il compte parmi ses amis bon nombre des plus grands artistes internationaux, tels que Pierre Soulages ou Joan Miró. Au contact de l’Occident, il se dirigera progressivement vers l’abstraction lyrique. Ses peintures sont indéfinissables, de paradoxes et de nuances qui « confèrent à l’œuvre une vibrante densité, vision autant que résurgence, secret autant qu’illumination » (Daniel Marchesseau, historien de l’art).

Il jouit très vite d’une renommée internationale et il est mis à l’honneur dans de nombreuses expositions aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. La Chine reconnaîtra son talent plus tardivement, au début des années 80. Son empreinte artistique est immense, il produit de nombreuses peintures à l’huile, encres de Chine, lavis, lithographies originales, lithographies dans des livres d’artistes, eau-forte et aquatinte, estampes, céramiques, et même des vitraux. À sa mort en 2013, son héritage est considérable et aujourd’hui présent dans de nombreux musées aux quatre coins du monde : la Tate Gallery de Londres, la Fondation Miró à Barcelone, l’Asian Art Museum de San Francisco, la Fondation Van Gogh à Arles, etc.

Expertise et estimation des œuvres de Zao Wou-Ki

Ce peintre chinois, ayant été naturalisé français dans les années 60, a cultivé un lien intime avec la France et bon nombre de ses œuvres ont donc investi notre territoire artistique.

Nous nous déplaçons dans toute la France pour estimer toute œuvre signée Zao Wou-Ki en votre possession. Nous vous soumettrons une expertise précise et fiable au prix du marché.

Barnie’s rachète comptant toutes peintures et productions artistiques de cet artiste majeur du XXe siècle.

En empruntant les codes de l’impressionnisme, Zao Wou-Ki joue sur les couleurs, mais aussi la lumière, et conserve toujours son univers fait de formes et de mirages. Sa superbe toile « Bateau Fond Bleu » invite au voyage et à la plénitude. À l’inverse, il sait donner fougue et joie à ses peintures, comme dans la très colorée peinture « Village en Fête » qui fait découvrir les mondes secrets de son imagination.

Œuvres réalisées par Zao Wou-Ki

Peinture

Lithographie

Zao Wou-Ki, l’artiste franco-chinois à la dimension internationale 

Expositions

  • 1946, exposition au Musée Cernuschi, Paris, France
  • 1955, exposition au Musée des Beaux-Arts, Cincinnati, États-Unis
  • 1966, exposition à la Maison de la culture, Caen, France
  • 1968, exposition Musée d’Art moderne, San Francisco, États-Unis.
  • 1974, exposition Maison des arts et des loisirs, Sochaux, France
  • 1975, exposition, Delta International Art Center, Beyrouth, Liban
  • 1978, exposition des estampes de Zao Wou-Ki, Hôtel de Ville et Bibliothèque municipale, Châteauroux, France
  • 1980, exposition au Palais des Beaux-Arts, Charleroi, Belgique
  • 1980, exposition au Musée de l’État, Luxembourg, Luxembourg
  • 1981, exposition au Grand Palais, Paris, France. Exposition itinérante dans plusieurs musées au Japon
  • 1982, exposition à la Bibliothèque nationale, Vichy, France
  • 1983, exposition au Musée des Beaux-Arts, Pékin, Chine et à l’Académie de peinture de Hangzhou
  • 1983, exposition au Musée national d’Histoire, Taipei, Taïwan. Exposition itinérante, maison de la culture de Tai-Nang, et Bibliothèque préfectorale de Tai-Chung
  • 1985, exposition à la Maison de la culture, La Rochelle, France
  • 1999, exposition « Zao Wou-Ki, les 20 dernières années de peinture », Centre d’Art, Royan, France
  • 2007, exposition « Zao Wou-Ki », Musée-Château de Nemours, France
  • 2012, exposition « Zao Wou-Ki, Le printemps du pinceau », Musée des Beaux-Arts, Rouen, France
  • 2015, exposition au Musée d’Art de Pully, Suisse
  • 2018, exposition « L’espace est silence », Musée d’Art moderne, Paris, France
  • 2021, exposition « Il ne fait jamais nuit », Hôtel de Caumont – Centre d’art, Aix-en-Provence, France

trospectives

  • 1954, rétrospective musée Cincinnati, États-Unis
  • 1964, rétrospective, Institut de technologie du Massachusetts, États-Unis
  • 1965, rétrospective, Museum Folkwang, Essen, Allemagne
  • 1969, rétrospective, Musée d’Art contemporain, Montréal, Canada
  • 1970, rétrospective, Palais des Beaux-Arts, Charleroi, Belgique
  • 1983, rétrospective, Musée Ingres, Montauban, France
  • 1992, rétrospective, Fondation Calouste-Gulbenkian, Lisbonne, Portugal
  • 1993, rétrospective, Taipei Fine Arts Museum, Taïwan
  • 1994, rétrospective, Centre culturel des Arts contemporains, Mexico, Mexique
  • 1996, rétrospective, Kaohsiung Museum of Fine Arts à Taïwan et au Hong Kong Museum of Art
  • 1996, « Zao Wou-Ki – A Retrospective », Musée d’Art moderne, Hong Kong, Chine
  • 1998, rétrospective, « Rétrospective de l’œuvre peinte et encres de Chine de 1979 à 1995 », musée des Beaux-Arts, Angers, France
  • 1998, rétrospective « Rétrospective Zao Wou-Ki, 60 ans de peintures », musée des Beaux-Arts de Shanghai, puis Pékin et Hangzhou
  • 2001, rétrospective, Musée d’Ixelles, Belgique
  • 2003, rétrospective, Galerie nationale du Jeu de Paume, Paris, France
  • 2004, rétrospective au Musée Fabre, Montpellier, France. Rétrospective itinérante au Lieu d’Art et Action Contemporaine de Dunkerque, au musée Fabre à Montpellier, au Bridgestone Museum à Tokyo et à l’Espace Bellevue à Biarritz
  • 2008, rétrospective, Bibliothèque nationale de France, Paris, France. Reprise au Suzhou Museum en Chine
  • 2013, rétrospective, Pinacothèque communale, Locarno, Suisse

Musées

  • Musée d’Art moderne, Paris, France
  • Grand Palais, Paris, France
  • Centre Georges-Pompidou, Paris, France
  • Centre culturel Noroit, Arras, France
  • Musée Ingres, Montauban, France
  • Musée Bertrand, Châteauroux, France
  • Musée National du Luxembourg, Luxembourg
  • Musée d’Art moderne, San Francisco, États-Unis
  • Musée Carnegie, Pittsburgh, États-Unis
  • Musée Solomon R. Guggenheim, New York, États-Unis
  • Musée Fogg Art, Cambridge, États-Unis
  • Université d’Harvard, États-Unis
  • Musée Herbert F. Johnson, Ithaca, États-Unis
  • Musée Hirshhorn, Washington, États-Unis
  • L’Institut d’Art, Chicago, États-Unis
  • Musée des Beaux-Arts, Montréal, Canada
  • Musée national des Beaux-Arts, Québec, Canada
  • Musée national d’Art moderne, Osaka, Canada
  • Musée de Shanghai, Chine
  • Musée national de Chine, Pékin, Chine
  • Musée national du Palais, Taipei, Taïwan.
  • Musée des Beaux-Arts de Kaohsiung, Taïwan
  • Musée d’Art moderne, Rio de Janeiro, Brésil

Fondations

  • Fondation Zao Wou-Ki, Genève, Suisse
  • Fondation Veranneman, Kruishoutem, Belgique
  • Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse
  • Fondation Vasarely, Aix-en-Provence, France

Les principaux livres sur Zao Wou-Ki

  • ABADIE Daniel, Zao Wou-Ki, éd. Hacker Art Books, 1988, 124 p.
  • COLLECTIF, Zao Wou-Ki, 1935-2010, éd. Flammarion, 2017, 400 p.
  • COLLECTIF, Zao Wou-Ki, éd. Paris musées, 2018, 64 p.
  • COLLECTIF, Zao Wou-Ki : Catalogue raisonné des peintures volume 1 (1935-1958), éd. Flammarion, 2019, 343 p.
  • COLLECTIF, Zao Wou-Ki collectionneur : L’homme des deux rives, éd. Flammarion, 2016, 293 p.
  • CHALUMEAU Jean-Luc, Zao Wou-Ki, éd. Cercle d’Art, 2001, 63 p.
  • CHAR René, Zao Wou-Ki, effilage du sac de jute, éd. Gallimard, 2011, 128 p.
  • CHENG François, Zao Wou-Ki, éd. Jeu De Paume, 2003, 241 p.
  • DAIX Pierre, Zao Wou-Ki, éd. Ides et Calendes, 2013, 128 p.
  • DELAY Florence, ABADIE Daniel, Zao Wou-Ki : Peintures et encres de Chine 1948-2005, éd. Hazan, 2015, 160 p.
  • DE VILLEPIN Dominique, Zao Wou-Ki et les poètes, éd. Albin Michel, 2015, 264 p.
  • DUQUERROY Marion, Zao Wou-Ki : L’espace est silence, Beaux-Arts éditions, 2018, 66 p.
  • FRÈCHES José, Zao Wou-Ki. Œuvres, écrits, entretiens, éd. Hazan, 2007, 160 p.
  • JACOMETTI Nesto, L’Œuvre gravé 1949-1954 de Zao Wou-Ki, Catalogue raisonné, éd. Gutekunst & Klipstein, 1955, 86 p.
  • LAUDE Jean, Zao Wou-Ki, éd. La connaissance, 1974, 120 p.
  • LEYMARIE Jean, Zao Wou-Ki, éd. Hier et Demain, 1978, 332 p.
  • MARCHESSEAU Daniel, MARQUET Françoise, et HENDGEN Yann, Zao Wou-Ki : Peintures, œuvres sur papier, céramiques, Somogy éditions d’art, 2007, 95 p.
  • MARQUET Françoise, Zao Wou-Ki, Les Estampes 1937-1974, 1975, 160 p.
  • MICHAUX Henri, Zao Wou-Ki, éd. Cercle d’Art,
  • NOËL Bernard , Zao Wou-Ki, éd. Cercle d’Art, 2000, 143 p.
  • NOËL Bernard, Zao Wou-ki : encres, éd. Seguier, 1989
  • ROY Claude, Zao Wou-Ki, éd. Georges Fall, 1970, 116 p.
  • TEXIER Richard, Zao, éd. Gallimard, 2018, 160 p.
  • VALLIER Dora et AGERUP Jorgen, Zao Wou-Ki : The Graphic Work, A Catalogue Raisonne 1937-1995, éd. Heede & Moestrup, 1994
  • VERGAHEN Éric, Zao Wou-Ki – Encres et Aquarelles, éd. Kamel Mennour, 2019, 144 p.

Biographie complète : Zao Wou-Ki, le maître de l’abstraction lyrique

Du 1er juin 2018 au 6 janvier 2019, le musée d’Art moderne de Paris a consacré une exposition au maître franco-chinois Zao Wou-Ki, l’occasion de revenir sur un parcours artistique exceptionnel à l’aube du centenaire de sa naissance.

Les débuts artistiques de Zao Wou-Ki, entre tradition chinoise et modernité européenne

T’chao Wou-Ki (devenu Zao Wou-Ki à son arrivée en France) est né en 1920, à Pékin. Entouré de ses six frères et sœurs, de sa mère et de son père, banquier, il grandit à Nantung, une petite ville près de Shanghaï. Zao Wou-Ki est l’un des descendants de la dynastie des Song (Xè-XIIIè apr. J.-C.) et admire déjà les peintures de Mi Fu (peintre chinois du XIe siècle) dont ses parents exposent un paysage lors des grandes occasions. Il dira à propos de ce peintre qu’il est « un peintre qui regarde autrement (…) ».

Élève doué et attentif, le jeune Zao Wou-Ki s’intéresse dès l’âge de dix ans au dessin et à la peinture qu’il pratique. Si son père, amateur d’art l’encourage dans cette voie, sa mère est plus réticente, mais ne s’oppose pas à son inscription à l’école des Beaux-arts de Hangzhou à l’âge de 14 ans. Il y étudie le dessin d’après un plâtre, d’après modèle, mais aussi la peinture à l’huile et la peinture traditionnelle chinoise.

Très tôt, le jeune artiste bouscule les codes de la peinture académique qui lui est enseignée, par ses professeurs, dont certains ont été formés à l’école des Beaux-arts de Paris, et dont les modèles sont Puvis de Chavannes ou encore Meissonnier. Tenaillé entre la tradition de la peinture chinoise et l’Académisme qu’il rejette, Zao Wou-Ki a besoin d’expérimenter le réel par d’autres moyens.

Il trouve dans les peintres modernes français comme Paul Cézanne, Matisse ou encore Pablo Picasso, la vision d’un art libéré des contraintes et plus proche de la nature. Il exerce son art sur le modèle des cartes postales rapportées par son oncle de ses voyages à Paris ainsi que des revues américaines diffusées en Chine comme Vogue.

En 1941, Zao Wou-Ki organise une exposition au musée national d’Histoire naturelle de Tchoung-King. Il y présente les œuvres de quelques-uns de ses contemporains chinois, ainsi que quelques-unes de ses œuvres. Détachées de la tradition, les toiles exposées insufflent une vague de modernité dans le paysage artistique chinois.

En 1946, Zao Wou-Ki revient à Hangzhou lorsque l’école des Beaux-arts déménage dans ses anciens locaux après que la Chine, occupée par le Japon jusqu’alors, redevienne libre. Zao Wou-Ki, guidé par la liberté de création et d’esprit qui a toujours été la sienne décide de partir pour la France, avec sa femme Lan-Lan.

Zao Wou-Ki, construction d’un artiste à la renommée internationale

Le 1er avril 1947, Zao Wou-Ki arrive à Paris. Il passe alors le plus clair de son temps au Louvre, et après quelques semaines y trouve un atelier, voisin de celui d’Alberto Giacometti. Là, l’artiste trouve enfin sa voie, dans le pays des impressionnistes qu’il admire tant. Zao Wou-Ki fait la connaissance d’artistes français comme Pierre Soulages et Hans Hartung, et immigrés comme Nicolas de Staël.

En 1949, Zao Wou-Ki est récompensé d’un premier prix à un concours dessin et croise à nouveau le chemin de Vadime Elisseeff, alors conservateur du musée Cernuschi, rencontré en Chine quelques années auparavant. Impressionné par le travail du peintre, il expose une vingtaine de ses huiles sur toile au musée Cernuschi.

En 1950, Pierre Loeb, amateur d’art et galeriste visite l’atelier de Zao Wou-Ki et lui propose de s’associer, après lui avoir acheté une quinzaine de toiles. Cette collaboration durera sept ans.

Les années 1950 marquent aussi la découverte et le développement de l’art de la lithographie pour l’artiste. Réalisées à l’imprimerie Desjobert, elles sont regroupées en albums, tantôt suivis des poèmes d’Henri Michaux, tantôt pour illustrer des textes.

En 1951, Zao Wou-Ki part en Suisse et découvre l’œuvre de Paul Klee, qui bouleversera sa propre création. Zao Wou-Ki apprend et comprend la peinture européenne d’une manière différente via le prisme de cet artiste influencé par l’art chinois.

Passionné de voyage, l’artiste emprunte de nombreux itinéraires à travers le monde. Il peint peu pendant ces périodes de découverte, mais continue de s’enrichir et de parfaire son savoir artistique. Il visite l’Italie et s’imprègne des grands chefs-d’œuvre de la Renaissance.

En 1952, Zao Wou-Ki est exposé à Paris et dans les grandes villes américaines comme Chicago, Washington et New York. C’est le début de la gloire. L’écrivain et poète Henri Michaux, devenu son ami, écrit les préfaces de ses catalogues d’exposition.

Son art ne s’exprime pas que sur une toile : Zao Wou-Ki réalise en 1953 le décor pour les Ballets de Paris de Roland Petit, et notamment La perle.

Zao Wou-Ki, entre désaveu et renouveau artistique

L’art de Zao Wou-Ki bascule vers 1953, lorsque, le reconnaissant lui-même il tend « vers une écriture imaginaire, indéchiffrable ». Les amateurs ne le suivent plus et très vite, l’investissement de Pierre Loeb est réduit à néant. Malgré le désaveu des amateurs français, Zao Wou-Ki continue d’être un artiste reconnu outre-Atlantique. La première rétrospective de son œuvre a lieu au musée Cincinnati en 1954.

En 1957, l’artiste part pour un voyage autour du monde qui le mènera notamment aux États-Unis et plus précisément à New York. Il y fait la connaissance de Samuel Kootz, un marchand de tableaux, et rend visite à des artistes de l’École de New York avec qui il tissera des liens d’amitié. La spontanéité et la liberté de création de la peinture américaine deviennent des modèles à suivre.

Poursuivant son périple dans les grandes villes des États-Unis aux côtés du couple Soulages, Zao Wou-Ki forme son œil à une expression artistique jusqu’alors inconnue dans les musées d’Art moderne.

Visitant le Japon, il y fait la rencontre de sa deuxième épouse Chan May-Kam. De retour de ses voyages, Zao Wou-Ki collabore avec le marchand d’art Samuel Kootz, ainsi qu’avec la Galerie de France, mettant en avant « l’abstraction lyrique » de l’artiste.

En 1959, Zao Wou-Ki décide de déménager son atelier rue Jonquoy dans un entrepôt aménagé. Lieu isolé du monde extérieur, son atelier est conçu presque comme un espace de recueillement, où il est toujours seul.

En 1957, une première biographie de l’artiste est écrite par son ami et collectionneur Claude Roy. Les hommages se multiplient et Jean-Michel Meurice, artiste-peintre et documentariste, réalise un film sur la vie et l’œuvre de Zao Wou-Ki.

En 1964, Zao Wou-Ki obtient la nationalité française, grâce au soutien d’André Malraux, alors ministre de la Culture. L’artiste continue de produire des lithographies, notamment pour illustrer les ouvrages d’André Malraux, comme son livre intitulé La tentation de l’Occident, paru en 1926. Plus tard, Zao Wou-Ki illustrera des poèmes comme ceux de Jean Lescure ou d’Arthur Rimbaud.

C’est à cette époque, que Zao Wou-Ki se plonge dans le travail, délaissant un temps sa soif de découverte et d’ailleurs.

Mais très vite, son succès l’amène à voyager de nouveau, notamment en Europe du Nord où il découvre les expositions sur Brueghel, Vermeer et Rembrandt. L’année suivante, ses voyages se poursuivent à un rythme effréné, du Canada aux États-Unis, il passe également au Mexique pour découvrir les sites archéologiques.

C’est à partir 1971 que Zao Wou-Ki s’intéresse de plus en plus à la réalisation d’encres de Chine. Cette technique, délaissée jusqu’à présent par l’artiste, prend une importance certaine dans sa création depuis que sa femme, May, est tombée malade. Elle décède l’année suivante.

Le retour aux sources de l’artiste franco-chinois

Zao Wou-Ki décide de partir pour quelques mois dans le pays qu’il a quitté près de 25 ans auparavant. S’en suivront deux nouveaux voyages, toujours auprès de sa famille, en 1974 puis en 1975. Zao Wou-Ki a toujours été inspiré par la peinture traditionnelle chinoise et aide à l’exposition en 1975 de peintures de paysage chinois à la Biennale de Paris au Palais Galliera. Tout comme l’Europe l’a influencé au cours de sa création, il estime que l’art traditionnel est un pan important de son vécu et de sa création, qu’il faut mettre en valeur et que les Européens doivent pouvoir découvrir.

Zao Wou-Ki retrouve goût à la création en 1973, lorsqu’il réalise de très grands formats, exposés dans les galeries parisiennes. Mais très vite, la santé fragile de sa mère le pousse à retourner en Chine auprès des siens.

Il poursuit sa production d’estampes et de grands formats à un rythme soutenu. Ses huiles sur toile connaissent un succès sans précédent et ravissent le monde de l’art par sa modernité et sa technique. C’est à cette période de sa vie qu’il réalise sa peinture intitulée « Hommage à André Malraux ». Ce triptyque de plus de 5 mètres de long est une parfaite illustration du génie créatif de Zao Wou-Ki.

L’artiste continue d’illustrer des textes et des livres et connait un succès sans faille, avec des expositions qui se tiennent en France et dans le monde, notamment en 1975 au Liban et plus précisément à Beyrouth au Delta International Art Center.

En 1975, avec sa femme, Françoise Marquet, rencontrée quatre ans plus tôt, Zao Wou-Ki poursuit ses voyages à New York puis à Rome avec leur ami Jean Leymarie, alors directeur de la Villa Médicis. D’une curiosité sans faille, Zao Wou-Ki admire une fois de plus, et avec un recul plus important, les œuvres des artistes de la Renaissance, mais également les tableaux de Nicolas Poussin présentés à une exposition qui lui est consacrée.

En 1978 se déroule une grande exposition des estampes de Zao Wou-Ki à Châteauroux. Cet évènement révèle l’intérêt du grand public pour l’artiste, et les critiques encensent les chefs-d’œuvre exposés.

Les expositions se multiplient et le succès est au rendez-vous. Au sommet de sa gloire, Zao Wou-Ki décide de faire don à la Bibliothèque nationale de France d’œuvres gravées, présentées lors d’une exposition en 1979.

Toujours proche de la classe politique, Zao Wou-Ki réalise en 1979 des dessins à l’aquarelle et à l’encre de Chine, pour la Manufacture nationale de Sèvres, commandée par le ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Philippe Lecat.

En 1980, une nouvelle commande de l’État permet de renouveler son art. Il doit réaliser une très grande fresque pour un édifice scolaire. Zao Wou-Ki réalise les neuf panneaux de cette fresque qui fait l’admiration des amateurs. Suite à cet exploit, il est nommé professeur de peinture murale à l’école nationale supérieure des Arts décoratifs.

En 1981, Zao Wou-Ki expose pour la première fois et de façon individuelle ses œuvres dans un musée français : les galeries nationales du Grand Palais. L’exposition est un franc succès et deviendra itinérante dans différents musées au Japon, notamment à Fukutoa et Hong Kong.

Après être allé aux vernissages de ces différentes expositions, il poursuit son voyage en Asie dans les grandes villes chinoises, accompagné de sa femme, qui découvre avec émerveillement la culture de son mari.

Zao Wou-Ki continue de réaliser des toiles de très grandes dimensions ainsi que des fresques, notamment pour l’architecte et néanmoins ami de l’artiste, I. M. Pei, pour son hôtel des Collines parfumées, inauguré près de Pékin en 1982.

En 1983, des expositions lui sont consacrées notamment en Asie à Taipei, capitale de Taïwan, ainsi qu’à Tai-Nang et Tai-Chung. Puis en France, avec une rétrospective consacrée à l’artiste au musée Ingres de Montauban.

Exposé pour la première fois dans son pays d’origine, Zao Wou-Ki ne cache pas sa joie auprès du ministre de la Culture chinois qui, en retour, ne tarit pas d’éloge sur le peintre. Zao Wou-Ki est exposé au musée national de Pékin et à l’Académie de peinture de Hangzhou où s’est pour la première fois exprimé son talent près de 50 ans plus tôt.

 Zao Wou-Ki, entre honneurs et hommages

À presque 60 ans, Zao Wou-Ki se lance dans un nouveau projet sans précédent : réaliser une mosaïque de 10 mètres de long pour un lycée de Mitry-Mory dans le département de Seine-et-Marne.

Promu officier de la Légion d’honneur par le ministre de la Culture, M. Jack Lang, Zao Wou-Ki poursuit l’exposition de ses œuvres à Paris et en Suisse, puis à la Maison de la culture de La Rochelle.

En 1985, Zao Wou-Ki est appelé à la demande de son ancienne école à Hangzhou où il dispense des cours de peinture et de dessin au fusain, à des professeurs et élèves venus de toutes les meilleures écoles d’Art de Chine.

En 1993, le président de la République française, François Mitterrand, promeut Zao Wou-Ki commandeur de l’ordre de la Légion d’honneur et les hommages se multiplient sous la forme de rétrospectives au Japon, au Mexique et à Taïwan.

À la fin des années 1990, Zao Wou-Ki accompagne plusieurs fois le président de la République française, Jacques Chirac, en voyages officiels et notamment en Chine.

En 2002, l’œuvre et la carrière de Zao Wou-Ki sont consacrées puisqu’il est élu à l’Académie des Beaux-arts, et nommé grand officier de l’ordre de la Légion d’honneur. En 2003, une rétrospective de l’œuvre de l’artiste à la galerie nationale du Jeu de Paume est visitée par plus de 135 000 personnes, un record.

En 2008, une grande rétrospective lui est consacrée à la Bibliothèque nationale de France à Paris. Cet évènement sonne la consécration de son art et paradoxalement aussi, la fin de sa production d’huiles sur toile et ses dernières aquarelles l’année suivante.

Il poursuit ses recherches et ses créations autour du vitrail, avec notamment une réalisation pour le réfectoire du prieuré de Saint-Cosme, dans les Vosges.

Cette figure marquante de l’art contemporain franco-chinois s’éteint à l’âge de 93 ans et est enterrée au cimetière du Montparnasse à Paris. L’œuvre de l’artiste franco-chinois, présente dans tous les grands musées d’Arts moderne et contemporain du monde, est aujourd’hui d’une valeur inestimable.

Zao Wou-Ki et l’encre de Chine

Maître des « masses de lumière et d’ombre », Zao Wou-Ki développe dans sa technique de dessin à l’encre sur papier, l’expression d’une abstraction infinie.

La technique de l’encre de Chine a toujours été d’utilisation aisée pour Zao Wou-Ki, qui s’est mis à en produire de plus en plus, quitte à délaisser l’huile sur toile, lorsque sa femme, May est tombée malade dans les années 1970.

L’inspiration mûrie de la tradition

Très jeune, Zao Wou-Ki est imprégné des traditions et de la culture chinoise, notamment par son père qui lui apprend la calligraphie. Plus tard, lors de ses études à l’école des Beaux-arts de Hangzhou, il étudie le dessin et la peinture chinoise traditionnelle.

Rejetant les modèles établis d’une tradition multiséculaire, le jeune artiste s’intéressera de nouveau aux arts traditionnels chinois et notamment à la réalisation d’œuvre à l’encre de Chine dans les années 1970.

Il dit à ce propos « Si je trace un signe, il est toujours limité par le signe, mais la liberté doit jouer : c’est là qu’est la difficulté : car tout en s’exprimant très librement, il y a toujours une tradition et une éducation qui te retiennent. L’encre de Chine est le résultat de ces composantes et il n’y a pas de mensonge possible. »

L’artiste travaille en réserve, c’est-à-dire qu’il laisse apparaitre le papier, pour mettre en valeur les tâches qui apparaissent au premier plan de l’œuvre. Ces œuvres sont d’une bichromie intense, avec des effets grisâtres selon la densité de l’encre de Chine sur la surface de la toile. Cette mise en valeur du contraste entre le noir et le blanc n’est pas sans rappeler « l’outrenoir » de Pierre Soulages.

Les outils de la création

Zao Wou-Ki aimait rappeler la simplicité de la création d’une œuvre réalisée à l’encre de Chine sur papier. Il suffit simplement d’utiliser un flacon d’encre de Chine, du papier et des pinceaux permettant de tracer des traits et des formes expressives aussi légères que possible.

Pour réaliser ses œuvres, Zao Wou-Ki se sert de plusieurs dizaines de pinceaux, qui peuvent surprendre par leur largeur. Les pinceaux traditionnels tels qu’utilisés se terminent tous par une pointe en poils, qu’il faut effiler et lisser.

L’attention portée aux matériaux utilisés est d’une importance primordiale selon Zao Wou-Ki, qui utilise un papier de grande qualité. Importé d’Asie et notamment de Chine et du Japon. Le papier est fabriqué dans une tradition chère à l’artiste. Les papiers peuvent être d’un blanc immaculé, mais aussi délicatement gris ou jaune, qui donnent tout autant de profondeur à son expression.

Le paradoxe de la création

Les repentirs, propres à la peinture à l’huile sont ici bannis. Les réalisations à l’encre de Chine sont des œuvres qui mettent en exergue un paradoxe : la technique employée est celle de la spontanéité, mais également de la justesse et du refus de l’approximation. Zao Wou-Ki a ainsi déchiré et laissé dans un coin de son atelier des centaines de dessins, jugés trop médiocres selon lui.

Animées d’une complexité et d’une réflexion sans faille, les encres de Chine de Zao Wou-Ki sont à opposer à la création spontanée qui anime l’art contemporain de l’époque. Issu de la tradition, son art ne saurait sacrifier l’abstraction à un manque de réflexion probant.

Le jeu de matière et de contraste entre l’ombre et la lumière de ses encres est le fruit de nombreuses recherches et d’années de maîtrise de cette technique. Chaque trait, chaque coulure, chaque signe s’inscrivent dans un art global empreint de modernité.

Au-delà de la signification

Mais alors, qu’est-ce que ces encres de Chine sur papier donnent-elles à voir ? Rien et tout à la fois. Zao Wou-Ki n’a pas pour ambition de moderniser la peinture de paysage, et si chacun peut déduire des taches d’encre, une mer agitée ou un arbre, ceci n’est pas de la volonté de l’artiste. Il serait vain de chercher une quelconque représentation figurée dans ses œuvres.

Zao Wou-Ki, dans une interview donnée par sa dernière épouse, Françoise Marquet, s’exprime en ces termes lorsqu’elle lui pose la question de la référence à la nature et à la réalité dans ses encres de Chine : « En tout les cas, il n’y a pas de référence parce que je l’ignore. (…) L’essentiel est de créer un espace propre. » N’en déplaise donc, aucune explication iconographique ou référence ne vient perturber l’œuvre de l’artiste.

Si Zao Wou-Ki emprunte à la tradition chinoise des paysages à l’encre, les réserves et la technique, la comparaison s’arrête là. Les encres de Chine réalisées par Zao Wou-Ki sont des œuvres inclassables, ni issues de l’expressionnisme abstrait, pas plus que du courant moderne ou de la grande tradition chinoise dans son ensemble.

Ces taches d’encre ont permis de suggérer à l’infini, sans jamais pouvoir être définie précisément, et c’est peut-être là le génie d’un grand artiste.

Chu TEH-CHUN

Né en 1920 à Hangzou en Chine, Chu Teh-Chun est un peintre abstrait franco-chinois. Cet artiste a été à l’origine, notamment après son passage à l’école National School of Fine Arts, de l’intégration de techniques de peinture chinoise traditionnelle dans l’art occidental. L’orientation du peintre vers l’art abstrait vient avant tout du désir de ressentir une certaine liberté d’expression. D’une technique et d’une fluidité sans pareil, l’artiste maîtrise le mouvement et crée des combinaisons de touches de couleurs comme dans Lumière éternelle. Son œuvre, dont la force et la richesse réside dans la rencontre de deux cultures, rencontre ses premiers succès à Paris. Elle va ensuite s’étendre à l’étranger et attestera d’un héritage fort dont l’expression artistique témoignera de cette liberté créatrice si prononcé. En ses qualités d’expert Barnie’s rachète immédiatement et sans commission toutes huiles de cet artiste majeur.

Faire face à l’exode

Au delà de l’école, c’est à peu près cinq cent aquarelles de paysages du lac de l’ouest que le peintre va réaliser. Il va tout d’abord passer son temps à peindre dans un style purement traditionnel avant d’opter pour la peinture occidentale. Cependant, secoué par la guerre sino-japonaise, le système d’enseignement va le pousser à suivre l’exode des universités dans l’Ouest de la Chine. Cet exode ne l’empêchera nullement d’obtenir son diplôme avec brio, il deviendra par la suite professeur assistant. Durant cette période Chu Teh-Chun va continuer à créer de nombreuses œuvres.

L’influence de grands maîtres

Mais Chu Teh-Chun c’est aussi des rencontres. Celles de Wu Guanzhong et Zao Wou-Ki vont être déterminantes. Surnommés les trois mousquetaires de l’art moderne chinois, ces artistes vont faire preuve d’une très grande inventivité et ainsi influencer le monde de l’art. Mais l’artiste se laisse également influencer par Nicolas De Staël, grand peintre Russe à la peinture constamment en évolution. De Staël va encourager le peintre à s’éloigner peu à peu de la peinture figurative.

Toiles abstraites au dégradé de bleu

La carrière de l’artiste s’est également forgée au grès des voyages. En 1955, le peintre part pour Paris, il voyagera par la suite entre Taïwan, Hong Kong, Saïgon, Marseille, Ceylan… Des voyages formateurs et des trajets inspirants le mèneront notamment à se confronter à l’immensité de la mer, à son bleu intensif, aux dégradés des couchers de soleil pointant à l’horizon. Tous ces éléments vont imprégner son œuvre et notamment lui permettre de réaliser une série de 22 peintures abstraites, dont « Amour Océan » ou encore « Heures sans ombres ». Ces toiles abstraites au dégradé de bleu si travaillées, dont les gestes fluides vont transporter le spectateur au delà des frontières, créeront le lien entre la peinture traditionnelle chinoise et l’art pictural rencontré en occident. N’hésitez pas à contacter Barnie’s pour l’expertise et l’achat comptant d’œuvre abstraite de cet artiste chinois.

Expertise et estimation des œuvres de Chu Teh-Chun

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L’artiste chinois a proposé tout au long de sa carrière des tableaux plus aériens les uns que les autres. Un voyage des sens et une aventure visuelle à nulle autre pareille. L’une de ses pièces les plus marquante demeure encore aujourd’hui peinture « CARTÉS PAISIBLES” qui reprends tous les codes de la peinture occidentale, avec une technique de peinture traditionnelle chinoise. Des œuvres plus sophistiquées et précieuses ont également marqué sa carrière, comme la très structurée composition No. 51 – Mille Vies Se Cachent Dans Le Bois.

Œuvres réalisées par CHU Teh-Chun

Peinture

Lithographie

Chu Teh-Chun, la représentation au-delà des frontières

Expositions 

  • 1954, première exposition personnelle, Taipei, Taïwan
  • 1960, exposition Galerie Legendre, Paris, France
  • 1962, exposition à la Galerie Legendre à Paris, à la Galerie Baier à Mayence, et à la Galerie Creuse à Paris
  • 1963, exposition collective, Carnegie Art Museum de Pittsburgh, États-Unis
  • 1963, exposition à la Maison internationale de la Cité universitaire, Paris, France
  • 1969, exposition à la 10e Biennale de Sao Paulo, Brésil
  • 1982, exposition Musées des Beaux-Arts André Malraux, Le Havre, France
  • 1982, exposition à l’Orangerie de Bagatelle, Paris, France
  • 1984, exposition au Théâtre municipal d’Esch-sur-Alzette au Luxembourg
  • 1985, exposition à la Maison des Arts et loisirs, Sochaux, France
  • 1985, exposition au Centre Culturel Municipal, Gentilly, France
  • 1986, exposition à l’Institut de Hong Kong pour la promotion de la culture chinoise, Hong Kong, Chine
  • 1988, exposition au Musée d’Art moderne, Liège, Belgique
  • 1994, exposition au Musée Amérindien de la point bleue, au Musée d’Art de Juliette, et à la Maison de la culture Mercier, région de Québec, Canada
  • 1997, exposition itinérante à travers les pays d’Extrême-Orient
  • 1998, exposition au Musée municipal des Beaux-Arts de Taipei, Taïwan
  • 2000, exposition « Chu Teh-Chun peintures », Hôtel de Ville, Sochaux, France
  • 2000, exposition «  Chu Teh-Chun. », Musée de Shanghai, Chine
  • 2004, triple exposition à Cannes, à la Malmaison, à l’Espace Miramar et à la Villa Domergue, France
  • 2007, exposition au Musée royal de Ueno, Tokyo, Japon
  • 2009, exposition « De neige, d’or et d’azur », Musée Guimet, Paris, France
  • 2009, exposition Musée Suzhou, Chine
  • 2010, exposition Musée N.AM.O.C, Pékin, Chine
  • 2010, exposition « Da Neve ; do Ouro e do Céu Azul » Musée d’Art contemporain de Macao, Chine
  • 2013, exposition à la Pinacothèque de Paris « les chemins de l’abstraction », Paris, France
  • 2015, exposition « Amours océanes », Fondation Monticelli, Marseille, France

Rétrospectives 

  • 1971, rétrospective au Musée national d’Histoire de Taipei, Taïwan
  • 1978, rétrospective à la Maison de la culture de Saint-Étienne, France
  • 1987, rétrospective Musée national d’Histoire de Taipei, Taïwan
  • 1997, rétrospective, Musée des Beaux-Arts de Pékin, de Hong Kong, de Kaohsiung, et Taipei
  • 2008, rétrospective au Musée national d’Histoire de Taipei, Taïwan
  • 2010, rétrospective au Musée national de Chine, Pékin, Chine

Musées 

  • Musée d’art contemporain, Liège, Belgique
  • Musée National Dhaka, Bangladesh
  • Bibliothèque Nationale, Bogota, Colombie
  • Art Collection of Saint-Louis University, Saint-Louis, États-Unis
  • Musée d’Art Moderne, Paris, France
  • Musée d’art contemporain, Dunkerque, France
  • Musée Bertrand, Châteauroux, France
  • Musée de Pierrefeu, Nice, France
  • Musée des Beaux-Arts André Malraux, Le Havre, France
  • BNF, Paris, France
  • Fonds national d’art contemporain, Paris, France
  • Maison de la culture de la société des eaux, Marseille, France
  • Musée Cernuschi, Paris, France
  • Musée d’art contemporain du Val-de-Marne
  • Fonds du musée d’art contemporain, Bourg-en-Bresse
  • Musée Hyacinthe Rigaud, Perpignan
  • Musée d’Art moderne, Troyes
  • Musée du Cuauhtémoc, Chihuahua, Mexique
  • Musée Olympique, Lausanne, Suisse
  • Musée national historique de Taipei, Taïwan
  • Taipei Fine Art Museum, Taipei, Taïwan
  • Taïwan Museum of Art, Taichung, Taïwan
  • Musée d’Art moderne, Belgrade, Serbie Monténégro
  • Musée national d’art contemporain, Pékin Chine

Fondations

  • Fondation Septentrion, Marcq-en-Barœul, France
  • Fondation d’éducation culturelle de Hou Chenting, Taipei, Taïwan
  • Fondation Chu Teh-Chun, Genève, Suisse
  • Fondation Monticelli, Marseille, France

Les principaux livres sur Chu Teh-Chun

  • JUIN Hubert, Chu Teh-Chun, éd. Le Musée de Poche, 1979, 101 p.
  • CABANNE Pierre, Chu Teh-Chun, éd. Cercle d’art, 1993, 200 p.
  • CABANNE Pierre, Chu Teh-Chun, éd. Flammarion, 2000, 246 p.
  • CABANNE Pierre et RESTELLINI Marc, Chu Teh-Chun : les chemins de l’abstraction, éd. Pinacothèque de Paris et éd. Gourcuff/Gradenigo, 2013, 149 p.
  • CHU Yvon et CHU Anne-Valérie, Chu Teh-Chun, Amours océanes, 2015, 48 p.
  • DESROCHES Jean-Paul, De neige, d’or et d’azur : l’œuvre céramique de Chu Teh-Chun, éd. La Martinière, 2009, 255 p.
  • LEFEBVRE Eric, Chu Teh-Chun : Œuvres sur papier, éd. Gourcuff Gradenigo, 2016, 80 p.
  • RÉMY Pierre-Jean, LAMBRICHS Colette, CLERC-RENAUD Jacques, Chu Teh-Chun, éd. La Différence, 2006, 395 p.

Biographie complète : Chu Teh-Chun, la quête artistique

 Le destin hors-norme d’un artiste chinois

L’artiste franco-chinois, Chu Teh-Chun est né le 24 octobre 1920 dans la province côtière du Jiangsu, en Chine. Issu d’une famille aisée de médecins, et adepte de peintures traditionnelles chinoises, Chu Teh-Chun suit une scolarité classique, avant d’entrer à l’École nationale des Beaux-Arts de Hangzhou. Il suit alors les cours de l’un des plus célèbres peintres modernes, Lin Fengmian.

Au départ, le jeune artiste privilégie l’aquarelle pour ses réalisations dans un style soit occidental ou traditionnel chinois. Cependant, l’École nationale des Beaux-Arts ne proposant pas cette spécialité, il décide de se spécialiser dans la peinture à l’occidentale. Là, il est captivé par les reproductions des toiles des artistes modernes, comme Pablo Picasso ou Paul Cézanne, issus des ouvrages rapportés de France par ses professeurs.

En 1937, la guerre sino-japonaise éclate et l’école doit déménager constamment ses locaux. Les étudiants suivent un périple de plusieurs milliers de kilomètres à travers la Chine et s’inspirent des paysages évoluant sous leurs yeux. Ces souvenirs le marqueront toute sa vie. Diplômé en 1941, il devient professeur assistant à l’École des Beaux-Arts, puis professeur au département d’architecture de l’Université centrale de Nankin.

Dix ans plus tard, Chu Teh-Chun part retrouver sa mère, veuve depuis 1940 et épouse Liu Hanfu, avec qui il aura une fille, Kate. Ils partent pour Taipei, où Chu Teh-Chun devient professeur de la section architecture à l’École d’industrie.

Poursuivant ses activités créatrices, le Musée national d’histoire de Taipei à Taïwan lui commande une composition sur le thème de l’évolution de la Chine au XXe siècle, depuis la révolution de Sun Yat Sen en 1911.

Quelques années plus tard, en 1954, Chu Teh-Chun réalise sa première exposition personnelle à Taipei. Il y présente des œuvres très liées à la nature, s’inspirant notamment des montagnes d’Ali Shan, une mine d’or pour les yeux selon l’artiste.

À la poursuite de son rêve : la France comme destinée

Le bouleversement de sa vie artistique et sentimentale arrive en 1955, lorsque l’artiste décide de partir pour un long voyage ayant pour destination la France. Là, il contemple de ses propres yeux l’art occidental. Ce long voyage lui inspirant bon nombre de ses œuvres dans les tons bleus, reflet notamment de ses traversées en bateau.

Ce voyage est également marqué par la rencontre avec Ching-Chao, une ancienne élève, partie étudier la peinture espagnole à Madrid, qui deviendra l’amour de sa vie. Arrivés à Marseille le 5 mai 1955, ils prennent le train et arrivent à Paris. Chu Teh-Chun passe alors le plus clair de son temps au Louvre et apprend le français.

L’artiste oscille entre figuration et abstraction au milieu des années 1950. Après être parti en Espagne, et avoir admiré les œuvres de Francisco de Goya et du Greco, il rentre en France et heurte sa vision artistique à celle de Nicolas de Staël. Très vite, l’artiste s’éloigne du réalisme académique, pour poursuivre sa propre ambition artistique qui est la représentation spirituelle de la peinture, inspirée de l’art chinois.

En 1958, à Paris il fait la rencontre d’artistes et de personnalités du monde de l’art comme le sculpteur Albert Féraud, Corneille, ou encore Francis Bott. C’est cette année-là que Chu Teh-Chun réalise alors sa première exposition personnelle à Paris.

Cette première exposition parisienne lui vaut un franc succès auprès des amateurs, qui lui achètent ses toiles, exposées dans plusieurs galeries parisiennes, dont la galerie Legendre, qui lui propose un contrat exclusif de 6 ans.

En 1960 il épouse Tung Ching-Chao, avec qui il aura un fils, prénommé Yi-Hwa, puis un second, Yvon, né huit ans plus tard. L’artiste présente ses toiles dans les galeries parisiennes, ainsi que dans de nombreuses expositions collectives et personnelles en Europe et aux États-Unis.

Chu Teh-Chun voyage en Haute-Savoie et notamment à Chamonix, où il s’inspire des paysages enneigés de l’Aiguille du Midi.

Ses voyages le conduisent à admirer l’œuvre de Rembrandt en Hollande, ce qui bouleversera son travail autour de la couleur. Les œuvres de Chu Teh-Chun sont connues et admirées dans le monde entier. Les expositions personnelles se succèdent en Europe, et une première rétrospective de son œuvre est présentée à la maison de la culture de Saint-Étienne en 1978.

Les années 1980 : l’artiste français, au sommet de sa carrière

Chu Teh-Chun acquiert la nationalité française en 1980 et poursuit une carrière artistique sans faille. Il est exposé au musée des Beaux-Arts André Malraux au Havre et à l’Orangerie de Bagatelle. Il devient membre du jury de fin d’études pour le département des Beaux-Arts de l’Université chinoise de Hong-Kong. Voyageant à travers la Chine sur plusieurs semaines, il retourne à ses premiers amours et à son inspiration initiale quelque peu perdue.

De retour en France en 1986, il expose ses œuvres au cours d’importantes expositions notamment au théâtre municipal d’Esch-sur-Alzette, ainsi que dans de nombreuses galeries en France et en Suisse.

L’année suivante, une rétrospective de son œuvre est présentée au Musée national d’Histoire de Taipei, Chu Teh-Chun expose également au musée d’Art moderne de Liège, au Musée de Taïwan, ainsi qu’à l’Hôtel de Ville de Paris pour l’exposition « La passion de Dunkerque ».

L’artiste connait un grand succès et expose à travers tout le pays. La passion du voyage continuera d’inspirer l’artiste tout au long de sa carrière. Parti pour l’Italie en 1991, il découvre les œuvres de Tintoret, de Giorgione, de Véronèse, etc. Avant de partir pour un long voyage aux États-Unis, puis en Europe du Nord (Postdam, Dresde, Weimar).

L’artiste franco-chinois aux multiples facettes de création

Le 17 décembre 1997, Chu Teh-Chun est élu membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France. Ses domaines de créations varient et l’artiste s’intéresse de plus en plus à la céramique à la fin des années 1990. Puis son activité s’étend au domaine de la lithographie.

Nommé chevalier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2001 par le président de la République française, Chu Teh-Chun, poursuit sa création artistique avec de nouveaux projets plus modernes les uns que les autres, notamment une création monumentale pour l’opéra de Shanghai intitulée « Symphonie festive », qui sera exposée le 27 aout 2003.

Les expositions personnelles et collectives se multiplient en Europe pour souligner le talent de l’artiste. Il devient officier de l’ordre national du Mérite et médaille d’or du Mérite européen à Luxembourg, en 2007.

Cette même année, Chu Teh-Chun entame une collaboration avec la manufacture de Sèvres pour la création d’une série d’œuvres originales en céramique, qui seront exposées au musée Guimet à Paris puis au musée de Suzhou en Chine au mois de décembre.

De nombreuses expositions rétrospectives lui sont consacrées en septembre 2008 au Musée national d’Histoire de Taipei, à Taïwan, puis au musée N.A.M.O.C de Pékin en 2010.

Cet artiste inclassable, figure marquante de l’art contemporain occidental et oriental, s’est éteint en mars 2014, à l’âge de 93 ans.

SANYU

Né dans la province chinoise de Sichuan en 1901, Sanyu est issu d’un milieu aisé possédant parmi les plus grandes fabriques de soierie de la région. Son intérêt pour l’art se révèle dès son plus jeune âge et est largement encouragé par sa famille. Ainsi, il bénéficiera de la richesse familiale mais aussi du soutien de son père, alors peintre animalier, qui lui transmettra les rudiments de son art. Comme l’a sous-entendu Matisse, pour s’approprier un objet, l’artiste doit d’abord dessiner pour cultiver l’esprit et c’est seulement après quelques années de préparation que le jeune artiste pourra toucher à la couleur. C’est à peu près dans cette optique que Sanyu s’est engagé. En qualité d’expert d’oeuvre d’art, Barnie’s peut porter un oeil sur sur les démarches et sur les oeuvres de Sanyu.

Une éducation choyée

Grâce à l’approbation de son entourage et à l’appui financier de son frère, reconnaissant son intérêt et son talent artistique, Sanyu va bénéficier très tôt de l’école à la maison. Cette éducation s’effectuera au travers de cours de calligraphie avec Zhao Xi et de cours de dessin avec son père. C’est ensuite qu’il rejoindra les bancs de l’université de Shangaï puis qu’il partira parfaire son éducation au Japon en 1919.

Des voyages formateurs

Ses années de formations se poursuivent à l’échelle internationale, tout d’abord au Japon, puis à Berlin et l’année suivante à Paris. Cet artiste peintre cherche avant tout à parfaire et à enrichir ses techniques. Lorsqu’il décide de s’installer à Paris, il amorce ses propres recherches. Paris est pour lui un lieu enrichissant et stimulant où il y découvre entres autres le nu sur modèle vivant à l’École de la Grande Chaumière ; des découvertes qui lui vaudront la reconnaissance de son talent.

Une émancipation des codes picturaux traditionalistes

Au delà de sa pluridisciplinarité, ce peintre chinois arrive à se libérer du carcan traditionaliste de l’art asiatique. Il porte cet art au seuil de la modernité et l’affranchi de tous soucis matériels. Préférant des environnements d’apprentissages moins traditionnels, il va croquer les portraits des gens qui l’entourent, il va réaliser un ensemble d’aquarelles dont Femme au carnet de dessin, peindre des natures mortes à l’huile tel que Deux gros hortensias roses dans un vase blanc en 1931. Cependant sa préoccupation majeure  réside dans l’étude du nu, un art dans lequel il va exceller notamment à partir de 1929.

Une technique singulière

Les périodes des années 30 et 40 sont les plus fécondes pour l’artiste. Empreint d’un certain émerveillement, le peintre réalise des œuvres aux tonalités paisibles et harmonieuses, des représentations figuratives teintées, au fil des ans, d’un certain modernisme. Il va peindre des nus sur des aplats de couleur, sans trop de soucis de profondeur mais grâce à un fond lisse et laiteux sur lequel il fera glisser, avec une grande finesse, son pinceau. Son art évolue peu à peu révélant son brio, l’influence du milieu parisien mais surtout toute la puissance des lignes de son pinceau.

Expertise et estimation des œuvres de Sanyu

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Sanyu est célèbre notamment pour sa représentation des nus. En étudiant toutes les facettes du corps nu, il parvient à inviter le spectateur, non seulement dans l’intimité représenté, mais aussi dans sa propre intimité. On en voit un parfait exemple dans sa toile « Nu Debout » où la disproportion du corps est présente pour exprimer tout son amour pour les femmes de grande taille. La réalisation de ces œuvres lui ont permis d’aiguiser son œil d’artiste et, par la suite, de proposer de réelles merveilles. La peinture « Chrysanthèmes dans un vase en verre, 1950 » est le témoin de sa maturité artistique.

Œuvres réalisées par Sanyu

Peinture

Sanyu, près d’un siècle d’exposition

 Expositions 

  • 1925, 1928, 1946, exposition au Salon d’automne, Paris, France
  • 1930, 1932, 1936, 1947, exposition au Salon des Tuileries, Paris, France
  • 1932, 1936, 1938, 1956 exposition au Salon des Indépendants, Paris, France
  • 1933, exposition au Musée National des Écoles Étrangères et Contemporaines, Paris, France
  • 1934, exposition à la Kunstzaal Van Lier, Amsterdam, Pays-Bas
  • 1964, exposition au Musée National d’histoire, Taïwan
  • 1992, exposition au Dimensions Art Center, Taipei, Taïwan
  • 1995, 2001 exposition au Musée National d’histoire, Taipei, Taïwan

Rétrospectives 

  • 2004, rétrospective « Sanyu, l’écriture du corps », Musée Guimet, Paris, France

Musées 

  • Musée des arts asiatiques Guimet, Paris, France
  • Musée National d’histoire, Taipei, Taïwan
  • Centre d’Art et de culture de Tamsui, Taipei, Taïwan

Fondations 

  • Yageo Foundation

Les principaux livres sur Sanyu

  • DESROCHES Jean-Paul, Sanyu : l’écriture du corps, éd. Skira, 2004, 211 p.
  • RIEDEL Jean-Claude, Sanyu, 1992, 48 p.
  • WONG Rita, Sanyu : Catalogue Raisonne Oil Paintings, tome 1, éd. Yageo Foundation, Lin & Ken Art Publications 2001, 384 p.
  • WONG Rita, Sanyu : Catalogue Raisonne Oil Paintings, tome 2, éd. The Li Ching Cultural and Educational Foundation, 2011, 207 p.

Biographie complète : Sanyu, la création artistique à l’épreuve de la vie

En 2017, une peinture intitulée « Pot de fleurs » réalisée par le célèbre peintre franco-chinois Sanyu, s’est vendue au prix de 8,7 millions d’euros, établissant un record pour l’artiste décédé onze ans auparavant. Qui l’eut cru ? Surtout pas Sanyu lui-même, ignoré de la communauté artistique tout au long de sa vie. Retour sur le parcours d’un artiste de la scène parisienne de la fin des années 1920, à la renommée en devenir.

Les soutiens indéfectibles de Sanyu au service de sa créativité

Sanyu, de son vrai nom Chang Yu, est né à Nanchong en Chine le 14 octobre 1901. Issu d’une famille de la haute société, attachée à la tradition des lettrés chinois (les intellectuels), Chang Yu est le sixième enfant d’une famille qui en comptait douze.

L’aîné de la fratrie, Chang Shufang a beaucoup soutenu financièrement sa famille et le talent de son petit frère, après avoir fait fortune dans la soie et le coton. Grâce à la réussite professionnelle de son frère aîné, Sanyu eut des précepteurs privés dans le confort de son domicile, et pu, plus tard, s’adonner à toutes les expériences artistiques qu’il souhaitait, voyageant dans le monde entier.

Très jeune, Sanyu se découvrit un talent pour la calligraphie traditionnelle chinoise et la peinture qu’il étudie auprès de son père, qui avait une certaine réputation pour la réalisation de peintures animalières.

Parti au Japon en 1919, puis à Shanghai, Sanyu étudie à l’université, et saisit l’opportunité de partir en voyage d’études en France, grâce à une politique d’expansion scolaire internationale, initiée par le gouvernement de Chine et le président de l’université de Pékin.

Toujours soutenu financièrement par son frère ainé, Sanyu étudie l’art à l’Académie de la Grande Chaumière, contrairement à ses pairs venus de Chine qui préféreront étudier dans des écoles officielles comme l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts ou l’Académie Julian.

Là, il s’adonne à son art. Sa première peinture connue date de 1921 et s’intitule sobrement « Pivoines ». La nature a longtemps inspiré l’artiste qui aime représenter les chevaux. Puis, la nature morte laissera place à l’étude du nu, son sujet de prédilection.

Proche d’autres artistes et écrivains de la communauté chinoise en Europe, comme Xu Beihong ou encore Sha Xunmei, Sanyu est l’un des cofondateurs de la Société du « Chien céleste », réplique humoristique de la société du « Cheval céleste » créée en 1919 par des artistes de Shanghai. Sa société avait pour objectif de transformer la sensibilité artistique chinoise traditionnelle en un art nouveau. Cependant, la vision paradoxalement trop académique du groupe déplut à Sanyu, qui resta loin des préceptes du groupe, mais proche de ses amis.

Les années 1920 représentent l’année des festivités pour l’artiste qui profite de la vie, joue au violon et au tennis et se rend à de somptueuses fêtes de campagnes. Le dandysme de Sanyu a été combiné avec un dédain pour le mercantilisme de l’art qui était caractéristique des lettrés chinois traditionnels.

En 1928, il épouse Marcelle Charlotte Guyot de la Hardrouyère, l’amour de sa vie, rencontrée sur les bancs de la Grande Chaumière trois ans plus tôt. Ils vivent ensemble rue du Sommerard à Paris, avant d’emménager à Malakoff. Mais les soupçons d’infidélité de Sanyu poussèrent Marcelle à demander le divorce qui fut prononcé en 1931. Elle se remaria en 1940, contrairement à Sanyu qui ne se remaria jamais.

Sanyu, un homme à part sur la scène artistique française

L’artiste refusait de vendre ses peintures ou de travailler avec des marchands, il préférait les donner gracieusement. La méfiance de l’artiste envers les marchands allait à l’encontre du mode de fonctionnement de l’art en France, puisque les artistes ont souvent collaboré avec les marchands, que ce soit les impressionnistes avec Paul Durand-Ruel ou encore les cubistes avec Daniel-Henri Kanhweiller.

Cependant, la mort de son frère en 1931 poussa l’artiste à s’engager dans des efforts artistiques plus sérieux afin de subvenir à ses besoins. Il s’associa avec des collectionneurs, mécènes et néanmoins amis comme Henri-Pierre Roché, écrivain de profession, ainsi que le compositeur néerlandais Johan Franco.

En 1931, Henri-Pierre Roché lui avait acheté cent onze tableaux et six cents dessins au total. Mais les problèmes d’argent rendirent Sanyu méfiant envers le marchand et la collaboration prit fin l’année suivante.

Johan Franco, passionné d’art et admirateur de celui de Sanyu, mit tout en œuvre pour faire décoller la carrière du peintre en le soutenant financièrement et en montant plusieurs expositions, notamment à Amsterdam. Le peintre y expose principalement des peintures représentant des animaux, surtout des chevaux, le nu n’est encore qu’une part mineure de son œuvre.

Cependant ces expositions font vite l’objet de critiques. Les tableaux de Sanyu sont qualifiés par plusieurs critiques de « décoratifs et plats ». Sanyu est obligé de subvenir à ses besoins par d’autres moyens. Il travaille alors dans un restaurant chinois et tente de développer un sport inventé par ses soins : le ping-tennis.

Pendant la guerre, les fournitures pour la peinture devinrent inabordables et l’artiste se tourne alors vers la sculpture de plâtre, qu’il présente notamment lors du Salon des Indépendants.

Du désintérêt du public au désintéressement artistique

En 1948, il se rendit à New York, où il partageait un atelier avec Robert Franck, un célèbre photographe, qui devint un ami proche. Ce dernier se souvient que l’artiste n’aimait pas parler d’Art et qu’il finit même par s’en désintéresser, tout soucieux qu’il était de faire fructifier son activité de ping-tennis, malheureusement voué à l’échec.

Après deux années passées à New York et aucun tableau produit, ni même vendu parmi ceux rapportés de Paris, Sanyu quitte les États-Unis pour revenir en France. Durant les années qui suivirent, Sanyu assurait sa subsistance en réalisant des travaux de menuiserie et en peignant des meubles, la vente de ses tableaux ne lui assurant qu’un maigre revenu.

Jugeant sa personnalité excentrique, et sa pauvreté embarrassante, les peintres de la communauté chinoises s’éloignèrent peu à peu de l’artiste. Sanyu fréquente alors un nouveau cercle d’artistes comprenant notamment le célèbre peintre Jacques Monory.

En 1963, Sanyu est invité à Taipei pour un séminaire sur l’art, aux côtés notamment de Zao Wou-Ki et de Chu Teh-Chun, où sont évaluées les peintures des nouveaux artistes de la scène chinoise contemporaine.

Sanyu est mort en août 1966 dans son studio du 28 rue de la Sablière, probablement asphyxié par le gaz de son fourneau mal éteint.

L’art de Sanyu, très et sûrement trop moderne pour l’époque, ne lui a que peu rendu hommage de son vivant. Les évolutions du goût en matière artistique, connaissent un regain d’intérêt pour la ligne très épurée de l’artiste, qui est aujourd’hui l’une des figures marquantes du marché de l’art en France.

Joseph SIMA

L’influence de Seghers

Jospeh Sima est un peintre français d’origine tchèque né en 1891. Après s’être installé à Paris en 1921 en tant que correspondant pour le groupe Devetsil, un groupe artistique développant l’art prolétarien, le peintre se lie d’amitié avec de nombreux artistes. Tristan Tzara, Georges Ribemont Dessaignes ou encore Mondriant, Lecorbusier et Delaunay sont autant de nom qui ont contribué à enrichir les échange de l’artiste. Mais c’est aussi la découverte d’un artiste graveur de renom qui va l’influencer dans ses choix. C’est en effet Hercule Seghers, graveur hollandais, qui va inspirer Joseph Sima grâce à ses représentations de paysages insolites.

Sima et le surréalisme

En 1925 et 1926, l’artiste va fréquenter les mouvements de surréalistes. C’est par la suite qu’il fondera son propre mouvement avec deux de ses amis, Le Grand Jeu, et avec lesquels ils se réuniront régulièrement dans son atelier. Il participera par ailleurs à des expositions telles que celle des surréalistes au Kunsthaus de Zurich. Mais Sima c’est aussi beaucoup de rencontre et notamment celle de Paul Eluard et de André Breton, avec qui il travaillera et voyagera notamment à Prague.

La conception de l’art

Pour Sima, une des principale source d’inspiration émerge face aux moments d’illumination. En effet, l’illumination soudaine permettrait de voir le monde dans sa dimension originelle. Cette conception de l’art, propre au groupe du Grand Jeu, se retrouvera dans les œuvres de l’artiste. Suite à cela, Sima arrêtera de travailler pendant quelques années à cause de la guerre. Ce n’est qu’en 1950, que le peintre retrouve l’envie, le temps et le gout pour la production de toile et notamment de paysages.

Une œuvre imprégné de souvenir

Au travers de l’œuvre de Sima c’est tout un univers qu’il est possible d’entrevoir. Très largement inspiré par son enfance mais aussi par des idées de liberté, d’amour, d’escapades que l’artiste partage une certaine poésie et vision de la vie. Il voyage en Espagne, en France, il s’inspire des paysages sans pour autant les copier. Il veut avant tout donner vie, faire ressentir, montrer sa source d’inspiration pour partager ses ressentis. Il ne s’agit pas d’une simple copie mais d’une écoute attentive du monde qui transparaît dans son art. Il puise dans le passé, explore les courants, il s’essaye à l’expressionnisme en arrivant à Paris. Puis sa peinture évolua, plus colorée, plus onirique, elle accorde une place plus importante à l’espace et la lumière. Parmi ces œuvres on retrouvera Plougrescant ou encore Visions du monde retrouvée. Sima réussi avec brio à naviguer entre dématérialisation et figuration, entre abstraction et lyrisme. Tous ses éléments constitutifs de l’arts de l’artiste sont autant d’éléments que Barnie’s est à même d’évaluer. Pour cette raison, Barnie’s peut faire l’expertise de vos œuvres d’art et racheter vos peintures et tableaux de l’artiste tchèque.

Expertise et estimation des œuvres de Jospeh Sima

Vous possédez une des peinture de Jospeh Sima ? Contactez Barnie’s et notre équipe de professionnels du marché de l’Art se déplace rapidement pour une estimation rapide et fiable de toutes les peintures du peintre français.

On peut scinder la totalité des productions de Joseph Sima en deux temps bien distincts. Une première époque, celle de ses débuts, où il s’intéresse de près à la figuration et exprime tout son univers. Avec notamment la toile « Épave« , il met en emphase toute la noirceur de l’homme. À l’inverse, la seconde partie de sa vie d’artiste sera marquée par une passion pour l’abstrait aérien. L’œuvre « Matière Souffle » en incarne toute la quintessence. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Joseph Sima pour en savoir plus sur sa cote.

Œuvres réalisées par Joseph Sima

Peinture

Sayed HAIDER RAZA

Tout d’abord entré à l’école des beaux art de Nagour, Sayed Haider Raza est le fondateur du Progressive artist group. Grâce à la bourse offerte par les gouvernements indiens et français, en 1950, il va entrer à l’Ecole des Beaux Arts de Paris. Cette entrée lui permettra d’acquérir un savoir-faire et des techniques occidentales lui permettant d’affirmer son identité artistique. Une formation qui le mènera jusqu’à l’obtention du prix de la critique en 1956, accordé pour la première fois à un artiste étranger. En tant qu’expert dans l’estimation et le rachat comptant de peintures et d’aquarelles Barnie’s vous propose une prestation haut de gamme et estime gratuitement les œuvres de Sayed Haider Raza.

L’émergence d’un réel talent

Les années qui suivent vont entretenir la réputation du peintre indien. Il participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives par exemple à Venise, à Sao Paulo ou encore à New Delhi. Ces expositions vont ainsi lui permettre d’être reconnu comme premier peintre moderne. L’artiste connaît peu à peu une réelle notoriété internationale grâce à des œuvres telles que Carcassonne ou encore Italian Village. Ces œuvres reflètent ainsi ses talents de paysagiste abstrait dans une de ses première période.

L’influence de l’Inde

Né en 1922 à Madhya Pradesh, l’artiste mène tout d’abord des études à l’école de Nagpur. Ces premières études ont leur importance dans la trajectoire prise par l’artiste. En effet, les différents éléments de l’enfance de Sayed Haider Raza vont résonner tout au long de sa carrière. Au fil du temps ce peintre va s’orienter vers une peinture abstraite géométrique, avec des œuvres comme Composition géométrique, pour enfin s’orienter vers une peinture plus spirituelle. Le peintre est avant tout un coloriste, la couleur tient toute sa place dans son œuvre. Elle est le reflet d’une conception de la vie et d’une orientation artistique mais elle est aussi propre à la culture indienne tant présente dans ses créations.

Décrypter l’art de Sayed Haider Raza

Au travers de peintures réalisées par l’artiste c’est tout un monde aux couleurs chaudes qui résonne. La passion des couleurs reflète bien toute cette influence indienne empreinte de symbolisme, d’émotion, de valeurs et de croyances. Ses dessins s’inspirent des souvenirs de son enfance passée dans la forêt mais l’artiste s’inspire également des courants de pensée métaphysique indien. Plusieurs de ses peintures ont des cercles circulaires sombres sources selon lui d’énergie et de créativité. Cet artiste est très préoccupé par les énergies, c’est un moderniste soucieux de la qualité plastique de l’art. Pour toutes ces raisons Barnie’s acquiert régulièrement les œuvres signées de la main de Sayed Haider Raza. Véritable électron libre dans le paysage artistique mondial, il a su créer un style unique, alliance de l’héritage de son pays d’origine et de l’influence de plus de 50 ans en France à travers l’Ecole de Paris.

Expertise et estimation des œuvres de Sayed Haider Raza

Barnie’s recherche activement les peintures de Sayed Haider Raza. Nos équipes se déplacent rapidement pour réaliser une expertise de qualité et une estimation fiable de vos œuvres du peintre indien. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Sayed Haider Raza pour en savoir plus sur sa cote.

Sayed Haider Raza et ses œuvres d’art abstraites puisent, pour beaucoup, leur inspiration dans les souvenirs de l’artiste. L’un de ses plus célèbre tableau « La Terre » s’inspire de son village d’enfance en Inde, et en apporte une réinterprétation à travers une technique purement contemporaine et occidentale. Ce goût pour la représentation de son pays se ressent également dans la toile « Village en Fête, 1964 » où les couleurs chaleureuses nous invitent au voyage.

Œuvres réalisées par Sayed Haider Raza

Peinture

Sculpture

Pierre SOULAGES

Né en décembre 1919 à Rodez dans l’Aveyron et décédé en octobre 2022, Pierre Soulages est un des grands maîtres de la peinture française. En réalisant plus de 1 550 tableaux, il a su s’imposer en créant des jeux de lumière et de couleur. Mais Pierre Soulages est avant tout une figure majeure de l’abstraction. Dès 1947, en présentant ses brous de noix au Salon des Surindépendants, il va attirer les regards sur des compositions charpentées. En effet, les œuvres présentées par l’artiste sont composées de larges tracés bruns différents de la peinture néo-fauviste.

Des matériaux riches de sens

Suite à ses premières expositions, Pierre Soulages va rencontrer Hans Hartung, mais également le très talentueux Francis Picabia. Au-delà d’une reconnaissance croissante, il est important de noter toute la simplicité avec laquelle l’artiste élabore ses toiles : il utilise notamment, dans un contexte encore difficile, un médium peu coûteux comme le brou de noix, mais cela ne retire rien de son style. Le résultat donne des constructions décomplexées dont le geste sobre de l’artiste révèle une énergie forte.

La quête du noir

Pierre Soulages est avant tout un peintre du noir et de la lumière. Au fil des années, il a su s’imposer et se faire reconnaître comme l’une des figures française contemporaine incontournable. Des éléments sont à noter, notamment sa relation au noir. C’est en 1979 que le peintre graveur invente l’Outrenoir. Le fait de se concentrer sur une couleur lui permet de réussir la conception d’un espace pictural qui semble se situer à l’opposé de monochromes traditionnels. De cette manière et grâce à ses recherches sur le noir, il entretient une relation à la lumière qui en fait le plus grand artiste français actuel.

Le rapport entre œuvre et spectateur

« Je ne représente pas, je présente » tels sont les mots de l’artiste pour décrire sa démarche lors d’un entretien avec Françoise Jaunin. Lorsqu’il parle de ses représentations d’arbres, la silhouette n’est pas apparente, seules restent présentes l’énergie structurelle et la manière dont la structure occupe la toile. Le but est avant tout de faire en sorte que les bandes fassent corps avec le support. C’est dans les reflets de la matière noire qu’il modélise à la surface de ses toiles que de l’ombre surgit la lumière. L’exemple des Outrenoirs en est la parfaite modélisation. L’artiste cherche à obtenir des nuances de gris à partir de la brillance perceptible dans le relief de la peinture. Ainsi, Soulages va faire ressortir un mouvement et des contrastes au gré des déplacements du spectateur.

Expertise et estimation des œuvres de Pierre Soulages

Certaines œuvres de Pierre Soulages sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Pierre Soulages afin d’établir une estimation de votre pièce.

Œuvres réalisées par Pierre Soulages

Peinture

Estampe — Multiple

Pierre Soulages, un artiste à la vitrine internationale

Expositions

  • 1947 : Les Surindépendants, Parc des Expositions, Paris, France
  • 1948 : Galerie Lydia Conti, Paris, France
  • 1948 : « Peinture abstraite française » Stuttgart, Exposition itinérante à Munich, Dusseldorf, Hanovre, Hambourg, Francfort et Fribourg, Allemagne
  • 1951 : « Pierre Soulages », Galerie Birch, Copenhague, Danemark
  • 1952 : « Pierre Soulages », Galerie Stangl, Munich, Allemagne
  • 1954, 1955, 1957, 1959, 1961, 1964, 1965 : Galerie Kootz, New York, États-Unis
  • 1955 : « Pierre Soulages Paintings », Galerie Gimpel Fils, Londres, Royaume-Uni
  • 1955 : La première Documenta, Exposition universelle de l’art contemporain, Cassel, Allemagne
  • 1956, 1960 : « Soulages », Galerie de France, Paris, France
  • 1968 : « Pierre Soulages — Paintings since 1963 », Exposition itinérante à Buffalo, Pittsburgh, et New York, États-Unis
  • 1974 : « Pierre Soulages », Atelier des Halles, Paris, France
  • 1989 : « Soulages : 40 ans de peinture », Exposition itinérante à Nantes, Valence et Kassel
  • 2001 : « Lumière du noir », Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie
  • 2005 : « Outrenoir, recent paintings », Robert Miller Gallery, New York, États-Unis
  • 2009 : « Soulages au Salon Carré du Louvre », Musée du Louvre, Paris, France
  • 2016 : « Pierre Soulages, le noir », Museum Folkwang, Essen, Allemagne
  • 2017 : « Les Soulages du Centre Pompidou », Musée Soulages, Rodez, France
  • 2019 : « Soulages au Louvre », Cours Carré du Louvre, Paris, France
  • 2020 : « Pierre Soulages la puissance créatrice », Espace Lympia, Nice, France

Rétrospectives

  • 1960 : Hanovre, Allemagne
  • 1963 : Copenhague, Danemark
  • 1966 : Houston, États-Unis
  • 1967 : « Pierre Soulages, rétrospective », Musée national d’art moderne, Paris, France
  • 1989 : « Pierre Soulages — 40 ans de peinture » Kassel, Musée IVAM de Valence, Nantes, France
  • 1994 : «  Une rétrospective », Palais des Beaux-Arts de Chine (Meschuguan), Pékin, Chine
  • 1996 : « Soulages noir lumière », Musée d’Art moderne de la ville de Paris, Paris, France. Exposition reproduite à Mexico, en Corée du Sud et en Allemagne
  • 2009-2010 : Rétrospective Pierre Soulages, Centre Georges Pompidou, Paris

Musées

  • Musée Soulages, Rodez, inauguré en 2014
  • Musée Fabre, Montpellier, aile consacrée à l’artiste depuis 2007
  • Centre Georges Pompidou, Paris
  • MoMA, New York, États-Unis

Fondations

  • Fondation Pierre Gianadaa, Martigny, Suisse, fondée en 1976
  • Fondation Louis Vuitton, Paris, France, fondée en 2006
  • Fondation Jean-Claude Gandur, fondée en 2010

Les principaux livres sur Pierre Soulages

  • BADIOU Alain, Pierre Soulages : Un peintre affirmationniste, éd. Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, 2019, 24 p.
  • BOBIN Christian, Pierre, éd. Gallimard, 2019, 104 p.
  • DUBORGEL Bruno, Pierre Soulages Conques : la Lumière Révélée, ed.Bernard Chauveau, 2014, 48 p.
  • ENCREVÉ Pierre, Peintures (1946-2006), éd. Seuil, 2007, 480 p.
  • ENCREVÉ Pierre, L’œuvre complet. Peintures : 1946-1959, tome 1, éd. Seuil, 1994
  • ENCREVÉ Pierre, L’œuvre complet. Peintures : 1959-1978, tome 2, éd. Seuil, 1995, 336 p.
  • ENCREVÉ Pierre, L’œuvre complet. Peintures : 1978-1997, tome 3, éd. Seuil, 1998, 350 p.
  • ENCREVÉ Pierre, L’œuvre complet. Peintures : 1997-2013, tome 4, éd. Gallimard, 2015, 464 p.
  • FLECK Robert et OBRIST Hans Ulrich, Pierre soulages, éd. Manuella, 2017, 189 p.
  • JAUNIN Françoise, Pierre Soulages : Outrenoir, éd. La bibliothèque des arts, 2012, 158 p.
  • PACQUEMENT Alfred et NORA Pierre, Soulages au Louvre, éd. Gallimard, 2019, 166 p.
  • PACQUEMENT Alfred et ENCREVÉ Pierre, Soulages, éd. Centre Pompidou, 2009, 245 p.
  • VAILLAND Roger, Comment travaille Pierre Soulages?, éd. Le temps des cerises, 2012, 46 p.

Biographie complète : Pierre Soulages, un artiste français à la renommée séculaire et internationale

Lors d’une conférence à l’école du Louvre en 1984, Pierre Soulages explique son cheminement artistique :

« Très tôt j’ai pratiqué une peinture qui abandonnait l’image, et que je n’ai jamais considéré comme un langage (…). Ni image, ni langage. »

Cette vision de l’art a fait de lui le peintre français contemporain le plus célèbre du marché de l’art. Cent ans après sa naissance, le maître du noir et de la lumière fait toujours autant parler de lui. L’occasion de revenir sur un parcours artistique et une destinée humaine hors du commun.

Une destinée artistique semée d’embuche

Pierre Soulages est né le 24 décembre 1919 à Rodez dans l’Aveyron. Très jeune il s’intéresse au domaine archéologique, arpente les allées du musée Fenaille, et commence à exercer son talent artistique à travers la pratique du dessin et de la peinture. Ce besoin de créer devient vite quotidien.

Adolescent, Soulages suit des cours de dessin au lycée Foch de sa ville natale, puis entre à l’École des beaux-arts de Montpellier au début des années 1940. Le jeune artiste peut alors compter sur le soutien de sa mère, malgré une situation financière précaire et son statut de veuve.

En 1938, Soulages se rend à Paris où il s’inscrit aux cours de René Jaudon pour intégrer l’École nationale des beaux-arts, afin de préparer le concours de professorat de dessin. Il obtient son diplôme, mais stupéfait par l’académisme froid et le manque d’innovation de la part de ses pairs, Pierre Soulages décide de quitter l’enseignement. Il poursuit alors sa quête artistique seul, avec la bénédiction de son ancien professeur, loin des mouvances modernes autour de l’Académie Ranson ou de l’Académie Julian. Pierre Soulages souhaite une destinée hors des conventions.

Francisco de Zurbarán, Pedro de Campaña, Courbet et bien d’autres ont inspiré les créations de Pierre Soulages. Au-delà de la technique, ce sont souvent les variations de couleurs et la liberté de création qui captivent l’artiste. Les couleurs acidulées de Francisco de Zurbarán, la lumière dans les peintures de Véronèse et notamment dans le brocart de la robe de Sainte-Catherine dans son célèbre tableau « Mariage mystique de Sainte-Catherine », peint vers 1560.

C’est à Paris qu’il est marqué par des expositions rétrospectives sur l’œuvre de Paul Cézanne et de Pablo Picasso. La fascination pour ces artistes pousse Pierre Soulages à persévérer dans le domaine artistique. Mais très vite le manque d’argent et la montée du fascisme le poussent à retourner vivre à Rodez auprès de sa mère et de sa sœur. Entre désillusions et bonheur de retrouver les siens, ses sentiments sont partagés et son avenir artistique incertain.

La guerre fait rage en Europe, le jeune artiste est envoyé à Bordeaux puis à Nyons, servir pour l’effort de guerre. Il est démobilisé au début de l’année 1941 et part à Montpellier où il s’inscrit à l’École des beaux-arts afin de poursuivre son rêve de devenir professeur de dessin. Il passe ses journées au musée Fabre où il côtoie les chefs-d’œuvre de Pedro de Campaña, Francisco de Zurbarán et de Gustave Courbet.

Cette même année, il fait la rencontre de Colette Llaurens, qu’il épouse un an plus tard. C’est le début d’une collaboration artistique et d’un amour sans faille.

En 1942, sous l’Occupation allemande, les jeunes hommes en bonne santé sont envoyés en Allemagne afin de réaliser le Service du Travail Obligatoire dans les usines, mais Pierre Soulages fera exception à la règle. La période de l’Occupation fut synonyme d’insoumission certes, de la part de l’artiste, mais aussi de peur et d’appréhension tant la menace de la déportation en Allemagne pesait sur lui.

Pierre Soulages décide de partir pour le sud de la France avec de faux papiers. Il travaille en tant que régisseur dans le vignoble du mas de la Valsière, où il fait la rencontre de l’écrivain Joseph Delteil, l’une des figures marquantes de la vie de l’artiste. Joseph Delteil devient très vite son ami le plus proche et lui présente Sonia Delaunay, une figure marquante de l’art abstrait au XXe siècle.

En 1944, Pierre Soulages se rend à Toulouse, où il fait la connaissance de Jean Cassou, poète et fondateur du Musée national d’art moderne. En 1945 son beau-père lui propose le poste de directeur au sein de son entreprise d’import-export. Ce poste lui aurait assuré un train de vie très confortable et une vie calme, mais Pierre Soulages, convaincu que sa place est ailleurs, refuse et retourne à Paris.

À Paris, Pierre Soulages prône un art à l’opposé des trois paradigmes de l’art de son temps que sont, le colorisme (défendu par Fernand Léger, Henri Matisse ou encore Pablo Picasso), les signes expressifs, universellement perceptibles, ainsi qu’une perception encore trop objective de l’art. Umberto Eco parle de l’art de Pierre Soulages comme d’une « œuvre ouverte ».

Dès le début de sa création artistique, Pierre Soulages utilise des instruments de peintres, mais également des instruments de chantier, consistant en un véritable travail de construction autour d’un projet défini par ses émotions. Il maçonne, arrache, écrase, lisse, pour créer.

Après la guerre, Pierre Soulages s’installe avec Colette à Courbevoie puis rue Schœlcher à Paris. Ils vivent très modestement et connaissent la misère sociale et la disette de l’après-guerre, mais se nourrissent de leurs ambitions artistiques.

Très vite débarrassé de l’influence des modernes, Pierre Soulages crée et mûrit sa propre vision de la représentation artistique, refusant la couleur, il met en œuvre des compositions de signes hiératiques. Le peintre est soutenu en cela notamment par Francis Picabia et Hans Hartung. Ce dernier qu’il rencontre à l’exposition des Surindépendants en 1947 va durablement influencer sa création artistique. Ils se rejoignent sur l’idée que le dogmatisme de l’art abstrait doit être dépassé, le débat devant s’élever pour un renouveau artistique certain, dont ils seront les fers de lance. C’est grâce à Hans Hartung que Pierre Soulages rencontre Lydia Conti, galeriste, qui sera la première à lui donner une vitrine de choix.

La vie de Soulages est marquée de rencontres essentielles d’un point de vue artistique comme en 1948 où il fait la connaissance de Fred et Yves Klein, mais aussi de Gérard Schneider et d’autres, avec qui il va enfin pouvoir goûter à la notoriété.

L’avenir éclairé d’un maître du noir

Pierre Soulages connait enfin le succès à partir de 1948 avec l’achat, par différentes galeries d’art, musées, ainsi que part des collectionneurs de certaines de ses œuvres comme « Peinture 146 x 97 cm, 10 janvier 1951 », par le directeur du Musée d’Art moderne de la ville de New York : Alfred Barr. Cette peinture est aujourd’hui exposée au musée Fabre.

C’est à partir de 1950 que les titres de ses tableaux ne se résument qu’à leurs descriptions et à leurs jours de réalisation. Cette période est celle de l’harmonisation pour l’artiste, qui défend un peu plus sa monochromie, celle du noir. Cette même année, l’État français achète pour la première fois une œuvre de l’artiste.

Les années 1950 marquent la prospérité et la reconnaissance du travail de Pierre Soulages. Il fait installer un atelier à Sète, proche du musée Paul Valéry et un second rue Galande à Paris dès 1957. Attaché au sud de la France et à la région de Montpellier, Soulages trouve vite un intérêt à rencontrer des artistes importants localement, des acteurs du mouvement Supports/Surfaces comme Saytour et Meurice.

Les années 1950 marquent également une évolution du support de création. Pierre Soulages se consacre toujours à la peinture qui restera son médium de prédilection, mais débute un travail d’expression artistique sur d’autres supports, créant ainsi des eaux-fortes, et des lithographies.

L’artiste évoque le pouvoir de la peinture, emplie de sensations et d’émotions, son seul but étant de les transmettre avec le plus de véracité possible : « La réalité d’une œuvre c’est la manière qu’elle a d’être un tout cohérent, vivant, chargé de pouvoir (…) Les matières, les couleurs les rythmes (…) qui constituent une peinture non figurative ont (…) un pouvoir d’émotion. »

Les évènements se succèdent. Pierre Soulages est contacté par le marchand Samuel Kootz, qui met en valeur sa production artistique et devient son représentant. Le succès ne se fait pas attendre et le maître continue d’exposer tout autour du monde, d’abord à Cassel en Allemagne en 1955 à la première documenta, puis à Londres et à la galerie Charpentier à Paris.

Au-delà des frontières, un succès sans faille

Le succès de Pierre Soulages en France fut tardif et ce n’est qu’en 1967 qu’eu lieu la première exposition rétrospective de son œuvre au Musée national d’art moderne de Paris. En Allemagne le peintre était déjà connu et collectionné dès la fin des années 1940 notamment grâce à l’exposition en 1948 « Peinture abstraite française » à Stuttgart, puis montrée dans les musées de Munich, Dusseldorf, Hanovre, Hambourg, Francfort et Fribourg.

Parti à la conquête des États-Unis, il y rencontre de nombreux artistes, à la renommée grandissante, notamment Willem de Kooning, Mark Rothko ou encore William Baziotes. Bien que l’artiste continue de vivre en France, les Américains se prennent de passion pour l’artiste, et une rétrospective de son œuvre est présentée au musée de Houston en 1966.

Apprécié des amateurs d’art américains, Pierre Soulages est très vite exposé dans la galerie Betty Parsons à New York. Cette vitrine fut le point de départ du succès outre-Atlantique de l’artiste. Approché par un conservateur du Musée d’Art moderne de la ville de New York, James Johnson Sweeney, puis par Sidney Janis, le directeur de l’une des plus grandes galeries new-yorkaises, Pierre Soulages ne boude pas son succès. Il vit alors de son œuvre non pas en France, mais aux États-Unis et en Allemagne. André Chastel écrivait à ce propos comme pour confirmé ce succès à l’international que « Soulages est probablement plus connu et plus admiré à l’étranger qu’en France ».

Entre retour aux sources et innovations

Pierre Soulages trouve sa place en France dans les années 1960 et dispose alors de vitrines importantes dans des galeries d’art moderne, notamment à Paris. Bientôt les États-Unis et l’Allemagne lui tournent le dos, notamment lors de l’exposition en 1964 à la troisième Documenta de Cassel en Allemagne. Moqué pour son travail jugé répétitif et trop lyrique. Bientôt le pop art aux États-Unis détrône l’œuvre révolutionnaire de Pierre Soulages, avant un retour en grâce dans les années 1970.

Si le succès est moindre, le mythe n’est pas mort pour autant. De nombreuses expositions rétrospectives à Houston, et en Amérique latine, ainsi que le soutien des galeries en France, permettent à Pierre Soulages de continuer à vivre de son art.

Les années 1960 marquèrent un tournant dans la création artistique de l’artiste. Ses œuvres empruntent de néofiguratisme se renouvèlent, sans jamais que l’artiste ne se s’éloigne de sa conception subjective de l’art. Pierre Soulages a osé renverser les données de sa peinture, soutenu en cela par sa renommée internationale, certes fluctuante, mais toujours assurée.

Au tout début des années 1980, Pierre Soulages renverse une fois de plus les codes de son œuvre par la création de tableaux monopigmentaires. L’intérêt pour les œuvres du peintre fut relancé notamment grâce à une succession d’expositions dont la première s’est tenue à Cassel en 1989, et a été présentée notamment à Valence en Espagne et à Nantes. Puis la rétrospective de 1996 au Musée d’Art moderne de la ville de Paris finit de relancer son succès en France. Ses expositions s’exportaient dans le monde entier. La plus impressionnante de toutes fut certainement celle réalisée aux anciennes halles de marché de Hambourg, qui fit dire à Soulages que c’était « le plus bel espace (qu’il n’ait) jamais eu ».

Son travail sur les vitraux de l’abbatial de Conques en 1994, ainsi que la rétrospective qui lui a été consacrée deux ans plus tard, finirent d’ériger Pierre Soulages en tant qu’artiste français incontournable sur la scène nationale et internationale.

L’apogée d’un mythe vivant de la peinture contemporaine française

L’art de Soulages murit dans les années 1960 notamment avec la production de 21 toiles « macrographiques » (terme inventé par Harold Rosenberg). Le Musée national d’art moderne de Paris présente la première exposition Soulages en 1967, qui est un succès sans précédent. Dix ans plus tard, les œuvres de Pierre Soulages sont exposées au centre Pompidou dès son inauguration.

Son atelier (qui est encore le même actuellement) est déplacé rue Maubert à Paris en 1974. En 1975, l’artiste expose ses toiles à travers le monde, de Lisbonne à Dakar en passant par Paris. Le musée Fabre lui consacre une exposition parallèle à celle organisée par la galerie Frédéric Bazille en 1975. C’est également le point de départ pour Pierre Soulages de son entrée dans les collections du musée qui compte aujourd’hui 34 de ses toiles.

En 1979, Soulages débute ses expériences sur ce qu’il appellera plus tard « l’outrenoir ». Il en parle en ces termes « Outrenoir : noir qui cessant de l’être devient émetteur de clarté, de lumière secrète. Outrenoir : un autre champ mental que celui du simple noir. » Il peint alors des tableaux où le blanc et le noir se répondent jusqu’à ce que le noir envahisse toute la surface de sa toile.

Au-delà de sa création, l’artiste devient un personnage public connu pour ses talents et la grandeur de son œuvre. Il devient membre en 1983 du conseil d’administration du Grand Louvre. Plus tard certaines de ses œuvres et notamment deux grandes tapisseries réalisées par ses soins seront exposées au ministère des Finances.

En 1987 on lui confie un chantier qui marquera un tournant dans sa production artistique : il réalise les vitraux de l’abbatiale de Sainte-Foy de Conques qui a su mettre en évidence son travail sur la lumière. Ces « diffuseurs de lumière » permettent de se plonger dans le travail infini des variations lumineuses.

En 1989 une grande rétrospective de son œuvre lui est consacrée à Cassel en Allemagne, où 34 ans plus tôt il exposait pour la première fois ses œuvres.

En 1994, le premier volume du catalogue raisonné de l’œuvre de Pierre Soulages est publié par l’un des plus grands spécialistes de son art : Pierre Encrevé. Cette même année, les vitraux de l’abbatiale de Sainte-Foy sont inaugurés, offrant une luminosité incomparable à des amateurs toujours convaincus du génie de Pierre Soulages.

La ville de Rodez devient au début des années 2000 le berceau de l’art de Pierre Soulages. Le couple fait don à la ville d’une vingtaine de toiles constituant aujourd’hui le fond du musée portant le nom de l’artiste, inauguré en 2014. Cette collection, qui est l’une des plus importantes comprend aujourd’hui des toiles, mais également des bronzes et d’autres objets d’art créés par ses soins.

Ses dernières toiles datant du début des années 2000 sont plus légères, avec le noir comme source d’inspiration constante depuis 70 ans. L’artiste met en avant des traits de couleurs ocre, voire blanc horizontales, qui perturbe à peine la monochromie noire qui fait sa renommée.

À l’occasion du centenaire de l’artiste, le 24 décembre 2019, le Musée du Louvre lui rend hommage à travers une exposition qui est entièrement consacrée à son génie dans le Salon Carré du plus grand musée français.

Pablo PICASSO

Pablo Picasso est un artiste espagnol né à Malaga, le 25 Octobre 1881 et décédé le 8 avril 1973 en France. Cet artiste de renom international est connu pour avoir passé l’essentiel de sa vie en France mais surtout pour avoir utilisé tous les supports pour son travail et avoir contribué de manière significative à de nombreux mouvements artistiques du XXème siècle. En sa qualité de premier interlocuteur en matière d’achat comptant d’œuvres d’art en Europe, Barnie’s met son expertise à votre service.

Les débuts d’un créateur de style

Considéré comme l’un des plus important artiste du XXème siècle, Picasso était un peintre, dessinateur et sculpteur de grande envergure. C’est à l’âge de huit ans que l’artiste fait ses débuts encouragés par son père. Il réalisera notamment sa première peinture à l’huile, Le Petit Picador Jaune. Par la suite, il voyagera entre Madrid, Barcelone et Malaga et c’est en 1896 qu’il sera reçu à l’école de la Llotja à Barcelone. Durant sa jeunesse il est possible de ressentir toute l’influence du modernisme catalan dans ces œuvres. Durant les années qui suivirent Picasso réalisera des périples à Madrid, retournera à Barcelone, fréquentera Els quatre Gats, rencontrera Utrillo pour enfin rejoindre la capitale française.

Cubisme et surréalisme

Mais le parcours de cet artiste ne s’arrête pas là. Il multipliera les rencontres, les voyages entre Madrid, Barcelone et Paris. D’autre part, c’est en 1901 que son œuvre se verra influencé par le décès d’un ami proche, Casagemas. Cet évènement tragique l’amenant à sa période bleue. C’est une époque durant laquelle la teinte ainsi qu’une certaine forme de mélancolie seront dominantes dans ses tableaux, les œuvres majeures en étant La Vida ou encore Las Dos Hermanas. S’en suivent la période rose, les rencontres avec la famille Stein, l’inspiration africaine, la conception du Cubisme avec Braque mais aussi l’approche du Surréalisme.

Un succès international

Pablo Picasso est en effet considéré comme étant le fondateur du cubisme avec Georges Braque. Il a notamment réalisé Les demoiselles d’Avignon, Peinture de casserole et bougie… L’artiste s’affirme, s’essaye à de nouvelles techniques et de nouvelles matières, il peint, colle, présente, représente, fait part de ses sentiments au travers de ses œuvres. C’est tout un univers qu’il réalise, c’est tout cet univers et toute cette inventivité qui lui valu d’attirer les jalousie mais aussi d’accroître sa notoriété. Car Pablo Picasso est avant toute chose un artiste qui a produit près de 50 000 œuvres dont 1 885 tableaux, 2 880 céramiques, 1 228 sculptures, 7 089 dessins, 342 tapisseries, 150 carnets de croquis et 30 000 estampes comme des lithographies ou des gravures. Face à cette multitude d’œuvres, Barnie’s se propose d’estimer et de vous racheter comptant toutes pièces de l’œuvre de ce grand artiste du XXème siècle.

Expertise et estimation des œuvres de Pablo Picasso

Vous possédez une peinture ou une œuvre de Pablo Picasso à faire estimer ? Contactez Barnie’s et notre équipe de professionnels du marché de l’Art se déplace rapidement pour une estimation de toutes les peintures mais aussi des céramiques ou autres œuvres d’art de l’artiste.

Sur la fin de sa vie, Picasso s’isole, et se créé un fascination nouvelle pour le personnage du Mousquetaire. Très vite, il multiplie les représentations de cette figure du Moyen-âge. Son portrait « Mousquetaire Buste » est l’un d’entre eux, il représente à merveille l’univers de la fin de vie du peintre. Il peindra également, dans la même veine, le tableau « Femme et Enfant » qui adopte, quant à lui, un style plus enfantin.

Œuvres réalisées par Pablo Picasso

Peinture

Estampe – multiple

Mai-Thu

Mai Trung Thu est un peintre vietnamien né en 1906, dans le village de Ro-Nha au nord du Vietnam. Fils d’une grande famille tonkinoise dont le père était un mandarin aux hautes fonctions, il va suivre des études au lycée Français de Hanoï. Suite à son passage dans ce lycée, il va faire partie de la première promotion à intégrer l’Ecole des Beaux Arts de Hanoï. Un passage qui lui vaudra de devenir un artiste aux multiples talents responsable d’une nouvelle forme de divulgation de la culture vietnamienne. Fondé sur des valeurs fortes, Barnie’s a pour priorité l’éthique et la confiance. Deux notions motrices et indispensables à son activité d’acheteur d’art. De par son expertise notre agence s’engage à estimer vos oeuvres de Mai Thu.

Une passion exprimée au fil des époques

Ce peintre connu depuis la fin des années cinquante présente une large variété de productions. Ce sont essentiellement ses peintures sur pongé, un tissu de soie léger et souple, par aplats et frotté de gouache grâce auxquelles Mai Thu acquiert sa renommée. Cet artiste est un passionné d’art sachant déceler la dimension humaine et affective de l’art. Une qualité qu’il va mettre au service de ses propres compositions picturales notamment au travers de ses représentations d’enfants, comme avec Deux jeunes garçons s’exerçant à la lecture dans un intérieur Vietnamien réalisé en 1950 ou encore Le jeu de construction ; thème récurrent qui lui offrira une notoriété mondiale.

Bien que ses peintures sur pongé soient reconnues, l’artiste peintre se distingue également par l’intensité des couleurs utilisées. Des couleurs se révélant de plus en plus fortes et empreintes d’une grande profondeur avec le temps. Mais Mai Thu, c’est aussi un dessinateur, un portraitiste utilisant aussi bien la pastel que la mine de plomb. Ce peintre vietnamien tire son inspiration de son environnement tout en conservant des pratiques rigoureuses en partie héritées de sa formation à l’Ecole des Beaux Arts.

Un artiste pluridisciplinaire

Cinéaste, photographe, musicien, peintre, Mai Thu est un artiste aux multiples facettes. Connu dans le monde pour ses représentations d‘enfants, il multiplie également les thèmes. Des portraits de femmes en passant par les scènes familiales vietnamienne ou encore les compositions florales, il explore les thèmes qui lui sont chers. Dès 1955, sur demande de son directeur artistique, il peindra même à la manière de l’Ecole de Fontainebleau. ll va, dès lors, reprendre et s’approprier des classiques de manière stylistique tels que La Joconde de Vinci ou deux femmes se touchant le sein, et produire des versions plus asiatiques. Être passionné d’art, c’est reconnaître la dimension humaine, culturelle et affective d’une oeuvre. C’est dans cette optique et en tant que spécialiste dans l’expertise d’œuvres d’art que Barnie’s se veut à même d’estimer des œuvres de Mai Thu.

Des voyages formateurs

Professeur de dessin dans les années 30, il décidera quelques années plus tard de quitter le Vietnam pour se rendre en France. C’est à Paris qu’il se retrouvera avec deux de ses amis peintres. Cette arrivée dans la capitale française va ensuite susciter l’intérêt général, alors curieux et friand de l’art exotique. Mais ce voyage va aussi constituer un apport à sa production. Ses peintures transmettent une forme de pureté et de douceur, des formes traditionnelles peu communes en occident mais révélant une certaine forme de classicisme inspirée par Victor Tardieu et par les courants artistiques alors présent en France. En tant que professionnel et expert en art, Barnie’s, se propose d’évaluer vos peintures, portraits et dessins de Mai Thu. Notre société sera à même d’estimer oeuvres.

Expertise et estimation des œuvres de Mai-Thu

Spécialiste dans l’achat d’oeuvre d’art, nous recherchons les œuvres signées par Mai Thu. Contactez nous pour faire expertiser ces œuvres par notre équipe de professionnels qui vous fourniront rapidement une estimation de ses peintures.

Parmi les plus beaux portraits de femmes de Mai Thu, il est impossible de ne pas citer celui de « la Femme à la Robe Orange » . D’une beauté prodigieuse, cette femme met en lumière une robe traditionnelle Vietnamienne, dont la couleur contraste d’une manière douce et agréable avec le fond vert céladon. La toile « Jeune Fille à l’Éventail » quant à elle frappe par sa technique de peinture beaucoup plus traditionnelle. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Mai Thu pour en savoir plus sur sa cote.

Œuvres réalisées par Mai-Thu

Peinture

Estampe – Multiple

Le PHO

Le Pho est reconnu comme l’un des maîtres de la peinture vietnamienne du XXème siècle. Ce peintre de renom est né en 1907 dans le nord du Vietnam. Il effectue l’essentiel de ses études à Hanoi et fut l’un des premiers certifié de l’école des Beaux Arts en Indochine.

Une révolution artistique influente

Cet artiste à la renommée internationale a eu le privilège de vivre une révolution artistique sans précédent en Indochine. Autodidacte à ses débuts, il étudiera par la suite en entrant à l’école professionnelle de Hanoï. On peut d’ors et déjà entrevoir le talent et la passion qui l’anime. De plus, il est important de rappeler que cet artiste appartient à la génération d’acteurs asiatiques ayant lié le monde de la représentation asiatique à celui de la modernité occidentale.

L’école des Beaux Arts de Hanoï une passerelle entre culture asiatique et occidentale.

Parmi les acteurs influents dans la vie artistique de Le Pho on peut compter Victor Tardieu. Cet homme est le fondateur et le directeur de l’école dans laquelle Le Pho, tout comme Maï Thu, va recevoir un enseignement aux techniques occidentales tel que la peinture à l’huile. Néanmoins, cette école prône l’identité culturelle vietnamienne, elle pousse ainsi les artistes formés comme Le Pho, à conserver leur identité tout en développant leurs procédés de création.

Des débuts à l’exposition coloniale

En se remettant dans le contexte coloniale de l’époque, il est primordiale de souligner l’importance de Victor Tardieu dans le parcours de Le Pho. En effet, très sensible au talent du jeune peintre vietnamien, il va l’inviter à devenir son assistant pour l’Exposition Coloniale de 1931. Ceci va lui donner l’occasion de découvrir Paris puis de voyager en Europe jusqu’en 1933. Ces voyages vont être déterminants et très formateurs tant l’artiste va puiser et s’inspirer de l’art occidental pour approfondir ses connaissances et techniques.

Un art en constante évolution

L’art de Le Pho laisse paraître une certaine évolution tout au long de son parcours. Il va se détacher peu à peu du traditionalisme inspiré des techniques classiques chinoises ou encore italiennes pour moderniser peu à peu son style. Un mélange de couleurs, un mélange de styles et de techniques vont peu à peu laisser place à des oeuvres tels que Jeune fille au voile clair ou encore Le thé. Nombre de ses oeuvres sont réalisées sur soie, soie marouflée ou encore sur toile. L’artiste emploie encre, gouache, huile. Il mélange les matières, donne du style et du mouvement. Il alterne les peintures, utilise un dessin linéaire, lie ses figures de femmes ou d’enfants à leur environnement. Tout est présent pour offrir une oeuvre poétique, personnelle et d’une grande qualité. Pour ces différentes raisons Barnie’s est là pour effectuer l’expertise de vos oeuvres de Le Pho. N’hésitez pas à nous contacter.

Expertise et estimation des œuvres de Le Pho

Vous possédez une peinture de Le Pho ? Contactez Barnie’s et notre équipe de professionnels du marché de l’Art se déplace rapidement pour une estimation rapide et fiable de toutes les peintures de l’artiste vietnamien. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Le Pho pour en savoir plus sur sa cote.

Les portraits de femmes de Le Pho sont très reconnus et recherchés. Les portraits du début de sa carrière offrent un beau mélange entre culture vietnamienne et inspiration occidentale. Le tableau « La Jeune Fille Aux Pommes-Cannelle » en est le meilleur exemple. Le style traditionnel, avec la représentation d’un visage aux traits occidentaux apporte un mélange intriguant autant que beau. Un peu plus tard, en avançant dans l’âge, Le Pho propose de nouvelles œuvres où les couleurs traditionnelles et austères laissent la place à la douceur et aux couleurs vives et chaleureuses, comme dans sa peinture « Composition, 1973« .

Œuvres réalisées par Le Pho

Peinture

Constantin KOROVINE

Constantin Alexeïevitch Korovine est un artiste Russe né en 1861 à Moscou. Tout d’abord élève à l’école de peinture de Moscou, sous la houlette de Alexeï Savrassov, il fut ensuite décorateur de théâtre et d’opéra dans la capitale Russe.

Peintre post-impressionniste et décorateur de théâtre russe

Enfant issu d’une famille de négociant russe, Korovine entre dès l’âge de quatorze ans à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou. Il débutera dans l’architecture pour ensuite s’orienter vers la peinture. Par la suite il s’engagera avec l’Académie Impériale des Beaux Arts de St Petersbourg mais n’y restera que quelques mois en raison des méthodes d’enseignements. Néanmoins tout au long de sa vie son art sera très largement inspiré et influencé par Savrassov. Barnie’s Invest en sa qualité d’expert d’œuvre d’art est à même d’évaluer vos peintures. Notre vocation première est, au travers de l’expertise, l’achat comptant de vos œuvres d’art.

Un paysagiste hors pair

L’art de Korovine tire son inspiration de ses voyages et de ses expériences notamment dans sa série de paysages. Plusieurs peintures inspirées de ses 6 ans passés dans le nord de la Russie et en Scandinavie, parmi lesquels on retrouvera notamment Ruisseau de Saint Tryphon à Petchenga ou Port de Norvège. Cet artiste va également s’inspirer du courant impressionniste rencontré en France au début des années 90. Ces pièces représentent une valeur que vous ne saurez peut être pas estimer. C’est pour cette raison que Barnie’s analyse gratuitement toutes les oeuvres de cet artiste mondialement connus.

Un artiste aux multiples compétences

Constantin Korovine est également un artiste engagé, impliqué. Il va décorer en 1900 le Pavillon Russe de l’Exposition Universelle de Paris, il va enseigner à l’école de peinture et de sculpture de Russie en 1901 ou encore s’engager dans des théâtres. Quelques années plus tard, il va se vouer à la sauvegarde d’œuvres de peintres emprisonnés pendant la Révolution d’Octobre, des œuvres étant parties intégrantes du patrimoine Russe. Ce peintre décorateur organise des ventes, des expositions, travaille pour le théâtre. Ce n’est que par la suite qu’il décide de partir en France.

Un talent tardivement reconnu

Les débuts de l’artiste peintre à Paris sont assez difficiles malgré son talent il ne bénéficiera d’une exposition personnelle qu’en 1929. Néanmoins son parcours est teinté d’œuvres majeures parmi lesquelles on dénote le portrait d’une choriste datant de 1883, ou encore La plage de Dieppe de 1889, et marquant l’impressionnisme russe. Mais Korovine c’est aussi un artiste paysagiste, portraitiste singulier et de grand talent. Ses techniques et ses compétences aussi variées que talentueuses lui permettent de travailler dans les styles du symbolisme et du modernisme dont l’évolution est révélée par l’ampleur des peintures réalisées au cour de sa carrière. Notre société experte en oeuvres d’art estime toutes oeuvres d’art d’artistes Russes tel que celles de Constantin Korovine. Il vous suffit simplement de remplir le formulaire ou de nous contacter par téléphone pour effectuer l’estimation d’oeuvres d’art de Constantin Korovine.

Expertise et estimation des œuvres de Constantin Korovine

Vous souhaitez faire estimer une œuvre de Constantin Korovine ? Faites la expertiser ! Contactez Barnie’s et notre équipe de professionnels du marché de l’Art se déplace rapidement pour vous fournir une estimation rapide et fiable de toutes les peintures du peintre russe.

Le passage à Paris de Constantin Korovine, et les tableaux qu’il y a peint sont très recherchés par les amateurs d’arts. C’est le cas de son tableau « Fête populaire dans Paris« , où il exprime tout son talent de l’impressionnisme et crée une atmosphère sensationnelle, grâce à des coups de pinceau bruts mais précis. Il peindra également des toiles plus modestes, moins abstraite, mais néanmoins superbes, comme sa toile « Roses and Apples« .

Œuvres réalisées par Constantin Korovine

Peinture