Olivier DEBRÉ

Olivier Debré est né en avril 1920 à Paris et décédé en juin 1999 dans la même ville à l’âge de 79 ans. Petit-fils du peintre Édouard Débat-Ponsan, il suit les traces de son grand-père et commence très tôt à dessiner et à peindre. Après avoir étudié l’architecture à l’École des Beaux-Arts de Paris, le jeune homme intègre l’atelier de Le Corbusier pour compléter sa formation artistique. Bien intégré dans le milieu, il rencontre Pablo Picasso pour la première fois en 1941 et réalise sa première exposition 8 ans plus tard. Le public et la critique ont accueilli l’œuvre d’Olivier Debré de manière très positive.

Une œuvre au service de l’expression de ses sentiments

Après une brève expérience de l’impressionnisme, Olivier Debré s’éloigne de ce courant pour s’orienter vers l’abstraction. L’artiste propose alors une œuvre dont le but est d’exprimer des sentiments plutôt que d’effectuer de banales représentations. Pour cette raison, les compositions d’Olivier Debré présentent souvent de larges surfaces colorées et expressives. Dans ce contexte, il utilise une technique d’application de la peinture par aplat de couleurs et à l’aide d’un pinceau. C’est d’ailleurs à la technique qu’Olivier Debré utilise lorsqu’il réalise la série « Signes personnages ».

Le retour à la figuration

À partir des années 60, il retrouve la voie qu’il avait initialement empruntée et recommence à produire des œuvres figuratives. Son sujet de prédilection est alors le paysage qu’il peint la plupart du temps sur le motif pour retranscrire le plus fidèlement que possible ce qu’il voit et ce qu’il ressent. À cette époque, il expliquera d’ailleurs que bien que sa peinture représente de nouveau des éléments, il s’agit en réalité d’une abstraction fervente qui a pour but de traduire l’émotion suscitée par l’observation de ces fameux paysages. C’est en grande partie grâce à cette vision particulière de la peinture que Olivier Debré est devenu un des peintres les plus connus de la seconde moitié du XXe siècle.

Œuvres d’Olivier Debré

PEINTURE

  • Saint Georges de Didonne, 54 x 65 cm, 1954
  • La sapinette vert sombre, 100 x 106 cm, 1955
  • Femme grise, 162 x 130 cm, 1956
  • Personnage debout bleu, 163 x 114,5 cm, 1957
  • Nature morte grise à la tâche rouge, 81,5 x 100 cm, 1957
  • Personnage debout, 195 x 115 cm, 1957
  • Peupliers jaunes, 113,5 x 145 cm, 1959
  • Figure rude en bleu tendre, 200 x 109 cm, 1959
  • Peupliers clairs, 140 x 150 cm, 1959
  • Sous les arbres à Cachan, 100 x 100 cm, 1960
  • Bleu gris mouvant à la tache jaune, 180 x 350 cm, 1988
  • Tout bleu clair taches vives, 400 c 400 cm, 1989

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Mu Tei, 50 x 14 cm, 1982 
  • Bâtir à chaux et à sable, 52 x 76 cm, 1989
  • Le Rideau rouge (Châteauroux), 76 x 56 cm, 1989
  • Composition bleue, 52 x 67,8 cm, 1991
  • Avant-Jour, 27 x 23,5 x 3 cm, 1998
  • L’Ecclésiaste, 64 x 46,5 cm, 1999
  • Esquisse n° 11 du Rideau de Hong Kong, 81 x 121 cm, 1990
  • Grand signe — Personnage III et IV, 119 x 79 cm, 1990
  • Rose de L’Inde, 80 x 57,5 cm, 1991
  • Composition en rouge, vert, bleu et jaune, 69,5 x 69 cm, 1995

DESSIN-AQUARELLE

  • Le concert, 16,8 x 25 cm, 1948
  • Musiciens chanteurs, 14 x 23,5 cm, 1949
  • Présence, 102 x 482 cm, 1953/55
  • Quatre hommes et un enfant, 70,5 x 104,5 cm, 1954
  • Signe paysage, 146 x 150 cm, 1959
  • Petit Signe Paysage, 29,2 x 42,5 cm, 1970
  • Composition, 120 x 80 cm, 1972
  • Marine bleue – noire, 14,5 x 19 cm, 1975
  • Blanche, buée, touches vives, 100 x 100 cm, 1985
  • Composition, 70 x 45 cm, 1985
  • Signe – Personnage, 180 x 50 cm, 1991

Une renommée internationale

EXPOSITIONS

  • Phillips Memorial Gallery, Washington, 1958
  • Musée des Beaux-Arts du Havre, 1966
  • Olivier Debré — Rétrospective, Palais Galliera, Paris, 1968
  • Maison de la culture de Caen, 1969
  • Olivier Debré — Rétrospective, Musée des Beaux-Arts de Brest, 1969
  • Olivier Debré — Impressions de voyage, peintures récentes, Galerie Ariel, 1973
  • Olivier Debré — Dessins, 1945 – 1969, Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis, février-mars 1990
  • Olivier Debré — Treize toiles, neuf dessins, Musée national d’art moderne, 2003
  • Signes paysages, signes gravés, Musée des Beaux-Arts La Cohue de Vannes, 2010
  • Olivier Debré, un abstrait lyrique, Musée communal des Beaux-Arts d’Ixelles, 2011

MUSÉES

  • Centre de Création Contemporaine Olivier Debré (CCC OD), Tours
  • Musée des Beaux-Arts de Tours
  • Centre Pompidou
  • Musée des Beaux-Arts de Brest
  • Musée des Beaux-Arts du Havre
  • Musée des Beaux-Arts de Vannes
  • Musée National du Pays de Galles
  • Musée d’Art et d’Industrie

FONDATIONS

  • Fondation du Château de Jau, Pyrénées-Orientales
  • Fondation Gandur pour l’Art, Genève

Principaux ouvrages sur Olivier Debré

  • Jacques Michel, « L’espace moderne d’Olivier Debré », Le Monde, 9 janvier 1969
  • André Parinaud, « Olivier Debré », Galerie des arts, n° 94, 1970
  • Daniel Abadie et Claude Fournet, Olivier Debré – Dessins, sculptures, 1941-1974, Cahiers théoriques de l’abbaye Sainte-Croix, Les Sables-d’Olonne, n° 6, 1974
  • Bernard Noël, Olivier Debré, éditions du musée d’Art et d’Histoire de Metz, 1986
  • Bernard Noël, Olivier Debré à deux voix, Paris, Opus international, 1990
  • Haaken Chrisetnsen, Debré et la Norvège, coll. « Épisode », Fragments, 2000
  • Michel Butor, Dix regards sur l’atelier désert d’Olivier Debré, Ides et Calendes, 2001

Expertise et Estimation des œuvres d’Olivier Debré

Certaines œuvres d’Olivier Debré sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Olivier Debré afin d’établir une estimation de votre pièce.

André COTTAVOZ

André Cottavoz est né en juillet 1922 à Saint-Marcellin et décédé en juillet 2012 à Vallauris, à l’âge de 89 ans. Attiré par la peinture alors qu’il n’a que 14 ans, il est tout de suite soutenu par sa mère qui l’autorise trois ans plus tard à s’inscrire à l’École des Beaux-Arts de Lyon. Lorsqu’il est fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale, André Cottavoz continue tant bien que mal à peindre et à pratiquer son art. À partir de 1945, le jeune homme réalise sa première exposition et obtiendra quelques années plus tard le prix Fénéon (1953).

Une œuvre qui s’inscrit dans le mouvement sanziste

Inventé par Philibert Charrin, le terme « sanziste » désigne un nouveau mouvement artistique dont lui et certains de ses camarades sont à l’origine. Parmi eux, André Cottavoz qui en applique très rapidement les principes et se tient éloigné du provincialisme et de l’académisme de ses maîtres. L’artiste va ainsi s’attacher à révéler dans ses compositions sa vision personnelle de paysages qu’il affectionne en soumettant ses sujets au travail particulier de la lumière qu’impose la nouvelle figuration de l’École de Lyon. André Cottavoz va s’approprier les principes du mouvement et proposer des peintures faites de couches superposées et pétries au pinceau pour renforcer l’idée de superposition. Il déclarera à ce propos que « peindre c’est sculpter ».

Une carrière très riche

Bien qu’il soit surtout connu pour ses paysages sanzistes, André Cottavoz a produit au cours de sa carrière une œuvre bien plus variée. En effet, à partir de 1966, l’artiste s’essaie à de nouveaux styles et techniques et tente alors de réaliser des céramiques. Cette aventure hors de ses sentiers battus, Cottavoz en fait l’expérience aux côtés de Roger Collet avec qui il ouvre alors son propre atelier. Après la céramique, il explorera d’autres genres comme la gravure ou encore la décoration de plaques émaillées. Cette facilité à naviguer à travers les styles, les genres et les techniques révèle l’étendue du savoir-faire d’André Cottavoz.

Œuvres d’André Cottavoz 

PEINTURE

  • Journal et légumes, 65 x 100 cm, 1958
  • Nature morte à la coupe de fruits, 73 x 91 cm, 1968
  • Venise, Place San Marco, 114 x 162 cm, 1971
  • Nu et fleurs, 80 x 97 cm, 1974
  • La Femme couchée, 113,5 x 145,5 cm, 1979/81
  • Le bouquet jaune, 130 x 81,4 cm, 1989
  • Bouquet au pot blanc, 146 x 89 cm, 1990
  • Venise, le matin, 1994
  • Bouquet de roses rouges, 80 x 80 cm, 1995
  • La Grande plage de Cannes, 60 x 92 cm, 1998
  • Le Bouquet de Roses, 33 x 41 cm, 2002
  • Le grand bouquet, 81 x 100 cm, 2010

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Scène de bordel, 36 x 51 cm, 1963
  • Venice, 50 x 69,5 cm, 1964
  • Dialogue de l’arbre — Texte de Paul Valéry, 1964
  • Point de l’Ile de la Cité, 50 x 65 cm, 1973
  • Nu dans un intérieur, 51 x 45 cm, 1974
  • Mon Paris, 47 x 36,5 cm, 1985
  • La plage à Cannes, 67 x 101 cm, 1990
  • La Baie de Cannes, 67 x 102 cm, 1990
  • Rose, 48 x 48 cm, 1990
  • Bouquet d’anémones, 40 x 60 cm, 1996

DESSIN-AQUARELLE

  • Groupe de personnages, 46 x 60 cm, 1945
  • Maison dans les vignes, 31,5 x 41 cm, 1949
  • Élégante aux Tuileries, 31 x 41,5 cm, 1950
  • La plage, 27 x 43 cm, 1953
  • Les baigneurs, 47,5 x 60,5 cm, 1957
  • Buste de bébé, 52 x 34,5 cm, 1958
  • Plage animée, 48 x 59 cm, 1968
  • Scène de plage, 47,5 x 60 cm, 1968
  • Venise, 13 x 38 cm, 1971
  • San Marco,  Venise, 46 x 56,5 cm, 1971
  • Jardin verdoyant, 47 x 67 cm, 1976
  • La mer bleue, 49 x 61 cm, 1976

Un héritage considérable

EXPOSITIONS

  • Portraits par trente jeunes peintres, Galerie Visconti, Paris, 1955
  • Dix ans de jeune peinture méditerranéenne, Palais de la Méditerranée, Nice, 1960
  • Dix-neuf peintres de la nouvelle École de Paris, Musée de Cahors Henri-Martin, 1966
  • Cottavoz, rétrospective, Château de Hauterives, 1997
  • Galerie Emiliani, La Bégude-de-Mazenc, 1999
  • Rétrospective André Cottavoz, musée Magnelli, Vaullauris, juillet-octobre 2005
  • Hommage aux maîtres lyonnais, galerie Michel Estades, Lyon, décembre 2007
  • Les dix ans de la galerie, Galerie Michel Estades, Lyon, 2010
  • La Mer en toutes lettres, espace culturel du Vilar, Villiers-sur-Mer, juin-juillet 2012
  • Maison forte de Vourles, février 2014

MUSÉES

  • Musée d’Art moderne de Troyes
  • Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon
  • Musée national d’art moderne, Paris
  • Musée du Luxembourg, Paris
  • Musée d’Art moderne de Tokyo
  • Musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne
  • Musée d’Art moderne Richard Anacréon, Granville

FONDATIONS

  • Jeanne Matossian Foundation
  • Fondation Bullukian

Publications sur André Cottavoz 

  • Waldemar-George, De Ingres à nos jours — Corps et visages humains, Éd. d’Art et d’industrie, 1955
  • Cottavoz, catalogue d’exposition, Galerie Kriegel, 1975
  • Charles Sorlier, Cottavoz, Exposition novembre-décembre 1980, Galerie Matignon, édité par la Galerie Matignon, 1980
  • Sanjiro Minamikawa, Ces maîtres dans leur atelier, Asahi Sonorama, Japon, 1980
  • Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éd. de l’Amateur, 1993
  • André Cottavoz, Au fil des heures, propos recueillis par Bertrand Duplessis, Éd. Sanbi, 1993
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001, p.285

Expertise et Estimation des œuvres d’André Cottavoz

Certaines œuvres d’André Cottavoz sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’André Cottavoz afin d’établir une estimation de votre pièce.

Robert COMBAS

Robert Combas est un artiste contemporain français né en mai 1957 à Lyon. Alors qu’il est encore très jeune, ses parents décèlent chez lui un don pour la caricature et pour le dessin de manière générale, et décident de l’inscrire à l’École des Beaux-Arts de Sète. Après une année, il rejoint l’École des Beaux-Arts de Montpellier où il suit un enseignement approfondi. Fort des enseignements qu’il a reçus, mais aussi de ses propres expérimentations, Robert Combas développe progressivement une esthétique novatrice qui s’éloigne de l’art conceptuel alors en vogue et s’intéresse davantage à la figuration. Lorsqu’il réalise sa première exposition individuelle à la galerie Errata à Montpellier, Combas rencontre un véritable succès.

Un pionnier de la figuration libre

L’œuvre de Robert Combas révèle l’immensité de son imagination et sa perception du monde. Dans ses œuvres, il représente des scènes mouvementées dans lesquels s’entremêlent des représentations de figures humaines, de crimes, de sexe, de célébration ou encore de transgression. Ce désordre ambiant est typique de l’œuvre de l’artiste et s’inspire de sujets qui lui tiennent à cœur depuis l’adolescence et influencent sa vie d’adulte comme la télévision, le rock, les BD ou encore le sexe. Son œuvre décomplexée a permis de redonner vie à la figuration en prenant le contre-pied de l’art minimaliste. Le travail de Robert Combas s’inscrit dans le mouvement de la figuration libre, influencée par la culture pop et le néo-expressionnisme. Il fait partie des artistes qui rendront ce mouvement célèbre à travers le monde.

Une technique très personnelle

En plus de ses œuvres avant-gardistes et originales, Robert Combas se distingue des autres artistes en utilisant des techniques non conventionnelles. En effet, à la fin des années 70, le jeune artiste, issu d’un milieu très modeste, décide de trouver une alternative à l’achat de matériel de peinture pour poursuivre son art. Il fait alors le pari d’utiliser des matériaux de récupération comme des tables, des portes, ou encore des draps. Combas se découvre une passion pour la création à partir de formes existantes et redonne vie à ses matériaux usagés. Tout au long de sa carrière, Robert Combas continue de travailler sur le thème de la récupération avec des dessins d’enfants, des pages de magazines et bien d’autres supports.

Œuvres de Robert Combas

PEINTURE

  • La jungle et ses mystérieux, 210 x 201,5 cm, 1985
  • La bagarre à Zozo, 130 x 262 cm, 1986
  • Armando l’homme sirène, 199,5 x 247 cm, 1986
  • La charrette des Condamnés, 205 x 250 cm, 1979
  • Le Roi Soleil, 218 x 134 cm, 1987
  • Le chien à cinq pattes, 202 x 269 cm, 1987
  • Portrait d’Achille, 194,5 x 130 cm, 1988
  • La Prise de la Bastille, 205 x 250 cm, 1989
  • Hécatombe, 213,5 x 297 cm, 1992
  • Persian Romances, 261 x 208,5 cm, 1994
  • Hommage à la Tour Eiffel, 324 x 427 cm, 1997
  • Bataille chevaleresque, 213 x 338 cm, 2003

DESSIN-AQUARELLE

  • Personnage à la cravate rouge, 174 x 147 cm, 1981
  • Joueurs de cartes, 170 x 144 cm, 1983
  • Le coq sportif présente the hooligans…, 200 x 220 cm, 1985
  • Montagne de pignole, 210 x 85 cm, 1985
  • Armando, l’homme Sirène, 200 x 250 cm, 1986
  • L’agression, 102 x 77 cm, 1987
  • Magicien guerrier, 126 x 186 cm, 1987
  • Le bar à Ginette, 65 x 49,5 cm, 1992
  • Groupe de rock, 35 x 45 cm, 2000
  • Une Révolution de l’horreur, 74 x 60,8, 2015
  • Elie Fore de Montmajole, 49 x 31 cm, 2016

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Plantage de la femme qui rigole, 110 x 83 cm, 1990
  • L’homme jaune, 105 x 85 cm
  • La lumière est !, 110,5 x 84,5 cm, 1992
  • L’homme animal, 110,5 x 84,5 cm, 1992
  • Le roi au Combas, 160 x 1é0 cm, 1993
  • L’ivresse de Noé, 69,5 x 89 cm, 1995
  • Qui c’est qu’à dit que ça que je faisais c’est moche ?, 92,5 x 59,8, 2004
  • Le mannequin contemporain, 100 x 82 cm, 2008
  • Dans son univers de sous-marin vert…, 80 x 97 cm, 2010
  • L’aquarium, 80,6 x 2,5 x 98,3 cm, 2010

Une reconnaissance mondiale

EXPOSITIONS

  • Peinture des années 80, galerie Laurent Strouk, Paris, Cannes, 2003
  • Mots d’oreille, Magazzini del Sale, Venise, 2005
  • Savoir Faire, Seoul Museum Art, Séoul, Corée, 2006
  • La Force de l’art, Grand Palais, Paris, 2006
  • Kyongnam Museum of Art, Corée, 2007
  • Asiana Museum, Daejon, Corée, 2007
  • Chemin de Croix, Combas-Kijno, hospice d’Hâvré, Tourcoing, 2007
  • Fondation Mudima, Milan, 2010
  • Sans filet, les Goulamas sont de retour, Galerie Guy Pieters, Paris, 2010
  • Rétrospective « Greatest Hits », Musée d’art contemporain de Lyon, 2012
  • Palais du Tau, Reims, 2015
  • Les combats de Lambert, Collection Lambert, Avignon, 2016/17

MUSÉES

  • Musée d’Art Contemporain de Lyon
  • Centre Pompidou
  • Musée Paul Valéry, Saint-Cyr
  • Musée des Arts Contemporains de Bordeaux
  • Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, Paris
  • Musée d’Art Contemporain de Lyon
  • Musée du Chablais, Haute Savoie
  • Arts Musem, Taïwan

FONDATIONS

  • Fondation Mudima, Milan, Italie
  • Fondation France Liberté, France
  • Fondation Fernet-Branca, France
  • Fondation Coprim, France
  • Fondation Vincent Van Gogh d’Arles, France

Les principaux ouvrages sur Robert Combas

  • Robert Combas, Maïten Bouisset, Paris, Fall éd., coll. « Musée International », 1999
  • Olivier Sultan, « Robert Combas », in Les Afriques : 36 artistes contemporains, Foire internationale des Arts derniers, Musée des arts derniers, Éd. Autrement, 2004, p.38-41
  • Philippe Dagen, Robert Combas, monographie, Paris Musées, 2005
  • Michel Onfray, Transe est connaissance, un chamane nommé Combas, Flammarion, 2014
  • Érice Mézil, Les Combas de Lambert, Éd. de l’Amateur/Jnf Éditions, 2016

Expertise et Estimation des œuvres de Robert Combas

Certaines œuvres de Robert Combas sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Robert Combas afin d’établir une estimation de votre pièce.

Mary CASSATT

Née Mary Stevenson Cassatt, Mary Cassatt est née en mai 1844 en Pennsylvanie et décédée en juin 1926 dans le département de l’Oise à l’âge de 82 ans. Après avoir passé les premières années de sa vie en France et en Allemagne, la jeune femme décide d’étudier l’art à l’Académie des Beaux-Arts de Pennsylvanie, contre l’avis de sa famille. Déçue de l’enseignement qu’elle reçoit, elle rentre en Europe et poursuit sa formation aux côtés de Jean-Léon Gérôme, d’Édouard Frère puis de Paul Soyer. Après plusieurs essais, elle parvient pour la première fois à exposer au Salon de Paris en 1868. Six ans plus tard, Mary Cassatt décide d’installer son atelier à Paris.

Une influence impressionniste importante

Invitée par Edgar Degas à rejoindre le groupe impressionniste, Mary Cassatt se passionne pour ce courant artistique et va désormais travailler selon ces principes. S’intéressant à des thèmes très variés, l’artiste réalise des compositions d’intérieurs, de théâtre, d’opéra, des portraits, souvent celui de sa sœur. Elle effectue également un traitement particulier de la lumière et de la couleur qui renforce le réalisme de ses œuvres. Largement influencée par Degas, Cassatt va alors apprendre à utiliser le pastel et à renforcer sa maîtrise de la ligne et du dessin. Au fil des années, Mary Cassatt va acquérir une importante notoriété.

L’intérêt pour l’art japonais

Après avoir assisté à une exposition d’estampes japonaises en 1890, Mary Cassatt s’est intéressé à cet art jusqu’alors quasi inconnu pour elle. Elle entreprend alors de réaliser des gravures dans lesquelles elle combine plusieurs techniques, dont l’aquatinte, la pointe sèche et le fond moulu. Certaines des œuvres de Mary Cassatt font écho au travail des maîtres japonais Utamaro et Toyokuni. Cette période de la carrière de Cassatt correspond à sa période de maturité artistique durant laquelle elle va également concentrer son travail autour de thèmes comme la famille ou encore la femme.

Une œuvre féministe

Bien que l’œuvre de Mary Cassatt semble rester dans les sillons des sujets proposés par les femmes artistes à l’époque, à y regarder de plus près, elle y représente la gent féminine avec une vision très féministe de son rôle dans la famille et dans la société. Loin des stéréotypes auxquelles elle est habituellement confrontée, la femme de Mary Cassatt est naturelle, instruite et cultivée. Elle fait preuve d’autonomie et est parfaitement capable de transmettre son savoir à ses enfants. On perçoit à travers l’œuvre de l’artiste un réel engagement pour la reconnaissance d’une égalité entre hommes et femmes.

Les œuvres de Mary Cassatt

ESTAMPE-MULTIPLE

  • In the Opera Box, 20,4 cm x 18,7 cm, 1880
  • Woman Bathing  (La Toilette), 36,5 x 26,5 cm, 1890/91
  • Afternoon Tea Part, 35 x 27 cm, 1890/91
  • In the omnibus (Le tramway), 42,5 x 29,5 cm, 1891
  • Gathering Fruit, 42,3 x 29,8 cm, 1893
  • The banjo lesson, 30 x 23,9 cm, 1893/94
  • Peasant Mother and Child, 29,8 x 24,1 cm, 1894
  • Feeding the Ducks, 38,5 x 50,1 cm, 1895
  • Under the Horse Chestnut Tree, 41 x 28,5 cm, 1896/97
  • By the Pond, 39,5 x 49 cm, 1898

DESSIN-AQUARELLE

  • A Goodnight Hug, 42 x 62,8 cm, 1880
  • Young lady in a loge, gazing to the right, 64,8 x 54,6 cm, 1880
  • The Conversation, 64,6 x 81,2 cm, 1896
  • A Kiss for Baby Anne (No.3), 43 x 65 cm, 1897
  • Louise allaitant son enfant, 72,4 x 53,4 cm, 1899
  • Study for Young Mother Sewing, 92,7 x 72,4 cm, 1902
  • Sketch for « Margot Embracing Her Mother », 49,5 x 63,5 cm, 1903
  • Tête de femme au grand chapeau, 72,3 x 59,7 cm, 1909
  • Baby John asleep, Sucking his Thumb, 66 x 55,5 cm, 1910
  • The crochet lesson, 75,9 x 64,1 cm, 1913
  • Mother and child, 71,1 x 52 cm, 1913

PEINTURE

  • Lydia Seated on a porch, Crocheting, 38 x 61,5 cm, 1882
  • Madame H. de Fleury and her Child, 73 x 59,7 cm, 1890
  • The Sun Bath, with Three Figures, 64,1 x 91,8 cm, 1898/99
  • Sara holding her dog, 75 x 56,5 cm, 1901
  • Mother and two Children, 74,3 x 92 cm, 1906
  • Children playing with a Dog, 100,3 x 73,7 cm, 1907
  • Children Paying with a Cat, 81 x 100 cm, 1908
  • Girl with a Bonnet Tied with a Large Pink Bow, 68 x 57,2 cm, 1909

Une reconnaissance mondiale

EXPOSITIONS

  • Exposition impressionniste, quatrième exposition, 1879
  • Exposition impressionniste, cinquième exposition, 1880
  • Exposition impressionniste, sixième exposition, 1881
  • Exposition impressionniste, huitième exposition, 1886
  • Galeries Durand-Ruel, 1891
  • Galeries Durand-Ruel, 1893
  • Galeries Durand-Ruel, New York, 1895
  • Galeries Durand-Ruel, New York, 1903
  • Centenaire de l’Académie de Pennsylvanie, Pittsburgh, 1905
  • Galerie Ambroise Vollard, 1907
  • Galeries Durand-Ruel, 1908
  • Galeries Durand-Ruel, Manchester, 1908
  • Exposition des Femmes Artistes Modernes, Galerie Bernheim-Jeune, mai 1935
  • L’impressionnisme et les Américains, Musée des Impressionnismes de Giverny, 2014
  • Mary Cassatt, une impressionniste américaine à Paris, Musée Jacquemart-André, Paris, 2018

MUSÉES

  • Musée Jacquemart-André, Paris
  • Musée d’Orsay, Paris
  • Shelburne Musem, Vermont, États-Unis
  • Smithsonian American Art Museum, Washington, États-Unis
  • Cincinnati Art Museum, Ohio, États-Unis
  • Brooklyn Museum, États-Unis
  • Denver Art Museum, Colorado, États-Unis
  • Metropolitan Museum of Art, Manhattan, États-Unis

FONDATIONS

  • Terra Foundation for American Art

Les principales publications sur Mary Cassatt

  • Pierre Assouline, Grâces lui soient rendues : Paul Durand-Ruel, le marchand des impressionnistes, Paris, Gallimard, 2002, p. 259-262
  • J. Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l’estampe en France 1830-1950, Paris, Flammarion, 1985,  voir l’entrée : « L’estampe nouvelle, octobre 1897 — juin 1908 », p.355
  • Katherine Bourguignon, L’Impressionnisme et les Américains, Hazan 2014
  • Isabelle Enaud-Lechien, Mary Cassatt, une Américaine chez les impressionnistes, Somogy, 2018, 176 p.
  • Nancy Hale, Mary Cassatt, New York, Doubleday, 1975, 333 p.
  • Lois V. Harris, Mary Cassat : Impressionist Painter, Publishing Company, 2007, 32 p.
  • Michel Laclotte et Jean-Pierre Cuzin, Dictionnaire de la peinture, Paris, Larousse, 1987, 991 p.
  • Laurent Manœuvre, Mary Cassatt, au cœur de l’impressionnisme, Garches, À Propos, 2018, 240 p.
  • Sophie Monneret, L’Impressionnisme et son époque, vol. 2, t. 1, Paris, Robert Laffont, 1987, 997 p.

Expertise et Estimation des œuvres de Mary Cassatt

Certaines œuvres de Mary Cassatt sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Mary Cassatt afin d’établir une estimation de votre pièce.

Miquel BARCELÓ

Miquel Barceló est né en janvier 1957 à Felanitx aux Baléares. Il doit sa fibre artistique à sa mère Franscisca Artigues, peintre paysagiste. Après avoir effectué des études à l’École des Arts décoratifs de Palma Majorque, Miquel Barceló s’installe à Paris et y découvre les œuvres de Paul Klee, Wols ou encore Dubuffet. Ces artistes ont eu une influence particulière sur les débuts de sa carrière. Aujourd’hui, Barceló vit entre la France et le Mali et continue de faire parler de lui grâce à son œuvre très variée. Il est d’ailleurs l’un des artistes contemporains espagnols les plus réputés.

Miquel Barceló et sa pratique de l’art informel

Lorsqu’il fait ses premiers pas en tant qu’artiste peintre, Miquel Barceló s’inspire largement des mouvements d’avant-garde comme l’expressionnisme abstrait américain ou l’art brut. Il décide donc d’adopter une attitude expérimentale, se cherche et réussit très vite à trouver son identité esthétique. Bien qu’il produise alors des œuvres à la fois abstraites et conceptuelles, Miquel Barceló ne s’éloigne jamais vraiment des règles de la peinture conventionnelle qui lui ont été inculquées durant ses années d’études. Il concilie donc son goût pour les défis techniques et l’exploration de nouvelles formes avec la volonté de perpétuer les traditions.

L’utilisation de matériaux alternatifs

Pour être en totale cohérence avec sa vision expérimentale de l’art, Miquel Barceló n’hésite pas à aller jusqu’à créer les matériaux qui composent son œuvre. Matière organique, terre, pierre, autant d’éléments que l’on peut retrouver dans ses créations et qui viennent illustrer son travail sur des thèmes comme la décomposition, la fugacité et plus largement sur les enjeux écologiques. Miquel Barceló sera même à l’origine d’un procédé qu’il nomme les « xylophagies » et qui consiste à laisser des insectes ronger des plaques de bois gravées. Cette technique lui vient en grande partie de son goût pour le détournement et l’expérimentation.

Un nouvel intérêt pour l’art figuratif

Bien que l’œuvre de Miquel Barceló ait été influencée par différents mouvements artistiques, dans les années 80, l’artiste change de style et s’intéresse dorénavant à la peinture figurative. Ce changement survient au terme d’une série de voyages en Europe, en Afrique de l’Ouest et aux États-Unis qui vont fortement influencer son œuvre. L’artiste sera particulièrement inspiré par les paysages africains, la lumière, le soleil brûlant ou encore les rivières qu’ils donnent à voir. À la même période, Miquel Barceló s’intéresse également aux arts classiques et baroques.

Miquel Barceló et ses œuvres sculpturales

Pour ses œuvres sculpturales, Miquel Barceló conserve le même objet d’étude que pour ses peintures. En effet, le monde naturel, l’exploration des motifs et la mer sont au centre de ses réalisations. L’artiste n’hésite pas à varier les supports et peut travailler sur papier, réaliser des sculptures ou encore des céramiques. Artiste complet, Miquel Barceló a aussi élargi son champ d’expérimentation au domaine architectural en réalisant des œuvres monumentales et des installations à destination de bâtiments publics. Son travail est marqué par un renouvellement perpétuel des techniques.

Œuvres réalisées par Miquel Barceló

PEINTURE

  • Metamorfosis, 46 x 55 cm, 1979
  • Baralla de Cans, 100 x 133,5 cm, 1981
  • Portrait aux lunettes, 46 x 55 cm, 1982/83
  • Vila Nova de Milfontes, 97 x 144, 1984
  • Furnish Dreams, 200,5 x 330,2 cm, 1984
  • Garlic and Grapes, 100,5 x 81 cm, 1987
  • Piedra blanca sobre Piedra negra, 230 x 285 cm, 1989
  • Pluja Contracorrent, 300 x 200 cm, 1991
  • Nuage sur la mer, 73,5 x 92 cm, 2002
  • Picnic près de Gao, 175 x 212,5, 2006

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Le peintre agenouillé, 73,8 x 52,8 cm, 1980
  • La bibliothèque, 53,5 x 76 cm, 1982
  • Lampe de bibliothèque, 98 x 148,5, 1986
  • Nature morte, 56 x 76 cm, 1987
  • Libro del Océano, 45,5 x 66 cm, 1991
  • Interrogatoire du masque, 21 x 15 cm, 201

Miquel Barceló, un artiste exposé  à l’international

EXPOSITIONS

Expositions individuelles internationales

  • 1974 : Galerie d’art Picarol, Majorque
  • 1981 : Cadaverina 15, Musée de Palma, Majorque
  • 1982 : Galerie Axe Actuel, Toulouse
  • 1984 : Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
  • 1991 : Miquel Barceló, Carré d’Art, Nîmes
  • 1992 : Sculptures, Galerie Bischofberger, ARCO, Madrid
  • 1995 : Institut valencien d’art moderne (IVAM)
  • 2000 : Musée d’Art de São Paulo
  • 2009 : Pavillon de l’Espagne, Biennale de Venise

Expositions collectives

  • 1984 : Art espagnol actuel, École supérieure des beaux-arts de Toulouse
  • 1984 : Biennale de Venise
  • 1984 : MoMA de New York
  • 1996 : De Picasso à Barceló, collection de la Fondation Juan March, Musée Toulouse-Lautrec d’Albi
  • 1999 : Grands d’Espagne : de Picasso à Barceló, Château de Villeneuve
  • 2003 : De Picasso à Barceló, Fondation Gianadda, Martigny, Suisse
  • 2006 : Miquel Barceló/Pablo Picasso, collection Lambert, Hôtel de Caumont, Avignon

MUSÉES

  • Musée National Picasso, Paris
  • Musée Picasso, Malaga, Espagne
  • Musée des Arts décoratifs, Paris
  • Musée du Petit Palais, Paris
  • Musée d’Art contemporain, Bordeaux

FONDATIONS

  • Fondation Carmignac, Porquerolles

Les principales publications sur Miquel Barceló

  • Miquel Barceló : peintures de 1983 à 1985, éditions du CAPC, Bordeaux, 1985
  • Daniel Dobbels, À tous deux inconnu : Jean-Marie Del Moral, Miquel Barceló, 1988
  • Miquel Barceló in Mali, Galerie Bruno Bischofberger, Zurich, 1989
  • Miquel Barceló, Lucien Clergue et Rodrigo Rey-Rosa, Toros, Zurich, Galerie Bruno Bischofberger, 1991
  • Otto Tolnai et Josef Nadj, L’Ombre de Miguel Barceló, éditions de l’Entretemps, Vic-la-Gardiale, 2002

Expertise et Estimation des œuvres de Miquel Barceló

Certaines œuvres de Miquel Barceló sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Miquel Barceló afin d’établir une estimation de votre pièce.

Hans ARP

Hans Arp est né en septembre 1886 à Strasbourg et est décédé en juin 1966 à Bâle à l’âge de 79 ans. Aussi connu sous le nom de Jean Arp, il aime se donner ces deux prénoms pour témoigner de sa double appartenance à la France de sa mère, et à l’Allemagne de son père. Après des études aux Académies de Weimar et de Julian, il voyage et rencontre de nombreuses personnalités artistiques dont Delaunay, Modigliani, Picasso ou encore Apollinaire, qui vont largement influencer sa carrière d’artiste. Hans Arp est connu pour ses peintures, ses sculptures, mais également pour ses poèmes et ses textes.

Une manière de travailler qui lui est propre

Le processus de travail de Hans Arp est ponctué par l’aléatoire et le hasard. À l’époque, il est l’un des premiers artistes à intégrer ces notions et à prendre le risque de « perdre le contrôle » de son œuvre. Arp va, par exemple, intituler ses œuvres non pas avant, mais après leur réalisation afin de limiter l’intervention de l’esprit conscient au profit de la spontanéité et des idées inconscientes. Ainsi, lorsqu’il réalise ses collages, peintures, sculptures et autres œuvres, c’est au hasard et non à la réflexion consciente qu’il fait appel.

Une figure incontournable du mouvement Dada

Lorsqu’il arrive à Zurich, Hans Arp s’associe à Tzara, Hülsenbeck et Hugo Ball et participe à la révolution culturelle du dadaïsme. Il sera alors responsable de l’illustration de plusieurs ouvrages du mouvement. Quelques années plus tard, Arp porte le mouvement Dada jusqu’à Paris. S’intéressant ensuite de manière très active au surréalisme, il sera plus tard considéré comme une figure de transition faisant le lien entre le Dada et le surréalisme, mouvements majeurs du début du XXe siècle.

Le biomorphisme au centre de l’œuvre sculpturale

Pour préserver l’utilisation du hasard que l’on retrouve dans ses collages ou encore dans ses peintures, Hans Arp privilégie l’utilisation du plâtre pour ses sculptures. En effet, il s’agit d’un matériau très malléable, sensible aux changements et donc plus à même à donner naissance à des formes naturelles. Ainsi les formes des sculptures de l’artiste évoquent un sentiment de vitalité et, si elles ne sont pas à proprement parler des formes humaines, il n’empêche qu’elles affichent une connexion particulière avec l’humanité.

La poésie, un élément incontournable du travail d’Arp

De même qu’il se plaît à jouer avec les formes et avec les matières, Hans Arp n’hésite pas à s’amuser avec les mots, aussi bien dans les titres de ses œuvres que dans les poèmes qu’il écrit. À travers ses poèmes, Hans Arp célèbre l’héritage qu’il doit au mouvement Dada. Dans les années 20, il va d’ailleurs créer son Encyclopédie Arpadienne qui recense les éléments les plus communs de son langage.

Hans Arp, un artiste exposé dans de nombreux pays

EXPOSITIONS

  • 1928 : Galerie L’Époque, Bruxelles
  • 1921 : Salon Dada, Exposition internationale, Galerie Montaigne, Paris
  • 1927 : Arp, Galerie Surréaliste, Paris
  • 1929 : Arp Reliefs, Galerie Goemans, Paris
  • 1936 : Cubism and Abstract Art, MoMA, New York
  • 1951 : Arcadie d’Arp, Librairie La Hune, Paris
  • 1956 : Hans Arp, Kurt Schwitters, Kunsthalle, Berne
  • 1960 : Stedelijk Museum, Amsterdam
  • 1964 : Brook Street Gallery, Londres
  • 1970 : Vismara Arte Contemporanea, Milan
  • 1983 : Le temps de papiers déchirés, Musée national d’art moderne, Paris
  • 1984 : The Contemporary Art Gallery, Tokyo

MUSÉES

  • Musée de Strasbourg
  • Musée des Beaux-Arts du Canada
  • Centre Pompidou
  • Musée Arp
  • Musée d’Art moderne de Paris

FONDATION

Œuvres réalisées par Hans Arp

SCULPTURES

  • Fleur-marteau, formes terrestres, 63 x 50 cm, 1916/17
  • Relief concret, 37,5 x 44,5 cm, 1921
  • Trois objets désagréables sur une figure, 36 x 29,5 x 23,5 cm, 1930
  • Relief porte-malheur, 34 x 29 x 4 cm, 1951
  • Torse végétal, 135 cm, 1959
  • Oriforme, 24,1 cm, 1962
  • Chapeau-coquille, 28,5 cm, 1965

PUBLICATIONS

Publications en allemand

  • 1920 : Der Vogel Selbdritt, Berlin Otto von Holten
  • 1920 : Die Wolkenpumpe, Paul Steegeman
  • 1924 : Der Pyramidenrock, Zurich Eugen Rentsch
  • 1930 : Weisst du Schwarzt du, Pra
  • 1930 : Konfiguration, Poésie & Co
  • 1939 : Muscheln und Schirme, chez l’auteur
  • 1944 : 1924 1925 1926/1943, Benteli
  • 1951 : Auch Das ist Nur Eine Wolke, Vineta, réédition Bâle 1960
  • 1951 : Wegweiser-Jalons, chez l’auteur, édition bilingue allemand et français
  • 1952 : Die Engelsschrift, chez l’auteur
  • 1953 : Wortträume und Schwarze Sterne, Limes
  • 1953 : Behaarte Herzen, 1923-26, Könige vor der Sintflut, 1953-53 (deux œuvres)
  • 1955 : Auf Einem Bein, Limes
  • 1955 : Unsern Täglichen Traum, Arche
  • 1953 : Worte mit und ohne Anker, Lime
  • 1960 : Mondsand, Neske
  • 1960 : Zweiklang, Arche
  • 1961 : Sinnende Flammen, Arche
  • 1965 : Logbuch des Traumkapitäns, Arche
  • 1963 : Gesammelte Gedichte I, P. Schifferli éd.
  • 1974 : Gesammelte Gedichte II, P. Schifferli éd.
  • 1984 : Gesammelte Gedichte III, P. Schifferli éd.

Publications en français

  • 1937 : Des taches dans le vide, Librairie Tschann
  • 1938 : Sciure de gammes, Parisot
  • 1941 : Poèmes sans prénoms, chez l’auteur
  • 1944 : Rire de coquille, Vordemberge-Guildewart
  • 1945 : Le Blanc aux pieds de nègre, Fontaine
  • 1946 : Le Siège de l’air, Vrille
  • 1957 : Le Voilier dans la forêt, Louis Broder
  • 1960 : Vers le blanc infini, La Rose des vents
  • 1966 : Le Soleil recerclé, Louis Broder
  • 1966 : Jours effeuillés, Gallimard

Traductions françaises des poèmes allemands

  • 1965 : L’ange et la Rose, Maxime Alexandre, Forcalquier,  Éditions Robert Morel,
  • 1983 : Logbuch, trad. Aimé Bleikasten, édition bilingue, Éditions Arfuyen
  • 2005 : Sable de lune, trad. Aimé Bleikasten, édition bilingue, Éditions Arfuyen
  • 2013 : La Grande fête sans fin, trad. Aimé Bleikasten, édition bilingue, Éditions Arfuyen

Expertise et Estimation des œuvres de Hans Arp

Certaines œuvres de Hans Arp sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Hans Arp afin d’établir une estimation de votre pièce.

Bernard BUFFET

Bernard Buffet est né en juillet 1928 à Paris puis décédé en octobre 1999 à l’âge de 71 ans. Initié à l’art par un de ses grands-pères passionné de dessin alors qu’il n’a que 10 ans, il poursuivra une formation académique à l’École des Beaux-Arts de Paris. Alors qu’il réalise ses premières expositions en 1946, Buffet concourt pour le Prix de la Critique et est nommé lauréat ex æquo avec Bernard Lorjou. Cet évènement marque le début de son succès. Au cours de sa carrière, l’artiste participe à des expositions personnelles, collectives et sera même mandaté par l’État pour réaliser des œuvres. Aujourd’hui encore, Bernard Buffet est considéré comme l’un des peintres français les plus doués de sa génération.

La traduction de la misère humaine

La plupart des œuvres de Bernard Buffet témoignent de l’état émotionnel de la génération d’après-guerre. En effet, si l’artiste y représente des portraits, des paysages urbains, des paysages historiques ou encore religieux, c’est dans une atmosphère morose et avec une palette de couleurs sombres qu’il les dépeint. Ajoutés aux longues silhouettes anguleuses de ses personnages, ces éléments s’inscrivent dans un mode stylistique austère et mélancolique comme c’est le cas pour les œuvres du courant misérabiliste.

L’adoption d’une nouvelle identité stylistique

À partir de 1958, des évènements comme sa rencontre avec Annabel Schwob, qui deviendra plus tard sa femme, entraînent l’évolution du style de Bernard Buffet. Sa palette s’éclaircit et ses sujets se diversifient. Le peintre se met alors à représenter des bâtiments, des paysages, des clowns (aujourd’hui encore très célèbres) et surtout sa femme qui est alors devenue sa muse. Bien que ses peintures soient désormais plus colorées, elles conservent les lignes coupantes et perpendiculaires, signature de Buffet. Cette période de pleine maîtrise de son art confirme bien pour Bernard Buffet « l’autonomie stylistique » dont il est capable.

Un artiste qui n’a pas toujours été si populaire

À l’origine de près de 8 000 œuvres, il est vrai que Bernard Buffet a occupé une grande partie du champ artistique. Pourtant, s’il a immédiatement connu un immense succès auprès du public, cette admiration n’était alors pas partagée par l’élite de l’époque. Jugé trop figuratif, on lui a longtemps fait le reproche de ne pas proposer une peinture dite intellectuelle. Ce n’est qu’à partir de 1974 qu’il sera élu membre de l’Académie des Beaux-Arts et donc reconnu comme un génie doté d’un talent exceptionnel par l’intelligentsia française.

Œuvres réalisées par Bernard Buffet

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Circus dancer, 71 x 49,5 cm
  • New York, 54,9 x 74 cm, 1964
  • Vues de Paris, 164 x 204 cm, 1967
  • Quatre vues de Paris — le Sacré Cœur, La Tour Saint Jacques, La Tour Eiffel et le moulin de la Galette, 164 x 204 cm, 1967
  • Mon Cirque, 1968
  • Le Pacifiste, 65 x 50 cm, 1968
  • Jeux de dames, 71 x 53 cm, 1970
  • Bouquet de Chrysanthèmes, 65 x 50 cm, 1980
  • Clown et contrebasse, 67 x 50 cm, 1981
  • Scuola San Marco from Venise, 50,5 x 65,5 cm, 1986

PEINTURE

  • Autoportrait à la palette, 190 x 89 cm, 1948
  • La Tour Eiffel, 145 x 96 cm, 1955
  • Arlequin, 130 x 96,5 cm, 1956
  • Torero, 130,1 x 97,3 cm, 1958
  • Tête de clown, 100 x 81,5 cm, 1961
  • Clown sur fond jaune, 130 x 81 cm, 1966
  • Clown, 115,8 x 81 cm, 1968
  • Folle et bouquet, 97,2 x 129,8 cm, 1970
  • Clown au chapeau melon fond rouge, 81,5 x 55 cm, 1977
  • Clown au chapeau jaune, 92,3 x 73,6 cm, 1986
  • Deux clowns trompette, 162 x 130 cm, 1989
  • Les clowns musiciens, le saxophoniste, 225,4 x 270 cm, 1991
  • Saint Tropez, Le Port, 130 x 195 cm, 1993
  • Clown aux tasses à café, 104 x 73,3 cm, 1996
  • Deux clowns, saxophone, 130,2 x 162,3 cm, 1989
  • Tête de clown, 116 x 81 cm, 1999

DESSIN-AQUARELLE

  • Marée basse, 50 x 65 cm, 1948
  • Tête de clown, 65 x 50 cm, 1955
  • Tête de torero, 65,5 x 50,5 cm, 1958
  • Nature morte au citron vert, 50 x 65 cm, 1950
  • Dîner mondain, 49 x 64 cm, 1960
  • Margoulies, 65,4 x 50,8 cm, 1963
  • Clown au chapeau pointu, 45,1 x 33,7 cm, 1965
  • Emile, 65,1 x 49,6 cm, 1966
  • Le phare, 50 x 64 cm, 1967
  • Clown au chapeau noir, 65,5 x 50 cm, 1976
  • Clown à la marguerite, 65 x 50 cm, 1978
  • Clown fond jaune, 65 x 50 cm, 1980
  • La Naumachie du Parc Monceau, 130 x 89 cm
  • Clown fond mauve, 65,3 x 49 cm, 1991

Des expositions partout dans le monde

EXPOSITIONS

  • Institut français de Berlin, 1958
  • Musée d’art moderne de Kyoto, 1963
  • Musée Unterlinden de Colmar, 1969
  • Musée postal de Paris, 1978
  • Musée Odakyu de Tokyo
  • Musée des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou, 1991
  • Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg, 1991
  • Musée Courbet d’Ornans, 1993
  • Musée des Beaux-Arts de Kaohsiung, Taïwan, 1996
  • Galerie Estades Lyon, 2001
  • Musée départemental breton, Quimper, 2007
  • Bernard Buffet, le graveur 1928 – 1999, musée Yves Brayer, Les Baux-de-Provence, 2012
  • Rétrospective, musée d’Art moderne de Paris, 2016-17
  • Bernard Buffet, intimement, Musée de Montmartre, Paris, 2017

MUSÉES

  • Musée Bernard Buffet
  • Musée d’art Roger-Quilliot, Clermont-Ferrand
  • Musée Estrine, Saint-Rémy-de-Provence

Les principaux livres sur Bernard Buffet

  • Lydia Harambourg, Bernard Buffet, Fonds de dotation Bernard Buffet, Plomelin, Éditions Paltines, 2013
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol.2, éditions Gründ, 1999, 13 440 p., p. 934 – 936
  • Pierre Bergé, Bernard Buffet, Pierre Caillet, Genève, 1958, réédition revue et augmentée, 1964
  • Jean-Claude Lamy, Bernard Buffet : Le samouraï, Paris, Albin Michel, 2008 361 p.
  • Claude Roger-Max, Cent tableaux de 1944 à 1958 par Bernard Buffet, catalogue de l’exposition de la Galerie Charpentier, Paris, Galerie Charpentier, 1958

Expertise et Estimation des œuvres de Bernard Buffet

Certaines œuvres de Bernard Buffet sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Bernard Buffet afin d’établir une estimation de votre pièce.

Martin BARRÉ

Martin Barré est né en septembre 1924 à Nantes et décédé en juillet 1993 à Paris. Après avoir suivi des cours d’architecture, c’est vers la peinture que Barré s’est finalement orienté. L’artiste a également eu une courte carrière de décorateur de théâtre entre 1946 et 1946. Si lorsque Barré s’installe ensuite à Paris il réalise essentiellement des œuvres figuratives, il va progressivement se tourner vers l’abstraction et ne s’adonner qu’à cette pratique. Il deviendra même l’un des peintres abstraits les plus importants du XXe siècle.

L’utilisation d’une abstraction singulière

Lorsque Martin Barré décide de faire l’expérience de la peinture abstraite, il mène ses propres recherches et réduit son geste à une forme minimale. En effet, l’artiste avance que la peinture n’a pas pour objectif de produire des formes ou de représenter quoi que ce soit, mais bien d’amener à une réflexion sur l’espace du tableau lui-même. C’est à travers cette théorie que Barré se distingue des autres peintres abstraits de son époque. Sa réflexion autour de l’abstraction est aujourd’hui encore considérée comme l’une des plus ambitieuses.

Une méthode de travail très personnelle

Au fur et à mesure des années, Martin Barré a créé puis  a établi un protocole de travail qu’il utilisait à chaque réalisation. Cette technique consiste à utiliser un fond blanc sur lequel il trace un fragment de ligne en oblique, hachure ensuite toutes les cases ou une partie d’entre elles avant de recouvrir l’ensemble de la toile d’un voile plus ou moins blanc, un processus qui peut être répété plusieurs fois. Dans les années 60, cette pratique était la signature même de l’artiste. Ce n’est qu’au cours des années 70 qu’il va finalement replacer la couleur au centre de son œuvre et proposer une peinture géométrique.

Œuvres réalisées par Martin Barré

PEINTURE

  • 57-120 x 120-A, 120 x 120 cm, 1957
  • 57-60-B, 130 x 97 cm, 1957
  • Bélouga, 60 x 81 cm, 1957
  • 57-58-50-C, 116 x 89 cm, 1957/58
  • 92×73-57, 92 x 73 cm, 1957
  • 59-96 x 88-B, 96 x 87,5 cm, 1959
  • Composition 60 T 38, 35 x 70 cm, 1960
  • T.4. 96 x 88, 96 x 88 cm, 1960
  • 61- T-29, 96 x 88 cm, 1961
  • 61- T-14, 96 x 88 cm, 1961
  • Peinture ou tube 61-T-32, 96 x 88 cm, 1961
  • 62-30-A, 88 x 82 cm, 1962
  • Composition-62-F, 96 x 88 cm, 1962
  • F. f. 2, 32,5 x 21,5 cm, 1963
  • 64- D-1-50 x 46, 50 x 46 cm, 1964

DESSIN-AQUARELLE

  • Sans titre, 62,5 x 47 cm, 1957
  • Composition, 62,5 x 47,5 cm, 1958
  • Composition, 59 x 49 cm, 1958
  • Composition, 62 x 55 cm, 1958
  • Sans titre N° 6, 59 x 63 cm, 1959
  • 76-77-C-125×120, 125 x 120 cm, 1976/77

Martin Barré, un artiste exposé à l’international

EXPOSITIONS

Expositions personnelles

  • Martin Barré, Galerie La Roue, Paris, 1956/57
  • Martin Barré, Museu de Arte Moderna, Rio de Janeiro, 1965
  • Martin Barré, Galerie Hedenius, Stockholm, 1965
  • Martin Barré, Galerie H, Hanovre, 1967
  • Martin Barré, diplinti, Galerie Daniel Templon, Milan, 1974/75
  • Martin Barré. Peintures récentes, Galerie Laage-Salomon, Paris, 1992
  • Toutes les gouaches (1957-1960) de Martin Barré, Galerie Barbier-Beltz, Paris
  • Works by Martin Barré, Andrew Kreps Gallery, New York, 2008
  • Martin Barré. « 91 », Galerie Nathalie Obadia, 2010
  • Martin Barré 1972-1977 : Les années décisives, Galerie Nathalie Obadia, Paris, 2013
  • Martin Barré (rétrospective), centre Pompidou, Paris, 2020

Expositions collectives

  • Divergences 4, Galerie Arnaud, Paris, 1956/57
  • Salon des réalités nouvelles, Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris, Paris, 1954, 1956, 1957, 1958
  • Divergence 7, Musée Renier, Verviers, 1959
  • Quatre peintres de l’École de Paris, Barré, Corneille, Gillet, Maryan, Galerie Kaare Bernsten, Oslo, 1960
  • Umwelt-Akzente – Die Expanion der Kunst, Kunstkreis, Monschau, 1970
  • XIV Bienal de São Paulo, Pavillon Armando de Arruda Pereira, São Paulo, 1977
  • Dalla natura all’arte, dall’arte alla natura, XXXVIIIBiennale de Venise, Venise, 1978
  • Paris-Paris. Créations en France 1937-1957, Centre Pompidou, Musée national d’Art Moderne, Paris, 1981
  • L’amour de l’art, Biennale d’art contemporain de Lyon, Lyon, 1991
  • Passions privées. Collections particulières d’art moderne et contemporain en France, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 1995/96
  • Rendez-vous, Masterpieces of the Centre Georges Pompidou and the Guggenheim Museums, Solomon R. Guggenheim Museum, New York, 1998/99
  • Déplacer, déplier, découvrir. La peinture en actes, 1960-1999, Musée d’Art moderne, d’Art contemporain et d’Art brut, Villeneuve d’Ascq, 3 mars – 27 mai 2012

MUSÉES

  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée d’Art moderne du Val-de-Marne, Paris
  • Musée Fabre, Montpellier
  • Musée d’Art moderne de Nantes

FONDATIONS

  • Fondation Gandur pour l’Art, Suisse
  • Hall Art Fondation, États-Unis

Les principales publications sur Martin Barré

MONOGRAPHIES

  • RAGON Michel, Martin Barré et la politique de l’espace, Édition Galerie Arnaud, Paris, 1960
  • BOIS Yves-Alain, Martin Barré, Édition Flammarion/Centre National des Arts Plastiques, Paris, 1993
  • BOIS Yves-Alain, Martin Barré, Cologne/ New York/ Paris, Édition Galerie Daniel Buchholz/ Andrew Kreps Gallery, Thea Weistreich, Ethan Wagner / Galerie Nathalie Obadia, 2008

ARTICLES ET ENTRETIENS

  • MILLET Catherine, « Entretien avec Martin Barré » suivi de « Le geste et la règle », art press, Paris, juin-jui.-août 1974, n° 12, p. 6-10
  • BONNEFOI Christian, « L’espace, pratique du temps », Peinture : Cahiers théoriques, Paris, 4etrimestre 1975, n° 10-11, p.186-188
  • HINDRY Ann, « L’abstraction présente », City — Magazine International, Paris, Genève, décembre 1985, n° 17, p.38
  • STOULLIG Claire, « Martin Barré. Le leurre de la géométrie », Artstudio (n° titré « Abstraction »), Paris, 1986, n1, p.38-47
  • HINDRY Ann, « Martin Barré, l’arrogance discrète d’une peinture absolue », Galeries Magazine, oct. — nov. 1987, n° 21, p. 82-87, p. 166, p. 169
  • PIGUET Philippe, « Martin Barré et ses épigones », L’Œil, Paris, juin. 2006, n° 581, p.42

Expertise et Estimation des œuvres de Martin Barré

Certaines œuvres de Martin Barré sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Martin Barré afin d’établir une estimation de votre pièce.

Georges BRAQUE

Georges Braque est né en mai 1882 à Argenteuil et décédé en août 1963 à Paris, à l’âge de 81 ans. Issu d’une famille d’artisans, son intérêt pour l’art est très vite révélé. Le jeune artiste commence son apprentissage aux côtés de son père avant d’intégrer l’Académie Humbert puis l’École des Beaux-Arts. Au terme de sa formation, Georges Braque visite des galeries et des musées et continue d’en apprendre plus sur les grands maîtres de l’époque. Très vite, il intègre la Société des Amis des Arts puis commence à exposer. Son art intrigue dès les premières expositions et il deviendra l’un des peintres français les plus connus de sa génération.

Des premières années marquées par un intérêt pour le fauvisme

Après avoir quelque temps expérimenté l’impressionnisme, Georges Braque se tourne très rapidement vers le fauvisme. En effet à partir de 1905, il sera très largement influencé par le travail d’Henri Matisse, d’Othon Friesz ou encore d’André Derain. Au cours de cette période très productive, Braque peint essentiellement des paysages aux couleurs pures et puissantes comme Le port de l’Estaque (1906) ou encore Port de La Ciotat (1907). À l’époque, ses œuvres s’inspirent essentiellement de paysages de Marseille, de l’Estaque ou du Midi.

Une figure incontournable du cubisme

C’est en grande partie sa rencontre avec Picasso qui va inciter Georges Braque à délaisser la couleur pour travailler de plus en plus sur la simplification et la géométrisation des formes. L’artiste développe alors une nouvelle esthétique et va même apporter de nouvelles techniques à son travail lorsqu’il se rapproche dangereusement de l’abstraction. Les collages, l’ajout de lettres et de chiffres ou encore l’imitation de la matière sont des procédés qui ont été utilisés par Braque. Loin de s’enfermer dans une seule version du cubisme, l’artiste a ensuite évolué vers des tons plus colorés et des formes plus réalistes en exploitant jusqu’à la fin de sa carrière le thème des oiseaux. Le style particulier de Georges Braque a marqué durablement le mouvement cubiste.

Œuvres réalisées par Georges Braque

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Pommes sur fond noir, 35,4 x 50,7 cm, 1954
  • Feuillage en couleurs, 65,7 x 50,2 cm, 1956
  • Un poème dans chaque livre, 20 x 36,9 cm, 1956
  • Lettera amorosa, 1956-1962
  • Au couchant (Oiseau XVI), 47,3 x 64,9 cm, 1958
  • Bon à tirer for Frontispiece, from Août, 37,5 x 48,5 cm, 1958
  • Oiseau dans le feuillage, 80 x 105 cm, 1961
  • Black Bird, Si je mourais là-bas, 1962/64
  • Fox, 54,6 x 37,9 cm
  • St John Perse, L’Ordre des oiseaux, 54 x 42 cm

PEINTURE

  • Paysage à la Ciotat, 51 x 62 cm, 1907
  • Femme lisant, 130 x 81 cm, 1911
  • Le Violon, 91,4 x 60 cm, 1914
  • La Table Grise, 145 x 76 cm, 1930
  • La Pianiste, 145 x 102,5 cm, 1937
  • Le modèle, 100,1 x 100,3 cm, 1939
  • Mandoline à la partition (Le Banjo), 107,7 x 89,1 cm, 1941
  • La terrasse, 114 x 146 cm, 1948/49
  • La lampe sur la table (Sous la lampe), 65,1 x 81 cm, 1952
  • La Treille, 130 x 130 cm, 1953/54
  • Nature morte au grand vase, 96,5 x 121 cm, 1955/60
  • Les deux oiseaux, 41 x 120 cm, 1956

DESSIN-AQUARELLE

  • L’Arlequin, 62 x 48 cm, 1912
  • Bouteille et verre Standard, 72 x 101 cm, 1913
  • Guitare et verre, 14 x 25,4 cm, 1920
  • Femme se peignant, 91 x 72 cm, 1924
  • Grand nu, 91 x 72,5 cm, 1927
  • Nature morte, pichet et fruits, 46,7 x 54,2, 1929
  • Odysseus, 181 x 74 cm, 1931/32
  • New Year’s Cards, 9,7 x 15,2 cm, 1954-1962

SCULPTURE

  • Le Nil, 28 x 30,5 cm, 1936
  • Hespéris, 45 cm, 1939
  • Cheval, 20 cm, 1939
  • Poisson, 35,5 cm, 1942
  • Étude d’après nature, 50,5 x 32,5 x 9 cm, 1945/48
  • Les deux poissons, 52 cm, 1952
  • Hermès, 175 x 80 x 24 cm, 1963
  • Les oiseaux bleus, hommage à Picasso, 58,5 x 73 cm, 1963
  • Hypponos, 24 x 32,5 x 9 cm, 2006

Georges Braque, un succès international

EXPOSITIONS

  • Georges Braque, les ateliers, Cleveland Museum of Art, 1949
  • Homage to Georges Braque, The Contemporary art center, Cincinnati
  • Georges Braque, Orangerie des Tuileries, Paris, 1974
  • Georges Braque, the late paintings, The Phillips Collection, Washington, 1982
  • Georges Braque, the late paintings, California Palace of the Legion of Honor, 1983
  • Georges Braque, Solomon R. Guggenheim Museum, New York
  • Georges Braque, Fondation Gianadda, Martigny, Suisse, 1992
  • Georges Braque, the Late Works, Menil Collection, Houston, Texas, 1997
  • Georges Braque et le paysage d’Estaque à Varengevillle 1906 – 1963, musée Cantini de Marseille, 2006
  • Exposition dans le musée de la Cité interdite Pékin Chine, 2012
  • Georges Braque (1882-1963), Menil Collection et Musée des Beaux-Arts de Houston, Texas, 2014

MUSÉES

  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée des Beaux-Arts du Canada
  • Musée Guggenheim Bilbao, Espagne
  • Museo Thyssen, Espagne
  • Philadelphia Museum of Art, Philadelphia
  • Metropolitan Museum of Art, New York

Les principaux ouvrages sur Georges Braque

  • Dora Vallier, Braque, la peinture et nous. Entretiens avec Braque, Les Cahiers d’art, 1954, p. 13-15
  • Philippe Lançon, « Le Grand Palais à Braque ouvert », Libéra
  • Collectif Hazan, Dictionnaire de la peinture moderne, Éditions Hazan, 1954
  • Marcel Brion, Braque, Somogy, 1963
  • Douglas Cooper, Braque, the Great Years, Little Hampton Book Services Ltd, 1973, 116 p.
  • Pierre Daix, Dictionnaire Picasso, Paris, Robert Laffont, 1995, 995 p.
  • Raphaël de Cuttoli et Baron Heger de Loewenfeld, Métamorphoses de Braque, Éditions France Art Center, 1989, 123 p.

Expertise et Estimation des œuvres de Georges Braque

Certaines œuvres de Georges Braque sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Georges Braque afin d’établir une estimation de votre pièce.

Youri PAVLOVITCH ANNENKOFF

Youri Pavlovitch Annenkoff, aussi connu sous le nom de Georges Annenkoff,  est un artiste expressionniste et moderne né dans l’Empire russe le 18 juillet 1889 et décédé à Paris le 12 juillet 1974 à l’âge de 84 ans. Peintre avant-gardiste, Annenkoff pratiquera pendant sa carrière plusieurs activités artistiques dont le dessin et la décoration pour lesquels il s’est passionné durant ses années d’études à l’École des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. Tout au long de sa carrière, Youri Pavlovitch Annenkoff va concilier toutes ses activités artistiques et ne cessera de se démarquer grâce à son abstraction picturale si particulière.

Une carrière de portraitiste avant-gardiste

Ayant étudié à Paris entre 1911 et 1912, Youri Pavlovitch Annenkoff a pu se confronter à de nouveaux courants artistiques qui lui ont permis d’enrichir son style graphique. Ainsi, il s’intéresse notamment aux mouvements cubistes et futuristes et les combine aux techniques qu’il doit à son apprentissage académique. C’est ainsi que naît sa série de portraits célèbres dans laquelle il dessine des personnalités éminentes de la culture de l’époque comme Anna Akhmatova ou encore Boris Pasternak.

Des activités théâtrales

Youri Pavlovitch Annenkoff est également connu pour son intérêt pour les arts décoratifs et les costumes de scène. En effet, faisant partie du cercle amical de l’intelligentsia créative de Saint-Pétersbourg, l’artiste intervient dans plusieurs productions théâtrales, ballets et films qui le rendront célèbre. Youri Pavlovitch Annenkoff deviendra d’ailleurs membre du conseil d’Administration de la Maison des Arts de Petrograd. Il sera également le costumier préféré de Max Ophüls et collaborera avec lui dans ses quatre derniers films.

Une nomination aux Oscars

Nommé Président du syndicat des cinéastes français, Youri Pavlovitch Annenkoff va de 1945 à 1955 cumuler ce poste avec ses carrières de peintre, de dessinateur, de costumier et de décorateur. Il produira au total des costumes pour plus de 500 films. Le talent de Youri Pavlovitch Annenkoff sera attesté par sa nomination aux Oscars pour les costumes du film « Madame de… » de Max Ophüls en 1954.

Un artiste exposé principalement en Russie

EXPOSITIONS

  • 2019 : Les favoris, « Nos artistes », Moscou
  • 2020 : Révolution derrière la porte, Musée russe de l’impressionnisme, Moscou
  • 2021 : Projet spécial anniversaire, Le musée russe de l’impressionnisme, Moscou

Œuvres réalisées par Youri Pavlovitch Annenkoff

PEINTURE

  • Our Lady of the Afflicted, 79 x 51 cm, 1911
  • Reclining Nude, 78,7 x 63,6 cm, 1912-14
  • Woman with bue Hat, 69,5 x 52,5 cm, 1918
  • Route National, 54 x 80,5 cm, 1930
  • Still-Life with Bottles and Flowers, 65 x 100 cm, 1930
  • Illusion optique aux carrés, 100,5 x 81,5 cm

THÉÂTRE

  • 1952 : Jésus la Caille, adapté du roman Jésus-la-Caille de Francis Carco, mise en scène Pierre Vade, Théâtre des Célestins
  • 1953 : La Rose tatouée de Tennessee Williams, mise en scène Pierre Valde, Théâtre Gramont
  • 1956 : Hiver ou les Temps du verbe de Jean Tardieu, mise en scène Jacques Polieri, Théâtre de la Huchette
  • 1957 : Scabreuse Aventure de Dostoïevski, Théâtre du Vieux Colombier

FILMOGRAPHIE

  • 1926 : Friedrich Wilhelm Murnau, Faust, une légende allemande Friedrich Wilhelm Murnau
  • 1934 : Alexis Granowsky , Les Nuits moscovites
  • 1935 : Léon Mathot , La Mascotte
  • 1936 : Anatole Litvak , Mayerling
  • 1936 : Alexis Granowsky , Tarass Boulba
  • 1937 : Georg Wilhelm Pabst , Salonique nid d’espions
  • 1937 : Marcel l’Herbier , Nuits de feu
  • 1937 : Victor Tourjansky , Le Mensonge de Nina Petrovna
  • 1938 : Victor Tourjansky , Nostalgie
  • 1938 : Fédor Ozep (et Mario Soldati), Tarakanowa et La princepessa Tarakanova
  • 1938 : Georg Wilhelm Pabst, Le Drame de Shanghaï
  • 1939 : Abel Gance , Louise
  • 1940 : Raymond Bernard , Cavalcade d’amour
  • 1942 : Jacques de Baroncelli, La Duchesse de Langeais
  • 1942 : Jean Delannoy, Pontcarral, colonel d’empire
  • 1943 : Jean Delannoy, L’Éternel Retour
  • 1944 : Jean Delannoy, Le Bossu
  • 1945 : Lucien Ganier-Raymond, Le Père Serge
  • 1946 : Marcel l’Herbier, L’Affaire du Collier de la Reine
  • 1946 : Jean Delannoy , La Symphonie pastorale
  • 1946 : Louis Daquin , Patrie
  • 1947 : Charles Lamac , La Colère des dieux
  • 1947 : Carmine Gallone , La traviata
  • 1948 : Christian-Jaque, La Chartreuse de Parme
  • 1949 : Carmine Gallone , Addio Mimi
  • 1949 : Gregory Ratoff , Cagliostro
  • 1949 : Jean Boyer , Valse brillante
  • 1950 : Carmine Gallone , La leggenda di Faust
  • 1950 : Henri Jeanson , Lady Paname
  • 1950 : Max Ophüls , La Ronde
  • 1952 : Max Ophüls Le Plaisir
  • 1952 : Carmine Gallone , Puccini
  • 1953 : Max Ophüls, Madame de…
  • 1954 : Robert Siodmak , Le Grand Jeu
  • 1954 : Georges Combret, Raspoutine
  • 1954 : Giacomo Gentilomo, L’amour viendra
  • 1954 : Georges Combret, La Castiglione
  • 1954 : Giacomo Gentilomo, Les Deux Orphelines
  • 1955 : Max Ophüls, Lola Montès
  • 1957 : Jacques Becker, Montparnasse 19
  • 1966 : Alex Joffé , Pas question le samedi

PUBLICATIONS

  • 1994 : En habillant les vedettes, Robert Marin, 1951 ; réédition avec une préface d’Anne Wiazemsky, Quai Voltaire
  • 1962 :  Max Ophuls, Paris, Eric Losfeld -Le Terrain vague
  • 2018 : La Révolution derrière la porte, traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard, préface de Michel Heller, Quai Voltaire, 1994 — trad. Revue et rééd. sous le titre De petits riens sans importances, Lagrasse, Verdier
  • 2016 : Journal de mes rencontres. Un cycle de tragédies, traduit du russe par Marianne Gourg, Odile Menik-Ardin et Irène Sokologorsky, Éditions des Syrtes

Expertise et Estimation des œuvres de Youri Pavlovitch Annenkoff

Certaines œuvres de Youri Pavlovitch Annenkoff sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Youri Annenkoff afin d’établir une estimation de votre pièce.

Louis CARMONTELLE

De son vrai nom Louis Carrogis, Louis Carmontelle est né en août 1717 à Paris et décédé en décembre 1806 dans la même ville à l’âge de 89 ans. Incité par son père à s’intéresser à l’art, il apprend à dessiner et à peindre en autodidacte. A la même période, il étudie les mathématiques et se sert de ses compétences pour devenir précepteur d’enfants de la noblesse. Lorsque le jeune homme participe à la guerre de Sept Ans, il dessine plusieurs campagnes militaires et se fait remarquer pour son talent par ceux qui deviendront plus tard ses futurs mécènes. C’est dans ce contexte que Louis Carmontelle décide de faire de l’art son activité professionnelle principale.

Un portraitiste très prisé

Les compétences de portraitiste de Louis Carmontelle ont pu être appréciées pendant la guerre alors qu’il réalisait des caricatures de certains militaires pour amuser les officiers de régiment. Au total, ce sont plus de 750 portraits que réalisera l’artiste. Louis Carmontelle dessinait des portraits de tous ceux qu’il rencontrait : des femmes et des hommes de tout âge et de toute origine sociale. On retrouve donc dans son œuvre des portraits de ducs, de gouverneurs, de chevaliers, etc. Très fidèles à la réalité, ils étaient réalisés au crayon, à l’aquarelle, au pastel et parfois à la gouache. Un grand nombre de personnages de la société des Lumières s’est fait tirer le portrait par Louis Carmontelle.

Les transparents, le nouveau support à la mode

Au XVIIIe siècle, les transparents connaissent un véritable essor en Europe et en Amérique. Il s’agit de feuilles peintes qui révèlent leurs couleurs lorsqu’elles sont éclairées par transparence. La création de ces supports est le résultat d’un travail complexe autour de la lumière, de l’optique et de la perspective. Les transparents de Louis Carmontelle représentent en général des paysages ou des personnages qu’il avait, pour la plupart, déjà peints ou alors décrits dans ses proverbes. À travers ces œuvres, l’artiste recrée des demeures et des villages de l’époque et moque l’insouciance de la noblesse. Il introduit même dans ces réalisations des jeux de mots et de calembours qui rendent ses inventions illusionnistes uniques.

Les proverbes de Louis Carmontelle

Louis Carmontelle a également eu une carrière d’écrivain à l’occasion de laquelle il a pu écrire des proverbes. Comme pour les portraits, il a commencé cette pratique à l’armée et invitait à l’époque hommes et femmes à interpréter des pièces de théâtre de société qu’il avait lui-même écrites. Ces pièces divertissantes et amusantes avaient pour but de mettre en scène un proverbe. Louis Carmontelle a laissé derrière lui de nombreux proverbes qui, bien qu’ils puissent être plaisants à entendre ou à jouer, restent assez prévisibles et ne suscitent pas de réelle surprise.

Les œuvres de Louis Carmontelle

DESSIN-AQUARELLE

  • Vivant Denon faisant le portrait du chevalier de Cossé, 33,5 x 21,5 cm
  • Monsieur de Mornay, Gouverneur de Saint-Cloud, 27,1 x 19 cm
  • Paysages panoramiques des Campagnes de France, 32 x 144,3 cm
  • La Marquise de Pons, 27 x 16,8 cm
  • Le Duc de Chartres en Habit de Saint-Cloud, 28,7 x 17,8 cm
  • Autoportrait de l’artiste, 29,9 x 21,9 cm
  • Mademoiselle Grimperel, full length, seated, holding a viola, 25,6 x 17,9 cm
  • Mesdames de Blot, d’Egmont et de Brionne, 32,2 x 22,3 cm
  • Madame de Lacombe jouant avec son fils, 31 x 20 cm
  • Monsieur et Madame Montbreton, 33 x 22,5 cm
  • La Société du Palais-Royal, 32,2 x 42,7 cm, 1773/75
  • Portrait de Monsieur de Montfontaine, 29 x 17 cm
  • Portrait d’un Abbé, 21 x 17 cm

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Pierre-Victor-Joseph de Brünstatt, Baron de Besenval, 27,9 x 18,7 cm
  • Le baron Pierre de Bezenval, 28 x 19 cm
  • Le Duc d’Orléans assis et le Duc de Chartres debout, 28,5 x 18,5 cm

Louis Carmontelle, un artiste plus ou moins connu

EXPOSITIONS

  • Dessiner un jardin, Écuries du Domaine de Sceaux, Sceaux, 2019
  • Carmontelle ou le temps de la douceur de vivre, Château de Chantilly et Musée Condé, Chantilly, 2020

MUSÉES

  • Musée du Louvre, Paris
  • Musée national de Monaco
  • Musée Condé, Chantilly

Les principales publications sur Louis Carmontelle

Théâtre

  • Proverbes dramatiques, 1768-1769
  • Amusements de société, ou Proverbes dramatiques, 8 volumes, 1768-1771
  • Proverbes dramatiques, 8 volumes, 1774-1781
  • Théâtre de campagne, 4 volumes, 1775
  • Nouveaux Proverbes dramatiques, 2 volumes 1811
  • Proverbes et comédies posthumes de Carmontel, précédés d’une notice par Madame la comtesse de Genlis, 3 volumes, 1825

Ouvrages variés

  • Jardin de Monceau, près de Paris, appartenant à Son Altesse sérénissime Monseigneur le Duc de Chartres, 1779 ; réédition en fac-similé : Le Jardin de Flore, Paris, 1979. Texte et dessins de Carmontelle
  • Conversations des gens du monde dans tous les temps de l’année, 2 volumes, 1786
  • Les Femmes, roman dialogué, 1825

Critique d’art

  • Louis François Henri Lefébure, Coup de patte sur le salon de 1779, dialogue, précédé et suivi de réflexions sur la peinture, 1779
  • Louis François Henri Lefébure, Encore un coup de patte pour le dernier, ou Dialogue sur le salon de 1787, 1787
  • Louis François Henri Lefébure, Le Triumvirat des arts, ou Dialogue entre un peintre, un musicien et un poète, sur les tableaux exposés au Louvre, année 1783 : pour servir de continuation au Coup de patte et à la Patte de velours, 1783

Expertise et Estimation des œuvres de Louis Carmontelle

Certaines œuvres de Louis Carmontelle sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Louis Carmontelle afin d’établir une estimation de votre pièce.

Étienne DINET

Artiste du Second Empire, Alphonse-Étienne Dinet est le principal représentant du mouvement orientaliste né de la passion et de la curiosité que vouèrent les artistes du XIXe aux pays musulmans. Dinet effectua de nombreux voyages en Orient avant de s’y installer définitivement et de se convertir à l’islam.

Un voyage marquant

Étienne Dinet est né à Paris en 1861 au sein d’une famille bourgeoise. Il étudia au lycée Henri IV avant d’intégrer l’École des Beaux-Arts de Paris en 1881 dans l’atelier du peintre Pierre-Victor Galland (1822-1892).

Le jeune artiste rejoignit par la suite l’Académie Julian — école plus libre et moins académique — où il fut notamment influencé par William Bouguereau (1825-1905) et Tony Robert-Fleury (1837-1911). Son travail paya : Dinet obtint en 1884 une médaille au Salon des Arts Plastiques du Palais de l’Industrie ainsi qu’une bourse.

Peu intéressé par la révolution impressionniste qui s’opérait alors, notamment sous l’impulsion du jeune Édouard Manet (1832-1883), Étienne Dinet décida de partir en Algérie, pays qu’il avait déjà eu l’occasion de visiter l’année passée. Il fit alors un périple jusqu’à Ouargla et Laghouat.

Ce voyage marqua profondément Dinet ainsi que sa vision artistique. Passionné de dessin et de couleur, il s’éprit des paysages ainsi que des jeunes filles nubiles et dévêtues (Terrasses de Laghouat, 1885, huile sur toile, Musée National des Beaux-Arts d’Alger). Ainsi naquit le point de départ d’une histoire d’amour avec l’Algérie, sa culture, ses traditions, ses habitants, sa langue, sa religion.

1887-1900 : Paris et les salons

De retour à Paris, Étienne Dinet exposa ses œuvres à la galerie Georges Petit au sein du groupe dit des « XXXIII » composé de peintres français et étrangers en marge des courants artistiques dominants à l’époque.

En 1889, Dinet participa à l’Exposition universelle de Paris où sa série de toiles réalisées à Bou-Saâda fut récompensée par une médaille d’argent.

Quelques années plus tard, en 1893, l’artiste compta parmi les membres fondateurs de la Société des peintres orientalistes français et participa à leur première exposition officielle.

À cette époque, les premières œuvres de Dinet illustrèrent des paysages à la luminosité vibrante. Peu à peu, le jeune artiste ajouta des personnages à sa composition, s’intéressant toutefois davantage au traitement de la lumière qu’aux émotions humaines (Une rue à Laghouat, 1885, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris).     

1900-1914 : l’adoption de l’Algérie et de sa culture

Depuis ses premiers voyages effectués dans les années 1880, Étienne Dinet passait six mois de l’année en Algérie et revenait ensuite à Paris pour participer aux divers salons. En 1905, Dinet s’installa définitivement à Bou-Saâda tout en continuant à effectuer de fréquents voyages en France. Parlant déjà couramment arabe, l’artiste orientaliste s’immergea totalement dans la vie culturelle algérienne.

Avec son ami Sliman Ben Ibrahim rencontré en 1889, Étienne Dinet parcourut le désert et se familiarisa avec les tribus nomades et bédouines, découvrant la tradition arabo-berbère. De ces rencontres et expériences émergèrent de nouveaux motifs et inspirations.

Après les scènes de genre et de la vie quotidienne, Dinet s’intéressa aux portraits. L’artiste dépeignit de nombreuses femmes en partie dénudées dans des coloris presque fauves (Raoucha, 1901, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts d’Alger).

L’année 1913 marqua un tournant dans la vie d’Étienne Dinet. Cette année-là l’artiste rendit publique sa conversion à l’islam sous le nom de Nasr-Ed-Dine Dini, puis Hadj-Nasr-Ed-Dine Dini en 1929 après son pèlerinage à la Mecque.

1914-1929 : les dernières années

Après la Première Guerre mondiale, l’œuvre de Dinet évolua. En ce sens, sa technique se relâcha et proposa une palette aux coloris acides (roses, turquoises, mauves et bleus). Dès lors, ses œuvres furent moins appréciées en France, notamment en raison d’un style jugé trop académique.

Étienne Dinet mourut à Paris en décembre 1929, quelques mois seulement après son pèlerinage à La Mecque.

L’apport d’Étienne Dinet à l’histoire de l’art

Étienne Dinet est aujourd’hui l’un des peintres orientalistes les plus recherchés. Tendance importante de l’art du XIXe, l’orientalisme illustre la curiosité passionnée des artistes pour les pays musulmans au lendemain de la campagne d’Égypte de 1798.

Les compositions des peintres représentèrent divers thèmes, notamment le harem et le désert. Si de son côté Étienne Dinet fut apprécié à son époque pour ses nus, l’artiste orientaliste excella dans la représentation de la condition humaine des Bédouins. Vivant d’abord avec les locaux avant d’épouser totalement leur mode de vie, Dinet sut mieux que personne restituer la vie algérienne au travers de ses vieilles femmes affairées à leurs occupations journalières ; ses adolescentes fières, rieuses et insouciantes ; ses caravaniers à dos de chameau au teint buriné par le soleil ; ses scènes colorées de marché ou encore la quiétude de ses palmeraies.

Les musées qui exposent Étienne Dinet

Les œuvres d’Étienne Dinet sont principalement exposées en France (Musée d’Orsay, Musée des Beaux-Arts de Reims, Musée des Beaux-Arts de Lyon) et en Algérie (Musée National des Beaux-Arts d’Alger, Musée National Nasr Eddine Dinet de Bou-Sâada, Musée National Cirta de Constantine, Musée Ahmed Zabana d’Oran).

Les principales expositions de l’artiste

  • 2022 : « Rêves d’Orient », Château-Musée de Nemours
  • 2012 : « L’Art d’aimer : de la séduction à la volupté », Palais Lumière, Evian

Les principaux ouvrages sur Étienne Dinet

  • RACHDI Naïma, Étienne Dinet, éd. Chèvre-feuille étoilée, 2011
  • VIDAL-BUE Marion, L’Algérie du Sud et ses peintres, éd. Paris Méditerranée, 2000
  • BRAHIMI Denise et BENCHIKOU Koudir, La vie et l’œuvre d’Étienne Dinet (Les Orientalistes, volume 2), éd. ACR, 1998
  • POUILLON François, Les deux vies d’Étienne Dinet, éd. Balland, 1997
  • DINET-ROLLINCE Jeanne, La vie de Étienne Dinet, éd. Maisonneuve, 1938

Expertise et Estimation des œuvres d’Étienne Dinet

Certaines œuvres d’Étienne Dinet sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Étienne Dinet afin d’établir une estimation de votre pièce.

Jean DUFY

Artiste aujourd’hui méconnu en raison de la notoriété de son frère ainé Raoul Dufy (1877-1953), Jean Dufy est pourtant l’auteur d’une œuvre abondante. Encouragé par son frère alors en proie aux influences fauve et cubiste, Jean Dufy se forma à son tour à la peinture.

Une famille d’artistes

Jean Dufy est né au Havre en 1888 au sein d’une famille nombreuse et modeste. Le deuxième enfant de la fratrie n’est autre que le peintre Raoul Dufy qui parvint à développer un style unique mêlant le dessin et la couleur, sans pour autant que ces éléments ne coïncident jamais totalement dans la composition. Leur père, musicien amateur talentueux, sut transmettre son goût pour l’art à plusieurs de ses fils.

À l’instar de Raoul, Jean dut travailler jeune et exerça dans une maison d’importation de produits d’outre-mer avant d’être secrétaire sur le transatlantique qui reliait Le Havre à New York.

1906-1914 : les années de formation

C’est au Havre que la sensibilité artistique de Jean Dufy se forma. La Normandie fut une terre riche en termes d’émulation artistique. En ce sens, Honfleur vit l’éclosion du peintre Eugène Boudin (1824-1898) annonçant l’impressionnisme à venir. L’effervescence du port du Havre ainsi que les lectures de Dufy (Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud) participèrent également à la formation du jeune peintre.

Mais c’est surtout l’exposition des peintres fauves au Havre en 1906 qui marqua Jean Dufy. Il découvrit alors Henri Matisse (1869-1954), Albert Marquet (1875-1947) et Pablo Picasso (1881-1973). Dufy fut particulièrement enthousiasmé par l’œuvre la Fenêtre ouverte à Collioure (1905) de Matisse à la lumière éclatante et aux couleurs violentes et bruyantes.

1914-1920 : l’installation à Paris

Jean Dufy s’installa à Paris en 1914 après avoir effectué son service militaire de 1910 à 1912. Le jeune havrais fit alors la rencontre des peintres André Derain (1880-1954), Georges Braque (1882-1963), Pablo Picasso ainsi que de l’écrivain Guillaume Apollinaire (1880-1918).

Dufy exposa ses premières aquarelles en 1914 à la galerie Berthe Weil. Les tonalités sourdes — bruns, bleus, rouges sombres — côtoient la technique des hachures héritées de Paul Cézanne (1839-1906) qui fut par la suite reprise par son frère Raoul.

Mobilisé dès la première année de guerre, Jean Dufy n’abandonna pas pour autant ses recherches et continua à peindre et dessiner sur des carnets (fleurs, chevaux, paysages).

Si Raoul Dufy mit ses talents de dessinateur au profit d’une firme de soieries lyonnaise, Jean Dufy réalisa dès 1916, et ce durant plus de trente ans, des décors de nature florale et animale pour la porcelaine Théodore Haviland de Limoges. Son travail fut récompensé par une médaille d’or lors de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925.

Les années 1920 : une œuvre dévoilée

En 1920, Jean Dufy s’installa dans le quartier de Montmartre près de Georges Braque. Durant cette décennie l’artiste exposa ses œuvres à de nombreuses reprises : à Paris (Salon d’automne de 1920, 1923, 1924, 1927, 1932 ; Galerie Bing en 1929) et à New York (Balzac Galleries en 1930, Perls Galleries en 1938).

Ses dons de coloriste furent ainsi révélés au grand public à travers ses patchworks de carrés de couleur et ses répétitions audacieuses de la lumière (Nature morte à la tasse, 1921, huile sur toile).

À partir des années 1920, les thèmes issus de la musique et du cirque prirent une place croissante dans l’œuvre de l’artiste (Le Cirque, 1927, huile sur toile).

1937 : Raoul et Jean, la rupture

En 1937, Raoul Dufy fut chargé par le directeur général de la Compagnie Parisienne de Distribution de l’Électricité d’exécuter la décoration du pavillon de l’Électricité dans le cadre de l’Exposition internationale de 1937. Jean l’aida en concevant une vaste fresque à la gloire de l’électricité sur une surface de six cents mètres carrés (Raoul Dufy, La Fée Électricité, 1937, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris).

Cette œuvre fut reçue avec un grand enthousiasme de la part du public. Toutefois, Raoul Dufy ne mentionna pas la participation de son frère Jean, ce qui eut pour conséquence d’éloigner définitivement les deux frères.

1950-1960 : voyages et expositions

Jean Dufy consacra les dernières années de sa vie à des voyages en Europe (Italie, Grèce, Irlande, Angleterre, Autriche, Danemark, Suède, Pays-Bas, Espagne) ainsi qu’en Afrique du Sud. Mais c’est Paris qui eut de tout temps la préférence du peintre. Jean Dufy choisit la capitale comme sujet phare de ses aquarelles et de ses toiles.

Le peintre havrais fut régulièrement exposé de son vivant à Paris, mais également aux États-Unis à New York et Philadelphie.

L’apport de Jean Dufy à l’histoire de l’art

Jean Dufy adopta un style proche de celui de son frère Raoul. Dans ses compositions, le bleu — couleur du ciel et de la mer — est décliné dans tous les tons, avec des effets de transparence et associé à des couleurs vives, signe de joie de vivre.

Les formes illustrées dans les compositions de Jean sont davantage fondues que celles présentes dans les œuvres de Raoul. Jean était également plus sensible à la globalité de l’œuvre, à la scène représentée dans son ensemble tandis que son frère s’attardait sur la particularité, l’individualité.

Le cirque constitue un thème cher à Jean Dufy. Il exécuta des œuvres à la fois sensibles, nerveuses et incisives. Ses compositions représentant l’univers saltimbanque sont une célébration permanente de la joie de vivre.

Les musées qui exposent Jean Dufy

Les œuvres de Jean Dufy sont principalement exposées en France : Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Centre Pompidou, Musée des Beaux-Arts de Caen, Historial de la Vendée aux Lucs-sur-Boulogne.

Ses œuvres sont également exposées aux États-Unis (Art Institute de Chicago, Museum of Modern Art de New York, Detroit Institute of Arts) ainsi qu’en Autriche au Albertina Museum de Vienne.

Les principales expositions de l’artiste

  • 2015 : « Monet to Matisse – On the French Coast », Museum of Fine Arts, Saint-Pétersbourg
  • 2014 : « Jean Dufy, Paris » Galerie Jacques Bailly, Paris
  • 2011 : « Raoul et Jean Dufy — Complicité et Rupture », Musée Marmottan Monet, Paris
  • 2004 : « Au Cirque, le Peintre et le Saltimbanque », Musée de la Chartreuse, Douai

Les principaux ouvrages sur Jean Dufy

  • BAILLY Jacques et MICUCCI Marjorie, Jean Dufy, le Pays maritime, éd. Magellan & Cie, 2016
  • BAILLY Jacques, Jean Dufy, Paris aux cent couleurs, éd. Hazan, 2012
  • JACOB Pascal, Jean Dufy, le Cirque en Majesté, éd. Magellan & Cie, 2012
  • Raoul Dufy et Jean Dufy — Complicité et Rupture, Catalogue d’exposition, éd. Hazan, 2011
  • BAILLY Jacques, Catalogue raisonné de l’œuvre de Jean Dufy, Volume I & II, éd. Jacques Bailly, 2002

Expertise et Estimation des œuvres de Jean Dufy

Certaines œuvres de Jean Dufy sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Jean Dufy afin d’établir une estimation de votre pièce.

Raoul DUFY

Exceptionnel dessinateur et coloriste, Raoul Dufy excella aussi bien dans la peinture, la gravure, la lithographie que dans la céramique.

S’il subit l’influence de l’impressionnisme à ses débuts, avant d’expérimenter le fauvisme et le cubisme cézannien ; Raoul Dufy parvint à développer une touche qui lui est propre et facilement reconnaissable faisant de lui un artiste phare du XXème siècle.

Le Havre, berceau de grands peintres

Né au Havre en 1877, Raoul Dufy est l’ainé de neuf enfants. Issu d’une famille modeste le jeune garçon interrompit ses études à l’âge de quatorze ans afin de travailler dans une maison d’importation de café. Mais son père qui aimait la musique transmit son goût pour l’art à plusieurs de ses fils, dont Raoul et son jeune frère Jean (1888-1964) qui deviendra peintre également.

Ainsi, à la même époque, Raoul Dufy suivit des cours du soir à l’École municipale des Beaux-Arts du Havre. À cette occasion il fit la rencontre d’Othon Friesz (1879-1949) qui restera l’un de ses plus fidèles amis.

1895-1900 : des prémices impressionnistes

Durant ses premières années au Havre, Raoul Dufy acquit une certaine maîtrise du dessin qu’il n’aura de cesse de perfectionner.

Il ne put échapper à l’influence du Honfleurais Eugène Boudin (1824-1898) et du style impressionniste que les paysages et personnages de la région lui offrirent. La plage de Sainte-Adresse constitua un motif privilégié où s’illustraient pêcheurs et promeneurs (La plage de Sainte-Adresse, 1904, huile sur toile, Centre Pompidou, Paris). Ainsi, dès 1895 Dufy réalisa des aquarelles académiques de paysages des proches environs ainsi que des portraits de famille et des autoportraits.

1900-1908 : le fauvisme, un choc artistique

En 1900, Raoul Dufy reçut une bourse de la ville du Havre lui permettant de s’inscrire à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il fréquenta l’atelier du peintre Léon Bonnat (1833-1922) où il retrouva Friesz avec lequel il partagea un atelier à Montmartre.

Si entre 1901 et 1904, Raoul Dufy continua d’être influencé par les impressionnistes — Camille Pissarro (1830-1903) et Claude Monet notamment (1840-1926) — le Salon d’automne de 1905 créa un choc chez le jeune peintre. En effet, le fauvisme des artistes Henri Matisse (1869-1954) et André Derain (1880-1954) déclencha chez Dufy une quête artistique qui le conduira au développement d’un style personnel.

Durant cette période, Raoul Dufy réalisa des œuvres simples aux sujets épurés et aux couleurs éclatantes (Vieilles maisons sur le bassin de Honfleur, 1906, huile sur toile).

1908 : la tentation du cubisme cézannien

En 1908, Dufy découvrit Marseille et l’Estaque en compagnie de Georges Braque (1882-1963). Le jeune artiste se passionna pour Cézanne (1839-1906) et commença, de fait, à ordonner son dessin au travers de compositions davantage géométriques.

Au contact de Braque — qui de son côté allait être à l’origine du cubisme — Raoul Dufy simplifia ses formes, structura l’espace et adoucit ses couleurs (La grande baigneuse, 1914, huile sur toile, Musée d’Art Moderne André Malraux, Le Havre).

Mais le cubisme n’étant pas au goût de l’époque, les toiles se vendaient très mal. Raoul Dufy, par nécessité économique, s’adonna à la gravure sur bois à partir de 1907 puis poursuivit son travail de recherche entre 1909 et 1911. Il illustra de nombreux livres en puisant son inspiration dans l’art populaire.

1910 : Dufy et la mode

Séduit par la fantaisie de Dufy, le couturier Paul Poiret (1879-1944) lui proposa de réaliser des tissus. Ainsi, en 1910, Poiret et Dufy créèrent un atelier d’impression de tissus « La petite usine ». L’artiste était en charge de dessiner les motifs, graver les bois destinés à l’impression et d’étudier les techniques chimiques nécessaires à l’impression. Peu à peu Raoul Dufy introduit la couleur et assouplit son trait.

En 1912, Dufy signa un contrat avec une firme de soieries lyonnaise qui lui permit d’exprimer pleinement son talent. L’artiste poursuivit cette activité parallèle jusqu’en 1928.

Depuis 1919 : la recherche d’une touche propre

Cherchant à développer un style n’appartenant qu’à lui, Raoul Dufy voyagea dans plusieurs pays à partir de 1919 — Italie, Sicile, Maroc — en quête de nouveaux modèles. Mais c’est en Provence que Raoul Dufy parvint à trouver son inspiration. Il allia sa maîtrise extraordinaire du dessin aux couleurs éclatantes. Son trait se libéra des contraintes du cubisme laissant s’épanouir courbes et arabesques (Les collines de Vence, vers 1920, huile sur toile).

L’apport de Raoul Dufy à l’histoire de l’art

Après avoir testé de nombreux styles — impressionniste, fauve, cubiste — Raoul Dufy parvint à développer sa propre touche. Les caractéristiques essentielles de son style furent en place dès 1920.

Les compositions de Dufy sont tout d’abord conçues à travers un trait de dessin caractéristique du peintre. Végétaux, personnages, symboles, courbes ressortent de ses compositions tels de véritables éléments sculptés. Ces derniers, tracés au crayon, à l’encre de Chine ou au pinceau fin, structurent la scène et lui insufflent la vie.

Associée au dessin, la couleur étalée en larges aplats ou en zébrures nerveuses imbibe la forme en arrière-plan et déborde largement, créant ainsi une ambiance colorée aux tons purs et rayonnants.

Ainsi, la forme et la couleur ne coïncident jamais totalement dans les compositions de Dufy, faisant de ses peintures des œuvres uniques et reconnaissables.

Son œuvre la plus monumentale est sans conteste la fresque La Fée Électricité réalisée à la demande de la Compagnie parisienne d’Électricité en 1937.

Les musées qui exposent Raoul Dufy

Les œuvres de Raoul Dufy sont principalement exposées à Paris (Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Centre Pompidou) ainsi qu’au Musée d’Art Moderne d’André Malraux du Havre. Il est également possible d’admirer ses œuvres à la Fondation Bemberg de Toulouse, au Musée Henri-Martin de Cahors ou à l’étranger (Petit Palais de Genève, Galerie Nationale de Prague).

Les principales expositions de l’artiste

  • 2021 : « Le Paris de Dufy », Musée de Montmartre, Paris
  • 2019 : « Raoul Dufy au Havre », Musée d’Art Moderne d’André Malraux, Le Havre
  • 2017 : « Dufy – Le bonheur de vivre », Palais Lumière, Évian
  • 2011 : « Raoul et Jean Dufy — Complicité et Rupture », Musée Mormottan Monet, Paris
  • 2008 : « Raoul Dufy — Le Plaisir », Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Les principaux ouvrages sur Raoul Dufy

  • LAZ Lauren, La légèreté Raoul Dufy, éd. Somogy, 2017
  • RICCIOTTI Rudy, Les couleurs du bonheur, éd. Silvana, 2017
  • Raoul Dufy et Jean Dufy — Complicité et Rupture, Catalogue d’exposition, éd. Hazan, 2011
  • Raoul Dufy : du motif à la couleur, éd. Somogy, 2003
  • Dufy, éd. des Musées de Nice, 1990
  • LAFAILLE Maurice, Catalogue raisonné de l’œuvre peint de Raoul Dufy, éd. Motte, 1972-1977
  • COGNIAT Raymond, Raoul Dufy, éd. Flammarion, 1967

Expertise et Estimation des œuvres de Raoul Dufy

Certaines œuvres de Raoul Dufy sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Raoul Dufy afin d’établir une estimation de votre pièce.

Sonia DELAUNAY

Artiste majeure du XXème siècle, Sonia Delaunay joua un rôle primordial dans le renouvellement de l’art moderne. Avec son mari, Robert Delaunay (1885-1941), elle contribua notamment au développement de l’art abstrait sur la scène française. Mais Sonia Delaunay est en réalité une artiste difficile à qualifier tant elle expérimenta ses recherches plastiques dans de multiples domaines dès les années 1910.

Une enfance au sein de l’élite russe

Née en 1885 dans une famille juive en Ukraine, Sonia Delaunay — Sarah Stern de son nom de naissance — fut adoptée peu après par son oncle Henri Terk et grandit en Russie dans un milieu cultivé. La jeune fille reçut une éducation russe classique et développa une passion pour l’art européen.

Sur les conseils de son professeur de dessin du lycée de Saint-Pétersbourg, Sonia fut envoyée en Allemagne en 1903 afin de poursuivre ses études artistiques.

La jeune femme déménagea à Paris en 1905 et suivit les cours de l’Académie de la Palette à Montparnasse. Peu après elle découvrit le fauvisme qui l’enthousiasma.

1905-1910 : la découverte du fauvisme

Arrivée à Paris en 1905 à tout juste vingt ans, Sonia Stern suivit dans un premier temps des cours dispensés par des maîtres néo-classiques avant de s’en écarter. En effet, la jeune artiste préféra découvrir les œuvres de Paul Gauguin (1848-1903), Pierre Bonnard (1867-1947), Édouard Vuillard (1868-1940) ou encore André Derain (1880-1954).

Ainsi, les œuvres de jeunesse de Sonia furent marquées par la découverte du fauvisme, mouvement artistique privilégiant les qualités picturales et l’utilisation de couleurs fortes. L’artiste réalisa de nombreux portraits et nus illustrant ce mouvement (Jeune fille endormie, 1907, huile sur toile ; Nu jaune, 1908, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Nantes). Sa première exposition personnelle fut organisée à la galerie Uhde en 1908.

1908 : la naissance du couple Sonia et Robert Delaunay

L’année 1908 est primordiale comme étant celle de la rencontre entre Sonia Stern et Robert Delaunay dans cette même galerie Uhde de la rue Notre-Dame-des-Champs. Cet homme colérique et égoïste la fascina, elle qui le considéra comme un poète s’exprimant avec des couleurs.

Le couple se maria en 1910 et vit, l’année suivante, la naissance de leur fils Charles. Sonia suivit son mari sur les chemins de l’abstraction. Les œuvres se déclinèrent en cycles où les couleurs pures devinrent des plans engendrant des formes construites par la profondeur des couleurs traduisant mouvement et lumière (Bal Bullier, 1913, huile sur toile, Centre Pompidou, Paris).

En 1912, Guillaume Apollinaire proposa dans ses « Méditations esthétiques » de qualifier ce mouvement d’avant-garde « d’orphisme ». Ce dernier regrouperait des œuvres selon trois caractéristiques : des éléments figuratifs entièrement créés par l’artiste, des œuvres pour autant construites et significatives ainsi qu’une maîtrise de la lumière créée par la couleur. L’écrivain cita cinq peintres orphiques, à savoir Robert Delaunay mais également Pablo Picasso (1881-1973), Fernand Léger (1881-1955), Francis Picabia (1879-1953) et Marcel Duchamp (1887-1968). Le terme « orphisme » fait référence au mythe d’Orphée. Cette nouvelle forme de peinture s’apparenterait, selon Apollinaire, à la musique. En effet, sans fonction représentative, la musique est un art parfaitement abstrait.

1913-1935 : livres, arts décoratifs et mode

Durant vingt ans Sonia Delaunay se détourna de la peinture afin de se consacrer aux livres, aux arts décoratifs et à la mode. En ce sens, en 1913 elle réalisa une reliure peinte pour « La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France » du poète Blaise Cendrars (1887-1961).

Au début des années 1920, le couple Delaunay s’intéressa à transposer leurs découvertes picturales aux arts décoratifs. Leur goût du mouvement et des couleurs les menèrent à la réalisation de décors de ballets pour Robert et à la confection des costumes pour Sonia.

Mais c’est surtout à travers la création de robes que Sonia Delaunay parvint à appliquer le résultat de ses recherches en peinture. L’artiste ouvrit une boutique de décoration (« Casa Sonia ») avant de collaborer avec le couturier Jacques Heim (1899-1967) à la « Boutique simultanée » pour l’Exposition internationale des arts décoratifs de Paris en 1929.

1935-1937 : le retour à la peinture

Les années 1930, marquées par la crise économique américaine, sont également celles d’un retour à la peinture pour Sonia Delaunay. Cette dernière, ayant fermé son atelier, rejoignit aux côtés de son mari le groupe Abstraction-Création. Cette association de nombreux artistes européens eut pour but de promouvoir l’art non-figuratif à travers l’organisation d’expositions, de conférences, la publication de revues spécialisées, etc.

À l’occasion de l’Exposition internationale de 1937, Léon Blum confia au couple Delaunay la décoration du Palais des chemins de fer et du Palais de l’air. Sonia Delaunay exécuta des peintures monumentales de très grand format aujourd’hui disparues (Moteur d’avion, 1937, huile sur toile).

1941 : la mort de Robert Delaunay

Robert Delaunay disparut en 1941. Sonia se retira alors à Grasse jusqu’à la fin de la guerre aux côtés de Jean Arp et d’Alberto Magnelli. Dès lors, l’artiste n’eut qu’une seule ambition : réunir et compiler les travaux de Robert afin de promouvoir son œuvre qui n’aurait pas été appréciée à sa juste valeur de son vivant. Une première rétrospective sur Robert Delaunay eut lieu en 1946 à la galerie Louis Carré, suivie d’un hommage organisé à la galerie Maeght en 1949.

En parallèle, Sonia Delaunay continua de peindre et d’exposer ses œuvres. À cette époque l’artiste réalisa même une œuvre abondante.

L’apport de Sonia Delaunay à l’histoire de l’art

Le couple Sonia et Robert Delaunay participa grandement au renouvellement de l’art moderne. L’un et l’autre contribuèrent au développement de l’art abstrait, et notamment de l’orphisme. Leurs œuvres, parfois confondues, s’illustrent par leurs couleurs puissantes, le mouvement et la lumière.

En 1946, Sonia Delaunay co-fonda un salon dédié à l’abstraction : le Salon des Réalités Nouvelles. Ce salon — toujours d’actualité — a pour ambition de promouvoir les œuvres d’art dites concrètes, abstraites et non-figuratives.

Les musées qui exposent Sonia Delaunay

Les œuvres de Sonia Delaunay (peintures, affiches, objets, livres illustrés, vêtements, tapisseries) sont principalement exposées au Centre Pompidou, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, à la Bibliothèque Nationale de France ainsi qu’au Musée des Arts Décoratifs de Paris. Les collections françaises ont été enrichies grâce notamment à plusieurs dons de Sonia Delaunay elle-même et de son fils Charles.

Les principales expositions de l’artiste

  • 2015 : « The EY Exhibition : Sonia Delaunay », Tate Modern, Londres
  • 2015 : « Robert et Sonia Delaunay : La tapisserie», Galerie Hadjer, Paris
  • 2014 : « Sonia Delaunay, les couleurs de l’abstraction », Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
  • 1980 : « Sonia Delaunay : A Retrospective », Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, Etats-Unis
  • 1967 : Première grande rétrospective, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
  • 1964 : Rétrospective, Musée du Louvre, Pavillon de Marsan

Les principaux ouvrages sur Sonia Delaunay

  • CHAUVEAU Sophie, Sonia Delaunay : la magnifique, éd. Tallandier, 2019
  • MONTFORT Anne et GODEFROY Cécile, Sonia Delaunay, Catalogue d’exposition, éd. Paris Musées, 2015
  • GODEFROY Cécile, Sonia Delaunay, éd. Flammarion, 2014
  • DAMASE Jacques, Sonia Delaunay, sa vie, son œuvre, éd. Hermann, 1995
  • DESANTI Dominique, Sonia Delaunay, magique magicienne, éd. Ramsay, 1989

Expertise et Estimation des œuvres de Sonia Delaunay

Certaines œuvres de Sonia Delaunay sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Sonia Delaunay afin d’établir une estimation de votre pièce.

André DERAIN

Rattaché au fauvisme, André Derain est l’un de ses principaux représentants. Toutefois, son œuvre ne doit pas être limitée à cette seule expression. En effet, l’artiste excella également en tant qu’illustrateur et décorateur de théâtre, devenant ainsi l’une des figures artistiques majeures de l’entre-deux-guerres.

Un apprentissage classique

André Derain est né à Chatou en 1880. Il étudia au lycée Chaptal à Paris puis commença à peindre dès 1895 tout en préparant son baccalauréat.

Le jeune homme fréquenta l’Académie Camillo en 1898 alors dirigée par le peintre symboliste Eugène Carrère (1849-1906). Durant ces mêmes années Derain rencontra Henri Matisse (1869-1954), Jean Puy (1876-1960), Albert Marquet (1875-1947) et Georges Rouault (1871-1958). Mais c’est surtout avec le peintre Maurice de Vlaminck (1876-1958) rencontré lors de l’été 1901 que Derain se lia.

Une fois son service militaire effectué en 1904, André Derain s’inscrivit à l’Académie Julian.

1905 : le fauvisme s’invite au Salon d’Automne

En 1905, André Derain participa, sur les conseils de son ami Henri Matisse, au Salon d’automne. Mais c’est surtout le Salon d’Automne qui marqua les esprits cette année-là. En effet, cette édition fut marquée par l’émergence d’une nouvelle peinture appelée « fauve ».

La salle VII, placée au cœur de l’exposition, suscita de nombreux débats. Cette salle regroupait des œuvres d’Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck, Albert Marquet, Charles Camoin (1879-1965). Les œuvres fortement colorées furent à l’origine d’un nouveau mouvement artistique qualifié de « fauvisme » sous la plume du journaliste Louis Vauxcelles. Si le Salon de 1905 fut bien accueilli par la critique, notamment pour ses rétrospectives sur Ingres et Manet, celle-ci s’insurgea avec virulence contre la montée de la nouvelle génération. Les jeunes artistes eurent pour ambition de se détacher de l’impressionnisme tout en défiant la photographie à travers une libération excessive de la couleur.

Derain devint le chef de file du fauvisme et exécuta des paysages, portraits et autoportraits aux couleurs criantes (Paysages des environs de Chatou, 1904-1905, huile sur toile, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid). Cette même année, le célèbre marchand Ambroise Vollard (1866-1939) acheta le contenu entier de son atelier.

1907-1913 : recherches picturales et simplification des formes

Peu à peu Derain se détourna de l’influence de Paul Gauguin (1848-1903). Il séjourna avec Georges Braque (1882-1963) puis Henri Matisse et découvrit une nouvelle conception de la lumière par le biais de l’application d’une multiplicité de petites touches de couleurs vives sur sa toile.

À partir de 1907, Derain simplifia et géométrisa ses formes, apposa des couleurs plus neutres, cherchant ainsi à effectuer une synthèse entre classicisme et modernité (Maisons au bord de l’eau, 1910, huile sur toile, Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg).

En 1913, l’artiste participa — aux côtés de Robert Delaunay (1885-1941), Marcel Duchamp (1887-1968), Raoul Dufy (1877-1953), Pablo Picasso (1881-1973) notamment — à l’Armory Show de New York.

À la même époque, André Derain réalisa également ses premières illustrations à la demande de Daniel-Henry Kahnweiler son nouveau marchand.

1914 : la mobilisation

Mobilisé dès 1914 pour participer à l’effort de guerre, Derain peignit très peu durant le conflit mondial. Matisse aida la compagne du peintre, Alice Guéry (un des modèles de Picasso), à écouler des toiles de l’artiste.

En 1916, la galerie Paul Guillaume organisa la première exposition personnelle de Derain avec l’aide de Guillaume Apollinaire et d’Alice Guéry.

1919 : vers la conception de décors de théâtre et de ballet

De retour à Paris en 1919, André Derain fut sollicité par le fondateur des Ballets russes Serge de Diaghilev (1872-1929). Derain confectionna à cette occasion des marionnettes mécaniques. Par la suite, l’artiste créa de nombreux décors et costumes de ballets dans les années 1920 et 1930.

L’entre-deux-guerres : entre peinture réaliste et illustrations

En 1920, Derain renouvela son contrat avec Kahnweiler. Durant l’entre-deux-guerres l’artiste exposa ses tableaux en France mais également à l’étranger (Londres, Berlin, Francfort, Düsseldorf, New York). À partir de 1924, Paul Guillaume devint son nouveau marchand jusqu’au décès de ce dernier, survenu en 1934.

À cette époque, l’œuvre de Derain devint plus réaliste, classique en référence aux maîtres anciens. Ses thèmes de prédilections demeurèrent les paysages, les nus, les portraits mais également les bouquets de fleurs (Le retour d’Ulysse, vers 1938, huile sur toile, Centre Pompidou, Paris).

En parallèle son activité d’illustrateur s’intensifia. Derain illustra en ce sens des textes d’Ovide, Oscar Wilde, Rabelais, Pétrone.

1941 : une controverse aux répercussions importantes

André Derain effectua un voyage en Allemagne d’une dizaine de jours en 1941 suite à l’invitation du sculpteur Arno Breker (1900-1991). De nombreux artistes français y participèrent. Mais cette association à la propagande culturelle nazie orchestrée par Geobbels ainsi que l’échec de la libération d’artistes déportés et prisonniers de guerre eut de graves répercussions sur la fin de carrière de Derain. Il fut notamment soupçonné en 1944 de fait de collaboration avant d’être innocenté.

Les dernières années

Après la guerre, André Derain multiplia la conception de décors et costumes pour le théâtre et l’opéra. Il participa également à des expositions sur le fauvisme et continua à illustrer plusieurs livres.

Renversé par une voiture en juillet 1954, l’artiste succomba des suites de ses blessures en septembre de la même année.

L’apport d’André Derain à l’histoire de l’art

L’œuvre d’André Derain est constituée en majorité de peintures. Avant-gardistes, ses œuvres de jeunesse sont marquées par les expériences post-impressionnistes et le fauvisme. Les couleurs sont pures et franches. En ce sens, l’artiste participa au chamboulement de la vie artistique du début du XXe siècle. Son œuvre devint réaliste par la suite et se concentra sur l’élaboration de thèmes classiques.

À l’instar de certains de ses contemporains, André Derain ne se contenta cependant pas uniquement de réaliser des peintures. Il s’expérimenta également à la confection de décors et costumes de théâtre et contribua à l’illustration de nombreux livres.

Les musées qui exposent André Derain

Les œuvres d’André Derain sont exposées dans plusieurs musées français : Centre Pompidou, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Musée de l’Orangerie, Musée d’Art Moderne de Troyes, Musée des Beaux-Arts de Lyon.

À l’étranger, l’artiste fauve est également très présent dans les collections permanentes des musées : Statens Museum for Kunst de Copenhague, Museum of Art de Baltimore, Art Institute de Chicago, Metropolitan Museum of Art de New York, Museum of Modern Art de New York, National Gallery of Art de Washington, Tate Gallery de Londres, Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg.

 

Les principales expositions de l’artiste

  • 2018 : Impressionnistes à Londres. Artistes en exil, Petit Palais, Paris
  • 2018 : André Derain 1904-1914. La décennie radicale, Centre Pompidou, Paris
  • 1995 : André Derain, le peintre du « trouble moderne », Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
  • 1954 : Rétrospective d’André Derain, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Les principaux ouvrages sur André Derain

  • BACHELARD Patrice, Derain : Un fauve pas ordinaire, éd. Gallimard, 2017
  • DEBRAY Cécile, André Derain : 1904-1914. La décennie radicale, Catalogue d’exposition, éd. Centre Pompidou, 2017
  • CHARZAT Michel, André Derain, le titan foudroyé, éd. Hazan, 2015
  • André Derain, le peintre du trouble moderne, éd. MAM de la Ville de Paris, 1994

Expertise et Estimation des œuvres d’André Derain

Certaines œuvres d’André Derain sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’André Derain afin d’établir une estimation de votre pièce.

Françoise GILOT

Après plus d’un demi-siècle en tant qu’artiste, Françoise Gilot continue de susciter la ferveur par les passionnés d’art avec son langage de forme et de couleur unique. Ses œuvres, réalisées sur divers supports, occupent aujourd’hui une place plus qu’importante dans le monde de l’art international et est fortement liée l’évolution de l’art moderne au XXème siècle. Son travail exquis de peinture, sa manière de pensée féministe ainsi que ses travaux littéraires lui ont valu en 1990 le titre de Chevalier de la Légion d’honneur. Son parcours est le résultat d’une vie riche au contact d’artistes exceptionnels, dont Pablo Picasso.

Une passion dévorante pour l’art

Françoise Gilot voit le jour à Neuilly-sur-Seine en 1921. Son père Émile Gilot, un homme d’affaires et agronome respecté, lui donne une éducation très stricte. Sa mère, Madeleine Renoult-Gilot était une aquarelliste accomplie. À l’âge de quatre ans, Gilot décide de devenir peintre. L’appuyant dans sa décision, sa mère l’initie à l’art une année plus tard en lui apprenant les aquarelles et l’encre de Chine. Son éducation artistique est par suite reprise par le professeur d’art de sa mère, Mlle Meuge. Au fil des ans, la passion de Françoise Gilot pour l’art ne fait que grandir. Cette passion dévorante va l’inciter à se concentrer sur des études d’art, et ce au prix de l’éloignement avec ses parents.

La rencontre avec Pablo Picasso

À l’âge de 19 ans, Gilot abandonne ses études de droit pour se tourner pleinement vers l’art. Elle est alors encadrée par l’artiste Endre Rozsda. Elle réalise sa première exposition pendant l’occupation nazie de Paris et est déjà une artiste respectée parmi les artistes de l’école de Paris. Malheureusement, ses dessins et ses aquarelles se perdent suite à un bombardement allemand. En 1943, à l’âge de 21 ans, elle rencontre Pablo Picasso, de quarante ans son ainé. En 1946, les deux décident d’entamer une relation qui va durer environ 10 ans et de laquelle résulteront deux enfants : Claude (1947) et Paloma (1949). Durant sa période avec Picasso, les œuvres de Françoise Gilot seront fortement influencées par le cubisme. Cela changera après leur séparation.

Vers la distinction

Françoise Gilot commence à développer son propre style après sa séparation avec Pablo Picasso en 1953. Mais sa carrière d’artiste ne connaitra vraiment son envol que vers la fin des années 50. Son travail durant cette période est considéré par beaucoup comme un pont entre l’École de Paris des années 1940-1950 et la scène artistique contemporaine. Elle commence en outre à explorer les œuvres sur papier et les couches complexes de gouache. En plus de ses œuvres, Gilot sera connue pour son livre La vie avec Picasso dans lequel elle met à l’avant le côté humain du maitre. En 1970, Gilot se marie avec Jonas Salk qui meurt en 1995, le pionnier du vaccin antipoliomyélitique.

Expertise et estimation d’une peinture de Françoise Gilot

Même aujourd’hui, Françoise Gilot continue de peindre et d’exposer ses œuvres un peu partout dans le monde. Si vous pensez avoir une œuvre de cet artiste d’exception, nous vous proposons d’en faire l’expertise. Nos experts font une estimation gratuite de votre œuvre et vous donne un prix correspondant aux tendances du marché actuel. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Françoise Gilot pour en savoir plus sur sa cote.

Œuvres de Françoise Gilot

Jean DUBUFFET

Jean Dubuffet est l’un des peintres les plus emblématiques de son époque. Il se distinguait par son style Hourloupe né de griffonnage fortuit, mais surtout pour son anticonformisme. Il gagna même une grande partie de sa notoriété par ses attaques contre le conformisme et la culture dominante qu’il qualifiait d’« asphyxiant ». La soif de liberté de Dubuffet n’est pas le résultat de son parcours, en réalité, il détestait l’autorité depuis son plus jeune âge.

La constante recherche

Jean Dubuffet, de son nom complet Jean Philippe Arthur Dubuffet, naît le 31 juillet 1901 au Havre. Il est issu d’une famille de négociant de vin. Malgré une éducation de qualité, il préfère s’instruire lui-même à l’aide des travaux du Dr Hans Prinzhorn qui affirmaient que l’instinct animal conduisait à l’harmonie universelle. Cette vision influença grandement la carrière ultérieure de Dubuffet. En 1918, après avoir obtenu son baccalauréat, Dubuffet s’installe à Paris où il étudie la peinture à l’Académie Julian. Il y adopte néanmoins une position anti-art et anti-culture. Il se retire alors de l’académie après 6 mois d’apprentissage. En 1924, il reprend l’affaire familiale et devient autodidacte. Durant cette période, sa vie est essentiellement axée sur la musique et la poésie.


La période mature

En 1942, Dubuffet décide de se remettre à la peinture. Mais sa frustration pour les approches intellectuelles vis-à-vis de l’art ne fait qu’augmenter. Il continue alors d’admirer et d’analyser les œuvres réalisées par les enfants et les détenus sous asile tout en s’imprégnant de leur style. D’un autre côté, il devient de plus en plus obsédé par la texture. Les sujets des œuvres de Dubuffet vont de la campagne environnante, à des représentations enfantines de vaches. À une certaine période, il se concentre également sur les paysages urbains et la dépersonnalisation de portraits de citadins. Il défiait les normes culturelles de la beauté, les traditions du réalisme et avait une forte attirance pour la laideur.

Un artiste qui a laissé sa trace dans l’histoire de l’art

En 1948, Dubuffet rejoint les surréalistes comme André Breton ou encore Charles Ratton pour créer l’Art Brut dont les bases sont fortement inspirées de la collection d’art du Dr Prinzhorn. Il trouvait à travers l’approche primitive et enfantine de ce nouvel art une alternative à l’esthétique du monde artistique. Au fil des ans, Jean Dubuffet continue de faire des expérimentations sur la matière et le style, repoussant encore plus loin les limites de l’esthétique. Il va jusqu’à intégrer les notions surréalistes de dessin automatique dans ses oeuvres, cherchant à puiser l’inspiration dans son subconscient. À partir de 1962, Dubuffet commence la série Hourloupe qui a laissé une marque profonde dans l’histoire de l’art.

EXPERTISE ET ESTIMATION Jean Dubuffet

Jusqu’à sa mort en 1985, Dubuffet a réalisé de nombreuses expositions à travers le monde. Il a également joué un rôle plus qu’important dans le développement de l’Art Brut. Aujourd’hui, les œuvres de Jean Dubuffet font partie des plus précieuses du monde de l’art. Si vous possédez une des œuvres de cet artiste de renom, n’hésitez pas à nous contacter pour en faire l’estimation. Notre grande connaissance du marché de l’art vous garantit une estimation juste de votre précieuse pièce.

Œuvres de Jean Dubuffet

 

Expertise et Estimation des œuvres de Jean Dubuffet

Certaines œuvres de Jean Dubuffet sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Jean Dubuffet afin d’établir une estimation de votre pièce.

VŨ Cao Đàm 

Vũ Cao Đàm est l’un des rares artistes vietnamiens qui a su se faire un nom hors de son pays d’origine. Et pour cause, on ne se souvient pas seulement de cet artiste pour la légèreté de ses peintures, mais surtout sur son histoire d’amour avec la culture française. Il a su, à travers ses œuvres, produire un amalgame unique entre le meilleur de l’art oriental et occidental.

L’amour pour la France

Vũ Cao Đàm nait le 8 janvier 1908 à Hanoi au Vietnam, de Vu Dinh Thi et De Pham Thi Cuc. Il est le 5ème enfant d’une grande famille catholique de 14 enfants. Son père, Vu Dinh Thi est un grand amoureux de la culture française, et il n’hésite pas à partager cette passion à ses enfants. À 18 ans, il réussi à entrer à l’École des beaux-arts de Hanoi, fondée en 1925 par le peintre français Victor Tardieu.Vũ Cao Đàm y étudie, la peinture, le dessin, mais également la sculpture. En 1931, à l’âge de 23 ans, il reçoit une bourse pour aller étudier à Paris, une ville qui deviendra son domicile jusqu’en 1949. C’est au cours de cette année qu’il décide de se rendre dans le sud de la France, en raison de problème de santé. Il tombe rapidement sous le charme des régions méditerranéennes et décide de s’y installer de manière permanente.

Une passion pour la peinture et la sculpture

Avant la peinture, Vũ Cao Đàm s’intéressait surtout à la sculpture. L’artiste a même été tout d’abord reconnu pour son talent dans ce domaine, un talent qui lui valut de nombreuses commandes lors de son arrivée à Paris. Il réalisa surtout des bustes et parmi les plus connus d’entre eux il y a celui d’Albert Sarraut (bronze, 1935), de l’empereur Bao Dai (pierre, sd) et celui de Ho Chi Minch (1946). Mais ses préférences vont rapidement changer. Il se tourne alors uniquement vers la peinture sur soie et la peinture à l’huile. Et durant son séjour à Paris, il passait une grande partie de son temps à admirer les peintures originales qu’il avait connues sous forme de reproduction à Hanoi. Il était fasciné par leur simplicité et leur style. Mais même ainsi, son rêve était de régénérer la peinture indochinoise en ajoutant certaines caractéristiques de la peinture occidentale. Vũ Cao Đàm se concentre essentiellement sur la figuration : les femmes et les jeunes filles de son pays natal, étaient ses sujets de prédilection. Parfois, il les faisait porter des bébés, jouer d’un instrument ou conduire un cheval sans bride.

EXPERTISE ET ESTIMATION Vũ Cao Đàm  

Vũ Cao Đàm se concentre pleinement sur la peinture après 1954. Et en 1959, il collabore avec de grandes galeries, dont Frost & Reed Gallery. En 1963, il signe un contrat avec Wally Findlay Gallery avec laquelle il fait de nombreuses expositions à Chicago, Palm Beach, New York ou encore Los Angeles. Malgré tout, il n’a jamais traversé l’Atlantique pour assister aux inaugurations. En 1985, il se remet à sculpter. Les dernières années de sa vie, il souffrait d’hypoglycémie, mais même ainsi, il continuait à peindre et à sculpter. Il meurt en 2000, à l’âge de 92 ans. Si vous possédez une œuvre de Vũ Cao Đàm, nous nous proposons d’en faire l’estimation. Notre équipe d’expert en art vous informe sur l’histoire de votre pièce tout en vous donnant un prix en adéquation avec les tendances du marché.

Œuvres de Vũ Cao Đàm

Expertise et Estimation des œuvres de Vũ Cao Đàm

Certaines œuvres de Vũ Cao Đàm sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Vũ Cao Đàm afin d’établir une estimation de votre pièce.

Alexander CALDER

Alexander Calder est un artiste américain né le 22 juillet 1898 à Lawnton, Pennsylvanie, et décédé le 11 novembre 1976 à New York. Il est mondialement connu pour ses mobiles, ses assemblages de formes animées et ses stabiles. Ses œuvres fascinantes et émotionnellement captivantes font d’Alexander Calder, l’un des artistes modernes les plus appréciés. Outre ses mobiles, il a également réalisé des sculptures en bois et en bronze, des peintures à la gouache, des dessins, des estampes et même des bijoux. Derrière cet artiste unique et original, il y a un parcours unique et riche.

Une grande affinité avec l’art

Alexander Calder, dit Sandy, est issu d’une famille de sculpteurs, son grand-père Alxander Milne Calder (1846-1923) et son père Alexander Stirling Calder (1870-1945) étaient tous deux des sculpteurs accomplis. Dès son plus jeune âge, l’artiste montre une grande affinité pour l’art. Et pour cause, à 8 ans, il créait déjà des bijoux en perles et en fil de cuivre pour les poupées de sa sœur. À l’adolescence, il fabriquait de petites figurines animales et des plateaux de jeu en bois et en laiton récupérés. Pourtant, tout cela ne le conduisit pas à l’art, mais à l’ingénierie mécanique et la cinétique appliquée, des domaines qu’il étudiera au Stevens Institute of Technology de Hoboken, dans le New Jersey entre 1915 et 1919.

Vers une carrière d’artiste

Après avoir obtenu son diplôme universitaire, Alexander Calder enchaine les emplois. En 1922, il décide de suivre des cours de dessin dans le 42nd Street New York Public School puis la peinture à l’Arts Students League entre de 1923 à 1926. En cette même période, il travaille comme illustrateur pour le National Police Gazette. En 1926, il commence à concevoir des jouets et des personnages en mouvement qui deviendront plus tard l’une de ses œuvres les plus importantes, le Cirque de Calder, qu’il mettra en scène jusqu’à la fin des années 1930.

Un artiste accompli

À la fin des années 1920, les créations de Calder deviennent plus importantes. Il crée davantage de peintures à l’huile figuratives, mais se tourne rapidement vers l’abstraction suite à une visite de l’atelier de Piet Mondrian en 1930. L’idée de faire bouger les couleurs abstraites dans l’espace lui vient alors à l’esprit. En 1931, il expose ses premières œuvres abstraites sur fil de fer et réalise ses premières sculptures mécaniques qui lui ont valu sa célébrité. Ces œuvres seront qualifiées de « mobiles » par Marcel Duchamp. Alexander Calder crée également ses fameuses sculptures non cinétiques, appelées « stabiles » par Hans Arp. Durant la Seconde Guerre mondiale, il produit de nombreuses peintures à la gouache aux couleurs vives tout en faisant de la sculpture en bois. Jusqu’à sa mort en 1976 à New York, Calder a continué de produire ses mobiles et ses stabiles ainsi que de nombreux bijoux et décors d’assiettes.

Expertise et estimation des œuvres d’Alexander Calder

Alexander Calder est l’un des artistes les plus prolifiques et les plus productifs de son temps. On estime à 22 000 le nombre d’œuvres qu’il a créées. Même des années après sa mort, sa popularité est toujours restée. Si vous avez en votre possession une des œuvres de l’artiste, faites-nous confiance pour en faire l’expertise et l’estimation. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Alexander Calder afin d’établir une estimation de votre pièce.

Œuvres d’Alexander Calder

Joan MITCHELL

Née le 12 février 1926 à Chicago en Illinois, Joan Mitchell est une peintre américaine célèbre pour ses grandes peintures abstraites, souvent multicouches, réalisées à l’aide de coups de pinceau gestuels aux colorations audacieuses. Elle marquera le monde l’art par son habilité à transmettre des émotions à travers ses tableaux. L’artiste rencontre surtout le succès dans les années 1950, à une époque où les femmes artistes étaient peu reconnues. Depuis le début de sa carrière jusqu’à sa mort en 1992, Mitchell n’a cessé de créer des peintures abstraites, devenant ainsi l’une des plus grandes figures de ce courant. Sa réussite est en partie due au fait que depuis son enfance elle voue un amour profond pour la peinture, mais aussi pour l’art et la poésie.

Un grand amour pour l’art depuis l’enfance

Joan Mitchell est la fille de la poétesse Marion Strobel et du médecin James Herbert Mitchell, un médecin très célèbre. Dès son plus jeune âge, l’artiste montre un grand intérêt pour la peinture. Sa mère, une artiste accomplie, a suscité son intérêt pour la poésie tout au long de sa vie. Elle grandit dans une famille qui lui permet de faire épanouir sa passion. À l’adolescence, elle se passionne également pour le patinage artistique. En 1942, elle remporte même le championnat féminin du Midwest. Après avoir étudié pendant 2 ans au Smith College (1942-1944), Joan Mitchell est transférée à l’Art Institute de Chicago où elle y reçoit un Bachelor of Arts (1947) et un Master of Fine Arts (1950), pour étudier la peinture. Grâce à son Bachelor, elle obtient la bourse de voyage Edward L. Ryerson.

Différant la bourse, elle va s’installer à New York pour étudier à l’école de Hans Hofmann. C’est pendant ce séjour qu’elle a été initiée aux idées et aux œuvres de la New York School où l’expressionnisme abstrait domine. En 1948, elle décide de partir pour Paris grâce à la bourse de voyage. En 1949, elle épouse Barney Rosset (futur propriétaire de Grove Press). Au cours ses voyages à l’étranger, sa manière de peindre n’a cessé d’évoluer et l’influence de l’expressionnisme abstrait est évidente. Les paysages urbains cubistes et les personnages qu’elle peignait laissent peu à peu place à des œuvres plus abstraites, des paysages expressionnistes.

Une artiste accomplie

En automne 1949, Joan Mitchell retourne s’installer à New York où elle rencontre des peintres comme Willem de Kooning, Franz Kline, Grasse Hartigan, mais également des poètes comme Franck O’Hara et John Ashbery. Elle participe alors au célèbre Ninth Street Show de l’art expressionniste abstrait et intègre le club majoritairement masculin de la 8ème rue (The Club), fondé par les artistes de l’école de New York. Et grâce à son grand talent, Mitchell deviendra dans les années 1950 l’un des éléments essentiels de l’École de New York.

À partir de 1950, le travail de Joan Mitchell est exclusivement abstrait. Ses premières peintures à l’huile new-yorkaises témoignent de l’influence que Van Gogh, Kandinsky, ou encore Franz Kline avaient sur elle. En 1952, Mitchell divorce de Barney Rosset. Quelques années plus tard, elle entame une relation avec le peintre québécois Jean-Paul Riopelle. En 1955, elle passe alors de longues périodes en France, et en 1959, elle s’installe définitivement à Paris pour vivre avec son compagnon. En 1967, elle décide d’acheter des terres dans le village de Vétheuil, à environ 56 km au nord-ouest de Paris. Sa propriété offrait une vue magnifique sur la Seine et était située au-dessus d’une maison où vécu le peintre impressionniste Claude Monet. Les œuvres de Mitchell de cette période montrent son grand ravissement pour le paysage francilien.

L’empreinte d’un maitre

Le pinceau de Joan Mitchell avait des caractères particuliers : robuste et tumultueux. Elle peignait souvent de manière énergétique. Entre 1960 et 1970, l’artiste travaille avec des grappes ou des blocs de couleurs. De 1983 à 1984, elle crée la Grande Vallée, une suite de 21 peintures toutes inspirées du décès de sa sœur. Par la suite, Joan Mitchell créera des œuvres en s’inspirant de ses sentiments mémorisés et des paysages spécifiques à des moments précis. Ces toiles font fréquemment référence aux arbres, aux champs, aux fleurs et aux plans d’eau. Outre la peinture à l’huile, Mitchell a aussi réalisé des estampes et des pastels.

Joan Mitchell meurt en 1992 à Paris. Aujourd’hui, son travail continu d’inspirer de nombreux artistes. Tout au long de sa vie, son art n’a cessé d’évoluer allant au-delà du simple impressionnisme abstrait. Certains experts s’accordent à dire qu’il est inclassable. Dans les années 2000, les œuvres de Mitchell rencontrent un grand succès sur le marché de l’art. À l’heure actuelle, ses peintures se vendent à des prix très élevés dans les enchères.

Les œuvres de Joan Mitchell

Joan Mitchell, les plus belles expositions, rétrospectives et les plus beaux lieux de conservation d’une artiste incontournable de l’expressionnisme abstrait

Expositions 

  • 1951, exposition au « Ninth Street Show », New York, États-Unis
  • 1960, exposition à la Galerie Neufville, Paris, France
  • 1972, exposition « My Five Years in the Country », Everson Museum of Art, New York, États-Unis
  • 1974, exposition « Joan Mitchell », Whitney Museum of American Art, New York, États-Unis
  • 1982, exposition « Joan Mitchell–La Grande-Vallée », Musée d’Art Moderne, Paris, France.
  • 1989, exposition « The Paintings of Joan Mitchell : Thirty–Six Years of Natural Expressionism », San Francisco Museum of Modern Art, États-Unis. Exposition itinérante: La Jolla Museum of Contemporary Art, et Herbert F. Johnson Museum of Art, Cornell University, New York, États-Unis
  • 1992, exposition « Joan Mitchell Pastels », Whitney Museum of American Art, New York, États-Unis
  • 1994, exposition « Joan Mitchell : Les dernières années de 1983 à 1992 », Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris, France
  • 1994, exposition « Joan Mitchell : œuvres de 1951 à 1982 », Musée des Beaux-arts, Nantes, France
  • 2002, exposition au Whitney Museum of American Art, New York, États-Unis
  • 2003, exposition au Birmingham Museum of Art, États-Unis
  • 2003, exposition au Modern Art Museum of Fort Worth, États-Unis
  • 2009, exposition « Joan Micthell peintures », Musée des impressionnismes, Giverny, France
  • 2010, exposition « Joan Mitchell in New Orleans : Paintings », New Orleans Museum of Art, États-Unis
  • 2014, exposition « Joan Mitchell, Mémoires de paysage », Musée des Beaux-arts, Caen, France
  • 2017, exposition « Mitchell/Riopelle, un couple dans la démesure », Musée national des Beaux-arts du Québec, Canada. Exposition reprise en 2019 au Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture, Landerneau, France
  • 2018, exposition « Mitchell/Riopelle. Nothing in Moderation », Musée des Beaux-arts de l’Ontario, Toronto, Canada

Rétrospectives 

  • 2015-2016, rétrospective « Joan Mitchell Retrospective : Her Life and Paintings », Museum Ludwig, Cologne, Allemagne
  • 2021-2022, rétrospective au Musée d’Art de Baltimore et au Musée d’Art moderne de San Francisco, États-Unis

Musées 

  • The Art Institute, Chicago, États-Unis
  • Birmingham Museum of Art, États-Unis
  • Brooklyn Museum, New York, États-Unis
  • Cleveland Museum of Art, Cleveland, États-Unis
  • Fogg Museum, Cambridge, États-Unis
  • Paul Getty Trust, Los Angeles, États-Unis
  • The Metropolitan Museum of Art, New York, États-Unis
  • The Museum of Fine Arts, Houston, États-Unis
  • The Museum of Modern Art, New York, États-Unis
  • National Gallery of Art, Washington, États-Unis
  • Philadelphia Museum of Art, États-Unis
  • San Francisco Museum of Modern Art, États-Unis
  • Seattle Art Museum, Seattle, Washington, États-Unis
  • National Gallery of Australia, Canberra, Australie
  • National Gallery of Victoria, Melbourne, Australie
  • Fonds national d’Art contemporain, Puteaux, France
  • Fonds Régional d’Art Contemporain — Haute-Normandie, Sotteville-lès-Rouen, France
  • Fonds Régional d’Art Contemporain — Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille, France
  • Lieu d’Art et Action Contemporaine de Dunkerque, France
  • Musée des Beaux-Arts de Caen, France
  • Musée des Beaux-Arts de Montréal, Canada
  • Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France
  • Iwaki City Art Museum, Japon
  • Osaka City Art Museum of Modern Art, Japon

Fondations 

  • Fondation Joan Mitchell, New York, États-Unis
  • Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France
  • Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence, France
  • Fondation Louis Vuitton, Paris, France
  • Fondation de 11 Lijnen, Oudenburg, Belgique

Les principaux livres sur Joan Mitchell

  • KERNAN Nathan, Joan Mitchell Selected Paintings 1956 – 1992 The Presence of Absence, éd. Cheim & Reid, 2002
  • KERTESS Klaus, Joan Mitchell, éd. Harry N. Abrams, 1997, 204 p.
  • COLLECTIF, Riopelle Mitchell, éd. 5 continents eds., 2017, 210 p.
  • COLLLECTIF, Joan Mitchell : Retrospective : Her Life and Paintings, éd. Kunsthaus Bregenz, 2016, 180 p.
  • FLOHIC Catherine, Ninety Nø 10 Joan Mitchell, éd. Flohic Editions, 2002, 71 p.
  • LIVINGSTON Jane, Painting of Joan Mitchell, éd. California Press Whitney Museum, 2002, 240 p.
  • MITCHELL Joan, HUDSON Suzan, SILFKIN Robert, I carry my landscape around with me, éd. David Zwirner Books, 2020, 112 p.
  • PARMIGGIANI Alessandro, Joan Mitchell, la peinture des deux mondes, éd. Skira, 2009, 228p.

Biographie complète : Joan Mitchell entre expressionnisme abstrait et liberté totale de création

Yves Michaud disait que « Joan Mitchell ne peint ni les choses, ni elle-même, mais les sentiments qu’elle a des choses — des feelings. » De l’expressionnisme à l’abstraction la plus totale, le parcours artistique de Joan Mitchell est animé d’émotions et de sentiments retranscrits dans sa peinture. Retour sur le parcours d’une des plus grandes artistes de l’art contemporain du XXe siècle.

Le parcours scolaire remarquable d’une artiste en devenir

Joan Mitchell est née à Chicago, aux États-Unis le 12 février 1925. Elle est élevée, avec sa grande sœur, au sein d’une famille aimante. Sa mère, Marion Strobel Mitchell, publiait des poèmes lyriques et coéditait un magazine de poésie. C’est grâce au métier de sa mère que la jeune Joan Mitchell rencontre de nombreux écrivains tels que Dylan Thomas, ou encore Thornton Wilder, et s’intéresse très jeune à la poésie et à la littérature en général.

Son père, James Herbert Mitchell, était médecin et est devenu président de l’Association américaine de dermatologie. Il était avant tout un amateur d’Art aguerri, qui n’hésitait pas à transmettre sa passion à ses filles par l’apprentissage du dessin et de l’aquarelle et par la multiplication des visites de l’Institut d’Art de Chicago où étaient exposées des œuvres d’Édouard Manet, de Paul Cézanne ou encore d’Auguste Renoir.

Joan Mitchell suit un parcours scolaire classique à l’École Francis W. Parker, et y expose dès l’âge de 12 ans des peintures à la caséine. Plus tard, son professeur de peinture au lycée la familiarise avec le travail d’Oskar Kokoschka, peintre expressionniste qui marquera l’œuvre de Joan Mitchell. Sortie diplômée de son école en 1942, elle souhaite poursuivre ses études dans le monde de l’Art en s’inscrivant à l’Institut d’Art de Chicago, mais son père est réticent et souhaite qu’elle suive un parcours plus classique et conventionnel.

Cette déconvenue n’entame en rien sa passion pour l’Art. Douée, elle l’est tout autant dans les disciplines sportives et notamment le patinage artistique, qu’elle pratique à haut niveau depuis le lycée. Récompensée à la division junior féminine des championnats américains, son rêve de carrière est brisé par une blessure au genou.

Ses ambitions artistiques suivent leur cours. Elle passe ses vacances d’été, deux années de suite, en 1943 et en 1944 à Smith Ox-Bow dans le Michigan, au sein d’une colonie d’Art agréée par l’Institut d’Art de Chicago. Elle s’adonne à la peinture de plein air et expérimente la lithographie.

L’année suivante, elle réalise enfin son rêve et entre à l’École d’Art de Chicago directement en deuxième année. Diplômée, elle reçoit une bourse de voyage pour étudier à l’étranger, mais la guerre qui fait rage en Europe la force à reporter son voyage.

Son talent est récompensé lorsqu’elle reçoit en 1947, un prix pour sa lithographie intitulée « Tired children » à l’exposition « 51e exposition annuelle d’artistes de Chicago et des environs ». C’est la première récompense d’une longue série pour la jeune artiste.

Au printemps 1948, Joan Mitchell part pour Paris, avec Barney Rosset, l’un de ses anciens camarades rencontrés à l’École Francis W. Parker. Ils iront en Espagne et en Tchécoslovaquie. Ils s’installent dans un petit studio rue Galande à Paris, mais Joan Mitchell tombe malade à cause du froid de l’hiver parisien. Conseillée par un médecin, elle part avec son fiancé pour la Provence et le Lavandou où ils louent une villa. Elle y peint de nombreux paysages expressionnistes tendant parfois à l’abstraction.

L’hiver suivant, en 1949, Joan Mitchell épouse son amour d’enfance, Barney Rosset, en France, avant de retourner aux États-Unis. Là, ils s’installent dans une petite maison louée à Greenwich Village dans l’État de New York. Diplômée d’une maitrise en Beaux-arts à l’École d’Art de Chicago, elle s’adonne désormais à sa passion, dans un appartement loué à la hâte sur la 9e avenue à Chicago.

Une avant-garde parmi ses contemporains

Pleinement incluse dans l’avant-garde elle se fait de nombreux amis dans le milieu de l’art à New York. Comme les impressionnistes ou les postimpressionnistes avant eux, les jeunes artistes se regroupent dans un café, le « Cedar Tavern » afin de discuter des nouvelles tendances et expressions artistiques. De plus, elle participe à des débats artistiques et philosophiques au « Artists’ club » tous les mercredis et vendredis soirs.

Sa première exposition personnelle a lieu en octobre 1950, à la Galerie et École d’Art de Saint-Paul dans le Minnesota. Elle y dévoile trente de ses peintures, principalement réalisées lors de son voyage dans le Lavandou.

Le « Eighth Street Club » réunissait l’avant-garde de l’expressionnisme américain dont Joan Mitchell allait devenir une figure incontournable. En 1951 elle participe à l’une de leurs expositions parmi soixante-et-un autres artistes.

Malgré sa séparation avec Barney Rosset, elle participe à la création en 1951 de la maison d’édition Grove Press avec lui et poursuit en parallèle sa vocation d’artiste en exposant notamment à New York, lors d’une exposition personnelle, puis lors de plusieurs autres expositions, collectives et personnelles.

En 1952, elle fait la rencontre du poète Frank O’Hara, qui fut une source d’inspiration et de soutien pour l’artiste. Elle illustra notamment l’un de ses poèmes intitulé « To The Harbormaster » publié en 1957. Le poète lui fait connaitre d’autres figures importantes de la littérature américaine de l’époque comme John Ashbery et Joseph LeSueur.

En 1955, Joan Mitchell part pour Paris, et fréquente la scène du bar Montparnasse où elle rencontre d’autres artistes américains expatriés comme elle, notamment Shirley Jaffe, qui la présente à Jean-Paul Riopelle. Ce peintre, avec qui elle entretiendra une relation tumultueuse pendant 25 ans, est originaire de Montréal, et s’inscrit dans la mouvance abstraite française.

Poursuivant les expositions de ses œuvres inspirées de la poésie et de la littérature en général, Joan Mitchell vit entre New York et Paris. Sa première exposition française se tient en 1960 à la Galerie Neufville à Paris.

La France comme horizon créatif

En 1965, le père de Joan Mitchell décède, suivi de sa mère et de son ami Franck O’Hara l’année suivante. Avec l’argent hérité de sa mère, Joan Mitchell achète un domaine à Vétheuil, proche de la Seine, au sud-ouest de Paris, où elle passe tous ses week-ends entourée de ses chiens. Dans un premier temps, l’artiste poursuit son travail de création dans son atelier de la rue Frémicourt à Paris.

En 1968, Joan Mitchell s’installe de façon définitive dans son domaine de Vétheuil, qui lui permet toutes sortes de créations, loin des limites imposées par les dimensions de son précédent atelier parisien, l’artiste peut enfin pleinement s’exprimer sans contrainte.

À la fin des années 1960, elle réalise des séries de peintures animées de couleurs vives et notamment de jaune, dont l’une est intitulée, fort à propos « Tournesol ». Paradoxalement, ses toiles du début des années 1970 concernent des préoccupations sur la mort.

En 1972, Joan Mitchell participe à sa première grande exposition personnelle au Musée d’Art d’Everson, à New York. Elle y expose son travail décliné en plusieurs séries, toutes achevées en France entre 1966 et 1972. Cette exposition sera suivie d’une autre, également d’une grande importance, qui s’est tenue en 1974 au Whitney Museum of American Art.

Joan Mitchell, le renouvellement comme leitmotiv

Son art ne se limite pas seulement à la peinture. L’artiste, qui avant d’être peintre est créatrice, réalise au début des années 1970 une série de sept gravures de grandes dimensions, ainsi que de dessins au pastel basés sur les écrits de poètes comme James Schuyler, Pierre Schneider et Chris Larsen.

En 1975, Joan Mitchell débute son travail sur le « all-over painting » (sur toute la surface), qui se poursuivra jusqu’en 1984. Cette technique consiste à saturer toute la surface de la toile de peinture, et même au-delà des bords pour éliminer le problème de champs. Jackson Pollock, Lee Krasner et Willem de Kooning, l’ont également expérimenté.

Quatre ans plus tard, en 1979, Joan Mitchell se sépare de Jean-Paul Riopelle. Après cette déception amoureuse, elle réalise une peinture ironiquement intitulée « La vie en rose ».

Artiste d’avant-garde et figure importante de l’abstraction française et américaine, Joan Mitchell présente ses œuvres, déjà bien connues du grand public, lors d’une exposition au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, en 1982. C’est la première exposition consacrée à une femme américaine dans ce musée.

Tout comme sa mère, la sœur de Joan Mitchell, Sally Perry, décède des suites d’un cancer en 1982. L’artiste lui a rendu hommage dans différentes œuvres comme « Chez ma sœur », tableau peint l’année de sa mort. Elle est elle-même atteinte d’un cancer en 1984 et subit une série de traitements et d’opérations.

Suite à de nombreux séjours à l’hôpital, Joan Mitchell poursuit son travail de création et reçoit en 1991 le Grand Prix des Arts de la Ville de Paris pour ses peintures. L’année suivante, la première monographie en français sur l’artiste est écrite par Michel Waldberg.

L’artiste continuera de produire des œuvres jusqu’à ce qu’elle n’en soit plus capable physiquement. Elle travaille sur des projets de lithographies en couleur et à grande échelle, ainsi que de sur une série de gravures en couleur, jusqu’à son dernier souffle, emportée par un cancer des poumons, le 30 octobre 1992.

Expertise et Estimation des œuvres de Joan Mitchell

Certaines œuvres de Joan Mitchell sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Joan Mitchell afin d’établir une estimation de votre pièce.

Lucio FONTANA

Lucio Fontana est l’un des artistes majeurs du XXème siècle, l’égal d’un certain Matisse ou d’un Picasso. Né le 19 février 1899 à Rosario, province de Santa Fe, en Argentine, on se souvient surtout de lui pour ces toiles lacérées. Comme le disait Fabrice Hergott, en pensant à Lucio Fontana « on a l’image de quelqu’un qui a fait des fentes dans ses toiles ».

La vie qui précède l’artiste

Lucio Fontana est né de Lucia Bottini, une actrice argentine d’origine suisse et italienne, et de Luigi Fontana, un sculpteur italien de monuments commémoratifs et funéraires émigrés en Argentine. Les parents de Fontana ne se sont jamais mariés et se séparent en 1905.
De 1914 à 1917, l’artiste fréquente l’École spéciale du bâtiment à Milan. Puis, il s’engage dans l’armée pour faire la guerre. Il est cependant réformé en 1918 en raison d’une blessure au bras. Fatigué par la guerre, il s’éloigne peu à peu de la politique et décide de poursuivre ses études jusqu’à l’obtention d’un diplôme de maitre constructeur à l’Academia di Belle Arti di Brera.

Ses débuts dans l’art

Au début des années 1920, Lucio Fontana et sa famille retournèrent en Argentine, pour fuir les agitations politiques en Italie. Il rejoint alors l’entreprise de son père et ouvre par la suite un atelier de sculpture. Il commence alors à exposer ses sculptures dans des biennales argentines, des salons, des expositions de groupe et même au VII Salon de Bellas Artes en 1925. Grâce à sa persévérance, les techniques de Fontana s’affinent ce qui le conduit à aller au-delà des styles commerciaux qu’il avait l’habitude de réaliser.
En 1927, il retourne en Italie pour étudier la sculpture avec Adolfo Wildt. Il réalisera sa première exposition en 1930 organisée par la galerie milanaise II Milione. Par la suite, Fontana voyage à travers l’Italie et en France et collabore avec des peintres expressionnistes et abstraits. Il se démarque de ses pairs par son ingéniosité, il est l’un des sculpteurs les plus innovateurs de son époque surtout dans la céramique. Il travaille avec des architectes d’avant-garde, tout en recherchant de nouvelles formes plastiques en utilisant divers matériaux, dont la porcelaine, la terre cuite, le béton armé ou encore le bronze.

Au-delà des codes, toujours vers de nouveaux horizons

Entre 1948 et 1949, Fontana va créer une série d’œuvres tournant autour du concept de l’espace. L’ensemble de ses œuvres sera qualifié de « Spatial ». À cette époque, l’artiste est fasciné par l’exploration de l’espace et développe sa fameuse théorie « spatialiste ». Cette théorie se base sur des réflexions autour de l’art, du temps, de l’espace et du futurisme. Ses œuvres vont alors aller au-delà des genres traditionnels comme la peinture et la sculpture : l’accent est mis sur l’idée, le mouvement, le geste et non plus la matière.

En 1949, Lucio Fontana réalise sa première toile percée, un geste perçu comme un sacrilège à l’époque (Concetto spaziale 50-B.1). Néanmoins, sa soif de nouveauté l’emmènera toujours à briser les idées préétablies. En 1951, il réalise des Ambiante Spaziale constitués de néon. Il recevait toutes les propositions qui lui ont été faites pour se libérer en quelque sorte de l’univers clos de la peinture. En 1952, il signe le Second Manifeste du Spatialisme avec des artistes comme Crippa ou encore Mario Deluigi. A partir de 1958, Lucio Fontana commence à réaliser ses fameuses Fentes (Tagli), des œuvres abstraites mais dont la référence au sexe est évidente. C’est aussi à la même époque qu’il réalise les « Nature » qui ont un sens érotique non équivoque. Jusqu’à ce qu’à la fin de sa vie, Lucio Fontana a toujours expérimenté ses fentes en utilisant du cuivre ou encore de l’alu.

Fontana a marqué le monde de l’art abstrait, son travail a encouragé une génération d’avant-garde européenne nommée ZÉRO. Les artistes de ce groupe s’efforcent de limiter le rôle de l’artiste dans le processus de création. Et comme Fontana, ils considèrent le monde physique : lumière, espace, mouvement comme les acteurs clés de l’art. Enfin, avant sa mort le 7 septembre 1968, Lucio Fontana s’installe à Comabbio, commune de Lombardie dans la province de Varèse.

Les œuvres de Lucio Fontana

Expertise et Estimation des œuvres de Lucio Fontana

Certaines œuvres de Lucio Fontana sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Lucio Fontana afin d’établir une estimation de votre pièce.

Max ERNST

Né en Allemagne le 2 avril 1891 à Brühl et mort le 1er avril 1976 à Paris, Max Ernst est un peintre et sculpteur qui a marqué son temps. On se souvient de lui pour son originalité, sa grande imagination, mais surtout son côté provocateur et son non-conventionnalisme. Les efforts qu’il a déployés tout au long de sa vie pour transcrire en deux ou trois dimensions le monde du rêve et de l’inconscient lui ont valu la reconnaissance de ses pairs. André Breton disait de lui : « l’homme des possibilités infinies ». Grand pionnier des mouvements dadaïste et surréaliste, les œuvres de Max Ernst transcrivent la vision de l’artiste du monde, irréaliste et fantaisiste, une vision qui trouve son origine dès son plus jeune âge au moment où son père l’initiait à la peinture.

L’art dans le sang

Max Ernst entre en contact avec l’art dès son plus jeune âge. C’est son père, Philipp Ernst, peintre rigoureux et disciplinaire, qui l’initie à la peinture. Il apprend alors le dessin lors de promenades en forêt, une des sources d’inspiration pour les paysages fantastiques qu’il mettra en peinture par la suite. Mais en dehors de cette initiation amateur à domicile, Ernst n’a jamais reçu de formation formelle en art.

En 1909, Ernst s’inscrit à l’université de Bonn pour y étudier la philosophie et en histoire de l’art. Il abandonne toutefois rapidement et préfère se tourner vers la peinture. Plus tard, il revient sur les raisons de son abandon en affirmant qu’il évitait « toute étude qui pourrait dégénérer en soutien familial ». Au moment où il commence à peindre, Ernst s’intéresse beaucoup à la psychologie et l’art des malades mentaux. En 1911, il rencontre les membres du groupe Blaue Reiter avec lequel il exposera en 1913, à Berlin. Les premières toiles qu’il présentera révèlent ses influences cubistes, futuristes et expressionnistes.

Influences, traumatismes, désillusion

Bien qu’autodidacte, Max Ernst a été influencé par de nombreux artistes, dont Van Gogh et August Macke. Les toiles de Giorgio de Chirico lui ont donné un fort intérêt pour l’imagerie de rêve et le fantastique. Mais l’artiste ne sera pas seulement influencé par quelques grands noms de l’art. Max Ernst a beaucoup exploité les expériences de son enfance et de la guerre pour peindre des scènes souvent absurdes et apocalyptiques. La Première Guerre provoque chez lui un fort sentiment de désillusion et la naissance d’un esprit de révolte contre les conventions. Tout cela va le conduire à s’intéresser de près au mouvement Dada.

Après la guerre, Marx Ernst retourne en Allemagne et aide Jean Arp et Johannes Thomas Baargeld à fonder un groupe Dada à Cologne. En parallèle, souhaitant se consacrer à la critique d’art, il entretient des liens étroits avec des groupes d’avant-garde parisiens. Et en 1919, il crée ses premiers collages en utilisant des matériaux banals comme des manuels scientifiques ou encore des catalogues illustrés. Marx Ernst s’en servira pour réaliser de nouvelles images fantastiques issues du monde des rêves et du subconscient.

Un art unique, un art d’expérimentation

En 1922, Max Ernst s’installe à Paris et y vivra jusqu’en 1941. Il rejoint la communauté artistique de Montparnasse et le groupe surréaliste. Durant cette période, Ernst se concentrera sur le champ des rêves et de l’absurde. Ces recherches et expérimentations lui conduiront à créer un bestiaire fantastique, des machineries loufoques… Avec ses collègues surréalistes, il découvre les possibilités de l’autonomisme et des rêves. Parfois, il réalise ses recherches artistiques en ayant recours à l’hypnose ou encore à des substances hallucinogènes.

Ces expérimentations et son audace l’amènent à devenir l’une des plus grandes figures du surréalisme. Il crée des processus de travail qui permettent d’aller au-delà des contraintes techniques. Il invente alors le frottage et n’hésite pas à utiliser le grattage de pigments sur ses toiles. Il crée également des « romans collages » en se basant sur le principe de l’association libre (La Femme sans têtes, 1929). Max Ernst développe par ailleurs une grande fascination pour les oiseaux qui dominent ses œuvres. Cette fascination va le conduire à crée Loplop, un alter ego. On le voit apparaitre pour la première fois en 1928 dans l’œuvre « Loplop, le supérieur des oiseaux ».

Les recherches de Marx Ernst l’incitent à essayer de nouveaux supports d’expression : fresque murale, film (l’Âge d’or, 1930). En 1934, l’artiste commence la sculpture en réalisant des modèles de créatures issues de sa mythologie personnelle, un exemple flagrant Le Roi jouant à la reine, 1944.

Un héritage, une nouvelle vision

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Max Ernst fuit la France avec l’aide de Peggy Guggenheim, qui deviendra par la suite son épouse. Il arrive à New York en 1941. Là il côtoie des peintres d’avant-garde tels que Marcel Duchamp ou encore Marc Chagall. Il invente par la suite la technique du dripping en pratiquant les éclaboussures sur toiles. En 1953, il s’installe à Paris et gagne l’année suivante les Biennales de Venise. Avec le succès qui s’en suivra, l’état de ses finances s’améliorera. En 1963, il déménage à Seillans, dans l’Amboise.

Max Ernst meurt le 1er avril 1976 à Paris. Il est l’un des rares artistes à avoir réussi à établir une réputation rayonnante dans 3 pays différents (Allemagne, France et États-Unis), de son vivant. Son travail et ses méthodes influenceront également de nombreux artistes comme Pollock. Il est aujourd’hui une figure fondamentale pour les artistes qui s’intéresse à la technique, à la psychologie et qui recherche l’émancipation de la pensée.

Expertise et estimation des œuvres de Max Ernst

Nous recherchons activement les œuvres signées par Max Ernst. Contactez Barnie’s pour faire expertiser ces œuvres par notre équipe de professionnels qui vous fourniront rapidement une estimation de ses peintures. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Max Ernst pour en savoir plus sur sa cote.

Surréalisme et recherche de détails s’expriment dans l’ouvrage de Max Ernst, par le biais d’une narration iconographique singulière. Une des pièces les plus représentative de cette singularité et de son goût pour sa mythologie imaginaire est La Carmagnole qu’il crée en 1927. Les formes semblent y danser dans une fête chaotique, pleine de chaleur. On retrouve cette idée également dans la peinture “The Endless Night” où le mystique prend toute la place.

 

Œuvres réalisées par Max Ernst

Vasudeo GAITONDE

Vasudeo Gaitonde est un des plus grands peintres abstraits de l’Inde. Cet artiste au talent certain a réalisé ses études à l’école de Sir Jamsetjee Jeejebhoy en 1948. Au cours des années 1950, cet artiste peintre indien a été invité à rejoindre le Progressive Artists’ Group, un mouvement à l’influence importante et dont le talent de ses membres tels que Sayed Haider Raza ou encore Maqbool Fida Husain, résonne encore sur la scène artistique mondiale.

Un talent décelé très tôt

Gaitonde est né en 1924 à Nagpur dans le Maharashtra en Inde. Très tôt, l’artiste a su impressionner par la profondeur et la qualité de son travail. En intégrant le Progressive Artists’ Group de F. N. Souza, S. H. Raza et M. F. Husain, il va participer de manière active au développement de ce mouvement ce qui lui permettra par la suite de réaliser plusieurs expositions aussi bien en Inde que dans le reste du monde.

Une carrière reconnue internationalement

Sa carrière fut ponctuée par de nombreuses expositions, il a notamment participé à l’exposition d’art Indien dans l’est de l’Europe, mais aussi à celles réalisées en 1959 et 1963 à la Graham Art Gallery de New York. Sa carrière fut également récompensée par l’obtention du premier prix de l’Exposition des Jeunes Artistes Asiatiques à Tokyo en 1964 ou encore par l’obtention du Padma Shri Award en 1971 en Inde.

Une spiritualité picturale

Ce peintre de renom est aujourd’hui connu pour son style si personnel. Vasudeo Gaitonde est avant tout un peintre calme invitant à la méditation et à la contemplation par l’imagination. Les sentiments émanants de ces oeuvres accompagnent le spectateur dans ses moments de tranquillité. Les compositions modernes de l’artiste présentent de larges aplats de couleurs dont les couches subtiles de peinture incitent à la plénitude. Agrémentées de faisceaux de lumière translucide, ses peintures évoquent la profondeur sublime de l’être. Tous ces éléments font de son oeuvre, une oeuvre unique et contribuent largement à sa renommée.

Une oeuvre émotionnelle et philosophique

Pour l’époque Gaitonde montre un courage certains, c’est d’ailleurs l’un des plus audacieux de sa génération parmi les artistes indiens. En effet, le mouvement abstrait n’est alors que peu répandu en Inde à cette époque. Il n’a fallu au peintre indien qu’exploiter son potentiel et jouer sur un phénomène de techniques et de couleurs. Au final le peintre réussit, entre autre par le biais de monochrome, à nous transporter et nous transmettre une certaine profondeur de caractère, nous amenant à l’immobilité, l’introspection et le silence. En quelques mots, Gaitonde était avant tout un penseur, un philosophe sachant se détacher de valeurs matérialistes pour lui illusoires.

Cultiver l’imaginaire spirituel

De nature solitaire, cet artiste n’a pas côtoyer de nombreux peintres cependant il a su marquer les esprits et influencer par son approche et ses techniques. Un homme tranquille réalisant des oeuvres à la fois douces et de grandes envergures, n’hésitant pas un instant à partager toute l’étendue de son imagination. Il utilise la couleur, la décline et se l’approprie accessoirisant ses toiles de symboles proche de la calligraphie et des hiéroglyphes. Un travail qu’il qualifie de “non objectif” et qui évoque la philosophie Zen. Tout une oeuvre que Barnie’s saura évaluer à sa juste valeur. Pour cette raison, Barnie’s se propose d’estimer et d’acheter comptant les peintures de Vasudeo Gaitonde. Si vous possédez un tableau, un dessin signé Vasudeo Gaitonde nous vous proposons un service d’estimation gratuit de votre oeuvre en fonction des prix du marché.

Expertise et estimation des œuvres de Vasudeo Gaitonde

Barnie’s recherche activement les pièces de Vasudeo Gaitonde. Nos équipes se déplacent rapidement pour réaliser une expertise de qualité et une estimation fiable de vos œuvres du peintre indien.

Vasudeo Gaitonde et ses œuvres abstraites sont très recherchées, comme ses incroyables œuvres sans titres qui présentent une importante recherche de la matérialisation métaphysique dans une explosion de couleurs. On retrouve également ce goût pour l’abstrait dans l’incroyable représentation de l’indépendance Indienne de la lithogrpahie Kultura qu’il créé en 1957.

Oeuvre de Vasudeo Gaitonde

Peinture

Dessin

Lithographie

Francis Newton SOUZA

Francis Newton Souza, ou F. N. Souza, était un peintre indien du XXème siècle. Cet artiste dessinateur fut l’un des fondateurs du mouvement artistique PAG, Progressive Artists’ Group de Bombay. Accompagné et rejoint par des artistes tels que Sayed Haider Raza, Vasuedo S. Gaitonde ou encore M. F. Husain, ce mouvement moderniste indien, des années 40, va encourager l’avant gardisme indien au niveau mondial. Mais F. N. Souza fut également le premier peintre post indépendant à bénéficier d’une telle reconnaissance en occident. L’artiste rompt ainsi avec la peinture de style traditionnel et impose un style beaucoup plus personnel.

Un peintre engagé

Cet artiste indien a tout d’abord étudié à la Sir J.J. School of Art de Bombay avant d’être expulsé en 1945 pour avoir soutenu le Quit India Movement. C’est en 1947 qu’il décide de fonder le Bombay Progressive Artists’ Group encourageant les artistes indiens à participer au mouvement international d’avant-garde. La carrière de Souza s’est peu à peu développée notamment au travers de ses expositions. Décrit comme “délibérément éclectique” par Pierre Berger, l’oeuvre du peintre indien Souza sera au fil des exhibitions reconnue par la critique. En tant que spécialiste dans l’achat d’oeuvres d’art et de pièces de collection indiennes, nos experts, chez Barnie’s, se déplacent partout à Paris et dans toute le France pour estimer gratuitement vos biens. Vous possédez un tableau ou un dessin signé F.N. Souza contactez nous, nous procéderons à une expertise précise de ceux-ci.

Un style empreint d’identité

Francis Newton Souza est l’un des artistes modernes les plus importants d’Asie du Sud. Pour l’artiste qu’il était, l’art demeurait omniprésent, c’était un rite sacré. Une forme d’incessante recherche de soi et de remise en question de ses créations. La trajectoire artistique du peintre a varié en terme de sujet, passant des nus aux paysages en s’attardant sur les natures mortes. Son style s’est ensuite très largement imposé par la présence de larges traits noir délimitant chacune des formes rappelant fortement les courants artistiques européens. Parmi ces plus grandes oeuvres il est possible de retrouver The Crucifixion, en 1963, ou encore Priest at Altar, datant de 1966.

L’art indien représenté dans le monde

La carrière de N. Souza a été également ponctuée de voyage en Europe et en Amérique du Nord. S’installant à Londres, puis à New York, il connu des débuts difficiles suivi par un succès sans précédent après la parution de son essai autobiographique en 1955. Un essai qui lui permettra par la suite de rentrer en contact avec Victor Musgrave et de vendre toute ses oeuvres en l’espace d’une exposition à la Gallery One. Le peintre indien Francis Souza est donc devenu au fil des années l’une des références en matière d’art indien, on retrouve dans ses oeuvres des paysages comme The Red Road ou encore Amsterdam Landscape, des oeuvres dont Barnie’s est à même d’évaluer toute la valeur. N’hésitez pas à nous contacter pour toute expertise.

Expertise et estimation des œuvres de Francis Newton Souza

Barnie’s, société d’estimation d’objets d’Art recherche activement les peintures de Francis Newton Souza. Notre équipe d’acheteurs qualifiés se déplace rapidement et réalise une estimation de qualité de toutes vos œuvres du peintre d’origine indienne. N’hésitez en outre pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Francis Newton Souza pour en savoir plus sur sa cote.

Francis Newton Souza est connu pour son avant-gardisme qui rompt avec la tradition indienne. Sa peinture The Chance par exemple, frappe par son style brut, qui incarne l’art de la déformation. Il en va de même avec l’œuvre The Deposition qui représente, d’une manière déconstruite, l’enterrement du Christ.

Oeuvre réalisée par Francis Newton Souza

Peinture

Tyeb MEHTA

Un acteur du mouvement PAG

Peintre indien, Tyeb Mehta a fait partie du mouvement artistique PAG, Progressive Artists’ Group de Bombay fondé par Francis Newton Souza. Son intérêt pour la peinture le mènera à la Sir J.J. School of Art à Mumbai d’où il sortira diplômé en 1952. Ce groupe rassemblant les artistes les plus emblématiques en avenir, tels que Sayed Haider Raza, Maqbool Fida Husain ou encore Vasuedo S. Gaitonde, va jouer un rôle primordial dans l’évolution de l’artiste.

Des oeuvres contemporaines remarquables

Entre 1959 et 1964, il vécut et travailla à Londres. Comme nombreux des artistes du mouvement PAG en Inde, on peut retracer les influences de cet artiste aux maîtres européens. Une de ses inspirations vient notamment du travail de Francis Bacon. Tyeb Mehta est l’un des peintres les plus célèbres parmi les peintres contemporains indiens. Le travail de cet artiste est remarquable tant par son style que par l’émotion qu’elle suscite.

Des peintures fortes de sens

Ce peintre de renom est né en 1925 à Kapadvanj en Inde. Après quelques années passées à New York, il va développer un style de peinture très personnel. Son coup de pinceau brut, les lignes épaisses et les traits tirés de ses créations vont peu à peu laisser place à des aplats de couleurs forts de sens. Il retourne ensuite en Inde où il vécut à Mumbai, c’est là qu’il réalisera son premier film mais également le fameux Trussed Bull représentant la détresse face aux animaux massacrés lors de sacrifices à Mumbai. En dépit de sa symbolique cette peinture marque toute la technicité et la créativité de l’artiste.

Faire ressentir, émouvoir et dénoncer

Tyeb Mehta est un artiste indien incontournable. Il est surtout connu dans le monde pour avoir dépeint la société indienne et ainsi avoir fait émaner au travers de sa peinture tout le mauvais qui pouvait ressortir de la société contemporaine. Sa peinture est forte de sens, elle met en exergue toutes les souffrances, tous les doutes et toutes les angoisses. Au travers de son art, l’artiste va toucher, émouvoir et dénoncer une réalité dure. Au fil des années, sa peinture va évoluer donnant à voir peu à peu des aplats de couleurs et une segmentation de la toile. Son style est un brillant travail de segmentation et de couleurs, la toile The Dancing Figure en est un très bel exemple.

Un acteur du mouvement PAG

Excepté quelques expositions en solo, Metha a participé à de nombreuses exhibitions internationales, notamment à Oxford, Menton, Washington, Paris ou Cagnes-sur-Mer. De manière générale, Metha est perçu comme peintre indien moderne “classique”, pour cette raison la présence de son art est régulièrement de rigueur dans les collections de peintures post-coloniales. Cet homme était non seulement un artiste mais il fut également reconnu au travers de récompenses civils tels le Padma Bhushan ou encore le Dawati Modi Foundation Award. Si vous pensez détenir une peinture, un croquis ou un dessin signé par Tyeb Mehta, Barnie’s peut en sa qualité d’expert les estimer. N’hésitez pas à nous contacter pour toutes demandes de renseignements.

Expertise et estimation des œuvres de Tyeb Mehta

Nous recherchons activement les peintures de Tyeb Mehta. Contactez Barnie’s pour faire expertiser ces œuvres par notre équipes de professionnels qui vous fourniront rapidement une estimation des tableaux du peintre indien. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Tyeb Mehta pour en savoir plus sur sa cote.

Avec un style plein d’émotion, et une influence classique dans une technique moderne, Tyeb Mehta est un peintre très reconnu par ses pairs. Ses pièces sont très remarquées, leur équilibre et leur mysticité. Avec sa Diagonal Series, par exemple, il parvient à mettre en avant toute la dualité de son Art, et joue avec les couleurs et les symboles.

Maqbool Fida HUSAIN

Maqbool Fida Husain, aussi connu sous le nom de M. F. Husain, est un peintre moderne d’envergure internationale. Né en septembre 1915 à Pandharpur cet artiste peintre indien est aussi célèbre dans le monde du cinéma, en tant que réalisateur, producteur et scénariste. Il fera ses débuts à Bombay en réalisant des affiches de cinéma, des débuts qui influenceront notamment son goût pour l’art cinématographique.

Une rupture avec la peinture traditionnelle indienne

Ce peintre est l’un des membres fondateurs du mouvement artistique PAG, Progressive Artists’ Group de Bombay fondé par Francis Newton Souza avec entre autre Sayed Haider Raza et Vasuedo S. Gaitonde. Cet artiste fut associé au mouvement moderniste indien dans les années 1940 et regroupe une faction de jeunes artistes encourageant l’avant-gardisme au niveau international mais aussi le modernisme et la rupture avec la peinture de style traditionnel.

L’artiste au coeur d’une controverse

Dès 1952, M.F. Husain réalise sa première exposition en solo à Zurich. Quelques années plus tard, il se voit remettre le prix Padma Shri, et peu à peu, il devient le peintre le plus côté d’Inde. Il est reconnu comme l’un des artistes les plus charismatiques ayant permis de redéfinir de manière exceptionnelle la grandeur de l’art indien. Néanmoins, une controverse lancée dans les année 90, va le pousser à quitter l’Inde. En effet, après la réédition d’une série de peintures représentant des divinités hindoues nues, dans le mensuelle Vichar Mimansa, de vives critiques ont animé le pays. C’est en raison des violences suscitées par cette série que l’artiste fut poussé à quitter le pays.

Un artiste indien aux styles variés

Malgré cela, Maqbool Husain a su au fil de son œuvre montrer un réel savoir faire ainsi qu’une grande diversité de techniques. Le peintre indien n’hésite pas une seconde à tester et mélanger les techniques. Sa trajectoire est teintée d’influences et offre un large panel de style, il passe notamment du cubisme au style classique indien. Des styles qui lui vaudront d’attirer l’attention de nombreux experts et de gagner une renommée internationale.

Des œuvres riches en technique et en couleur

De manière générale, le travail de l’artiste est réalisé par série, il traite de thèmes variés et s’intéresse à des personnalités telles que Gandhi et Mère Teresa, comme en témoignent les œuvres Mother Teresa with child, Gandhi and Buddha ou encore Out of the four leader. Mais parmi ses plus grandes œuvres, on retrouve aussi une série basée sur des épopées telles que le Ramayana ou le Mahabharata ainsi qu’une série de 45 aquarelles réalisées en 1975. Toutes ces œuvres en font un des plus grand artiste contemporain internationalement reconnu du XXème siècle. Spécialisé dans le rachat d’œuvre d’art Barnie’s s’engage à expertiser vos oeuvres signé par Husain. En tant que spécialiste en matière d’art, Barnie’s applique une politique commerciale rigoureuse et peut estimer de manière objective et professionnel les peintures, les dessins et les aquarelles de ce grand artiste indien.

Expertise et estimation des œuvres de Maqbool Fida Husain

Le service d’estimation d’objets d’Art, Barnie’s, recherche activement les peintures de Maqbool Fida Husain. Notre équipe d’acheteurs qualifiés se déplace rapidement et réalise une estimation de tous vos tableaux du célèbre peintre indien. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Maqbool Fida Husain pour en savoir plus sur sa cote.

Maqbool Fida Husain est connu pour son attrait à juxtaposer l’homme et l’animal dans un style profondément contemporain. On le voit dans son superbe tableau Sprinkling Horses, qui respecte un style très vif, presque organique. Sa passion pour se positionner à mi-chemin entre la tradition et la modernité se ressent profondément dans Ragamala Serie, qui rend hommage aux mythes traditionnels de l’Inde.

Œuvres réalisées par Maqbool Fida Husain

Peinture

Jamini ROY

Né le 11 avril 1887 à Beliatore dans l’ouest du Bengale, Jamini Roy a longtemps été considéré comme le père de l’art indien moderne. C’est au début du XXème siècle, alors qu’il n’avait que 16 ans que Jamini Roy rejoint la Kolkata’s Governement School of Art. Il y apprendra l’artisanat et les arts au côté de Abanindranath Tagore. En tant qu’expert, Barnie’s estime et achète toutes œuvres de l’artiste indien.

Le reflet d’une identité

Rapidement l’artiste indien va vouloir se détacher du style académique issu des traditions d’occident pour se concentrer sur sa propre culture. Après quelques expériences de paysages et de portraits, il réalise qu’il a besoin de trouver sa propre inspiration. Une inspiration où le folklore bengalais va être un des éléments déterminants tout au long de sa carrière.

Une quête d’identité

Aux prémices de sa carrière, ce peintre originaire du Bengale va devenir connu pour ses portraits inspirés du style de l’académie Britannique, tel que Portrait of Lady. Mais au delà de ce type d’inspiration, la carrière de l’artiste va être marquée par une certaine quête d’identité indienne et d’une période de rébellion contre l’empire Britannique. Entre les années 30 et 40, la popularité de ses peintures reflètent son passage entre l’art moderne indien et un nouveau style de prédilection empreint de nativisme. Il réalisera de nombreuses peintures inspirées du Kalighat, un mouvement apparu au Bengale pour combler le vide du monde de l’art à cette époque.

L’évolution de ses techniques

Au fil des années, ses peintures vont effectivement refléter une influence de plus en plus empreinte d’art indigène. Jamini Roy y dépeint des scènes de la vie paysanne, des personnes de la vie ordinaire, des animaux mais aussi des rituels de la vie indienne. Il va, peu à peu, se détacher des pratiques conventionnelles sur des canvas pour se concentrer sur des supports divers et brut tels que les bouts de tissu et le bois. Il va même expérimenter des couleurs naturelles issues de la terre, de la poudre de craie ou encore extraites de plantes. Il va ainsi s’imposer non seulement par ses idées mais également par les techniques et matériaux utilisées.

Le mouvement Kalighat au coeur de son oeuvre

L’influence du mouvement Kalighat, dont le coup de pinceau brosse est si particulier, l’amènera notamment à réaliser Black Horse. En 1938, les peintures de l’artiste furent pour la première fois exposées à Calcutta dans la British India Street. Son travail a été reconnu et apprécié pour son œil si particulier sur le monde rural. Au travers de sa peinture, il réussi à capturer en toute simplicité l’essence du folklore local. Son travail mêle des couleurs vives, nettes. Il mêle ainsi le rouge vif, le jaune, l’ocre, le blanc ou encore des bleu intense. L’audace de ses choix artistiques en font un peintre talentueux dont le travail ne se limite pas seulement à la peinture mais aussi à la sculpture en bois, reflet de l’art traditionnel au Bengale. Pour toutes ces raisons Barnie’s est à même d’évaluer la teneur de l’œuvre de cet artiste peintre indien.

Œuvres de Jamini Roy

Expertise et estimation des œuvres de Jamini Roy

Barnie’s recherche activement les peintures de Jamini Roy. Nos équipes se déplacent rapidement pour réaliser une expertise de qualité et une estimation fiable de vos œuvres du peintre indien.

Jamini Roy et ses œuvres d’art indien moderne sont très recherchées pour leur caractère ésotérique, très proche de l’art religieux. La plus belle expression de cet hommage à la religion est Sita Agni Pariksha qui présente un important travail des couleur et des formes dans la plus pure tradition indienne. Son goût pour la représentation des divinités et de scène religieuse reste un apport majeur à l’art indien.

Amrita SHER-GIL

S’il existe des artistes hors pairs, Amrita Sher-Gil en est la parfaite illustration. Née en 1913 à Budapest en Hongrie d’un père indien et d’une mère hongroise, cette jeune artiste commence le dessin très tôt et apprendra l’art de la peinture à ses huit ans. Sa jeunesse est ponctuée par les arts, l’apprentissage du piano, du violon et les voyages. Autant d’éléments influençant grandement la jeune artiste tout au long de sa formation.

Un héritage culturel

Le père de Amrita Sher-Gil, issu d’une famille Sikh aristocratique, et sa mère Européenne, ont fortement influencé leur fille. Voyageant entre l’Inde, la Hongrie mais également l’Italie et la France, cette jeune et talentueuse artiste va montrer une personnalité charismatique et un talent hors du commun au fil du temps. En 1929, elle a rejoint l’Ecole des Beaux Arts à Paris, dès lors ses peintures ont été reconnues et acclamées.

Une influence variée

Cette peintre se distingue également par son amour de la vie de bohème d’artiste parisienne. Sa peinture dénote des influences de style européen tant par ses techniques, ses aplats de couleurs que par son naturalisme. Il existe de nombreux autoportraits et peintures de Amrita Sher-Gil à Paris, des études de nues, des natures mortes tout comme des portrait d’amis, autant d’oeuvres reflétant parfaitement son jeune talent et dont Barnie’s peut évaluer la valeur. Parmi ces oeuvres, on retrouve notamment Girl in Mauve ou Nature Morte.

Une peinture riche en émotion

Le travail de Amrita Sher-Gil est riche non seulement en technique mais il reflète également l’humeur de l’artiste. En effet, les tableaux capturent le tempérament de la peintre indienne dans ses moments de solitude, de doute ou encore de joie et révèle ainsi sa personnalité. La complexité de sa vie, le partage entre deux cultures, l’insertion dans de nouvelles structures ont poussé cette femme à constamment s’adapter pour mieux créer.

Un retour en Inde riche en influence

Suite à son séjour à Paris elle retourne en Inde. C’est durant cette période qu’il est possible de noter un changement radical, tant dans la technique que dans les sujets traités. Des oeuvres tels que Two elephants, Resting ou encore Wedding sont autant de peintures reflétant l’influence des écoles de peinture Mughal et Pahar et dont la peintre parvient parfaitement à traduire le rythme tranquille de l’Inde rurale. Malheureusement pour le monde de l’art, elle tombera gravement malade et décèdera alors qu’elle n’a que 28 ans. Malgré tout Amrita laisse derrière elle de nombreuses oeuvres riches en émotions et en technicité, des valeurs auxquelles Barnies est attaché. Pour cette raison et en tant qu’expert dans l’estimation de vos biens et vos peintures signés par Amrita Sher-Gil, Barnie’s vous propose de se mettre à votre service.

Expertise et estimation des œuvres d’Amrita Sher-Gil

Vous possédez une des œuvres de Amrita Sher-Gil ? Contactez Barnie’s et notre équipe de professionnels du marché de l’Art se déplace rapidement pour une estimation rapide et fiable de toutes les peintures de la peintre indienne.

L’ombragé et mélancolique art de Amrita Sher-Gil s’exprime dans ses superbes toiles. Sa représentation « Un village Hongrois énigmatique » en est la meilleure expression. L’artiste emprunte de nombreuses techniques, et apporte un style différent à chaque œuvre de sa carrière. C’est le cas avec sa peinture « Autoportrait » (https://barnies.fr/peinture-self-portrait-1931-2/), qui s’inspire des codes des impressionnistes.

Œuvres d’Amrita Sher-Gil

Ram KUMAR

Artiste écrivain Indien, Ram Kumar a longtemps été reconnu comme le peintre avant gardiste abstrait de son temps. Associé au groupe Progressive Artists’ Group de Bombay fondé par le célèbre Francis Newton Souza avec Maqbool Fida Husain, Jamini Roy, Thyeb Mehta, Sayed Haider Raza ou encore Vasuedo S. Gaitonde. Cet artiste indien talentueux est né à Shimla, la capital de l’état indien Himachal Pradesh. Entouré d’une grande fratrie, il va tout d’abord mener des études en économie au St Stephen College à Delhi. C’est au cours d’une soirée de 1945, en compagnie de ses amis du St Stephen College qu’il découvrira une exposition d’art. Cette découverte sera un des éléments déclencheurs de son intérêt pour l’art.

Découverte du monde artistique

En 1948, alors que Ram Kumar prend des cours à la Sharda Ukil School of Art, il renonce à un poste de banquier pour poursuivre une carrière dans le monde de l’art. En effet, son professeur, Sailoz Mukherjee, lui a permis de découvrir les natures mortes réalisées à partir de modèles vivants et ainsi consolider son attrait pour la création. De plus lors de ses débuts dans cette école, il va rencontrer Sayed Haider Raza avec qui il va devenir ami. Dès lors, il réussit à partir à Paris pour y étudier sous l’égide de Fernand Léger et André Lhote.

La sensibilité au travers de la couleur

Au cours de sa carrière, l’artiste indien a peint de nombreux paysages passant souvent du naturalisme à l’abstraction sans jamais succomber à l’un ou l’autre. Pour réaliser ses compositions, Ram Kumar utilise essentiellement des peintures à l’huile, présentant une variété de teintes de bleus, de gris ou de jaune foncé. Il réalisera par exemple Orphans, Yellow Summer ou encore Kashmir. Autant de pièces de très grandes sensibilités mais aussi de hautes technicités que Barnie’s est à même d’estimer pour vous.

L’être humain au coeur de ses préoccupations

A ses début, la condition humaine est une de principales préoccupation de Ram Kumar. Il va donner à l’être une place centrale dans ses premières compositions en l’immergent au sein de villes. Parmi les oeuvres de cette époque, Mother réalisée en 1957 reflète parfaitement les premières intentions humaniste de l’artiste. Peu à peu, le peintre va intégrer de larges traits bleutés ou d’un jaune doré puissant. Ce travail va donner à son oeuvre une certaine légèreté, comme un effet de suspension et ainsi le guider peu à peu vers l’abstraction.

Violence et destruction

Durant les dernières années de sa carrière, le peintre indien a passé une grande partie de ses recherches à la découverte d’inspiration métaphysique, de transcendance et de paix intérieure. Il va s’inspirer de voyages effectués au Mexique ou encore aux Etats Unis et consolider sa réputation de peintre abstrait indien en réalisant notamment de nombreux paysages décomposés, presque déchiquetés où les blocs et les lignes s’entrecoupent, se forment et se déforment au gré des patchworks. Parmi ces oeuvres, Houses, Benaras ou encore Benaras Landscape sont parmi les pièces majeures de sa carrière. En sa qualité d’expert, Barnie’s estime et achète vos oeuvres signées Ram Kumar. Contactez nous pour une estimation gratuite, nous nous déplaçons partout en France.

Expertise et estimation des œuvres de Ram Kumar

Barnie’s recherche activement les peintures de Ram Kumar. Nos équipes se déplacent rapidement pour réaliser une expertise de qualité et une estimation des toiles du peintre indien.

Ram Kumar et ses œuvres abstraites sont très recherchées, comme son œuvre « Blue Abstract » qui incarne une vision surréaliste d’un paysage. L’artiste ne délaisse pour autant pas la représentation de sujet. On le voit dans son tableau « Jeune Étudiant » qui reste toutefois fidèle à ce goût pour l’abstraction. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Ram Kumar pour en savoir plus sur sa cote.

Oeuvres réalisées par Ram Kumar

Peinture