Roy LICHTENSTEIN

Roy Lichtenstein est l’un des principaux représentants du mouvement Pop Art américain inspiré par la culture populaire entre les années 1955 et 1970. Les œuvres de l’artiste puisent leur inspiration dans le monde de la publicité et de la bande dessinée. 

Des études artistiques interrompues

Roy Lichtenstein est né à Pittsburg aux États-Unis en 1923, au sein d’une famille aisée de la classe moyenne new-yorkaise. Sa mère était elle-même une pianiste accomplie. 

C’est durant son adolescence que le jeune homme commença à s’intéresser à l’art et au design ainsi qu’à la musique jazz. En 1939, à l’occasion de sa dernière année de lycée, Lichtenstein s’inscrivit aux cours d’été de la Art Students League de New York. 

En 1940, Roy intégra l’Université d’État de l’Ohio où il suivit des cours de dessin, notamment ceux du professeur Hoyt L. Sherman (1903-1981) lequel eut une influence importante sur son œuvre. 

Toutefois, le jeune homme dut interrompre ses études au bout de trois ans, afin d’intégrer l’armée américaine et soutenir l’effort de guerre. Nommé officier il fut envoyé en Europe : en Angleterre (1944), en France (1945), en Belgique, en Allemagne et au Luxembourg. Lichtenstein profita de ses permissions pour visiter les musées des capitales et dessiner.

1946-1950 : de l’étudiant au professeur

Son père gravement malade, Roy Lichtenstein fut rapatrié à New York en 1946. Libéré de ses obligations militaires, le jeune homme bénéficia du G.I. Bill — loi américaine fournissant aux soldats démobilisés le financement de leurs études universitaires — lui permettant de reprendre ses études. 

Diplômé en 1949, Lichtenstein fut engagé comme professeur de dessin. Il enseigna par la suite dans les universités d’Oswego et Rutgers.

Les années 1950 : entre cubisme et expressionnisme, trouver sa voie

La première exposition personnelle consacrée à l’œuvre de Roy Lichtenstein eut lieu en 1951 au Canada.

La même année l’artiste déménagea à Cleveland pour une durée de six ans. À cette époque Lichtenstein exerça plusieurs métiers : dessinateur, décorateur de vitrines, etc. D’un point de vue artistique, son travail oscilla entre cubisme et expressionnisme. 

Dès 1952, Lichtenstein rejoignit la galerie John Heller à New York et exposa des interprétations ironiques et post-cubistes de célèbres peintures américaines du XIXe siècle.

En 1957, l’artiste s’installa à New York et commença à enseigner à l’Université d’État de New York l’année suivante. En parallèle, Lichtenstein intégra ses premiers personnages de comics dans ses œuvres.

Les années 1960 : artiste phare du Pop art américain

C’est en 1960 que Roy Lichtenstein commença à enseigner à l’Université de Rutgers où il fut très influencé par son collègue Allan Kaprow (1927-2006). En ce sens, Lichtenstein s’intéressa à l’imagerie proto-pop. Puis en 1961 ses toiles représentèrent pour la première fois des planches de bandes dessinées. 

La première œuvre représentative de l’art de Lichtenstein intégrant un personnage aux contours soulignés et utilisant les points de trame est Look Mickey (1961). 

Une exposition individuelle eut lieu dans la galerie Leo Castelli de New York en 1962. Tous les tableaux trouvèrent acquéreurs avant l’inauguration. 

Par la suite, les œuvres de Roy Lichtenstein firent l’objet de nombreuses expositions. De fait, il devint l’un des artistes les plus importants du mouvement Pop Art américain. 

L’une des œuvres les plus connues de l’artiste est probablement Whaam ! (1963). L’œuvre illustrant un avion de combat tirant une roquette sur un avion ennemi s’inspire de l’univers de la bande dessinée DC Comics All-American Men of War. L’explosion jaune et rouge est marquée par l’onomatopée « Whaam ! ».

L’apport de Roy Lichtenstein à l’histoire de l’art

L’œuvre de Roy Lichtenstein est représentative du mouvement Pop Art américain. Ce courant inspiré par la culture populaire des années 1955-1970 désigne les productions artistiques — anglaise et américaine — représentant les clichés et stéréotypes de la société de consommation.

Lichtenstein puisa son inspiration dans la publicité et la bande dessinée. L’artiste utilisa un système de trame, particulièrement reconnaissable, pour la réalisation de ses œuvres. Le trait est épais, les couleurs vives. Il traita différents sujets variés : paysages, natures mortes, intérieurs.

Roy Lichtenstein sut se renouveler tout au long de sa carrière. En ce sens, il utilisa de nouvelles techniques (imitation des points d’impression « ben-day ») ainsi que de nombreux matériaux (peinture acrylique, peinture à l’huile, porcelaine émaillée, céramique vernissée, bronze peint).

Œuvres de Roy Lichtenstein

Les musées qui exposent Roy Lichtenstein

Les œuvres de Roy Lichtenstein sont principalement exposées aux États-Unis : Museum of Modern Art et Whitney Museum of American Art de New York, National Gallery of Art de Washington, Yale Université Art Gallery.

Il est également possible d’admirer des œuvres de l’artiste à la Tate Modern de Londres, au Musée Ludwig de Cologne, au Centre Pompidou de Paris ou au Kunstmuseum de Bâle.

Les principales expositions de l’artiste

  • Roy Lichtenstein, Centre Pompidou, Paris, 2013 
  • Roy Lichtenstein, Blanck & White, Albertina, Vienne, 2011 
  • Roy Lichtenstein – Evolution, Pinacothèque de Paris, 2007 
  • Roy Lichtenstein, Fondation Beyeler, Bâle, 1998 

Les principaux ouvrages sur Roy Lichtenstein

  • HENDRICKSON Janis, Roy Lichtenstein, éd. Taschen, 2016
  • COLLECTIF, Roy Lichtenstein au Centre Pompidou, éd. Centre Pompidou, 2013
  • CORLETT M.L., The prints, 1948-1997, éd. Hudson Hills Press, 2002
  • ADELMAN Bob et TOMKINS Calvin, L’art de Roy Lichtenstein, éd. Altinéa, 1994

Expertise et Estimation des œuvres de Roy Lichtenstein

Certaines œuvres de Roy Lichtenstein sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Roy Lichtenstein afin d’établir une estimation de votre pièce.

Jean LAMBERT-RUCKI

Arrivé en France en 1911, le peintre et sculpteur polonais Jean Lambert-Rucki fait partie de ces artistes à la touche reconnaissable qui traversèrent le XXe siècle. Lambert-Rucki est principalement connu pour ses sculptures du Christ en croix au faciès de type africain.

Une enfance en Pologne

Jean Lambert-Rucki est né à Cracovie en Pologne en 1888. Suite au décès de son père survenu lorsqu’il avait onze ans, le jeune garçon aida sa famille en exécutant des portraits de bourgeois de Cracovie.

Lambert-Rucki intégra l’École des Beaux-Arts de sa ville où il côtoya Moïse Kisling (1891-1953) qu’il retrouvera par la suite à Paris. Le jeune homme s’imprégna de l’influence munichoise alors prédominante à Cracovie. 

La jeunesse de Lambert-Rucki fut ponctuée de séjours réguliers en Russie, par la fréquentation des Tziganes et l’apprentissage des danses russes. Tous ces éléments eurent une influence sur l’œuvre de l’artiste.

Enthousiasmé par le cubisme puis par une exposition des œuvres de Paul Gauguin (1848-1903) à Cracovie, Jean Lambert-Rucki s’installa à Paris en 1911. Il y fut aussi incité par son maître Josef Pankiewisz (1866-1940) qui y avait lui-même séjourné et rencontré les impressionnistes Pierre Bonnard (1867-1947) et Édouard Vuillard (1868-1940).

1911-1913 : l’École de Paris

À son arrivée à Paris, Jean Lambert-Rucki s’inscrivit à l’Académie Colarossi. À cette époque il fréquenta Montparnasse, le Dôme, la Rotonde. Ces lieux lui permirent de rencontrer de nombreux artistes issus de l’immigration — symbole de l’École de Paris — tel son compatriote Moïse Kisling, l’italien Amedeo Modigliani (1884-1920), les Russes Chiam Soutine (1893-1943) et Marc Chagall (1887-1985), le japonais Tsugouharu Foujita (1886-1968) ainsi que les écrivains Blaise Cendrars (1887-1961) et Max Jacob (1876-1944). 

À cette époque, Lambert-Rucki gagna sa vie en jouant la comédie à l’Odéon et en faisant de la retouche photographique. 

En 1913, l’artiste polonais s’installa dans un atelier situé dans le 14ème arrondissement. L’année suivante il s’engagea dans l’armée française au sein du Bataillon des Volontaires Étrangers. C’est également à ce moment qu’il francisa son nom.

1914-1918 : guerre et archéologie

Affecté au Service Archéologique de Salonique durant la durée du conflit, Jean Lambert-Rucki procéda à de nombreuses fouilles. Il participa à la création d’un Musée archéologique à Athènes et fit des copies de mosaïques de Sainte Sophie de Salonique pour le Musée du Louvre. Lambert-Rucki se lia avec les artistes hongrois Joseph Csaky (1888-1971) et Gustave Miklos (1888-1967). 

1918-1920 : le groupe de la Section d’Or 

De retour à Paris en 1918 après avoir été démobilisé, Jean Lambert-Rucki s’installa dans le quartier de Montparnasse. Il rejoignit alors le groupe de la Section d’Or formé en 1911 par des artistes avant-gardistes qui avaient pour ambition d’étendre l’esthétique cubiste et de systématiser la nouvelle vision établie par Georges Braque (1882-1963) et Pablo Picasso (1881-1973).  

Jean Lambert-Rucki exposa au Salon des Indépendants et au Salon des Artistes Décorateurs. Ses œuvres de jeunesse illustrent des étoiles, la lune, des iris, des lauriers, etc.

Les années 1920 : la collaboration avec Jean Dunand

Les années 1920 sont marquées par sa rencontre avec le dinandier Jean Dunand (1877-1942). Les deux artistes se lièrent d’amitié en 1923. S’ensuivit une collaboration de plus de vingt ans. Ensemble ils réalisèrent de nombreux objets décoratifs en laque de Chine : paravents, boîtes à cigarettes, bijoux, vases, etc. Jean Lambert-Rucki refusa d’apposer sa signature à côté de celle de Dunand au motif qu’il ne s’agissait pas de ses créations, mais de commandes.

À partir de 1925 et jusqu’à la fin de sa vie, Lambert-Rucki multiplia les expositions de ses œuvres tandis que les commandes affluèrent. Enfin il collabora avec le décorateur Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933) et Jean Dunand à l’occasion de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris en 1925.

Les années 1930 : pionnier de l’Art Sacré Moderne

À partir des années 1930, Jean Lambert-Rucki s’orienta vers l’Art Sacré. Concrètement, ses sculptures adoptèrent des lignes pures, exprimant son art avec un minimum de moyens.

En parallèle, l’artiste rejoignit l’Union des artistes modernes (UAM) en 1931 où il exposa aux côtés des architectes et designers Le Corbusier (1887-1965) et Robert Mallet-Stevens (1886-1945).

Lors de l’Exposition universelle de 1937, Lambert-Rucki exposa au Pavillon de la Lumière son Bonhomme Lambert exécuté à l’aide de balles de tennis, fil de fer, boîtes de conserve et ampoules électriques.

Les années 1940-1960 : le temps des commandes

Durant les deux dernières décennies de sa vie, Jean Lambert-Rucki exécuta de nombreuses commandes, pour l’Église notamment : sculptures et chemin de croix des chapiteaux et de la crypte de l’église Saint Thérèse de Boulogne-Billancourt en 1941, statues de Saint-Jacques et de Saint-Jean pour l’église de L’Aigle en 1946, décoration du pourtour du chœur de la Basilique de la Trinité à Blois en 1948, christs pour la Chapelle Notre-Dame de la Consolation de Costebelle en 1952, décoration pour la chapelle Juvénat des Frères Saint-Joseph en 1961, etc.

Jean Lambert-Rucki s’est éteint en 1967 des suites d’une longue maladie vasculaire.

L’apport de Jean Lambert-Rucki à l’histoire de l’art

À la fois peintre et sculpteur, Jean Lambert-Rucki est principalement connu pour ses représentations du Christ. Ses œuvres sont le résultat d’influences diverses : cubisme, Art brut, Art nègre ou encore Art byzantin.

L’artiste travailla la tôle, le fer forgé, soudé, battu et repoussé ainsi que le cuivre. Ces matériaux bruts furent mis au service de son expression artistique. Dans son œuvre les vides sont aussi importants que les pleins. 

Œuvres de Jean Lambert-Rucki

Les musées qui exposent Jean Lambert-Rucki

En France, les œuvres de Jean Lambert-Rucki sont notamment exposées au Musée d’Évreux ainsi que dans de nombreuses églises dont l’église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus de Boulogne-Billancourt. 

Principal ouvrage sur Jean Lambert-Rucki

  • COLLECTIF, Jean Lambert-Rucki (1888-1967), éd. Galerie Jacques de Vos, 1988

Expertise et Estimation des œuvres de Jean Lambert-Rucki

Certaines œuvres de Jean Lambert-Rucki sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres Jean Lambert-Rucki de afin d’établir une estimation de votre pièce.

Juan GRIS

Peintre espagnol, Juan Gris vécut en France durant la moitié de sa vie. Moins connu que ses contemporains Georges Braque (1882-1963) et Pablo Picasso (1881-1973), Gris est pourtant considéré comme l’un des maîtres du cubisme. 

Il participa notamment au développement de la seconde phase de la peinture cubiste : le cubisme synthétique.

Une enfance madrilène

José Victoriano González Pérez — connu par la suite sous le nom de Juan Gris — est né à Madrid en 1887. Fils de commerçants aisés, il est le treizième d’une fratrie de quatorze enfants.

Le jeune homme entama des études scientifiques dans le génie civil qu’il abandonna en 1904. Il préféra en effet à cette époque exécuter des dessins qu’il envoya à des journaux locaux, au grand désarroi de son père. 

Juan Gris étudia un temps la peinture à l’École des Arts et Manufactures de Madrid. Ses œuvres de jeunesse étaient alors influencées par le « Jugendstil » — courant allemand de l’Art Nouveau — en plein essor à Madrid. Mais à cette époque Gris ne rêvait que d’une chose : rejoindre Paris tout comme l’avait fait avant lui son compatriote Pablo Picasso.

1906-1910 : des débuts d’illustrateur

Avec l’aide de sa sœur, Juan Gris vendit ses effets personnels afin de quitter de manière définitive son pays. C’est ainsi que le jeune homme âgé de dix-neuf ans arriva à Paris en 1906.

Gris vécut à Montmartre et prit un atelier au Bateau-Lavoir. L’espagnol se lia rapidement d’amitié avec son voisin Pablo Picasso mais également avec Georges Braque et Fernand Léger (1881-1955).

Afin de gagner sa vie, Gris commença une carrière de dessinateur de presse. Ainsi, il vendit ses dessins humoristiques et satiriques à divers journaux : Fou-Fou, Rire, Charivari, L’Assiette au Beurre.

1911-1913 : ses premières œuvres cubistes

Juan Gris se consacra exclusivement à la peinture à partir de 1911. À l’instar de Braque et Picasso, Gris s’intéressa aux principes du cubisme, renouvelant les genres traditionnels du portrait et de la nature morte.

Les premières compositions de Gris illustrent des sujets fracturés en éléments individuels, sans perspective traditionnelle (Cruche, bouteille et verre, 1911). Ses tableaux cubistes jouent sur les tonalités de gris, sa couleur fétiche.

L’artiste exposa Hommage à Pablo Picasso au Salon des Indépendants de 1912. L’œuvre témoigne de l’affection que Gris portait pour son maître. 

En 1913, Gris signa un contrat d’exclusivité avec le marchand d’art Daniel-Henry Kahnweiler (1884-1979). L’année suivante, l’Espagnol se lia d’amitié avec Henri Matisse (1869-1954).

1914-1918 : vers le cubisme synthétique

Juan Gris atteignit sa maturité artistique entre 1914 et 1918. S’il fut d’abord sous l’influence du cubisme analytique élaboré par Braque et Picasso, lequel consistait en une fragmentation croissante des objets, Gris développa par la suite un style cubiste personnel. En ce sens l’artiste espagnol donna une dimension plus intellectuelle et constructive à ses œuvres. Cette rigueur presque géométrique des compositions donna naissance au cubisme synthétique (La Jalousie, 1914).

1919-1927 : une mort soudaine

En 1922, Juan Gris dessina les premiers décors et costumes pour les ballets russes de Serge Diaghilev (1872-1929). L’année suivante, des expositions majeures sur l’œuvre de l’artiste furent organisées à la Galerie Simon (Paris) et à la Galerie Flechtheim (Berlin).

La santé de Juan Gris se détériora rapidement, si bien que l’artiste mourut soudainement en 1927 à l’âge de quarante ans seulement. 

L’apport de Juan Gris à l’histoire de l’art

Dans les compositions de Juan Gris, les ombres donnent forme à des objets tandis que les objets eux-mêmes sont distordus et perdent leur forme naturelle. Tout le talent de l’artiste réside de sa faculté de traiter son sujet selon des angles multiples. Gris réintroduisit une forme de réel, tout en jouant d’une ambiguïté entre apparence et essence du réel.

Les œuvres de Juan Gris sont construites de façon géométrique. Dès 1913, l’artiste abandonna sa palette de gris — couleur caractéristique du cubisme analytique — au profit de couleurs plus variées (rose, violet, bleu, vert). Par ailleurs, les aplats ne correspondent pas aux formes des objets pleins, constituant ainsi des formes nouvelles et abstraites au sein du tableau.  

À la suite du cubisme analytique, une autre branche inspirée du cubisme fut également développée : l’orphisme. 

Œuvres de Juan Gris

Les musées qui exposent Juan Gris

Les œuvres de Juan Gris sont exposées en France (Centre Pompidou à Paris, Musée des Beaux-Arts de Dijon) ainsi que dans des musées étrangers (Musée des Beaux-Arts de Boston, Musée Reina Sofia de Madrid, Statens Museum for Kunst de Copenhague). 

Les principales expositions de l’artiste

  • Juan Gris. Rimes de la forme et de la couleur, Musée Paul Valéry, Sète, 2011
  • Juan Gris. Dessins 1915-1921, Centre Pompidou, Paris, 1991

Les principaux ouvrages sur Juan Gris

  • GANTEFUHRER-TRIER Anne, Cubisme, éd. Taschen, 2015
  • COLLECTIF, Juan Gris : Rimes de la forme et de la couleur, éd. Beaux-Arts, 2011
  • MOLLARD Claude, Juan Gris, éd. Cercle d’Art, 2006
  • COLLECTIF, Juan Gris — Peintures et dessins, éd. Musées de Marseille, 1999

Expertise et Estimation des œuvres de Juan Gris

Certaines œuvres de Juan Gris sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de  Juan Gris afin d’établir une estimation de votre pièce.

Paul JOUVE

Actif au XIXe siècle, Paul Jouve fait partie de ces sculpteurs animaliers qui révolutionnèrent le genre. L’artiste s’adonna également à la peinture, à l’illustration ainsi qu’à la céramique dans un style parfois orientaliste.

Croquer la nature

Né en 1878, Paul Jouve est le fils d’Auguste Jouve (1846-1905) — portraitiste et paysagiste, médaillé d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1899 — qui lui transmit sa passion pour l’art.

Naturellement doué pour le dessin, Jouve fut encouragé par son père de sorte qu’il intégra l’École des Arts décoratifs. Toutefois, lassé de la théorie le jeune homme quitta sa formation au bout d’une année seulement. Jouve s’inscrivit par la suite en tant qu’élève libre à l’École des Beaux-Arts de Paris.

À cette époque, l’artiste fréquenta régulièrement le Jardin des Plantes et le Muséum national d’Histoire naturelle, principales sources d’inspiration pour ses œuvres futures.

1894-1900 : les premières expositions

Paul Jouve se fit remarquer pour la première fois au Salon de la Société des Artistes français de 1894 pour ses lions de Ménélik dessinés au Jardin des Plantes.

Pour l’Exposition universelle de 1900, l’architecte René Binet (1866-1911) lui commanda une frise de fauves représentant tigres, ours, lions, taureaux et mouflons. Des bas-reliefs issus de cette frise furent ensuite édités et commercialisés jusqu’en 1914.

1901-1904 : la rencontre avec Bing et Bugatti

À partir de 1901, Paul Jouve publia des dessins dans la revue L’Assiette au beurre illustrant divers animaux.

L’année suivante, l’artiste reçut le soutien du célèbre marchand Samuel Bing (1838-1905) qui lui permit d’exposer ses œuvres dans sa galerie L’Art Nouveau. 

En 1904, Jouve fit la rencontre du sculpteur animalier Rembrandt Bugatti (1884-1916) avec lequel il se lia d’amitié. 

1905-1906 : une notoriété grandissante

À partir de 1905, Paul Jouve participa régulièrement à tous les grands salons de l’époque. La même année, Marcel Bing, fils de Samuel, organisa la première grande exposition personnelle de l’artiste. Fort de ce succès, la Société du Livre contemporain commanda à Jouve l’illustration du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling. 

1907-1922 : entre guerre et voyages

L’artiste séjourna à Alger en 1907. De ce voyage il réalisa quantité de dessins et peintures. À son retour à Paris les expositions se succédèrent. 

Après la guerre 1914-1918 où il fut mobilisé, Paul Jouve obtint de nombreuses commandes grâce au succès rencontré par la publication du Livre de la Jungle

En 1922, il effectua un long périple en Extrême-Orient. Les années qui suivirent son retour furent marquées par ce séjour, Jouve se servit notamment de ses études pour illustrer Un pèlerin d’Angkor de Pierre Loti.

1925-1973 : un artiste reconnu

En 1925, à l’apogée de son art, Paul Jouve fut récompensé par une médaille d’or à l’Exposition internationale des Arts Décoratifs. Par la suite, le dessinateur illustra Les Fables de La Fontaine, La Chasse de Kaa de Kipling, Les poèmes barbares de Leconte de Lisle, Un pèlerin d’Angkor de Pierre Loti et Les Paradis Terrestres de Colette.

Après un séjour en Afrique, au pays des Touaregs, Jouve participa à l’Exposition coloniale internationale de Paris. L’artiste présenta deux grandes peintures illustrant des fauves ainsi que La jungle et la faune qui lui valurent une médaille d’or.

En 1935, Paul Jouve exécuta deux grandes toiles pour le salon de correspondance des premières classes du Normandie. L’année suivante, l’État passa commande de vastes panneaux décoratifs pour la Chambre des députés du Luxembourg.

Paul Jouve fut nommé membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1945. Tout au long de sa vie, les zoos et fauveries de France et du monde entier constituèrent une source inépuisable d’inspiration.

L’apport de Paul Jouve à l’histoire de l’art

L’œuvre de Paul Jouve s’inscrit dans ce XIXe siècle renouvelant l’art animalier, et notamment la sculpture. Longtemps considéré comme un art mineur, la sculpture animalière connut un renouveau à l’occasion du Salon de Paris de 1831 où la sculpture Tigre dévorant un gavial d’Antoine-Louis Barye (1795-1875) suscita l’admiration du public. Par la suite de nombreux sculpteurs firent du répertoire animalier leur spécialité : Pierre-Jules Mène (1810-1879), Emmanuel Frémiet (1824-1910), François Pompon (1855-1933), Rembrandt Bugatti (1884-1916), François-Xavier Lalanne (1927-2008).

De son côté Paul Jouve ne se cantonna pas simplement à la sculpture, mais investit divers mediums. Ses illustrations et ses peintures rendent compte de l’influence de ses différents voyages à Alger et en Extrême-Orient. De même, les corps mouvants de ses animaux ainsi leur réalisme sont le résultat de nombreuses heures d’études au Jardin des Plantes de Paris, dans les abattoirs et au marché aux chevaux.

Œuvres de Paul Jouve

Les musées qui exposent Paul Jouve

Les œuvres de Paul Jouve sont exposées dans de nombreuses institutions publiques françaises : Musée du Louvre, Musée d’Orsay, Centre Pompidou, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Institut de France, Musée des Arts décoratifs de la Ville de Paris, Musée de l’Armée, Musée Carnavalet, Musée des Années Trente de Boulogne-Billancourt, Musée de la Chasse et de la Nature, Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix, Musée des Beaux-Arts de Lyon.

À l’étranger, il est possible de découvrir des œuvres de l’artiste au Metropolitan Museum of Art de New York et au Fine arts Museum de San Francisco.

Les principales expositions de l’artiste

  • Masterpieces of French Art Deco, The Metropolitan Museum of Arts, New York, 2011 
  • Fierce Friends : Artists and Animals, Van Gogh Museum, Amsterdam, 2005 

Les principaux ouvrages sur Paul Jouve

  • PENTCHEFF Giulia, Paul Jouve, l’âme animale, éd. Pentcheff, 2019
  • ELUDUT Christian, Le monde animal dans l’art décoratif des années 30 — Paul Jouve, Gaston Suisse, éd. B.G.O., 2007
  • MARCILHAC Félix, Paul Jouve, éd. de l’Amateur, 2005
  • VIDAL-BUE Marion, L’Algérie du sud et ses peintres, éd. Paris Méditerranée, 2003

Expertise et Estimation des œuvres de Paul Jouve

Certaines œuvres de Paul Jouve sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Paul Jouve afin d’établir une estimation de votre pièce.

Henri FANTIN-LATOUR

Méconnu du grand public, Henri Fantin-Latour est un peintre français dont l’œuvre résolument moderne peut être rattachée aux mouvements réaliste, impressionniste et symboliste. L’artiste excella dans l’art du portrait et de la nature morte.

Portraitiste de père en fils

Henri Fantin-Latour est né à Grenoble en 1836. Sa famille installée à Paris, Fantin-Latour reçut un premier enseignement auprès de son père, Théodore Fantin-Latour (1805-1872), portraitiste. Le jeune homme rejoignit l’atelier du peintre Horace Lecoq de Boisbaudran (1802-1897) en 1851. Fantin-Latour apprécia l’enseignement dispensé, lequel laissa une grande liberté dans le développement d’un style personnel.

En 1854, Henri Fantin-Latour fréquenta l’École des Beaux-Arts de Paris, aux côtés d’Edgar Degas (1834-1917) notamment. 

En parallèle, le jeune artiste compléta son apprentissage en réalisant de nombreuses copies d’œuvres anciennes exposées au Louvre (Titien, Véronèse, Van Dyck, Watteau).

1859-1864 : les premiers salons

Henri Fantin-Latour fit son premier envoi au Salon de 1859. Toutefois, son Autoportrait fut écarté par le jury. L’artiste dut attendre deux ans avant d’être exposé au Salon. Néanmoins, après un nouvel échec survenu en 1863, Henri Fantin-Latour participa au Salon des Refusés de la même année auquel participèrent notamment Édouard Manet (1832-1883), Camille Pissarro (1830-1903), James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) et Johan Barthold Jongkind (1819-1891).

À partir de 1864, Fantin-Latour figura à chaque Salon. L’artiste brilla aussi bien par ses portraits individuels (Édouard Manet, 1867), ses doubles portraits (Les Deux sœurs, 1859) que par ses portraits collectifs (L’Atelier des Batignolles, 1870).

Les années 1860 : Fantin-Latour et les natures mortes

Henri Fantin-Latour fit la rencontre du peintre américain James Abbott McNeill Whistler en 1859 au Louvre. Ensemble les deux artistes effectuèrent plusieurs séjours à Londres entre 1859 et 1881.

Dans les années 1860, les natures mortes jouèrent un rôle essentiel dans la carrière d’Henri Fantin-Latour, lui assurant notamment un revenu régulier. Et c’est en Angleterre que l’artiste trouva un marché propice à la vente de ses natures mortes. En effet, contrairement à la France où la mouvance impressionniste était encore peu appréciée, l’Angleterre regorgeait d’amateurs avides de collectionner des compositions florales. 

Mis en relation avec le graveur Edwin Edwards (1823-1879) grâce à Whistler, Fantin-Latour s’exerça à l’art de la gravure. En 1862, l’une de ses natures mortes fut exposée pour la première fois à la Royal Academy de Londres. Par la suite, Fantin-Latour exposa régulièrement plusieurs natures mortes au sein de l’institution londonienne. Dès lors les commandes se succédèrent assurant la réussite commerciale de Fantin-Latour (Nature morte avec fleurs et fruits, 1866).

Les années 1870 : Fantin-Latour et les portraits de groupe

Tout au long de sa carrière, Henri Fantin-Latour exécuta des portraits. Il réalisa des autoportraits dans un premier temps puis des portraits individuels, des doubles portraits et enfin des portraits de groupe.

Fantin-Latour révolutionna les portraits collectifs, faisant de ces derniers de grands tableaux-manifestes (Hommage à Delacroix, 1864 ; Un coin de table, 1872).

Son œuvre la plus connue est très certainement Un atelier aux Batignolles (1870) illustrant les liens qu’Henri Fantin-Latour entretenait alors avec les artistes impressionnistes. Édouard Manet au centre de la composition est entouré d’Otto Scholderer (1834-1902), Auguste Renoir (1841-1919), Zacharie Astruc (1833-1907), Émile Zola (1840-1902), Edmond Maître (1840-1898), Frédéric Bazille (1841-1870) et Claude Monet.

L’apport d’Henri Fantin-Latour à l’histoire de l’art

Étroitement lié aux impressionnistes qu’il retrouvait au Café Guerbois et qu’il admirait, Henri Fantin-Latour s’est pourtant dissocié du mouvement en proposant une œuvre intimiste composée de portraits et natures mortes où dominent des harmonies sombres.

Fantin-Latour remit au goût du jour l’art du portrait de groupe à partir de 1865. Véritables manifestes, ces compositions eurent pour ambition de défendre les artistes, les écrivains et les musiciens dont Fantin-Latour admirait le travail. Peu fréquents au XIXe siècle, les portraits de groupe de l’artiste puisèrent leur inspiration dans les modèles de l’âge d’or de la peinture néerlandaise du XVIIe siècle, les combinant aux grands formats destinés à la peinture d’histoire.

Afin de s’assurer des revenus réguliers, Henri Fantin-Latour réalisa de nombreuses natures mortes. Il conçut ces œuvres comme de véritables « portraits de fleurs ». Les bouquets composés par l’artiste sont traités avec une simplicité efficace, faisant écho aux œuvres de Jean-Siméon Chardin (1699-1779). Ce genre, jugé mineur dans la hiérarchie académique, connut un véritable engouement dans la deuxième moitié du XIXe siècle. 

Tout au long de sa carrière, Fantin-Latour eut pour principe d’exécuter des compositions réalistes, d’imiter la nature tout en se mesurant aux maîtres anciens.

Œuvres d’Henri Fantin-Latour

Les musées qui exposent Henri Fantin-Latour

En France, les œuvres d’Henri Fantin-Latour sont exposées à Paris (Musée du Louvre, Musée d’Orsay, Musée du Petit Palais) ainsi que dans de nombreux musées de province (Fondation Bemberg de Toulouse, La Piscine de Roubaix, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, de Lyon, de Reims, de Rouen, de Lille). 

À l’étranger, les œuvres de l’artiste figurent également dans les musées londoniens (National Gallery, Tate Gallery, Victoria and Albert Museum) et américains (Clark Art Institute de Williamstown, Detroit Institute of Arts, National Gallery of Art de Washington, Philadelphia Museum of Art).

Les principales expositions de l’artiste

  • Fantin-Latour. A fleur de peau, Musée du Luxembourg, Paris, 2016 
  • Henri Fantin-Latour, Grand Palais, Paris, 1982

Les principaux ouvrages sur Henri Fantin-Latour

  • COLLECTIF, Fantin-Latour. A fleur de peau, éd. Réunion des musées nationaux, 2016
  • CHEVREUIL Claude, Un coin de table, éd. de Fallois, 2010
  • WHITE Harrison et WHITE Cynthia, La carrière des peintres au XIXe siècle : du système académique au marché des impressionnistes, éd. Flammarion, 2009
  • CRESPELLE Jean-Paul, La vie quotidienne des impressionnistes : 1863-1883, éd. Hachette, 1981

Expertise et Estimation des œuvres de Henri Fantin-Latour

Certaines œuvres de Henri Fantin-Latour sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Henri Fantin-Latour afin d’établir une estimation de votre pièce.

Rudolf ERNST

Rudolf Ernst est né en février 1854 à Vienne et décédé en février 1932 à Fontenay-aux-Roses à l’âge de 78 ans. Fils de Léopold Ernst, architecte membre de l’Académie des Beaux-Arts de Vienne, il décide de suivre les pas de son père et prend des cours de peinture auprès d’Anselme Feuerbach dès l’âge de 15 ans. En 1876, le jeune homme quitte Vienne et séjourne en Italie puis à Paris où il rencontre plusieurs artistes de renom dont Osman Hamdy Bey qui l’incite à se tourner vers le sujet orientaliste. Rudolf Ernst expose à plusieurs reprises à Paris avant de multiplier des voyages qui enrichissent incontestablement son iconographie. Aujourd’hui, il est considéré comme le peintre orientaliste autrichien le plus célèbre.

Une peinture orientaliste

Durant toute sa carrière, Rudolf Ernst s’est consacré presque exclusivement à la peinture orientaliste. Ses voyages en Espagne, au Maroc ou encore en Orient ont alimenté sa fascination pour la culture orientale. À l’époque, on compte parmi ses thèmes favoris les gardiens nubiens, les fumeurs, les joueurs d’échecs ou encore le harem. Rudolf Ernst aura également l’occasion de réaliser des portraits d’illustres membres de la cour ottomane. À partir de 1900, il élargit ses compositions à des sujets davantage tournés vers la culture hindoue et représente alors des temples hindous, l’Étang sacré ou encore Le Temple souterrain. Aussi, il n’est pas rare de retrouver dans les compositions de Rudolf Ernst des objets ou des artefacts provenant d’autres cultures.

Une grande maîtrise technique

L’œuvre de Rudolf Ernst se distingue en grande partie grâce à son traitement particulier de la couleur. En effet, le peintre met en valeur les architectures, les personnages et les textiles qu’il représente grâce à son grand sens du détail et à ses talents de coloriste. Il réussit à transmettre à travers ses œuvres l’ambiance exotique des scènes orientales. Ses compositions sont également reconnaissables à l’éclat de la lumière solaire qu’il parvient à représenter. Rudolf Ernst est connu pour avoir produit des œuvres à la fois poétiques et virtuoses dont la qualité a rarement été égalée. Il a d’ailleurs été plusieurs fois primé pour ses toiles, en 1889 et en 1900 à l’occasion de l’Exposition Universelle.

Œuvres de Rudolf Ernst 

PEINTURE

  • La Charité chez les derviches à Scutari, 62,9 x 80 cm, 1883
  • Un Sage arabe, 61 x 50,2 cm, 1886
  • Les Musiciens, 50 x 61,5 cm, 1886
  • La Filature de la laine dans le harem, 61 x 51,2 cm, 1886
  • La Diseuse de bonne aventure, Le Caire, 73 x 58,5 cm, 1888
  • Le Fumeur, 31,7 x 40,8 cm, 1888
  • Dans la Mosquée, 61 x 49,5 cm, 1888
  • La Fontaine d’Ahmed III, Istanbul, 63,5 x 81,9 cm, 1892
  • Le Retour de la chasse au tigre 71,8 x 92,1 cm, 1896
  • Tombeau du Sultan Mehmed, 73,5 x 58 cm

DESSIN-AQUARELLE

  • Le concert oriental, 58 x 43,5 cm, 1888
  • Les Musiciens, 56 x 39,5 cm, 1888
  • Courtisane, 49 x 27,5 cm, 1889
  • Les écuries du Sultan, 41,5 x 32 cm
  • Deux arabes assis, 17 x 22,5 cm
  • Femme nourrissant un paon 51 x 28,5 cm
  • Élégante sur un banc, 47 x 31 cm
  • Joueur de flute et ibis du Nil, 30 x 42 cm
  • La favorite du harem, 61 x 42 cm
  • La marchande d’oranges, 53 x 40 cm
  • Conversation devant le Bosphore, Constantinople, 60 x 90 cm

CÉRAMIQUE

  • Femme fleur, 21,5 x 21,5 cm
  • Portrait de femme, 21,5 x 21,5 cm
  • Femme fleurs. Carreau, 21,5 x 21,5 cm

Rudolf Ernst, un artiste connu à l’international

EXPOSITIONS

  • Exposition Universelle, Paris, 1889
  • Exposition Universelle, Paris, 1900
  • Révolution vers le romantisme : la liberté d’expression dans la peinture européenne du XIXe siècle, Musée d’Art culturel Bowers, Californie, 2013-2014
  • Orientalisme : l’attraie de l’Afrique du Nord et les chefs-d’œuvre du Proche-Orient du musée d’Art Dahesh, Musée d’Art de Huntsville, Alabama, 2019-2020

MUSÉES

  • Musée des Beaux-Arts, Montréal
  • Musée des Beaux-Arts, Nantes
  • The San Francisco Fine Arts Museum
  • The Dahesh Museum of Art, New York

FONDATION

  • Fondation Achenbach

Les principales publications sur Rudolf Ernst 

  • Bénézit E., Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Éditions Gründ, 1999
  • Haja & Wimmer, Les Orientalistes des Écoles Allemande et Autrichienne, ACR éditions, 2000
  • Schurr Gérald, Cabanne Pierre, Dictionnaire des Petits Maîtres de la peinture (1820-1920), Éditions de l’Amateur, 1996
  • Thornton Lynne, Les Orientalistes, Peintres voyageurs, ACR éditions, 2001

Expertise et Estimation des œuvres de Rudolf Ernst

Certaines œuvres de Rudolf Ernst sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. 
N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Rudolf Ernst pour en savoir plus sur sa cote.

Georges MATHIEU

Georges Mathieu est né en janvier 1921 et décédé en juin 2012 à Paris à l’âge de 91 ans. Issu d’une famille de banquiers, le jeune homme se consacre dans un premier temps à des études de philosophie et de littérature avant de se tourner définitivement vers la peinture. C’est donc en autodidacte que Georges Mathieu expérimente les styles et réalise ses premières compositions artistiques. L’artiste expose pour la première fois en 1946 au Salon des moins de trente ans. Dans les années 1940 à 1950, Georges Mathieu a joué un rôle déterminant en faveur de l’expansion du mouvement de l’abstraction. Aujourd’hui encore, il est considéré comme un des pères de l’abstraction lyrique.

Une esthétique et une technique très personnelle

Georges Mathieu se distingue des artistes de son temps en mettant au centre de ses préoccupations artistiques la forme et le geste. Grâce à ce procédé artistique très personnel, le peintre propose un nouveau langage visuel au travers duquel il développe sa créativité. Georges Mathieu crée ainsi « L’abstraction lyrique ». Certaines de ses œuvres font d’ailleurs écho à la qualité calligraphique et rythmique de Jackson Pollock. Mathieu utilise pour ce faire de longs pinceaux et applique directement la peinture des tubes sur la toile. La rapidité de l’exécution des compositions de Georges Mathieu est un élément clé de sa technique et illustre parfaitement la liberté avec laquelle il définit son travail.

Un artiste qui peint devant son public

Georges Mathieu est également connu pour être un des premiers artistes à avoir pratiqué le dripping, l’action painting ou encore des happenings en proposant au public d’assister à la réalisation de ses œuvres en direct. Il s’est d’ailleurs souvent produit à la télévision française en créant rapidement des œuvres face à la caméra ou alors dans des évènements théâtraux. L’artiste confiera avoir un intérêt particulier pour la peinture en public qui lui permet de partager sa joie et de communier avec les autres. Georges Mathieu a également eu l’occasion d’effectuer des tournées internationales. Véritable théoricien de l’art, il est considéré par Clément Greenberg comme le peintre européen le plus influent. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Georges Mathieu pour en savoir plus sur sa cote.

Œuvres de Georges Mathieu

PEINTURE

  • Capitulation du Vali Abou Thor, 248 x 151 cm, 1956
  • Hugues de Payens fonde l’ordre du Temple, 200 x 400 cm, 1958
  • Mariage de Marie de Blois, 180,3 x 297,1 cm, 1960
  • Le Grand Dauphin, 200 x 220 cm, 1960
  • Hommage à Watteau, 150 x 500 cm, 1974
  • La Passion retrouvée, 97 x 162 cm, 1976
  • La libération d’Orléans par Jeanne d’Arc, 50 x 129,5 cm, 1982
  • Le temps a laissé son manteau, 130 x 250 cm, 1987
  • Silence apaisé, 81 x 100 cm, 1988
  • Espoirs cruels, 146 x 114,5 cm, 1988
  • Désespoir de lumière, 130 x 97 cm, 1988/89
  • Forêts attentives, 1989
  • Folie sans appui, 114 x 146 cm, 1989

DESSIN-AQUARELLE

  • Composition fond noir, 50 x 65 cm, 1956
  • Composition to Pat and Maggy Reilly, 47 x 63 cm, 1956
  • Composition blanc et rouge, 70 x 99 cm, 1957
  • Composition noir et jaune, 54 x 72 cm, 1958
  • Composition, abstraction lyrique, 64,5 x 79,5 cm, 1958
  • Composition brune, 82,5 x 62 cm, 1959
  • Pour Elisabeth d’Autriche, 83,5 x 64 cm, 1959
  • La grande tache rouge, 77,5 x 56 cm, 1968
  • Pont Alais, 49 x 64 cm, 1972
  • Malvre, 50 x 65 cm, 1979
  • Errances, 55 x 75,5 cm, 1983
  • Mémoire vagabonde, 1994
  • Hommage à la pureté, 56,7 x 76,3 cm, 2004

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Schwarz auf Rot, 23,5 x 31,5 cm, 1957
  • Exposition Musée de l’Athénée Genève, 1959
  • Abstraction lyrique, 75,5 x 53,5 cm, 1960
  • La Victoire de Denain, 60 x 100 cm, 1964
  • Affiche pour la Galerie Charpentier, 51 x 70 cm, 1965
  • Paris, Capitale des Arts, 48 x 100 cm, 1966
  • Air France, 100 x 60 cm, 1967
  • Air France — Amérique du Sud, 100 x 60 cm, 1967
  • Japon Air France, 100 x 62 cm, 1967
  • Mexico Air France, 100 x 60 cm, 1967
  • France, Rhône-Alpes, 99 x 61 cm, 1984

Georges Mathieu, un artiste particulièrement apprécié

EXPOSITIONS

  • Sujets d’abstraction, Musée Rath, Genève, 2011
  • Rendez Vous : Chefs-d’œuvre de la collection Essl, Musée Essl, Autriche, 2016
  • Peindre comme je bouge, Les Abattoirs, Toulouse, 2017
  • Exposition collective, Galerie Dellupi Arte, Milan, 2018
  • Rue du Moulin Vert, Galerie d’Art Kwai Fung Hin, 2018
  • Un Art Autre, Galerie Omer Tiroche, Londres, 2018
  • Georges Mathieu : Peintures Monumentales, Nahmad Contemporain, New York, 2019
  • Etel Adnan et Les Modernes, Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, Luxembourg, 2019
  • Le chemin de Georges Mathieu, Galerie Dellupi Arte, Milan, 2019
  • Signifiants de l’informel 2020, Galerie d’Art Kwai Fung Hin, Hong Kong, 2020

MUSÉES

  • Tate Gallery, Londres
  • Seattle Art Museum
  • Phillips Collections, Washington
  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée de Grenoble
  • Musée Picasso, Antibes
  • Musée d’Art de Nantes
  • Museum of Fine Arts, Belgique
  • Art Museum of Ohara, Japon

Les principaux ouvrages sur Georges Mathieu

  • Patrick Grainville et Françoise Poiret, Georges Mathieu, éditions du Château-musée de Boulogne-sur-Mer, 1992
  • Patrick Grainville et Gérard Xuriguera, Georges Mathieu, Nouvelles Éditions françaises, 1993
  • Jacqueline Aimée, L’Aventure prométhéenne de Georges Mathieu, Paris, éditions du Garde-Temps, 2005
  • Lydia Harambourg, Georges Mathieu, éditions Ides et Calendes, coll. « Polychrome », 2002 
  • Michel Mourlet, Méditation sur Mathieu, Une Vie en liberté, éditions Séguier, 2016

Expertise et Estimation des œuvres de Georges Mathieu

Certaines œuvres de Georges Mathieu sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Georges Mathieu afin d’établir une estimation de votre pièce.

Jacques MAJORELLE

Jacques Majorelle est né en mars 1886 à Nancy et décédé en octobre 1962 à Paris à l’âge de 76 ans. Issu d’une famille artistique, le jeune homme se familiarise avec le courant de l’Art Nouveau dès son plus jeune âge. Il fréquente régulièrement les ateliers de son père, Louis Majorelle, mais c’est à partir de 1901 qu’il commence à recevoir un enseignement académique en intégrant l’École des Beaux-Arts de Nancy dans la section architecture et décoration. Plus tard, Jacques Majorelle s’installe à Paris en tant que peintre et étudie dans l’atelier de Schommer et Royer à l’Académie Julian. L’artiste est connu pour avoir perpétué la tradition familiale, mais également pour sa passion du Maroc.

Un réel intérêt pour le Maroc 

Lorsqu’il se rend au Maghreb, Jacques Majorelle est rapidement séduit par la ville de Marrakech. Il y intègre alors les milieux européens comme les milieux arabes et dépeint leur quotidien, dans une ville lumineuse et pleine de contrastes. Le peintre représente les souks, les habitants et l’architecture marocaine et reflète leur authenticité. Il sera particulièrement intrigué par les Kasbahs de l’Atlas qu’il peint à de multiples reprises et constituent un de ses thèmes favoris. À travers ses compositions, le peintre met la lumière sur des villages perdus et parfois même oubliés. Après quelques années, Jacques Majorelle sera d’ailleurs surnommé « le peintre du sud marocain » tant sa contribution à l’iconographie artistique du pays a été importante. 

La villa et les jardins Majorelle

Après avoir acheté une palmeraie en 1922, Jacques Majorelle y construit 9 ans plus tard une villa de style Art Déco conçue par l’architecte Paul Sinoir. Dans la continuité de son attachement au Maroc, Jacques Majorelle introduit de nombreuses références à l’art marocain dans son intérieur. L’artiste dessine les motifs des zelliges et privilégie les couleurs bleu dur, vert et rouge sombre. Jacques Majorelle conçoit ensuite un jardin pensé comme une véritable oasis avec des espèces rares et extraordinaires. En plus des onze bassins, on retrouve dans ce jardin des fleurs tropicales, des bananiers ou encore des fougères géantes. Restauré par la Fondation Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, ce lieu est désormais ouvert au public.

Œuvres de Jacques Majorelle

PEINTURE

  • Portrait du pacha el Glaoui, Marrakech, 100 x 81 cm, 1918
  • La Kasbah rouge, 100 x 80 cm, 1924
  • Bab el Khemis, zaouia Sidi Khanem, 75,5 x 106 cm, 1940
  • La halte du soir ou le faucon, 77,5 x 98,5 cm, 1940
  • Bab el Khemis, zaouia Sidi Khanem, 75,5 x 106 cm, 1940
  • La Kasbah d’Anemiter, vallée d’Ounila, 57,5 x 72,5 cm, 1941
  • Les deux amies, 110 x 139 cm, 1941
  • Les terrasses de Tazouda, 68 x 98 cm, 1949
  • Marché à M’Zamer, 75 x 95 cm, 1950
  • Les dattes à Marrakech, 77 x 89 cm, 1950
  • Marché à Macenta, 78 x 107 cm, 1952
  • Scène de marché à Saint-Louis, 60 x 73 cm, 1952

DESSIN-AQUARELLE

  • Kasbah d’Anemiter, vallée de l’Ounila, 68 x 54,5 cm, 1928
  • Ouarzazate, 52 x 72 cm, 1928
  • La Segula, Aït Ben Addou, Grand Atlas, 57 x 75 cm, 1929
  • Tinghir Todra, 46 x 62 cm, 1931
  • Kasbah de l’Atlas, 89 x 108 cm, 1939
  • Marchands de dattes dans le souk, Marrakech, 1940-1945
  • Village in the Atlas, 77,5 x 89 cm, 1946
  • Aïcha, 74 x 65 cm, 1952
  • Africaine au pagne rouge, Côte d’Ivoire, 79 x 46 cm, 1952
  • Le village, Aït Bou Guemmez (Anti-Atlas), 65 x 80 cm, 1953
  • Aït Bou Quemmez, 65 x 81 cm, 1953
  • Kasbah d’Aït Bou Guemmez, 71,5 x 58 cm, 1953

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Le Haïk, 34,5 x 19,5 cm, 1920
  • Marchandes de tapis à Marrakech, 25 x 35 cm, 1920
  • Fédération des Syndicats d’initiative et de tourisme. Le Maroc Le Grand Atlas, Vallée d’Ounila, 100,5 x 63 cm, 1923
  • Tanger/Son Site/Son Climat, 102 x 72 cm, 1924
  • Le Maroc par Marseille, 108 x 79 cm, 1926
  • Tasgah, vallée de Telouet, Grand Atlas, 19,5 x 26 cm, 1927
  • Kasbah de l’Ounila, 25 x 42,5 cm, 1927
  • Anemiter grand Atlas, 27 x 37 cm, 1928
  • Golf Club Fedhala, Maroc, 25 km de Casablanca, 97 x 60 cm, 1929
  • Les Kasbahs de l’Atlas, 28 x 37 cm, 1930
  • Les Kasbahs du Maroc, 29 x 30 cm, 1930

Jacques Majorelle, un artiste réputé 

EXPOSITIONS

  • Société des Artistes Français, Paris, 1908
  • Jacques Majorelle, rétrospective, Musée des Beaux-Arts de Nancy, 1999-2000
  • Bernhard Brungs — Slawomir Elsner: Muse Muse, Dittrich & Schlechtriem, Berlin, 2015
  • Le Maroc de Jacques Majorelle, Musée Yves Saint Laurent, Marrakech, 2017-2018

MUSÉES

  • Musée des Beaux-Arts de Nancy
  • Musée de l’École de Nancy
  • Musée des Beaux-Arts de la ville de Paris

FONDATIONS

  • Fondation Yves Saint Laurent
  • Fondation Jardin Majorelle

Les principales publications sur Jacques Majorelle

  • Chantal Destrez, Jacques Majorelle – Un rêve jamais atteint, Mohammédia, Senso Unico, 2017
  • Félix et Amélie Marcilhac, Jacques Majorelle, Norma, 2017
  • Alain Leygonie, Un jardin à Marrakech. Jacques Majorelle, peintre-jardinier (1886-1962), Michalon, 2007
  • Chantal Destrez, Jacques Majorelle – L’envoûtement du Maroc, L’Estampille — L’Objet d’art
  • Chantal Destrez, Jacques Majorelle : Carnet de route d’un peintre dans l’Atlas et anti-Atlas — 1922, Péristyles, 14, 1999
  • Collectif, Jacques Majorelle, rétrospective, Réunion des musées nationaux, 1999
  • Félix Marcilhac, La Vie et l’œuvre de Jacques Majorelle (1886-1962), ACR Éditions, 1988

Expertise et Estimation des œuvres de Jacques Majorelle

Certaines œuvres de Jacques Majorelle sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de ventes de Jacques Majorelle pour en savoir plus sur sa cote.

Konstantin Egorovic MAKOVSKIJ

Konstantin Egorovic Makovskij est né en juin 1839 à Moscou et décédé en septembre 1915 à Petrograd. Fils de Yegor Ivanovich Makovsky, peintre russe de renom, Konstantin baigne très tôt dans un univers artistique. Dès l’âge de 12 ans, il intègre l’école de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou et étudie sous la direction de Vasily Tropinin et Karl Bryullov. Passionné de musique classique, Konstantin Egorovic Makovskij s’installe en France dans l’espoir de faire carrière dans la musique, mais choisit finalement la peinture. En 1858, l’artiste rejoint l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg puis une association coopérative du nom de l’Artel des artistes. Malgré les années, Konstantin Egorovic Makovskij reste un peintre influent connu pour sa grande contribution à l’art académique.

Une œuvre riche et diversifiée

Dès le début de sa carrière, Konstantin Egorovic Makovskij s’est intéressé à de nombreux styles de peinture. Il a navigué entre plusieurs genres, techniques et constructions compositionnelles et développe un intérêt particulier pour l’impressionnisme russe. Sa capacité à maîtriser autant de styles lui a permis de produire une œuvre diversifiée et uniforme. D’ailleurs en 1863, lui et treize autres étudiants de l’Académie impériale des Arts de Saint-Pétersbourg quittent l’établissement pour protester contre la décision de l’Académie de n’autoriser que les œuvres d’art traitant de la mythologie scandinave à son concours pour la grande médaille d’or. Cet évènement est connu sous le nom de la « Révolte de Quatorze ». C’est dans ce contexte que Konstantin Egorovic Makovskij s’est spécialisé dans la peinture de scènes du quotidien.

Des thèmes sociaux aux peintures historiques

Alors que Konstantin Egorovic Makovskij s’intéresse surtout à des thématiques psychologiques et sociales, au milieu des années 70, une série de voyages va venir modifier ses centres d’intérêt. En effet, l’artiste se rend en Égypte puis en Serbie, ce qui entraîne un changement stylistique très important. Désormais, Konstantin Egorovic Makovskij réalise des compositions davantage tournées vers un travail de couleur et de forme. Pendant les années 80, l’artiste se réinvente de nouveau et réalise des portraits, mais aussi des peintures historiques. Certaines comme La Mort d’Ivan le Terrible ou encore Le Jugement de Paris pour lesquelles il a reçu une médaille d’or le rendront particulièrement célèbre. Konstantin Egorovic Makovskij devient ainsi un des artistes russes les plus célèbres et les mieux payés de son époque.

Œuvres de Konstantin Egorovic Makovskij

PEINTURE

  • Oriental funeral procession in Cairo, 18 x 32,5 cm, 1870
  • Two ladies looking at prints, 89 x 53 cm, 1872
  • Haymaking, 54 x 63 cm, 1873
  • The old boyar Proposing a toast, 126 x 98 cm, 1873
  • Peasant Children at Rest, 46 x 37,5 cm, 1875
  • Girl in a National Costume, 88,6 x 70,8 cm, 1879
  • Garden in bloom, 65 x 93 cm, 1880
  • Interior with mother and daughter, 128 x 167 cm, 1884
  • Portrait of the artist’s wife, 94 x 72 cm, 1884
  • Russian Beauty, 94 x 66 cm, 1885
  • The Judgement of Paris, 244 x 396 cm, 1889
  • Portrait of a young wearing a blue Ribbon, 34,9 x 27 cm, 1889
  • Happy Arcadia, 220 x 364 cm, 1889-1890
  • Ivan Susanin, 301 x 464 cm, 1914
  • Portrait of an Elegant Gentleman, 104 x 82 cm, 1914

DESSIN-AQUARELLE

  • The last temptation of Christ, 50 x 38 cm, 1854
  • Salome with the head of John the Baptist, 45,2 x 56,1 cm, 1855
  • Tribal dancers, 38 x 55 cm, 1874 
  • North African mother, 49 x 35 cm, 1875
  • A sitting boy, 9 x 11 cm, 1882
  • Minin in Nizhny Novgorod, 52,7 x 39,4 cm, 1885
  • Icon-Painter, 34 x 25,1 cm, 1891
  • Katya and Olga Makovsky, 22 x 29 cm, 1894
  • Lady Portrait, 65,2 x 54 cm, 1900
  • Study of a Female Nude, 31 x 23,5 cm, 1912
  • Boyarina dancing, 49,5 x 33 cm, 1914
  • Russian girl in traditional dress, 48 x 32 cm, 1914
  • Seated nude looking in a mirror, 66,6 x 52,8 cm
  • Tsar Nicholas II on Horseback, 55 x 46 cm

ESTAMPE-MULTIPLE

  • The Boyar Wedding Feast, 58 x 99 cm, 1883

Konstantin Egorovic Makovskij, un des artistes russes les plus célèbres

EXPOSITIONS

  • Konstantin Makovskij : Le peintre du Tsar, Musée d’Art de Ponce, Porto Rico, 2017
  • Photos de l’histoire russe, Galerie Tretiakov, Moscou, 2018
  • Konstantin  Makovsky. Ivan Susanine. 1914, Nouvelle Galerie Tretiakov, Moscou, 2018-2019
  • Konstantin Egorovic Makovskij : Contact, Musée des Beaux-Arts de Volgograd, 2021

MUSÉES

  • Hillwood Estate, Museum & Gardens, Washington
  • Fine Arts Museums of San Francisco
  • Tretyakov Gallery, Moscou
  • Hermitage Museum, Saint-Pétersbourg, Russie
  • Metropolitan Museum of Art, New York
  • Musée d’Orsay, Paris
  • Irkutsk Regional Art Museum, Russie
  • Joslyn Art Museum, Nebraska
  • National Gallery of Armenia, Yerevan

FONDATIONS

  • Adamovskiy Foundation
  • Russian Cultural Foundation

N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Konstantin Egorovic Makovskij pour en savoir plus sur sa cote.

Robert FALK

Robert Falk est né en octobre 1886 à Moscou et est décédé en octobre 1958 dans la même ville à l’âge de 71 ans. Issu d’une famille aisée, il apprend à jouer au piano et s’apprête à intégrer le Conservatoire de musique de Moscou. Au dernier moment, le jeune homme change d’avis et décide d’étudier le dessin, activité pour laquelle il avait déjà démontré des aptitudes dès son plus jeune âge. Robert Falk va ainsi renforcer ses compétences artistiques sous la direction de Konstantin Yuon, d’Ivan Dudin et d’Ilya Mashkov, avant d’intégrer en 1905 l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou. Aujourd’hui encore, sa contribution à l’art russe en fait un artiste particulièrement apprécié.

Les premières influences du peintre

En 1910, Robert Falk est avec d’autres camarades l’initiateur du Valet de carreau. Ce groupe d’artistes dont il est le représentant majeur est un des premiers courants d’avant-gardes russes. En effet, ils rejettent l’académisme et le réalisme du XIXe siècle. Pour le Valet de carreau, le seul peintre qui mérite d’être suivi est Paul Cézanne. À ce titre, Robert Falk devient un de ses plus grands admirateurs et s’intéresse de plus en plus au courant postimpressionniste. Mais les premières œuvres du peintre révèlent également sa profonde admiration pour les paysagistes russes du XIXe siècle comme Apollinaire Vasnetsov ou encore Isaac Levitan. Le paysage a donc été un thème central de l’œuvre de Robert Falk, tout comme le portrait.

Maturité artistique et développement d’un style personnel

Au cours de sa carrière, Robert Falk précise de plus en plus son style. Ses œuvres sont notamment reconnaissables grâce à sa manière d’appliquer la peinture qu’il étale en couche épaisse afin de sculpter et d’accentuer les formes. Cette technique de peinture permet d’apprécier ses coups de pinceau énergiques et esthétiques. Les peintures de l’artiste sont denses et complexes et certains les qualifient même d’art trivial et bourgeois. Dans les années 50, Robert Falk s’approprie le style néo-impressionniste et produit une série de toiles très proches des peintures de Valentin Serov qui fut pendant un temps son professeur.

Un artiste peu apprécié

De son vivant, l’œuvre de Robert Falk n’a été que très peu appréciée. En effet, il vit à l’époque un isolement sévère et peine à vendre ses œuvres. Falk sera même qualifié par certains « d’artiste bourgeois ». Durant la déstalinisation, de plus en plus de jeunes peintres l’admirent et le considère comme celui qui a su associer les traditions artistiques russes et l’art moderne français. Néanmoins, pour le grand public, Robert Falk reste aujourd’hui encore un artiste très peu connu.

Œuvres de Robert Falk

PEINTURE

  • Village landscape. After haymaking, 55 x 110 cm, 1909
  • Begonia et fruits sur une table, 69,5 x 59,5 cm, 1910/12
  • Landscape with Stones, 70 x 71 cm, 1911
  • Woman with a pink Fan, 124,7 x 90,2 cm, 1922
  • Oak tree, 96,5 x 96,5 cm, 1923
  • House on the embankment, 80,5 x 60 cm, 1929
  • Portrait of Maria Shabshai, 116,5 x 89 cm, 1929
  • Still Life with Bust and African Sculpture, 90 x 70,5 cm, 1931
  • Portrait of Gabriel, 65,5 x 54,5 cm, 1931
  • Self-portrait with Gray Hat, 65 x 54 cm, 1931
  • Village Landscape with Tall Trees, 90 x 58,5 cm, 1934/35
  • Portrait of Farizet Gilels, 72,5 x 59,5 cm, 1951
  • Greek woman (Portrait of Inna Costakis), 73 x 59,5 cm, 1955
  • Portrait of a Man with a red Necktie, 135,4 x 84 cm

DESSIN-AQUARELLE

  • Self-Portrait, 19,5 x 15 cm, 1906
  • Nude, 26,8 x 54,8 cm, 1920
  • The nude. The work is double-sided, 49,7 x 26,7 cm, 1920
  • Houses and trees, 38 x 28 cm, 1925/35
  • House along the Road, Paris, 37 x 51,5 cm, 1926
  • Poplars and the house with a pink roof, 50 x 37 cm, 1930
  • Flowers in a Blue Vase, 30 x 38 cm, 1930
  • Paris Street Scene/Bridge in Paris, 1932/35
  • View of a River, 38,1 x 44,5 cm, 1934
  • A naked woman, 28 x 51 cm, 1934
  • House along the Road, 37 x 51 cm, 1936
  • Boulevard Paris, 26 x 31,5 cm, 1937
  • Autumn Leaves, 43,5 x 60 cm, 1942
  • View of a Country House, 64 x 46 cm, 1954

Robert Falk, une notoriété assez limitée

EXPOSITIONS

  • Alexandre Manussov, Le Musée d’État Russe, Saint-Pétersbourg, 2009
  • Tatiana Selvinskaya, Jouer des classiques, Musée d’Art Moderne de Moscou, 2009
  • Lands/Scapes : sur la peinture et la géographie juive, Le Musée Judah L. Magnes, Californie, 2013
  • Modernisme russe : courants croisés dans l’art allemand et russe, 1907-1917, Neue Galerie New York, Musée d’Art Allemand et Autrichien, New York, 2015
  • Sentiments simples, Centre National des Arts contemporains, Nizhny Novgorod, 2017
  • Liberté pour tous ? L’histoire d’un peuple dans les années de la Révolution, Musée juif et centre de tolérance, Moscou, 2017-2018
  • Robert Falk : privé et spécial, Galerie Kournikova, Moscou, 2020
  • Robert Falk, Nouvelle Galerie Tretiakov, Moscou, 2020-2021
  • Chercheurs d’art, Musée de l’Impressionnisme russe, Moscou, 2021

MUSÉES

  • Musée d’art régional d’Ivanovo, Russie
  • Musée d’Art Tretiakov, Moscou

FONDATION

  • Fondation Beyeler

Expertise et Estimation des œuvres de Robert Falk

Certaines œuvres de Robert Falk sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Robert Falk pour en savoir plus sur sa cote.

Lin FENGMIAN

Lin Fengmian est né en novembre 1900 à Xian de Mei en Chine et est décédé en août 1991 à Hong Kong à l’âge de 91 ans. Fils d’un artisan, il découvre très tôt l’univers de la peinture et de la calligraphie chinoise pour lesquelles il se passionne. En 1918, Lin Fengmian s’installe à Dijon puis à Paris et devient un des premiers artistes chinois à étudier en France. Le jeune homme intègre l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et fait la connaissance de plusieurs artistes de renom. Après avoir visité quelques pays européens, Lin Fengmian retourne en Chine en 1926 et devient directeur de l’École nationale des Beaux-Arts de Pékin avant de créer sa propre école : le Hangzhou National College of Art.

Union entre l’art occidental et l’art oriental

Dès le début de sa carrière, la découverte par Lin Fengmian des pratiques artistiques occidentales impacte son travail. Enchanté par l’art français et allemand, le peintre s’intéresse à l’audace des peintres européens comme Henri Matisse. Fort des enseignements qu’il a ainsi reçus, lorsque Lin Fengmian modernise, à son retour en Chine, un art chinois qu’il considère être en difficulté en insufflant des idées européennes. Ainsi, l’artiste a longtemps travaillé sur la fusion de ces deux styles en utilisant aussi bien les techniques du pinceau d’encre et la peinture traditionnelle chinoise que l’empâtement et les couleurs vives de la peinture occidentale. Lin Fengmian a donc participé à la promotion d’un nouveau style panasiatique en incitant les artistes chinois à innover et à expérimenter de nouvelles pratiques.

Création de l’Art Movement Society

Dans un contexte de défis économiques pour la Chine et de transformation sociale, Lin Fengmian s’unit avec d’autres artistes dont Lin Wenzheng et Li Puyuan afin de créer l’Art Movement Society. Il s’agit d’un mouvement d’art moderne fondé « sur la base d’une amitié absolue et de l’union du nouveau pouvoir du monde de l’art ». Les artistes du mouvement ont donc mis leurs œuvres en avant ainsi que certaines peintres avant-gardistes européennes dans le magazine Apollo. C’est entre autres grâce à cela que le travail de Lin Fengmian s’est fait connaître et a attiré l’attention de grands maîtres de la peinture chinoise comme Wu Guanzhong, mais également de peintres européens de renom. Ce mouvement d’art est donc devenu une source d’inspiration très importante.

Œuvres de Lin Fengmian

DESSIN-AQUARELLE

  • Wild Geese, 205 x 81 cm, 1929
  • Sparrows, 165,7 x 40,5 cm, 1932
  • Beauty defies Tyranny, 68,5 x 65,2 cm, 1947
  • Opera figures, 70 x 66 cm, 1950
  • Lotus lantern, 65,9 x 66,4 cm, 1950/60
  • The Fiery Battle of Red Cliffs, 68,9 x 68,7 cm, 1953
  • Opera figures, 66,5 x 66,5 cm, 1957
  • Five beauties, 66 x 66,5 cm, 1961
  • Two sparrows in wisteria, 70 x 46 cm, 1974
  • The Cockscomb, 68 x 44 cm, 1977
  • Blooming flowers, 67,8 x 68,5 cm, 1979
  • Lady in blue, 67,5 x 67,7 cm, 1979
  • Lotus, 69 x 137,5 cm, 1980
  • Two beauties, 69 x 68 cm, 1985
  • A Beauty Paying Music, 68 x 68 cm, 1988
  • Lady in red, 69 x 69 cm, 1989

PEINTURE

  • The reminiscence, 109 x 78 cm, 1920
  • Opera Series: Beauty defies tyranny, 58 x 47 cm, 1950
  • Harvest at Dawn, 85,8 x 123,8 cm, 1950
  • Fishing village, 80 x 78 cm, 1950/60
  • Green Willows, West Lakee, 69 x 69 cm, 1950/60
  • The Sea, 68,5 x 69 cm, 1953
  • Fisherwomen, 60,5 x 72,5 cm, 1955
  • Opera Series: Zhang Fei, 53,5 cm x 45 cm, 1956
  • Opera figures, 57 x 42 cm, 1960
  • The bountiful catch, 78 x 78 cm, 1960
  • Pensive lady, 66,5 x 65,5 cm, 1963
  • Lotus pond, 73,6 x 74,5 cm, 1965
  • Two aigrets, 43 x 76 cm, 1965
  • Chinese Opera series -Madame Snake White, 1959/69
  • Mountain landscape, 68,6 x 138,4 cm, 1975
  • Harvest of maids, 49,8 x 61,7 cm, 1980

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Still life – Fish, Plate and Flowers Vase, 56 x 46 cm
  • Three fish, 46 x 57 cm

Lin Fengmian, un artiste réputé

  • Art and China’s Revolution, Asia Society and museum, New York, 2008-2009
  • Cultivation and Dedication – Donated Works of Wu Guanzhong, National Art Museum of China, Beijing, 2009
  • Pure Tao – Flower – and – bird painting of Zhu Yingren, National Art Museum of China, Beijing, 2009
  • Traces of Painting: The Art of Shiy De-Jinn, National Taiwan Museum of Fine Arts, Taichung, 2009
  • The Grandeur of Chinese Art Treasures : Min Chiu Society Golden Jubilee, Hong Kong Museum of Art, 2010-2011
  • The Warm Rivers of Spring, Soka Art Center, Beijing, 2013
  • A Window to the World – Asia’s New Trend, Soka Art Center, Taipei, 2015
  • L’étranger mélancolie, Long Museum, Pudong, 2018
  • A Century of Brillance : Special Exhibition of Modern Paintings and Calligraphy, Long Museum, Xuhui, 2021

Expertise et Estimation des œuvres de Lin Fengmian

Certaines œuvres de Lin Fengmian sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Lin Fengmian pour en savoir plus sur sa cote.

Salvador DALÍ

Artiste de nationalité espagnole, Salvador Dalí est considéré comme l’un des principaux représentants du mouvement surréaliste. Il est très certainement l’artiste le plus connu du XXe siècle aux côtés de Pablo Picasso (1881-1973).

Un artiste tempétueux

Salvador Dali vit le jour à Figueras en Espagne en 1904. Son père encouragea très tôt son fils à suivre la voie artistique.

En 1916, Dali rencontra le peintre impressionniste Ramón Pichot (1871-1925) à l’occasion d’une visite de famille. Sur les conseils de ce dernier, le père de Dali l’inscrivit aux cours de peinture de l’école municipale.

Diplômé en 1922, Salvador Dali s’orienta définitivement vers la carrière artistique et rejoignit l’Académie royale des Beaux-Arts de San Fernando à Madrid. En avance sur ses professeurs encore empreints d’impressionnisme, Dali s’essaya à la peinture cubiste. C’est également à cette époque qu’il fit la rencontre du poète et dramaturge Federico García Lorca (1898-1936) et du réalisateur Luis Buñuel (1900-1983). Ensemble les étudiants s’intéressèrent au dadaïsme alors en plein apogée à Paris. Expulsé en 1922 pour avoir remis en cause la compétence de ses professeurs, Dali réintégra l’école l’année suivante.

La première exposition personnelle de Salvador Dali eut lieu en 1925 à la Galerie Dalmau de Barcelone (Jeune fille à la fenêtre, 1925 et Portrait de mon père, 1925). Les œuvres exposées montrèrent d’ores et déjà l’étendue de la maîtrise des techniques picturales de Dali.

1926 : le premier séjour parisien

Salvador Dali effectua un premier séjour à Paris en 1926 et rencontra Pablo Picasso. À cette époque Dali mêla différents styles avant de trouver sa propre touche picturale. En ce sens il s’essaya au futurisme puis au cubisme. À ces influences contemporaines, Dali puisa dans les répertoires du classicisme et de l’académisme. Les grands maîtres anciens Raphaël, Bronzino, Zurbarán, Vermeer et Velázquez exercèrent une influence indéniable dans l’œuvre de Dali.

1929 : l’adhésion au surréalisme

À la suite d’un second voyage à Paris en 1929, Joan Miró introduisit Dali dans le groupe des surréalistes. L’artiste espagnol rencontra alors l’écrivain André Breton (1896-1966) à l’initiative du mouvement ainsi que les peintres et sculpteurs Hans Arp (1886-1966), Max Ernst (1891-1976), Yves Tanguy (1900-1955), René Magritte (1898-1967), le photographe Man Ray (1890-1976) et le poète Paul Éluard (1895-1952) dont l’épouse Helena dite « Gala » deviendra la femme de Dali.

1930-1939 : un style inédit

Dali débuta sa liaison avec Gala dès 1929. Cette dernière devint une véritable muse pour l’artiste (Métamorphose paranoïaque du visage de Gala, 1932). Le couple resta à Paris de 1930 à 1932.

Durant cette période, les toiles de Dali se vendaient peu et le couple vivait difficilement. Dali continua de fréquenter les diners mondains et cercles surréalistes. C’est en 1931 qu’il réalisa l’une de ses œuvres les plus connues : Persistance de la mémoire (ou Les Montres molles). Cette œuvre illustre le style unique de l’artiste à la touche picturale inédite, fruit de son imagination débordante et reflétant l’influence de la psychanalyse.

À cette époque Dali continua d’exposer régulièrement avec les surréalistes. Il se maria avec Gala en 1934. La même année Dali effectua un séjour aux États-Unis, asseyant sa notoriété au niveau international.

Peu avant l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, Salvador Dali séjourna en Espagne puis en Italie fasciste, période durant laquelle il peignit Construction molle avec des haricots bouillis — Prémonition de la guerre (1936) et Espagne (1938).

Salvador Dali fut exclu du groupe des surréalistes en 1939 pour avoir tenu des propos en faveur d’Hitler et de Franco.

1940-1960 : un artiste complet

Dali et Gala quittèrent l’Europe durant la Seconde Guerre mondiale et allèrent s’installer à New York où ils vécurent durant huit ans. À cette époque le style de Dali évolua vers un retour à une expression picturale plus classique, tout en conservant sa fantaisie personnelle (Crucifixion, 1954).

L’artiste s’intéressa également aux nombreuses découvertes scientifiques de son époque et les inséra dans ses œuvres (ADN, tesseract, etc.). Artiste touche à tout, Dali expérimenta de nombreuses techniques et divers supports tout au long de sa carrière (pointillisme, trompe-l’œil).

1960-1980 : le Théâtre-musée, hommage à l’œuvre de Dali

À partir des années 1960, la notoriété de Dali fut telle de son vivant qu’elle lui permit de vivre une vie luxueuse. À la même période, le peintre réfléchit à la conception d’un théâtre-musée à Figueras en Espagne. Ce projet d’envergure occupa le peintre jusqu’à la fin de sa vie.

Dali choisit les ruines du théâtre de Figueras. Le Théâtre-musée Dali fut inauguré en 1974. Véritable œuvre d’art surréaliste, ce lieu rend hommage à l’œuvre de Salvador Dali. L’artiste continua d’améliorer son théâtre au cours des années qui suivirent.

1980-1989 : le marquis de Pubol

Atteint de la maladie d’Alzheimer à partir des années 1980, veuf en 1982, Dali se retira dans son château de Pubol acquis en 1969 pour Gala. Juan Carlos I, roi d’Espagne, nomma Dali marquis de Pubol.

Le château ayant pris feu en 1984, Dali retourna vivre dans son théâtre-musée. L’artiste surréaliste mourut en 1989 et fut inhumé dans la crypte de son théâtre-musée.

L’apport de Salvador Dali à l’histoire de l’art

Salvador Dali marqua le XXsiècle par sa personnalité excentrique et fantasque. Le style de Dali est le résultat de nombreuses influences : impressionniste, futuriste et cubiste d’une part, et de la Renaissance italienne d’autre part.

Artiste phare du mouvement surréaliste, Dali développa une œuvre unique aux espaces oniriques et fantasmatiques peuplés d’éléments symboliques (montres molles, béquilles, animaux fantastiques, personnages distordus). Ses thèmes de prédilections furent ceux de la femme, du sexe et de la religion.

Les musées qui exposent Salvador Dali

Les œuvres de Salvador Dali sont exposées dans le monde entier. Ainsi, l’artiste figure dans les collections des Musée Reina Sofia et Thyssen-Bornemisza de Madrid, du Centre Georges Pompidou de Paris, du Museum of Modern Art et du Metropolitan Museum of Art de New York, du Musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam.

Également, deux musées sont exclusivement dédiés à l’œuvre de Salvador Dali. Il s’agit du Salvador Dali Museum situé en Floride aux États-Unis et du Théâtre-musée Dali de Figueras.

Les principales expositions de l’artiste

  • Salvador Dali, Centre Pompidou, Paris, 2012
  • Dali, Magritte, Miró – Le surréalisme à Paris, Fondation Beyeler, Bâle, 2011
  • Du Greco à Dali — Les grands maîtres espagnols, La collection Perez Simon, Musée Jacquemart-André, Paris, 2010
  • Une image peut en cacher une autre — Arcimboldo, Dali, Raetz, Grand Palais, Paris, 2009

Les principaux ouvrages sur Salvador Dali

  • GRENIER Catherine, Salvador Dali – The making of an artiste, éd. Flammarion, 2012
  • AGUER Montse, Le monde de Dali, éd. Larousse, 2010
  • MICHLER Ralf et LOPSINGER Lutz, Dali : Lithographies et bois graves 1956-1980, éd. Prestel Verlag, 1995
  • MICHLER Ralf et LOPSINGER Lutz, Dali : Gravures et techniques mixtes 1924-1980, éd. Prestel Verlag, 1994

Expertise et Estimation des œuvres de Salvador Dali 

Certaines œuvres de Salvador Dali sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Salvador Dali afin d’établir une estimation de votre pièce.

Marcel DUCHAMP

Inclassable, Marcel Duchamp est un artiste incontournable du XXe siècle. Le plasticien est principalement connu pour ses ready-mades. Le travail artistique de Duchamp eut un réel impact sur l’art contemporain en général. Son style unique, cassant les codes en vigueur, n’eut de cesse d’inspirer les générations à venir.

Une famille d’artistes

Marcel Duchamp est né à Blainville-Crevon en 1887. La fratrie de sept enfants fut initiée très tôt aux arts. En effet, leur mère musicienne était la fille du peintre amateur Emile Frédéric Nicolle (1830-1894) qui enseigna l’art à ses petits-enfants.

Troisième enfant de la fratrie, Marcel Duchamp grandit avec ses frères et sœurs, les futurs peintres et graveurs Jacques Villon (1875-1963), Raymond Duchamp-Villon (1876-1918) et Suzanne Duchamp (1889-1963).

Le jeune homme réalisa un parcours brillant : récompensé du prix de mathématiques au collège, jeune peintre en devenir, joueur d’échecs amateur, bachelier à seize ans, médaillé des « Amis des Arts ».

Fort de ses réussites, Marcel Duchamp partit s’installer à Paris dans le quartier de Montmartre en 1904 avec son frère Jacques Villon. Le jeune homme rejoignit alors l’Académie Julian. Mais lassé des cours théoriques, Duchamp quitta l’académie au bout d’un an.

1904-1910 : le groupe de Puteaux

Marcel Duchamp échoua au concours d’entrée de l’École des Beaux-Arts de Paris. Devant par la suite effectuer son service militaire, le jeune homme parvint à réduire son service à une année au lieu de trois en obtenant un diplôme d’imprimeur de gravures.

Afin de subsister, Duchamp réalisa des caricatures satiriques qu’il proposa à divers journaux. Hésitant un temps entre la carrière de caricaturiste ou de peintre, Marcel Duchamp opta pour la seconde.

L’artiste exposa ses œuvres au Salon d’Automne de 1908 (Cerisier en fleurs). Ses œuvres de jeunesse étaient alors marquées par l’influence impressionniste. À partir de l’année suivante, Marcel Duchamp commença à fréquenter les peintres cubistes Fernand Léger (1881-1955), Jean Metzinger (1883-1956) et Albert Gleizes (1881-1953) ainsi que le poète Guillaume Apollinaire (1880-1918). En effet, tous ces artistes faisaient partie du groupe de Puteaux. Ce groupe constitué vers 1911 par divers artistes s’apparentant au « post-cubisme » (à distinguer du cubisme originel de Picasso et Braque) se regroupait régulièrement chez les Duchamp dans une petite maison à Puteaux.

1910-1915 : les années de mutation

Au début du XXe siècle, Marcel Duchamp explora durant quasiment une décennie différents styles artistiques (impressionnisme, fauvisme, cubisme).

C’est en 1913 à l’occasion de l’Armory Show de New York que Marcel Duchamp se fit véritablement remarquer. Le Nu descendant l’escalier (1912) qu’il exposa constitue une œuvre éloignée des problématiques cubistes. En effet, l’artiste s’intéressa à la décomposition du mouvement, préoccupation des artistes futuristes italiens.

1915-1917 : les ready-mades

Marcel Duchamp s’écarta de la peinture aux alentours de 1915 et réalisa ses premiers ready-mades, à savoir des objets bruts choisis pour leur neutralité artistique. Fontaine (1917) est très certainement l’œuvre la plus connue de l’artiste. Il s’agit d’un urinoir renversé sur lequel Duchamp a simplement apposé sa signature.

Les années 1920 : Duchamp et les dadaïstes

Proche du mouvement dada, Duchamp refusa toutefois de s’associer au Salon Dada organisé par l’écrivain Tristan Tzara (1896-1963) en 1922. En particulier, Duchamp était proche des artistes Man Ray (1890-1976) et Francis Picabia (1879-1953).

Les années 1930 : Duchamp et les surréalistes

Marcel Duchamp s’est davantage impliqué dans le mouvement surréaliste. En cela, il collabora à la revue Le Surréalisme au service de la Révolution (1930-1933) de l’écrivain André Breton (1896-1966).             

Les années 1950 : la consécration

Mondialement connu, Marcel Duchamp influença de nombreux jeunes artistes américains. L’artiste obtint même la nationalité américaine en 1955. Ses ready-mades furent réédités à partir de 1954.

Durant les dernières années de sa vie, Duchamp réalisa son œuvre Etant donnés (1946-1966) en secret pour le Philadelphia Museum of Art. L’œuvre fut révélée au public en 1969, un an après le décès de l’artiste.

L’apport de Marcel Duchamp à l’histoire de l’art

Marcel Duchamp bouleversa radicalement l’art du XXe siècle. Avec ses ready-mades (objet « already-made »), l’artiste ouvrit la voie aux démarches avant-gardistes les plus extrêmes.

Les mouvements s’appropriant des objets de la vie courante tel le Surréalisme, le Pop art et le Nouveau réalisme sont redevables à Duchamp pour avoir transgressé les règles académiques et mis en avant de nouveaux médiums.

Artiste touche à tout, Marcel Duchamp s’intéressa également à l’art cinétique, au cinéma et participa à de nombreuses compétitions d’échecs.

Les musées qui exposent Marcel Duchamp

Les œuvres de Marcel Duchamp sont principalement exposées au Philadelphia Museum of Art aux États-Unis.

Les principales expositions de l’artiste

  • ABCDuchamp, Musée des Beaux-Arts de Rouen, 2018
  • Marcel Duchamp. La peinture, même, Centre Pompidou, Paris, 2014

Les principaux ouvrages sur Marcel Duchamp

  • LAROCHE Hadrien, Duchamp Déchets, les hommes, les objets, la catastrophe, éd. Éditions du Regard, 2014
  • DECIMO Marc, Marcel Duchamp mis à nu. À propos du processus créatif, éd. Les presses du réel, 2004
  • MEREDIEU Florence de, Duchamp en forme de ready-made, éd. Blusson, 2000
  • LEBEL Robert, Sur Marcel Duchamp, éd. Centre Pompidou, 1996

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Henri de TOULOUSE-LAUTREC

Henri de Toulouse-Lautrec est un peintre et illustrateur du XIXe siècle principalement connu pour ses portraits et caricatures. Atteint d’une maladie génétique rare et alcoolique durant la plus grande partie de sa vie, Toulouse-Lautrec disparut à l’âge de trente-six ans seulement.

Le dessin pour tromper l’ennui

Fils de comte, Henri de Toulouse-Lautrec est né à Albi en 1864. Il est issu d’une famille appartenant à la grande noblesse provinciale. Ses parents se séparèrent dès 1865 et le jeune Henri fut placé sous la garde de sa mère.

Ils déménagèrent à Paris en 1872. L’enfance heureuse de Toulouse-Lautrec bascula en 1874 lorsqu’une maladie affectant le développement de ses os fut décelée.

Successivement en 1878 et 1879, l’adolescent se cassa les jambes consécutivement à une chute. En raison de sa pycnodysostose, une calcification défectueuse entraina un arrêt de sa croissance. Malgré les divers soins qui lui furent prodigués, Toulouse-Lautrec ne grandit plus et ne dépassa pas la taille de 1,52 mètre.

Élève du lycée Condorcet, Toulouse-Lautrec échoua au baccalauréat à Paris. Bien qu’il fut admissible à la session de Toulouse, le jeune homme décida d’arrêter ses études. Il choisit d’opter pour la voie artistique après avoir perfectionné ses talents de dessinateur lors de ses périodes d’immobilisme.

1882-1886 : une formation académique

Après avoir convaincu sa mère, Henri de Toulouse-Lautrec étudia la peinture à Paris auprès de René Princeteau (1843-1914). Il rejoignit par la suite l’atelier du maître académique Léon Bonnat (1833-1922) puis de Fernand Cormon (1845-1924) où il resta jusqu’en 1886. Chez Cormon le jeune homme se lia d’amitié avec Louis Anquetin (1861-1932) et Albert Grenier (1858-1925). Lautrec fit également la rencontre d’Emile Bernard (1868-1941) et de Vincent Van Gogh (1853-1890) (Portrait de Vincent Van Gogh, 1887).

Son immersion dans le quartier de Montmartre où étaient situés les ateliers forgèrent le style moderne de Toulouse-Lautrec lequel n’eut de cesse de puiser son inspiration dans la vie de bohème montmartroise dont il fut le témoin privilégié.

1887-1899 : une vie de bohème

Après avoir quitté l’atelier de Cormon, Henri de Toulouse-Lautrec mena une vie de bohème. Il travailla pour le cabaret Le Mirliton. Il fréquenta les lieux de plaisir dont notamment Le Moulin Rouge, le Moulin de la Galette et les music-halls.

Lautrec profita de la vie nocturne parisienne, il poussa la porte des cabarets, mais également celles des maisons closes. Les danseuses et chanteuses La Goulue (La Goulue arrivant au Moulin Rouge, 1892), Jane Avril (Jane Avril dansant, 1892) et Yvette Guibert (Yves Guibert salue le public, 1894) devinrent ses modèles favoris.

1899-1901 : la fin d’une vie décadente

Menant une vie décadente, Henri de Toulouse-Lautrec fut alcoolique une grande partie de sa vie. En 1899, sa mère le fit interner dans une maison de santé de Neuilly afin de commencer une cure de désintoxication. À sa sortie, le peintre se retira à Bordeaux et raréfia ses séjours parisiens.

Henri de Toulouse-Lautrec mourut en 1901 après avoir fait un accident vasculaire cérébral suivi, quelques mois plus tard, d’une attaque d’apoplexie.

L’apport d’Henri de Toulouse-Lautrec à l’histoire de l’art

Henri de Toulouse-Lautrec laissa une œuvre abondante malgré une disparition précoce. L’artiste réalisa de nombreuses peintures, mais également des illustrations pour des revues (Le Figaro illustré, Le Rire) ainsi que des affiches (Le Divan Japonais, Jardin de Paris, Le Chat Noir).

Dans son œuvre, Toulouse-Lautrec s’adonna à représenter la vie nocturne parisienne de la Belle Époque à travers les cabarets, théâtres, bordels, cirques, foires, etc. Il aima dépeindre les acteurs du monde du spectacle avec une certaine ironie.

L’influence du japonisme est très marquée dans l’œuvre de Lautrec. Au milieu de XIXe siècle, le Japon s’ouvrit à l’international en signant des traités commerciaux avec les États-Unis et les principaux pays européens. Les œuvres d’Utamaro (c.1753-1806) et d’Hokusai (1760-1849) suscitèrent l’enthousiasme des artistes français (Edouard Manet, Claude Monet, Vincent Van Gogh, Paul Gauguin). Dès lors, les estampes et objets d’art japonais influencèrent la peinture, l’architecture et les arts décoratifs occidentaux. Le mouvement impressionniste, l’École de Pont-Aven, les Nabis et le style Art Nouveau puisèrent leurs motifs dans le répertoire japonais.

Les talents en dessin de Toulouse-Lautrec le conduisirent à l’illustration de revues puis à l’art de la lithographie. Henri de Toulouse-Lautrec excella en tant qu’affichiste. À travers son travail, l’artiste donna de l’importance aux arts jugés mineurs.

Les musées qui exposent Henri de Toulouse-Lautrec

En France, les œuvres d’Henri de Toulouse-Lautrec sont exposées au Musée Toulouse-Lautrec d’Albi, au Musée d’Orsay et au Musée de Montmartre de Paris ainsi qu’à la Fondation Bemberg et au Musée des Augustins de Toulouse.

Les œuvres de l’artiste figurent également sur les cimaises des musées étrangers, notamment aux États-Unis (Dallas Museum of Art, National Gallery of Art de Washington, Cleveland Museum of Art, Art Institute of Chicago, Museum of Modern Art de New York).

Les principales expositions de l’artiste

  • Toulouse-Lautrec – Résolument moderne, Grand Palais, Paris, 2019
  • Daumier, Steinlen, Toulouse-Lautrec — La Vie au quotidien, Palais des Lumières, Evian, 2011

Les principaux ouvrages sur Henri de Toulouse-Lautrec

  • NOLAT André, Aspects de Toulouse-Lautrec, éd. Publibook, 2017
  • LORQUIN Bertrand, Toulouse-Lautrec et l’affiche, éd. Gallimard, 2002
  • ARNOLD Matthias, Henri de Toulouse-Lautrec, éd. Taschen, 2000
  • WITTROCK Wolfgang, Catalogue complet des Estampes, 2 volumes, éd. ACR et Éditions de l’Armateur, 1985

Expertise et Estimation des œuvres d’Henri de Toulouse-Lautrec

Certaines œuvres d’Henri de Toulouse-Lautrec sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Henri de Toulouse-Lautrec afin d’établir une estimation de votre pièce.

Hans BELLMER

Artiste français d’origine allemande, Hans Bellmer s’illustra aussi bien en peinture qu’en photographie, gravure ou sculpture. Il est aujourd’hui reconnu comme l’une des figures majeures du surréalisme.

Une enfance tyrannique

Hans Bellmer est né à Katowice en Silésie (actuelle Pologne) alors sous domination allemande. Le jeune garçon grandit dans une famille dominée par un père tyrannique. Très jeune, Bellmer travailla dans une aciérie puis dans une mine de charbon.

En 1923, son père l’envoya étudier le génie au sein de la Technische Hoschule de Berlin. Mais Hans Bellmer s’intéressa surtout à la politique, aux œuvres de Karl Marx et Lénine ainsi qu’aux discussions des artistes dadaïstes.

Proche du peintre et caricaturiste George Grosz, Hans Bellmer suivit ses conseils et abandonna ses études afin de commencer une formation de typographe où il conçut des couvertures et illustrations pour livres.

1925-1938 : les années allemandes, la création de La Poupée

Hans Bellmer effectua un premier séjour à Paris en 1925. Il découvrit à cette occasion les œuvres de Jules Pascin (1885-1930) et Georges Seurat (1859-1891). Bellmer fréquenta également les milieux dadaïste et surréaliste de l’époque.

De retour à Berlin, l’artiste s’intéressa aux artistes de la Renaissance allemande (Albrecht Altdorfer, Hans Baldung, Matthias Grünewald).

Suite à l’arrivée des nazis au pouvoir en 1933, Hans Bellmer prit la décision de renoncer à tout travail qui pourrait être utile à l’État. Il réalisa son œuvre probablement la plus connue l’année suivante. La Poupée (1934), sculpture représentant une poupée grandeur nature inspirée des poupées mobiles de Dürer, fut qualifiée d’art « dégénéré » par le régime nazi. Cette œuvre fut conçue pour répondre à son besoin d’échapper à la réalité et de susciter du désir. Bellmer réalisa par la suite des séries de photographies où La Poupée fut mise en scène dans des situations érotiques, sadomasochistes, dramatiques.

Se sentant isolé, Hans Bellmer chercha le soutien des surréalistes. Il envoya des photographies de sa Poupée à André Breton (18 961 966) et Paul Éluard (1895-1952). Ces photographies furent publiées dans la revue surréaliste Le Minotaure en 1934 et suscitèrent un véritable émoi au sein du milieu artistique.

1938-1945 : la fuite du régime nazi

Fuyant le régime nazi, Hans Bellmer se réfugia en France en 1938. Il fut arrêté rapidement en tant que ressortissant allemand et par conséquent suspecté par les autorités françaises. Bellmer fut emprisonné près d’Aix-en-Provence aux côtés de Max Ernst (1891-1976), Ferdinand Springer (1907-1998) et Wols (1913-1951).

Bellmer parvint à s’échapper du camp dans lequel il était interné et rejoignit le Sud de la France en 1939. Sa première exposition personnelle eut lieu en 1943.

1945-1975 : l’illustration de textes érotiques

Après la Seconde Guerre mondiale, Hans Bellmer se consacra au dessin et à l’estampe. Il illustra les textes érotiques de nombreux écrivains (Marquis de Sadde, Heinrich von Kleist, Charles Baudelaire, Georges Bataille, Unica Zürn).

Dans son livre L’Anatomie de l’image (1957), Hans Bellmer expliqua les processus mentaux qui ont déterminé son travail.

Si de son vivant son œuvre fut sévèrement condamnée comme étant misogyne, le travail de Hans Bellmer fut également soutenu par la critique.

L’apport de Hans Bellmer à l’histoire de l’art

L’œuvre de Hans Bellmer est rattachable au mouvement surréaliste. Ce mouvement initié par André Breton en 1924 se définit comme la « représentation intérieure de l’image présente à l’esprit ». Ainsi les artistes s’apparentant à ce mouvement pratiquèrent l’écriture, le dessin automatique, le cadavre exquis, le collage et autres objets et sculptures à fonctionnement symbolique.

Hans Bellmer se distingua, au sein du groupe des surréalistes, par la création d’une œuvre érotique. Ses dessins et gravures expriment ses fantasmes à travers des corps et des sexes qui se métamorphosent. La Poupée, objet surréaliste par excellence, permit à Bellmer d’explorer les possibilités de l’anatomie du désir. Il apporta régulièrement des modifications à cet objet afin d’aller au-delà de la simple représentation naturaliste. Les photographies réalisées par Bellmer qui mirent en scène La Poupée dans diverses situations de souffrance révèlent l’influence des scènes de martyr illustrées par la Renaissance ainsi que du cinéma expressionniste allemand.

Hans Bellmer réalisa de nombreuses photographies de ses œuvres dans la mouvance de la « photographie plastique » survenue durant l’entre-deux-guerres. La photographie, art à part entier, doit susciter l’émotion. Les dadaïstes mirent au point des photomontages tandis que les surréalistes s’en servirent afin de proposer une conception radicalement nouvelle de la réalité. Les photographies de La Poupée de Hans Bellmer se veulent érotiques, dérangeantes, percutantes.

Les musées qui exposent Hans Bellmer

Les œuvres de Hans Bellmer sont exposées en France pour l’essentiel au Centre Pompidou à Paris. Les œuvres de l’artiste font également partie des collections publiques étrangères, notamment en Allemagne et aux États-Unis.

Les principales expositions de l’artiste

  • Double Sexus : Bellmer-Bourgeois, Neue Nationalgalerie, Berlin, 2010
  • Hans Bellmer, Anatomie du désir, Centre Pompidou, Paris, 2006
  • Masculin-Féminin, le sexe de l’art, Centre Pompidou, Paris, 1995

Les principaux ouvrages sur Hans Bellmer

  • ÉLUARD Paul, Les jeux de la poupée, éd. Dilecta, 2015
  • BEAUMELLE Agnès de la, Hans Bellmer, Anatomie du désir, éd. Gallimard, 2006
  • DOURTHE Pierre, Bellmer : le principe de la perversion, éd. Jean-Pierre Faur, 2000
  • FLAHUTEZ Fabrice, Les estampes 1938-1975, éd. Nouvelles Éditions Doubleff, 1999

Expertise et Estimation des œuvres de Hans Bellmer

Certaines œuvres de Hans Bellmer sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Hans Bellmer afin d’établir une estimation de votre pièce.

Edgar DEGAS

Artiste majeur du XIXe siècle à la personnalité colérique, Edgar Degas est principalement connu pour ses représentations de ballerines. En effet, si l’œuvre de l’artiste est rattachée au mouvement impressionniste, les compositions de Degas se démarquent de celles de ses compagnons de l’époque.

Une éducation privilégiée

Fils de banquier, Edgar de Gas — l’artiste abandonna sa particule pour signer ses œuvres — est né à Paris en 1834 au sein d’une famille aisée et cultivée. De 1845 à 1853, Degas étudia au lycée Louis-le-Grand, où il côtoya le célèbre industriel et collectionneur d’art Henri Rouart (1833-1912).

Après son lycée, Degas s’inscrivit à la faculté de droit, mais abandonna ses études en 1855. À cette époque le jeune homme préféra fréquenter le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale et le Musée du Louvre où il copia les œuvres des maîtres anciens (Dürer, Mantegna, Rembrandt).

Edgar Degas commença à suivre des cours à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1855. Cette même année il quitta le domicile familial, son père s’opposant à l’abandon de ses études de droit.

Entre 1856 et 1860, Degas fit de nombreux voyages en Italie où il rendit visite à sa famille (Naples, Florence, Rome). Ces séjours permirent à Degas d’acquérir une solide culture artistique.

Degas s’installa dans un atelier à Paris en 1859. Rapidement il se mit à fréquenter le café Guerbois à Montmartre, lieu de rencontre des nombreux artistes avant-gardistes : Edouard Manet (1832-1883), Claude Monet (1840-1926), Camille Pissarro (1830-1903).

1861-1873 : à la recherche d’un style pictural propre

Durant les années 1860 Edgar Degas s’essaya à différents styles en empruntant à l’académisme, au réalisme et au romantisme. À cette époque l’artiste réalisa de nombreux portraits (La famille Belleli, 1858-1867) et s’adonna à la peinture historique sans réelle conviction (Sémiramis construisant Babylone, 1861).

Contrairement aux autres artistes de l’époque, Degas eut la chance de bénéficier de la fortune familiale, ce qui lui permit de ne pas se soucier de l’aspect commercial de son œuvre.

L’artiste servit à Paris dans la Garde Nationale lors de la guerre franco-prussienne où il renoua avec Henri Rouart. Entre 1872 et 1873 il effectua un séjour à La Nouvelle-Orléans où vit sa famille maternelle (Le bureau de coton à la Nouvelle-Orléans, 1873).

1874-1896 : la mouvance impressionniste

En 1874 eut lieu la première exposition impressionniste organisée par les peintres Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), Camille Pissarro, Edgar Degas et Berthe Morisot (1841-1895). Las des rejets constants du jury du Salon de l’Académie des Beaux-Arts, ces derniers fondèrent la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs destinée à permettre aux impressionnistes d’exposer librement leurs œuvres en marge du Salon.

Degas rejoignit ses contemporains bien que ses tableaux fussent régulièrement exposés au Salon officiel. Cet engagement esthétique marqua un renouvellement majeur dans l’œuvre du peintre.

À la même époque, la vision d’Edgar Degas commença à diminuer. Ses problèmes oculaires n’eurent de cesse de s’aggraver par la suite. Cherchant à protéger sa vision de son mieux, le peintre privilégia la représentation de scènes d’intérieur contrairement aux autres impressionnistes obnubilés par la peinture sur le motif.

Dans les années 1880, Degas s’intéressa davantage au pastel, à l’aquarelle et à la gouache. L’artiste pratiqua la technique du monotype. Il s’essaya également à la sculpture dont sa Petite danseuse de quatorze ans (1865-1881) fit scandale à l’exposition impressionniste de 1881.

1897-1917 : des dernières années solitaires

Edgar Degas ne s’est jamais marié et n’a pas eu d’enfant. Il entretint une relation artistique et amicale avec la peintre américaine Mary Cassatt (1844-1926), également issue de la haute bourgeoisie.

Irascible, Degas tint à plusieurs reprises des propos abrupts. Mais c’est avec l’affaire Dreyfus et sa position d’antidreyfusard que l’artiste se coupa de nombre de ses amis.

Les problèmes oculaires de Degas s’aggravèrent au début du XXe siècle. Il délaissa alors la peinture pour la sculpture. Degas vécut ses dernières années dans la pauvreté en raison de la faillite de son père survenue en 1874 et du fait qu’il n’avait plus de tableaux à vendre.

Il déménagea dans un petit appartement lui servant également d’atelier en 1912. Pratiquement isolé de tous, Degas s’éteignit en 1917.

L’apport d’Edgar Degas à l’histoire de l’art

L’œuvre d’Edgar Degas est riche et variée en termes de techniques et de styles. L’artiste s’adonna en effet à la peinture, à l’aquarelle, au pastel, au dessin, mais également à la sculpture. Degas s’intéressa à tous les genres : historique, religieux, mythologique, portrait, paysage et autres scènes de genre.

S’il fut formé par des artistes issus des mouvances classique et réaliste, c’est avec le groupe des impressionnistes qu’Edgar Degas rechercha une expression picturale originale. Néanmoins, ses compagnons impressionnistes s’intéressèrent aux paysages, à la lumière et à ses reflets. De son côté Degas se démarqua en privilégiant les scènes intimistes en intérieur au cadrage particulier. L’artiste représenta également de nombreuses ballerines durant sa carrière, s’intéressant au mouvement des corps (Danseuses, 1884-1885).

Les musées qui exposent Edgar Degas

En France, les œuvres d’Edgar Degas sont principalement exposées au Musée d’Orsay de Paris. L’artiste est également très présent sur les cimaises des musées américains : Metropolitan Museum of Art de New York, Philadelphia Museum of Art , Minneapolis Institute of Art, National Gallery of Art de Washington, Getty Center de Los Angeles, Clark Art Institute de Williamstown.

Les principales expositions de l’artiste

  • Degas à l’Opéra, Musée d’Orsay, Paris, 2019 
  • Degas, Danse, Dessin, Musée d’Orsay, Paris, 2018
  • Edgar Degas, Fondation Beyeler, Bâle, 2012
  • Degas et le nu, Musée d’Orsay, Paris, 2012
  • Degas sculpteur, La Piscine, Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix, 2010

Les principaux ouvrages sur Edgar Degas

  • ZILLHARDT Madeleine, Monsieur Edgar Degas, éd. l’Echoppe, 2015
  • TERRASSE Antoine, Dans l’intimité de Degas, éd. Arthaud, 1993

Expertise et Estimation des œuvres de Edgar Degas

Certaines œuvres de Edgar Degas sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Edgar Degas afin d’établir une estimation de votre pièce.

Kees VAN DONGEN

Kees van Dongen fait partie de ces artistes hollandais avec Ary Scheffer (1795-1858), Johan Barthold Jongkind (1819-1891), Vincent van Gogh (1853-1890) et Piet Mondrian (1872-1944) à avoir choisi Paris comme lieu de résidence. En effet, capitale incontestée des arts durant le XIXe et XXe siècle, Paris sut séduire par la beauté de son architecture, son atmosphère romantique, son histoire culturelle, sa politique libérale et son faible coût de la vie.

Van Dongen est principalement connu pour ses portraits de femmes aux couleurs vives et aux contours appuyés.

Une formation à Rotterdam

Cornelis Théodorus Marie van Dongen, plus connu sous le nom de Kees, est né en 1877 à Delfshaven dans la région de Rotterdam en Hollande. Issu d’une famille appartenant à la classe moyenne, van Dongen quitta l’école à l’âge de douze ans afin de travailler dans la malterie de son père.

C’est à dix-sept ans, en 1894, que Kees van Dongen intégra l’Académie Royale des Beaux-Arts de Rotterdam. Le jeune homme étudia à l’Académie durant deux années. À la même époque, Kees fréquenta le Quartier rouge du port, partie la plus ancienne de la ville, où il put dessiner marins et prostituées.

À l’Académie van Dongen fit également la rencontre d’Augusta Preitinger dite « Guus », peintre et future épouse de l’artiste.

1897-1904 : un hollandais à Paris

Kees van Dongen fit un premier séjour à Paris en 1897 où il s’installa dans le quartier des Halles. Il revint deux ans plus tard afin de rejoindre Guus avec laquelle il se maria en 1901.

Durant ses séjours parisiens, l’artiste hollandais exerça différentes activités afin de survivre. Van Dongen rencontra le critique d’art Félix Fénéon (1861-1944) en 1901. Ce dernier lui confia notamment la réalisation d’un numéro de L’Assiette au beurre, célèbre journal satirique publié de 1901 à 1936.

Si les œuvres de jeunesse de van Dongen furent marquées par l’influence de Rembrandt, son style évolua à Paris. L’artiste adopta en effet le style post-impressionniste et représenta des scènes de la vie parisienne.

À partir de 1904, Kees van Dongen exposa régulièrement au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne. Sa première exposition personnelle eut lieu la même année à Paris.

1905 : la naissance du fauvisme

Le Salon d’Automne de 1905 marqua l’histoire de l’art. Composé de dix-huit salles, le Salon permit à de nombreux artistes d’exposer leurs œuvres, qu’il s’agisse d’artistes établis tels Auguste Rodin (1840-1917), Paul Cézanne (1839-1906), Auguste Renoir (1841-1919), Odilon Redon (1840-1916) ou d’artistes à la réputation croissante comme Eugène Carrière (1849-1906), Georges Desvallières (1861-1950), Édouard Vuillard (1868-1940) et Pierre Bonnard (1867-1947).

La salle VII, placée au cœur de l’exposition, suscita de nombreux débats. Cette salle regroupa des œuvres d’Henri Matisse (1869-1954), André Derain (1880-1954), Maurice de Vlaminck (1876-1958), Albert Marquet (1875-1947), Charles Camoin (1879-1965). Ces œuvres fortement colorées donnèrent le nom à un nouveau mouvement artistique : le fauvisme.

Exposé dans une autre salle, Kees van Dongen fut pourtant assimilé aux artistes fauves. En effet, au contact des avant-gardes, Matisse et Vlamlinck notamment, son style s’orienta vers une touche plus libre et sans complexe.

1906-1914 : la Belle Époque

Kees van Dongen multiplia les expositions personnelles. Lors du Salon d’Automne de 1913 il exposa Châle espagnol illustrant sa femme vêtue d’un châle jaune parsemé de fleurs. La nudité du modèle jugée outrageante eut pour conséquence le retrait du tableau dès le lendemain de l’ouverture du salon.

Si ses nus firent scandales, van Dongen n’en devint pas moins le portraitiste du milieu mondain et le restera durant plusieurs décennies.

En 1908, l’artiste exposa avec le groupe Die Brücke à Dresde puis à la Nouvelle Sécession de Munich en 1910.

1941 : un voyage en Allemagne nazie

Kees van Dongen obtint la nationalité française en 1929. Apprécié du public, il connut toutefois une période de purgatoire après la Seconde Guerre mondiale. En effet, l’artiste participa en 1941 à un voyage en Allemagne d’une dizaine de jours. De nombreux artistes français répondirent favorablement à l’invitation du sculpteur Arno Breker (1900-1991). Mais cette association à la propagande culturelle nazie orchestrée par Geobbels ainsi que l’échec de la libération d’artistes déportés et prisonniers de guerre eut de graves répercussions sur les artistes ayant effectué le voyage. André Derain fut notamment soupçonné en 1944 de fait de collaboration avant d’être innocenté.

L’apport de Kees van Dongen à l’histoire de l’art

Entre fauvisme et expressionnisme allemand, Kees van Dongen réalisa des œuvres aux couleurs intenses et fortement contrastées et aux contours cernés.

En quête d’un nouveau style et de sujets modernes, l’artiste puisa son inspiration dans les prestations d’acrobates, tours de manège et scènes de cabaret.

Ce n’est que par la suite que van Dongen adopta l’art du portrait. L’apogée de sa période fauve peut être daté de 1907 à 1912. À partir de 1910 ses silhouettes s’allongèrent. Le thème de la femme domina alors ses toiles. Érotisme, couleurs somptueuses, contours contrastés, facture énergique qualifient l’art de Kees van Dongen.

L’artiste hollandais effectua également des paysages et autres travaux d’illustration caractéristiques de son œuvre.

Œuvres de Kees van Dongen

Les musées qui exposent Kees van Dongen

En France, les œuvres de Kees van Dongen sont notamment exposées au Musée d’Art Moderne de la Ville Paris et au Musée d’Art Moderne André Malraux au Havre.

À l’étranger, il est possible d’admirer les œuvres du peintre hollandais au Musée du Petit Palais de Genève, au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg ou au Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa.

Les principales expositions de l’artiste

  • Van Dongen et le Bateau-Lavoir, Musée de Montmartre, Paris, 2018
  • Van Dongen, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2011
  • Fauves et Expressionnistes. De Van Dongen à Otto Dix. Chefs-d’œuvre du musée Von der Heydt, Musée Marmottan-Monet, Paris, 2009

Les principaux ouvrages sur Kees van Dongen

  • HOPMANS Anita, Van Dongen et le Bateau-Lavoir, éd. Somogy, 2018
  • COUTURIER Élisabeth, Van Dongen : paparazzi des Années Folles, éd. Historia, 2008
  • JUFFERMANS, Kees van Dongen : the graphic work, éd. V+K Publishing, 2002

Expertise et Estimation des œuvres de Kees van Dongen

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Paul SIGNAC

Ami du peintre Georges Seurat (1859-1891) qui théorisa la technique dite « divisionniste » ou « pointilliste », Paul Signac devint à ses côtés l’un des principaux représentants du mouvement néo-impressionnisme.

L’artiste est également reconnu comme le maître incontesté de l’aquarelle, genre auquel il consacra les quinze dernières années de sa vie, avec la mer pour sujet de prédilection.

Un esprit anticonformiste

Paul Signac est né à Paris en 1863 au sein d’une famille aisée de commerçants selliers. Il commença à peindre à l’âge de 16 ans suite à l’exposition impressionniste où il fit la découverte des œuvres de Gustave Caillebotte (1848-1894), Mary Cassatt (1844-1926), Edgar Degas (1834-1917), Claude Monet (1840-1926) ou encore Camille Pissarro (1830-1903). À la même époque, il fit l’acquisition d’une œuvre de Paul Cézanne (1839-1906) malgré les critiques de ses amis.

Le père de Signac mourut en 1880. La même année, le jeune homme interrompit ses études — malgré la volonté de sa mère de faire de son fils un architecte — afin de se consacrer pleinement à la peinture. Deux ans plus tard, Signac fit la rencontre de Berthe Roblès, une cousine éloignée de Pissarro, qu’il épousera dix ans plus tard.

1882-1883 : la rencontre du père Tanguy

À partir de 1882, Paul Signac fréquenta l’atelier du peintre Emile Blin (1825-1897) situé à Montmartre où il fit la rencontre du père Tanguy. Ce dernier, marchand de couleurs, eut un rôle essentiel dans le développement de l’impressionnisme en étant l’un des premiers à collectionner leurs tableaux en échange de matériel.

À cette époque, le jeune artiste commença à peindre en plein air à Port-en-Bessin ainsi qu’à Asnières, son lieu de résidence.

Les œuvres de jeunesse de Paul Signac sont marquées par l’influence des impressionnistes Claude Monet et Armand Guillaumin (1841-1927).

1884 : le Salon des Artistes Indépendants

En 1884 eut lieu le premier Salon des Artistes Indépendants auquel Signac participa en exposant Le Soleil au pont d’Austerlitz et L’Hirondelle au Pont-Royal. Cet évènement avait pour ambition de réunir des œuvres des artistes refusés par le Salon officiel. Sans jury ni récompense, ce salon permettait aux artistes de bénéficier d’une totale liberté d’expression. Paul Signac présida le Salon des Indépendants à partir de 1908, et ce, durant 25 ans. Le peintre en fit un véritable creuset de l’art français moderne, si bien que tous les principaux représentants des mouvements à venir (fauve, futuriste, abstrait) y prirent leur essor.

Les peintres en marge du Salon officiel participèrent à cette exposition de 1884 : Charles Angrand (1854-1926), Henri-Edmond Cross (1856-1910), Odilon Redon (1840-1916) notamment. Mais surtout, cette exposition de 1884 fut l’occasion pour Paul Signac de faire la rencontre déterminante de Georges Seurat. L’amitié des deux peintres fut capitale pour l’évolution de son art.

1885-1887 : l’essor de la technique pointilliste

Aux côtés de Georges Seurat, Paul Signac renonça à sa touche impressionniste et développa sa technique divisionniste sur la base des travaux du chimiste Eugène Chevreul (1786-1889). Cette technique consista en une juxtaposition de petites touches de couleurs pures sur la toile, lesquelles, par effet d’optique, se recomposent sur la rétine. Les deux peintres travaillèrent à Asnières sur l’Ile de la Jatte. Camille Pissarro, le plus ancien des impressionnistes, adopta durant un temps l’esthétique développée par Seurat et Signac.

Sur l’invitation de Pissarro, Signac exposa ses premières toiles divisionnistes Les Modistes et Les gazomètres en 1886 à l’occasion de la huitième exposition impressionniste. À cette occasion, le critique d’art Félix Fénéon (1861-1944) — fervent défenseur du divisionnisme — requalifia la technique picturale de « néo-impressionnisme ».

En 1887, Signac peignit aux côtés de Vincent Van Gogh (1853-1890), lequel s’inspira des mouvements impressionniste et pointilliste afin de développer sa propre touche.

1891-1892 : décès de Georges Seurat, Paul Signac chef de file du néo-impressionnisme

Félix Fénéon publia une monographie sur Paul Signac en 1890 où il passa sous silence l’antériorité de Georges Seurat dans l’invention du pointillisme. Ce passage sous silence eut pour conséquence directe une prise de distance de Seurat vis-à-vis de Signac et Fénéon. L’année suivante, le décès soudain de Seurat affecta profondément Signac. Ce dernier continua ses travaux sur le divisionnisme jusqu’à devenir le chef de file du mouvement pictural.

Signac s’occupa de la succession de Seurat en 1892 et organisa plusieurs expositions posthumes.

1892-1900 : l’installation à Saint-Tropez et les premières aquarelles

Paul Signac quitta la Bretagne pour Saint-Tropez en 1892. L’artiste réalisa alors ses premières aquarelles, lesquelles seront à partir de 1894, et jusqu’en 1905, soulignées de traits discontinus à l’encre de Chine tracées à la plume. Signac resta ainsi fidèle aux principes de la division des couleurs.

Au contact de la lumière méditerranéenne, la touche de Signac devint plus large, davantage lumineuse et colorée. L’artiste s’intéressa avant tout à la luminosité et « la couleur pour la couleur ».

À partir de 1894, Signac abandonna la peinture à l’huile au profit de l’aquarelle sur le motif. L’année suivante, il présenta une série d’aquarelles au Salon des XX à Bruxelles.

En 1897, Signac fit l’acquisition d’une villa à Saint-Tropez et fit la rencontre du comte Kessler — collectionneur passionné du néo-impressionnisme — lequel organisa sa première exposition à Berlin. Cette dernière fut un franc succès.

Paul Signac publia un ouvrage De Eugène Delacroix au néo-impressionnisme en 1899. Cette publication eut une influence considérable sur la génération de peintres à venir.

Les années 1900 : l’aquarelle, support de prédilection

Paul Signac fit évoluer sa technique de l’aquarelle jusque dans les années 1920. L’encre de Chine laissa peu à peu place à la mine de plomb et au fusain.

Henri Matisse (1869-1954) lui rendit visite en 1904. Signac eut une grande influence sur Matisse, lui permettant d’accéder à une libération de la couleur.

Au début du XXe siècle, Signac effectua de nombreux voyages : en Hollande (1906), à Constantinople (1907), en Italie (1908) et en Vendée (1911). L’aquarelliste quitta Saint-Tropez pour Antibes en 1913.

Durant les quinze dernières années de sa vie, Paul Signac se consacra essentiellement à l’aquarelle, la facture devenant de plus en plus libre et légère. Ses dernières aquarelles réalisées en 1935 représentent la Corse, découverte qui éblouit le peintre.

L’apport de Paul Signac à l’histoire de l’art

Influencé par l’impressionnisme à ses débuts, Paul Signac s’orienta vers le pointillisme suite à sa rencontre avec Georges Seurat en 1884. Tous deux devinrent les principaux représentants et théoriciens du mouvement néo-impressionnisme.

Dès 1886, Signac fit évoluer la technique divisionniste. Ses compositions à l’huile laissèrent progressivement place à l’aquarelle, médium qui devint par la suite prépondérant dans l’œuvre de Signac.

La mer fut le thème de prédilection de l’artiste. Signac représenta de nombreux paysages marins de la Bretagne d’abord puis de Saint-Tropez et Antibes.

À l’instar de ses contemporains, Signac fut influencé par les estampes japonaises jusqu’en 1900 où il souligna ses taches colorées d’un trait noir. Puis à partir de 1902, ses aquarelles préfigurèrent le fauvisme par la libération de la couleur. Si Signac resta fidèle au divisionnisme dans ses compositions à l’huile, ses aquarelles se démarquèrent par son libre cours à sa vivacité naturelle, s’éloignant en ce sens de Georges Seurat.

Peintre résolument moderne, Paul Signac ouvrit une voie nouvelle aux recherches des artistes fauves (Henri Matisse, André Derain) et abstraits (Vassily Kandinsky, Paul Klee, Piet Mondrian).

Œuvres de Paul Signac

Les musées qui exposent Paul Signac

Les œuvres de Paul Signac sont exposées en France (Musée d’Orsay à Paris, Fondation Bemberg de Toulouse, Musée de l’Annonciade de Saint-Tropez) mais également au Metropolitan Museum of Art de New York, au Statens Museum for Kunst de Copenhague ou encore au Musée Kröller-Müller d’Otterlo.

Les principales expositions de l’artiste

  • Signac collectionneur, Musée d’Orsay, Paris, 2021
  • Signac, les harmonies colorées, Musée Jacquemart-André, Paris, 2021
  • Paul Signac (1863-1935) : Lumière du Midi, Musée Yves Brayer, Les Baux-de-Provence, 2018
  • Signac, les couleurs de l’eau, Musée des Impressionnistes, Giverny, 2013
  • Les ports de France, La Piscine, Roubaix, 2011
  • Signac. Les ports de France, Musée d’Art Moderne André Malraux, Le Havre, 2010

Les principaux ouvrages sur Paul Signac

  • FERRETTI-BOCQUILLON Marina et ROQUES Georges, Les couleurs de l’eau, éd. Gallimard, 2013
  • FERRETTI-BOCQUILLON Marina, Signac aquarelliste, éd. Biro, 2001
  • CACHIN Françoise, Signac, catalogue raisonné de l’œuvre peint, éd. Gallimard, 2000

Expertise et Estimation des œuvres de Paul Signac

Certaines œuvres de Paul Signac sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Paul Signac afin d’établir une estimation de votre pièce.

Édouard VUILLARD

Artiste majeur de la fin du XIXe et début du XXe siècle, Édouard Vuillard est connu comme étant l’un des membres fondateurs du mouvement Nabi.

L’artiste s’illustra dans l’art du portrait, les scènes intimistes d’intérieur, les natures mortes mais également les compositions murales et décors de théâtre.

Le groupe de Condorcet

Édouard Vuillard est né à Cuiseaux en 1868 au sein d’un foyer modeste. Il grandit à Paris où il fréquenta le lycée Condorcet. C’est dans cet établissement que Vuillard fit la rencontre — déterminante pour l’histoire de l’art — de Maurice Denis (1870-1943), Ker-Xavier Roussel (1867-1944) et Paul Sérusier (1864-1927).

Son père mourut lorsqu’il avait vingt ans tandis que son frère aîné, Alexandre, avait déjà quitté le foyer familial afin d’embrasser une carrière militaire. Ainsi Édouard Vuillard grandit sous l’influence des femmes de sa famille : sa mère, sa grand-mère et sa sœur ainée, future épouse de son ami le peintre Ker-Xavier Roussel.

En 1885, le jeune homme quitta le lycée Condorcet afin de rejoindre Roussel qui étudiait au sein du studio du peintre Diogène Maillart (1840-1926), ancien lauréat du grand Prix de Rome (1864). C’est ainsi que Vuillard fut initié aux rudiments de la peinture. À la même époque, il commença à fréquenter le Musée du Louvre et décida de se vouer à une carrière artistique, mettant ainsi un terme à la tradition familiale le destinant à l’armée.

1886-1888 : les années de formation

En 1886, Édouard Vuillard fréquenta l’Académie Julian — école privée de peinture et de sculpture célèbre pour la qualité des artistes qui la fréquentèrent — où il eut pour professeur Tony Robert-Fleury (1837-1911).

L’année suivante, à sa troisième tentative, Vuillard parvint à intégrer l’École des Beaux-Arts de Paris. En 1888 le jeune artiste suivit l’enseignement du peintre orientaliste Jean-Léon Gérôme (1824-1904).

Durant ces années de formation, Édouard Vuillard réalisa des natures mortes, portraits et nus réalistes.

1889 : le groupe des Nabis

Faisant suite à l’invitation de son ami Maurice Denis, Édouard Vuillard partit rejoindre à Pont-Aven un petit groupe de peintres dissident de l’Académie Julian en 1889.

Le peintre Paul Sérusier fut à l’origine de la formation de ce groupe. En effet, ce dernier effectua un séjour à Pont-Aven durant l’été 1888. À cette occasion il fit la rencontre décisive de Paul Gauguin (1848-1903) installé en Bretagne depuis 1886 et d’Emile Bernard (1868-1941). Gauguin influença instantanément Sérusier et l’encouragea à s’éloigner de toute forme de réalisme et d’utiliser des couleurs pures dans ses compositions. De cette leçon naquit Talisman (1888) — œuvre synthétique par excellence — illustrant une nature telle qu’elle fut perçue par l’artiste avec des couleurs en aplats et des formes schématisées.

L’année suivante, en 1889, Sérusier revint à Pont-Aven et constitua le groupe des Nabis avec les peintres Pierre Bonnard (1867-1947), Maurice Denis, Henri-Gabriel Ibels (1867-1936) et Paul-Elie Ranson (1861-1909). Ce groupe, dont le nom signifie « prophète » en hébreu, s’intéressa à des considérations d’ordre spiritualistes, mêlant ainsi art, symbolisme, occultisme et ésotérisme.

Édouard Vuillard rejoignit le groupe dans un second temps avec Ker-Xavier Roussel et Armand Seguin (1869-1903). Le groupe se dispersa en 1900.

Les années 1890 : Vuillard décorateur

À partir de 1891, Édouard Vuillard diversifia ses activités. Il publia en ce sens des illustrations pour La Revue blanche, s’exerça à la lithographie (Paysages et intérieurs, 1899) et confectionna ses premiers décors.

Durant sa carrière Vuillard réalisa plusieurs ensembles décoratifs destinés à décorer des appartements privés et hôtels particuliers.

Sa première exposition personnelle fut organisée en 1896.

Les années 1900 : entre portraits et peintures murales

Édouard Vuillard effectua de nombreux voyages à l’étranger afin de visiter les plus grands musées.

L’artiste commença à exposer au Salon des Indépendants à partir de 1901. Il participa deux ans plus tard au Salon d’Automne.

Mobilisé au début de la Grande Guerre, Vuillard fut envoyé sur le front des Vosges en 1917 en tant que peintre attaché aux armées. À cette occasion il réalisa de nombreux croquis sur la vie des soldats.

Vuillard consacra les quinze dernières années de sa vie à la réalisation de portraits et peintures murales dont il avait reçu commande.

L’apport d’Édouard Vuillard à l’histoire de l’art

Édouard Vuillard est un peintre essentiel en tant que fondateur du mouvement Nabi. Son œuvre est composée de portraits, scènes de genre et natures mortes. Ses compositions se caractérisent par une recherche subtile et nuancée de gammes colorées, d’équilibres entre les tons clairs et obscurs et les motifs décoratifs tirés des estampes japonaises. Intimistes, ses œuvres prirent souvent pour modèle la mère du peintre.

Au contact du groupe Nabi, Vuillard s’essaya à réaliser ses premières œuvres synthétiques aux larges aplats de couleurs (Au Lit, 1891, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris).

Le style de Vuillard évolua vers 1900. Ses sujets de prédilection furent traités d’une manière plus réaliste et poétique.

Œuvres d’Édouard Vuillard

Les musées qui exposent Édouard Vuillard

Les œuvres d’Édouard Vuillard sont principalement exposées en France (Musée Toulouse-Lautrec à Albi, Musée d’Orsay à Paris), en Russie (Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg) ou encore aux États-Unis (Metropolitan Museum of Art de New York, Musée d’Art de Dallas, Musée des Beaux-Arts de Boston).

Les principales expositions de l’artiste

  • Les Nabis et le décor, Musée du Luxembourg, Paris, 2019
  • Édouard Vuillard : un peintre et ses muses, The Jewish Museum, New York, 2012
  • Vuillard, Musée d’Orsay, Paris, 2003

Les principaux ouvrages sur Édouard Vuillard

  • LEVEQUE Jean-Jacques, Édouard Vuillard : Le Monde du silence, éd. A.C.R., 2003
  • COGEVAL Guy et SALOMON Antoine, Catalogue critique des peintures et pastels, éd. Wildenstein, 2003
  • FRECHES-THORY Claire et TERRASSE Antoine, Les Nabis, éd. Flammarion, 2003

Expertise et Estimation des œuvres d’Édouard Vuillard

Certaines œuvres d’Édouard Vuillard sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Édouard Vuillard afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres d’Édouard Vuillard pour en savoir plus sur sa cote.

BANKSY

Banksy est probablement le street artiste anonyme le plus connu dans le monde. Si son identité demeure à ce jour un mystère, elle fait l’objet de nombreuses spéculations.

Actif depuis les années 1990, Banksy détourne l’urbanisme à l’aide de différentes techniques (pochoir, tableau, installation, sculpture). Ses œuvres tantôt humoristiques tantôt touchantes ont pour but de délivrer un message généralement anarchiste, antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème.

Un artiste anonyme

Aujourd’hui encore l’identité de Banksy demeure incertaine. L’artiste serait né en 1974 à Bristol en Angleterre.

Principalement établi à Londres, le graffeur agit en réalité sur tous les continents. Ses œuvres, uniques, parfois considérées comme subversives, ont pour ambition de percuter le spectateur et pousser à la réflexion sur la société actuelle et ses enjeux sociaux et économiques.

Les années 1990 : Bristol, ville underground

Banksy aurait vécu à Easton, Bristol avant de déménager à Londres vers 2000. C’est dans cette ville que le jeune homme aurait découvert l’art du graffiti. Il aurait ainsi fait partie du groupe de graffeurs le Bristol’s DryBreadZ Crew (CbD).

Les premières œuvres de Banksy furent réalisées dans cette ville où la scène underground était en plein essor. Le jeune artiste participa au festival de graffitis Walls on Fire en 1998.

En 2000, Banksy exposa pour la première fois ses œuvres au restaurant Severnshed de Bristol.

Les années 2000 : l’ascension

Banksy s’installa à Londres au début des années 2000. Son œuvre la plus connue, Girl with balloon, fut exécutée en 2002 sur le Waterloo Bridge à South Bank à Londres. Ce pochoir illustre une petite fille laissant s’envoler son ballon rouge en forme de cœur.

Son premier coup d’éclat eut lieu en 2004 lorsqu’il fit imprimer de faux billets de 10 livres sur lesquels l’effigie de la reine d’Angleterre fut remplacée par celle de Lady Diana. La mention « Bank of England » fut également substituée par celle de « Banksy of England ».

L’année suivante, Banksy réalisa avec l’aide d’autres artistes un graffiti géant sur le mur de séparation de Bethléem. L’image représentait une petite Vietnamienne brûlée au napalm tenant par la main Mickey Mouse et Ronald McDonald. La même année le graffeur plaça des œuvres factices ou subversives dans de célèbres musées : Museum of Modern Art, Metropolitan, Brooklyn Museum, Tate Britain et British Museum.

Frappant toujours plus fort, Banksy réalisa en 2006 une installation représentant une cabine téléphonique rouge. Cette cabine, cabossée et fendue par une pioche, fut placée dans une rue de Soho avant d’être rapidement retirée par les autorités publiques. Quelques mois plus tard, c’est à Disneyland en Californie que Banksy fit parler de lui. L’artiste plaça en effet une poupée gonflable en taille réelle à l’uniforme orange évoquant celui des prisonniers de Guantanamo au milieu du parc.

Les années 2010 : un engagement de plus en plus politisé

En 2015, Banksy ouvrit son parc d’attractions nommé Dismaland à Weston-super-Mare, détournant ainsi le très célèbre Disneyland. Ce parc était en réalité une exposition des œuvres de Banksy et d’une cinquante d’autres artistes.

La même année le graffeur réalisa à Calais un pochoir représentant Steve Jobs portant un ordinateur et un baluchon. Ce graffiti eut pour but de rappeler les origines du créateur d’Apple, fils d’immigré syrien arrivé aux États-Unis dans les années 1950, à l’innovation révolutionnaire.

En 2018 l’artiste défraya la chronique en réduisant en lambeaux l’une de ses œuvres qui venait d’être adjugée 1,2 million d’euros chez Sotheby’s devant une salle de ventes aux enchères médusée.

Les années 2020 : soutenir des causes humanitaires

En 2020, Banksy finança un navire de sauvetage en Méditerranée affrété en Espagne. Plus de 200 réfugiés furent sauvés grâce à l’intervention de cette ancienne vedette de surveillance de la douane française.

L’année suivante, le street artiste vendit l’une de ses œuvres aux enchères, Game Changer, afin de soutenir les équipes soignantes britanniques dans la lutte du Covid-19.

L’apport de Banksy à l’histoire de l’art

Les œuvres de Banksy, percutantes, parfois teintées d’humour, ou au contraire à visée politique, sont distillées dans le monde entier. Ces œuvres sont facilement identifiables en raison de la technique employée et de leur simplicité.

La technique du pochoir est la plus répandue. Bansky s’est en effet positionné comme le spécialiste du pochoir unicolore. Le dessin se veut simple afin de transmettre les messages de l’artiste de manière efficace (Kissing Policemen, Brighton, 2005).

Banksy a également parfois usé des installations – forme de street art peu utilisée mais redoutable — dans l’espace public. L’artiste britannique s’est servi de cette technique afin de dénoncer la surveillance téléphonique (Vandalised Phone Box, 2006) ou la crise des migrants (Le Fils d’un migrant syrien, 2015).

Le street artiste détourna également des tableaux en insérant ses propres créations au sein des musées publics (Glaneuses, 2005).

De façon plus rare, Banksy exécuta des sculptures. Il réalisa en ce sens une sculpture en bronze représentant une ballerine portant un masque à gaz.

Œuvres de Banksy

Les musées qui exposent Banksy

Le street art consistant à détourner l’environnement urbain afin de réaliser des œuvres, ces dernières ont vocation à rester dans les rues. Ainsi, les musées ne détiennent pas d’œuvres de Banksy, sauf exception. En ce sens, en 2005, après avoir découvert une œuvre factice dans ses collections, le British Museum décida de l’intégrer dans ses collections permanentes.

Les principales expositions de l’artiste

  • The World of Banksy : The immersive Experience, Paris, 2021
  • Banksy. Genius or Vandal ?, Bruxelles, 2021
  • Bansky versus Bristol Museum, Bristol Museum, 2009  

Les principaux ouvrages sur Banksy

  • BANKSY, You are an acceptable level of threat, éd. Carpet Bombing Culture, 2012
  • BANKSY, Wall and Piece, éd. Century, 2006
  • BANKSY, Pictures of Walls, éd. P.O.W., 2005
  • BANKSY, Cut it Out, éd. Weapons of Mass Disruption, 2004
  • BANKSY, Existencillism, éd. Weapons of Mass Disruption, 2002
  • BANKSY, Banging Your Head Against a Brick Wall, éd. Weapons of Mass Disruption, 2001

Expertise et Estimation des œuvres de Banksy

Certaines œuvres de Banksy sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Banksy afin d’établir une estimation de votre pièce.

Georges SEURAT

Artiste majeur du XIXe siècle, Georges Seurat est l’un des peintres post-impressionnistes les plus importants. S’il est l’auteur d’une œuvre restreinte, il n’en demeure pas moins essentiel au regard de l’histoire de l’art en raison de l’élaboration de sa technique dite « divisionniste » ou « pointilliste ».

Une enfance bourgeoise

Georges Seurat est né à Paris en 1859 au sein d’une famille bourgeoise. Son goût pour le dessin apparu dès son enfance. Son talent se développa au contact de son oncle maternel Paul Haumonté-Faivre commerçant en tissu et peintre amateur.

1875-1879 : une formation néo-classique auprès d’Henri Lehmann

En 1875, Seurat suivit des cours de dessin dans l’école municipale dirigée par le sculpteur Jules Lequien.

C’est en 1878 que Seurat fut admis à l’École des Beaux-Arts de Paris où il étudia auprès d’Henri Lehmann (1814-1882), élève du maître néo-classique Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867). Mais peu réceptif à l’enseignement académique, le jeune artiste quitta les Beaux-Arts en 1879.

La même année Seurat partit à Brest effectuer son service militaire. À cette occasion il exécuta de nombreux dessins de marines.

1879-1884 : une approche scientifique

Georges Seurat découvrit les artistes impressionnistes en 1879 à l’occasion de leur quatrième  exposition. Il eut dès lors pour ambition de dépasser leur approche intuitive de la peinture par une démarche scientifique.

De retour à Paris en 1880, il étudia deux années durant le dessin en noir et blanc et s’intéressa notamment au peintre symboliste Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898).

Seurat fut admis à exposer pour la première fois au Salon officiel en 1883. L’année suivante, son célèbre tableau Une baignade à Asnières (1883-1884) fut refusé par le jury. L’artiste l’exposa alors au Salon des Indépendants de 1884. Une telle œuvre impliqua de la part de Seurat la réalisation de nombreuses études préalables. Les personnages simplifiés sont baignés dans une étrange lumière. Ce tableau est radicalement différent des œuvres impressionnistes de l’époque.

1884 : la création du Salon des Indépendants

Le Salon des Indépendants fut créé en 1884 à l’initiative des artistes refusés par le Salon officiel. De nombreux artistes majeurs exposèrent à ce salon : Georges Seurat, Paul Signac (1863-1935), Henri-Edmond Cross (1856-1910), Odilon Redon (1840-1916), Charles Angrand (1854-1926).

Ce Salon, animé par la Société des Artistes Indépendants, fonctionnait sans jury ni récompense, mais avec pour seule ambition de libérer les artistes.

1886 : la naissance du pointillisme

Seurat se rendit souvent en compagnie de Paul Signac sur l’Ile de la Grande Jatte à Asnières où il exécuta de nombreuses études. L’artiste souhaita réaliser un tableau selon le principe de la division des couleurs en petits points, lesquels se mélangent par effet d’optique. Les recherches de Seurat ont été grandement influencées par les travaux du chimiste Eugène Chevreul (1786-1889).

Après deux années de travail, Georges Seurat aboutit, à seulement 25 ans, à la création du tableau Un dimanche après-midi à la Grande Jatte (1884-1886), œuvre fondatrice du pointillisme.

De manière générale, les artistes impressionnistes furent assez critiques à l’égard de cette nouvelle technique. Seul Camille Pissarro (1830-1903) s’exerça au pointillisme durant un temps. L’artiste fit également admettre Seurat et Signac à la huitième et dernière exposition du groupe des impressionnistes en 1886, provoquant le retrait de Claude Monet (1840-1926), Alfred Sisley (1839-1899) et Pierre-Auguste Renoir (1841-1919).

La Grande Jatte suscita un vif intérêt lors de l’exposition impressionniste, mais également au Salon des Indépendants de la même année. Le critique d’art Félix Fénéon (1861-1944), fervent défenseur du divisionnisme de Seurat, requalifia la technique de « néo-impressionniste ».

1885-1891 : peintre de la côte

Sur les conseils de son ami Paul Signac, Seurat passa régulièrement ses étés en bord de mer à partir de 1885. Ainsi, l’artiste dépeignit la côte Normande : Grandcamp, Honfleur, Port-en-Bessin, Crotoy et Gravelines. Seurat s’intéressa à reproduire la luminosité de l’atmosphère par le biais de sa technique pointilliste.

De santé fragile, Georges Seurat s’éteignit brutalement en 1891 à l’âge de 31 ans seulement.

L’apport de Georges Seurat à l’histoire de l’art

Si l’œuvre de Georges Seurat est restreinte en raison d’une mort précoce, l’artiste eut le temps d’élaborer une nouvelle technique picturale majeure.

Le pointillisme suppose de peindre en juxtaposant de petites touches de couleurs. L’harmonie de l’œuvre dans son ensemble sera perceptible à distance seulement. Par ailleurs, seules les couleurs primaires (jaune, rouge et bleu) sont autorisées. Les autres couleurs seront obtenues par effet d’optique : chaque touche de couleur ne pouvant plus être perçue à distance par le spectateur.

Dessinateur d’exception, Georges Seurat dessine ses personnages et délimite rigoureusement les contours. Ses compositions sont équilibrées, respectent la perspective et la luminosité est atténuée. Enfin, la technique pointilliste implique la présence d’une atmosphère particulière, sorte de halo résultant de l’association optique des points et traits de couleurs utilisés.

Œuvres de Georges Seurat

Les musées qui exposent Georges Seurat

Les six œuvres majeures de Georges Seurat sont exposées à la National Gallery de Londres (Une baignade à Asnières, 1883-1884), à l’Art Institute de Chicago (Un dimanche après-midi sur l’Ile de la Grande Jatte, 1884-1886), à la Fondation Barnes de Philadelphie (Les Poseuses, 1886-1888), au Metropolitan Museum of Art de New York (Parade de Cirque, 1887-1888), au Musée Kröller-Müller d’Otterlo (Le Chahut, 1890) et au Musée d’Orsay de Paris (Le Cirque, 1891).

Les principales expositions de l’artiste

  • Henri-Edmond Cross et le néo-impressionnisme. De Seurat à Matisse, Musée Marmottan-Monet, Paris, 2012
  • Georges Seurat, Kunsthaus Zurich, 2009
  •  Seurat, Musée d’Orsay, Paris, 1991

Les principaux ouvrages sur Georges Seurat

  • IMBERT Maurice, Georges Seurat. Catalogue raisonné de l’œuvre imprimé anthume, éd. L’Échoppe, 2016
  • DUCHTING Hajo, Seurat, éd. Taschen, 1999
  • CACHIN Françoise, Seurat : le rêve de l’art-science, éd. Gallimard, 1991
  • REWALD John, Seurat, éd. Flammarion, 1990

Expertise et Estimation des œuvres de Georges Seurat 

Certaines œuvres de Georges Seurat sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Georges Seurat afin d’établir une estimation de votre pièce.

Alfred SISLEY

D’origine britannique, le peintre Alfred Sisley grandit à Paris où il adhéra au mouvement impressionniste. Il se consacra pour l’essentiel à la réalisation de paysages et de scènes de rue des villages ou des cours d’eau parisiens.

À l’instar de plusieurs de ses contemporains, s’il ne connut pas le succès de son vivant, Sisley fut consacré après son décès survenu en 1899.

Un anglais à Paris

Bien que de nationalité britannique, Alfred Sisley est né à Paris en 1839. Il est le fils d’un riche négociant originaire de Manchester lequel dirigeait une entreprise commerciale spécialisée dans le commerce international de fleurs artificielles.

Alfred Sisley passa son enfance à Paris. Puis, en 1857, son père l’envoya à Londres suivre une formation commerciale quatre années durant. Le jeune homme en profita alors pour visiter les musées londoniens et découvrir les grands maîtres du paysage anglais du XIXe siècle : John Constable (1776-1837), Richard Bonington (1802-1828) et William Turner (1775-1851). Ces peintres anglais allaient exercer par la suite une grande influence sur l’œuvre de Sisley.

1860-1863 : l’enseignement académique au sein de l’atelier Gleyre

De retour à Paris en 1860, Alfred Sisley — lasse des affaires familiales — persuada son père de débuter une formation de peintre.

Ainsi en 1861 Sisley intégra l’École des Beaux-Arts de Paris où il étudia au sein de l’atelier du célèbre peintre suisse Charles Gleyre (1806-1874). Alors au fait de sa gloire, Gleyre enseigna à de nombreux grands maîtres impressionnistes : Claude Monet (1840-1926), Frédéric Bazille (1841-1870), Auguste Renoir (1841-1919), James Abbott McNeill Whistler (1834-1903).

1863-1869 : la peinture de plein air

En 1863, les jeunes peintres quittèrent l’École des Beaux-Arts. Sisley fut le premier d’entre eux à s’installer dans la région de Fontainebleau où il se consacra à la peinture en plein air. Grâce à la sécurité matérielle qui lui assurait son père, Alfred Sisley put s’établir successivement à Barbizon, Chailly-en-Bière et Marlotte.

Dès ses débuts, Alfred Sisley se consacra à la peinture de paysage. Ses œuvres de jeunesse furent influencées par le réalisme de Gustave Courbet (1819-1877) et les maîtres paysagistes Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) et Charles-François Daubigny (1817-1878).

Les œuvres de Sisley furent admises au Salon en 1866, 1868 et 1870. Les impressions colorées de ses arbres et édifices ainsi que sa lumière changeante suscitèrent l’intérêt.

1870-1874 : l’exil à Londres

La guerre de 1870 opposant la France à l’Allemagne eut pour conséquence la ruine de la famille Sisley. Alfred Sisley passa alors d’un statut privilégié à celui d’artiste à la situation précaire.

Les évènements de la Commune de Paris le poussèrent à se réfugier à Londres où se trouvaient Claude Monet et Camille Pissarro (1830-1903). Sisley fit à cette occasion la rencontre du marchand d’art Paul Durand-Ruel (1831-1922), fervent défenseur de l’impressionnisme.

1874 : première exposition du groupe des Impressionnistes

Ruiné à son retour à Paris en 1874, Alfred Sisley s’installa à Louveciennes. La même année l’artiste participa à la première exposition du groupe des Impressionnistes aux côtés de 31 exposants. Il participa également aux expositions de 1876 et 1877 sans jamais toutefois créer l’enthousiasme auprès du public.

À cette époque Sisley peignit essentiellement à Argenteuil, Marly et Bougival (Bateaux à l’écluse de Bougival, 1873 ; La Neige à Louveciennes, 1874 ; L’Innondation à Port-Marly, 1876).

1880-1899 : ses dernières années à Moret-sur-Loing

Alfred Sisley ne quitta plus l’Île-de-France. Il effectua toutefois divers séjours : en Angleterre (1874), en Normandie (1894) et au pays de Galle (18 997).

En 1883, Paul Durand-Ruel lui consacra une exposition personnelle et lui acheta plusieurs toiles. Néanmoins, l’intérêt à l’égard des œuvres de l’artiste demeura faible.

Dans les années 1880, Alfred Sisley s’installa à Moret-sur-Loing près de Fontainebleau. Véritable source d’inspiration, ce lieu lui permit de composer ses toiles les plus célèbres : Moret-sur-Loing au soleil levant (1888), La rue des Fosses à Moret (1892) ou encore Le Pont de Moret (1893).

Sisley passa les dernières années de sa vie à Moret-sur-Loing et mourut en 1899 sans avoir obtenu la nationalité française demandée depuis 1895. Ce n’est qu’après sa mort que le peintre fut reconnu comme l’un des plus grands impressionnistes.

L’apport d’Alfred Sisley à l’histoire de l’art

S’il réalisa quelques natures mortes et scènes de genre, l’apport principal d’Alfred Sisley à la peinture occidentale du XIXe siècle réside dans ses paysages d’Île-de-France.

Influencé par Constable et Turner d’une part, et Corot et Daubigny d’autre part, Alfred Sisley combina ses influences diverses et donna corps à une œuvre à l’atmosphère vaporeuse et aux effets de lumière chatoyants.

Œuvres d’Alfred Sisley

Les musées qui exposent Alfred Sisley

Les œuvres d’Alfred Sisley sont principalement exposées en France : Musée d’Art Moderne André Malraux au Havre, Musée du Louvre et Musée d’Orsay à Paris, Musée des Beaux-Arts de Rouen.

L’artiste est également présent aux États-Unis (Museum of Art de Philadelphie, National Gallery of Art de Washington), au Danemark (Ordrugaard Museum de Charlottelund, Ny Carlsberg Glyptotek de Copenhague) ou encore en Allemagne (Staatsgalerie de Stuttgart, Kunsthalle de Hambourg).

Les principales expositions de l’artiste

  • Alfred Sisley, l’impressionniste, Hôtel de Caumont, Aix-en-Provence, 2017
  • Alfred Sisley, Von der Heydt Museum, Wuppertal, 2011
  • Sisley, Musée d’Orsay, Paris, 1992

Le principal ouvrage sur Alfred Sisley

  • COGNIAT Raymond, Sisley, éd. Flammarion, 1992

Expertise et Estimation des œuvres d’Alfred Sisley

Certaines œuvres d’Alfred Sisley sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Alfred Sisley afin d’établir une estimation de votre pièce.

Adrien-Jean Le MAYEUR de MERPRÈS

Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès, plus connu sous le nom de Jean Le Mayeur, est né en février 1880 à Bruxelles et décédé en mai 1958 dans la même ville à l’âge de 78 ans. Durant son enfance, le jeune homme admire les tableaux de son père, le peintre de marines Adrien Le Mayeur. Il s’adonne lui aussi à la peinture mais sa carrière sera totalement différente. Dans un premier temps, il s’essaye à la représentation de paysages belges avant d’être enrôlé comme peintre et photographe de guerre. À l’issue du conflit, Jean Le Mayeur décide de voyager et s’installe finalement à Bali, qui deviendra sa principale source d’inspiration.

Bali, sa culture et ses habitants au centre de son œuvre

Lorsqu’il arrive à Bali, Jean Le Mayeur est fasciné par la culture balinaise. Il y découvre, les rituels du temple, les danses locales et les somptueux paysages. Le peintre s’inspire de la nature environnante et du quotidien des habitants pour réaliser ses peintures. La figure féminine a également une place très importante dans l’œuvre de Jean Le Mayeur puisque sa femme, la danseuse de Legong Ni Wayan Pollok Tjoeglik qui deviendra son modèle et sa muse tout au long de sa vie. Les tableaux de l’artiste célèbrent donc son amour pour sa femme et son attachement à la vie balinaise. Durant sa carrière, Jean Le Mayeur réalise également quelques scènes d’intérieur à travers lesquelles on découvre l’intimité de sa maison et son quotidien. Bien que rares, ces compositions sont tout autant désirables.

Une technique et une manière de procéder reconnaissable

À Bali, Jean Le Mayeur a très vite été séduit par la lumière et la couleur des paysages de l’île. Son travail consistait donc à dépeindre la lumière du soleil le plus fidèlement que possible. Le traitement de la lumière et de la couleur qu’il fait le rattache aux mouvements impressionnistes occidentaux et intensifie ses représentations figuratives balinaises. Ses coups de pinceau deviennent de plus en plus petits, ses détails plus nombreux, ses empâtements plus épais et ses nuances plus variées. Après la guerre, le style de Jean Le Mayeur s’est progressivement affiné. Cette manière de procéder crée un rythme visuel dynamique qui lui est propre. Grâce à sa contribution artistique, Jean Le Mayeur est devenu une figure importante de l’histoire de l’art du Sud-Est asiatique.

Œuvres d’Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès

PEINTURE 

  • An Afternoon Stroll, 32,5 x 44 cm, 1906
  • A Madagascar, Nossi Bé, 100 x 120 cm, 1927
  • Port of Marseille, 101 x 121 cm, 1932
  • Reflections : sunrise on Sanur Beach, Bami, 100 x 120 cm, 1937 
  • At the Lotus Pond, 100 x 120 cm, 1938/40
  • Five women on the beach, 56 x 66 cm, 1947
  • Bali Life, 56 x 66 cm, 1947
  • Balinese Women by a Lily Pond, 100 x 120 cm, 1948
  • Three Weavers in The Garden, 99,5 x 120 cm, 1948
  • Women Around the Lotus Pond, 150 x 200 cm, 1950/51
  • Preparing offerings, 100 x 120 cm, 1950/55
  • Balinese Women on the Market, 45 x 55 cm, 1957

DESSIN-AQUARELLE

  • Street Scene in Africa, 46 x 60 cm, 1919
  • African Scenery, 49 x 64 cm, 1919
  • Women bathing at the Ganges in Benares, 57 x 42 cm, 1921
  • Udaipur, 44 x 58 cm, 1921
  • View of Varanasi, India, 61 x 76 cm, 1921
  • Temple interior, 44 x 58,5 cm, 1921
  • Procession with Elephants, 44 x 59 cm, 1921
  • Bathers at Udaipur, India, 42,5 x 57 cm, 1921
  • Two Balinese Beauties seated in a Garden, 47 x 62 cm, 1938/42
  • On the veranda, Sanu, Bali, 46 x 61 cm, 1945/47
  • Ni Pollock By the Fish Pond, 46,5 x 60,5 cm, 1946
  • The Garuda Dance, 60 x 59 cm, 1946
  • Portrait of a Balinese boy, 60 x 42 cm, 1950

Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès, un artiste peu exposé

EXPOSITIONS

  • YMCA Singapour, 1933
  • Mooi Indie to Indonesian Modern Art, Jakarta, 2018

MUSÉES

  • Musée Le Mayeur, Bali
  • Musées royaux des Beaux-Arts, Belgique
  • Musée d’Art et d’Histoire, Suisse

Principales publications sur Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès

  • Serge Goyens de Heusch, L’impressionnisme et le fauvisme en Belgique, Anvers/Paris, Fonds Mercator/Albin Michel, 1988
  • Jop Ubbens ; Cathinka Huizing ; Karin Beks ; Gillian Stuart-Lyon, Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès, 1880-1958 : painter-traveller, Picture Publishers, 1995

Expertise et Estimation des œuvres d’Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès

Certaines œuvres d’Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Adrien-Jean Le Mayeur de Merprès afin d’établir une estimation de votre pièce.

LALAN

Lalan est née sous le nom de Xie Jing-Lan en 1921 en Chine et décédée en 1995 en France à l’âge de 74 ans. Issue d’une famille d’intellectuels, elle développe très rapidement une appétence pour la musique et pour la danse et décide plus tard de s’inscrire au département de musique du National Art College de Chongqing puis à la Hangzhou School of Art de Shanghai. Une fois la Seconde Guerre mondiale terminée, la jeune femme poursuit son étude de la danse et de la musique. Ce n’est qu’en 1957 que Lalan débute sa carrière de peintre. Malgré la médaille de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres reçues par le ministère français de la Culture, l’artiste reste assez peu connue du grand public.

La première période de sa carrière 

Entre 1957 et 1969, les premières œuvres de Lalan sont des compositions abstraites qui s’inspirent de sa précédente carrière de danseuse. En effet, elle retranscrit des pas qu’elle exécutait lors de ses performances comme des pirouettes ou encore des glissades. Les peintures de Lalan sont également inspirées de son expérience avec la musique. La particularité des toiles de l’artiste réside dans son utilisation de couleurs simples et de lignes calligraphiques fluides et complexes. Ces compositions sont donc des œuvres fortement gestuelles desquelles se dégage la grande sensibilité de Lalan.

Les compositions de paysages

En 1970, lorsque Lalan décide de se tourner vers sa culture chinoise pour trouver de l’inspiration, elle découvre les livres de Laozi et Zhuang Zhou et se passionne pour la philosophie taoïste qu’ils mettent en avant. C’est dans ce contexte que l’artiste change de sujet d’étude dans ses compositions et commence à représenter des paysages tranquilles et raffinés. Sans oublier les qualités calligraphiques de ses précédentes œuvres, Lalan utilise une désormais une palette de couleurs plus claires et plus douces et dépeint davantage d’éléments naturels comme des montagnes ou encore la lune. À cette période, ses compositions font appel à son imagination et à son sens de l’harmonie.

La période abstraite

Après avoir mis en place un « Art intégré » associant la peinture, la musique et la danse, Lalan décide dans les années 1980 de recentrer sa carrière sur la peinture. Elle abandonne alors les paysages et s’oriente vers l’abstraction. L’artiste va s’inspirer de la calligraphie de sa première période et des couleurs de la deuxième pour créer des œuvres innovantes et introspectives. De même, au niveau des techniques utilisées, Lalan s’essaye à de nouvelles techniques comme la peinture de lignes intuitives ultrafines et le dripping. Elle obtient ainsi des visuels harmonieux et explosifs. Cette dernière période révèle encore une fois la capacité de la peintre à expérimenter la peinture et à proposer des esthétiques toujours plus délicates.

Œuvres de Lalan

PEINTURE

  • Abstraction, 145,5 x 113,5 cm, 1950
  • Ombres d’été, 92 x 73 cm, 1958
  • Rouge, 146 x 114,1 cm, 1960
  • Rouge et bleu, 149,9 x 113,9 cm, 1960
  • Bleu, 89 x 116 cm, 1966
  • Nuit bleue, 89 x 116 cm, 1966/67
  • Le Combat était-il légal, 112,9 x 145,2 cm, 1967
  • Après la pluie, 81 x 100 cm, 1968
  • L’Archipel, 81 x 60 cm, 1972
  • Les femmes sortent du bleu et du vert, 195 x 129,6 cm, 1972
  • Paysages lointains, 65 x 162 cm, 1972
  • La lune est voilée, 130 x 195 cm, 1974
  • Clair et obscur, 130 x 195,5 cm, 1979
  • Les branches mêlées, 130 x 89 cm, 1986

DESSIN AQUARELLE

  • Sans titre, 50 x 64,5 cm, 1967
  • Vent d’été, 71 x 95 cm, 1980
  • Abstraction, 50 x 65 cm, 1983
  • Sans titre, 64,5 x 50 cm, 1987
  • Bruines, 75 x 95 cm
  • Sans titre (R21), 160 x 117 cm

Lalan, une artiste souvent exposée, mais peu connue du grand public

EXPOSITIONS

  • Ma vision du paradis  Rétrospective de l’art de Lalan, Musée d’Art de Shanghai, 2009
  • Dance Melodies in Colours : Paintings by Lalan, University Museum and Art Gallery, 2011
  • Singing in colours and dancing in ink – Retrospective de Lalan (œuvre de 1958 à 1994), Kwai Fung Hin Art Gallery, 2016-2017
  • La danse cosmique du pinceau, MAIIAM Contemporary Art Museum, Chiang Mai, Thaïlande, 2018
  • Rue du Moulin vert, Kwai Fung Hin Art Gallery, 2018
  • Lalan : Danse sans fin, Sotheby’s SI2 Gallery, Hong Kong, 2019
  • Entre rêves et œuvres dramatiques de Lalan, Kwai Fung Hin Art Gallery, 2020
  • Signifiants de l’informel, Kwai Fung Hin Art Gallery, 2020
  • Extented Figure: The Art and Inspiration of Lalan, Asia Society Hong Kong Centre, 2021

MUSÉES

  • Musée des Arts Décoratifs, Paris
  • Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
  • Musée Soulages, Rodez
  • Musée des Beaux-Arts, Pau
  • Musée Cernuschi, Paris
  • Musée d’Art Moderne, Paris

Expertise et Estimation des œuvres de Lalan

Certaines œuvres de Lalan sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Lalan afin d’établir une estimation de votre pièce.

LE Thi Luu

Le Thi Luu est née en janvier 1911 au nord du Vietnam et décédée en juin 1988 en France à l’âge de 77 ans. Issue d’une famille aisée et cultivée, elle décide très tôt d’intégrer l’École des Beaux-Arts d’Indochine afin d’embrasser une carrière de peintre. Malgré le contexte conservateur de l’époque, la jeune femme réussit à intégrer l’École des Beaux-Arts d’Hanoi sur concours. Elle n’a alors que 15 ans. Là, l’artiste étudie sous la direction de Victor Tardieu et Joseph Inguimberty et se lie d’amitié avec ceux qui deviendront de grands peintres vietnamiens. Une fois ses études terminées, Le Thi Luu décide d’émigrer en France pour y faire carrière. Aujourd’hui, il ne reste que très peu de peintures de l’artiste.

Arrivée à Paris et construction de son style artistique

Lorsque Le Thi Luu arrive à Paris au milieu des années 40, seuls quatre autres Vietnamiens ont fait ce choix de s’y installer pour travailler. La jeune femme est alors confrontée à de nombreux mouvements artistiques qui émergent. À cause de la guerre, elle sera finalement contrainte de poser ses valises dans le sud de la France, à Gentilly qui devient son havre de paix. Elle peint alors une série de toiles qui mettent en valeur ces paysages. Admirative du travail d’Auguste Renoir et de Pierre Bonnard, Le Thi Luu opte pour une palette chromatique très lumineuse et des compositions rehaussées grâce à de petites touches de couleur vive. Cette manière très délicate de peindre caractérise son œuvre.

Un hommage à sa culture vietnamienne

Le Thi Luu s’est spécialisée dans la réalisation de portraits et tout particulièrement de portraits féminins. En effet, féministe engagée, elle intègre durant ses années parisiennes l’Union des femmes peintres, sculpteurs et graveurs. L’artiste se plaît à représenter la tendresse des jeunes femmes envers les enfants. Ses sujets d’étude et sa manière de les dépeindre reflètent la naissance du modernisme vietnamien. On perçoit très aisément son attachement au Vietnam dans ses œuvres imprégnées de l’Orient. La plupart des compositions de Le Thi Luu que l’on retrouve aujourd’hui sont d’ailleurs des peintures sur soie. À cette influence vietnamienne se sont souvent mêlés des éléments plus classiques, ce qui fait toute la particularité du travail de l’artiste.

Une artiste assez peu connue

Au décès de Le Thi Luu, sa famille a remis la plupart de ses œuvres au Musée des Beaux-Arts de Hô-Chi-Minh-Ville. Malgré son œuvre prolifique qui compte près de 300 tableaux, très peu d’entre eux ont survécu au temps et on en retrouve aujourd’hui certains dans quelques musées ou collections privées. Bien qu’elle soit assez méconnue du grand public, Le Thi Luu est toujours considérée comme une des peintres vietnamiennes les plus importantes de son temps.

Œuvres de Le Thi Luu

PEINTURE

  • Jeune tonkinoise, 44 x 38 cm, 1932
  • Portrait de Madame Gouverneur Général, 96 x 73 cm, 1934
  • Portrait d’une jeune femme aux fleurs, 39,5 x 29,5 cm, 1958
  • Portrait d’une grand-mère tonkinoise, 47 x 38,5 cm, 1958
  • Jeune fille à la rose, 23 x 15,5 cm, 1959
  • Mère et enfant, 39 x 30,5 cm, 1960
  • Les premiers pas, 92 x 73 cm, 1960
  • Port de Honfleur, 40,5 x 33 cm, 1962
  • Fille dans un paysage, 27,3 x 22,22 cm, 1963
  • Jardin d’hiver, 65 x 92 cm, 1964
  • Enfants cueillant des fleurs, 64,5 x 54,5 cm, 1966
  • Jeune vietnamienne près du ruisseau, 64 x 49 cm, 1973
  • Jeune mère, 92 x 73 cm, 1984

DESSIN-AQUARELLE

  • Portrait de Hélène Robin, 99,5 x 76,5 cm, 1925
  • La confidence, 41,5 x 33 cm, 1938
  • Maternité, 66 x 42,5 cm, 1946
  • Portrait d’une jeune fille tenant une poupée, 22,8 x 17,8 cm, 1958
  • Mère et enfant, 99 x 74 cm, 1960
  • Paysage de Provence, 33 x 41 cm, 1960
  • Mère allaitant dans un intérieur, Paris, 41 x 33 m, 1962
  • Pivoines, 35,5 x 27 cm, 1970
  • La rescapée, 27 x 22 cm, 1970
  • Jeune fille dans le jardin, 38 x 29,5 cm, 1970
  • Enfants au jardin, 46,2 x 38,2 cm, 1986
  • Jeune enfant à la lecture, 26 x 21 cm
  • Portrait d’une jeune femme avec des fleurs, 22,6 x 17,7 cm

Le Thi Luu, une artiste peu connue du grand public

EXPOSITIONS

  • Exposition coloniale, Paris, 1931
  • Departures : Intersecting Vietnamese Modern Art with R. Streitmatter-Tran, De Sarthe Gallery, Hong Kong, 2017
  • Le Thi Luu (1906-1980), écho d’un Vietnam rêvé, Musée Cernushi, Paris, 2021-2022

MUSÉES

  • Musée des Beaux-Arts, Hô Chi Minh-Ville
  • Musée Cernuschi, Paris

FONDATION

  • Dusti Bongé Art Fondation

Expertise et Estimation des œuvres de Le Thi Luu

Certaines œuvres de Le Thi Luu sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Le Thi Luu afin d’établir une estimation de votre pièce.

Paul KLEE

Paul Klee est né en décembre 1879 en Suisse et décédé en juin 1940 dans son pays, à l’âge de 60 ans. Fils de musicien, il développe très tôt des talents pour le violon et après quelques hésitations entre l’art et la musique, le jeune homme finit par se consacrer à l’apprentissage de la peinture. Après avoir étudié le dessin auprès d’Heinrich Knirr, Paul Klee intègre l’Académie des Beaux-Arts de Munich en 1900. L’artiste complète son savoir en intégrant l’Académie des Beaux-Arts de Berne, mais également grâce à ses voyages en Europe où il découvre des styles artistiques qui jusqu’alors lui étaient inconnus. Aujourd’hui, Paul Klee est considéré comme un artiste majeur de son temps.

Premières influences

Les premières œuvres de Paul Klee sont marquées par l’influence des courants artistiques qu’il vient alors de découvrir. Ainsi, il décide de s’essayer à la peinture impressionniste française afin d’en vérifier les principes. À la même époque, le jeune artiste voyage en Italie pour la première fois et est fasciné par le travail de grands maîtres italiens du Quattrocento comme Michel-Ange. Il va donc également s’inspirer de ce courant artistique. Toutes ces influences conduisent Paul Klee à réaliser des œuvres modernes et empreintes d’abstraction. Le cubisme de Pablo Picasso et de Georges Braque compte d’ailleurs à l’époque parmi les courants qui l’ont inspiré.

Un apport considérable à l’art munichois

Lorsqu’en 1914 Paul Klee se rend en Tunisie, il y découvre une richesse artistique qui va renforcer son intérêt pour l’expérimentation de la lumière et de la couleur. La couleur devient alors centrale dans son travail et le peintre décide de travailler sur les différentes tonalités. Il va également diversifier ses médiums et utiliser aussi bien l’huile que l’encre ou encore l’aquarelle, et ira même jusqu’à les combiner dans certaines œuvres. Après la révolution munichoise et l’approbation de l’art moderne par le gouvernement communiste, Paul Klee décide de s’engager en politique de l’art et devient professeur au Bauhaus. Cette fonction lui a permis d’enseigner la théorie de l’art et d’en partager sa vision aux futures générations de peintres. 

Œuvres de Paul Klee

DESSIN-AQUARELLE

  • Freundlicher ort (Friendly place), 17,8 x 22,8 cm, 1919
  • Giftbeeren, (Poisonous Berries), 15,4 x 22,2 cm, 1920
  • Gesichjt einer Blüte, 35,5 x 22 cm, 1922
  • Schauplatz eines Dramas, 31 x 47 cm, 1923
  • Wasserpyamiden, 34,8 x 41,8 cm, 1924
  • Raumfahrt (Journey in Space), 25 x 32,5 cm, 1929
  • Gespenster, Abgang (Departure of the Ghost), 96 x 70,5 cm, 1931
  • Mit dem eingang (With the entrance), 45,5 x 35 cm, 1931
  • Landschaft Uol, 30,6 x 48,6 cm, 1932
  • Heiliger Bezirk, 45,7 x 34 cm, 1932
  • Tief-ebene (Lowlands), 30,5 x 48 cm, 1932
  • Kleiner Blauteufel Blauteufelskopf, 29,3 x 24,3 cm, 1933
  • WI (In Memoriam), 55,5 x 50,5 cm, 1938
  • Hitze, 48 x 62,2 cm, 1940

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Weib und Tier, 21,7 x 28,7 cm, 1903
  • Jungfrau im Baum – Invention 3, 23,3 x 29,7 cm, 1903
  • Jungfrau im Baum, 23,6 x 29,8 cm, 1903
  • Komiker-Inv 4, 15,5 x 17 cm, 1904
  • Dromhendes Haupt – Invention 10, 42,3 x 31,8 cm, 1905
  • Der Held mit dem Flügel – Invention 2, 25,5 x 16 cm, 1905
  • Selbstportrait, 27 x 18 cm, 1919
  • Vulgaere Komödie, 12,5 x 28 cm, 1922
  • Tanz um den Hund, 11 x 12,5 cm, 1923
  • Seiltänzer, 44 x 27 cm, 1923
  • Die Sängerin der komischen Oper, 41,2 x 28,3 cm, 1925

PEINTURE

  • Stadtartiger Aufbau, 34 x 23 cm, 1917
  • Rythmische Baumlandschaft, 47,4 x 29,3 cm, 1920
  • Bühnenlandschaft, 47,5 x 53 cm, 1922
  • Pflanze und Fenster Stilleben, 47,6 x 58,4 cm, 1927
  • Junger Garten, Rhythmen, 65 x 51,7 cm, 1927
  • Bescheidene Heimat, 38,7 x 35,5 cm, 1928
  • Bunte Landschaft, 21,5 x 36 cm, 1928
  • Nekropolis, 63 x 44 cm, 1929
  • Zwillinge, 60,5 x 50,5 cm, 1930
  • Geschwister, 71 x 45 cm, 1930
  • Sollte Steigen, 59,5 x 86,6 cm, 1932
  • Stadtburg KR. (Town Castle KR.), 36 x 30,5 cm, 1932
  • Tänzerin, 66 x 56 cm, 1932
  • Gartenfigur, 81,5 x 61,3 cm, 1932
  • Der Künftige, 65 x 51 cm, 1933

Paul Klee, un artiste connu

EXPOSITIONS

  • Tomasz Kowalski, Galerie Caprice Corne, Berlin, 2008
  • Paul Klee Polyphonies, Musée de la Musique, Paris, 2011-2012
  • Paul Klee : Maître du Bauhaus, Fondation Juan March, Madrid, 2013
  • Le Voyage en Tunisie, Klee, Macke, Moilliet, Centre Paul Klee, Berne, 2014
  • L’ironie à l’œuvre, Centre Pompidou, Paris, 2016
  • Paul Klee : feu Klee, David Zwirner, Londres, 2020
  • Mitos Modernes, Galerie Leandro Navarro, Madrid, 2020
  • Paul Klee, entre-mondes, LaM, Lille Métropole, Musée d’Art moderne, d’Art contemporain et d’Art brut, Lille 2021-2022
  • Les êtres humains entre eux, Centre Paul Klee, Bern, 2021-2022

MUSÉES

  • Centre Paul-Klee, Berne
  • Kunstmuseum, Bâle
  • Musée Berggruen, Berlin
  • Musée Folkwang, Essen
  • Musée Ludwig, Cologne
  • Musée d’Art moderne et contemporain, Strasbourg
  • Centre national d’art et de culture, Georges-Pompidou, Paris
  • Museum of Modern Art, New York
  • Metropolitan Museum of Art, New York
  • LaM, Lille

FONDATIONS

  • Fondation Beyeler, Bâle
  • Fondation Juan March, Madrid
  • Fondation Yves Klein, Paris

Les principaux ouvrages sur Paul Klee 

  • Marcel Brion, Klee, Somogy, 1955
  • Edmond Dune, L’opéra fabuleux de Paul Klee, revue Critique, N° 201, 1964
  • Pierre von Allmen et Felix Klee, Paul Klee : marionnettes, sculptures, reliefs masques, dessins, théâtre, Galerie suisse de Paris, 1979
  • Françoise Galle, À propos des marionnettes de Paul Klee, revue Dri A Di, juillet 1979
  • Pierre Boulez et Paule Thévenin, Le Pays fertile, Paul Klee, Gallimard, 1989
  • Claude Frontisi, Paul Klee : la création et sa parabole. Poétique, théorie et pratique en peinture, Petite École, 1999
  • Michael Baumgartner, Le voyage en Tunisie : Paul Klee, Auguste Macke, Louis Moilliet, Hatje Cantz, 2014

Expertise et Estimation des œuvres de Paul Klee

Certaines œuvres de Paul Klee sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Paul Klee afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Paul Klee pour en savoir plus sur sa cote.

Nicolas KALMAKOFF

D’un père russe et d’une mère italienne, Nicolas Kalmakoff est né en 1873 en Russie et décédé en 1955 à Paris à l’âge de 82 ans. Le jeune homme s’intéresse très tôt à l’art et à la peinture et se fait connaitre par les artistes de Saint-Pétersbourg dès le début des années 1900. Ce succès sera néanmoins de courte durée puisque huit ans plus tard, Kalmakoff cesse d’exposer ses œuvres. Cet arrêt précoce de sa carrière le plonge dans une pauvreté extrême et l’oblige à finir sa vie dans un hospice. Ce n’est qu’en 1964 que ses toiles sont redécouvertes par deux collectionneurs qui organisent une exposition parisienne les mettant à l’honneur. C’est dans ce contexte que renaît le succès de Nicolas Kalmakoff.

Un style unique et à la marge des influences de l’époque

Dès le début de sa carrière, Nicolas Kalmakoff s’est démarqué en rejetant l’académisme et la rigidité des styles d’art nouveau alors en vogue. Il souhaite s’affranchir de toutes ces contraintes pour développer son propre style. Son imagination débordante et sa recherche d’originalité le poussent à créer un univers surnaturel qui inspirera plus tard le réalisme fantastique moderne. Les pratiques artistiques de Nicolas Kalmakoff sont propres à l’iconographie qu’il a lui-même développée, ce qui rend ses œuvres particulièrement reconnaissables. Il sera d’ailleurs décrit par plusieurs critiques d’art comme un véritable visionnaire.

Le mal, l’occultisme et la sexualité au centre de son œuvre 

Les sujets traités par Nicolas Kalmakoff dans ses œuvres sont inspirés de son enfance difficile, mais aussi et surtout d’histoires macabres et de contes religieux étroitement liés au concept de Satan. En effet, cette fascination pour le démoniaque qu’il entretient depuis l’enfance est une véritable marque de fabrique pour lui. L’ensemble de ses œuvres combinent ses penchants pour le spirituel, l’érotisme, et plus largement pour les aspects sombres et interdits de l’existence. Nicolas Kalmakoff partage cet intérêt avec d’autres adeptes des cercles mystiques auxquels il appartient comme la secte des Skoptzy. L’artiste a dédié l’ensemble de sa vie à cette carrière. 

Une personnalité duale

Malgré sa fascination très intense pour l’univers occulte et ses penchants misogynes décrits par ses paires, Nicolas Kalmakoff a laissé derrière lui quelques portraits dans lesquels ils se décrivait comme une femme et parfois même comme une figure de Dieu. Aussi, s’il a toujours refusé les influences de sa terre natale, l’artiste s’est rapproché de plusieurs cultures et influences artistiques étrangères dont on perçoit les traces dans certaines de ses œuvres. L’art de Nicolas Kalmakoff est donc étroitement lié à la dualité de sa personnalité.

Œuvres de Nicolas Kalmakoff

DESSIN-AQUARELLE

  • Dionysos, 490 x 224 cm, 1908
  • Elle chevauche un paon, 69 x 98,5 cm, 1910
  • Les femmes des Nadjis, 71,8 x 101,5 cm, 1911
  • Le char d’Apollon, 65,5 cm, 1911
  • Nu avec un singe, 63,5 x 50 cm, 1916
  • Les horreurs de la guerre, 68 x 92 cm, 1917
  • Léda et le cygne, 50,3 x 65 cm, 1917
  • Tamara et le diable, 75 x 110 cm, 1917
  • La femme de Satan, 49 x 25,5 cm, 1919
  • Le calice, 63 x 43 cm, 1924
  • Danse occulte 42 x 57 cm, 1926
  • Astartée, 74,3 x 55,3 cm, 1926
  • L’Attente, 56 x 75 cm, 1927
  • Sans titre, 45 x 53 cm, 1928
  • Mercure délivrant Psyché, 49 x 32 cm, 1934

PEINTURE

  • Le Dieu Panthère, 100 x 141 cm, 1910
  • Les trois négresses, 130,5 x 210 cm, 1912
  • Salomé, 103 x 83 cm, 1918
  • Femme noire aux raisins, 56,5 x 43 cm, 1923
  • L’appel mystérieux, 62,5 x 50 cm, 1924
  • Figure équestre 62,5 x 49,5 cm, 1924
  • L’ange rebelle, 53,5 x 35,5 cm, 1924
  • Amphitrite, 75 x 60 cm, 1927
  • Saint en armure, 75 x 44,5 cm, 1927
  • Aphrodite avec Éros et Anteros, 201 x 71,7 cm, 1929
  • Jeanne d’Arc, 46 x 41,8 cm, 1930
  • Terpischore, 76,2 x 73,7 cm, 1933
  • Beauté blonde, 33 x 24 cm, 1936

Nicolas Kalmakoff, un artiste isolé

EXPOSITION

  • Galerie Motte, Paris, 1934

MUSÉES

  • Musée-galerie de la Seita, Paris
  • Musée du théâtre A. A. Bakhrushin, Moscou
  • Galerie nationale Tretiakov, Moscou
  • Musée A. S. Pushkin, Moscou

Principale publication sur Nicolas Kalmakoff

  • MeghanLes œuvres cachées prolifiques de Nicolas Kalmakoff, CVLT Nation.com, 2022

Expertise et Estimation des œuvres de Nicolas Kalmakoff

Certaines œuvres de Nicolas Kalmakoff sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Nicolas Kalmakoff afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Nicolas Kalmakoff pour en savoir plus sur sa cote.

Yves KLEIN

Yves Klein est né en avril 1928 à Nice et décédé en juin 1962 à Paris à l’âge de 34 ans. Ayant grandi dans une famille de peintres et de musiciens, le jeune homme est rapidement initié à l’art, mais préfère s’orienter vers une carrière de judoka. Il se rend alors au Japon où il devient expert en judo et enseigne ensuite cette activité en Espagne puis en France. Malgré ce premier choix, la peinture ne quitte jamais le quotidien d’Yves Klein et en 1954, il décide finalement de devenir définitivement artiste. À cette période, il multiplie les séjours à l’étranger où il se familiarise avec d’autres écoles et s’initie à des pratiques qu’il ignorait jusqu’alors. Yves Klein entame ainsi ce qu’il nommera plus tard son « Aventure monochrome ».

Le choix de la peinture monochrome

Yves Klein est un artiste surtout connu pour ses peintures monochromes de bleu. Inspiré dès sa plus tendre enfance par le ciel bleu de Nice, il s’adonne à la représentation de l’infini en affranchissant la couleur de toute contrainte de ligne. Le peintre se lance ainsi dans une quête de l’immatériel au cours de laquelle il utilise des techniques peu répandues comme l’anthropométrie ou encore la technique des pinceaux vivants. Dans le même temps, Yves Klein adopte un bleu outremer qu’il nomme International Klein Blue (IKB) et qu’il utilise dans une très grande partie de ses compositions. L’artiste délaisse ainsi la figuration au profit de l’expression de sa sensibilité.

Une œuvre également sculpturale 

Si sa carrière de peintre est celle qui l’a rendue le plus célèbre, Yves Klein a également produit une œuvre sculpturale assez importante. Avant d’avoir recours à la peinture au rouleau, l’artiste, fasciné par la capacité d’absorption des éponges naturelles, les utilisait pour peindre. Il a d’ailleurs fini par les utiliser comme une matière première. Il crée ainsi des Reliefs éponges et des Sculptures éponges qu’il imprègne entièrement de sa peinture IKB. Yves Klein réalise même des portraits sur ces créations monochromes. D’ailleurs, le bleu n’est pas la seule couleur qu’il utilise dans ses œuvres : le rose et l’or sont également des couleurs que l’on retrouve en monochrome chez lui puisqu’il considère que ces trois couleurs forment une seule et même « trilogie chromatique ».

Œuvres d’Yves Klein

 

SCULPTURE-VOLUME

  • Accord Bleu (RE 52), 52 x 136,5 x 7,6 cm, 1958
  • Accord Bleu (Sponge Relief), 51,8 x 136,5 x 7,5 cm, 1958
  • Sculpture éponge bleue (SE 284), 63,5 cm, 1959
  • Sculpture éponge rose (SE 207), 1959
  • SE 262, 39 x 32 x 15 cm, 1960/61
  • Anthropométrie, sans titre (ANT 135), 64,8 x 115 cm, 1961
  • Monochrome blanc, 41 x 70 cm, 1961
  • SE 181, 53 x 33 x 27,5 cm, 1961
  • Portrait relief de Claude Pascal (PR3), 176 x 94 x 31 cm, 1962
  • Portrait relief d’Arman (PR1), 178 x 94 x 33 cm, 1962
  • Portrait relief de Martial Raysse (PR2), 176 x 94 cm, 1962

PEINTURE

  • IKB 319, 55,6 x 78 cm, 1857
  • RE 1, 200 x 165 cm, 1958
  • Le Rose du Bleu (RE 22), 199 x 153 x 16 cm, 1960
  • Archisponge (RE 11), 200 X 165 cm, 1960
  • Barbara (ANT 113), 200 x 145 cm, 1960
  • IKB 1, 144 x 144 cm, 1960
  • RE 3, 79 x 60 cm, 1960
  • Anthropométrie Le Buffle (ANT 93), 178 x 280,4 cm, 1960/61
  • Relief éponge or (RE 47 II), 45,5 x 80 x 7,5 cm, 1961
  • MG9, 146 x 114 cm, 1962
  • FC1 (Feu Couleur 1), 141 x 299,5 x 3 cm, 1962
  • Anthropométrie (ANT 5), 118 x 78 cm, 1962

MOBILIER

  • Table d’or, 38,1 x 125,7 x 101,5 cm, 1961
  • Table IKB, 35,8 x 125 x 99,7 cm, 1961
  • Table basse, 36 x 125 x 100 cm, 1961
  • Table bleue TM, 37 x 125 x 100 cm, 1961
  • Table bleue, 38 x 124,5 x 100 cm, 1963
  • Table rose, 36 x 125 x 100 cm, 1963
  • Table basse bleue, 39 x 125,3 x 100,3 cm, 1963

Des œuvres exposées partout dans le monde

EXPOSITIONS

  • Yves, Peintures, Club des solitaires, Paris, 1955
  • Yves, propositions monochromes, Galerie Colette Allendy, Paris, 1956
  • Propositions Monochromes, Galerie Schmela, 1957
  • Monochrome Propositions of Yves Klein, Gallery One, Londres, 1957
  • Bas-reliefs dans une forêt d’éponges, Galerie Iris Clert, Paris, 1959
  • Yves Klein le Monochrome, Dwan Gallery, Los Angeles, 1961
  • Retrospective Yves Klein, Tokyo Gallery, Tokyo, 1962
  • Declaring Space: Lucio Fontana, Yves Klein, Barnett Newman, Mark Rothko, Modern Art Museum, Fort Worth, 2007-2008
  • Yves Klein, Tate Liverpool, Liverpool, 2016-2017
  • Yves Klein, Museo Universitario de Arte Contemporáneo, Mexico, 2017-2018
  • Yves Klein, Des Cris Bleus…, Musée Soulages, Rodez, 2019
  • Le ciel comme atelier. Yves Klein et ses contemporains, Centre Pompidou Metz, Metz, 2020-2021

MUSÉES

  • Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice
  • Musée Soulages, Rodez
  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

FONDATIONS

  • Fondation Louis Vuitton, Paris

Principaux écrits sur Yves Klein 

  • Yves Klein, Yves Peintures, Éditions Dilecta, 1954, rééd. 2006
  • Pierre Restany, Yves Klein le monochrome, Librairie Hachette, 1974
  • Catherine Millet, Yves Klein, Éditions Art Press Flammarion, 1983
  • Pierre Restany, Yves Klein : le feu au cœur du vide, Éditions de La Différence, 1990
  • Sidra Stich, Yves Klein, Cantz Verlag, Éditions Stuttgart, 1995
  • Jean-Paul Ledeur, Yves Klein, catalogue raisonné des éditions et des sculptures, Éditions Guy Pieters, Knokke-le-Zoute, 2000
  • Annette Kahn, Yves Klein, Éditions Adam Biro, 2000
  • André Bonet, Yves Klein. Le peintre de l’infini, Éditions du Rocher, 2006
  • Alain Jouffroy, Manifeste pour Yves Klein, Éditions Virgile, 2006
  • Klaus Ottmann, Yves Klein, Éditions Polígrafa, 2010
  • Hanna Weitemeier, Yves Klein, Éditions Taschen, 2016
  • Robert Fleck, Yves Klein – L’aventure Allemande, Éditions Manuella, 2018

Expertise et Estimation des œuvres d’Yves Klein

Certaines œuvres d’Yves Klein sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Yves Klein afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres d’Yves Klein pour en savoir plus sur sa cote.

Wifredo LAM

Wifredo Lam est né en décembre 1902 à Sagua Grande (Cuba) et décédé en septembre 1982 à Paris, à l’âge de 79 ans. Il grandit dans un environnement multiculturel avec une mère cubaine d’origine espagnole et congolaise, un père d’origine chinoise et une marraine prêtresse de la Santería, religion précolombienne de Cuba. Dès l’âge de 7 ans, Wifredo Lam se découvre une vocation pour le dessin et s’exerce en représentant les plantes et jardins botaniques de La Havane. En 1918, il intègre l’Academia Nacional de Bellas Artes San Alejandro où il reçoit des enseignements sur la peinture. Wifredo Lam a ainsi fréquenté plusieurs institutions avant de s’établir à Madrid et de réaliser seul, ses expérimentations et ses recherches.

Des premières influences surréalistes

Les premières années de la carrière de Wifredo Lam sont marquées par sa rencontre avec le surréalisme. Il se rapproche d’ailleurs de plusieurs peintres anticonformistes comme Cézanne ou encore Gauguin dont l’influence est visible dans ses compositions. À son arrivée en France, Lam rencontre Pablo Picasso qui lui témoigne son approbation et l’introduit dans son cercle cubiste, mais également André Breton qui est associé au mouvement du surréalisme. Toutes ces rencontres incitent le jeune peintre à s’adonner à la réalisation de personnages aux corps fragmentés et géométriques dont les visages ressemblent étrangement à des masques africains. À l’époque, la guerre civile espagnole et la mort de sa femme influencent considérablement sa peinture dont les couleurs deviennent de plus en plus froides et sombres.

La mise en avant de la culture cubaine au centre de ses préoccupations

À partir des années 1940, Wifredo Lam rejoint Cuba où la population noire rencontre beaucoup de difficultés. L’artiste décide donc de mettre son art au service de l’expression de la culture et des rituels de cette communauté. L’imagerie qu’il développe ainsi est donc un mélange de cubisme, de surréalisme, d’art africain et d’art afro-cubain. C’est la période durant laquelle ses origines cubaines auront le plus d’impact sur son travail. Wifredo Lam en apprend davantage sur les différentes traditions auxquelles sont attachés les Afro-Cubains comme le vaudou ou le mysticisme afro-cubain, et utilise ses influences cubistes et surréalistes pour se faire chantre de cette culture. 

Œuvres de Wifredo Lam

 

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Images, 47,5 x 37,5 cm, 1962
  • Annonciation de Aimé Césaire, 49 x 65,5 cm, 1969/71
  • Visible Invisible, 74 x 52,7 cm, 1972
  • Croiseur noir, 33,5 x 27 cm, 1972
  • Le regard vertical, 64,5 x 50 cm, 1973
  • Contre une maison sèche, 37,5 x 45,5 cm, 1974
  • Pleni Luna, 65 x 50 cm, 1974
  • René Char, Contre une Maison sèche, 39,5 x 57 cm, 1974/75
  • El último viaje del buque fantasma, 75,5 x 55 cm, 1976
  • Sans titre, 34 x 26 cm 1978
  • XXe Siècle, 50 x 66 cm, 1979
  • Que l’on représente son cœur au soleil, 49,1 x 65 cm, 1982

DESSIN-AQUARELLE

  • La pareja, 130 x 84 cm, 1936
  • Autoportrait, II, 89 x 61,5 cm, 1938
  • Figuras en el balcón, 109 x 75 cm, 1938
  • La lettre, III, 100,7 x 70,5 cm, 1939
  • La Cortina, 107 x 86 cm, 1942
  • Le rêve, 106 x 84 cm, 1942
  • La langue maternelle, 107,5 x 88 cm, 1942
  • L’attendu, 106,5 x 83,7 cm, 1942
  • Voilière d’un ongle, 107,3 x 85 cm, 1942
  • Tête (Femme-cheval), 85 x 70 cm, 1942
  • Femme assise, 146,5 x 94 cm, 1944
  • Le repos — Après la chasse, 63 x 96 cm, 1944
  • Quatre personnages, 204 x 140,5 cm, 1958

PEINTURE

  • Omi obini, 182,9 x 124,5 cm, 1943
  • La Mañana Verde, 187 x 124 cm, 1943
  • Sur Les Traces (Transformation), 155 x 125 cm, 1945
  • L’arbre aux miroirs, 100,9 x 125,7 cm, 1945
  • Chant de la forêt, 154,6 x 107,3 cm, 1946
  • Présages, 99,8 x 99,8 cm, 1947
  • Je suis, 124,2 x 109,5 cm, 1949
  • Femme avec un oiseau, 127 x 111 cm, 1949
  • Femme Cheval, 130 x 94,7 cm, 1950
  • Reflets d’eau, 255 x 67,9 cm, 1957
  • Peinture, nous t’attendons, 240,3 x 209,3 cm, 1958/61
  • Trois centimètres de la Terre, 146,8 x 216,8 cm, 1962
  • Fruits tropicaux, 116,5 x 89,5 cm, 1970

Wifredo Lam, un artiste exposé partout dans le monde

EXPOSITIONS

  • Sociedad circulo de culturas y recreos, Sagua la Grande, 1928
  • Wifredo Lam — Peintures, Galerie Pierre, Paris, 1939
  • Drawings by Picasso and Gouaches by Wifredo Lam, Perls Gallery, New York, 1939
  • Lam Paintings, Pierre Matisse Gallery, New York, 1944
  • The Cuban painter Wilfredo Lam, The London Gallery, Londres, 1946
  • Wifredo Lam, Pavillon des sciences sociales, Université de La Havane, 1955
  • Wifredo Lam  – Pastels et gouaches, 1953-1960, Galleria de Disegno, Milan, 1960
  • Wifredo Lam, Galerie Krugier, Genève, 1970
  • Wifredo Lam, Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid, 1992
  • Wifredo Lam 1902-1982 : Voyages entre caraïbes et avant-gardes, Musée des Beaux-Arts de Nantes, 2010
  • Wifredo Lam, Imagining New Worlds, McMullen Museum of Art, Boston, 2014

MUSÉES

  • Centre Pompidou, Paris
  • Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
  • Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia
  • Musée d’Ixelles
  • Musée des Beaux-Arts de Nantes

FONDATIONS

  • World Art Foundations
  • The Guggenheim Museums and Fondation
  • Fondation Maeght

Principales publications sur Wifredo Lam 

  • José Baragaño, Wifredo Lam, Sociedad colombista, 1958
  • Jacques Charpier, Lam, Collection « musée de Poche », Georges Fall, 1960
  • Dominique Berthet, Wifredo Lam ou l’inventivité de la marge, revue Archipélies n° 1, 2010 
  • Alain Jouffroy, Lam, Éditions Georges Fall, 1970
  • Michel Leiris, Wifredo Lam, Fratelli Fabri, 1970
  • Yvon Taillandier, Wifredo Lam – Dessins, Denoël, 1970
  • José Manuel Noceda, Wifredo Lam, la cosecha de un brujo, Letras Cubanas Editorial, 2002
  • Lowery S. Sims, Wifredo Lam and the international Avant-garde, 1923-1982, Texas University Press, 2002
  • Dominique Tonneau-Ryckelynck, Dorota Dolega-Ritter, Eskil Lam, Wilfredo Lam. Catalogue Raisonné,  HC Editions, 2016

Expertise et Estimation des œuvres de Wifredo Lam

Certaines œuvres de Wifredo Lam sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Wifredo Lam afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Wifredo Lam pour en savoir plus sur sa cote.

Mikhail LARIONOV

Mikhail Larionov est né en 1881 à Tiraspol en Moldavie et décédé en mai 1964 à Fontenay-aux-Roses à l’âge de 83 ans. Élevé par ses grands-parents, des orthodoxes russes, le jeune homme connaît une enfance heureuse durant laquelle il est fasciné par la beauté de la nature et des paysages provinciaux qui l’entourent. En 1898, Mikhail Larionov intègre l’École de peinture, sculpture et architecture de Moscou et attache une importante particulière aux enseignements dispensés par Constantin Korovine. Expulsé trois fois de l’établissement, le jeune artiste finit par se rendre à Paris où sa personnalité excentrique lui permettra d’accéder au monde du théâtre et du ballet, mais aussi de collaborer avec les Ballets Russes de Serge Diaghilev.

Les premières années : une œuvre diversifiée

Les premières années de la carrière de Mikhail Larionov sont marquées par la diversité de ses réalisations. Dans un premier temps, il se laisse largement influencer par les courants avant-gardistes qu’il découvre à Paris comme le fauvisme ou encore le futurisme et que l’on retrouve dans ses peintures de l’époque. Très rapidement, Mikhail Larionov diversifie sa production artistique et multiplie les œuvres littéraires, cinématographiques, les cabarets et les organisations d’expositions. Parmi les plus connues, on retiendra l’Exposition Internationale de Venise en 1907. Son objectif est désormais d’œuvrer pour l’avènement d’un nouvel art contemporain russe qui s’affranchit des influences européennes pour s’inspirer de la culture russe.

Le pionnier de l’avant-garde russe

En 1912, Mikhail Larionov et Natalia Goncharova vont étudier ensemble plusieurs mouvements artistiques, dont le futurisme. Suite à ce travail conceptuel, les deux artistes vont donner naissance au mouvement révolutionnaire du Rayonnisme. Il s’agit d’une des premières écoles russes de peinture non-objective. Cette dernière est en réalité une synthèse des courants ayant interpellé Larionov comme le cubisme, le futurisme et l’orphisme. Quelques années plus tard, les deux artistes se consacrent cette fois-ci à l’exploration néo-primitivisme. Ils vont cette fois-ci s’inspirer de toutes les formes d’art populaire russe. C’est en grande partie ces activités avant-gardistes qui lui ont permis d’asseoir son succès.

Œuvres de Mikhail Larionov

DESSIN-AQUARELLE

  • Portrait de Sergei Diaghilev, 27 x 20 cm, 1906
  • Jour et nuit, 42 x 55 cm 1910
  • Composition rayonniste, 34,3 x 24,2 cm, 1911
  • Abstraction, 35 x 50,5 cm, 1912
  • Femme avec chat, 24,8 x 34,3 cm, 1912

PEINTURE

  • Reclining Nude, 97 x 73 cm, 1900
  • Autumn Twilight, 37,5 x 53 cm, 1900
  • Flowers on a Veranda, 54,5 x 97,5 cm, 1902
  • Three female bathers with a Rose, 102 x 102 cm, 1904
  • Through the Nets: Bathers, 49 x 61,5 cm, 1904
  • Reclining Nude, 71 x 96 cm, 1906/07
  • Nature morte aux homards, 65,5 x 85,5 cm, 1907
  • Still Life in a Tavern in a Minor Key, 70 x 61 cm, 1909
  • Portrait ou Portrait de David D. Bourliouk, 88 x 102 cm, 1910
  • Still Life with Jug and Icon, 98,5 x 131,5 cm, 1910/12
  • On the Park Bench, 61,6 x 86,7 cm, 1930
  • The Bathers, 70 x 96 cm, 1961

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Autoportrait, 11,5 x 9,2 cm, 1912
  • Lithographie rayonniste, 11,3 x 8,2 cm, 1913
  • Baba Yaga, 24 x 17 cm, 1915
  • Un Paon – costume mécanique, 46 x 29 cm, 1919
  • Homme en bleu, 47 x 32 cm, 1919
  • L’homme à la canne, 38 x 25 cm, 1919
  • Composition, 50,6 x 34 cm, 1922
  • Grand bal des artistes, 21 x 27 cm, 1923
  • Bal de la Grande Ourse, 25 x 33 cm, 1925
  • Kourva mania (Mania la putain), 32 x 25 cm, 1928
  • Profil, 14,7 x 11 cm, 1962
  • L’Hydre couronnée, 1963

DÉCORS ET COSTUMES

  • Costumes pour Le Soleil de Nuit, 38 x 26 cm, 1915
  • Décors pour Midnight Sun, 55 x 70 cm, 1915
  • Projet de costume de soldat, 56 x 31 cm, 1915
  • Costumes pour Chout’s Wife, 47 x 31 cm, 1915
  • Scénographie pour Kikimora, 48 x 60,75 cm, 1915
  • Costumes pour Les contes Russes, 55,9 x 43,2 cm, 1915/16
  • Décors pour Bova Korolevich, 25,5 x 34,7 cm, 1916

Mikhail Larionov, un artiste très connu

EXPOSITIONS

  • Le printemps de l’avant-garde russe, Musée des Arts modernes, Moscou, 2008-2009
  • De l’étude à l’objet d’art, Musée des Arts modernes, Moscou, 2009
  • Kazimir Malevich et l’avant-garde russe, Musée Stedelijk, Amsterdam, 2013-2014
  • Toute la rage à Paris, Musée d’art McNay, Texas, 2015
  • L’amour en temps de révolution : les couples d’artistes de l’avant-garde russe, Kunstforum Vienne, 2015-2016
  • 20/20 : Vision exceptionnelle de l’art du XXe siècle, Galerie des Forums, New York, 2016
  • Avant-garde russe, Galerie Nationale d’Australie, Canberra, 2017-2018
  • Mikhail Larionov, Nouvelle Galerie Tretiakov, Moscou, 2018-2019
  • L’impressionnisme en Russie, Musée Frieder Burda, Baden-Baden, 2021
  • Autres rives , Salon de l’art russe à New York. 1924, Musée de l’Impressionnisme russe, Moscou, 2021-2022

MUSÉES 

  • Musée national d’Art moderne, Paris 
  • Musée des Beaux-Arts, Lyon
  • Moscou Galerie Tretiakov
  • Musée Russe, Saint-Pétersbourg
  • Musée Thyssen, Madrid
  • The Guggenheim Museums and Fondations

Principales publications sur Mikhail Larionov

  • Alexander Blok, Les Douze, illustré avec Natalia Goncharova, 1920
  • Elie Eganbury, Nathalie Gontcharova, Michel Larionov, traduit du russe par Régis Gayraud, Éd. Clémence Hiver, 1995

Expertise et Estimation des œuvres de Mikhail Larionov

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