Lê Quốc Lộc naît à Hưng Yên dans le Tonkin (nord duVietnam actuel) en 1918. Il étudie l’art de la laque et la peinture sur céramique à l’École des beaux-arts d’Hanoï de 1936 à 1942 et s’installe ensuite comme maître-laqueur dans cette même ville. Il est l’un des premiers peintres des arts visuels modernes à avoir développé l’art de la laque et son industrie au Vietnam.
Un artiste engagé
Durant la guerre d’indépendance, Lê Quốc Lôc s’engage auprès du Viet Minh, organisation de la résistance à l’occupation française.
Il intègre le département de la propagande du Tonkin et s’occupe du secteur de la peinture jusqu’en 1954. Ses œuvres lyriques suggèrent sa résilience face à l’occupation. Il adhère ensuite à l’Association des arts et métiers du Vietnam, puis à l’ Association des beaux-arts du Vietnam en 1957.
Lê Quốc Lôc rejoint ensuite l’École des arts appliqués de Gia Dinh, près de Saïgon, en tant que directeur adjoint. Il transmet à ses élèves l’art de la laque et la peinture sur céramique.
Il revient sur sa terre natale en 1968 où il retrouve, durant dix ans, l’Association des beaux-arts du Vietnam.
Lê Quốc Lộc décède en 1987 à Hanoï. Il a eu sept enfants dont certains sont devenus artistes.
Village de pêcheurs au bord d’un lac (diptyque) 80 x 60 cm, 1942
Village de pêcheurs sur les bords d’un lac entouré de montagnes boisées (diptyque) 60 x 80 cm, 1942
Village de pêcheurs du Tonkin, 122 x 65 cm
Village animé dans une végétation luxuriante, 120 x 80 cm, 1944
Des vues de rivières et de port, 45 x 60 cm, c.1950
Paravent laqué
Les rapides de Cho Bo, 100 x 32,7 cm, 1942
Paysage de Phnom Penh, 199 x 49,5 cm, 1943
Vue d’un village, 100 x 200 cm, 1942
Paysage d’un village, 97,5 x 192 cm, 1943
Paysage d’un village traversé par le fleuve Mékong, 97,5 x 32 cm, 1943
Lê Quốc Lộc, un artiste reconnu
Expositions
Exposition organisée par le « Salon Unique », Hanoï, 1943 (prix spécial)
Exposition personnelle, Hanoï, 1947
Exposition de peinture, Hanoï, 1951 (deuxième prix)
Exposition nationale des Beaux-arts, Hanoï,1955 (deuxième prix)
Exposition nationale des Beaux-arts, Hanoï, 1958 (deuxième prix)
Exposition nationale des Beaux-Arts, Hanoï, 1960 (premier prix)
Exposition nationale des Beaux-arts, Hanoï, 1962 (deuxième prix)
Foire de Leipzig, République démocratique allemande,1973 (médaille d’or)
Exposition des arts et métiers, République démocratique allemande, 1974 (deuxième prix)
Salon de l’artisanat, République démocratique allemande, 1978 (premier prix)
Musée
Musée des beaux-arts du Vietnam, Hanoï.
Publication
Tiến Cảnh Nguyễn,100 Peintres et Sculpteurs Vietnamiens du 20e Siècle, Éditions Thế Giới, 1996
Expertise et Estimation des œuvres de Lê Quốc Lộc
Les œuvres de Lê Quốc Lộc sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Lê Quốc Lộc afin d’établir une estimation de votre laque.
Valentin A. SEROV
Valentin A. Serov est né en janvier 1865 à Saint-Pétersbourg et décédé en décembre 1911 à Moscou. Issu d’une famille d’artistes, il grandit entouré de personnalités créatives adeptes du cercle d’Abramtsevo. C’est donc naturellement qu’il décide de se tourner vers la peinture et le dessin alors qu’il n’a encore que 13 ans. L’éducation artistique que Valentin A. Serov reçoit lui est donnée dans un premier temps par Ilya Repine. Après cette période de formation, le jeune homme poursuit son éducation et intègre l’Académie impériale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. Aujourd’hui, Valentin A. Serov est l’un des artistes russes les plus connus au monde.
Une œuvre variée et prolifique
L’œuvre de Valentin A. Serov est en grande partie composée de portraits au travers desquels il rend hommage aux milieux artistiques et met l’accent sur le genre. Serov aura notamment l’occasion de réaliser les portraits de Francesco Tamagno, Ida Rubinstein ou encore Maria Yermolova. Les animaux faisaient également partie de ses sujets de prédilection. La particularité de ces œuvres est que l’artiste ne se contente pas de représenter solennellement ses modèles, mais y ajoute une dimension psychologique grâce à l’ambiance des compositions. Si ce sont surtout ses portraits qui l’ont rendu célèbre, Valentin A. Serov a aussi su briller pour sa contribution à l’histoire de l’art paysagiste russe, ou encore à la peinture mythologique. Il s’est d’ailleurs distingué en combinant le genre du portrait et du paysage.
Une immense contribution à l’impressionnisme
Valentin A. Serov s’est également fait connaître pour sa capacité à réinventer certains codes de l’art russe. En effet, il a souvent introduit des changements de lumière et d’ombre grâce à son traitement de la transparence et de la profondeur de l’arrière-plan. Les tons clairs de ses portraits permettaient de mettre en valeur la personnalité de ses modèles. La renommée de Serov s’est également construite sur sa capacité à traiter méticuleusement chaque détail et chaque élément de ses compositions. Ses toiles sont le reflet de sa grande maîtrise de l’impressionnisme et de sa capacité à se l’approprier.
Œuvres de Valentin A. Serov
Portrait of Emmanuel Nobel (1859-1932) (1909) Ⓒ Christie’s
Portrait of an old woman in kerchief (1885) Ⓒ Bonhams
Still Life with Hare (1880) Ⓒ Sotheby’s
PEINTURE
Winter in Abramtsevo, 39 x 31 cm, 1886
Portrait of Pope Innocent X after Velázquez, 49 x 40,5 cm, 1889
Landscape with Lake, 35 x 44,5 cm, 1891
Study for October, Domotkano, 43,5 x 38,4 cm, 1895
Village landscape, 50 x 65 cm, 1898
Horses at the through, 34,5 x 51,5 cm, 1901
Russian peasant girl, 124 x 89 cm, 1903
Couple in an interior, 47 x 58 cm, 1906
The winter road. Etude, 15,9 x 30 cm, 1908
Portrait of Maria Zetlin, 107 x 73,4 cm, 1910
Portrait of Oskar and Roza Gruzenberg, 100 x 62 cm, 1910
Small lake near the forest, 80 x 60 cm
Portrait of Praskovia Tchaokovskaia, 96 x 67,2 cm
Portrait of a Young woman with flowers, 17 x 14 cm
Portrait of gypsy woman, 50 x 44 cm
Woman with a Parasol, 115 x 66 cm
DESSIN-AQUARELLE
Study of the male nude figures, 66,5 x 50 cm, 1880
The Watchman Egor, 42 x 28 cm, 1881
Study of a head, 29,5 x 21,5 cm, 1883
Figure of a Woman, 35,5 x 29 cm, 1889
A lynx gnawing a bone, 29 x 40 cm, 1900
Woman with book, 50 x 17 cm, 1902
Portrait of a young lady, 58 x 45 cm, 1905
Horse in a stable, 31,5 x 45 cm, 1906
The Hunt with Borzois, 28,5 x 40,7 cm, 1906
A wooden pavilion in the neo-Russian style, 15 x 22 cm, 1909
Europa and the Bull, 30,5 x 37,5 cm, 1910
Sailor study, 40 x 29 cm
Head of a young boy, 21,5 x 26,9 cm
The hay cart, 16 x 25,5 cm
Portrait of Nahum, 21,5 x 13,5 cm
Portrait de Nikolaï Rimsky-Korsakov, 47,5 x 37 cm
ESTAMPE-MULTIPLE
Portrait of child
SS Botkin, 40 x 30 cm, 1900
Portrait of writer Leonid Nikolaevich Andreev, 50 x 32,5 cm, 1908/09
Valentin A. Serov, un artiste reconnu
EXPOSITIONS
Magic of the body : Painting and Sculpture in the XVIII-XX centuries, Tretyakov gallery, Moscou, 2014
Valentin Serov. An exhibition to Mark the 150th anniversary of his birth, Tretyakov gallery, Moscou, 2015-2016
A Russian tale, Telaviv Museum of Art, 2016
Armenian Impressionism from Moscow to Paris, National Gallery of Armenia, Yerevan, 2017
Anticipating the XX century, Luminaries of Russian Graphics, Tretyakov gallery, Moscou, 2020
Impressionism in Russia : Dawn of the Avant-Garde, Museum Barberini, Postdam, 2021-2022
The Morozov Collection : Icons of Modern Art, Fondation Louis Vuitton, Paris, 2021-2022
Other Shores : Russian Art in New York. 1924, Museum of Russian Impressionism, Moscou, 2021-2022
Seafarer and Carpenter. Peter the Great in Russian Artistic Culture, the State Russian Museum, Saint-Petersburg, 2022
MUSÉES
Galerie Tretiakov, Moscou
Musée Russe, St Petersbourg
Malmö Konstmuseum, Malmö
Musée d’Orsay, Paris
Principales publications sur Valentin A. Serov
Léon Bakst, Serov et moi en Grèce, traduction et introduction d’Olga Maedvedkova, TriArtis Éditions, 2015
Dimitri Sarabianov, Valentin Serov, Le premier maître de la peinture russe, Parkstone Aurora, 1996
Expertise et Estimation des œuvres de Valentin A. Serov
Certaines œuvres de Valentin A. Serov sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Nicolas ROERICH
Nicolas Roerich est né en septembre 1874 à Saint-Pétersbourg et décédé en décembre 1947 en Inde à l’âge de 73 ans. Le jeune homme suit simultanément des cours à la faculté de droit de l’Université de Saint-Pétersbourg et à l’Académie impériale des arts. Il s’intéresse à de nombreux sujets dont la littérature ou encore l’archéologie, mais décide de se spécialiser dans l’art en étudiant sous la direction de Fernand Cormon à Paris. Il y rencontre de nombreux artistes de toutes origines. Après avoir été directeur de l’École de la Société Impériale d’Encouragement des Arts entre 1906 et 1918, Nicolas Roerich visite pour la première fois New York dans les années 1920 et y fonde avec sa femme le Master Institute of the United Arts.
Une œuvre prolifique
L’œuvre de Nicolas Roerich est connue pour être particulièrement diversifiée. En effet, ses occupations d’artiste, de voyageur ou encore d’activiste social l’ont conduit à aborder des sujets très vastes. Il s’est souvent inspiré des idées et des pensées de sa femme, Elena, qui a été une très grande source d’inspiration tout au long de sa carrière. Ensemble, ils étudient la culture russe au lors d’un voyage au cours duquel Nicolas Roerich réalise une importante série de peintures et d’articles mettant en valeur la peinture d’icônes et la Russie médiévale. L’artiste réalise également des œuvres qui abordent des thèmes religieux ou encore des esquisses de mosaïques pour certaines églises du pays.
L’Inde, le dernier volet de la carrière de Nicolas Roerich
C’est au cours de son premier voyage d’exploration en Inde dans les années 1920 que Nicolas Roerich réalise la plupart de ces toiles consacrées à l’Himalaya. Impressionné par cette chaîne de montagnes, l’artiste a vu en elle une grande spiritualité qui l’a incité à produire des compositions d’une luminosité et d’une richesse de couleurs incomparables. On y perçoit la grandeur qu’il a voulu lui conférer. Cet intérêt pour l’Himalaya s’est concrétisé par la création d’un Institut de recherche sur la montagne. Nicolas Roerich s’est également familiarisé avec la culture locale et s’est beaucoup inspiré de l’art indien dans ses œuvres.
Œuvres de Nicolas Roerich
Mountains for painting ‘Shambhala (1928-29) Ⓒ Bonhams
Sanctuaries and Citadels from the series Sanctuaries and Citadels (1925), Ⓒ Christie’s
The Novgorod Market from Sadko (1920), Ⓒ Sotheby’s
PEINTURE
The heavenly battle, 50 x 74 cm, 1901
The Doomed City, 51 x 75,6 cm, 1914
Heat of the Earth, 48,3 x 50,2 cm, 1918
The Treasure, 100,2 x 149 cm, 1919
Secrets of the Walls, 50,5 x 76 cm, 1920
TheNovgorod Market From Sadko, 71 x 91,5 cm, 1920
Himself Came, 102 x 75 cm, 1922
Legend, from the series Messiah, 73 x 206,5 cm, 1923
Himalayas from the Sikkim series, 71,8 x 114,3 cm 1924
Confucius, the Just One, 75 x 97,8 cm, 1925
Manasbal Lake, 65,7 x 95,9 cm, 1925
Over Ergor Comes A Rider, 64 x 122,5 cm, 1927
Mongol Tsam, 89,9 x 142,2 cm, 1928
She who leads, 89,2 x 119,7 cm, 1930
Madonna Laboris, 84 x 124 cm, 1931
The Potala, the Stronghold of Tibet, 91,6 x 152,7 cm, 1939
Himalayas, 46,4 x 78 cm, 1940
DESSIN-AQUARELLE
Lying in wait, 21,5 x 50 cm, 1900
Fortress, 19,2 x 30,1 cm, 1909
Hills, Stage Design for Pee Gynt, 22,9 x 14,6 cm, 1912
Karelia Album Leaf, 25 x 31,1 cm, 1917/18
Sketch for Ladoga Series, 14,6 x 29,8 cm, 14,6 x 29,8 cm, 1918
Tuola, Sketch for Ladoga series, 29,8 x 67,8 cm, 1918
Costume Design for Tsar Sultan, 30,5 x 23,8 cm, 1919
Blue Cliff, 25 x 33 cm, 1920/30
Costume Design for Snegorouchka, 49,5 x 32,2 cm, 1921
Sketch to Tristan and Isolde, 13,6 x 19,6 cm, 1922
New Moon from the Series Himalayan, 28 x 38 cm, 1924
Sasser paysage, 23 x 29,5 cm, 1925/27
Study for Ashram, Ceylon, 26 x 20,5 cm, 1930
Russian Orthodoxy in British India, 60,5 x 72,5 cm, 1934
ESTAMPE-MULTIPLE
Hommage au Tzar, 23 x 31,2 cm, 1900
Nicolas Roerich, un artiste exposé à l’international
EXPOSITIONS
The Ballets Russes : Celebrating the Centennial, Wasworth Atheneum Museum of Art, Connecticut, 2009
Cabinet of Latvian Pastel Painting of the First Half of the 20th Century, Exhibition Hall Arsenals, Riga, 2009-2010
Nikolai Roerich. 1874-1947, The State Russian Museum, St. Petersburg, 2014
Nicolas Roerich: Visions from the Other Side, University of Richmond Museum, 2016
Nicolas Roerich, The State Museum of Oriental Art, Moscou, 2018-2019
Fleeting Nature: Selections from the collection, MEAD Art Museum, Amherst, 2019
Nicholas Roerich. In Search of Shambala, The State Russian Museum, St. Petersburg, 2020-2021
Drishyakala, DAG Modern, New Delhi, 2019-2022
MUSÉES
National Gallery of Modern Art, New Delhi
Galerie Tretiakov, Moscou
Musée national des arts de Lettonie, Riga
Principaux ouvrages sur Nicolas Roerich
Joshua Decter, Nicolas Roerich : La vie et l’œuvre d’un maître russe, 1995
Marie-Agnès Domin, Nicolas Roerich – Une vie dédiée à l’art, la beauté, la paix, Diffusion Rosicrucienne, 2019
Expertise et Estimation des œuvres de Nicolas Roerich
Certaines œuvres de Nicolas Roerichsont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Gerhard RICHTER
Gerhard Richter est né en février 1932 à Dresde en Allemagne. Ayant rapidement abandonné l’école secondaire, le jeune homme a finalement rejoint une école professionnelle pour y étudier la sténographie. Quelques années plus tard, Gerhard Richter a pu entamer une formation de peintre puis intégrer l’Académie des Beaux-Arts de Dresde. Tout au long de sa carrière, l’artiste fait l’expérience de nombreux médiums qu’il parviendra tous à maîtriser. Il réalise plusieurs expositions personnelles et exerce parallèlement une activité de professeur dans plusieurs écoles d’art. Gerhard Richter est l’un des peintres allemands les plus célèbres à ce jour.
Les premières années de Gerhard Richter
Au début de sa carrière, Gerhard Richter se distingue grâce au processus de création qu’il utilise pour créer ses œuvres. En effet, à la fois photographe et peintre, il utilise ses photographies et parfois d’autres photos de presse comme modèles pour la réalisation de ses peintures. S’inscrivant ainsi dans une démarche inspirée du réalisme capitaliste, Gerhard Richter représente ainsi des paysages, des natures mortes ou encore des scènes intimes. En 1964, l’artiste commence à utiliser un rétroprojecteur pour ses photos peintures et à la même période, il réalise ses premiers tableaux de rideau. Gerhard Richter profite de cette période pour approfondir et enrichir ses recherches en échangeant avec d’autres peintres.
Une esthétique très personnelle
Malgré cet intérêt pour le réalisme, la majorité de la production de Gerhard Richter est constituée d’œuvres abstraites. En effet, c’est ce courant qui a le plus inspiré l’artiste dont la plupart des œuvres ont d’ailleurs été nommées Abstraktes Bild. Toujours à partir de clichés, il revisite les images et propose une nouvelle forme d’abstraction tantôt géométrique, tantôt lyrique. Certaines des œuvres de Gerhard Richter sont des éléments photographiés qu’il associe à la peinture en les laissant deviner par transparence et en jouant avec les atmosphères créées. L’artiste a ainsi expérimenté les notions d’effacement et de dévoilement.
Œuvres de Gerhard Richter
1024 Colours Ⓒ Tajan
Haggadah (P2) (2014) Ⓒ Bonhams
Abstraktes Bild (682-4) (1988) Ⓒ Phillips
ESTAMPE-MULTIPLE
Elizabeth I, 70 x 59,5 cm, 1966
1260 Colours, 62,5 x 79,5 cm, 1974
Victoria I, 60 x 40 cm, 1987
Victoria II, 60 x 40 cm, 1987
Kerze I, 89,5 x 94,5 cm, 1988
Kerz II, 88,9 x 88,9 cm, 1989
Merlin, 111 x 115,5 cm, 1991
Abstraktes Bild, 49 x 74 cm, 1991
Hund, 58 x 46 cm, 1993
Orchidee II, 29,2 x 37,1 cm, 1998
Onkel Rudi, 83,5 x 59,5 cm, 2000
Bagdad, 50 x 40 cm, 2010
Tulpen, 36 x 41 cm, 2017
Cage 5, 100 x 100 cm, 2020
Cage 6, 100 x 100 cm, 2020
December 2020 A, 42 x 60 cm, 2021
PEINTURE
Der Kongress, Professor Zander, 150 x 140 cm, 1965
Mädchen im Sessel, 88,9 x 108,9 cm, 1965/66
Zwei Liebespaare, 115 x 160 cm, 1966
Columns, 205 x 100 cm, 1968
Wolken, 169,5 x 169,5 cm, 1970
1025 Farben, 120,7 x 123,8 cm, 1974
Drei Kerzen, 125 x 151 cm, 1982
Garten, 260 x 200 cm, 1982
Besen, 224,7 x 200 cm, 1984
Schober, 100 x 120 cm, 1984
A B, Brick Tower, 200 x 140 cm, 1987
À B, St. James, 200 x 260 cm, 1988
Landschaft, 67,3 x 94 cm, 1992
Wand, 240 x 240 cm, 1994
Karmin, 200 x 200 cm, 1994
PHOTO
Pyramide, 90 x 100 cm, 1966
Project for the first Italian exhibition, 30 x 226,5 cm, 1966
Guildenstern, 102 x 116 cm, 1988
Candle, 89 x 89 cm, 1989
Self-Portrait 3 Times, 51 x 60 cm, 1990
Self Portrait Standing, Three Times, 1991
Loo Paper, 98 x 91 cm, 1994
Badende, 52,9 x 37,4 cm, 1996
Kleine Badende, 52,5 x 37 cm, 1996
Ophelia, 102 x 116,3 cm, 1998
Mustangs, 88 x 150 cm, 2005
Seven Two Four, 73 x 100 cm, 2008
Sieben Zwei Vier, 73 x 100 cm, 2008
September, 51,8 x 72 cm, 2009
Cage Grid I, 75 x 75 cm, 2011
Babette, 50 x 40 cm, 2013
Gerhard Richter, un artiste réputé
EXPOSITIONS
New Acquisitions/ New Perspectives, Museum of Art, Massachusetts, 2007-2008
Monet, Kandinsky, Rothko and their Inheritance, Kunstforum Wien, Viennes, 2008
Prints of Gerhard Richter, Saint Louis Art Museum, Missouri, 2008
Dan Graham Presents New Jersey, National Museum of Contemporary Art, Athens, 2009
Gerhard Richter : Sinbad, The Flag Art Foundation, New York, 2011
The Queen: Art and Image, National Portrait Gallery, Londres, 2011
East of Eden – Photorealism: Versions of Reality, Ludwig Museum of Contemporary Art, Budapest, 2011 – 2012
The Giuliana and Tommaso Setari Collection, La Maison Rouge, Paris, 2012-2013
Difficult Art and the Liberal Arts Imagination, Vanderbilt University Fine Arts Gallery, Tennesse, 2013
From Ackermann to Zabotin, Center for Art & Media, Karlsruhe, 2014-2015
MUSÉES
Museum of Modern Art, New York
Art Institute of Chicago, Chicago
High Museum of Art, Atlanta
Musée Folkwang, Essen
Musée des Beaux-Arts de l’Ontario, Toronto
Musée MAXXI, Rome
FONDATIONS
Fondation Louis Vuitton
Fondation Beyeler
Principaux ouvrages sur Gerhard Richter
Erik Verhagen, « Bête comme un peintre. Les portraits de famille de Gerhard Richter », Les Cahiers du Musée national d’art moderne, janvier 2005
Bruno Eble, Gerhard Richter, la surface du regard, L’Harmattan, 2006
Sabine Ginoux, « La peinture élégiaque de Gerhard Richter », La Croix, 2008
Eiger Dietmar, Gerhard Richter, monographie, Hazan, 2010
Jürgen Schreiber, Richter, peintre d’Allemagne. Le drame d’une famille, traduction française par Mariette Althaus, édition française : Les Presses du réel, 2012
Expertise et Estimation des œuvres de Gerhard Richter
Certaines œuvres de Gerhard Richter sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Il’ia Efimovich REPIN
Il’ia Efimovich Repin est né en juillet 1844 en Ukraine et décédé en septembre 1930 en Finlande à l’âge de 86 ans. Très tôt, le jeune homme s’intéresse à l’art et s’inscrit dans une école de topographie avant de se réorienter vers la peinture d’icône. Il poursuit ensuite sa formation à l’Académie impériale des Beaux-Arts puis rejoint un groupe de peintres itinérants du nom des «Ambulants». Quelques années après, il devient professeur, maître d’atelier puis recteur de l’Académie et compte parmi ses élèves Boris Koustodiev, Igor Grabar ou encore Nikolaï Fechine. Rapidement, Il’ia Efimovich Repin connaît ses premiers succès et devient une figure incontournable du réalisme russe.
Une évolution dans les sujets traités
Dès les débuts de sa carrière, Il’ia Efimovich Repin s’attache à retranscrire, le plus fidèlement possible, le monde qui l’entoure. Inspiré par des artistes comme Ivan Kramskoï ou encore Rembrandt, il profite souvent de ses voyages pour dépeindre les habitudes des peuples qu’il observe comme dans son œuvre Les Bateliers de la Volga (1870/73). Le peintre aborde ainsi des thèmes qui traversent les sociétés et réagissent à l’actualité. Dans les années 1980, les sujets de prédilection d’Il’ia Efimovich Repin évoluent et il se focalise désormais sur les peintures historiques et les scènes de genre. Ces dernières lui permettent de transmettre au spectateur une grande force émotionnelle.
Une esthétique et une technique personnelle
Les compositions produites par Il’ia Efimovich Repin sont reconnaissables grâce à sa capacité à s’approprier différents styles. En effet, on retrouve dans sa production des échos au travail de peintres espagnols et hollandais du XVIIe siècle, mais aussi certains éléments de la peinture impressionniste. Il existe néanmoins des éléments de ce mouvement qu’il rejetait. Les toiles d’Il’ia Efimovich Repin sont également caractérisées par son utilisation particulière de la couleur et de la lumière. Privilégiant les couleurs à l’huile, il conduit son pinceau presque à l’aveugle pour ne jamais quitter son sujet des yeux.
Œuvres d’Il’ia Efimovich Repin
Study for Procession in an Oak Forest (1878) Ⓒ Sotheby’s
A Parisian Café (1875) Ⓒ Christie’s
Portrait of G. G. Ge as ‘Mephistopheles’ (1920) Ⓒ Bonhams
DESSIN-AQUARELLE
Job and His Friends, 20,5 x 27 cm, 1867
A young girl at prayer, 33,7 x 24,3 cm, 1869
Figure Study relating to the Painting “The Volga Boatmen”, 26,5 x 37 cm, 1870
Portrait of a Russian peasant, 31,5 x 22 cm, 1871
Study for A Parisian Café: Gentleman standing, 49,5 x 32,5 cm, 1874
Portrait of Vasili Samoilov as King Lear, 48,2 x 34,9 m, 1884
The Solar Eclipse of 1887, Mendeleev in his Hot-Air Balloon, 43 x 35 cm, 1887
Three studies of Lev Tolstoi, 70 x 65 cm, 1891
Standing female nude, 35 x 25 cm, 1894
Portrait of Vera Repina, daughter of the artist, 143 x 72 cm, 1895
Portrait of Lev Tolstoy, 33,7 x 25,4 cm, 1909
Portrait of Veronika Abegg-Werefkin, 66 x 55 cm, 1915
PEINTURE
A Parisian Café, 120,6 x 1919,8 cm, 1875
The Artist’s Daughter. Nadia, 58,3 x 48,3 cm, 1876
Returning Home, 84 x 124,5 cm, 1876-1877
Portrait of the Artist’s Wife, Vera Repin, 101,5 x 82,5 cm, 1878
Portrait of Yuri Repin by the Bay of Naples, 178 x 92 cm, 1894
Portrait of a Naeapolitan Girl, 78 x 51 cm, 1894
Portrait of Madame Alisa Rivoir with a Lapdog, 142 x 214 cm, 1914
Portrait of Leo Tolstoy, 115,5 x 85 cm, 1916
Self Portrait, 53,3 x 76,1 cm, 1917
The blind Candura player, 113 x 78 cm, 1918
Portrait of the Violinist Cecilia Hansen, 193 x 93 cm, 1922
ESTAMPE-MULTIPLE
Portrait of his partner, Natalia Borisovna Nordman-Severova, Penaty, 13 x 8 cm, 1912
Zaporogernas brev till sultanen I Turkiet, 44 x 62,5 cm
Russian peasant, 51 x 17,5 cm
Profile of a Woman/ Beggar
Il’ia Efimovich Repin, un artiste très exposé
EXPOSITIONS
Bonjour Russia French and Russian Masterpiece, Museum Kunstpalast Düsseldorf, 2007-2008
Truth and Beauty, Latvian National Museum of Art, Riga, 2009
Russian masters from Aivazovsky to Repin, Sinebrychoff Art Museum, Helsinki, 2016
Three Petersburg Collections, The State Russian Museum, St. Petersburg, 2019
Divine and Avanguarde: Women in Russian Art, Palazzo Reale Milano, Milan, 2020-2021
Impressionism in Russia: Dawn of the Avant–Garde, Museum Barberini, Potsdam, 2021-2022
To Moscow ! To Moscow ! To Moscow ! VAC Foundation, Moscow, 2021-2022
Ilya Répine: Peindre, Musée du Petit Palais, 2021-2022
Seafarer and Carpenter. Peter the Great in Russian Artistic Culture, The State Russian Museum, St. Petersburg, 2022
MUSÉES
Musée Russe, S. Petersburg
Musée Ateneum, Helsinki
Rijksmuseum Amsterdam, Amsterdam
Metropolitan Museum of New York
Principales publications sur Il’ia Efimovich Repin
Il’ia Efimovich Repin, Ilya Répine, 1987
Grigori Sternine, Elena Kirillina, Illa Efimovitch Repine, Il’ia Repin, le peintre de la vérité, 1996
Expertise et Estimation des œuvres de Il’ia Efimovich Repin
Certaines œuvres de Il’ia Efimovich Repinsont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Pavel TCHELITCHEW
Pavel Tchelitchew est né en septembre 1898 à Dubrovka et décédé en août 1957 à Rome à l’âge de 59 ans. Issu d’une famille d’aristocrates russes, il est élevé par des précepteurs qui l’initient très tôt aux activités artistiques. Après la révolution bolchévique, le jeune homme intègre l’Académie de dessin de Kiev où il étudie sous la direction d’Alexandra Exter. C’est également à cette période que l’artiste développe un intérêt pour le théâtre. Cette passion pousse Pavel Tchelitchew à faire carrière en tant que décorateur de théâtre et d’opéra. C’est notamment grâce à ses nombreuses relations avec des artistes et des intellectuels qu’il commence à acquérir une importante reconnaissance, notamment en France.
L’exploration de plusieurs mouvements artistiques
Au début de sa carrière, Pavel Tchelitchew s’intéresse à l’art abstrait puis au style cubiste. À l’époque, les réalisations de Tchelitchew ne sont pas sans rappeler les premiers collages de Picasso, de même que la structure, l’animation des espaces et la vivacité des couleurs y font écho. Ancien élève d’Isaac Rabinovitch, il utilise les codes de ce mouvement pour camoufler des corps et des visages humains derrière des lignes géométriques. Son style artistique est donc ancré dans le cubisme, mais également dans le symbolisme. Enfin, l’étrangeté de l’œuvre de Pavel Tchelitchew permet également de l’associer au surréalisme, courant connu pour faire appel à l’inconscient.
Un éloignement du cubisme
Quelques années plus tard, Pavel Tchelitchew rompt avec le cubisme et le constructivisme qu’il travaillait jusqu’alors. Abandonnant cette rigidité, il expérimente désormais des formes plus sensuelles au travers desquelles il donne à son travail de l’anatomie une place centrale. On perçoit cette nouvelle ligne directrice dans ses toiles comme dans ses travaux pour le théâtre qui sont désormais tous caractérisés par un mélange de mystère, de tristesse et de douceur. Cette mélancolie se matérialise souvent par la présence d’un bleu hivernal que l’on retrouve dans de nombreuses compositions de Pavel Tchelitchew.
Œuvres de Pavel Tchelitchew
Portrait of Madame Bonjean (1931) Ⓒ Bonhams
Study for Fata Morgana (1939) Ⓒ Sotheby’s
The Concert (1933) Ⓒ Christie’s
DESSIN-AQUARELLE
Flowers, 64 x 47,5 cm, 1928
Portrait of Margaret Anderson, 63,2 x 50,2 cm, 1929
Boy in Leopard, 76 x 31 cm, 1932
Brothers, 74,9 x 103,8 cm, 1933
Toreador, 75,2 x 103,9 cm, 1934
Children of Spain, 75 x 105,5 cm, 1934
Pêcheurs, 48,5 x 68 cm, 1935
The green Straw Hat, 64,8 x 49,9 cm, 1935
Portrait of Charles Henri Ford (1908-2002), 55,2 x 43,6 cm, 1936
Portrait de Joella, 60 x 49,5 cm, 1937
Blind Man’s Buff, 65 x 50,5 cm, 1939
Portrait of Edulji Dinshaw, 73 x 127,6 cm, 1940
Spiral head, 65,1 x 50,1 cm, 1950
The man with the puff, 65 x 50 cm, 1953
PEINTURE
Blue boy with string, 96,5 x 64 cm, 1927
The Rose necklace, 74 x 53 cm, 1931
The Juggler, 100 x 81 cm, 1931
The Dream, 81 x 100 cm, 1933
The Concert, 89,5 x 116,3 cm, 1933
Tattoed Man, 100,5 x 73,5 cm, 1934
The butterfly girl, 92 x 65 cm, 1934
Portrait of Ruth Ford, 99,5 x 73 cm, 1937
Portrait of my father, 48,5 x 61,5 cm, 1939
Fata Morgana, 54,5 x 66 cm, 1940
Portrait of Patricia Lopez-Wilshaw, 58,5 x 49 cm, 1941
The flying cat, 72 x 44,5 cm, 1956
ESTAMPE-MULTIPLE
Russian ballet program, 32 x 24,5 cm, 1938
Interior Landscape, 36,3 x 26 cm, 1948
Skull, 35 x 22 cm, 1949
Pierrot, 47,5 x 33,5 cm
Pavel Tchelitchew, un artiste apprécié
EXPOSITIONS
Pavel Tchelitchew, Kournikova Gallery, Moscou, 2011
Visions from Home Surrealism in CT, Gallery of Surrealism, New York, 2015
Pure Romance : Art and the romantic sensibility, The Redfern Gallery, Londres, 2016
It’s not your nature, Michael Rosenfeld Gallery, Chelsea, 2016
The Young and Evil, David Zwirner, New York, 2019
Lincoln Kirstein’s Modern, The Museum of Modern Art, Midtown, 2019
Other Points of View, Leslie-Lohman Museum of Art, Soho, 2020
Alone Together: Encounters in American Realism, Westmoreland Museum of American Art, Greensburg, 2022
MUSÉES
Museum of Modern Art, New York
High Museum of Art, Atlanta
Centre Georges Pompidou, Paris
Principales publications sur Pavel Tchelitchew
Alexaner Kuznetsov, Pavel Tchelitchew : Metamorphoses, Arnoldsche, 2012
Alice B. Toklas, Ma vie avec Gertrude Stein, Anatolia/Le Rocher, 2000
Pavel Tchelitchew, Michael Duncan, The landscape of the body, Katonah Museum of Art, 1998
Parker Tyler, The divine comedy of Pavel Tchelitchew (a biographie), New York Fleet, 1967
Expertise et Estimation des œuvres de Pavel Tchelitchew
Certaines œuvres de Pavel Tchelitchew sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Mahmoud SAÏD
Mahmoud Saïd est né en avril 1897 en Alexandrie et décédé en avril 1964. Issu d’une famille aisée d’Alexandrie, le jeune homme poursuit dans un premier temps des études de droit avant de se rendre par ses propres moyens en Europe dans les années 1920 pour étudier l’art à l’Académie Julian. Il se forme entre autres aux côtés d’artistes comme Amelia Daforno Casonato ou encore Arturo Zanieri. De retour en Alexandrie, il abandonne sa carrière juridique et se consacre exclusivement à ses pratiques artistiques. Mahmoud Saïd organise alors plusieurs expositions qui appartiennent aujourd’hui à de nombreuses collections publiques.
Une mise en lumière de sa culture égyptienne
Au début de sa carrière, un des éléments les plus récurrents dans l’iconographie développée par Mahmoud Saïd est l’âne. Et pour cause, il s’agit d’un animal très présent dans la région du Nil où il réside alors. Souvent représenté pour illustrer l’arrivée du Christ à Jérusalem dans les peintures européennes médiévales, l’âne tel qu’il est mis en scène par Mahmoud Saïd, conserve cette valeur symbolique de fidèle compagnon de l’homme. Il apparaît généralement dans ses peintures de paysages typiques d’Alexandrie par lesquels il est passionné. Mahmoud Saïd aura d’ailleurs l’occasion de travailler avec le groupe surréaliste égyptien Art et Liberté.
Une expérience de portraitiste
L’œuvre de Mahmoud Saïd reste néanmoins assez diversifiée. En véritable pionnier de l’art moderne arabe, il réalise plus de 400 nus féminins, de modèles parfois légèrement vêtues, dans des positions sensuelles et parfois même lascives. Aujourd’hui, il reste néanmoins assez rare de voir arriver sur le marché une œuvre de l’artiste, ce qui explique qu’il fasse partie des artistes arabes modernes les plus recherchés.
Œuvres de Mahmoud Saïd
Après la pluie (1936) Ⓒ Sotheby’s
Eid Al Adha (1917) Ⓒ Christie’s
Le Nil à Asouan (1947) Ⓒ Bonhams
PEINTURE
Portrait de Mme Batanouni Bey, 79,5 x 65 cm, 1923
La Mise au Tombeau, 57 x 75 cm, 1926
L’île heureuse, 80 x 70 cm, 1927
Les derviches tourneurs, 97,5 x 69,8 cm, 1929
Le Nil à El Derr, 62,3 x 79,3 cm, 1933
Les Chadoufs, 89 x 117 cm, 1934
Après la pluie, 75 x 57,5 cm, 1936
Adam and Eve, 79 x 55,7 cm, 1937
Fille à l’imprimé, 81 x 56 cm, 1938
Pêcheur à Rashid, 87 x 128 cm, 1941
Petite fille d’Assiout, 78 x 62 cm, 1945
Coucher de soleil sur le Nil à Louxor, 64 x 79,7 cm, 1945
Le Chômeur, 80 x 70 cm, 1946
Rochers et collines à Assouan35,2 x 42,5 cm, 1953
Après la pluie, au Liban, 64,5 x 70,3 cm, 1954
Bergère à Alamein, 49 x 77,5 cm, 1959
DESSIN-AQUARELLE
Kena/Paysage à Assouan, 8,2 x 12,3 cm, 1920
La mosquée blanche/Le Nil, 8,2 x 12,3 cm, 1920
Nu féminin, 41,4 x 30,4 cm, 1920
La Fille à l’amphore, 1920
Le Petit Mohamed, 16,5 x 12 cm, 1923
L’âne, 24 x 19 cm, 1927
Trois hommes sur un voilier, 14 x 18 cm, 1927
Introspection, 27 x 20,3 cm, 1930
Chevaux galopants, 12 x 17 cm, 1940
Femme assise, 22 x 15 cm
Une femme endormie, 25,5 x 20 cm
Une maison à Alexandrie, 26 x 19 cm
Femme assise et accoudée sur une chaise, 15,5 x 10 cm
Vieux cheikh assis, 46 x 27 cm
Mahmoud Said, un artiste assez connu
EXPOSITIONS
Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne, Pavillon Égyptien, Paris, 1937
Exposition d’art arabe, Palais de l’Unesco, Beyrouth, 1948
XXVI Esposizione Internazionale D’Arte di Venezia, Venise, 1952
Sajjil : A Century of Modern Art, Mathaf, Arab Museum of Modern Art, Doha, 2010-2011
Modern Masters, MEEM Gallery, Dubaï, 2020
MUSÉES
Barjeel Art Foundation, Sharjah
Sharjah Art Museum, Sharjah
Arab Museum of Modern Art, Doha
Dalloul Art Foundation, Beyrouth
Meem Gallery, Dubaï
Principales publications sur Mahmoud Saïd
Arthur Goldschmidt, Dictionnaire biographique de l’Égypte moderne, Éditeurs Lynne Rienner, 2000
Ahmed Fadhel Shabloul, La dernière nuit de la vie de Mahmoud Said, trad. par Mansour M’henni, Éditions L’Harmattan, 2022
Expertise et Estimation des œuvres de Mahmoud Saïd
Certaines œuvres de Mahmoud Said sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Gaston SUISSE
Gaston Suisse est né en décembre 1896 à Paris et décédé en mars 1988 à Paris également, à l’âge de 91 ans. Issu d’une famille d’artistes, son enfance est bercée par les ouvrages et les enseignements artistiques de son père. Dans un premier temps, Gaston Suisse découvre ainsi l’esthétique orientale, ainsi que le monde animalier. Guidé par son père, le jeune homme développe son talent en autodidacte avant de finalement intégrer l’École Supérieure des Arts décoratifs. Grâce à cet enseignement académique, il développe une technicité telle qu’il est récompensé en 1913 et en 1914 pour ses talents de laqueur. Gaston Suisse est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands laqueurs des années 1930.
Le monde animalier, un sujet de prédilection
Gaston Suisse doit une grande partie de son succès à ses sujets de prédilection que sont les animaux et le Moyen-Orient. Avec Paul Jouve, il se formera d’ailleurs aux côtés d’un des plus grands maîtres de l’art animalier, Rembrandt Bugatti. Fort de cet enseignement, l’artiste renforce ses connaissances en étudiant seul ses sujets afin de retranscrire avec précision et le plus fidèlement possible chaque mouvement animal. Les compositions de Gaston Suisse sont également caractérisées par une grande précision anatomique. Au cours de sa carrière, l’artiste a utilisé plusieurs médiums, dont la peinture, l’aquarelle ou encore l’estampe. Il a également proposé de nombreux objets, réalisant ainsi des meubles, des paravents, des coffres ou encore des écrans, la majorité d’entre eux représentant des animaux.
Une appropriation des techniques
Gaston Suisse fait partie des artistes qui ont rapidement pris en main la technique de la laque des grands maîtres asiatiques. Dans un premier temps, il utilise une base de laque végétale qu’il finit ensuite par remplacer avec un vernis synthétique pour limiter le temps de séchage. Il met ensuite au point des techniques novatrices, élargit sa gamme chromatique et enrichit ses compositions en posant des feuilles d’or ou encore en incrustant des coquilles d’œuf. Alors que dans un premier temps les œuvres de Gaston Suisse sont animées par un style particulier aux lignes pures, son esthétique finit par tendre vers une géométrisation des formes. Membre fondateur du mouvement Art déco, il est réputé pour sa maîtrise technique.
Œuvres de Gaston Suisse
Aux Oiseaux (1930) Ⓒ Christie’s
Artist signature (1935) Ⓒ Bonhams
Hirondelles de Chine et colins de Californie dans les Orphys en fleurs (1955) Ⓒ Sotheby’s
DESSIN-AQUARELLE
Makis dans les philocactus en fleurs, 59 x 112 cm, 1928
Fonds marins, 50 x 85 cm, 1929
La chasse à l’arc, 110 x 100,5 cm, 1929
Poissons japonais, 140 x 200 cm, 1930
Colibris dans les cactées en fleurs, 60 x 36 cm, 1931
Tangaras dans les eucalyptus en fleurs, 75 x 55 cm, 1932
Rossignols du Japon dans les Orchidées, 41 x 53 cm, 1932
Perruches dans les cactées en fleurs, 41 x 53 cm, 1934
Ignicolores dans les feuillages, 70 x 30 cm, 1935
Les paradisiers, 82 x 122 cm, 1936
Colibris dans les feuillages, 51 x 33 cm, 1936
Hirondelles de mer dans la tempête, 55 x 147 cm, 1936
Faisans Elliott, 66 x 122 cm, 1942
PEINTURE
Paravent construction moderniste, 170 x 50 cm, 1925
Poisson évoluant dans un fond marin, 52 x 120 cm, 1925
Panneau décoratif, 109,5 x 64 cm, 1930
Panneau décoratif Cobra, 109,3 x 79 cm, 1930
Tarsier, 62 x 38,5 cm, 1930
Écureuil de Malaisie, 70 x 42 cm, 1930
Paradisiers dans les cactus en fleurs, 61 x 79 cm, 1932
Perruches parmi des cactées en fleurs, 60 x 78 cm, 1934
Hirondelles de mer dans la tempête, 56 x 110 cm, 1938
Tangaras dans les cactées en fleurs, 153 x 40 cm, 1940
Merles d’Afrique, 67 x 70,5 cm, 1940
Deux hérons, 112 x 82,5 cm, 1940
ESTAMPE-MULTIPLE
Le gorille, 33 x 25,5 cm, 1922
Panthère noire dans les bambous, 22 x 44 cm, 1927
Les scalars, 45 x 27 cm, 1930
Chimpanzé, 34 x 27 cm, 1931
Laie, sanglier et marcassins, 54 x 69 cm
Colibris aux orchidées, 46,5 x 25,5 cm
Gaston Suisse, un artiste très connu
EXPOSITIONS
Années folles, années d’ordre, l’Art déco de Reims à New York, Musée des Beaux-Arts de Reims, 2007
Gaston Suisse, Galerie Marcilhac, Paris, 2013
Gaston Suisse, Le Bestiaire, Galerie Geneviève Marty, Cannes, 2014
Gaston Suisse : Splendor of Art Deco, Galerie Dumonteil, New York, Midtown, 2017
Magnificence of Art Deco (II) : Gaston Suisse — Master of Lacquer, Dumonteil Shanghai, 2017-2018
The France-China Connexion, City Exhibition Gallery, Hong Kong, 2019
Gaston Suisse, Galerie des peintres voyageurs, 1995
Exposition Universelle Internationale de Bruxelles, 1958
MUSÉES
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
Musée de la chasse et de la nature, Paris
Musée des Années Trente, Boulogne-Billancourt
Musée des Beaux-Arts du Havre
Musée des Beaux-Arts de Reims
Musée d’Art et d’Industrie, Roubaix
Musée Municipal de la ville de Vernon
Musée National d’Histoire de l’Art du Luxembourg
Principales publications sur Gaston Suisse
Yvonne Brunhammer et Suzanne Tise, Les Artistes Décorateurs 1900-1942, Éditions Flammarion, 1990
Bangert Fahr, Lackpannel Art Deco, Éditions Heine, 1993
Sophie Fourny-Dargère, Gaston Suisse, le bestiaire, Éditions Musée du Vernon, 2000
Marion Vidal-Bué, L’Algérie des peintres — 1830-1860, Éditions Paris Méditerranée, 2003
Christian Eludut, Le monde animal dans l’art décoratif des années 30, Éditions BGO, 2007
Emmanuel Bréon, Gaston Suisse : Splendeur du Laque Art Déco, Éditions Somogy, 2013
Rodney et Diana Capstick-Dale, Art Deco Collectibles, fashionable objets from the jazz age, Éditions Thames & Hudson, 2016
Pierre Dumonteil, Gaston Suisse, l’art du laque, trilingue français-anglais-mandarin, Éditions Dumonteil, 2017
Expertise et Estimation des œuvres de Gaston Suisse
Certaines œuvres de Gaston Suisse sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Jean SOUVERBIE
Jean Souverbie est né en mars 1891 à Boulogne-Billancourt et décédé en novembre 1981 à Paris. Issu d’une famille aisée, il est encouragé par son père à développer sa passion pour le dessin, la peinture et l’art de manière générale. Après quelques années de pratique en autodidacte, le jeune homme intègre l’Académie Julian où il étudie sous la direction de Jean-Paul Laurens, puis à l’Académie Ranson où il rencontre les anciens Nabis. Au cours de sa carrière Jean Souverbie expérimente plusieurs mouvements artistiques. Peu connu du grand public, il a pourtant été à l’origine d’œuvres monumentales comme les allégories des quatre saisons qui ornent le siège du Conseil économique, social et environnemental.
Un hommage à l’art antique
Durant les premiers instants de sa carrière, Jean Souverbie est un grand admirateur de Picasso et s’intéresse brièvement au cubisme. Après cette première expérimentation, l’artiste se prend finalement de passion pour l’art néoclassique. Il développe alors un intérêt particulier pour les civilisations grecques et romaines auxquelles il fait souvent écho dans ses compositions. Les références mythologiques, historiques et religieuses sont légion dans son œuvre. Jean Souverbie a en effet réalisé de nombreuses peintures de Vénus, de baigneuses et d’autres femmes dénudées dont l’élégance intemporelle n’est pas sans rappeler l’esprit des compositions antiques.
Une reconnaissance internationale
Dans les années 1930, Jean Souverbie se consacre également aux grands formats et à l’art monumental, ce qui lui vaut de recevoir de nombreuses commandes publiques, mais également privées. Il exécute alors des fresques et, attaché à la tradition, travaille pour l’Opéra Garnier et l’Opéra-Comique pour lesquels il réalise des costumes ou encore des décors de théâtre. À cette époque, le succès de Souverbie est à son apogée et il bénéficie d’une reconnaissance internationale. Il est nommé à l’Académie des Beaux-Arts en 1946 puis professeur émérite à l’École Nationale des Beaux-Arts qui ouvre un atelier spécialement pour lui. À l’époque, Jean Souverbie était donc considéré comme une figure incontournable de l’art du XXe siècle.
Œuvres de Jean Souverbie
Femme à la fontaine (1947) Ⓒ Artcurial
Femmes se coiffant (1968) Ⓒ Christie’s
Jeune femme à la mandoline (1927) Ⓒ Bonhams
PEINTURE
Paysage, 65 x 54 cm, 1924
Torse marin, 81 x 54 cm, 1926
Les baigneuses, 83,5 x 102,5 cm, 1927
Le bonheur du marin, 92 x 73 cm, 1927
Le cheval blanc, 73 x 54 cm, 1928
Baignade des chevaux, 64,5 x 80,7 cm, 1929
Femme endormie dans le blé, 60 x 73 cm, 1930
Les deux amies, 81 x 54 cm, 1935
Le jugement de Paris, 50,2 x 65 cm, 1942
Descente de croix, 55 x 46 cm, 1945
Mère à l’enfant, 32 x 24 cm, 1959
Pichet et Pommes, 47 x 38,5 cm, 1963
La Terre, 54 x 65 cm, 1973
Jeune femme allongée : La terre, 54 x 64 cm, 1973
Le couple, 35 x 24 cm, 1974
Nu assis devant la mer, 33 x 46,5 cm, 1975
Baigneuse s’éclaboussant, 59 x 81 cm, 1978
DESSIN-AQUARELLE
Visage, 30 x 23 cm, 1923
Mère et enfants, 25 x 17,5 cm, 1926
Décor pour l’Opéra Arianne à Naxos, 22 x 37 cm, 1928
Nu étendu, 17 x 26 cm, 1929
Nu au voile banc, 18 x 26 cm, 1929
Femme cubiste, 29 x 14 cm, 1930
Groupe de baigneuses, 15 x 24,5 cm, 1930
Étude allégorique, 1932
Plage méditerranéenne, animée, 30,5 x 43,5 cm, 1941/42
La Terre et l’Eau, 24 x 49 cm, 1946
Portrait devant la mer, 22 x 19 cm, 1952
Femme se coiffant, 20 x 14,5 cm, 1958
Nu debout, bras levés, 31 x 19 cm, 1970
Portrait d’Alice Souverbie enceinte, 23 x 18 cm
Voiliers dans le port de Honfleur, 17 x 9 cm
ESTAMPE-MULTIPLE
Nu les bras levés, 13 x 10 cm
Nu à l’entrée du port, 57 x 42 cm
Femme assise se coiffant, 34 x 28 cm
Tête de jeune homme, 18 x 10 cm
Femme à la colonne, 64 x 48 cm
Femme à la fontaine, 64 x 49 cm
Tête de femme aux épis de blé, 40 x 33 cm
Jean Souverbie, un artiste réputé, mais aujourd’hui peu connu
EXPOSITIONS
La Section d’Or, Galerie Vavin-Raspail, Paris, 1925
Galerie Bernheim-Jeune, Paris, 1928
Exposition Universelle de Bruxelles, 1935
Galerie Drouant-David, Paris, 1947
Galerie Chaudun, Paris, 1950-1975
Galerie Mistral, Bruxelles, 1958
Galerie Muratore, Nice, 1958
Galerie Bernheim Jeune, Paris, 1976
Musée municipal d’Étampes, 1981
Galerie Malaval, Londres, 1983
The Cruise, Helene Bailly Gallery, Paris, 2022
MUSÉES
Institut d’art contemporain, Boston
Philadelphia Museum of Art, Philadephie
Musée Rolin, Autun
Musée départemental de l’Oise, Beauvais
Musée des Beaux-Arts de Caen
Musée de Grenoble
École des Beaux-Arts de Paris
Leeds Art Gallery, Leeds
Principales publications sur Jean Souverbie
Jean Souverbie, Discours, séance publique du 10 novembre 1954, Institut de France, Paris
Philippe Lejeune, Galerie Malaval et Jean Soubervie, Jean Souverbie, 1983
Frédéric Souverbie, Jean Souverbie : 1891-1981, Gourcuff Gradenigo, 2021
Expertise et Estimation des œuvres de Jean Souverbie
Certaines œuvres de Jean Souverbie sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Jean Souverbie afin d’établir une estimation de votre pièce.
Léopold SURVAGE
Léopold Frédéric Sturzwage, plus connu sous le nom de Léopold Survage est né en juillet 1879 à Moscou et décédé en octobre 1968 à Paris à l’âge de 89 ans. Après avoir travaillé pendant un temps dans la fabrique de pianos de son père, il décide de concrétiser son rêve artistique en intégrant l’Académie des Beaux-Arts de Moscou en 1899. Arrivé en France en 1908 pour poursuivre son enseignement, il étudie sous la direction d’Henri Matisse et découvre le travail de Cézanne. C’est à cette période qu’il décide de franciser son nom. Après avoir exposé pour la première fois au Salon des Indépendants, Léopold Survage rencontre de nombreux artistes parisiens et s’intègre rapidement au milieu des peintres de Montparnasse.
Un style personnel basé sur le cubisme
Sous l’influence de Cézanne puis du cubisme de manière générale, Léopold Survage s’oriente vers ce mouvement artistique tout en se l’appropriant. Il développe ainsi un vocabulaire pictural abstrait qui associe des éléments figuratifs schématisés à des perspectives contradictoires. Cette esthétique lui a été inspirée par le reflet d’un spectacle urbain dans le miroir intérieur d’un magasin. Léopold Survage propose un symbolisme rythmique généré par la forme caractéristique de son œuvre qui accentue la construction de ses compositions. Cette particularité reflète sa sensibilité et sa manière de percevoir le monde.
Évolution esthétique
En 1925, Léopold Survage se rend à Collioure où sa trajectoire créative va connaître un nouveau tournant. En effet, l’artiste expérimente une nouvelle forme de peinture en donnant une importance particulière à la lumière, mais aussi et surtout en apportant de nouveau une présence humaine à ses compositions. Léopold Survage renoue alors avec les thèmes de l’Antiquité méditerranéenne et se concentre sur la réalisation de nus monumentaux ou de scènes de la vie quotidienne du port. Sa palette chromatique évolue en même temps que ses sujets et est restreinte à l’ocre, au marron, au vert, au bleu et au blanc. Léopold Survage est à l’époque considéré comme l’un des plus grands peintres de son temps.
Œuvres de Léopold Survage
Le Cheval Noir (1941) Ⓒ Sotheby’s
La Ville (1938) Ⓒ Christie’s
Composition aux visages et à la pomme (1935) Ⓒ Tajan
DESSIN-AQUARELLE
Les baigneuses, 18 x 18 cm, 1912
Rythme coloré, 47,5 x 43 cm, 1913
L’homme dans la ville, 65,5 x 47,5 cm, 1919
La Danse, 31,2 x 21 cm, 1920
Nature morte, 1921, 21,5 cm, 1921
Promeneuse dans la ville, 45 x 30 cm, 1923
La ville, feuilles et mains, 1931, 48 x 60 cm, 1931
L’homme à l’oiseau, 45,5 x 64,5 cm, 1932
La Ville, 35,8 x 46,9 cm, 1938
Paysage, 43,5 x 66 cm, 1938
La sainte famille, 50 x 34 cm, 1942
La fleur, 1944, 48,5 x 55 cm, 1944
La maison de repos, 22,5 x 30,5 cm, 1947
Vue de Collioure, 55 x 76 cm, 1952
Taormina, 38 x 48,5 cm, 1956
PEINTURE
Les rues, 65 x 53,9 cm, 1913
Maison et nature morte, 42 x 35 cm, 1915
Ville et oiseau, 100 x 81 cm, 1916
Vase au camélia et à l’oiseau, 158,7 x 89,2 cm, 1919
Fenêtre ouverte sur la ville, 65 x 54 cm, 1919
Paysage à la porteuse, 135 x 90 cm, 1926
Les vendeuses de poisson, la dispute, 114 x 146 cm, 1927
Le Taureau échappé, 160,5 x 240,5 cm, 1928
L’âge d’Or, 130 x 97 cm, 1936
La plage, 100 x 200 cm, 1938
Tête de taureau, 148 x 96,5 cm, 1938
La Belle et la Bête, 109,5 x 69,5 cm, 1939
Adoration, 100 x 65 cm, 1939
Cités-Jardins, 194,5 x 130 cm, 1964
ESTAMPE-MULTIPLE
L’homme glisse le long des maisons, 26,5 x 23 cm, 1919
Le château de l’étang rouge, 19,5 x 15 cm, 1919
Le joueur de balle, 75 x 56 cm, 1927
Les miracles de tous les jours, 1931
Les trois grâces, 37 x 27,5 cm, 1933
Porteuse d’eau, 21 x 17 cm, 1945
Homme dans la ville, 20 x 14,5 cm, 1953
Le cheval debout sur ses pattes de derrière, 30,6 x 23,5 cm, 1954
Personnages dans la rue, 22 x 14 cm, 1957
Léopold Survage, un artiste souvent exposé
EXPOSITIONS
Dance of Colours. Nijinsky’s Eyz and Abstraction, Hamburger Kunsthalle, Hamburg, 2009
Livre d’Artiste, Moscow Museum of Modern Art, Moscou, 2010
Émigrés : « L’Esprit International » in Post-War Paris, Hanina Fine Arts, Mayfair, 2016
Venice Biennale Alumni, Hanina Fine Arts, Mayfair, 2017
Léopold Survage : Abstrait ou cubisme, Musée Ianchelevici, La Louvière, 2017-2018
Maurice Allemand, Or How Moderne Art Came to Saint-Étienne (1947-1966), MAMC Saint Étienne, Saint-Priest-en-Jarez, 2017-2021
Spirituality & Abstraction, Hanina Fine Arts, Mayfair, 2021
Modern Art & Photography Summer Showcase, Alon Zakaim Fine Art, Londres, 2022
MUSÉES
Musée d’Art Moderne de San Francisco
Art Institute of Chicago
Centre Pompidou, Paris
Principales publications sur Léopold Survage
Daniel Abadie, Survage d’un seul trait, Préface à l’exposition Survage à la Galerie Saint-Germain, 1974
Léopold Survage, Divertissements. Cahiers de l’Abbaye Sainte-Croix, Les Sables-d’Olonne, 1975
Écrits sur la peinture, suivi de Survage au regard de la critique, L’Archipel éditeur, 1992
Jeanine Warnod, Survage, les années héroïques, Anthese, 1993
Daniel Abadie, Survage, les années Collioure, 1925-1932, Somogy, 2012
Expertise et Estimation des œuvres de Léopold Survage
Certaines œuvres de Léopold Survage sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Sinaida Jewgenewna SEREBRJAKOWA
Sinaida Jewgenewna Serebryakova, plus connue sous le nom de Zinaida Serebryakova est née en décembre 1884 à Neskoutchnoïe et décédé en septembre 1967 à Paris. D’origine russe puis naturalisée française, elle est très tôt plongée dans l’univers artistique dans lequel baigne sa famille depuis plusieurs générations. À la sortie du lycée, Zinaida Serebryakova décide de concrétiser cette vocation pour l’art en étudiant la peinture à l’école fondée par la mécène Maria Ténichéva. L’artiste entreprend ensuite plusieurs voyages en Italie et à Paris où elle étudie sous la direction de célèbres peintres comme Iliya Répine ou encore Boris Sérébriakov. Contrainte de s’installer à Paris quelques années après la révolution bolchévique, Zinaida Serebryakova s’y installe définitivement et ne quittera la France que pour quelques voyages en Afrique.
Les débuts de l’artiste
Dans un premier temps, Zinaida Serebryakov peint essentiellement des scènes et paysages du folklore russe. Dans ses toiles, elle immortalise la campagne, les paysans, le travail des champs ou encore les traditions populaires. Les premiers tableaux de l’artiste sont essentiellement des œuvres monumentales réalisées avec de la peinture à l’huile. Formée à l’origine au réalisme russe, Serebryakova se distingue néanmoins des artistes de son temps grâce à ses coups de pinceau visibles et aux angles de vues atypiques qu’elle travaille. Sans se réclamer d’un quelconque courant, elle pousse régulièrement les frontières du classique et s’approprie la peinture. On perçoit néanmoins très distinctement l’empreinte artistique de Répine, son maître, dans le choix de ses sujets.
L’insuccès dans sa Russie natale
Si avant la révolution Zinaida Serebryakova connaît un succès grandissant, la période qui suit cette dernière marque le début d’une période noire pour l’artiste. Les difficultés financières auxquelles elle doit faire face la contraignent d’ailleurs à abandonner la peinture à l’huile et à réaliser ses œuvres au fusain et au crayon. Zinaida Serebryakova dessine alors davantage de nus féminins et sensuels et réalise également de nombreux portraits. Elle refuse cependant de participer à la propagande et décline toute demande de portrait pour des hommes politiques. Après son installation à Paris, elle réalise plusieurs voyages en Afrique, dont un au Maroc où les femmes berbères inspirent énormément ses prochaines œuvres.
Œuvres de Sinaida Jewgenewna SEREBRJAKOWA
Flora Ⓒ Bonhams
Still life with a basket of grapes (1931) Ⓒ Sotheby’s
Young Chleuh man (1932) Ⓒ Christie’s
DESSIN-AQUARELLE
Portrait of Marietta Frangopulo, 63 x 49 cm, 1922
Girl with a Doll, 62 x 45 cm, 1925
View of the Rooftops, France, 48 x 63 cm, 1926
Bathing Nude, 47 x 62 cm, 1927
Camel Market, Marrakesh, 47 x 62 cm, 1928
Moroccan boy, 60,4 x 44,8 cm, 1928
Seated Nude On a Green Cushion, 63,5 x 48 cm, 1929
Reclining Nude, 46 x 61,5 cm, 1929
Nude reading, 63 x 48,5 cm, 1931
Moroccan Girl and Infant, 63 x 48 cm, 1932
Portrait of a young Girl, Marrakech, 60 x 45 cm, 1932
Three figures in a doorway, 64 x 48,5 cm, 1932
Sleeping Nude, 46 x 61,5 cm, 1932
Breton Peasant Lady, 62,9 x 48,3 cm, 1934
PEINTURE
Study of a Sleeping girl, 70 x 98 m, 1923
The Russian Bathhouse, 137 x 81 cm, 1926
Reclining Nude on a blue ground, 65 x 81 cm, 1927
Still Life with Basket of a Grapes, 54,5 x 65 cm, 1928
The basket of sardines, 60 x 73 cm, 1930
Reclining nude, 63,5 x 80 cm, 1930
Sleeping Nude, 65,1 x 81,3 cm, 1931
Basket of Grapes and Peaches, 60 x 73,5 cm, 1931
Portrait of Katya, The Artist’s Daughter, 73 x 60 cm, 1933
Basket with Apples, 60 x 73,5 cm, 1934
Sleeping Nude, 65 x 80 cm, 1934
Sleeping nudes with Stripy drape, 73 x 59 cm, 1934
Portrait of Katya in a red blouse, 64,7 x 53,8 cm, 1935
Portrait of Mademoiselle Neviadomskaya, 60 x 74 cm, 1935
Still Life with grapes, 65 x 81 cm, 1936
Still Life with Cauliflower and Vegetables, 54 x 65 cm, 1936
Sinaida Jewgenewna SEREBRJAKOWA, une artiste plus ou moins appréciée
EXPOSITIONS
Grands artistes russes, Académie de l’aquarelle et des Beaux-Arts de Moscou, Russie, 2019
Images féminines dans les graphismes d’artistes russes, Centre de restauration scientifique de l’art panrusse Grabar, Russie, 2019
Nos artistes, les favoris, Galerie « Nos artistes », Russie, 2019
Zinaida Serebryakova, De la collection du Musée russe, Primorsky State Art Gallery, Russie, 2021
Il est temps de récupérer. Collections privées d’art contemporain, Musée d’art moderne d’Odessa, Ukraine 2021
Un monde recréé, Musée d’art et d’Histoire de Serpukhov, Russie, 2021
Sortir de l’ombre. Les femmes dans l’Histoire de l’art russe des XVIIIe — XXe siècles, Belgorod State Art Museum, Russie, 2021
MUSÉES
Musée Russe de Saint-Pétersbourg, Russie
Musée d’Odessa, Ukraine
FONDATION
Fondation Sérébriakoff, Paris
Expertise et Estimation des œuvres de Sinaida Jewgenewna SEREBRJAKOWA
Certaines œuvres de Sinaida Jewgenewna Serebrjakowa sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Sam SZAFRAN
Sam Szafran, aussi connu sous le pseudonyme Samuel Berger, est né en novembre 1934 à Paris et décédé en septembre 2019 à Malakoff à l’âge de 84 ans. Issu d’une famille d’immigrés juifs polonais, son enfance est marquée par les horreurs de la Shoah. De nature solitaire, il se marginalise encore plus à l’adolescence et sombre dans l’alcool tout en essayant désespérément de se faire des amis. Au fil de ses rencontres avec des artistes à Montmartre, Sam Szafran décide de lui aussi devenir peintre. L’artiste se forme alors en autodidacte et au contact d’Yves Klein ou encore de Jean-Paul Riopelle avec qui il noue de véritables liens d’amitié.
Une architecture de l’espace très personnelle
Dans un premier temps, c’est dans ses états intérieurs que Sam Szafran trouve ses sources d’inspiration. Son œuvre est caractérisée par sa recherche du « trop plein » et sa capacité à naviguer librement entre les représentations et les expérimentations. L’artiste dépeint de nombreux éléments de son quotidien qu’il structure selon ses propres lois d’architecture. Sam Szafran propose ainsi des compositions dans lesquelles il déforme et déconstruit la perspective de lieux clos sur eux-mêmes. Progressivement, l’artiste ouvre ces lieux vers l’extérieur, ce qui donne lieu à des visions éclatées des espaces qui s’affrontent ou se confondent.
Un univers riche
Doté d’une curiosité débordante, il s’essaye au pastel puis à l’aquarelle qui deviendront ses médiums de prédilection. Les éléments des compositions de Sam Szafran appartiennent pour la plupart à son quotidien. Les escaliers en colimaçon, les verrières ou encore les machines d’une imprimerie font partie des éléments qui l’obsèdent et que l’on retrouve perdus dans les forêts foisonnantes qu’il aime représenter. Plantes, bois et feuillages font donc eux aussi partie de l’univers féérique que l’artiste développe. Souvent, les toiles de Sam Szafran se présentent sous la forme d’un univers kaléidoscopique où vie végétale et objets du quotidien se côtoient.
Œuvres de Sam Szafran
Escalier (1979-80) Ⓒ Christie’s
Escalier (1989) Ⓒ Sotheby’s
Sans titre (1965) Ⓒ Tajan
DESSIN-AQUARELLE
Escalier et intérieur, 37,5 x 24,5 cm, 1955
L’atelier, rue de Crussol, 105 x 75 cm, 1968/71
Modèle dans l’atelier, rue de Crussol, 105,5 x 75,5 cm, 1971
L’imprimerie Bellini, 138,5 x 100 cm, 1972
Escalier rue de Seine, 76 x 56,5 cm, 1974
L’atelier du sculpteur Raymond Mason, 100 x 80 cm, 1977
Atelier au feuillage avec personnage, 120 x 80 cm, 1978
Lilette dans les feuillages – Jardin d’hiver, 120 x 80 cm, 1985
Philodendrons, 142 x 75 cm, 1987
Escalier, 181 x 96 cm, 1992
Escalier anamorphique, 85 x 69 cm, 1995
Lilette en ikat assise sur le banc Gaudi, 120 x 160 cm, 2010
ESTAMPE-MULTIPLE
Le repos dans l’atelier, 75,7 x 56 cm, 1968
Le cinéma, 61 x 48 cm, 1969
Le funambule, 57 x 75,5 cm, 1971
La serre, 120 x 80 cm, 1972
Atelier de la rue de Crussol, 91 x 67 cm, 1972
L’Escalier de la Rue de Seine, 25,8 x 19,2 cm, 1975
L’imprimerie Bellini, 94,6 x 70,9 cm, 1975
Végétation à la Besnadière, 121 x 94,6 cm, 1976
Végétation, 37,5 x 28 cm, 1980
Escalier anamorphique, 25,7 x 19,5 cm, 1981
L’escalier, rue de Seine, 74,4 x 28,2 cm, 2004
Atelier de Raymond Mason, 105 x 73 cm, 2004
Lilette à la chaise de Gaudi, 105 x 77 cm, 2007
PEINTURE
Esquisse pour une course d’obstacle, 33 x 41 cm, 1955
Portrait de femme, 34 x 14 cm, 1955
Je repars à zéro, 130 x 161 cm, 1958
La bête à Bon Dieu, 89 x 116 cm, 1958
Miss Luce Octin, 50 x 35 cm, 1959
Drap jaune, 33 x 22 cm, 1960
Bouquet à la fleur blanche, 146 x 114 cm, 1961
Nature morte au pichet blanc, 97 x 146 cm, 1962
Personnage assis, 56 x 38 cm, 1965
Escalier, 38 x 50,5 cm, 1973
Liletteparmi les philodendrons, 140 x 100 cm, 2009
Sam Szafran, un artiste reconnu à l’international
EXPOSITIONS
Sculpture de peintres, Galerie Claude Bernard, Paris, 1964
Sam Szafran, dessins, Galerie Jacques Kerchache, Paris, 1965
Sam Szafran, pastels, Galerie Claude Bernard, Paris, 1980
Sam Szafran, pastels, fusains, Le Centre d’art de Flaine, Cluses, 1986
Le Pavillon Szafran, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2006
Black & White, Frissiras Museum, Athènes, 2011
De Renoir à Sam Szafran, parcours d’un collectionneur, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2011
Sam Szafran, pastels from the Triton Foundation, Musée historique juif, Amsterdam, 2011
Sam Szafran, Jewish Historical Museum, Amsterdam, 2011-2012
Painting I – Eclectic affinities, Frissiras Museum, Athens, 2013
Sam Szafran, cinquante ans de peinture, Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 2013
Sam Szafran, Galerie Claude Bernard, Paris, 2014
Sam Szafran. Dans les collections de la Fondation, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2020-2022
Sam Szafran, Galerie Claude Bernard, Paris, 2021
Sam Szafran : Obsession d’un peintre, Musée National de l’Orangerie, Paris, 2022-2023
MUSÉES
Musée de l’Orangerie, Paris
FONDATIONS
Fondation Pierre Gianadda
Principales publications sur Sam Szafran
Beate et Serge Klarsfeld, Mémorial de la déportation des Juifs de France, Paris, 1978
Jean Clair, Sam Szafran, Skira, Genève, 1998
Daniel Marchesseau, Le Pavillon Szafran, Fondation Gianadda, Martigny, 2005
Daniel Marchesseau et al., Henri Cartier-Bresson, photographies de « La Collection Sam, Lilette et Sébastien Szafran », Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2005
Alain Veinstein, Entretiens avec Sam Szafran, Flammarion, Paris, 2013
Daniel Marchesseau et al., « Sam Szafran, Cinquante ans de peinture », Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2013
Expertise et Estimation des œuvres de Sam Szafran
Certaines œuvres de Sam Szafran sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Sophie TAEUBER-ARP
Sophie Henriette Gertrude Taeuber, plus connue sous le nom de Taeuber-Arp est née en janvier 1889 à Davos et est décédée en janvier 1943 à Zurich à l’âge de 53 ans. Issue d’un milieu artistique, elle apprend très tôt le dessin décoratif, les techniques de broderie et bien d’autres disciplines artistiques en autodidacte. Au milieu des années 1900, la jeune artiste rencontre Jean Arp avec qui elle se marie et fonde le mouvement Dada. Malgré l’opposition fondamentale entre ce mouvement et la danse d’expression à laquelle elle a été initiée quelques années plus tôt, Sophie Taeuber-Arp continue de la pratiquer, en restant néanmoins masquée pendant ses représentations. Aujourd’hui encore, elle est considérée comme un pilier du Dadaïsme.
Une esthétique novatrice
Pendant toute sa carrière, Sophie Taeuber-Arp a toujours montré un goût prononcé pour l’expérimentation. À l’origine de l’art concret géométrique en Suisse, elle explore de nouvelles voies artistiques. C’est dans ce contexte que l’artiste produit une œuvre interdisciplinaire dans laquelle toutes les formes d’art se rencontrent. Sophie Taeuber-Arp met au point des compositions aux structures particulièrement recherchées, avec des contrastes de dynamisme. Les formes, les couleurs et les espaces représentés par l’artiste évoluent en effet selon une rythmique qu’elle seule maîtrise. C’est donc l’intérêt que Sophie Taeuber-Arp porte à la danse qui structure et caractérise une grande partie de ses œuvres.
Un travail artistique effectué en collaboration avec Jean Arp
Sophie Taeuber-Arp a également été une source d’inspiration pour Jean Arp, aux côtés duquel elle a également réalisé plusieurs œuvres. Ensemble, ils développent une esthétique qui s’affranchit de toute convention traditionnelle. C’est dans ce contexte que les deux artistes réalisent à quatre mains plusieurs projets. Ils adhèrent également à des mouvements en adéquation avec leurs idéaux artistiques en conservant néanmoins leur liberté de composition. L’œuvre de Sophie Taeuber-Arp ainsi que son travail réalisé aux côtés de Jean Arp notamment dans le domaine de la sculpture ont durablement marqué le monde artistique.
Œuvres de Sophie Taeuber-Arp
Projet de costume L’extravertie (1925) Ⓒ Beurret & Bailly Auktionen
Passion de lignes (1941) Ⓒ Kornfeld Galerie
Composition dans un cercle blanc sur fond noir (1936) Ⓒ Christie’s
DESSIN-AQUARELLE
Porteuse de vase, 18 x 16 cm, 1916
Composition verticale et horizontale, 22 x 19 cm, 1918
Deux personnages étendus, 21,3 x 23 cm, 1926
Cimetière de Montmartre, 22 ? 8 x 29,3 cm, 1926
Composition à motifs d’oiseaux, 39 x 28 cm, 1927
Bandes, cercles et lignes, 26 x 35 cm, 1932
Quatre espaces irréguliers, 28,7 x 29 cm, 1932
Quatre espaces à cercles rouges roulants, 25,5 x 25,5 cm, 1932
Composition à cercles de demi-cercles, 26 x 35 cm, 1938
Six espaces distincts, 31 x 43 cm, 1939
Formes coïncidentes, lignes et plans, 30,5 x 32,1 cm, 1942
ESTAMPE-MULTIPLE
23 Gravures, 27,1 x 21,5 cm, 1934/35
Coquilles, 38,5 x 28,5 cm, 1937
Forme bleue, 60,5 x 48,5 cm, 1941
Passion de ligne, 32 x 30,5 cm, 1941
Lignes d’été, 29,7 x 20,7 cm, 1942
Six espaces distincts, 12,8 x 18 cm, 1948
Taches quadrangulaires, 29,7 x 20,7 cm, 1948
Composition dans un cercle, 18 x 18 cm, 1948
Projet de tapisserie et sérigraphie, 14 x 12,5 cm
Quatre espaces à croix brisée, 43 x 33,5 cm
Deux cercles, deux plans et lignes croisées, 38 x 48,5 cm
Sophie Taeuber-Arp, 48 x 38 cm
PEINTURE
Composition Dada, Tête au plat, 27 x 34,5 cm, 1920
Composition à cinq cercles carré et rectangles, 1931
Équilibre, 41,5 x 34 cm, 1932
Bandes, cercles et lignes, 26 x 35 cm, 1932
Six espaces distincts, 64,5 x 87,5 cm, 1939
Sophie Taeuber-Arp, une artiste réputée
EXPOSITIONS
Sophie Taeuber-Arp : Avant-Garde Pathways, Museo Picasso Málaga, Malaga, 2009-2010
Toys of the Avant-Garde, Museo Picasso Málaga, Malaga, 2010-2011
Women Artists of the Avant-garde 1920-1940, Luisiana, Museum of Modern Art, Humlebaek, 2012
The Textile Room, ZAZ Bellerive, Zürich, 2015-2016
Hommage aux Femmes, Galerie Proarta, Zürich, 2017
Des arcs-en-ciel tendus comme des brides, Galerie Natalie Seroussi, Paris, 2020
The Avant-garde Museum, Museum Sztuki, Lodz, 2021-2022
What a fabulous place we are in, Museum Sztuki, Lodz, 2022
Woman Pioneers of Abstraction, Sainsbury Centre For Visual Arts, Norwich, 2022
Sophie Taeuber-Arp & Mai-Thu Perret, Cabaret Voltaire, Zürich, 2022-2023
MUSÉES
Metropolitan Museum of Art, New York
Musée Solomon, R. Guggenheim, New York
Whitney Museum of American Art, New York
American Museum of Natural History New York
Empire State Building, New York
Brooklyn Museum, New York
Morgan Library and Museum, New York
FONDATION
Fondation Arp
Principales publications sur Sophie Taeuber-Arp
Michel Laclotte et Jean-Pierre Cuzin, Dictionnaire de la peinture, Larousse, 1987
Jacques Damase et Sonia Delaunay, Nous irons jusqu’au soleil, Robert Laffont, 1978
Jean-Louis Ferrier et Yann Le Pichon, L’Aventure de l’art au XXe siècle, Éditions du Chêne – Hachette, 1988
Gabrielle Mahn, Sophie Taeuber-Arp «Le Dictionnaire universel des créatrices » (Des femmes, 2013)
Expertise et Estimation des œuvres de Sophie Taeuber-Arp
Certaines œuvres de Sophie Taeuber-Arp sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise.
Yves TANGUY
Yves Tanguy est né en janvier 1900 à Paris et décédé en janvier 1955 à Woodbury à l’âge de 55 ans. Déjà sensibilisé à la peinture par Pierre Matisse, c’est en 1923 qu’il décide de s’y consacrer pleinement, après avoir vu Le cerveau de l’enfant de Giorgio De Chirico. En autodidacte, il réalise ses premières huiles et expérimente alors les différentes facettes de l’art. Suite à sa rencontre avec des artistes surréalistes, Yves Tanguy réalise sa première exposition personnelle à la Galerie Surréaliste en 1927. Son travail artistique évolue à de multiples reprises au gré de ses voyages et de ses réflexions sur son œuvre. Yves Tanguy est considéré comme l’un des peintres surréalistes les plus importants en France.
L’adhésion au mouvement surréaliste
Fasciné par la rencontre entre l’écriture et le dessin qui caractérise le surréalisme, Yves Tanguy y dédie le début de sa carrière. À partir de 1926, ses compositions sont caractérisées par la présence de paysages oniriques et sombres dans lesquels on distingue des horizons linéaires ou encore des « êtres-objets ». C’est également à cette période que l’artiste décide de pratiquer la technique du dessin automatique qui consiste à laisser son inconscient être souverain. Ses voyages réalisés en Afrique du Nord enrichissent d’ailleurs énormément son iconographie. Yves Tanguy a su créer un univers particulier qui lui vaudra le surnom de « peintre des épouvantables élégances aériennes, souterraines et maritimes » par Breton.
Un travail en constante évolution
Lorsqu’à la fin des années 1930 Yves Tanguy s’installe à New York avec son épouse l’artiste Kay Sage, il prend conscience de l’intensification de la couleur dans son travail. En contact avec de nombreux intellectuels européens en exil, il invite plusieurs d’entre eux dans le Connecticut où il a déménagé. Yves Tanguy expose à plusieurs reprises et se verra d’ailleurs reprocher son « embourgeoisement » par Breton à l’issue de son exposition de 1945.
Œuvres d’Yves Tanguy
À gauche (1941) Ⓒ Bonhams
Sans titre Ⓒ Sotheby’s
Un grand tableau qui représente un paysage (1927) Ⓒ Christie’s
DESSIN-AQUARELLE
Joséphine, Conrad Veidt, Mistinguette, 23,2 x 14,6 cm, 1924
Cadavre exquis, 36 x 23 cm, 1927
Auprès des sables, 11,8 x 17,2 cm, 1936
Paysage, 9,5 x 28,3 cm, 1936
L’industrie du pays, 8 x 23,4 cm, 1936
American composition, 35,2 x 26,8 cm, 1943
Pour Sonia, 28 x 21 cm, 1944
Taille de guêpe, 56,2 x 27,9 cm, 1945
Nombres réels, 35,6 x 27,9 cm, 1946
Plantes de glace, 35,5 x 27,9 cm, 1946
La grue des sables, 47,2 x 31,8 cm, 1946
Elle fut douce, 63 x 47,5 cm, 1947
Reflet, 38,5 x 28,9 cm, 1951
Feu volant, 43 x 32,5 cm, 1951
Feu volant, Changes, 42,8 x 32,4 cm, 1951
ESTAMPE-MULTIPLE
La vie immédiate, 15 x 11,8 cm, 1932
À même la terre by Alice Paalen, 11 x 14,5 cm, 1936
Solidarité, 9,8 x 7,8 cm, 1938
Birthday, 74 x 53 cm, 1942
Rhadomacie, 30 x 29,5 cm, 1947
Le mythe de roche percée, 25,5 x 20 cm, 1947
L’antitête : one plate, 9,5 x 6,7 cm, 1949
Minuit pour géants, 11,5 x 8 cm, 1949
Planche pour le grand passage, 13,7 x 17,5 cm, 1953
Sept microbes vus à travers un tempérament, 10 x 7 cm, 1953
Feu à éclat, 44,7 x 39,7 cm, 1953
Le Grand Passage, 21 x 16,4 cm, 1954
PEINTURE
Un grand tableau qui représente un paysage, 116,5 x 91 cm, 1927
Finissez ce que j’ai commencé, 100,4 x 81,6 cm, 1927
Paysage surréaliste, 100 x 73 cm, 1928
L’armoire de Protée, 61 x 50 cm, 1931
Ni rides, ni ventes, 40,5 x 33 cm, 1937
L’extinction des espèces II, 92 x 73 cm, 1938
La lumière de l’ombre, 64,8 x 53,7 cm, 1939
La lumière, la solitude, 66 x 50,5 cm, 1940
En lieu de peur, 50,5 x 40,5 cm, 1941
Deux fois du noir, 53,5 x 74 cm, 1941
Les derniers jours, 97,1 x 138,1 cm, 1944
L’art volant, 63,8 x 50,8 cm, 1945
Elle viendra, 46 x 35 ? 5 cm, 1950
Yves Tanguy, un artiste apprécié
EXPOSITIONS
Invisible Rays : The Surrealism Legacy, The Rose Art Museum, Waltham, 2008
Modern in America : Works on Paper, 1900-1950s, The Art Institute of Chicago, Chicago, 2010
Le Surréalisme, National Art Center, Minato-Ku, 2011
Approaching Surrealism, Museum of Contemporary Art, Andros, 2012
Surrealism and Magic, Boca Raton, Floride, 2015
Visions from Home Surrealism in Connecticut, Wadsworth Atheneum Museum of Art, Hartford, 2015
The Looser Collection. Dialogues, Museum Folkwang Essen, 2016
Surrealism : À Conversation, Olivier Malingue Gallery, Londres, 2018
Moon Dancers : Yup’ik Masks and the Surrealists, Di Donna, New York, 2018
Lee Miller and Surrealism in Britain, Fundació Joan Miró, Barcelone, 2018-2019
And Breathe…, Manchester Art Gallery, Manchester, 2018-2019
MUSÉES
Museum of Modern Art, New York
Ca’Pesaro, Venise
Musée Folkwang, Essen
Musée d’Art moderne de San Francisco
Musée des Beaux-Arts du Canada, Otawa
FONDATIONS
Fondation Giacometti
Pierre and Tana Matisse Foundation
Guggenheim Foundation
Principales publications sur Yves Tanguy
Max Henri de Larminat, Jour de Lenteur. Yves Tanguy, Centre Georges Pompidou, 1991
Daniel Marchesseau, Yves Tanguy, Éditions Filipacchi, collection « La Septième Face du dé », 1974
Liliane Riou, Ma vie blanche et noire, notes sur Yves Tanguy, Éditions la Digitale, 1996
Yves Tanguy : lettres de loin à Marcel Jean, Éditions le Dilettante, 1993
Patrick Waldberg, Tanguy, peinture, Éditions L’Autre Musée, 1984
Kay Sage « Yves Tanguy : a summary of his works », Éditions Pierre Matisse Gallery, New York, 1963
Agnès Angliviel de la Beaumelle, Yves Tanguy, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1982
Expertise et Estimation des œuvres d’Yves Tanguy
Certaines œuvres d’Yves Tanguy sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Yves Tanguy afin d’établir une estimation de votre pièce.
Joaquin TORRES GARCIA
Joaquin Torres Garcia est né en juillet 1874 en Uruguay et décédé en août 1949 en Uruguay également, à l’âge de 75 ans. Lorsque sa famille retourne en Espagne d’où son père est originaire, Joaquin Torres Garcia décide de concrétiser sa passion artistique en intégrant l’École des Beaux-Arts de Barcelone, l’Académie Baixas puis le cercle d’artistes Saint Lluc. Durant ses études, l’artiste rencontre des artistes de renom comme Pablo Picasso ou encore Julio González. C’est d’ailleurs au travers de ses différents voyages en Europe que Joaquin Torres Garcia construit son savoir artistique. Joaquin Torres Garcia est l’un des artistes les plus célèbres d’Uruguay, notamment grâce à sa contribution à l’Universalisme Constructif.
Les premières années de la carrière de Joaquin Torres Garcia
Dans un premier temps, Joaquin Torres Garcia s’intéresse à la réalisation de fresques qui le fascine par leur intemporalité. Artiste talentueux, il reçoit plusieurs commandes d’églises et collabore avec des artistes comme Adria Gual ou Antoni Gaudi. Ces collaborations ont participé au renforcement de la relation entre la peinture et l’architecture. Joaquin Torres Garcia va également utiliser ses fresques pour mettre en valeur le noucentisme catalan, mouvement à la fois idéaliste et néo-classique. L’artiste enrichit également son iconographie grâce au futurisme ou encore à l’art abstrait dont il fait l’expérience au cours de ses voyages.
Le fondateur de l’Universalisme constructif
Lorsque Joaquin Torres Garcia retourne en Uruguay, il s’affranchit des codes de la peinture européenne et s’intéresse à l’art précolombien. Cette période marque un véritable tournant dans sa vie d’artiste puisqu’il réalise plusieurs travaux de peinture, de sculpture ou encore de photos qui illustrent l’Universalisme constructif, théorie dont il est à l’origine. À travers ce mouvement, Joaquin Torres Garcia évoque sa croyance en un ordre universel unitaire et régi par des lois harmoniques. Après avoir fondé une association dédiée à ce sujet, l’artiste va également l’enseigner dès 1943. C’est en grande partie grâce au développement de sa propre théorie artistique que Joaquin Torres Garcia rencontre un tel succès.
Œuvres de Joaquin Torres Garcia
Abstract design Ⓒ Bonhams
Construcción (boceto para el mural de St. Bois) (1944) Ⓒ Christie’s
Grafismo infinito (1937) Ⓒ Sotheby’s
PEINTURE
ConstructivoLocomotora norte, 54 x 64,8 cm, 1929
Construcción en blanco, 175,3 x 89,5 cm, 1931
Constructivo con ritmo irregular, 86,3 x 55 cm, 1931
Composición simétrica, 122 x 63 cm, 1931
Constructivomisterioso , 100,5 x 65 cm, 1932
Constructivo Doble Línea, 61 x 49 cm, 1932
Constructivoel desglose , 45 x 35 cm, 1932
Estructura con formas trabadas, 75 x 52,8 cm, 1933
Grafismo infinito, 54 x 84,5 cm, 1937
Grafismo universal sobre fondo gris, 100,6 x 80,3 cm, 1937
Constructivo en blanco y negro, 81 x 102 cm, 1938
Arte constructivo con sol y estrella, 90 x 89 cm, 1948
DESSIN-AQUARELLE
Escena de café, 47 x 65 cm, 1897
Torero y picador, 37 x 39 cm, 1898
En el tocador, 30 x31,3 cm, 1900
Paseo en Barcelona, 35 x 27 cm, 1902
Calle de Barcelona, 20,5 x 33 cm, 1916
Bodegon de la Tetera, 36 x 42 cm, 1920
Pajera en un jardin, 16 x 25,2 cm, 1927
Europe, 36 x 45 cm, 1930
Macelleria, 21,5 x 30,5 cm, 1930
Grafismo con caracol, 37,1 x 23,8 cm, 1930
Constructivo madera tallada , 49,3 x 29,8 cm, 1932
Constructivo con balanza, 16,5 x 14 cm, 1933
Forma geométrica abstracta con figuras, 21,9 x 13,3 cm, 1935
Bodegón con guitarra, 47 x 82 cm, 1935
Tradiciòn del hombre abstracto, 61 x 51 cm, 1941
SCULPTURE-VOLUME
Abstracción con maderas superpuestas, 31 x 14 cm, 1924
Silla de niño, 63 x 37 x 38 cm, 1926
Dos perros, 1927
Hombre con triángulo inciso, 17,5 x 6 cm, 1927
El Hombre de la cara larga, 18 cm, 1927
Estructura en blanco y negro, 48,9 x 35,6 cm, 1930
Pájaros : Aladdin Toy, 10 x 18 cm, 1930
Forma policromada, 40,3 x 40,6 cm, 1931
Madera en forma de T roja con signos, 31,1 x 17,8 cm, 1931
Mascara rojo puozzoli, 17 x 13 cm, 1932
Composición en gris, 47 x 60 cm, 1943
Universal Man, 21 x 8 x 3 cm, 1943
Joaquin Torres Garcia, un artiste avec un important héritage
EXPOSITIONS
Cubism Times : Art Collections of Telefónica, National Art Museum of China, Dongcheng
Toys of the Avant-Garde, Museo Picasso Málaga, 2010-2011
Cold America : Geometrical Abstraction in Latin America (1934-1973), Fundacion Juan March, Madrid, 2011
Intersections, Museum of Latin American Art, California, 2013
Telefónica Cubist Collection, Bilbao Fine Arts Museum, 2013-2014
Joaquin Torres Garcia : The Arcadian Modern, The Museum of Modern Art, New York, 2015-2016
Collective Exhibition II, Galeria Marc Domenech, Barcelone, 2018
Avant Garde and International Modern Art, Galería Leandro Navarro, Madrid, 2019
Vanguardias Históricas, Sala Dalmau, Barcelone, 2020-2021
MUSÉES
Museum of Modern Art, New York
Museu Coleção Berardo Lisboa, Lisbonne
Musée d’art moderne de San Francisco
Fundació Rafael Masó, Gérone
Centro cultural Banco do Brasil, Rio de Janeiro
Art Museum of the Americas, Washington
Museum of Latin American Art, Long Beach
FONDATIONS
Fondation Cartier
Fondation Joan Miró
Principales publications sur Joaquin Torres Garcia
Sophie Curtil, Joaquin Torres Garcia, Joaquin Torres Garcia : « Composition universelle », Centre Georges Pompidou, 1998
Emmanuel Guigon, Joaquin Torres Garcia, Pilar Garcia-Sedas, Joaquin Torres Garcia : Un monde construit. Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg, 24 mai au 8 septembre 2002, Hazan, 2002
Expertise et Estimation des œuvres de Joaquin Torres Garcia
Certaines œuvres de Joaquin Torres Garcia sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Joaquin Torres Garcia afin d’établir une estimation de votre pièce.
Léonard Tsuguharu FOUJITA
Tsuguharu Fujita naît à Tokyo en 1886, il est le quatrième enfant d’une famille noble dont le père est médecin et militaire. Son nom, Fujita, symbolise un “champ de glycines cultivées” et son prénom, Tsuguharu, signifie “héritier de la paix”.
Foujita et l’art occidental
Tsuguharu Fujita passe son enfance dans le sud du Japon, à Kumamoto, mais la mort de sa mère, en 1891, va provoquer le retour de la famille à Tokyo l’année suivante. Son père se remarie et un enfant naîtra de ce mariage.
Sa sœur aînée se charge de son éducation et Tsuguharu se découvre une profonde appétence pour le domaine artistique et la peinture, celle-ci encouragée par son père et les membres de sa famille.
À 14 ans, il est distingué à l’Exposition universelle de Paris, ce qui renforce son désir d’être peintre. Il est admis en 1905 à l’École des beaux-arts de Tokyo et obtient son diplôme en 1910. Il se distingue des autres élèves en choisissant de présenter un autoportrait empreint de classicisme français et assume de s’inscrire dans un courant occidental. Foujita a en effet choisi de présenter au jury un autoportrait dont les couleurs sourdes s’opposent aux enseignements qu’il a reçus. Il montre très jeune son intérêt pour la figure humaine et s’inscrit déjà dans la figuration classique qui marquera toute son œuvre.
Foujita et Montparnasse
Tsuguharu Fujita arrive en 1913 à Paris, dans le quartier du Montparnasse en pleine effervescence artistique. Rêvant de gloire et de marquer l’art moderne occidental, il se lie très vite aux “Montparnos” et particulièrement avec Modigliani et Soutine.
La guerre va interrompre ce soufffle de modernité, mais Foujita décide de rester en France. Après s’être engagé en tant qu’infirmier de la Croix-Rouge, il est invité par le poète et marchand d’art Léopold Zborowski à Cagnes-sur-Mer avec ses deux camarades. Son art prend de l’ampleur et lorsqu’il revient à Paris, après la guerre, les années folles battent leur plein.
Celui que l’on nomme désormais Foujita est célèbre et apprécié pour son talent et son goût de la fête. Foujita est un travailleur infatigable qui étudie et se documente énormément. Il observe aussi beaucoup ce qui l’entoure et il dessine tout au long de la journée. Toutes ces activités lui servent de matière pour peindre. Foujita s’intéresse également à la photographie dès ses débuts à Paris, il possède d’ailleurs plusieurs appareils photos et se sert de ses photographies comme support documentaire pour ses peintures.
Studieux donc, mais aussi grand noceur car Foujita est une figure des fêtes de Montparnasse. Chic et extravagant, un brin excentrique avec sa célèbre coupe de cheveux “chien” et son look avant-gardiste, il se prête volontiers au jeu de la notoriété en se faisant photographier, parfois même jusqu’à l’excès.
Foujita et l’art figuratif
Foujita adopte un style très pur, classique et détaillé. Les lignes de ses dessins sont douces, mesurées et les traits fluides. L’artiste aime se mettre en scène et affirme sa personnalité dans la vie comme sur ses toiles, d’où l’importance des autoportraits dans son œuvre. Il est également reconnu pour ses portraits d’enfants, notamment de fillettes, souvent accompagnées de chats ou d’oiseaux. Foujita se distingue par ses Nus qui lui insufflent l’envie de redonner ses lettres de noblesse au blanc, couleur souvent délaissée par les artistes. Il est aussi célèbre pour ses portraits d’animaux, particulièrement de chats, ainsi que pour ses paysages et ses natures mortes, notamment ses bouquets de fleurs.
Foujita s’intéresse également aux sujets religieux, comme en témoignent ses nombreux tableaux Maternité, Vierge et enfant ou Mère et enfant, et ses fameuses Madones. Ces tableaux mêlent le profane et le sacré, la femme et la Vierge ou la Madone ne semblent faire qu’un au regard de Foujita.
Il se convertit au catholicisme en 1959 à la cathédrale de Reims et prend pour nom de baptême Léonard en hommage à Léonard de Vinci.
En 1960, Foujita décide de s’installer à Villiers-le-Bâcle, dans la vallée de Chevreuse où il aménage son atelier. C’est ici qu’il conçoit le projet de la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix à Reims avant de s’éteindre en 1968.
Œuvres de Léonard Tsuguharu Foujita
Petite fille à l’oiseau. Huile sur toile, 1957
Madone à l’enfant. Huile et feuille d’or sur toile, 1950
Autoportrait au chat. Technique mixte sur soie, 1931
PEINTURE
Nature morte aux anémones. Huile sur toile, 33 x 24 cm, n.d.
Nu sur un lit, avec un chien. Huile sur toile, 89 x 116 cm, 1921
Chat endormi. Huile sur toile, 27 x 35 cm, 1927
Chat bondissant. Peinture sur soie appliquée sur papier, 48 x 69 cm, 1932
Mon atelier, paysage de Paris. Huile sur toile, 55 x 46 cm, 1939
Paysage à l’église. Huile sur toile, 44,5 x 37,5 cm, 1943
Fillette à la croix. Huile sur toile, 33 x 22,9 cm, 1949
Hommage à La Fontaine. Huile sur toile, 76 x 102 cm, 1949
Jeune fille portant un chaton. Huile sur toile, 22 x 17 cm, 1950
Femmes et enfant. Huile sur toile, 46,38 cm, 1950
Jeune fille aux pommes de terre. Huile sur toile, 49,5 cm x 33 cm, 1952
Vierge à l’enfant. Huile sur toile, 27,5 cm x 22,5 cm, n.d.
DESSIN
La Danse. Aquarelle et encre de Chine sur papier, 42 x 29,5 cm, n.d.
Les Cueilleuses de citrons. Aquarelle sur papier avec applications de feuilles d’or et d’argent, 46,3 x 30,5 cm, n.d.
Nativité. Aquarelle et gouache avec application de feuilles d’or, 33 x 40 cm, n.d.
Nu endormi. Encre de Chine et lavis estompé sur papier, 25,5 x 38,2 cm, 1924
Portrait de jeune femme. Encre noire et lavis estompé sur papier, 32 x 42,5 cm, 1924
Autoportrait au chat. Mine de plomb et estompe sur papier 24 x 22 cm, 1926
Portrait de Youki. Mine de plomb sur papier teinté 43 x 43 cm, 1928
Kiki de Montparnasse. Aquarelle et gouache sur papier, 1929
La Mexicaine. Aquarelle et encre de Chine sur papier, 32 x 23,5 cm, 1932
Vierge et enfant. Aquarelle et encre de Chine sur papier, 27 x 19 cm, 1933
Madeleine. Encre de Chine sur papier, 27,7 x 17,1 cm, 1933
Jeune femme de profil. Encre de Chine et lavis sur papier, 1941
Le Mont Fuji, vue de Shin Yoshida. Aquarelle, lavis et crayon sur papier, 21,6 x 30,5 cm, 1945
Fillette au chat. Encre de Chine et lavis estompé sur papier, 22 x 16 cm, 1950
Mère et enfant. Aquarelle, fond or sur papier marouflé sur carton, 30 x 24 cm, 1951
GRAVURE
Nu, Youki aux cheveux longs. Pointe sèche, 26 x 5 x 36,5 cm, n.d.
Chat au grelot. Eau-forte tirée à l’encre noire, 1924
Fillette au chat. Lithographie, 24,5 x 30,5 cm, 1927
Autoportrait au chat, Fac-similé, 23,2 x 22 cm, n.d.
Les Deux Amies. Eau-forte et aquatinte en couleurs, 41 x59 cm, n.d.
Femme et enfant. Lithographie imprimée en couleurs sur papier Vélin d’Arches, 61,3 x 44 cm, n.d.
Léonard Foujita, un artiste reconnu
EXPOSITIONS
Foujita, Œuvres d’une vie (1886-1968), Maison de la Culture du Japon, Paris, 2019
Foujita, Peindre dans les années folles, Musée Maillol, Paris, 2018
Foujita, L’étoffe d’un peintre, Musée de la toile de Jouy, Jouy en Josas, 2018
Foujita et ses modèles, Musée d’art d’Akita, Japon, 2017
Foujita, Pascin et les années folles de Montparnasse, Musée Pouchkine, Moscou, 2015
Foujita et ses amis du Montparnasse, Château de Chamerolles, Chilleurs-aux-Bois, 2010
Foujita monumental, enfer et paradis, Musée des beaux-arts de Reims, 2010
MUSÉES
Maison – Atelier Foujita, Villiers-le-Bâcle
Musée des beaux-arts de Reims
Musée d’art d’Akita, Japon
Musée des beaux-arts de Lyon
Musée d’art de Pully, Suisse
FONDATION
Fondation Foujita – sous l’égide de la Fondation d’Auteuil – Paris 16ème
Principales publications sur Léonard Foujita
Sylvie et Dominique Buisson, Foujita, sa vie, son œuvre vol. 1, ACR Édition,1987
Sylvie Buisson, Foujita, sa vie, son œuvre vol. 2, ACR Édition, 2001
Anne Le Diberder, Foujita, le Maître du Trait, Éditions Philippe Picquier, 2008
Collectif, Foujita, peindre dans les années folles, Fonds Mercator, Culturespaces, 2018
Collectif, Foujita, Œuvres d’une vie, Gourcuff Gradenigo, 2019
Expertise et Estimation des œuvres de Léonard Foujita
Certaines œuvres de Léonard Foujita sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Léonard Foujita afin d’établir une estimation de votre pièce.
Giorgio MORANDI
Giorgio Morandi est né en juillet 1890 à Bologne et décédé en juin 1964, à l’âge de 73 ans. Dès l’enfance, il manifeste un grand intérêt pour la peinture et malgré les réticences de son père, le jeune homme intègre l’Académie des Beaux-Arts de Bologne. En parallèle de ses cours, Giorgio Morandi apprend lui-même à graver en étudiant les techniques de Rembrandt. À sa sortie de l’Académie, le jeune homme visite Florence et y découvre les œuvres de grands maîtres de la peinture comme Giotto, Masaccio ou encore Paolo Uccelo. Ainsi, bien qu’il ait toujours vécu à Bologne, Giorgio Morandi n’a pas manqué de se faire influencer par ces artistes de renom.
Un travail important sur la forme
L’œuvre de Giorgio Morandi ne peut être rattachée à un seul courant artistique tant il a navigué à travers les styles durant sa carrière. Son thème de prédilection est celui des natures mortes qu’il réalise grâce à des formes à la fois simples et complexes qui représentent la plupart du temps des objets comme des bouteilles ou des carafes disposées sur des fonds neutres. Dans ces séries comme dans une grande partie des œuvres de Giorgio Morandi, le peintre s’inspire de la grande sensibilité développée par Cézanne dans ses compositions. Les peintures de Morandi sont également reconnaissables grâce à sa géométrisation particulière de l’espace.
Un lien étroit entre son œuvre et l’architecture
Bien qu’il n’utilise que des formes très simples pour réaliser ses œuvres, Giorgio Morandi parvient à arranger et à réorganiser les éléments de ses compositions afin d’y renforcer les interactions et les liens. Cette complexité est renforcée par ses traitements subtils de textures et de couleurs. Grâce à son travail, Giorgio Morandi est devenu une référence pour de nombreux architectes et designers. Frank Gehry le cite d’ailleurs comme une source d’inspiration pour la construction d’une maison dans le Minnesota.
Natura morta con bottiglie e brocca, 15,5 x 12,6 cm, 1915
Natura morta con vaso, conchiglie e chitarra, 9,7 x 11,6 cm, 1921
Natura morta con panneggio a sinastra, 24 x 32 cm, 1927
Grande natura morta con la lapada a destra, 25,5 x 34,5 cm, 1928
Rose in boccio in un vaso, 31,7 x 25 cm, 1929
Natura morta con tazzina e caraffa, 23,8 x 29,4 cm, 1929
Grande natura morta con la lapada a petrolio, 30,5 x 36,2 cm, 1930
Natura morta con scatole e bottiglie, 19,2 x 23,1 cm, 1933
Grande natura morta con caffettiera, 29,6 x 39 cm, 1934
Natura morta con sette oggetti in un tondo, 26,7 x 29,9 cm, 1945
PEINTURE
Natura morta con il busto di gesso, 72,6 x 59,8 cm, 1911/13
Bagnanti, 76 x 53,8 cm, 1915
Natura morta con pane e fruttiera, 45 x 59 cm, 1919
Autoritratto, 47 x 41 cm, 1924
Paesaggio, 63 x 42 cm, 1927
Paesaggio, 41 x 49,5 cm, 1929
Cortile di via Fondazza, 67 x 45,5 cm, 1935
Natura morta, 44,4 x 53,3 cm, 1939
Natura morta con quatro oggetti, 33 x 38 cm, 1946
Natura morta con tre oggetti, 36 x 36 cm, 1949
Fiori, 35,5 x 30,4 cm, 1950
Natura morta con bottglia e vasi, 38 x 45 cm, 1950
DESSIN-AQUARELLE
Natura morta, 22 x 22 cm, 1923
Natura morta con sei mele in un piatto, 19,3 x 28,2 cm, 1927
Conchiglie, 18,4 x 25,8 cm, 1932
Natura morta con bottiglia e tre oggetti, 13 x 11,5 cm, 1957
Landschaft, 31 x 21 cm, 1958
Grizzana, 17,5 x 25 cm, 1958
Paesaggio, casa in Rovina, 24,4 x 21 cm, 1958
Fiori, 21,9 x 21 cm, 1959
Paesaggio, 24,8 x 33,9 cm, 1959
Cortile di via Fondazza, 30,8 x 21 cm, 1959
Natura morta, 13 x 18 cm, 1960
Giorgio Morandi, un artiste reconnu
EXPOSITIONS
Gédéon Rubin, Galerie Hosfelt, New York, 2007
Vingt-cinq trésors, Galerie Paul Thiebaud, New York, 2008
Le générationnel : plus jeune que Jésus, Nouveau Musée, New York, 2009
Giorgio Morandi : Trois aquarelles et douze eaux-fortes, Fondation Juan March, Madrid, 2010
Le dessin et son double : sélections de l’Instituto Nazionale per la Grafica, Le Centre de Dessin, New-York, 2011
Le recueil, Musée national d’Art d’Osaka, 2012
Giorgio Morandi : lignes de poésie, Collection Estorick d’Art Italien Moderne, Londres, 2013
Dessins Maîtres New York, Galerie Barbara Mathes, New York, 2015
Morandi a vent’anni, Mambo, Bologne, 2015-2016
Giorgio Morandi. 1890-1964, Musée National des Beaux-Arts Pouchkine, Moscou, 2017
MUSÉES
Museum of Modern Art, New York
Ca’Pesaro, Venise
Galerie national d’Art moderne, Rome
Musée d’Art moderne et contemporain de Trente et Rovereto
Musée d’Art moderne de San Francisco
Galerie civique d’art moderne et contemporain de Turin
FONDATIONS
Fondazione Chiara e Francesco Carraro
Fundació Catalunya-La Pedreda
Barnes Foundation
Magnani Rocca Foundation
Principales publications sur Giorgio Morandi
Giuseppe Mazzariol, in Pittura italiana contemporanea, Istituto italiano d’arti grafiche, Bergamo, 1958
Lamberto Vitali, Giorgio Morandi, Edizioni de Milione, 1964
Giorgio Morandi, catalogue d’une exposition conjointe de la Réunion des Musées Nationaux et de la Royal Academy of Arts, 1971
Umberto Eco, Gianni Mattioli, Morandi. Gli acquerelli, Electa, avec des textes de Marilena Pasquali, 1990
Lamberto Vitali, Morandi, Einaudi, 1957
Expertise et Estimation des œuvres de Giorgio Morandi
Certaines œuvres de Giorgio Morandi sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Giorgio Morandi afin d’établir une estimation de votre pièce.
Henry MORET
Henry Moret est né en décembre 1856 à Cherbourg et décédé en mai 1913 à Paris à l’âge de 56 ans. Suivant les traces de son père, le jeune homme entame son service militaire en 1875 et devient durant cette période l’élève du peintre Ernest Croller. Henry Moret complète sa formation artistique en intégrant les ateliers de Jean-Léon Gérôme et de Jean-Paul Laurens, à l’École des Beaux-Arts de Paris, puis l’atelier d’Henri Lehmann à l’Académie Julian. L’artiste commence sa carrière en 1880 en participant au Salon des Artistes Français puis au Salon des Indépendants l’année suivante. Henry Moret rencontre plusieurs peintres impressionnistes comme Marius Gourdault et sera très largement influencé par ce mouvement artistique.
Les premières années impressionnistes
Malgré l’enseignement traditionnel qu’il a reçu durant ses formations, Henry Moret a pleinement adopté les techniques impressionnistes. Peintre paysagiste, il se rend à l’époque souvent en Bretagne et en profite pour capturer la beauté des paysages qu’il affectionne. Passionné de marines, ses œuvres peintes sur le motif ne sont pas sans rappeler les traditions de l’école de Barbizon. Malgré ces influences qui sont visibles dans ses peintures, Henry Moret a toujours tenu à rester un esprit libre et à s’approprier son art. Artiste intuitif et sensible, l’impressionnisme lui a permis de développer son propre vocabulaire artistique.
Une œuvre évolutive
À la fin des années 1880, la rencontre d’Henry Moret avec les artistes de Pont-Aven a profondément modifié sa manière d’appréhender la peinture. Sous l’influence de Gauguin, de Monet et d’Émile Bernard, il expérimente une peinture synthétique caractérisée par des perspectives aplaties et des sujets pastoraux. Certaines compositions d’Henry Moret se rapprochent même du thème symboliste. Malgré cette nouvelle démarche artistique, il ne s’éloigne pas complètement de l’impressionnisme et à partir de 1900, le peintre tente une nouvelle approche avec des formes plus larges et plus géométriques et se concentre désormais sur la représentation de l’intangible. Au cours de sa carrière, Henry Moret a produit une œuvre prolifique.
Portraits of France, Gladwell & Patterson, Londres, 2020
Henry Moret (1856-1913). De Pont-Aven à l’impressionnisme en Bretagne, Musée des Beaux-Arts de Quimper, 2021
MUSÉES
Musée des Beaux-Arts, Boston
Musée des Beaux-Arts, Brest
Musée des Beaux-Arts, Caen
Musée des Beaux-Arts, Libourne
Musée des Beaux-Arts, Pont-Aven
Musée des Beaux-Arts, Quimper
Musée des Beaux-Arts, Rennes
Musée de la Cohue, Vannes
Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
Petit Palais, Genève
FONDATIONS
Fondation Henry Moret
Fondation Louis Vuitton
Les principales publications sur Henry Moret
Henry Moret. Aquarelles et peintures, musée de Pont-Aven, 1988 – Catalogue d’exposition
André Cariou, Henry Moret, un paysagiste de l’École de Pont-Aven, Éditions du musée des Beaux-Arts de Quimper, 1998
Jean-Yves Rolland et Marie Bénédicte Baranger, Henry Moret, Éditions Palantines, 2002
Collectif, Henry Moret (1956-1913). De Pont-Aven à l’impressionnisme en Bretagne, Éditions Libel, 2021
Expertise et Estimation des œuvres de Henry Moret
Certaines œuvres de Henry Moret sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Henry Moret afin d’établir une estimation de votre pièce.
François MORELLET
François Morellet est né en avril 1926 à Cholet et décédé en mai 2016, dans la même ville, à l’âge de 90 ans. Après avoir étudié le russe à l’École des Langues Orientales, le jeune homme travaille dans l’entreprise familiale, une société de jouets pour enfants. Dans le même temps, Morellet se forme à la peinture en autodidacte et entame une carrière artistique dès 1948. Deux ans plus tard, il réalise sa première exposition personnelle à la Galerie Creuze à Paris. Les thématiques principales de François Morellet ont beaucoup évolué au cours de sa carrière mais l’artiste reste surtout connu pour son travail sur le minimalisme et l’art conceptuel.
Des systèmes géométriques
Au cours des premières années de sa carrière, François Morellet réalise essentiellement des œuvres figuratives. En 1950, sous l’influence de Pierre Dmitrienko, il opte finalement pour une esthétique abstraite. L’artiste réalise ses œuvres selon un procédé très précis : chacun de ses choix est défini à l’avance afin de renforcer le contrôle qu’il a sur ses compositions. François Morellet utilise des formes géométriques simples qu’il assemble en les juxtaposant, en les superposant, en les fragmentant ou encore de manière hasardeuse. Les œuvres de l’artiste ne comportent qu’un petit nombre de couleurs appliquées en aplat. Ces systèmes développés par François Morellet ne sont pas sans rappeler ceux proposées par l’Oulipo.
Nouvelle évolution esthétique
À partir des années 60 commence une nouvelle phase expérimentale pour François Morellet. En 1963, il intègre des néons à ses œuvres et joue sur leurs caractéristiques comme l’intensité de l’éclairage, l’allumage instantané, etc. Cinq ans plus tard, en 1968, ce sont désormais des bandes adhésives qu’il installe sur les supports et les lieux. L’objectif est de s’intéresser au rapport entre la perception et l’environnement. À travers son travail, François Morellet souhaite stimuler et parodier de vrais mouvements artistiques. Plus tard, l’artiste ira jusqu’à jouer avec l’espace qui entoure ses œuvres en proposant des « désintégrations architecturales ».
Les archers de la lumière, La galerie du maire, Londres, 2015
La confusion des genres, Galerie Mark Müller, Zurich, 2015-2016
François Morellet : As regras do jogo, DAN Galeria, São Paulo, 2016
Fermer. Écouter le son inaudible de l’œuvre, A Arte Studio Invernizzi, Milan, 2016-2017
MUSÉES
Musée d’Art Contemporain, Lyon
Hayward Gallery, Londres
Centre Pompidou, Paris
Musée de Cholet
Musée du Louvre, Paris
Musée d’arts de Nantes
FONDATIONS
Fondation Louis Vuitton
Fondation Dia Art
Les principales publications sur François Morellet
Serge Lemoine, François Morellet, Waser Verlag, 1986
Gérard Denizeau, François Morellet, L’œil, 1993
Serge Lemoine, François Morellet, Flammarion, 1996
Christian Skimao, Carrément – discrètement, [catalogue], Ville de Montpellier, 2001
Marie-Laure Bernadac, Laurent Salomé, Guillaume Fonkenell, François Morellet auLouvre : L’esprit d’escalier, Éditions du Regard, 2010
Expertise et Estimation des œuvres de François Morellet
Certaines œuvres de François Morellet sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de François Morellet afin d’établir une estimation de votre pièce.
Nara YOSHITOMO
Nara Yoshitomo est né en décembre 1952 à Hirosaki. Son enfance dans le Japon d’après-guerre est rythmée par la musique des médias occidentaux et plus précisément de la radio militaire américaine « Far East Network ». Les bandes dessinées, les films d’animation Warner Bros et autres éléments de la culture pop nourrissent son imagination et le poussent à s’intéresser à l’art. C’est dans ce contexte que Nara Yoshitomo intègre l’Université préfectorale des Beaux-Arts et de la musique d’Aichi. Le jeune artiste rejoint ensuite l’Allemagne où il poursuit ses études à la Kunstakademie de Düsseldorf dès 1988. Aujourd’hui, Nara Yoshitomo est une figure incontournable de l’art contemporain.
Des figures enfantines à la croisée des cultures occidentales et japonaises
Le Pop Art est un des premiers mouvements par lesquels Nara Yoshitomo a été influencé. C’est d’ailleurs à l’occasion de l’émergence de ce mouvement au Japon dans les années 90 qu’il apparaît pour la première fois dans le monde de l’art. Il travaille alors autour d’une synthèse du Pop Art et des cultures populaires japonaises. D’une apparente simplicité, ses peintures et sculptures représentent souvent des enfants ou des animaux avec des traits caricaturaux. Ses sujets, parfois armés de couteaux ou de dents de scie, semblent souvent porter des expressions de haines. Pourtant, Nara Yoshitomo a toujours affirmé que ces enfants étaient pour lui des enfants parmi tant d’autres avec lesquels on pouvait s’amuser.
Évolution des thèmes de prédilection de l’artiste
L’imagerie ainsi créée par Nara Yoshitomo est en réalité le reflet d’une enfance bercée par le manga mais aussi par une grande solitude. En effet, ses parents appartenant au milieu ouvrier, il était souvent amené à rester seul, ce qui l’a poussé à développer une grande créativité. Ses sujets font donc en quelque sorte écho à sa propre enfance. Les images d’horreur qu’il intègre lorsqu’il représente ces enfants innocents traduisent sa réaction aux conventions sociales rigides du Japon. Récemment, Nara Yoshitomo a pris un tournant plus méditatif en construisant ses œuvres de manière lente et méthodique afin de trouver « le meilleur moyen ».
I’m getting hungry in the water, 48,5 x 35,5 cm, 1998
Slash with a knife, 36 x 22,3 cm, 1998
Fuck the Rotten World, 30,5 x 22,5 cm, 2002
Daydreamer, 156,5 x 136,5 cm, 2003
Attention, 148,3 x 136,5 cm, 2003
Peace on Your Feet, 132,4 x 115,9 cm, 2004
I’m sucked into an abyss, 42 x 29,7 cm, 2006
Greeting for Birds, 30 x 42 cm, 2006
Your on Trial, 42 x 30 cm, 2006
Live for Moment, 41,9 x 29,5 cm, 2006
OMG!, 32 x 32 cm, 2012
Magic Carpet, 162 x 162 cm, 2012
Lone Star, 31,5 x 31,5 cm, 2012
With the Skull Broach, 47 x 44 cm, 2014
Tokio Tokio, 24 x 34 cm, 2021
PEINTURE
Lampflower Girl, 150,3 x 140 cm, 1993
Hothouse Doll, 119,8 x 109,9 cm, 1995
Be Happy, 76 x 76 cm, 1995
Nice to see you again, 180 x 150 cm, 1996
Frog Girl, 120 x 111 cm, 1998
Knife behind back, 234 x 208 cm, 2000
Missing in Action, 165 x 150 cm, 2000
Angry Blue Boy, 198 x 193 cm, 2008
Girl in the moon, 250 cm, 2008
Under the Hazy Sky, 194,8 x 162 cm, 2012
Can’t Wait ‘till the Night comes, 193,2 x 183,2 cm, 2012
Oddly Cozy, 194 x 161,9 cm, 2013
Wish World peace, 194 x 162,2 cm, 2014
Yoshitomo Nara, une figure de l’art contemporain partout dans le monde
EXPOSITIONS
Yoshitomo Nara + Graf, CAC Málaga, 2007-2008
Asian Contemporary Art, Rudolf Budja Gallery, Salzburg, 2008
Walking in My Mind, Southbank Centre, Londres, 2009
Takashi in Murakami: Ne Day, Artists for Japan, Gagosian Gallery, New York, 2011
Asia Week at Pace Prints, New York, 2012
The Warm River of Spring, Soka Art Center, Beijing, 2013
Horizon that appears out of the seepy woods, Stephen Friedman Gallery, Londres, 2016
Man, The Unknow, Tokyo Opera City Art Gallery, 2016-2017
The Life of Animals in Japanese Art, National Gallery of Art, Washington, 2019
The Cornerstone, Kwai Fung Hin Art Gallery, Hong Kong, 2021
Art Encounters: Ally is a Verb, Rollins Museum of Art, Florida, 2022
MUSÉES
Walker Art Centre, Minneapolis
Weisman Art Museum, Minneapolis
Mil City Museum, Minneapolis
Minneapolis Sculpture Garden , Minneapolis
Minneapolis College of Art and Design
The Museum of Russian Art, Minneapolis
FONDATIONS
Yoshitomo Nara Fondation
Hall Art Foundation
Principales publications sur Yoshitomo Nara
Yoshitomo Nara, Yoshitomo Nara in His Own Words, translated by Yuan Jing and Tang Shi, 2022
Ferren Gipson, The Ultimate Art Museum, Phaidon Press, 2021
Jung-Ah Woo, Today, The picture Speaks, Humanist Books, 2018
Trent Morse, Ballpoint Art, Laurence King, 2016
David Hickey, Everything falls faster than an anvil (exhibition catalogue), Pace London, 2014
Expertise et Estimation des œuvres de Nara Yoshitomo
Certaines œuvres de Nara Yoshitomo sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Nara Yoshitomo afin d’établir une estimation de votre pièce.
Georgia O’KEEFFE
Georgia O’Keeffe est née en novembre 1887 dans le Wisconsin et décédée en mars 1986 au Nouveau Mexique. Dès l’âge de 12 ans, la jeune fille affirme son désir d’embrasser une carrière artistique et intègre en 1905 la School of Art Institute of Chicagopuis l’Art Students Leaguede New York pour y recevoir un enseignement académique. Après une courte pause de quatre ans, Georgia O’Keeffe reprend son activité de peintre et fait évoluer son style au contact d’Arthur Wesley Dow qui sera pour elle une grande source d’inspiration. Georgia O’Keeffe est une des peintres modernistes et précisionnistes les plus influentes du XXe siècle.
Une appropriation de l’art abstrait
Pendant les premières années de sa carrière, Georgia O’Keeffe a expérimenté l’art abstrait. À l’époque, de nombreux artistes réinventaient la peinture en l’utilisant davantage pour exprimer des sentiments et des idées à travers des formes et des couleurs, que pour représenter des scènes ou des paysages. Mais plus que de simplement s’intéresser à l’abstraction, Georgia O’Keeffe va se l’approprier en développant un langage personnel qui combine abstrait et réalisme. Cette esthétique propre à l’artiste lui permet de réaliser des compositions qui représentent des paysages avec une atmosphère particulière et étrange. C’est le cas dans sa peinture Black Mesa Landscape, New Mexico (1930). Les paysages, ruraux et urbains, sont en effet le sujet de prédilection de Georgia O’Keeffe.
Une importante reconnaissance
Lorsqu’en 1949 Georgia O’Keeffe s’installe définitivement au Nouveau-Mexique où elle se plaît à peindre les nuages qu’elle a pu observer durant son voyage en avion. En reconnaissance de son travail, elle est nommée membre de l’Académie américaine des Arts et des Lettres (1962), puis de l’Académie des Arts et des Sciences (1966). Malgré des troubles de la vue survenus dans les années 70, l’artiste continuera de peindre jusqu’en 1984. En 1997, un musée portant son nom est inauguré à Santa Fe et quelques années plus tard sa maison à Abiquiú est déclarée National Historic Landmark. Georgia O’Keeffe laisse derrière elle une œuvre prolifique et un style minutieux et moderniste.
Lynes, Barbara Buhler, Georgia O’Keeffe: Catalogue raisonné, Washington, DC : Galerie nationale d’art, 1999
Giboire, Clive, Avec amour, Géorgie : la correspondance complète de Georgia O’Keeffe et Anita Pollitzer, Simon & Schuster, 1990
Buhler Lynes, Barbara, Georgia O’Keeffe et ses maisons : Ghost Ranch et Abiquiú, Harry N. Abrams, 2012
Hiver, Jeanette, Je m’appelle Géorgie : un portrait. First Voyager Books, 1998
Expertise et Estimation des œuvres de Georgia O’Keeffe
Certaines œuvres de Georgia O’Keeffe sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Georgia O’Keeffe afin d’établir une estimation de votre pièce.
Pham HAU
Pham Hau est né en 1903 dans le village de Dong Ngac au Vietnam et décédé en 1995 à l’âge de 92 ans. Le jeune homme est immergé dans le monde des beaux-arts après son mariage, lorsqu’il rencontre le peintre Nam Son, ami du père de sa femme. En 1929, Pham Hau se présente ainsi à l’examen d’entrée de l’École Supérieure des Beaux-Arts d’Indochine dont Nam Son est un des fondateurs. Après l’obtention de son diplôme, il fait partie d’un groupe de peintres avant-gardistes avec lesquels il explore de nouvelles perspectives. Très rapidement, Pham Hau devient un artiste très recherché par les grandes familles vietnamiennes et par le public colonial français.
Une grande maîtrise technique
Pham Hau s’est distingué par l’association qu’il fait des techniques occidentales aux techniques de la tradition orientale. Il se forme ainsi auprès de Joseph Inguimberty au travail de la laque et, ensemble, ils expérimentent des mélanges de laque et de résine de pin. La matière ainsi créée permet d’obtenir de nouveaux effets avec une application de plusieurs couches successivement poncées. Malgré ses grandes qualités de peintre, le moyen d’expression privilégié de Pham Hau était la laque. Au cours de sa carrière, il a exploré de nouveaux pigments et de nouvelles associations notamment avec les coquilles d’œufs. C’est cette capacité à créer et cette grande technicité qui ont fait de lui un des peintres vietnamiens les plus célèbres.
Un immense hommage aux traditions artistiques vietnamiennes
Les œuvres de Pham Hau rendent souvent hommage à la nature. En effet, la végétation, les roches, les cerfs, les pagodes et la baie d’Ha Long sont des éléments que l’on retrouve à profusion dans son travail. Le symbolisme asiatique fait partie intégrante de l’esthétisme qu’il a développé durant sa carrière. L’artiste n’hésite pas à proposer des réinterprétations contemporaines de certains éléments bien connus de l’iconographie orientale. Véritable gardien des traditions artistiques vietnamiennes, Pham Hau se plaît à mettre en valeur les paysages luxuriants de sa terre natale. Ses œuvres symbolistes et poétiques doivent être interprétées dans l’esprit des années 1930/1940 pour en saisir tout le sens.
View of a Famous Old Pagoda’s landscape in North Vietnam, 104 x 183 cm, 1930
Pagodes dans un paysage du Tonkin, 105 x 185 cm, 1934/36
Young Cowherds in Tonkinese Landscape, 80 x 151 cm, 1938
View Of A North Vietnamese Landscape, 96 x 30,5 cm, 1938
Cerfs et biches dans la Moyenne région, Tonkin, 152 x 216 cm, 1938
Golden Sunset over Halon Bay, 100 x 198 cm, 1938/45
Nine Carps in the Water, 180 x 198 cm, 1939/40
Paysage aux jonques, 104 x 197,6 cm, 1943
Villageoises au bord d’un étang du Tonkin, 122,5 x 201 cm, 1949
Scène d’aquarium avec des poissons rouges d’abondance, 200 x 100,5 cm, 1950/60
A Family of Deer in a Forest, 100 x 279 cm
Alentours du fleuve Rouge, Tonkin, 124 x 198 cm
Deer and Stags in the Forest, 155,5 x 213 cm
La baie d’Along, 75 x 120 cm
DESSIN-AQUARELLE
Femmes musiciennes, 81 x 90 cm, 1933
A Market Scene in Hanoi, 32 x 44 cm, 1934
View of a Village Near Hanoi, 32 x 44 cm, 1934
La fille de l’artiste, 30,5 x 23 cm, 1946
Portrait d’une jeune femme, 31 x 45 cm
Sampans sur le fleuve Rouge, 31,5 x 39 cm
Village flottant en bas de la Montagne de Luan Duang, 32 x 44 cm
OBJETS
Palace in a landscape, 48 x 25 x 8 cm, 1935/40
Paysage de la Moyenne région de Tonkin, 36 x 13 x 7 cm, 1939
Water Pond in a Vietnamese Village Scene, 46 x 23,5 x 8,5 cm, 1939/40
Boîte, décor de maison dans un paysage montagneux, 6,5 x 36 x 13 cm
Coffret, décor d’un palais dans une nature luxuriante, 8 x 48 x 24,5 cm
Grand coffret rectangulaire, couvercle à décor d’un village tonkinois rouge et or, 8,5 x 23,5 x 46 cm
Pham Hau, un artiste peu exposé
EXPOSITIONS
Maison d’information Trang Tien, 1944
Maison d’information Trang Tien, 1949
MoveObjects On, The Plumb, Toronto, 2021
Expertise et Estimation des œuvres de Pham Hau
Certaines œuvres de Pham Hau sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Pham Hau afin d’établir une estimation de votre pièce.
Michelangelo PISTOLETTO
Michelangelo Pistoletto est né en juin 1933 à Biella en Italie. Fils d’un restaurateur de tableau, il renforce ses connaissances artistiques grâce à sa période d’apprentissage dans l’atelier de son père et à la formation en graphisme publicitaire qu’il réalise en même temps, dans l’école d’Armando Testa. C’est donc à la fin des années 1950 que Michelangelo Pistoletto réalise ses premières peintures figuratives et autoportraits. Sa première exposition personnelle a eu lieu à la Galleria Galatea de Turin. L’artiste a produit une œuvre prolifique et diversifiée, ce qui lui a valu un important succès sur la scène internationale. Michelangelo Pistoletto a d’ailleurs été plusieurs fois récompensé notamment en 2003 lorsqu’il a reçu un Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière à la Biennale de Venise.
Des autoportraits aux peintures miroirs
Durant les premières années de sa carrière, Michelangelo Pistoletto s’est spécialisé dans la réalisation d’autoportraits pour lesquels il remplaçait la toile par de l’acier poli et recouvrait ses fonds de peinture métallique. Au début des années 1960, l’artiste a créé ses premières peintures miroirs grâce auxquelles il a révolutionné l’univers artistique. En peignant de cette manière, Pistoletto propose d’associer ses compositions à la réalité en constante évolution qui s’offre au miroir. Il modifie profondément la perspective artistique traditionnelle en reflétant le spectateur dans le cadre de son œuvre. À partir de cette période, les surfaces réfléchissantes apparaissent régulièrement dans les œuvres de Michelangelo Pistoletto.
L’Arte Povera
Vers 1965, Michelangelo Pistoletto réalise ses premières œuvres sculpturales qu’il nomme Minus Objects (1965-1966). Pour les fabriquer, l’artiste utilise des matériaux de récupération peu coûteux afin de dénoncer la marchandisation de l’art. Cette pratique donne naissance à une expression libératrice qui explore la relation réciproque entre l’art et l’objet. Dans un premier temps inspiré par l’influence américaine du post-Pop art,le travail de Michelangelo Pistoletto a très largement contribué à l’émergence de l’Arte Poveraitalienne. Une de ses œuvres les plus connues est son Muretto di stracci (1967) qui est une tapisserie exotique mélangeant briques et chutes de tissus.
Der schwarze Mann. Die unerträgliche Seite. Traduit en allemand par Johannes Schlebrügge, Pakesch und Schlebrügge, Vienne 1997
Michel-Ange Pistoletto. Acter, 2000
Michelangelo Pistoletto, Lo specchio del Paradiso. Dialogo con Achille Bonito Olivia. In Alfabeta n.6 janvier-février 2011
Manifeste pour le troisième paradis. Omnithéisme et démocratie, Arles, Actes Sud, 2013
Impliquons–nous ! Dialogue pour le siècle, avec Edgar Morin, Arles, Actes Sud, 2015
Expertise et Estimation des œuvres de Michelangelo Pistoletto
Certaines œuvres de Michelangelo Pistoletto sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Michelangelo Pistoletto afin d’établir une estimation de votre pièce.
Robert RAUSCHENBERG
Robert Rauschenberg est né en octobre 1925 au Texas et décédé en mai 2008 en Floride à l’âge de 82 ans. Après avoir entamé des études de pharmacologie puis servi comme technicien neuropsychiatre pendant la Seconde Guerre mondiale, Robert Rauschenberg a intégré le Kansas City Art Institutepuis l’Académie Julian à Paris. Malgré sa contribution à un bon nombre de mouvements d’après-guerre, Robert Rauschenberg a souhaité garder son indépendance en refusant d’être affilié. L’artiste a néanmoins été l’auteur d’une œuvre prolifique comprenant des peintures, des sculptures, des estampes ou encore des photographies. Au cours de sa carrière, Robert Rauschenberg a de nombreuses fois été récompensé pour son talent.
Les peintures monochromes
Dans les années 1950, Robert Rauschenberg se lance dans la production de White Paintings, ces compositions monochromes dont le but est de se concentrer sur l’essence de la peinture. Rauschenberg présentait ses White Paintingscomme des écrans hypersensibles « affectés par les conditions ambiantes ». À la même période, l’artiste réalise également des Black Paintingsauxquels il incorpore cette fois ci des morceaux de papier journal tantôt visibles tantôt recouverts par la peinture. Enfin, sa série de Red Paintingsest le résultat d’associations complexes sur ses toiles de matériaux comme du bois, du papier journal ou encore des clous.
Une approche Néo-Dada
Robert Rauschenberg a été rendu célèbre grâce à ses séries Combines. Attaché à l’expressionisme abstrait, il se l’approprie en y introduisant des objets du monde réel pour interroger sur la différence entre objets d’art et objets du quotidien. Progressivement, il intègre à ses œuvres de nouveaux éléments comme des images et travaille sur la reproductibilité de l’œuvre. Doué pour la pratique de plusieurs médiums, il a ainsi rendu floues les divisions préalablement établies entre eux en renforçant les dialogue entre peinture, photographie et sculpture, l’usage du fait-main et le ready-made. Le travail de Robert Rauschenberg est reconnaissable grâce à son coup de pinceau très gestuel et aux images ainsi produites mécaniquement.
Booster, from Booster and Seven Studies, 182,9 x 90,2 cm, 1967
Water Stop, 1377 x 80,5 cm, 1968
Sky Garden, 225,6 x 106,5 cm, 1969
Signs, 88,9 x 67,9 cm, 1970
Kitty Hawk, 100 x 198 cm, 1974
Plus Fours, 170,2 x 241,3 cm, 1974
Lilldevil Hill, 68 x 202,5 cm, 1974/75
All Abordello Doze I, 142,2 x 66,7, 1982
Samarkand Stitches, 152,4 x 139,7 cm, 1988
Swin, from Roci Usa (Wax fire works), 185,1 x 245,8 cm, 1990
Tribute 21, 104,4 x 68,5 cm, 1994
PEINTURE
Red Interior, 143 x 156,5 cm, 1954/55
Reus, 243,8 x 332,7 cm, 1955
Bride’s Folly, 146 x 98,4 cm, 1959
Winter Pool, 229 x 151 x 10 cm, 1959
Photograph, 117,8 x 138,7 x 7 cm, 1959
Studio Painting, 191,8 x 185,4 x 15,2 cm, 1960/61
Johanson’s Painting, 142,2 x 122,5 x 17,5 cm, 1961
Exile, 151,1 x 90,2 cm, 1962
Crocus, 152,4 x 91,4 cm, 1962
Transom, 142,2 x 127 cm, 1963
Overdrive, 213,4 x 152,4 cm, 1963
Buffalo II, 243,8 x 183,8 cm, 1964
Trapeze, 304,8 x 121,9 cm, 1964
Drawings for Dante’s 700th birthday, 38,1 x 81 cm, 1965
DESSIN-AQUARELLE
Cage, 47,7 x 59,2 cm, 1958
Complete relaxation, 57,8 x 73 cm, 1958
I Swear, 58,4 x 73,6 cm, 1959
Drawing for President of the USA with Dante, 57,5 x 73 cm, 1960
Vacation, 57,8 x 73 cm, 1961
Spring Clearance, 58,4 x 73,7 cm, 1961
For the Living Theatre, 37,2 x 58,5 cm, 1961
Headline, 94,6 x 114,9 cm, 1962
Dowery, 57,4 x 75,8 cm, 1968
Red Body, 57,2 x 75,8 cm, 1969
Orange Body, 55 x 73,5 cm, 1969
Rose Clay, 212,8 x 91,4 cm, 1979
Intersection, 244 x 122 cm, 1989
Parade, 153,4 x 242,9 cm, 1996
Robert Rauschenberg, un artiste exposé à l’international
EXPOSITIONS
Out of the Crate, New acquisitions of Contessa Gallery, Contessa Gallery, Ohio, 2007
Pop Art and Its Affinities, Philadelphia Museum of Art, Pennsylvania, 2006-2008
From Picasso to Warhol – Avant-Garde Artist’s Jewellery, Portikus, 2009
Five Decades of Passion. Part Two: The Founding of the Center, 1989-1991, Fisher Landau Center For Art, New York, 2009-2010
Robert & Ethel Scull: Portrait of a Collection, Acquavella Galleries, New York, 2010
Modern Masters, Polk Museum of Art, Florida, 2010
Postmodernism: Style and Subversion 1970-1990, V&A London, Londres, 2011-2012
Explosion: Painting as Action, Moderna Museet, Stockholm, 2012
The Artist and the Poet, The Art Institute of Chicago, 2013
Artists and Lovers, Ordovas Gallery, Londres, 2016
The Sonaabend Collection, Remai Modern, Saskatchewan, 2019-2020
A Drawing Show, Paula Cooper Gallery, Floride, 2021-2022
MUSÉES
Museum of Modern Art, New York
Musée d’Art Moderne de San Francisco
Hirshhom Museum and Sculpture Garden, Washington
San Francisco De Young Museum
Académie Américaine de Design, New York
Musée d’Art contemporain de Los Angeles
The Wadsworth Atheneum Museum of Art, Connecticut
FONDATIONS
Robert Rauschenberg Foundation
Fondation Maeght
Principaux ouvrages sur Robert Rauschenberg
Rauschenberg photographe, Éditions du Centre Pompidou, 1981
Fondation Maeght, Robert Rauschenberg, Fondation Maeght, 2000
Sam Hunter, Robert Rauschenberg : Œuvres, écrits, entretiens, Éditions Hazan 2006
Daniel Klébaner, Robert Rauschenberg : La rumeur du monde, Éditions Ides et Calendes, coll. « Polychrome », 2007
Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, éditions Gründ, janvier 1999
Expertise et Estimation des œuvres de Robert Rauschenberg
Certaines œuvres de Robert Rauschenberg sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Robert Rauschenberg afin d’établir une estimation de votre pièce.
Martial RAYSSE
Martial Raysse est né en février 1936 à Golfe-Juan sur la Côte d’Azur. Le jeune homme grandit dans une famille d’artisans céramistes et réalise ses premiers poèmes et peintures à l’âge de 12 ans. Il pratique l’athlétisme de haut niveau pendant un temps, avant de se tourner définitivement vers la peinture en 1945. Raysse s’est distingué grâce à son approche protéiforme et libre de l’art. Son œuvre prolifique de plus de 350 œuvres révèle son infatigable esprit d’expérimentation. En 2011, Martial Raysse est devenu en 2011 « l’artiste français le plus cher du monde » suite à la vente aux enchères d’une de ses œuvres à Londres.
Une esthétique très personnelle
Après avoir réalisé essentiellement des peintures et des dessins à l’encre de Chine, à la fin des années 1960, Martial Raysse se tourne vers une multitude de matériaux et de techniques. On retrouve alors dans ses compositions du plastique, du plexiglas, des néons, des photographies, des jouets ou encore de la peinture. Il monte, assemble, découple ou floque ces éléments dans le but de créer des tableaux abstraits qui s’inscrivent dans la continuité du mouvement du Nouveau Réalisme auquel il adhère avec Arman, Yves Klein et d’autres artistes. C’est à cette période que les œuvres de Martial Raysse commence à se faire connaître en dehors du territoire français.
Une œuvre très diversifiée
En 1970, Martial Raysse décide d’abandonner « l’esthétisme formel ». Il se consacre désormais au travail collectif notamment à travers sa participation au film Le Grand Départ et à son adhésion à un groupe d’artistes produisant rituellement des dessins, des peintures ou encore des photographies. Durant les années 1980, les œuvres de l’artiste font l’objet de nombreuses expositions et plusieurs commandes publiques lui sont confiées. Progressivement, Martial Raysse s’oriente vers de grandes compositions dont les scènes de carnaval et de fêtes s’inscrivent dans son nouvel imaginaire burlesque. Les thèmes évoqués par l’artiste dans ses œuvres ont varié tout au long de sa carrière.
Martial Raysse: Les Statues !, Galerie Kamel Mennour, Paris, 2020
The Light House, Fondation Boghossian, Bruxelles, 2020-2021
Galerie de Portraits, Galerie le Minotaure, Paris, 2021
New Realism = New Perceptive Approaches of the Real, Galerie Vallois, Paris, 2021
Vedo Rosso, Collezione Giancarlo e Danna Olgiati, Lugano, 2022
MUSÉES
Centre Pompidou, Paris
Musée d’Arts de Nantes
Musée Picasso, Antibes
Musée des Beaux-Arts, Grenoble
Ludwig Museum, Cologne
Musée des Beaux-Arts, Montreal
Hirschhorn Museum, Washington
FONDATIONS
Fondation Gandur pour l’Art
Fondation Pinault
Principales publications sur Martial Raysse
Martial Raysse, Édition Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris et Carré d’Art, 1992
Martial Raysse, catalogue, sous la direction de Catherine Grenier, Éditions du Centre Pompidou, 2014
Julien Bertron, Un Saint pêcheur : deux statues de Martial Raysse, Kamel Mennour, 2014
Expertise et Estimation des œuvres de Martial Raysse
Certaines œuvres de Martial Raysse sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Martial Raysse afin d’établir une estimation de votre pièce.
Roberto MATTA
Roberto Matta est né en novembre 1911 à Santiago du Chili et décédé en novembre 2002 à Rome à l’âge de 91 ans. Après avoir commencé des études d’architecture au Chili, il finit par s’installer en France pour étudier sous la direction de Le Corbusier. Ses rencontres successives avec de grands artistes en Europe lui permettent de se faire connaître. C’est d’ailleurs Salvador Dalí qui l’incite à montrer ses dessins à André Breton et l’intègre au groupe des Surréalistes. Quelques années plus tard en 1938, Roberto Matta séjourne à New York où il se lie d’amitié avec plusieurs artistes américains avant de regagner l’Europe. Il est considéré comme un des peintres surréalistes les plus influents.
Le surréalisme et l’inconnu au centre de son œuvre
Roberto Matta est connu pour son œuvre conçue comme un véritable pont entre le surréalisme et l’expressionisme abstrait. En effet, l’artiste a réussi à créer son propre univers dans lequel il explore l’inconscient à travers l’automatisme surréaliste. Fasciné par l’énergie fluctuante, il expérimente un univers riche en couleurs et en formes organiques flottantes. Roberto Matta crée des peintures dynamiques et complexes grâce à ses coups de pinceau fluides. Les peintures de l’artiste sont également caractérisées par sa capacité à varier les techniques et les procédés de création. Pendant un temps, Roberto Matta travaille d’ailleurs avec des pigments phosphorescents afin de faire varier la longueur d’onde de l’éclairage de ses créations.
En 1948, lorsque Roberto Matta retourne au Chili, et fait évoluer son style artistique. Ses toiles, ses sujets et ses supports sont désormais plus larges. Il aura même l’occasion de travailler avec des peintures murales, des céramiques et des photographies. Désormais, Roberto Matta utilise son art pour produire des œuvres d’un surréalisme politiquement engagé et prosocialiste. Il devient alors un soutien incontournable du gouvernement socialiste d’Allende. Roberto Matta sera à de multiples reprises récompensé pour sa contribution à l’art, comme en 1985 lorsqu’il reçoit la Médaille d’or et du mérite des Beaux-Arts décernée par le Ministère de l’Éducation, de la Culture et des Sports d’Espagne.
L’irrationnel et le merveilleux, Centre d’art des Moines, Iowa, 2017-2018
MUSÉES
Museum of Modern Art, New York
Musée d’art moderne, San Francisco
MAC Lima, Lima
Art Institute of Monaco
Museum of Latin America, Long Beach
Centre Pompidou, Paris
Musée Cantini, Marseille
Moderna Museet, Stockholm
FONDATIONS
Fondation Maeght
Fondation Clément
Fondation des Treilles
Les principaux ouvrages sur Roberto Matta
Michel Fardoulis-Lagrange, Sur Roberto Matta, Belfond, 1970
Fabrice Flahutez, « Biologie cellulaire et fonctions mathématiques dans l’œuvre de Robert Matta », Art Présence, n°51, 2004, p.32-37.
Fabrice Flahutez, « Lecture labyrinthe et espaces spiralés : la revue Instead », Les Revues d’art,2011.
René Passeron, The Concise Encyclopedia of Surrealism, trans. J. Griffiths, Omega Books, 1984
Roland Sabatier, L’œuvre gravée de Matt, Catalogue raisonné, 1943-1974, édition Sonet-Visat, 1975
Expertise et Estimation des œuvres de Roberto Matta
Certaines œuvres de Roberto Matta sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Roberto Matta afin d’établir une estimation de votre pièce.
Albert MARQUET
Né à l’époque où les peintres impressionnistes s’emparèrent du paysage comme motif et adoptèrent la peinture de plein air, Albert Marquet renouvela à son tour ce genre pictural. Son œuvre, rattaché au courant fauve, est composé pour l’essentiel de paysages, naturels ou urbains, souvent articulés autour d’un point d’eau.
Une amitié indéfectible
Albert Marquet est né à Bordeaux en 1875. Peu enclin aux études, Marquet montra assez tôt des prédispositions au dessin.
En 1890, sa mère décida, contre l’avis de son mari, de s’installer à Paris afin que son fils puisse étudier l’art. En ce sens, le jeune homme intégra l’École des Arts décoratifs où il se lia d’amitié avec Henri Matisse (1869-1954). Diplômés en 1894, les deux camarades rejoignirent l’École des Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier du maître symboliste Gustave Moreau (1826-1898), jusqu’à la mort de ce dernier survenue en 1898. Ils y rencontrèrent les futurs fauves Henri Manguin (1874-1949) et Charles Camoin (1879-1965).
Par la suite, Marquet et Matisse suivirent brièvement des cours à l’Académie Julian auprès de Fernand Cormon (1845-1924) puis à l’Académie Camillo avec Eugène Carrière (1849-1906).
À cette époque Albert Marquet peignit des paysages illustrant des vues de la Seine, des quais et des ponts (La Seine et le chevet de Notre-Dame, 1902).
1900-1907 : la « cage aux fauves »
Au début du XXe siècle, Albert Marquet et plusieurs anciens de l’atelier de Gustave Moreau développèrent un style en marge des règles académiques. Ils prônèrent des formes simplifiées ainsi que des couleurs pures cloisonnées et posées en aplats.
Ensemble ils exposèrent au Salon d’automne de 1905. Les œuvres des exposants — Matisse, André Derain (1880-1954), Raoul Dufy (1877-1953), Maurice de Vlaminck (1876-1958) — furent qualifiées de « fauves » par le critique Louis Vauxcelles (1870-1943).
Les œuvres d’Albert Marquet représentaient alors des formes cernées de noir, des portraits, des plages normandes et des scènes animées (Vue d’Agay, 1905). Sa première exposition personnelle eut lieu en 1907 à la galerie Druet.
1908-1914 : le premier séjour au Maghreb
Albert Marquet voyagea régulièrement tout au long de sa vie, d’abord en Normandie et sur les côtes françaises, puis en Norvège et au Maghreb.
L’artiste débarqua pour la première fois sur les côtes africaines en 1908. Accompagné par Matisse, il découvrit Tanger et Dakar. Marquet effectua un second séjour en 1911 à Casablanca puis un troisième en 1913 où il explora le sud du Maroc.
De cette période naquirent peu d’œuvres : quelques croquis des rues, des dessins à l’encre, gouaches et tableaux peints depuis sa chambre d’hôtel (La Citadelle de Tanger, 1913).
1920-1939 : entre Paris et Alger
En raison du conflit armé, Albert Marquet dut attendre 1920 pour visiter de nouveau l’Afrique du Nord. C’est à cette occasion que l’artiste rencontra la jeune écrivaine Marcelle Martinet qu’il épousera trois ans plus tard.
Durant vingt-six ans, Albert Marquet passa les mois d’hiver à Alger et dans ses environs. L’artiste fut en effet saisi par la lumière et les paysages du Maghreb. Marquet réalisa de très nombreuses compositions illustrant le port d’Alger reconnaissable par les toits rouges de ses entrepôts, les grues et remorqueurs, la gare maritime, les paquebots, les docks et les ciels grisâtres (La Baied’Alger, 1932).
Préférant l’Algérie, Albert Marquet visita toutefois à plusieurs reprises la Tunisie et le Maroc. En ce sens il se rendit en 1923 dans le village de Sidi-Bou-Saïd près de Tunis ainsi qu’à trois reprises au Maroc entre 1930 et 1935. Plus largement, le couple fit de nombreux voyages en Europe et autour de la Méditerranée : Stockholm, Cadix, Venise, Copenhague, etc.
1939-1947 : un retour à Paris expéditif
En 1939, à la déclaration de guerre, Albert Marquet se rendit à Paris afin de mettre ses œuvres à l’abri. L’artiste retourna ensuite rapidement à Alger.
En 1941, Marquet organisa une exposition de ses œuvres à la galerie du Minaret lui permettant d’acheter la propriété Djenan-Sidi-Saïd à la végétation luxuriante (Alger vu depuis Bab-el-Oued, 1944).
Albert Marquet résida à Alger jusqu’en 1945 puis passa les deux dernières années de sa vie retiré à La Frette-sur-Seine.
L’apport d’Albert Marquet à l’histoire de l’art
Grand peintre de l’eau, Albert Marquet est reconnu comme maître incontesté de la peinture française. Sa vie fut rythmée par les voyages, avec une prédilection pour l’Afrique du Nord, Alger notamment. Ces dernières destinations lui fournirent des vues et des motifs qu’il s’empressa de représenter.
Rivières, océans ou mers ; Albert Marquet sut représenter le motif avec authenticité. De ses paysages modernes de Paris ou d’Alger se dégage une véritable émotion.
En France, les œuvres d’Albert Marquet sont principalement exposées au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ainsi qu’au Musée d’Art Moderne André Malraux du Havre.
Il est également possible d’admirer les œuvres du maître à l’étranger : Metropolitan Museum of Art de New York, Art Institute de Chicago, Musée Pouchkine de Moscou, Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg.
Les principales expositions de l’artiste
Albert Marquet, Musée des Beaux-Arts de Pouchkine, Moscou, 2016
Albert Marquet. Peintre du temps suspendu, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2016
Albert Marquet. Les bords de Seine, de Paris à la côte normande, Musée Tavet-Delacour, Pontoise, 2013
Albert Marquet. Itinéraires maritimes, Musée national de la Marine, Paris, 2008
Marquet. Vues de Paris et d’Ile de France, Musée Carnavalet, Paris, 2004
Les principaux ouvrages sur Albert Marquet
KREBS Sophie, Albert Marquet, peintre du temps suspendu, éd. MAM de la Ville de Paris, 2016
WILDENSTEIN Guy et MARTIN Jean-Claude, L’Afrique du Nord, catalogue de l’œuvre peint, éd. Skira, 2002
Expertise et Estimation des œuvres d’Albert Marquet
Certaines œuvres d’Albert Marquet sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Albert Marquet afin d’établir une estimation de votre pièce.
Henri LEBASQUE
Henri Lebasque est un peintre français dont l’œuvre est rattachée au mouvement postimpressionniste. L’artiste est principalement connu pour ses scènes de genre familiales ancrées dans un cadre méditerranéen.
Une enfance dans la nature
Joseph Henri Baptiste Lebasque est né au Champigné, village situé dans le Maine-et-Loire en 1865. Il est issu d’un milieu modeste, ses grands-parents étaient cultivateurs et son père marchand de bois. Dès son plus jeune âge Lebasque connut les forêts où son père se procurait les coupes de bois. La nature occupera par la suite une place prépondérante dans son œuvre.
Le jeune homme étudia à l’École des Beaux-Arts d’Angers avant de déménager à Paris en 1886. Lebasque s’inscrivit à l’Académie Colarossi dite « Académie de la Grande Chaumière » qui avait succédé à l’Académie Suisse en 1870. Moins couteuses et moins sélectives que l’École des Beaux-Arts de Paris, ces écoles privées dispensèrent une formation artistique à de nombreux futurs maîtres. Si les Beaux-Arts de Paris étaient dominés par l’académisme régnant de l’époque, les écoles artistiques privées proposaient des formations plus libres permettant ainsi aux jeunes artistes d’exprimer leur talent et de trouver leur voie.
Les années 1880 : des débuts académiques
Henri Lebasque fréquenta durant deux ans l’atelier de Léon Bonnat (1833-1922), grand maître de l’académisme, à l’École des Beaux-Arts de Paris. Par la suite, le jeune artiste exposa ses premières œuvres au jeune Salon des Indépendants créé en 1884 par des artistes ne souhaitant ni jury ni récompense.
À partir de 1888, Lebasque collabora durant six ans avec le peintre Ferdinand Humbert (1842-1934) lui-même issu des Beaux-Arts et élève d’Eugène Fromentin (1820-1876) et d’Alexandre Cabanel (1823-1889). Ensemble ils exécutèrent des fresques du Panthéon.
Les années 1890 : des émois pointillistes
Trop jeune pour être véritablement rattaché au groupe des impressionnistes, Henri Lebasque s’est toujours montré sensible à la luminosité, à l’instar de ces derniers, tout en restant attaché au dessin et à la composition rigoureuse.
En 1893, Lebasque fit la rencontre des pointillistes Maximilien Luce (1858-1941) et Paul Signac (1863-1935) avec lesquels il se lia d’amitié. Lebasque adopta leur technique sans pour autant se plier au rigorisme scientifique de Georges Seurat (1859-1891), peintre théoricien du divisionnisme.
Le peintre épousa Catherine Fisher en 1894 avec laquelle il eut trois enfants. Dès lors, une grande partie de l’œuvre de Lebasque fut consacrée à décrire des scènes familiales empreintes de sérénité dans un cadre naturel (jardin, terrasse, etc. comme dans le Goûter sur l’herbe, 1903).
Les années 1900 : la découverte du Midi
Henri Lebasque quitta Paris au début du XXe siècle en raison de problèmes de santé. C’est à Montévrain dans la Marne qu’il s’installa durant quatre ans avant d’emménager à Lagny. À cette occasion Lebasque réalisa de nombreux paysages illustrant des scènes fluviales, coins de villages ensoleillés, forêts, etc. (Rives de la Marne, près de Montévrain, 1900).
Durant la décennie, Lebasque séjourna également dans d’autres régions (Vendée, Normandie, Bretagne) et voyagea à l’étranger (Londres en 1904 et Madrid en 1905).
L’artiste exposa au Salon d’automne — dont il fut l’un des membres fondateurs — dès 1903. L’État se rendit acquéreur cette année-là du Goûter sur l’herbe.
En 1906, Henri Lebasque découvrit le Midi de la France. Après plusieurs séjours prolongés, l’artiste décida de s’y installer définitivement. Il séjourna successivement à Saint-Tropez (1906), Sanary (1911), Nice (1913), Sainte-Maxime (1914) et Cannes (1918). Lebasque se fixa définitivement au Cannet en 1924. Sa découverte du Midi ainsi que sa rencontre avec les artistes fauves — Henri Matisse (1869-1954) notamment — opéra un véritable bouleversement pictural dans son œuvre.
Au Cannet, Lebasque fréquenta régulièrement le nabi Pierre Bonnard (1867-1947) qui vivait à proximité. Les paysages, portraits et scènes familiales de l’époque, sont caressés par la lumière méditerranéenne et la douceur du climat de la région (Le Cannet au printemps, 1927). Lebasque exécuta également de nombreux nus (Nu à la fenêtre, 1926).
L’apport d’Henri Lebasque à l’histoire de l’art
Artiste estampillé « néo-impressionniste », Henri Lebasque a connu le succès de son vivant pour ses scènes de genre familiales au décor méditerranéen. Ses personnages — féminins pour la plupart du temps — prennent place dans des jardins, sur des terrasses environnées d’une végétation luxuriante. Les œuvres de Lebasque illustrant ses proches sont une véritable ode à la joie de vivre.
À partir de 1906, les compositions de l’artiste se caractérisent par un traitement subtil de la lumière, une touche plus libre et des couleurs pastels vaporeuses.
L’œuvre de Lebasque, quantitativement importante, se compose de paysages, portraits, natures mortes et nus.
S’il côtoya les impressionnistes, pointillistes, fauves et nabis, Henri Lebasque resta en réalité en marge des courants picturaux de l’époque. C’est pourquoi il est difficile de rattacher cet artiste à un courant pictural particulier.
Les œuvres d’Henri Lebasque sont principalement exposées en France : au Musée des Beaux-Arts d’Angers, au Musée Faure d’Aix-les-Bains, à Aubusson, au Musée Fabre à Montpellier, au Musée de l’Annonciade de Saint-Tropez, à la Fondation Bemberg de Toulouse.
Il est également possible d’admirer les œuvres de l’artiste à l’étranger : Musée Thyssen-Bornemisza (Madrid), Wallraf-Richartz Museum (Cologne) ou Musée d’Art de Ponce (Porto Rico).
Les principales expositions de l’artiste
Henri Manguin : un fauve chez Bonnard, Musée Pierre Bonnard, Le Cannet, 2015
Henri Lebasque, 1865-1937, Musée des Ponchettes, Nice, 1957
Les principaux ouvrages sur Henri Lebasque
COLLECTIF, Henri Manguin, un fauve chez Bonnard, éd. Musée Pierre Bonnard, 2015
COLLECTIF, Palette impressionniste en Méditerranée, éd. Musée de Roanne, 2009
BAZETOUX Denise, Henri Lebasque, éd. Arteprint, 2008
Expertise et Estimation des œuvres de Henri Lebasque
Certaines œuvres de Henri Lebasque sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Henri Lebasque afin d’établir une estimation de votre pièce.
René MAGRITTE
L’artiste belge René Magritte est l’un des principaux représentants du mouvement surréaliste. À la fois peintre, graveur, sculpteur, photographe et cinéaste, Magritte fait partie de la jeune génération qui s’est révoltée après les morts de la Première Guerre mondiale. Ensemble, ces artistes surréalistes regroupés autour de l’écrivain André Breton (1896-1966) peignirent l’étrange au travers d’objets réels, placés dans un monde imaginaire et irrationnel.
Une enfance ponctuée de drames
René Magritte est né à Lessines en Belgique en 1898. La famille déménagea à plusieurs reprises avant de s’établir à Charleroi en 1913, un an après le suicide de Régina Magritte, la mère de René.
En raison de l’occupation de Charleroi par l’armée allemande, la famille Magritte retourna à Châtelet. René Magritte réalisa ses premières peintures au début de l’année 1915. La même année le jeune homme abandonna ses études et s’installa à Bruxelles.
En 1916, Magritte s’inscrivit à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. Il fréquenta alors de nombreux artistes avant-gardistes et s’intéressa successivement aux mouvements Dada et Surréaliste.
1922-1927 : le surréalisme belge
Introduit dans le milieu dada, René Magritte eut son premier déclic artistique lorsqu’il découvrit Chant d’amour (1914) de Giorgio de Chirico (1888-1978). Grâce au peintre italien, Magritte réalisa Le Mariage de minuit (1926) et L’homme du large (1927).
René Magritte épousa Georgette Berger en 1922. Afin de subsister, l’artiste dessina des papiers peints ainsi que des motifs publicitaires pour les maisons de mode.
En 1926, René Magritte réalisa Le Jockey perdu, sa véritable première œuvre surréaliste illustrant un jockey galopant dans une forêt de quilles. Dans la foulée, Magritte adhéra au groupe des surréalistes belges qui venait de se constituer.
Deux ans plus tard, le surréaliste belge exposa une soixantaine d’œuvres à la galerie Le Centaure à Bruxelles, sans succès. Il décida alors de quitter la Belgique et s’installa en banlieue parisienne où il réalisa Le Joueur secret (1927) et Le Sang du monde (1927).
1927-1939 : le surréalisme parisien
René Magritte séjourna en banlieue parisienne de 1927 à 1930. À cette occasion il rencontra les surréalistes français André Breton, Paul Eluard (1895-1952), Max Ernst (1891-1976) et Salvador Dalí (1904-1989).
L’artiste belge participa aux activités des surréalistes français et exposa ses œuvres. Toutefois, René Magritte se brouilla avec André Breton en 1930. Préocupé par la montée du nazisme, Magritte retourna en Belgique.
En 1936, René Magritte exposa ses œuvres pour la première fois à New York à la galerie Julien Levy. Deux ans plus tard, l’artiste exposa ses créations à Londres.
1939-1948 : les recherches picturales
Au début de l’Occupation de la Belgique, René Magritte séjourna à Carcassonne durant quelques mois avant de revenir à Bruxelles.
Durant la guerre, Magritte réalisa Le Retour (1940), point de départ de l’apparition de l’oiseau et du bleu Magritte dans ses compositions.
En 1943, il entama sa « période plein soleil » ou « période Renoir » en s’inspirant des artistes impressionnistes.
Quelques années plus tard, en 1948, René Magritte débuta une nouvelle phase artistique : sa « période vache ». Les œuvres issues de cette période déroutèrent les marchands parisiens et furent décriées par la critique.
1952-1967 : une notoriété mondiale
À partir de 1952, René Magritte multiplia les expositions à Londres, Paris et New York. En 1954 c’est à Bruxelles et à Liège que l’artiste surréaliste dévoila ses œuvres.
En 1956, son œuvre fut récompensée par le prix Guggenheim. La même année, le Palais des Beaux-Arts de Charleroi lui commanda une fresque murale (La Fée Ignorante).
Dans les années 1960, la notoriété de René Magritte ne cessa d’augmenter, notamment aux États-Unis où plusieurs rétrospectives eurent lieu à Minneapolis, Houston et New York.
Avant son décès, René Magritte réalisa une dernière œuvre magistrale : La Page blanche (1967).
L’apport de René Magritte à l’histoire de l’art
L’œuvre de René Magritte est composée de tableaux et dessins illustrant des objets de la vie courante ainsi que l’homme et la femme. Il usa de motifs récurrents (la pomme, l’oiseau, l’homme au chapeau melon) à la signification subtile. Parfois une image en cache une autre, et plusieurs niveaux de lecture entre le visible et l’invisible sont possibles.
René Magritte aima jouer sur le décalage entre un objet et sa représentation. En ce sens, La Trahison des images (1928-1929) illustrant une pipe où est indiqué « Ceci n’est pas une pipe » eut pour ambition d’inciter le spectateur à considérer l’objet tel qu’il est, indépendamment de sa fonction.
Les œuvres de l’artiste du surréel sont tout à la fois teintées d’humour et de poésie. Ses compositions, mêlant objets du réel dans un monde imaginaire, ont fait de René Magritte l’un des artistes surréalistes les plus recherchés.
Les œuvres de René Magritte sont exposées dans le monde entier. Depuis 2009, il existe un Musée Magritte à Bruxelles exposant des œuvres issues de la Fondation Magritte et de collectionneurs privés. La riche collection de ce musée permet de retracer chronologiquement les différentes périodes picturales de l’artiste.
Les principales expositions de l’artiste
Magritte/Renoir. Le surréalisme en plein soleil, Musée de l’Orangerie, Paris, 2021
Magritte, Musée National Thyssen-Bornemisza, Madrid, 2020
Magritte. La trahison des images », Centre Pompidou, Paris, 2016
Dalí, Magritte, Miro — Le Surréalisme à Paris, Fondation Beyeler, Bâle, 2011
Les principaux ouvrages sur René Magritte
DRAGUET Michel, Magritte : son œuvre, son musée, éd. Hazan, 2009
CANONNE Xavier, Le surréalisme en Belgique, 1924-2000, éd. Actes Sud, 2007
SYLVESTER David, Magritte, éd. Flammarion, 1992
Expertise et Estimation des œuvres de René Magritte
Certaines œuvres de René Magritte sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de René Magritte afin d’établir une estimation de votre pièce.
André LANSKOY
D’origine russe, André Lanskoy s’installa à Paris en 1921. Son œuvre d’abord figurative, évolua progressivement vers l’abstraction. Les gouaches et peintures de Lanskoy sont représentatives de la nouvelle École de Paris.
Une carrière militaire prédestinée
André Lanskoy est né à Moscou en 1902. Fils du comte Lanskoy, le jeune homme était destiné à une carrière militaire. En ce sens, il étudia à l’École des Pages en 1908 avant d’intégrer l’École des Cadets de Saint-Pétersbourg en 1917.
Dès son enfance, André Lanskoy fut attiré par les manifestations visuelles de la couleur, notamment à travers la vie quotidienne et les objets de la culture populaire russe.
Le jeune homme se réfugia à Kiev en 1919. Durant deux mois Lanskoy s’exerça au dessin. Il s’engagea par la suite dans l’Armée blanche qu’il suivit en Crimée puis à Constantinople.
1921 : l’arrivée à Paris
André Lanskoy arriva à Paris en 1921 pour ne plus jamais repartir. Dès lors le jeune homme se consacra pleinement à la peinture.
Il rencontra également les nombreux peintres russes présents dans la capitale et apprit quelques rudiments de la peinture auprès de Sergueï Soudeïkine (1882-1946). Mais c’est surtout en fréquentant les galeries de la rue de La Boétie et Le Louvre que Lanskoy perfectionna sa formation. Au musée il étudia Vélasquez, Le Greco, les primitifs italiens, les Vénitiens. Mais le véritable choc artistique fut celui de sa rencontre avec le Portrait du peintre avec sa palette du Douanier Rousseau (1844-1910).
Lanskoy s’intéressa à la correspondance de Vincent van Gogh (1853-1890) avec son frère Théo. L’œuvre du Néerlandais suscita une grande admiration de la part du peintre russe.
En 1922, André Lanskoy fréquenta l’Académie de la Grande Chaumière située près du quartier de Montparnasse. À cette époque, il s’adonna aux paysages, natures mortes et portraits.
1924 : la rencontre avec les collectionneurs Wilhelm Uhde et Roger Dutilleul
André Lanskoy exposa ses œuvres au Salon d’Automne à partir de 1923. Sa participation en 1924 fut remarquée par le collectionneur allemand Wilhelm Uhde (1874-1947). C’est grâce à ce dernier que Lanskoy signa son premier contrat avec la galerie Bing, lieu où il fit la rencontre déterminante avec le collectionneur Roger Dutilleul (1872-1956). La première exposition particulière d’André Laskoy eut lieu à la galerie Bing en 1925.
Dutilleul, qui acheta pour la première fois une œuvre de Lanskoy en 1925 (Intérieur dans un salon), soutint l’artiste russe entre 1928 et 1944 lui permettant de continuer à peindre.
1922-1937 : un peintre figuratif
De ses débuts de peintre jusqu’en 1937, André Lanskoy exécuta des œuvres figuratives. Cette première période de son œuvre évolua tant au niveau technique qu’au niveau de la palette de couleurs utilisées. Les intérieurs figés sont marqués par une perspective très « à plat ».
1937-1941 : vers l’abstraction
L’année 1937 marqua un tournant dans l’œuvre de Lanskoy. En effet, l’artiste présenta un intérêt grandissant pour les œuvres des peintres abstraits Paul Klee (1879-1940) et Vassily Kandinsky (1866-1944). Progressivement, Lanskoy s’éloigna de l’objet avec lequel il rompit définitivement en 1941.
Cette phase intermédiaire se manifesta par la réalisation de gouaches figuratives, semi-figuratives et abstraites. Au fur et à mesure Lanskoy libéra son travail de la représentation, décomposant les formes, transformant les personnages de jadis en assemblage de tâches douces.
Ses œuvres de transition furent exposées à la galerie Berri-Raspail en 1942.
Les années 1940 : l’amitié avec Nicolas de Staël
André Lanskoy atteignit l’abstraction pure dans les années 1940. En 1944, l’artiste exposa ses œuvres récentes à la galerie Jeanne Bucher. Cette même année fut celle de sa rencontre — grâce à Dutilleul — avec la galerie Louis Carré (1897-1977). S’ensuivit une collaboration qui dura seize ans.
L’année suivante, Lanskoy rencontra son compatriote Nicolas de Staël (1914-1955). Une profonde amitié lia les deux artistes, si bien que l’œuvre de de Staël fut influencée par Lanskoy.
En 1948, la galerie Louis Carré présenta une exposition sur André Lanskoy, mêlant œuvres figuratives et abstraites.
Les années 1950-1970 : le temps des expositions
Dans les années 1950, André Lanskoy fut exposé dans de nombreuses galeries parisiennes : Palmes (1956), Claude Bernard (1958), Charpentier (1960), Kriegel (1962).
En parallèle, dès 1953, les expositions personnelles se multiplièrent en province et à l’étranger : Albert Loeb (1959), Kaplan (1961), Knoedler (1965).
André Lanskoy participa également à de nombreuses expositions collectives organisées dans le monde entier.
Enfin, s’il s’adonna au dessin et à la peinture, André Lanskoy réalisa des cartons pour la tapisserie ainsi que des illustrations d’ouvrages.
L’apport d’André Lanskoy à l’histoire de l’art
André Lanskoy fait partie de ces artistes russes formant la nouvelle École de Paris. Son œuvre d’abord figurative évolua progressivement vers l’abstraction.
Après une phase intermédiaire entre 1937 et 1941, André Lanskoy rompit avec la figuration. Une plastique graphique et visuelle particulièrement identifiable se mit alors en place. Un réseau de lignes courbes (oblique, ellipse, spirale) parcourut ses compositions. À cela s’ajouta une palette colorée où les tons froids (bleu, vert, violet, rose) s’alternèrent avec les tons chauds (vermillon, jaune, ocre, brun). La matière est riche et généreuse, aux couches picturales posées en larges aplats répondent l’apparence grumeleuse et le relief inégal dû à la fragmentation de la touche sous l’effet d’une brosse.
Les œuvres d’André Lanskoy sont exposées au Centre Pompidou et au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ainsi qu’à Colmar, Grenoble, Le Havre, Lille, Maubeuge, Mulhouse, Saint-Étienne, Tourcoing et Villeneuve-d’Ascq.
À l’étranger les œuvres de Lanskoy sont également visibles aux États-Unis à New York ainsi qu’en Espagne à Tolède.
Les principales expositions de l’artiste
Lanskoy, un peintre russe à Paris, LAM, Villeneuve-d’Ascq, 2011
André Lanskoy 1902-1976, Musée des Beaux-Arts de Pouchkine (Moscou) et Musée national russe (Saint-Pétersbourg), 2006
Les principaux ouvrages sur André Lanskoy
DRON Pascaline et PITTIGLIO Angelo, André Lanskoy, éd. Pittiglio, 1900
GRENIER Jean, André Lanskoy, éd. Hazan, 1960
Expertise et Estimation des œuvres d’André Lanskoy
Certaines œuvres d’André Lanskoy sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’André Lanskoy afin d’établir une estimation de votre pièce.
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