Marie LAURENCIN

Marie Laurencin est née en octobre 1883 à Paris et décédée en juin 1956 dans la même ville, à l’âge de 72 ans. Pour faire face à son échec scolaire, la jeune femme déjà passionnée par le dessin décide contre l’avis de sa mère de s’inscrire à l’École de Sèvres afin d’y apprendre la peinture sur porcelaine. En 1903, elle poursuit ses études à l’Académie Hubert où elle assiste à des cours de dessin, de peinture et de gravure. Ces années d’études permettent à Marie Laurencin d’être introduite dans plusieurs cercles et d’y côtoyer de nombreux artistes de l’avant-garde. Grâce à son style particulier et à sa notoriété grandissante, elle devient l’une des pionnières de plusieurs mouvements artistiques.

Une effusion d’influences

Lorsqu’elle débute sa carrière artistique, Marie Laurencin poursuit sa production de portraits et d’autoportraits commencée quelques années plus tôt. Néanmoins, ses différents échanges intellectuels avec certains maîtres de l’époque vont la pousser à faire évoluer sa peinture. Un temps inspiré par les fauvistes, la peintre finit par s’intéresser au cubisme et à reprendre les caractéristiques géométriques du mouvement. Marie Laurencin refuse pourtant que sa peinture soit limitée à ce seul courant. Pour cette raison, elle continue son travail de portraitiste en s’inspirant d’images oniriques et de couleurs douces propres aux peintres impressionnistes. Sa palette et son iconographie lui confèrent une certaine notoriété et en font une portraitiste hors pair.

Une production artistique très riche

Dans les années 30, Marie Laurencin est à l’apogée de sa carrière et décide de réunir ses deux thèmes favoris, les femmes et les animaux, dans des compositions mettant en avant un esprit de métamorphose. En 1931, l’artiste est d’ailleurs une des membres fondatrices de La Société des femmes artistes modernes. À cette époque, sa production artistique se diversifie et elle conçoit des costumes et des décors pour le théâtre. Son travail touche alors un très large public. Les années suivantes, Marie Laurencin connaît des épisodes dépressifs et bien qu’elle continue de peindre, elle ne connaîtra plus le même succès que dans les années 30.

Œuvres de Marie Laurencin

ESTAMPE-MULTIPLE

  • La Créole, 39 x 31 cm, 1924
  • Juliette, 31,5 x 24 cm, 1925
  • Le Concert, La Vie de château pl.1, 23,1 x 18,2 cm, 1926
  • Jeunes filles au balcon, 24 x 18 cm, 1928
  • Alice in Wonderland by Carroll Lewis, 1930
  • Les enfants du château, 29 x 32 cm, 1930
  • Elvire, 38,1 x 28 cm, 1930
  • Augusta, 1930
  • Dinah, 39,5 x 28,5 cm, 1931
  • Europe, 44 x 32 cm, 1932
  • La fête de la danse, 34,2 x 43,5 cm, 1937
  • Fillette à la rose, 1955
  • Jeune fille aux trois ornements de perles, 40 x 29,8 cm, 1955

DESSIN-AQUARELLE

  • La tasse de thé, 20 x 27 cm, 1904/05
  • Femme et chat, 26 x 20,6 cm, 1908
  • La sœur de Narcisse, 17 x 13 cm, 1908
  • Portrait de femme, 21 x 28 cm, 1923
  • Deux fillettes au cerceau, 28,5 x 22,5 cm, 1925
  • Jeune fille à la colombe, 24,5 x 19,5 cm, 1933
  • Tête de jeune fille, 31,1 x 23,2 cm, 1935
  • Illustrations for la Dame aux Camélias, 1936
  • Femme au chapeau, 44,5 x 31 cm, 1937
  • Buste de jeune femme, 32,5 x 26 cm, 1937
  • Maquette II/Variation sur maquette II, 47 x 104 cm, 1939
  • Jeune fille, 28 x 22 cm, 1953

PEINTURE

  • Les deux sœurs au violoncelle, 115,9 x 89 cm, 1913
  • La liseuse, 91,5 x 72 cm, 1913
  • Arlequin à la guitare, 65 x 55 cm, 1920/22
  • Mère et enfant avec oiseaux, 73 x 60 cm, 1924
  • Le baiser, 79 x 63 cm, 1927
  • Créoles II, 81 x 60 cm, 1929
  • Jeunes femmes à la guitare et aux flûtes, 81,3 x 101 cm, 1935
  • Danseuse, 53,3 x 64 cm, 1937
  • Portrait de Madame D., 100 x 73 cm, 1938
  • Arlequine, 60 x 50 cm, 1940
  • Trois femmes, 61 x 49,8 cm, 1943
  • Le concert, 73 x 60 cm, 1949
  • Le bel été, 82 x 101 cm, 1953/54

Marie Laurencin, une artiste appréciée

EXPOSITIONS

  • Portrait de Madame Fernande X et Jeunes Filles, Salon des indépendants
  • Les cubistes, Galerie Dalmau, Barcelone, 1912
  • Exposition d’Art moderne, Amsterdam, 1912
  • Le Bel élégant, Salon des indépendants, Paris, 1913
  • Flower paintings by Marie Laurencin, Mayor Gallery, Londres, 1934
  • Trente portraits d’amis, Librairie Paul Morihien, Paris, 1949
  • Exposition Marie Laurencin, Ministère des Affaires étrangères du Japon, Isetan, Tokyo, 1978
  • Six femmes peintres, Asahi Shimbun, 1983
  • Cent œuvres des collections du Musée Marie Laurencin au Japon, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 1993
  • Marie Laurencin : a retrospective, Tokyo Metropolitan Art Musem, Kyoto News, Tokyo
  • Marie Laurencin, Musée Marmottan Monet, Paris, 2013

MUSÉES

  • Musée de l’Orangerie
  • Musée Marmottan Monet, Paris

FONDATIONS

  • Fondation Foujita
  • Fondation du Musée Marie Laurencin, Japon
  • Fondation Pierre Gianadda

Principales publications sur Marie Laurencin

  • Henri-Pierre Roché, Marie Laurencin — Portrait plaisantLes Cahiers d’aujourd’hui, dir. G. Besson, n° 10, p. 215-218, mars 1922
  • Denise Bourdet, Pris sur le vif, Plon, 1957
  • Charlotte Gere, trad. de l’anglais par Anita Ogier, Marie Laurencin, Flammarion, 1977
  • Daniel Marchesseau, Marie Laurencin, Hazan, 1981
  • Flora Groult, Marie Laurencin, Mercure de France, 1987
  • José Pierre, Marie Laurencin, France Loisirs, 1988
  • Bertrand Meyer-Stabley, Marie Laurencin, Pygmalion, 2011
  • Claude Loude, Je suis… Marie Laurencin, muse inspiratrice et créatrice inspirée, Collection «Je suis…», Jacques André, 2014
  • François Cloarec, J’ai un tel désir, coll. «La Bleue», Stock, 2018

Expertise et Estimation des œuvres de Marie Laurencin

Certaines œuvres de Marie Laurencin sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Marie Laurencin afin d’établir une estimation de votre pièce.

Jules LAURENS

Jules Laurens est né en juillet 1825 à Carpentras et décédé en mai 1901 à Saint-Didier, à l’âge de 75 ans. Frère du peintre Jean-Joseph Bonaventure Laurens, il rejoint ce dernier à Montpellier en 1837 afin d’intégrer l’École des Beaux-Arts de la ville. Jules Laurens travaille pendant un temps pour Baudouin qui est à l’époque peintre de décors au théâtre municipal, puis il décide ensuite de poursuivre sa formation à l’École des Beaux-Arts de Paris où il étudiera sous la direction de Paul Delaroche. Malgré ses nombreuses expériences artistiques, le succès n’est pas immédiat pour Jules Laurens qui devra attendre quelques années avant que son talent soit reconnu.

Une œuvre marquée par son intérêt pour les sujets orientaux

Jules Laurens est connu comme étant un artiste orientaliste. Cet attrait pour ce type de composition est né de ses nombreux voyages commencés en 1846 aux côtés du géographe français Xavier Hommaire de Hell. Laurens participe alors à ces missions scientifiques, géographiques et historiques en Turquie, en Grèce et en Perse et rapporte des centaines de croquis et de dessins des paysages qu’il a observés. Il y dépeint les monuments historiques et le quotidien des habitants de ces régions. À l’époque, Jules Laurens réalise également de nombreux portraits de personnalités persanes et européennes et l’influence de ces cultures est largement perceptible dans ses œuvres.

Une contribution à la réflexion artistique 

Lorsque Jules Laurens revient en France en 1849, il publie ses réalisations et continue sa production artistique. À ce titre, il reçoit d’ailleurs de nombreuses commandes pour des publications et reçoit également dans son atelier des jeunes artistes en devenir comme Georges Bellenger à qui il partage son savoir et sa technique. Jules Laurens a largement contribué au monde de l’art grâce à ses publications de réflexions artistiques et à sa participation au développement de la bibliothèque-musée de Carpentras. Néanmoins, son nom reste aujourd’hui encore très peu connu du grand public.

Œuvres de Jules Laurens

DESSIN-AQUARELLE

  • La fileuse, 36,5 x 27,5 cm, 1860
  • Vue de Thérapia, 20 x 27 cm, 1846
  • Téhéran, Doulab-Capou, 21,5 x 31 cm, 1848
  • Study of an Afghan Warrior at Teheran, 41 x 31 cm, 1848
  • Guerrier Afghan, 41 x 31 cm, 1848
  • La chambre de Victor Hugo à Marine Terrace, 24 x 31 cm, 1855
  • Place animée à Téhéran, 29,5 x 44 cm
  • Salon de la mission de France à Téhéran, 31 x 42,5 cm
  • Grande place de Téhéran, 28 x 45 cm
  • Le platane de Czrich près de Téhéran, 40,5 x 31 cm
  • La mosquée bleue de Tauris, 28 x 40 cm
  • Jeunes filles et leur servante conversant, 58 x 45 cm
  • Téhéran, vue prise arrivant de Casbinn, 29 x 45 cm

PEINTURE

  • La batteuse de beurre, 81 x 68 cm, 1860
  • Meeting House in Teheran, 73 x 91 cm, 1863
  • La baigneuse, 160 x 116 cm, 1864
  • Equestrienne on a Woodland Lane, 152,1 x 114,9 cm, 1868
  • Paysage des environs de Carpentras, 29,5 x 36,5 cm, 1875
  • Nature morte aux pêches, 21,5 x 27 cm, 1875
  • Nature morte à la faïence et aux pêches, 38 x 46 cm, 1885
  • Van Lake and fortress, Armenia, 84 x 125 cm
  • A la porte d’une villa d’Asile Mineure, 102 x 83 cm
  • Ruelle animée au Proche Orient, 66 x 49,5 cm
  • Paysage de Provence, 71 x 90 cm
  • Carriole dans un paysage d’Orient, 72,5 x 92 cm
  • Bouquet de fleurs, 32,5 x 40,5 cm
  • Minding the herd at dusk, 80,7 x 64,7 cm

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Arménie, 1853
  • Portes caspiennes, 38,5 x 28 cm, 1858
  • Pierre et Paul, 27,2 x 19,3 cm
  • Canards sauvages, 35 x 29 cm
  • Paysage aux canards, 18 x 26 cm
  • Un coin de cuisine, 30 x 44 cm
  • Citadelle de Sinope, 33 x 28,5 cm
  • Pies sous bois, 31 x 48 cm

Jules Laurens, un artiste très peu connu

EXPOSITION

  • Mirages d’Orient, grenades et figues de Barbarie, Collection Lambert, Avignon, 2012-2013 

MUSÉES

  • British Museum, Londres
  • Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa
  • Musée d’Orsay, Paris
  • Musée Comtadin-Duplessis, Carpentras
  • Musée des Beaux-Arts, Nîmes
  • Musée des Beaux-Arts de Rouen
  • Musée des Beaux-Arts de Marseille
  • Musée du Louvre, Paris

Principales publications sur Jules Laurens

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, 1939
  • Léon-Honoré Labande, Jules Laurens, Éditions H. Champion, 1910
  • Marie-Laure Hallopeau, Jules Laurens en Auvergne, 1975
  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Éditions  Jeanne Laffitte, 2006
  • Lynne Thornton, Les Orientalistes Peintres voyageurs, Éditions Poche Couleur, 1994
  • Jean-Paul Chabaud, Peintres autour du Ventoux. XIXe et XXe siècles, Éditions Barthélemy, 2000

Expertise et Estimation des œuvres de Jules Laurens

Certaines œuvres de Jules Laurens sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Jules Laurens afin d’établir une estimation de votre pièce.

Henri ROUSSEAU

Henri Rousseau, plus connu sous le pseudonyme « Le Douanier Rousseau », est né en 1844 à Laval et décédé en septembre 1910 à Paris à l’âge de 66 ans. Issu d’un milieu modeste, pour subvenir à ses besoins, il se résout à devenir commis d’avocat à Nantes malgré son amour pour le dessin. À l’issu de la guerre franco-prussienne, le jeune homme s’installe à Paris où il occupe le poste de douanier, d’où son pseudonyme. En parallèle de son travail, Le Douanier Rousseau devient peintre amateur et propose plusieurs fois ses œuvres au Salon officiel en vain, avant de finalement réussir à les exposer en 1884 lors du Salon des Indépendants.

Un style à la fois naïf et primitif

Durant sa période d’apprentissage de la peinture en autodidacte, Le Douanier Rousseau a beaucoup étudié les grands maîtres comme Jean-Léon Gérôme ou Jean-Auguste-Dominique. Il s’inspire donc de leur académisme dans ses compositions, à la différence près qu’il n’utilise pas la perspective orientale. Le travail du Douanier Rousseau est caractérisé par l’absence de perspective, son style primitif, et sa naïveté. La dimension des objets que représente l’artiste va dépendre de son attachement vis-à-vis de ces derniers. En cela, son style se rapproche de celui des primitifs italiens. Si son esthétique atypique lui a valu de nombreuses moqueries, Le Douanier Rousseau a finalement réussi à se faire accepter dans les milieux de l’avant-garde. Il est aujourd’hui considéré comme une figure incontournable de l’art naïf.

La nature au centre de son œuvre 

Depuis sa plus tendre enfance, Le Douanier Rousseau se passionne pour les jardins botaniques et la jungle. Ses œuvres sont donc un délicat mélange entre ce qu’il voit et a à cœur de reproduire, et un exotisme imaginaire et fantasmé. De même, les jungles et les paysages qu’il dépeint sont très abondants et souvent inventés. L’artiste réalise également des peintures d’animaux souvent apaisés, qui lui sont inspirés par la ménagerie du jardin d’Acclimatation et par des revues. L’ensemble de son œuvre est soumis à cette esthétique naïve qu’il a développée et à l’absence de perspective. Le travail du Douanier Rousseau a influencé de nombreux artistes surréalistes.

Œuvres d’Henri Le Douanier Rousseau

PEINTURE

  • Paysage d’Alger, 37,8 x 60,8 cm, 1880
  • Vue de la Bièvre-sur-Gentilly, 38 x 46 cm, 1885/92
  • Le verger, 38 x 56 cm, 1886
  • Mes promeneurs, 50,2 x 60,8 cm, 1891
  • Le barrage, 37,5 x 46 cm, 1891/93
  • Vue du parc Montsouris, 40,5 x 30,5 cm, 1894/95
  • Banlieue, 49,1 x 65 cm, 1896
  • Paysage avec usine, 38,1 x 45,8 cm, 1896/1906
  • Vue des environs, 33 x 41 cm, 1900
  • Heureux quatuor, 95 x 58,1 cm, 1902
  • Nature morte aux fruits tropicaux, 65 x 81 cm, 1908
  • Portrait de Joseph Brummer, 116 x 88,5 cm, 1909
  • Deux lions à l’affût dans la jungle, 84,5 x 119,8 cm, 1909/10

ESTAMPE-MULTIPLE

  • L’île St Louis depuis le port St Nicolas, le soir, 1888
  • La guerre, 25,8 x 38,7 cm, 1894
  • La chasse aux tigres, 37,6 x 50,1 cm, 1924/25
  • Virgin Forest, 45 x 62,5 cm
  • Exotic Landscape, 44 x 56 cm
  • Paysage de forêt vierge, 57 x 75 cm
  • Les flamants, 45 x 65 cm
  • Gitane endormie, 41 x 63 cm
  • The Snake Charmer, 57 x 75 cm
  • La carriole du Père Junier, 45 x 60 cm
  • Le pont de Grenelle sous la neige/Le rêve, 56 x 75 cm
  • Carriage of Pale Jounieh, 39,5 x 47,8 cm
  • Paris, l’île de la Cité, 42 x 53 cm
  • Tigre attaquant un buffle, 55,5 x 75 cm

DESSIN-AQUARELLE

  • Souvenir du Mexique, 18,7 x 26,2 cm, 1874
  • Promeneurs s’acheminant vers un chalet de montagne, 1888
  • Le dîner sur l’herbe – Femme tricotant, 17,5 x 14 cm, 1888
  • Famille Brunet, 24,5 x 40 cm, 1889
  • Branche de chêne, 15,5 x 10 cm, 1907/08
  • Paysage avec château, 24,1 x 30,2 cm
  • Intérieur d’un débit de boisson, 17 x 22 cm
  • La halte des chevaux, 27 x 37 cm
  • La halte des cavaliers, 40 x 48 cm
  • Fleurs, 15,5 x 10,5 cm
  • L’échassier, 36,5 x 22 cm

Henri Le Douanier Rousseau, un artiste qui a gagné en popularité avec le temps

EXPOSITIONS

  • Le cadeau de Salomon : la collection fondatrice du Guggenheim 1937-1949, Musée Solomon R. Guggenheim, New York, 2008
  • Du privé au public, les collections du Guggenheim, Guggenheim Bilbao, 2009-2010
  • Henri Rousseau, Fondation Beyeler, Bâle, 2010
  • Alex Katz sur la peinture : chefs-d’œuvre de la Tate, Turner Contemporain, Margate, 2012-2013
  • Erik Parker : Et maintenant, Galerie Javier López & Fer Frances, Madrid, 2015
  • Le Douanier Rousseau. Franchise archaïque, Musée d’Orsay, Paris, 2016
  • Douanier Rousseau : Le paradis perdu du peintre, Galerie Nationale de Prague, 2016-2017
  • Simplicité majestueuse : l’art naïf de l’Argentine et du Brésil, Gina — Galerie d’Art Naïf International, Tel-Aviv, 2019
  • Lever du soleil, Pavillon Schinkel, Berlin, 2021
  • Tout n’est qu’influence, Galerie Perrotin, Paris, 2022

MUSÉES

  • Galerie Nationale de Prague
  • Musée de l’Orangerie, Paris
  • Musée Picasso Paris
  • Musée national d’Art moderne — Centre Pompidou, Paris
  • Museum of Modern Art, New York
  • Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
  • Philadelphia Museum of Art, Philadephie

FONDATIONS

  • Fondation Beyeler
  • Ishibashi Foundation
  • Barnes Foundation
  • Pudil Family Foundation

Principales publications sur Henri Le Douanier Rousseau

  • A. Basler, Henri Rousseau, sa vie, son œuvre, Éditions Librairie de France, 1927
  • André Salmon, Henri Rousseau dit Le Douanier, Éditions Georges Crès, 1927
  • Dora Vallier, Toute l’œuvre peint de Henri Rousseau, Éditions Flammarion, coll. « Les classiques de l’art », 1970, 
  • Pierre Descargues, Le Douanier Rousseau, Éditions Albert Skira, 1972
  • Henri Certigny, Le Douanier Rousseau et Frumence Biche, Éditions La Bibliothèque des Arts, 1973
  • David Larkin, Rousseau, Éditions du Chêne, 1975
  • Isabelle Cahn, Le Douanier Rousseau, naïf ou moderne ? Éditions À Propos, 2006
  • Guy Cogeval, Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque, Éditions Hazan, 2016

Expertise et Estimation des œuvres d’Henri Rousseau

Certaines œuvres d’Henri Rousseau sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Henri Rousseau afin d’établir une estimation de votre pièce.

Henri Le SIDANER

Henri Le Sidaner est né en août 1862 à Port-Louis à l’île Maurice et est décédé en juillet 1939 à Paris à l’âge de 76 ans. Lorsque sa famille s’installe à Dunkerque, le jeune homme est sensibilisé aux disciplines artistiques par sa mère. Au début des années 80, il s’installe à Paris afin de suivre un enseignement académique et intègre successivement l’École des Beaux-Arts de Paris puis l’atelier du peintre Alexandre Cabanel. En 1885, Henri Le Sidaner décide de quitter Paris et se retire souvent à Étaples, attiré par les paysages qu’il y découvre. Deux ans plus tard, le peintre commence à exposer au Salon des Artistes Français et reçoit une critique très positive. Les voyages d’Henri Le Sidaner vont lui permettre d’enrichir son iconographie.

Du réalisme au symbolisme

Les dix premières années de sa carrière, Henri Le Sidaner dépeint les paysages d’Étaples et les bergères dans les décors de dunes. Très rapidement, il devient le chef de file d’un mouvement que certains nomment l’École des peintres d’Étaples. Après cette expérience de la peinture réaliste, Henri Le Sidaner retourne à Paris et s’intéresse désormais au symbolisme. Dans ce contexte, l’artiste se rapproche de poètes comme Émile Verhaeren et se lance dans l’étude des effets de la lumière et plus particulièrement du clair de lune. Le style d’Henri Le Sidaner évolue de nouveau lorsqu’il séjourne à Bruxelles. En effet, sa peinture, désormais intimiste et poétique va allier symbolisme et impressionnisme. Il s’agit d’un moment important de sa carrière.  

Période de maturité artistique

Lorsqu’Henri Le Sidaner s’installe à Gerberoy en 1900, il est largement inspiré par le site dont il produit d’ailleurs plus d’une centaine de toiles. Parmi ces dernières, des motifs d’intérieur, des tables de jardin, des crépuscules et d’autres scènes qui témoignent de la douceur de la vie dans cette petite ville. Sa quête de capturer « l’instant intime » caractérise son œuvre de l’époque. Durant cette période de maturité artistique, le peintre voyage énormément et expose dans plusieurs pays. La reconnaissance internationale ne tarde pas à arriver et il reçoit alors plusieurs distinctions.

Œuvres d’Henri Le Sidaner

PEINTURE

  • Le port, Landerneau, 117.5 x 154.3 cm, 1914
  • Le déjeuner, 126 x 151 cm, 1917
  • La table aux dahlias, 65,4 x 81,3 cm, 1918
  • Les baraques, Gerberoy, 125 x 150 cm, 1920
  • La table près de la fenêtre, reflets, 92 x 73,5 cm, 1922
  • La table d’automne, 81,6 x 100 cm, 1924
  • La table aux lanternes, Gerberoy, 126,4 x 148,6 cm, 1924
  • Le goûter sous-bois, Gerberoy, 150 x 126 cm, 1925
  • La fenêtre du Midi, Villefranche-sur-Mer, 92 x 73 cm, 1927
  • La table villageoise, Gerberoy, 100,5 x 80,5 cm, 1928
  • Le pavillon dans la roseraie, Gerberoy, 125,6 x 151,6 cm, 1931
  • La table devant la fenêtre, neige, 92,7 x 73,6 cm, 1937

DESSIN-AQUARELLE

  • Ronde de jeunes filles, 97,7 x 135 cm, 1897
  • Farandole, 68 x 93,5 cm, 1899
  • L’eau morte, 60,3 x 81,3 cm, 1901
  • L’étang de Marly-le-Roi, 60 x 81 cm, 1900/01
  • Neige au clair de lune, 54,5 x 65 cm, 1903
  • Le bassin de Neptune, 60 x 74 cm, 1903
  • Le château de Maintenon, 46 x 38 cm, 1903
  • Les barques au clair de lune, Le Tréport, 54,3 x 73,7 cm, 1906
  • L’escalier sur la rive, 33,1 x 41 cm, 1920
  • Le goûter sous-bois, Gerberoy, 31,4 x 26 cm, 1925
  • Maison à Nemours, 57 x 79,5 cm, 1930
  • Canal au crépuscule, Nemours, 56 x 80 cm, 1930

ESTAMPE-MULTIPLE

  • La ronde, 25,5 x 35 cm, 1899
  • La maison au clair de lune, 22,7 x 16 cm, 1909
  • Le perron, 27,5 x 19 cm, 1912
  • La balustrade, 28 x 19 cm, 1912
  • Maison sur la rivière, 18,3 x 25,5 cm, 1925
  • Maison dans la nuit, 27 x 18 cm
  • Le moulin à eau, 25 x 20 cm
  • Nature morte à la nappe, 23 x 20 cm
  • Le pavillon dans les arbres, 27 x 20 cm
  • La place, 29 x 40 cm
  • Pavillon dans les saules, 25 x 20 cm
  • La nappe rose, 23 x 19 cm
  • Ronde de femmes, 35 x 25,5 cm

Henri Le Sidaner, un artiste très connu

EXPOSITIONS

  • Henri Le Sidaner, Hiroshima Museum of Art, Hiroshima, 2012
  • Exposition d’art impressionniste et moderne, Waterhouse & Dodd, New York, 2015
  • Art impressionniste et moderne, Waterhouse & Dodd, Londres, 2015
  • Britanniques et français. Peintures, dessins, estampes et sculptures, Browse & Darby, Londres, 2017
  • Collection Hiver 2017, Gladwell & Patterson, Londres, 2017
  • Sélection du département des dessins et estampes : la vie à la cour, The Metropolitan Museum of Art, New York, 2018
  • Qu’il neige ! Peintures d’hiver, Musée d’Art de Santa Barbara, Californie 2018-2019
  • TEFAF Maastricht, Connaught Brown, Londres, 2020
  • Portraits de France, Gladwell et Patterson, Londres, 2020
  • Saisons éternelles, Lévy Gorvy, Hong Kong, 2021

MUSÉES

  • Musée d’Orsay, Paris
  • Tokyo Fuji Museum, Hachioji
  • National Gallery of Art, Washington
  • Musée Barberini, Potsdam
  • Walker Art Gallery, Liverpool
  • Art Institute of Chicago
  • Musée d’Art Ohara, Kurashiki
  • Galerie d’art de Nouvelle-Galles du Sud, Sydney

FONDATION

  • Fondation Bemberg, Toulouse

Principales publications sur Henri Le Sidaner

  • Camille Mauclair, Henri Le Sidaner, Éd. Floury, 1928
  • Yann Farinaux, Le Sidaner, Catalogue raisonné de l’œuvre d’Henri Le Sidaner, Éd. André Souret, 1989
  • Collectif, Henri Le Sidaner, catalogue de l’exposition du musée Marmottan, Paris, 1989
  • Jean-François Mancel, Josette Galiègue, et al., Henri Le Sidaner en son jardin de Gerberoy, Éd. Monelle Hayot, 2001
  • Collectif, Henri Le Sidaner et la Bretagne, catalogue de l’exposition du musée de Pont-Aven, 2002
  • Collectif, Henri Le Sidaner (1862-1939), le secret des Lumières, catalogue de l’exposition du musée Fournaise à Chatou, 2006, 40 p.

Expertise et Estimation des œuvres d’Henri Le Sidaner

Certaines œuvres d’Henri Le Sidaner sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Henri Le Sidaner afin d’établir une estimation de votre pièce.

UFAN LEE

Ufan Lee est né en juin 1936 à Haman-gun, en Corée. Intéressé par l’art, il intègre à ses 20 ans le College of Fine Arts of Seoul National University afin d’y étudier la poésie, la philosophie, la peinture et la calligraphie. Le jeune homme a ensuite poursuivi sa formation à l’Université Nihon à Tokyo où il a obtenu un diplôme de philosophie en 1961. Tout comme ces enseignements, les rencontres d’Ufan Lee avec des artistes comme Nobuo Sekine ou encore des philosophes comme Kitaro Nishida lui ont permis de trouver la direction qu’il souhaitait donner à son travail. C’est grâce à ce contexte qu’il a rejoint le mouvement Mono-ha et est devenu un de ses théoriciens les plus actifs.

Un pionnier du mouvement Mono-ha

C’est à la fin des années 60 qu’Ufan Lee intègre le mouvement d’avant-garde Mono-ha. Conformément aux exigences de cette nouvelle école, il rejette les dogmes occidentaux de la représentation et propose des œuvres se focalisant davantage sur des éléments comme la perception et le lien entre la matière et l’espace. L’artiste utilise donc avec des matériaux bruts, naturels et intellectuels qu’il travaille le moins possible. Dans un premier temps, il réalise essentiellement des peintures avant de se tourner vers des œuvres sculpturales qui lui facilitent l’application des principes du mouvement Mono-ha. Ufan Lee a largement contribué à la théorisation de ce dernier et est d’ailleurs considéré comme un des pionniers du mouvement.

Période de maturité artistique

Lorsqu’il décide de revenir à la peinture dans les années 70, Ufan Lee se rapproche de l’école coréenne de peinture monochrome. Il va de ce fait produire des peintures dans lesquelles on remarque l’association entre le corps et la temporalité qu’il réalise. À partir des années 80, Ufan opte pour une esthétique de plus en plus minimaliste. Les compositions de l’artiste sont particulièrement reconnaissables puisqu’elles sont caractérisées par la présence de coups de pinceau dont la couleur varie d’un tableau à l’autre. Il va ainsi développer quatre nouvelles séries de peinture : From Winds (1982-86), With Winds (1987-91), Correspondence (1991-2006) et Dialogue (2006 —). Aujourd’hui, les œuvres d’Ufan Lee sont présentent au sein d’expositions monographiques dans plusieurs musées à travers le monde.

Œuvres d’Ufan Lee 

PEINTURE

  • From Point (2 works), 80 x 80 cm, 1975
  • From Point, 162,2 x 130,3 cm, 1976
  • From Point No. 770100, 181,8 x 227,3 cm, 1977
  • From Point No. 780217, 162,2 x 130,3 cm, 1978
  • From Line 80041, 169 x 40 cm, 1980
  • From Line, 182,6 x 226,5 cm, 1982
  • East Winds, 224 x 181 cm, 1984
  • 87, 182 x 227,5 cm, 1987
  • With Winds S8708-39, 72,7 x 90,9 cm, 1987
  • With Winds, 161,5 x 227 cm, 1990
  • Correspondence, 226,5 x 181,7 cm, 1994
  • Dialogue, 227 x 182 cm, 2015

ESTAMPE-MULTIPLE

  • From Notch, 56,5 x 40,2 cm, 1972
  • From Line No.780217, 1972
  • Relatum 74-1, 24 x 34 cm, 1974
  • From Point, From Line, 40 x 54 cm, 1977
  • To the Ruins 9, 53,5 x 71,5 cm, 1986
  • Dalla Memoria di Una Citta 1-6, 1989
  • A port of Departure B, 190 x 130 cm, 1991
  • A port of Departure C, 189,8 x 131 cm, 1991
  • In Milano, 150 x 89 cm, 1992
  • Gateway to the East, 35,7 x 29,6 cm, 1998
  • Dialogue 2019 A, 76 x 57 cm, 2019
  • Dialogue 2019 B, 76 x 58 cm, 2019
  • Dialogue 2019 C, 76 x 58 cm, 2019

DESSIN-AQUARELLE

  • Work, 54,9 x 75 cm, 1967
  • Push Up, 54 x 69,8 cm, 1973
  • Drawing, 52 x 75,5 cm, 1979
  • Relatum, 64,8 x 54,5 cm, 1979
  • Watercolor 80, 57 x 76,5 cm, 1980
  • From Line, 91 x 72,9 cm, 1981
  • From Point No.8105, 40,8 x 31,7 cm, 1981
  • From Sea, 169 x 186 cm, 1985
  • From Winds, 37,1 x 49,3 cm, 1986
  • Himmel, 160 x 160 cm, 1988
  • Correspondence, 58 x 76 cm, 2006
  • Dialogue, 57,5 x 77,3 cm, 2017
  • Relatum Stage 3, 37,5 x 51 cm, 2018
  • Relatum Stage 4, 38,3 x 47,3 cm, 2018

Ufan Lee, un artiste très connu

EXPOSITIONS

  • Ufan Lee : Un dialogue, Musée Berggruen, Berlin, 2008
  • Œil coréen : Génération lunaire, Galerie Saatchi, Londres, 2009
  • Lee Oufan, Blum & Poe, Los Angeles, 2010
  • Exposition collective, Galerie Perrotin, Paris, 2010
  • Lee Ufan : marquer l’infini, Musée Solomon R. Guggenheim, New York, 2011
  • Semaine de l’Asie à Pace Prints, Empreinte de rythme, New York, 2012
  • L’esprit artistique des artistes modernes sur papier, Galerie Hyundai, Séoul, 2014
  • Autres structures primaires, Musée Juif de New York, 2014
  • De tous les côtés : Tansaekhwa sur l’abstraction, Blum & Poe, Los Angeles, 2014
  • Ufan Lee : One man show, Galerie Gary Tatintsian, Moscou, 2014-2015
  • Dansaekhwa et minimalisme, Blum & Poe, Los Angeles, 2016

MUSÉES 

  • Ufan Lee Museum, Naoshima 
  • Centre Pompidou, Metz
  • Hiroshima City Museum of Contemporary Art
  • Musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne
  • Museum of Fine Art, Gifu 
  • Hirshhorn Museum and Sculpture Park, Washington
  • Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris
  • Yokohama Museum of Art, Yokohama
  • Musée National d’Art contemporain, Séoul

FONDATION

  • Guggenheim Foundation

Principales publications sur Ufan Lee 

  • Kim, Youngna, Modern and contemporary art in Korea: tradition, modernity and identity, coll. “Hollym International Corp.”, 2005
  • Silke von Berswordt-Wallrabe, Lee Ufan. Encounters with the Other, Goettingen, Steidl, 2007
  • Yi, U-hwan (Ufan Lee : exhibition held at the lesson Gallery), The art of encounter, 2008
  • Alexandra Munroe, Ufan Lee : Marking Infinity, Soloman R. Guggenheim Museum, 2011
  • Kee Joan, Contemporary Korean Art : Tansaekhwa and the Urgency of Method, Minneapolis, University of Minnesota Press, 2013

Expertise et Estimation des œuvres d’Ufan Lee

Certaines œuvres d’Ufan Lee sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Ufan Lee afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres d’Ufan Lee pour en savoir plus sur sa cote.

Fernand LÉGER

Fernand Léger est né en février 1881 en Normandie et est décédé en août 1955 dans l’Essonne à l’âge de 74 ans. Souhaitant dans un premier temps devenir architecte, le jeune homme suit des cours à Caen avant de se rendre à Paris en 1900 et de devenir dessinateur d’architecture pour subvenir à ses besoins. Après avoir tenté d’intégrer l’École des Beaux-Arts sans succès, Fernand Léger suit des cours à l’Académie Julian ainsi que dans d’autres académies de la capitale. Le peintre expose alors au Salon des Indépendants de 1911 et fréquente à l’époque plusieurs cercles d’artistes parisiens. S’il est contraint d’arrêter pour participer à la guerre, Fernand Léger revient ensuite rapidement à son activité de peintre, imprégné par l’expérience traumatisante de la guerre.  

Un vif intérêt pour les mouvements d’avant-garde

Les premières années de sa carrière, Fernand Léger a largement été influencé par les mouvements artistiques avant-gardistes. Marqué par le travail de maîtres de la peinture comme Cézanne, Picasso ou encore Braque, il s’oriente vers une esthétique de plus en plus abstraite. Ainsi, entre 1911 et 1914, Fernand Léger se limite à l’utilisation des seules couleurs primaires. Son intérêt pour les formes et les volumes et de manière plus large pour le cubisme va l’inciter à s’approprier ses mouvements et à s’exprimer à travers une multitude de supports comme la peinture, la danse, la gravure, le théâtre ou encore les fresques monumentales. À cette époque, le travail de Fernand Léger est donc très diversifié.

Un artiste engagé

Blessé à la tête durant la guerre, Fernand Léger n’est pas ressorti indemne de cette expérience. Il s’intéresse alors de plus en plus aux questions de société et à la justice sociale, ce qui est visible dans son travail qui devient de plus en plus engagé. Les thèmes qu’il aborde sont désormais en lien avec ces problématiques et bien que ses compositions s’orientent vers de plus en plus de figuration, il conserve une certaine forme d’abstraction. C’est d’ailleurs à cette époque que le peintre crée le mouvement du Tubisme caractérisé par la représentation de corps humains et d’éléments architecturaux en trois dimensions, ce qui leur donne une apparence cylindrique et volumineuse. Cet intérêt pour le monde ouvrier a profondément marqué la carrière de Fernand Léger qui a tout de même produit une œuvre très prolifique.

Œuvres de Fernand Léger

ESTAMPE-MULTIPLE

  • La Fin du Monde de Blaise Cendrars, 1919
  • Le vase, 53 x 43 cm, 1927
  • Femme tenant un vase, 24,1 x 17,3 cm, 1928
  • Marie l’Acrobate, 55 x 42,7 cm, 1948
  • Paysage 48, 42,9 x 36,2 cm, 1948
  • The King of hearts, 70 x 49,5 cm, 1949
  • Arthur Rimbaud : Les Illuminations, 36 x 26,5 cm, 1949
  • Cirque, 44 x 34 cm, 1950
  • Cirque, E. Tériade, 44 ,2 x 33,8 cm, 1950
  • La grande Margot, 48,3 x 35,1 cm, 1951
  • Les femmes au perroquet, 41 x 60 cm, 1952
  • La lecture, 43 x 55 cm, 1953
  • Les danseuses (Fond jaune), 65,5 x 50,5 cm, 1954

DESSIN-AQUARELLE

  • Deux femmes couchées, 50,3 x 64 cm, 1913
  • Contraste de formes, 51 x 64 cm, 1913
  • Le village, 41,5 x 34 cm, 1913
  • Personnages dans un escalier, 32 x 40 cm, 1914
  • Le remorqueur, 32,5 x 42,5 cm, 1920
  • Femme au vase, 31,3 x 24 cm, 1925
  • Femme aux perroquets, 176,5 x 122 cm, 1941
  • Les Constructeurs, 50,8 x 63,5 cm, 1950
  • Les trois sœurs, 43,2 x 35 cm, 1950/51
  • Étude pour La Grande Parade, 76,2 x 92 cm, 1952
  • Baigneuses en gris, 54 x 74 cm, 1953
  • Danseuse au tambourin, 70,1 x 54,5 cm, 1954
  • Les oiseaux blancs, fond bleu, 211 x 143 cm, 1955

PEINTURE

  • La Femme en Bleu, 130 x 97 cm, 1912/13
  • Contraste de forme, 92,4 x 73,2 cm, 1913
  • La femme au fauteuil, 130,2 x 97 cm, 1913
  • La femme en rouge et vert, 100,8 x 80,4 cm, 1914
  • Nature morte, 80,5 x 65 cm, 1914
  • Les usines, 69 x 53,5 cm, 1918
  • Le moteur, 137 x 118 cm, 1918
  • Les cylindres colorés, 54,3 x 50,3 cm, 1918
  • Le grand déjeuner, 65,2 x 92 cm, 1921
  • Le corsage rouge, 60 x 92,1 cm, 1922
  • Les trois personnages devant le jardin, 63,5 x 91,5 cm, 1922
  • Les trois femmes au bouquet, 65,6 x 92,2 cm, 1922

Fernand Léger, un artiste exposé partout dans le monde

EXPOSITIONS

  • La Société Anonyme Modernisme pour l’Amérique, Premier Musée d’Art, Nashville, 2007-2008
  • Du cubisme au surréalisme, partie 1, Galerie d’Art Pasquale Iannetti, San Francisco, 2008
  • A France No Mac, Museum de Arte Contemporânea da universidade de Sao Paulo, 2009
  • La collection, Centre d’Art Henie Onstad, Hovikodden, 2009
  • Les Temps Modernes : Répondre au Chaos, Cours de la Bouilloire, Cambridge, 2010
  • Artistes en profondeur : Picasso, Braque, Léger, Delaunay, Galerie d’Art Albright-Knox, New York, 2011
  • Visage et figure dans l’art européen, 1928-1945, Musée d’Art Mildred Lane Kemper, Université de Washington, Saint-Louis, 2013
  • Willi Baumeister International, Kunstmuseum Suttgart, 2013-2014
  • Textiles d’artistes : de Picasso à Warhol, Musée des textiles du Canada, Montréal, 2015
  • Artistes originaux, Affiche, Galerie John Davies, Moreton-in-Marsh, 2015-2016

MUSÉES

  • Musée d’art moderne Lille Métropole
  • Musée Kröller-Müller, Pays-Bas
  • Musée national d’Art moderne, Centre Georges-Pompidou
  • Musée de Grenoble
  • Dallas Museum of Art
  • Musée Gaspard, Belgique
  • Musée national Fernand Léger

FONDATIONS

  • Fondation Beyeler
  • Fondation Maeght
  • Calder Foundation

Principales publications sur Fernand Léger

  • Maurice Raynal, Les maîtres du cubisme — Fernand Léger — Vingt tableaux, Éditions de l’Effort Moderne, 1920
  • Fernand Léger, Le cirque, Tériade, 1950
  • Pierre Descargues, Fernand Léger, Le Cercle d’Art, 1955
  • Fernand Léger — Préface de Louis Aragon (poème), Mes Voyages, , Les Éditeurs Français Réunis, 1960
  • Nadia Léger et al., Hommage à Fernand Léger, revue XXe siècle, 1971
  • Jean Leymarie et Jean Cassou, Fernand Léger — dessins et gouaches, 1972
  • Lawrence Saphire — Préface de Fernand Mourlot, Fernand Léger — L’œuvre gravé, Blue Moon Press, 1985
  • Pierre Descargues, Fernand Léger, Paris, Maeght, 1995
  • Christian Derouet et al., Rétrospective Fernand Léger, Centre Georges Pompidou, 1997

Expertise et Estimation des œuvres de Fernand Léger

Certaines œuvres de Fernand Léger sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Fernand Léger afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Fernand Léger pour en savoir plus sur sa cote.

Gustave LOISEAU

Gustave Loiseau est né en octobre 1865 à Paris et décédé en octobre 1935 dans la même ville, à l’âge de 70 ans. Débutant une carrière d’apprenti décorateur à contrecœur pour subvenir à ses besoins, un héritage laissé par sa grand-mère permet finalement au jeune homme de se consacrer à sa passion pour l’art. Il intègre donc l’École des Arts Décoratifs de Paris en 1887 avant rejoindre l’atelier du peintre Fernand Just Quignon. Petit à petit, son amour pour la peinture de paysages sur le motif s’affirme et il s’émancipe de ses années d’enseignement académique pour peindre comme il l’entend. Gustave Loiseau s’installe alors en Bretagne puis en Normandie où il rencontre des artistes comme Henry Moret ou Maxime Maufra qui auront une influence particulière sur son œuvre.

Une passion pour la nature et les paysages

Lorsque Gustave Loiseau s’installe en Bretagne pour se consacrer à la peinture de paysages, il peint directement d’après nature et utilise une technique de hachure croisée qui permet de révéler les subtilités de la lumière. Ses coups de pinceau fugaces ont pour but de capturer à un moment bien précis l’essence des vues qu’il dépeint. Pour que ses compositions soient le plus fidèles que possible à la réalité, Gustave Loiseau observe la nature avec une grande sensibilité. Il examine le monde afin de définir la structure et les formes de ses toiles à l’aide de couleurs décomposées. Ayant voyagé dans plusieurs régions et même à Tahiti, les peintures de l’artiste se révèlent être de fidèles représentations des paysages qu’il a pu observer.

Des œuvres diversifiées

Malgré ses nombreuses représentations de paysages naturels, Gustave Loiseau est également connu pour ses peintures de scènes urbaines et parisiennes. En effet, le peintre s’est également intéressé à la représentation de scènes de marché, de personnages en mouvement et de villes en activité. Parmi les rues parisiennes qui ont retenu son attention, on peut noter la rue Clignancourt, la place de la Bastille ou encore celle de l’Étoile. Dans ces compositions comme dans celle de paysages plus ruraux, Gustave Loiseau est influencé par le travail de peintres postimpressionnistes. Au fil du temps, l’artiste rencontre un succès international et voit ses œuvres intégrer les collections de nombreux mécènes en Europe et aux États-Unis.

Œuvres de Gustave Loiseau

PEINTURE

  • Rives de l’Eure en été, 65 x 81,7 cm, 1899
  • Gelée blanche, 60,3 x 81,2 cm, 1899
  • Le chemin des prairies, St Cyr-du-Vaudreuil, 66,7 x 82 cm, 1900
  • Brume sur l’Eure, Saint-Cyr, 60 x 73 cm, 1900
  • Village au bord de la rivière (Porte-Joie), 60 x 82 cm, 1901
  • Bords de l’Eure, 65 x 81 cm, 1901
  • Peupliers au bord de l’Eure, 80,8 x 64,7 cm, 1903
  • Rocher la Teignouse, Cap Fréhel, 61 x 74 cm, 1906
  • Falaises de Normandie, 65,2 x 81,3 cm, 1907
  • Pruniers en fleur, Ennery, 60 x 73 cm, 1907
  • Les falaises de Saint-Jouin, 60,5 x 92,4 cm, 1908
  • L’hôtel de Mademoiselle Ernestine, Saint-Jouin ou Le Verger de Mademoiselle Ernestine, Saint-Jouin, 54,1 x 64 cm, 1908
  • Le pont suspendu à Elbeuf, 65,6 x 92,2 cm, 1912
  • Rue Clignancourt, Paris, 65 x 54 cm, 1924
  • Le quatorze juillet à Paris, 55 x 46 cm, 1925

DESSIN-AQUARELLE

  • L’anse des Sévignés, temps gris, Cap Fréhel, 20,5 x 26,5 cm, 1909
  • Les inondations, Le Pecq, 26,5 x 35,5 cm, 1910
  • Les falaises, 23 x 30 cm, 1913
  • Tréboul, le port, 23,5 x 28,5 cm, 1913
  • Voilier à Ferrière-Martigues, 23 x 30,5 cm, 1913
  • Le port des Martigues, Ferrière, 23 x 30,5 cm, 1913
  • Autoportrait à la pipe, 44,5 x 36 cm, 1915
  • Chevaux lourds au travail, 15 x 20 cm, 1918
  • Notre-Dame, 26,7 x 43,8 cm, 1918
  • Torrent à l’automne, 23 x32 cm, 1893
  • Rochers dans la rivière, 24 x 32 cm, 1894
  • La digue de Fécamp, 28 x 35 cm, 1925
  • Mauvais temps à Fécamp, 28 x 35 cm, 1925
  • Fécamp, vue des falaises et de la plage, 20 x 29 cm, 1930

Gustave Loiseau, un artiste au succès international

EXPOSITIONS

  • Art impressionniste et moderne, Waterhouse & Dodd, Londres, 2015
  • Exposition d’hiver 2017, Connaught Brown, Londres, 2017
  • Collection été 2018, Gladwell & Patterson, Londres, 2018
  • Exposition d’hier Maddox, Maison de la Trinité, Londres, 2018-2019
  • Portraits de France, Gladwell & Patterson, Londres, 2020
  • GFAA Pékin, Gladwell & Patterson, Londres, 2020
  • Exposition d’hiver 2020, Gladwell & Patterson, Londres, 2020
  • Palm Beach, Floride 2021, Gladwell & Patterson, Londres, 2021
  • L’art de collectionner 2021, Gladwell & Patterson, Londres, 2021
  • Entre automne et hiver, Galerie Hélène Bailly, Paris, 2021-2022

MUSÉES 

  • Musée Barberini, Postdam
  • Art Institut of Chicago, Chicago
  • Tokyo Fuji Museum, Hachioji
  • Musée d’Orsay, Paris
  • Le Petit Palais – Musée d’Art moderne, Genève
  • The Nelson-Atkins Museum pf Art, Kansas City
  • The Ashmolean Museum, Oxford
  • Musée des Beaux-Arts de Rennes
  • Musée des Beaux-Arts de Rouen

Principales publications sur Gustave Loiseau

  • Jean Melas Kyriazi, Gustave Loiseau : L’historiographe de la Seine, Éditions Papyros Arts Graphiques, Athènes, 1979
  • Gustave Loiseau, 1865-1935 : Paysages d’Île-de-France et de Normandie : Exposition, Pontoise, Musée Camille-Pissarro, Somogy, 2018

Expertise et Estimation des œuvres de Gustave Loiseau

Certaines œuvres de Gustave Loiseau sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Gustace Loiseau afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Gustave Loiseau pour en savoir plus sur sa cote.

Aristide MAILLOL

Aristide Maillol est né en décembre 1861 à Banyuls-sur-Mer et est décédé en septembre 1944 dans la même commune à l’âge de 82 ans. Passionné depuis sa plus tendre enfance par l’art, il décide dès l’âge de 15 ans qu’il deviendra peintre. Lorsque le jeune homme intègre l’École des Beaux-Arts de Paris en 1885, il étudie sous la direction des artistes Jean-Paul Laurens, Gérôme et Cabanel. Aristide Maillol s’ouvre alors à d’autres disciplines comme la tapisserie ou encore la sculpture. L’artiste expose d’ailleurs régulièrement plusieurs de ses tapisseries au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Aristide Maillol sera néanmoins surtout connu pour être l’un des sculpteurs les plus talentueux de son temps.

La première partie de sa carrière

Durant ses années d’études à l’École des Beaux-Arts, Aristide Maillol est très rapidement déçu par les contraintes académiques strictes qui lui sont imposées. Lorsqu’il découvre le travail de Gauguin, il est tout de suite séduit et décide d’orienter comme lui son art vers la représentation stylisée de femmes. Il sera aussi influencé par d’autres grands maîtres de la peinture comme Maurice Denis ou encore Édouard Vuillard. C’est dans ce contexte qu’Aristide Maillol rejoint le groupe des Nabis et s’intéresse comme eux à la tapisserie. Dès lors l’artiste ouvre un atelier dans sa ville natale et multiplie les expositions de sa production. Son œuvre est à l’époque très appréciée et les commandes se multiplient.

Une contribution importante à la sculpture

L’année 1900 marque un tournant très important dans la carrière d’Aristide Maillol. C’est en effet à partir de cette période qu’il décide de se consacrer à la sculpture et d’en faire sa seule et unique activité. Ses productions monumentales comme ses statuettes se concentrent sur la figure féminine. L’artiste s’inspire en effet du corps de la femme et produit des œuvres desquelles se dégagent une impression de stabilité, d’autonomie et surtout, d’harmonie. En termes de technique, Aristide Maillol fait preuve d’audace puisqu’il expérimente une combinaison d’abstraction, de géométrie et de composition qui lui est propre. La reconnaissance ne se fait pas tarder et le sculpteur rencontre un immense succès lors des expositions suivantes. Aujourd’hui encore, l’héritage d’Aristide Maillol est particulièrement visible dans le travail de sculpteurs comme Henry Moore ou encore Constantin Brancusi.

Œuvres d’Aristide Maillol

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Profil de jeune fille, 31 x 24 cm, 1893/95
  • Femme étendue sur une draperie, 10 x 26,2 cm, 1895
  • Femme nue étendue à plat ventre, 11,5 x 34 cm, 1895
  • Laveuse, 19 x 30 cm, 1895
  • La vague, 19,7 x 17,1 cm, 1895/98
  • Femme nue assise de dos, 17 x 14,5 cm, 1925
  • Épanouissement, 21 x 29 cm, 1925
  • Les Églogues de Virgile, 1926
  • Femme accroupie de dos, 23,5 x 17 cm, 1926
  • Femme debout, nouant sa chevelure, 1927
  • Femme nue penchée en avant, 24,2 x 29,8 cm, 1928
  • L’art d’aimer d’Ovide, 38 x 28 cm, 1935
  • Lucien : Dialogues des Courtisanes, 39 x 30,3 cm, 1948

DESSIN-AQUARELLE

  • Étude pour le monument à Cézanne, 14 x 23 cm, 1912
  • Nu à la serviette, 30 x 20,5 cm, 1921
  • Thérèse, 74 x 52 cm, 1926
  • Iva, 119,5 x 69,3 cm, 1930
  • Marie, 34 x 25,5 cm, 1936
  • Dina pour la rivière, dessin préparatoire, 83 x 128 cm, 1938
  • Dos de Dina, 90,5 x 117,5 cm, 1938
  • Jeune fille nue étendue sur le dos, 85,5 x 130,5 cm, 1938
  • Dina couchée de côté, les cheveux défaits, 25,5 x 32,5 cm, 1939
  • Nu allongé, 66,5 x 134,5 cm, 1940
  • Dina de face, étude pour Harmonie, 101,8 x 66,9 cm, 1940
  • Portrait de Dina au foulard rouge, 32 x 21,5 cm, 1941
  • Étude pour La Tulipe, 30 x 23,5 cm, 1942

SCULPTURE-VOLUME

  • La Méditerranée, 113 x 147,4 x 73,7 cm, 1901/02
  • La nuit, 101,6 cm, 1902
  • La nuit, première état, 116,2 cm, 1902
  • Torse de l’action enchainée, 122 cm, 1905
  • Le Désir, 119 x 116 cm, 1907
  • La nuit, 101,5 cm, 1909
  • Monument à Paul Cézanne, 226 cm, 1913/25
  • Vénus (sans collier), 175,3 cm, 1928
  • Monument à Claude Debussy, 91 x 74,5 x 38,6 cm, 1930
  • Baigneuse debout se coiffant, 155,6 cm, 1930
  • Les Trois Nymphes, 157,5 cm, 1930/37
  • La montagne, 193 x 212,1 x 102,9 cm, 1937
  • L’air, 240 cm, 1937
  • La rivière, 120 x 220 x 166 cm, 1938/43

Aristide Maillol, un artiste particulièrement influent 

EXPOSITIONS

  • La pose de la poésie et de la prose : Aristide Maillol interprète le livre d’artiste, Institut d’Art de Minneapolis, 2007-2008
  • Dessins de sculpteurs et œuvres sur papier, Pangolin Londres, 2012
  • Aristide Maillol, Kunsthaus Zürich, 2012
  • L’art du jardin des Tuileries du Louvre, Haut Musée d’Art, Atlanta, 2013-2014
  • Nu : De Modigliani à Currin, Galerie Gagosian, New York, 2016
  • X, Y, Z : l’art en trois dimensions, Musée d’Art de l’Université d’Arizona, 2017
  • Murs de petits, Galerie Neptune & Marron, Washington DC, 2020
  • Aristide Maillol (1861-1944) : La Quête de l’Harmonie, Musée de l’Orangerie, Paris, 2022

MUSÉES

  • Musée Maillol, Paris
  • Museum of Modern Art, New York
  • Musée d’Orsay, Paris
  • Musée des Beaux-Arts de Houston
  • Musée d’Art de Shimane, Matsue
  • Kröller-Müller, Otterlo
  • Musée Folkwang, Essen

FONDATION

  • Fondation Dina Vierny

Principales publications sur Aristide Maillol

  • Judith Cladel, Aristide Maillol : sa vie, son œuvre, ses idées, Grasset, 1937
  • John Rewald, Maillol, Éditions Hypérions, 1938
  • Pierre Camo, Maillol mon ami : sa vie, son amitié, son art, Éditions du Grand-Chêne, 1950
  • Waldemar George, Maillol, Neuchâtel, Éditions Ides et Calendes, 1964
  • Dina Vierny, Bertrand Lorquin et Antoinette Le Normand-Romain, Maillol : La Méditerranée, Les Dossiers du Musée d’Orsay, 1986
  • Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, 1994
  • Dina Vierny et Bertrand Lorquin, Maillol : La Passion du Bronze, Fondation Dina Vierny, 1995
  • Aristide Maillol : catalogue d’exposition, Institut Valencia d’Art Moderne, 2002

Expertise et Estimation des œuvres d’Aristide Maillol

Certaines œuvres d’Aristide Maillol sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Aristide Maillol afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres d’Aristide Maillol pour en savoir plus sur sa cote.

Hans HARTUNG

Hans Hartung est né en septembre 1904 à Saxe dans l’Empire allemand et décédé en septembre 1989 dans les Alpes-Maritimes à l’âge de 85 ans. Fils d’un peintre autodidacte, il s’intéresse très jeune à la peinture et quitte rapidement le lycée pour poursuivre un enseignement artistique dans les années 20. C’est dans ce contexte que le jeune homme intègre successivement les académies de Dresde, Leipzig et Munich. Installé à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, Hans Hartung est fait prisonnier par la Gestapo qui l’accuse de pratiquer un « art dégénéré ». À sa libération, il se rapproche d’artistes avec lesquels il partage la même esthétique et s’implique particulièrement dans le mouvement de l’Art informel.

Un artiste attiré par l’abstraction depuis toujours 

Lorsqu’il réalise ses premières peintures, Hans Hartung se plaît à simplifier les toiles de grands maîtres comme Goya ou encore Rembrandt en ne gardant que les masses colorées. C’est de cette manière que l’abstraction apparaît dans son œuvre et y restera tout au long de sa carrière. Il développe un style spontané qui s’affranchit de toutes contraintes rigides. L’expérimentation est au cœur du travail du peintre. Hans Hartung réalise alors plusieurs essais sur la couleur, mais aussi sur les techniques qu’il utilise. L’artiste mène ainsi plusieurs recherches sur le cadrage, la photographie, l’agrandissement, la répétition, etc. La diversité de l’œuvre de Hans Hartung et l’étendue de ses recherches font toute sa singularité. 

Le chef de file de l’art informel

Alors que ses premières peintures ont été créées avec des tourbillons, des gribouillis et des hachures, Hans Hartung s’oriente progressivement vers une spontanéité plus « contrôlée » en faisant preuve de plus en plus de minutie dans la réalisation de ses compositions. Ce sont ses rencontres avec des artistes comme Alberto Magnelli ou Mondrian qui vont l’inciter à adopter cette esthétique. L’iconographie d’Hans Hartung a inspiré de nombreux peintres abstraits américains dans les années 60. Son audace et sa gestuelle particulière ont durablement marqué le courant de l’art informel.

Œuvres de Hans Hartung

ESTAMPE-MULTIPLE

  • 3 , 17 x 33 cm, 1953
  • Gravure n° 9, 50 x 66 cm, 1953
  • Ohne Titel, 50 x 65,5 cm, 1953
  • Permanence du sacre du magazine
  • Farandole, 49,5 x 75 cm
  • Untitled (Variation of L 38), 62 x 37,5 cm, 1958/71
  • 5 aguafuertes, 51,5 x 78,5 cm, 1971
  • H 1973-26, 32,8 x 322 cm, 1973
  • Héraclite — Mieux vaut cacher sa déraison, 34,9 x 24,7 cm, 1987

PEINTURE

  • T1934-2, 120 x 87 cm, 1934
  • Peinture n° 10  T47.10, 146 x 97 cm, 1947
  • T1947-47, 97 x 130 cm, 1947
  • T1949-6, 97 x 130 cm, 1949
  • T1949-24, 97 x 146 cm, 1949
  • T1949-23, 97 x 130 cm, 1949
  • T1950-3, 97 x 146 cm, 1950
  • T52-5, 130 x 97 cm, 1952
  • T1955-9, 162 x 114 cm, 1955
  • T1956-8, 180 x 137,5 cm, 1956
  • T1956-13, 180 x 136,5 cm, 1956
  • T1957-8, 146 x 114 cm, 1957
  • T1962-E31, 95 x 250 cm, 1962
  • T1962-E5, 180 x 111 cm, 1962
  • T1962-H29, 103 x 162 cm, 1962

DESSIN-AQUARELLE

  • P1946-H.H.4078, 48,5 x 64 cm, 1946
  • P1947-26-PAS-56, 48 x 65 cm, 1947
  • D1947-11, 48,5 x 65 cm, 1947
  • P-1947-36, 48,2 x 64,9 cm, 1947
  • P1947-5, 47,5 x 64,5 cm, 1947
  • P1948-16, 48,4 x 72,5 cm, 1948
  • P1949-6, 48,2 x 73 cm, 1949
  • T1950-57, 48,3 x 73 cm, 1950
  • P1950-23, 47,5 x 72 cm, 1950
  • HH5433, 49 x 72 cm, 1952
  • P1959-138, 44 x 54,7 cm, 1959
  • P1960-7, 48,5 x 73 cm, 1960
  • P1961-77, 60 x 80 cm, 1961
  • P1961-138, 73 x 50 cm, 1961
  • T1966-E34, 75 x 52 cm, 1966
  • P1967-A 52, 73 x 99 cm, 1967

Un artiste dont les œuvres sont présentes partout dans le monde

EXPOSITIONS

  • Hans Hartung, Gemälde, Aquarelle und Zeichnungen, Galerie Heinrich Kühl, Dresde, 1931
  • Hans Hartung, Galerie Lydia Conti, Paris, 1947
  • Hartung, Galerie d’art moderne, Bâle, 1952
  • Hartung 1922-1939, Galerie de France, Paris, 1961
  • Hans Hartung Paintings 1971-1975, Metropolitan Museum of Art, New York, 1975
  • Hans Hartung – Werke aus fünf Jahrzehnten, Neue Nationalgalerie, Berlin, 1975
  • Hans Hartung, Aichi Arts Center, Nagoya, 1998
  • Hans Hartung. Conceptualisme avant la lettre, Gemeentemuseum Den Haag, La Haye, 2004
  • Hans Hartung. Hommage à Daniel Cordier, Centre d’art La Malmaison, Cannes, 2014
  • Hans Hartung. Polittici, Galleria nazionale dell’Umbria, Pérouse, 2017
  • Hans Hartung, Simon Lee Gallery, Londres, 2018
  • A Constant Storm – Works from 1922 to 1989, Galerie Perrotin, New York, 2018

MUSÉES

  • Musée d’Art moderne de Paris
  • Musée de la Légion étrangère, Aubagne
  • Galerie nationale d’art moderne et contemporain, Rome
  • Museum of Modern and Contemporary Art, New York
  • Galerie civique d’art moderne et contemporain, Turin
  • Musée Picasso, Antibes
  • Staatliche Kunstasammlungen, Dresde
  • Musée national des Beaux-Arts du Québec
  • Philadelphia Museum of Art Philadephie

FONDATION

  • Fondation Hartung Bergman

Les principaux ouvrages sur Hans Hartung

  • Giuseppe Marchiori, Hans Hartung, Rome, Galleria II Segno, 1958
  • René De Solier, Hans Hartung. Peintures, Musée d’Antibes, château Grimaldi, 1959
  • Dominique Aubier, Hans Hartung, Le Musée de Poche, Édition Georges Fall, 1961
  • Raymond Bayer, Entretiens sur l’art abstrait, Pierre Caillé, 1964
  • Jiri Sliblik, Hans Hartung, Odeon, 1967
  • Jean Tardieu, Un monde ignoré vu par Hans Hartung, Éditions Albert Skira, 1974
  • Pierre Dix, Hartung, Paris, Bordas/Gervis, 1991
  • Annie Claustres, Hans Hartung. Les aléas d’une réception, Les Presses du réel, 2005
  • David Rampello, Nicole Laffont, Hartung. L’œuvre ultime, Gaète, Artistic Publishing, 2009
  • Hans Hartung, Autoportrait, Les Presses du réel, 2016

Expertise et Estimation des œuvres de Hans Hartung

Certaines œuvres de Hans Hartung sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Hans Hartung afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Hans Hartung pour en savoir plus sur sa cote.

Simon HANTAÏ

Simon Hantaï est né en décembre 1922 à Bia en Hongrie et est décédé en septembre 2008 à Paris à l’âge de 85 ans. Après avoir suivi un enseignement artistique à l’École des Beaux-Arts de Budapest, le jeune homme décide en 1948 de s’installer à Paris. Simon Hantaï décide ainsi

fréquenter les musées et les galeries et côtoyer plusieurs peintres de renom. En 1952, il découvre d’ailleurs André Breton qui va préfacer sa première exposition à la galerie l’Étoile scellée. Au terme de sa carrière, Simon Hantaï deviendra une figure majeure de l’abstraction.

Une première influence européenne

Lorsque Simon Hantaï s’installe à Paris, il découvre des mouvements artistiques qui lui étaient jusqu’alors inconnus comme le surréalisme de l’École de Paris. Ses rencontres avec les peintres de ce mouvement, dont André le Breton, vont d’autant plus l’inciter à s’en imprégner et à travailler selon les codes qu’il établit. C’est donc dans ce contexte que l’artiste s’essaye à l’Abstraction lyrique européenne et réalise une série de toiles animalières fantastiques. Simon Hantaï s’est ensuite approprié le surréalisme pour l’associer à des mouvements plus modernes comme la peinture abstraite, gestuelle ou encore le tachisme. En désaccord avec le mouvement, le peintre finira par le quitter quelques années plus tard.

Une peinture de plus en plus abstraite

En 1955, Simon Hantaï se rapproche de l’Américain Jackson Pollock qui l’incite à se concentrer sur un style plus abstrait et gestuel. L’œuvre du peintre américain, mais également des expressionnistes abstraits vont directement l’inciter à développer une nouvelle technique de peinture. Il va multiplier l’usage d’un outil à racler avec lequel il travaille les couches de peinture noire qui recouvrent les surfaces colorées de ses toiles. Le résultat obtenu est celui d’une peinture négative et très gestuelle, très proche du style de Pollock. Simon Hantaï a également fait l’expérience d’autres techniques comme le pliage ou encore le frottage et laisse derrière lui une œuvre multiforme et très appréciée.

Œuvres de Simon Hantaï

PEINTURE

  • Peinture, 208 x 200 cm, 1958/59
  • Ma, 142 x 110 cm, 1960
  • MA4 (Mariale), 226 x 207 cm, 1960
  • MA5 (Mariale), 233 x 212 cm, 1960
  • MB2 (Mariale), 225,5 x 208,5 cm, 1960/61
  • MC5 (Mariale), 220 x 210 cm, 1962
  • MC 7 (Mariale), 220 x 210,5 cm, 1962
  • MD 4 (Mariale), 235,5 x 207 cm, 1962
  • Sans titre (manteau de la Vierge), 93,5 x 82 cm, 1964
  • Meun, 211,8 x 200,2 cm, 1968
  • Etude pour Pierre Reverdy, 242 x 210 cm, 1969
  • Etude, 235,6 x 208,3 cm, 1971
  • Blancs, 204 x 182 cm, 1973
  • Composition, 115 x 95 cm, 1973 
  • Tabula, 230 x 416 cm, 1980

DESSIN-AQUARELLE

  • Tête, 43 x 30 cm, 1946
  • Personnage bleu, 28,5 x 23 cm, 1950
  • Personnage, 21,5 x 11 cm, 1950
  • Scène surréaliste, 25 x 21 cm, 1950
  • Figure, 46 x 33 cm, 1950
  • Canapé, 33,5 x 20,5 cm, 1950
  • Le revenant, 30,2 x 21,5 cm, 1952
  • Composition surréaliste, 28,5 x 22,5 cm, 1952/53
  • Centaure et jeune femme, 16,5 x 21,5 cm, 1954
  • Etude, 63 x 56 cm, 1969
  • Pliage, 88 x 73 cm, 1971
  • Aquarelle, 46 x 46 cm, 1971
  • Composition, 47 x 38 cm, 1971
  • 3.1.33, 59 x 56,5 cm, 1971
  • Sans titre (série des blancs), 100 x 80 cm, 1971

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Bleu et blanc, 63 x 57,5 cm, 1970
  • Massada, 71 x 62 cm, 1970
  • Tabula, 53,5 x 76,5 cm, 1975
  • Tabula jaune, 84 x 62,5 cm, 1975
  • Musée National d’Art Moderne, 75 x 50 cm, 1976
  • Simon Hantaï Musée National d’Art moderne, 75 x 50 cm, 1976
  • Feuillage, 79,3 x 65,5 cm, 1977
  • Anamorphoses, 1981/96
  • Galilée écritures s. d. 4, 2001
  • Footprint I, 19,5 x 13 cm, 2003
  • Footprint II, 19,5 x 13 cm, 2003
  • Sans titre, 36 x 28,5 cm, 2005
  • Composition bleue, 42 x 63 cm, 2005

Simon Hantaï, un artiste très apprécié par le public français

EXPOSITIONS

  • Simon Hantaï, galerie À l’étoile scellée, Paris, 1953
  • Les Cérémonies commémoratives de la deuxième condamnation de Siger de Brabant, Galerie Kléber, Paris, 1957
  • Simon Hantaï : Peintures sur papier antérieures à 1955 et petits formats, Galerie Kléber, Paris, 1961
  • Simon Hantaï : Peintures 1960-1967, Galerie Jean Fournier & Cie, Paris, 1962
  • Aquarelles, Galerie du Fleuve, Bordeaux, 1975
  • Tabulas, suite récente, Galerie Jean Fournier, Paris, 1980
  • Présentation d’œuvres de Hantaï, Galerie Jean Fournier, Paris, 1988
  • Simon Hantaï, Galerie Katia-Granoff, Paris, 1992
  • Donation Simon Hantaï, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 1997
  • Hantaï, collections du Centre-Pompidou, Musée national d’art moderne et autres collections publiques françaises, Musée d’Art Moderne, Céret, 1998
  • Panses 1964-1965 Simon Hantaï, Galerie Jean Fournier, Paris, 2012

MUSÉES

  • Museum of Fines Arts, Houston
  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée des Beaux-Arts, Rouen
  • Museum of Modern Art, New York
  • Musée des Beaux-Arts, Orléans
  • Musées royaux des Beaux-Arts, Belgique
  • Musée Granet, Aix-en-Provence
  • Musée d’arts de Nantes
  • Musée des Beaux-Arts de Montpellier
  • Musée de Valence

FONDATIONS

  • Fondation Louis Vuitton
  • LVMH Fondation Cartier

Les principales publications sur Simon Hantaï

  • Charles Estienne, La peinture et le surréalisme sont d’aujourd’hui comme d’hier, Combat, n° 15, 7 mars 1955
  • Gilles Deleuze, Le Pli : Leibniz et le baroque, Les Éditions de Minuit, 1988
  • Georges Didi-Huberman, L’étoilement. Conversation avec Hantaï, Éd. de Minuit, 1998
  • Daniel Abadie, La Part de l’œil, Revue annuelle de pensée des arts plastiques n° 20, Bruxelles, 2004-2005
  • Hubert Damisch,  Rencontre en champ/contrechamp. La peinture en mal d’explic(it)ation, Catalogue de l’exposition Simon Hantaï – Conversation – François Rouan, 2005
  • Dominique Fourcade, Sans lasso et sans flash, POL, 2005
  • Agnès Berecz, Le temps de nouer, Simon Hantaï, catalogue de l’exposition au Centre Pompidou, 2013
  • Molly Warnock, Penser la peinture : Simon Hantaï, Gallimard, 2019

Expertise et Estimation des œuvres de Simon Hantaï

Certaines œuvres de Simon Hantaï sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Simon Hantaï afin d’établir une estimation de votre pièce.

Natalia GONTCHAROVA

Natalia Gontcharova serait née en juin 1881 à Oblast de Toula en Russie et décédée en octobre 1962 à Paris, à l’âge de 81 ans. Fille d’architecte, elle grandit dans un univers rural et développe un intérêt particulier pour les coutumes paysannes. S’intéressant à l’art, la jeune femme intègre l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou pour y étudier la sculpture sous la direction de Paul Troubetzkoï. Quelques années plus tard, l’artiste abandonne la sculpture pour désormais se consacrer à la peinture. Natalia Gontcharova a participé à de nombreuses expositions en Russie avant de s’établir définitivement à Paris.

Une œuvre riche et diversifiée

Natalia Gontcharova est connue pour son approche artistique qui consiste à combiner différentes techniques et styles artistiques. On peut ainsi retrouver dans une seule et même œuvre de l’artiste de la peinture, de la gravure, des lithographies ou des références à la conception de pièces de théâtre. Quant aux mouvements qui ont influencé son art, Gontcharova a longtemps utilisé l’impressionnisme, le fauvisme, ainsi que la sculpture populaire russe. Au niveau des sujets qu’elle utilise, on retrouve des natures mortes, des nus et parfois même des paysages futuristes. Illia Zdanevich, biographe de Natalia Gontcharova, définit d’ailleurs son travail comme l’expression de l’« Everythingism ».

Une figure de l’avant-garde russe

Au début des années 1910, Natalia Gontcharova décide de limiter les références à la peinture française dans son œuvre et se tourne davantage vers l’art populaire russe. C’est dans ce contexte qu’elle participe à l’avènement d’un nouveau mouvement artistique abstrait appelé le rayonnisme. Gontcharova réalise alors des œuvres futuristes qui tendent vers l’abstraction. Sa manière particulière de combiner les couleurs, leur saturation et leur texture, mais également la manière dont la lumière se reflète sur les surfaces, rendent ses œuvres particulièrement intéressantes. L’esthétique innovante de Natalia Gontcharova a fait d’elle une des artistes les plus célèbres sur la scène artistique russe.

Œuvres de Natalia Gontcharova

DESSIN-AQUARELLE

  • The Annunciation, 27 x 20,5 cm, 1909
  • Composition rayonniste, 20 x 26 cm, 1912/13
  • Queen of Shamakhan from le Coq d’Or, 80 x 30 cm, 1913
  • The Astrologer from le Coq d’Or, 80 x 30 cm, 1913
  • Rayonnisme, 43,2 x 31,1 cm, 1916
  • Les baigneuses, 31 x 23,5 cm, 1916
  • Fantaisie espagnole, 61,5 x 43 cm, 1917
  • Flapper, 74,6 x 35,9 cm, 1918
  • Espagnole, 73,6 x 54,2 cm, 1918/20
  • Study for the Triptych Bathers, 126 x 85,5 cm, 1922
  • Deux Espagnoles, 76,2 x 42 cm, 1925
  • Set Design for Le Coq d’Or, 54 x 74 cm, 1937
  • Set Design for Shota Rustavelin 56 x 75 cm, 1943

PEINTURE

  • Lilacs in a vase, 105,7 x 74,8 cm, 1905
  • Jeune homme à la barbiche, 100 x 65 cm, 1907
  • Picking Apples, 88,9 x 123,4 cm, 1909
  • Street in Moscow, 65 x 79 cm, 1909
  • Azaleas, 90,5 x 115,7 cm, 1910
  • Paysanne et enfant au puits (étude), 130 x 97 cm, 1910
  • Flowering trees, 103 x 69 cm, 1911
  • Les fleurs, 93 x 72,7 cm, 1912
  • Les rameurs, 52 x 114 cm, 1912
  • Les arbres en fleurs, 100,3 x 84,5 cm, 1912
  • Espagnole, 130,3 x 81,3 cm, 1916
  • Danseuses espagnoles, 192,3 x 87,5 cm, 1918
  • Femme Cubiste, 105,5 x 78,5 cm, 1920
  • Magnolias, 80,6 x 57,1 cm, 1924

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Illustration for the Poetry of Churilin, 22 x 18 cm, 1912
  • Mystical images of War, 1914
  • Le Berger, Plate 4 from Liturgie, 60,5 x 30 cm, 1915
  • Grand Bal de Nuit, 118 x 78,5 cm, 1920
  • Bal de nuit, 119,5 x 79 cm, 1920
  • Povolozky & Cie, 60 x 50 cm, 1920
  • Composition aux arbres, 38 x 28 cm, 1920/25
  • Weibliche Halbfigur, 36 x 25 cm, 1921/22
  • Costume Design for St Mark, 65 x 43,5 cm
  • Costume design for St Andrew in the unrealized Production Liturgie, 76 x 56,5 cm, 1915
  • Archangel, 60,5 x 37,5 cm

Natalia Gontcharova, une artiste qui a su s’exporter

EXPOSITIONS

  • Contrasts of Form: Geometric Abstract Art 1910-1980, MoMA 1985-1986
  • Cubism to Surrealism, Part 1, Pasquale Iannetti Art Gallery, California, San Francisco, 2008
  • Russians in Paris, Musée d’Art moderne de Paris, 2011
  • The Silver Age. 1890-1930, Exhibition Hall Arsenals, Riga, Latvia, 2013
  • Natalia Goncharova: Between East and West, Moscou, 2013-2014
  • From Primitivism to Propaganda: Russia’s Modern Masters, National Arts Club, New York, 2014
  • All the Rage in Paris, McNay Art Museum, Texas, 2015
  • Multiple Modernities from 1905 to 1970, Centre Pompidou, Paris, 2013-2015
  • Wassily Kandinsky and Russia, The State Russian Museum, St. Pétersburg, 2016
  • Anna Zacharoff & Natalia Goncharova, Vima Gold, Londres, 2017
  • Natalia Gontcharova, Tate Modern Exhibition, 2019
  • Natalia Gontcharova, Tretyakov State Gallery, Moscou, 2019

MUSÉES

  • Ateneum Art Museum, Helsinki
  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée de Grenoble
  • Musée Ludwig, Cologne
  • A.A. Bakrushin Theatre Museum, Moscou
  • Art Institute of Chicago
  • Cleveland Museum of Art, Ohio
  • Dallas Museum of Art, Dallas
  • Fine Arts Museums of San Francisco, San Francisco
  • Guggenheim Museum, New York
  • Harvard University Art Museum, Cambridge

FONDATIONS

  • Ekaterina Cultural Fondation
  • Fondation Louis Vuitton

Les principales publications sur Natalia Gontcharova

  • Eli Eganebry, Natalia Gontcharova Michel Larionov, traduit du russe et préfacé par Régis Gayraud, éd. Clémence Hiver, 1995
  • Marina Tsvetaïeva, Natalia Gontcharova, sa vie, son œuvre, trad. du russe et préfacé par Véronique Lossky, éd. Clémence Hiver, 1990
  • Denise Bazetoux, Natalia Gontcharova, son œuvre, entre tradition et modernité, Arteprint, 2011
  • Sjeng Scheijen, The Big Change. Revolution in Russian Painting 1895-1917, Musée des Bons-Enfants, 2013

Expertise et Estimation des œuvres de Natalia Gontcharova

Certaines œuvres de Natalia Gontcharova sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Natalia Gontcharova afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Natalia Gontcharova pour en savoir plus sur sa cote.

Alberto GIACOMETTI

Alberto Giacometti est né en octobre 1901 en Suisse et décédé en janvier 1966, en Suisse également, à l’âge de 64 ans. Fils de peintre, il peint ses premières toiles en 1913 avant de s’essayer à la sculpture. Si Alberto Giacometti reçoit un enseignement sculptural à l’École des Beaux-Arts de Genève à partir de 1919, il continuera d’enrichir ses connaissances grâce à ses voyages en Italie et grâce à ceux qu’il côtoie. C’est d’ailleurs André Breton qui lui fera découvrir le surréalisme. Une fois installé à Paris, Giacometti deviendra un des sculpteurs les plus reconnus notamment grâce à la particularité de ses influences artistiques.

Abstraction et surréalisme

L’œuvre d’Alberto Giacometti s’intéresse à des thèmes proches de la psychanalyse freudienne. À travers ses sculptures, il explore donc une imagerie onirique du viol, de la violence et du traumatisme. À cette période, l’artiste est influencé par les mouvements cubistes et surréalistes, mais également par l’art primitif. Ces différents styles artistiques lui permettent de développer sa propre esthétique. Alberto Giacometti utilise donc des formes sculpturales innovantes et qui ressemblent souvent à des jeux pour aborder la question philosophique de la condition humaine. C’est avant tout pour ces productions qu’il se fera remarquer et aura entre autres la chance de participer à la rédaction de la revue Le Surréalisme au service de la révolution entre 1931 et 1933.

L’apparition de figures humaines

À partir de 1935 débute la période de maturité artistique d’Alberto Giacometti. Il s’oriente vers la réalisation de représentations humaines figuratives avec pour objectif de capturer et de représenter leur essence, mais également de travailler sur la conscience de soi. Le sculpteur se met ainsi à travailler d’après nature et réalise dans ce contexte plusieurs séries de têtes avec pour objet d’inspiration son propre frère, ainsi qu’un autre modèle. Quelques années plus tard, Alberto Giacometti s’essaye à la production des figurines de plus en plus petites qui, dit-il, rétrécissent contre son gré. Artiste tourmenté, ses craintes et ses insécurités auront nourri l’ensemble de sa production artistique.

Œuvres d’Alberto Giacometti

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Les pieds dans le plat, 12,8 x 8,8 cm, 1933
  • L’air de l’eau, 16,5 x 31,3 cm, 1934
  • La Main , 12,8 x 9,5 cm, 1949/50
  • Personnages dans la rue, 24 x 18,5 cm, 1952
  • Buste, 37 x 52,5 cm, 1954
  • La Mère sur la banquette à Stampa, 54 x 36,5 cm, 1956
  • Vivantes centres, innommées, 45,2 x 31,5 cm, 1957/58
  • Homme debout et soleil, 65,5 x 50,4 cm, 1963
  • Nu debout II, 50,2 cm x 10,8 cm, 1961
  • Buste d’homme, 57 x 43 cm, 1964
  • La mère de l’artiste, 40 x 34 cm, 1964
  • Paris sans fin, 45 x 34,8 cm, 1969

DESSIN-AQUARELLE

  • Autoportrait au pinceau, 36,2 x 25,5 cm, 1918
  • Femme debout/Groupe de personnages, 62,7 x 48 cm, 1946
  • Portrait de Pierre Loeb, 49,7 x 31,8 cm, 1946
  • Portrait de Louis Aragon, 53 x 36 cm, 1946
  • Jean-Paul Sartre, 28 x 22 cm, 1949
  • Tête de Diego dans un intérieur, 33 x 25,4 cm, 1952
  • Nu debout, 49,9 x 33,2 cm, 1954
  • Annette assise à Stampa, 59,5 x 41,7 cm, 1954
  • Deux portraits d’Annette/La mère de l’artiste à Stampa, 57,5 x 40,9 cm, 1954
  • Portrait de James Lord, 49,3 x 31,7 cm, 1954
  • Tête d’homme, 26 x 21 cm, 1955
  • Buste d’homme, 46,4 x 32,4 cm, 1958

SCULPTURE-VOLUME

  • Lampe flambeau, petit modèle, 44,5 cm, 1934
  • Tête de femme, 24,1 x 13,5 x 18,4 cm, 1936
  • Femme Leoni, 167 cm, 1947
  • Le Nez, 81,3 x 72,4 x 38 cm, 1949
  • Tête au long cou, 26,1 cm, 1949
  • Quatre Figurines, 21,5 cm, 1950
  • Figurine entre deux maisons, 29,5 x 53,3 x 9,4 cm, 1950
  • Homme qui chavire, 59,5 cm, 1950
  • Nu debout sur socle cubique, 43,5 cm, 1953
  • Buste de Diego, 26 cm, 1954
  • Femme de Venise IV, 115,2 cm, 1956
  • Femme assise, 50 cm, 1956
  • Tête d’homme, 6,7 cm, 1961
  • Petit buste d’homme, 20,3 cm, 1971

Une œuvre présente partout à travers le monde

EXPOSITIONS

  • L’Atelier d’Alberto Giacometti, Centre Pompidou, Paris, 2007-2008
  • Giacometti et les Étrusques, Pinacothèque de Paris, 2011-2012
  • Alberto Giacometti, Musée de Grenoble, 2013
  • Alberto Giacometti, Musée Pera, Istanbul, 2015
  • Giacometti, Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture, Landerneau, 2015
  • Giacometti : Pure Presence, National Portrait Gallery, Londres, 2015-2016
  • Derain, Giacometti et Balthus : une amitié artistique, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 2017
  • Giacometti, entre tradition et avant-garde, Musée Maillol de Paris, 2018-2019
  • Alberto Giacometti, une aventure moderne, Lille Métropole — Musée d’Art moderne, d’Art contemporain et d’Art brut, 2019
  • Alberto Giacometti au Prado, Musée du Prado, Madrid, 2019
  • Rol-Tanguy par Giacometti, Musée de la Libération — Musée du Général Leclerc — Musée Jean-Moulin, 2022

MUSÉES

  • Museum of Modern Art, New York
  • Musée d’Art moderne de San Francisco
  • Galerie nationale d’Art Moderne, Rome
  • Detroit Institute of Arts Museum, Détroit
  • Rijksmuseum Amsterdam, Amsterdam
  • Musée Toulouse-Lautrec
  • Musée d’Art et d’Histoire, Genève
  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée d’Orsay, Paris

FONDATIONS

  • Fondation Alberto et Annette Giacometti
  • Fondation Ernst Scheidegger 
  • Fondation Maeght

Les principaux ouvrages sur Alberto Giacometti

  • Jean Clair, Le Nez de Giacometti, Gallimard, coll. « Art et Artistes », 1992
  • Jean Clair, Le Résidu de la ressemblance. Un souvenir d’enfance d’Alberto Giacometti, l’Échoppe, 2000
  • Claude Delay, Giacometti, Alberto et Diego, l’histoire cachée, Fayard, coll. « Littérature générale », 2007
  • Georges Didi-Heberman, Le Cube et le Visage, Éditions Macula, coll. « Vues », 1993, réédition 2007
  • André du Bouchet, Alberto Giacometti. Dessins, Maeght éditeur, 1969, réédition 1991
  • Thierry Dufrêne, Le Journal de Giacometti, Hazan, coll. « Bibliothèque Hazan », 2007
  • Jacques Duplin, Alberto Giacometti, Farrago, 1999
  • Franck Maubert, Le Dernier Modèle, Mille et une nuits, coll. « Littérature », 2012
  • Jean Soldini, Alberto Giacometti. L’espace et la force, Éditions Kimé, 2016

Expertise et Estimation des œuvres d’Alberto Giacometti

Certaines œuvres d’Alberto Giacometti sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Alberto Giacometti afin d’établir une estimation de votre pièce.

Alix AYMÉ

Alix Aymé est née en mars 1894 à Marseille et est décédée en juillet 1989 à Montlignon, à l’âge de 95 ans. Passionnée par l’art depuis sa plus tendre enfance, elle étudie le piano et le dessin à Toulouse avant de rejoindre Maurice Denis, figure emblématique des Nabis, et de développer ses compétences à ses côtés. À partir de 1920, elle s’installe en Chine où elle réalisera plusieurs expéditions scientifiques. Ce sont probablement ses séjours récurrents en Asie qui inciteront Alix Aymé à dédier une grande partie de son œuvre à la colonisation française en Indochine.

Un contexte historique particulier

Alix Aymé a vécu en Indochine entre 1920 et 1945. Elle est alors professeure à l’École des Beaux-Arts de Hanoï. Elle peint alors des scènes populaires, des portraits d’enfants ou d’adultes et s’imprègne de la culture asiatique. Malgré le contexte colonial et tout ce que ce dernier implique pour une artiste féminine, elle fait preuve d’une grande bravoure et multiplie les voyages en Asie, à la rencontre de peuples auxquels elle rendra hommage tout au long de sa vie. Si Alix Aymé est un nom assez peu connu du grand public, son œuvre est néanmoins étroitement liée à la colonisation française en Indochine.

Une œuvre picturale variée

Bien que l’objet d’étude pour lequel elle est connue reste la culture et le quotidien des peuples asiatiques qu’elle a rencontrés, Alix Aymé a proposé tout au long de sa carrière des sujets assez variés. On retrouve donc en plus des portraits, des intérieurs et des scènes de vie, des paysages souvent ruraux qu’elle a pu observer au cours de ses différents voyages. Au cours de sa carrière, l’artiste réalise également des peintures murales à destination du Palais Royal de Luang Prabang. L’œuvre d’Alix Aymé est donc à la fois vaste et plurielle.

Une artiste proche du milieu littéraire

Très proche des milieux intellectuels, vifs et curieux à Paris, Alix Aymé fréquente des personnalités comme la famille Saint-Exupéry ou encore Foujita. Elle a d’ailleurs elle-même été publiée plusieurs fois dans des revues comme l’Illustration, Tropique ou encore En parcourant l’Indochine. La plupart de ses articles traitent de la technique de la laque dont elle promeut l’utilisation.

L’utilisation de techniques oubliées et d’autres, plus récentes

Alix Aymé est connue pour avoir réintroduit la délicate technique de la laque dans l’Art vietnamien. Elle enseigne même à ses élèves de l’École des Beaux-Arts d’Hanoï et écrit plusieurs articles sur ce procédé. Aymé va également s’ouvrir à de nouvelles techniques comme l’eau-forte, la peinture sur soie avec application d’or, l’aquarelle, etc. Elle utilise un grand nombre de techniques très différentes les unes des autres ce qui rend son œuvre particulièrement intéressante. Tant dans ses dessins que dans ses tableaux, l’artiste ne cesse de se réinventer.

Œuvres réalisées par Alix Aymé

LAQUES

  • Meuble à deux portes, 140 x 102 x 38 cm, env. 1940
  • Jeune fille au col Claudine, 45,5 x 37 cm, env. 1940/1950
  • L’enfant au chat blanc, 40 x 40 cm, env. 1960
  • Mère pensive, env. 1970
  • Jeune vietnamienne chemise rouge, 34 x 23 cm, env. 1955
  • Jeunes femmes rêveuses, 102 x 157 cm, env. 1955

SOIES

  • Portrait de jeune fille portant un torque, 42 x 30 cm, env. 1935
  • Maison sous les flamboyants, 28,5 x 43,5 cm, env. 1935
  • Deux enfants de Pékin, 21 x 16 cm, 1939
  • Enfant sur la chaise rouge, 45,5 x 26,5 cm, env. 1960
  • Fille de Bao Daï, 31,5 x 23 cm, env. 1961
  • Allégorie aux oiseaux, 33,5 x 25,5 cm, env. 1960
  • Fillettes de Luang Prabang, 33 x 24,5 cm, env. 1950

HUILES ET TEMPERAS

  • Après-midi paisible, 80 x 115 cm, env.1935
  • Une porte de Yunnan Fou, 63 x 71 cm, env. 1935
  • Scène de marché à Hunan Fou 3, 70 x 47 cm, 1935
  • Coucher de soleil sur le fleuve, 27,7 x 30 cm, env. 1925
  • Frangipanier sacré du mont Phou Si. Luang Prabang, 75 x 64 cm, env. 1930

DESSINS

  • En prière avec le bronze, 25,5 x 37,5 cm, env. 1930
  • La ceinture bleue, 43 x 32 cm, env. 1932
  • Marché aux tissus, 24 x 32 cm, env. 1928
  • Enfant blouse rose, env. 1930
  • Rêverie, 45,5 x 62 cm, env. 1930
  • Le pipe boy, 23,7 x 30,7 cm, env.1930

PUBLICATIONS

  • « Sur la Laque », L’Illustration, 1949
  • « Paul et Kao au Laos », Pax Christi, 1960

Alix Aymé, une artiste dont l’œuvre est connue à l’internationale

EXPOSITIONS

  • Marseille, galerie Moullot
  • Galerie de la France d’Outremer, Paris
  • Exposition coloniale internationale de 1931, Paris, 1931
  • Alix Aymé, une femme artiste dans l’Indochine des années 1920-1940, musée Evergreen de l’Université Johns-Hopkins, Baltimore, 2012

MUSÉES

  • Musée national de Luang Prabang, Laos
  • Musée du Louvre, Paris
  • Musée des années 30, Paris
  • Musée des Beaux-Arts, La Rochelle
  • Musée Evergreen de l’Université Johns-Hopkins, Baltimore

COLLECTIONS PUBLIQUES

  • Douvres-la-Délivrande, chapelle du couvent Notre-Dame-de-Fidélité : Chemin de croix, 1945, laque
  • Luang Prabang, Palais Royal : peintures murales, 1930

FONDATION

  • Association des Amis d’Alix Aymé

OUVRAGE SUR ALIX AYMÉ 

  • 2012 : Pascal Lacombe, Guy Ferrer, Alix Aymé : Une artiste peintre en Indochine 1920-1945

Expertise et Estimation des œuvres d’Alix Aymé

Certaines œuvres d’Alix Aymé sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Alix Aymé afin d’établir une estimation de votre pièce.

Jean-Paul RIOPELLE

Jean-Paul Riopelle est l’un des artistes canadiens les plus marquants du XXe siècle. Oscillant entre son Canada natal et Paris, Riopelle signa une œuvre riche et variée entre abstraction et figuration.

Une enfance au Canada

Né en 1923 à Montréal, Jean-Paul Riopelle grandit dans un milieu aisé. En 1930, sa famille fut frappée par un évènement tragique : le décès de son jeune frère Pierre. Depuis lors, la couleur blanche liée aux accessoires liturgiques de la sépulture évoqua l’abandon, la souffrance et la mort à Riopelle. Cette association explique certainement, en partie, la prédominance des couleurs vives dans l’œuvre du peintre.

Encouragé par ses parents, Jean-Paul Riopelle suivit des cours de dessin et de peinture à l’âge de treize ans auprès d’Henri Bisson (1900-1973). Les premières œuvres de Riopelle sont marquées par l’influence du maître à la touche naturaliste (Nature bien morte, 1942, huile sur toile, collection privée).

En 1941, Riopelle intégra l’École polytechnique de Montréal afin de rassurer ses parents désireux de le voir s’orienter vers un métier plus rentable et stable que peintre.

1942-1946 : les années de formation à l’École du meuble

Toutefois, dès 1942, Jean-Paul Riopelle passionné par les arts s’inscrivit à l’École des Beaux-Arts de Montréal. L’année suivante le jeune homme se décida finalement à intégrer l’École du meuble.

Dans ce milieu moins académique que les beaux-arts, Riopelle se lia avec le peintre Marcel Barbeau (1925-2016) et le photographe Maurice Perron (1924-1999) qui feront partie du groupe des Automatistes.

Après quelques réticences, Jean-Paul Riopelle adopta le style abstrait et les techniques surréalistes de son professeur Paul-Emile Borduas (1905-1960). 

1946 : le groupe des Automatistes

En 1946, Riopelle partagea un atelier improvisé avec Marcel Barbeau et Jean-Paul Mousseau (1927-1991). Ensemble ils explorèrent la peinture abstraite et développèrent des peintures automatistes, œuvres de destruction (Ontario, 9 décembre, 1945, émail sur toile, collection privée). La première exposition du groupe eut lieu la même année avec pour ambition d’exposer leurs travaux encore à l’état d’expérimentation. 

1946-1949 : les premiers séjours parisiens

Lors de son premier séjour parisien en 1946, Jean-Paul Riopelle découvrit les peintures des romantiques, Théodore Géricault (1791-1824) et Francisco de Goya (1746-1828), mais surtout des impressionnistes Claude Monet (1840-1926) et Berthe Morisot (1841-1895).

Riopelle rencontra André Breton (1896-1966) l’année suivante. L’écrivain le convia alors à participer à la grande exposition surréaliste. La même année l’artiste automatiste participa à la VIexposition internationale du surréalisme organisée par Breton et Marcel Duchamp (1887-1968) à la Galerie Maeght à Paris (Eaux-mères, 1947, encre sur papier, collection privée).

En 1948, le groupe Automatiste signa son manifeste Refus global anticlérical, contestataire et anarchiste. 

Les années 1950 : les grandes mosaïques

En 1951, Jean-Paul Riopelle participa à l’exposition Véhémences confrontées organisée par le peintre de l’abstraction lyrique Georges Mathieu (1921-2012). À cette occasion Riopelle se détacha des surréalistes et entama une période dite des « mosaïques ». L’artiste exécuta de grands formats peints au couteau dans des couleurs pures donnant à penser aux tessères d’une mosaïque (La roue, 1954-1955, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Montréal). 

Les années 1960 : l’expérimentation

Les années 1960 marquèrent une phase d’expérimentation pour Riopelle qui s’essaya à la gouache, à la sculpture et au collage.

L’artiste fit la rencontre de la jeune peintre Joan Mitchell (1925-1992) à Paris en 1955. Rapidement les deux artistes vécurent ensemble. Tous deux admirèrent les œuvres de Claude Monet, notamment ses grands panneaux abstraits représentant l’étang et les jardins de Giverny.

Les années 1970 : le retour au Canada

Dans les années 1970, Riopelle multiplia les voyages au Canada. En 1974, il finit par établir un atelier à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson au Québec.

En 1974, l’artiste livra La Joute, un ensemble monumental de trente figures animales en bronze. Le groupe fut installé près du Stade olympique de Montréal en 1976. Cette œuvre marque un retour de la figuration dans la production de Riopelle.

Les années 1980 : la reconnaissance internationale

Les années 1980 sont celles des expositions rétrospectives canadiennes dédiées à l’art des Automatistes. À la même époque, Riopelle fut également honoré en France.

Les années 1990 : le devoir de mémoire

Joan Mitchell décéda en 1992 à Paris. Souhaitant rendre hommage à leur vie commune, Riopelle réalisa un triptyque L’Hommage à Rosa Luxembourg (1992). L’œuvre est composée de trente peintures et mesure plus de quarante mètres de long. L’œuvre lumineuse et colorée a été acquise en 1996 par le Musée National des Beaux-Arts du Québec.

L’apport de Jean-Paul Riopelle à l’histoire de l’art

Jean-Paul Riopelle, artiste canadien le plus réputé du XXe siècle et chef de file des Automatistes, est l’auteur d’une œuvre foisonnante s’étendant sur plus de cinquante ans d’une pratique assidue.

Le style de l’artiste et les techniques ne cessèrent d’évoluer tout au long de sa carrière. Ses premières années sont celles de l’académisme où l’approche fut portée sur la copie d’après la nature. Ensuite vinrent les vastes compositions mosaïques multicolores des années 1950 exécutées à la spatule. Durant la décennie suivante, Riopelle s’exerça à la gravure, au collage mais surtout à la sculpture. Enfin, les dernières œuvres de l’artiste ont été réalisées à la bombe aérosol.

Entre figuration et abstraction, automatisme et expressionnisme, peinture et sculpture, le parcours de Jean-Paul Riopelle est remarquable.

Œuvres de Jean-Paul Riopelle

Les musées qui exposent Jean-Paul Riopelle

Les œuvres de Jean-Paul Riopelle sont exposées pour l’essentiel au Musée National des Beaux-Arts du Québec, au Musée des Beaux-Arts de Montréal ainsi qu’au Centre Pompidou de Paris.

Les principales expositions de l’artiste

  • Riopelle : à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones , Musée des Beaux-Arts de Montréal, 2020
  • Mitchell/Riopelle. Un couple dans la démesure, Musée National des Beaux-Arts du Québec, Québec, 2018
  • Riopelle, Musée des Beaux-Arts de Montréal, 2002
  • Jean-Paul Riopelle. Peinture 1946-1977, Centre Pompidou, Paris, 1981
  • Riopelle, Galerie Maeght, Paris, 1976

Les principaux ouvrages sur Jean-Paul Riopelle

  • RIOPELLE Yseult et RIOPELLE Tanguy, Catalogue raisonné de Jean-Paul Riopelle, Tome 3, 1960-1965, éd. Hibou Editeurs, 2009
  • RIOPELLE Yseult et RIOPELLE Tanguy, Catalogue raisonné de Jean-Paul Riopelle, Tome 2, 1954-1959, éd. Hibou Editeurs, 2004
  • RIOPELLE Yseult et RIOPELLE Tanguy, Catalogue raisonné de Jean-Paul Riopelle, Tome 1, 1939-1953, éd. Hibou Editeurs, 1999
  • BILLY de Hélène, Riopelle, éd. Art Global, 1996

Expertise et Estimation des œuvres de Jean-Paul Riopelle

Certaines œuvres de Jean-Paul Riopelle sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Jean-Paul Riopelle afin d’établir une estimation de votre pièce.

Théodore ROUSSEAU

Théodore Rousseau est, avec Jean-Baptiste Camille Corot (1796-875), l’une des figures principales de la peinture de paysage française du milieu du XIXe siècle. Souvent détracté par la critique et exclu par le jury du Salon, Rousseau s’érigea comme la figure emblématique de l’École de Barbizon. Préservant son indépendance artistique tout au long de sa carrière, l’artiste passa du romantisme au naturalisme et annonça l’impressionnisme.

Un jeune homme attiré par la campagne

Né en 1812 à Paris, Théodore Rousseau fut initié aux arts très tôt. Manifestant rapidement des aptitudes pour la peinture, ses parents l’encouragèrent dans sa vocation. 

En 1821, le jeune Rousseau étudia le paysage auprès de son cousin le peintre Pierre-Alexandre Pau de Saint-Martin (1782-1850).

Quelques années plus tard, il intégra l’École des Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier du peintre de paysage historique Jean-Charles-Joseph Rémond (1795-1875) avant de devenir l’élève de Guillaume Guillon-Lethière (1760-1832).

Non admis à concourir au prix de Rome et rebuté par l’enseignement académique, Théodore Rousseau s’intéressa aux maîtres anciens exposés au Louvre — Claude Lorrain et les paysagistes hollandais (Ruysdael, Hobbema) notamment — ainsi qu’à ses contemporains paysagistes anglais (Constable, Bonnington). À la même époque, l’artiste réalisa de nombreuses excursions dans les environs de Paris afin de réaliser des paysages sur le motif d’après nature. 

1830 : le premier séjour en Auvergne

Théodore Rousseau réalisa de nombreux voyages tout au long de sa carrière, marquant à chaque fois une nouvelle étape artistique. Son premier voyage le mena en Auvergne en 1830. Rousseau découvrit alors des sites sauvages qui lui inspirèrent des paysages empreints de romantisme (Vue d’Auvergne, 1830, huile sur toile, Barber Institute of Arts, Birmingham).

À son retour à Paris, le peintre rompit avec Rémond et se rapprocha des jeunes paysagistes Narcisse Diaz de la Peña (1807-1876) et Jules Dupré (1811-1889).

1831-1836 : le temps des salons

Théodore Rousseau exposa au Salon de 1831 Paysage d’Auvergne (1830). Son entrée fut remarquée par la critique. Trois ans plus tard, en 1834, l’artiste obtint une médaille de troisième classe.

En 1831 et 1832, Rousseau effectua deux voyages en Normandie aux côtés de Paul Huet (1803-1869) où il découvrit la luminosité des ciels marins. En 1834, le paysagiste porta son dévolu sur le Jura où il exécuta notamment la Descente des vaches. Refusé par le jury du Salon de 1835, ce tableau offusqua par l’audace de sa composition et ses couleurs criardes.

1836-1841 : le repli

Entre 1836 et 1841, les œuvres de Rousseau furent régulièrement refusées par le jury du Salon. Si bien que l’artiste décida de ne plus soumettre ses réalisations à leur appréciation.

En 1836, Théodore Rousseau effectua un premier séjour à Barbizon à la lisière de la forêt de Fontainebleau. Il fut rapidement rejoint par Corot et Diaz.

Le peintre se rendit en Vendée en 1837. À cette occasion le paysagiste s’intéressa aux éléments du minéral et du végétal et à leur processus de formation : roches, cours d’eau, croissance des arbres (L’Allée des châtaigniers, huile sur toile, Musée du Louvre, Paris).

En 1842, Théodore Rousseau effectua un séjour solitaire dans le Berry. Cette fois-ci l’artiste se pencha sur l’interprétation de la vibration et de la fluctuation de l’atmosphère suivant les heures de la journée et les saisons (Mare, 1842, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Reims). 

À l’occasion d’un voyage à L’Isle-Adam, Rousseau exécuta, pour la première fois dans l’histoire de la peinture, un paysage d’hiver entièrement peint sur le motif (Effet de givre, 1845, huile sur toile, Walters Art Museum, Baltimore).

1848-1860 : vers la reconnaissance

Théodore Rousseau se fixa définitivement à Barbizon en 1848. Durant les années qui suivirent, le paysagiste réalisa ses principaux chefs-d’œuvre travaillés de longues années durant et souvent repris et parfois surchargés de bitume et de couleurs chimiquement incompatibles (Gorges d’Apremont, huile sur toile, Musée de Limoges).

Après ses nombreux échecs, Théodore Rousseau entra en grâce et fut reconnu comme le chef de file de l’École de Barbizon. 

En l’absence de jury, l’artiste renoua avec le Salon dès 1849. Rousseau participa à l’Exposition universelle de 1855 où il obtint la médaille d’or.

1860-1867 : un artiste avant-gardiste

Rousseau imagina dans les années 1860 recréer la luminosité de l’air par la juxtaposition de touches de couleur pures en forme de virgules (Paysages de la forêt de Fontainebleau, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Valenciennes). En cela, Rousseau annonça l’impressionnisme à venir.

De même, Rousseau céda à la mode du japonisme en 1862 et préfigura dans des ébauches monochromes l’art des Nabis (Effet de pluie, huile sur bois, Musée du Louvre, Paris).

L’apport de Théodore Rousseau à l’histoire de l’art

Influencé par la tradition hollandaise ainsi que par la touche picturale sensible et précise de Constable, Théodore Rousseau (1812-1867) donna au paysage français connut sa pleine expression romantique. Les œuvres de l’artiste dépeignent des compositions simples où les personnages sont suggérés par des touches de couleurs

La pensée et les innovations techniques de Rousseau influencèrent de nombreux artistes et annoncèrent les courants artistiques à venir.

Œuvres de Théodore Rousseau

PEINTURE

  • La Vallée tournante de Thiézac, Auvergne, 24,5 x 32,4 cm, 1830
  • Le Mont Saint-Michel, 20 x 33 cm, 1932
  • Paysage à la mare, 35 x 50 cm, 1842/50
  • Berger conduisant son troupeau, 41,3 x 63,2 cm, 1845/50
  • Paysage orageux, 19 x 34 cm, 1847/53
  • La Mare aux Fées, forêt de Fontainebleau, 59,1 x 114 cm, 1848
  • Les Marais, 33,7 x 55,3 cm, 1848/50
  • Lisière d’un bois, 48,5 x 72,5 cm, 1850/60
  • La plaine rocheuse de Barbizon, 42 x 64 cm, 1855/60
  • La Plaine de Chailly près de Fontainebleau, 40,6 x 62,9 cm, 1855
  • Sentier dans la clairière parmi les bruyères, 37,5 x 66,7 cm, 1855/60
  • Une chaumière dans le Berry, 23,5 x 32,5 cm, 1860
  • Le chêne de roche, 88,9 x 116,8 cm, 1860

DESSIN-AQUARELLE

  • Paysage et berger près d’un étang, 26,6 x 36,7 cm, 1932/35
  • Vue de lac de Genève du col de la Faucille, 14,5 x 25,5 cm, 1834
  • Promenade en bateau, 16 x 27,7 cm, 1834/40
  • Paysage à Thiers, 19 x 40,5 cm, 1837/38
  • Rochers en lisière de forêt, 64 x 94 cm, 1842
  • Étude pour le printemps, 20,5 x 13 cm, 1842
  • Marais dans les landes, 32 x 50,5 cm, 1844
  • Grand arbre dans une clairière, 12 x 8,5 cm, 1848/50
  • Personnage sous un arbre près d’une mare, 11,2 x 17,4 cm, 1860
  • Lac de Genève et mont-blanc, 15 x 45 cm, 1862/63
  • Pont sur une rivière, 26,7 x 20,2 cm, 1865

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Un site du Berry, 1842
  • Vue du plateau de Bellecroix, 20 x 25,7 cm, 1848/49
  • Cerisier à Biau, 1850
  • La maison du Moulin, 1859
  • Chêne de Roche, 12,6 x 16,8 cm, 1861
  • Lisière de Claire-bois, 8 x 13 cm

Les musées qui exposent Théodore Rousseau

  • Metropolitan Museum of Arts, New York
  • National Gallery of Art, Washington
  • Musée des Beaux-Arts, Houston
  • Rijksmuseum Asterdam
  • Chrysler Museum of Art
  • The Mint Museum, Charlotte
  • Milwaukee Art Museum
  • Musée d’art de Baltimore

Les principales expositions de l’artiste

  • Théodore Rousseau, le renouveau de la peinture de paysage, Musée d’Art et d’Histoire de Meudon, 2013
  • In the Forest of Fontainebleau: painters and Photographers from Corot to Monet, Museum of Fine Arts, Houston, 2008
  • Northern Lights: Swedish Landscapes from the Nationalmuseum, Stockholm, The Barber Institute of Fine Arts, Birmingham, 2009
  • Life and Truth: French Landscapes from Corot to Monet, San Diego Museum of Art, California, 2011
  • From Paris : A Taste For impressionism, Royal Academy of Arts, Londres, 2012
  • The Age of Impressionism: Great French Paintings from the Clark, Clark Art Institute, Williamstown, 2013-2014
  • Théodore Rousseau : Unruly Nature, Glyptotek, Copenhagen, 2016-2017
  • The Drama of Life or the Drama of Representation, Jill Newhouse Gallery, New York, 2022
  • True to Nature: Open-air Painting in Europe 1780-1870, Fitzwilliam Museum, Cambridge, 2022

Les principaux ouvrages sur Théodore Rousseau

  • MIQUEL Pierre et Rolande, Théodore Rousseau 1812-1867, Paris, Somogy, 2010
  • SCHULMAN Michel, Théodore Rousseau 1812-1867, catalogue raisonné de l’œuvre graphique, Paris,  L’Amateur, 1998
  • TERRASSE Antoine, L’Univers de Théodore Rousseau, Paris,  Scrépel, 1976

Expertise et Estimation des œuvres de Théodore Rousseau

Certaines œuvres de Théodore Rousseau sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Théodore Rousseau afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Théodore Rousseau pour en savoir plus sur sa cote.

Henri MATISSE

Figure emblématique de l’histoire de l’art du XXe siècle, Henri Matisse laissa derrière lui une œuvre abondante. Reconnu de son vivant, il fut collectionné et sollicité par les plus grands mécènes et collectionneurs de son temps. La couleur comme seul sujet de ses compositions ainsi que la simplification des formes marquèrent de nombreux peintres, aussi bien figuratifs qu’abstraits, des générations à venir.

Une maladie opportune

Né en 1869 au Cateau-Cambrésis, Henri Matisse effectua des études de droit et exerça en tant que clerc de notaire à Saint-Quentin. À la suite d’une crise d’appendicite survenue à l’âge de 20 ans qui le contraignit à rester alité, Henri Matisse découvrit les plaisirs de la peinture. À son rétablissement, le jeune homme prit des cours de dessin en parallèle de sa profession.

Mais passionné, Henri Matisse déménagea à Paris en 1891. Échouant au concours d’entrée à l’Académie Julian, il intégra l’École des Arts Déco où il fit la rencontre d’Albert Marquet (1875-1947) qui deviendra l’un de ses plus proches amis. En 1895, Matisse rejoignit l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Gustave Moreau (1826-1898). Le maître décela rapidement une capacité à simplifier la peinture chez son élève. 

1897-1904 : les premiers pas

Autour de 1900 Henri Matisse découvrit le traité de Paul Signac (1863-1935) D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme (1899). En 1903, Matisse exposa ses œuvres au Salon des Indépendants puis au Salon d’Automne. Sa première exposition personnelle eut lieu l’année suivante à la Galerie Ambroise Vollard. 

La même année, Matisse fit la rencontre de Signac et adopta les techniques pointillistes avant de s’en éloigner. S’affranchissant de l’usage traditionnel de la couleur, Matisse élabora des compositions aux larges aplats de couleurs très vives, tendant vers une simplification toujours plus radicale. 

1905-1907 : le fauvisme

En 1905, Matisse passa son été à Collioure aux côtés d’André Derain (1880-1954). Ensemble les artistes exécutèrent de nombreux paysages aux couleurs pures.

La même année, Derain et Matisse participèrent avec, entre autres, Maurice Vlaminck (1876-1958), Albert Marquet et Kees Van Dongen (1877-1968) au Salon d’Automne de 1905. Leurs œuvres fortement décriées par le critique Louis Vauxcelles furent qualifiées de « fauves » en raison de leurs couleurs criardes. Cette critique donna a posteriori son nom au mouvement artistique (La joie de vivre, 1905, huile sur toile, Fondation Barnes, Philadelphie).

1909 : Serguei Chtchoukine, le mécène russe

Peu à peu le travail de Matisse rencontra ses adeptes et séduisit les collectionneurs parmi lesquels le mécène russe Serguei Chtouchoukine (1854-1936). Ce dernier passa commande de deux panneaux décoratifs La Danse (1909-1911) et La Musique (1909-1911) pour son palais de Moscou. Ces toiles, considérées comme des chefs-d’œuvre de l’artiste, s’illustrent par un style épuré aux couleurs vives.

1917-1929 : la période niçoise

Matisse s’installa définitivement à Nice durant la Première Guerre mondiale en 1917. Il fit rapidement la rencontre de Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) qui résidait à Cagnes-sur-Mer. Ce dernier fut agréablement surpris par le travail de Matisse. Revenant à une peinture plus descriptive durant sa période niçoise, Henri Matisse exécuta de nombreuses natures mortes, des nus et des odalisques. En 1929, Henri Matisse s’exerça à la gravure. 

1930-1939 : vers la grande décoration

À la fin des années 1920 Matisse effectua un voyage de six mois lequel métamorphosa radicalement sa perception de l’espace. Il découvrit New York avant de débarquer à Tahiti. À son retour, le peintre se consacra aux commandes décoratives. Il réalisa en ce sens La Danse (1932-1933) pour la propriété du docteur Albert Barnes à Merion aux États-Unis. 

Matisse renoua avec la peinture en 1934 grâce à Lydia Delectorskaya devenue le modèle privilégié de l’artiste jusqu’en 1939 (Le Rêve, 1939, huile sur toile, Centre Pompidou, Paris).

1941-1954 : les papiers découpés

Diminué par un cancer du côlon, Henri Matisse se consacra alors à l’exercice du dessin. Il expérimenta à cette occasion de nouvelles techniques. En ce sens, Matisse élabora la technique des papiers découpés.

À partir de 1946 et jusqu’à sa mort, l’artiste se consacra au projet de la Chapelle de Vence où il fut tout à la fois architecte, artiste et designer. 

L’apport d’Henri Matisse à l’histoire de l’art

Reconnu et collectionné de son vivant, Henri Matisse marqua ses contemporains par son audace, son optimisme et son exigence. Poussé par une quête de la simplification de la peinture, il exécuta des compositions aux couleurs vives pour principal sujet, repoussant sans cesse les limites.

Si Henri Matisse eut une influence considérable sur les artistes français des générations suivantes, il marqua également de nombreux artistes américains tels Sam Francis (1923-1994) ou Andy Warhol (1928-1987).

Œuvres d’Henri Matisse

Les musées qui exposent Henri Matisse

Les œuvres d’Henri Matisse sont exposées dans le monde entier. Plusieurs musées français disposent de peintures de l’artiste : Centre Pompidou de Paris, Musée d’Orsay de Paris, Musée de l’Orangerie de Paris, Musée Matisse de Nice, Musée de Grenoble, Musée des Beaux-Arts de Lyon. Mais Henri Matisse bénéficie également d’une forte représentation à l’étranger, aussi bien aux États-Unis (Museum of Modern Art de New York, Fondation Barnes de Philadelphie, National Gallery of Art de Washington), qu’en Angleterre (Tate Gallery de Londres) ou en Russie (Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, Musée des Beaux-Arts Pouchkine de Moscou).

Les principales expositions de l’artiste

  • Matisse, comme un roman, Centre Pompidou, Paris, 2020
  • Matisse, Centre Pompidou, Paris, 2012
  • Henri Edmond Cross et le néo-impressionnisme. De Seurat à Matisse, Musée Marmottan Monet, Paris, 2012
  • Miro, Monet, Matisse — The Nahdmad Collection, Kunsthaus, Zürich, 2011
  • Matisse, Cézanne, Picasso… L’aventure des Stein, Grand Palais, Paris, 2011
  • De Véronèse à Matisse, dessins et aquarelles des collections des musées de Pontoise, Musée Tavet-Delacour, Pontoise, 2010

Les principaux ouvrages sur Henri Matisse

  • DEBRAY Cécile, Matisse, Paris, Centre Pompidou, 2011 
  • SPURLING Hilary, Matisse, le maître, vol. 2 : 1909-1954, biographie, Paris, Seuil, 2009
  • SPURLING Hilary, Matisse, inconnu, vol. 1 : 1869-1908, biographie, Paris, Seuil, 2001
  • CHASSEY de Éric, La violence décorative. Matisse dans l’art américain, Paris, Jacqueline Chambon, 1998
  • WOIMANT Françoise et GUICHARD-MEILI Jean, Matisse : l’œuvre gravé, Paris, BNF, 1970

Expertise et Estimation des œuvres d’Henri Matisse

Certaines œuvres d’Henri Matisse sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Henri Matisse afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Henri Matisse pour en savoir plus sur sa cote.

Édouard MANET

Considéré comme le père fondateur de l’impressionnisme, Édouard Manet est l’un des artistes les plus importants du XIXe siècle. S’affranchissant des carcans de l’académisme à travers une peinture résolument moderne, Manet sut séduire la nouvelle génération de peintres qui ne cessa de l’ériger au rang de maître. 

Un échec salutaire

Édouard Manet est né en 1832 au sein d’une famille bourgeoise parisienne. Son oncle lui transmit, ainsi qu’à son jeune frère Eugène Manet (1833-1892) — futur époux de la peintre Berthe Morisot (1841-1895) — le goût pour l’art de la peinture.

Ne souhaitant pas entreprendre les études de droit réclamées par son père, Édouard Manet tenta à l’âge de seize ans le concours d’entrée de l’École navale. Mais échouant consécutivement en 1848 et 1849, le jeune homme s’intéressa à développer sa technique du dessin. À l’occasion d’un voyage effectué au Brésil, Manet exécuta de nombreux croquis. Dès lors, le jeune homme décida de s’orienter définitivement dans la voie artistique.

1850-1856 : l’apprentissage académique auprès de Thomas Couture

Soutenu par ses parents, Édouard Manet intégra en 1850 l’atelier du peintre académique Thomas Couture (1815-1879) alors au fait de sa gloire. Durant six ans,  Manet apprit les techniques de la peinture et se perfectionna notamment en copiant les œuvres des maîtres anciens au Louvre (Tintoret, Titien, Rubens). 

À la même époque, Manet effectua plusieurs voyages en Europe — aux Pays-Bas et en Espagne notamment — développant un intérêt certain pour Vélasquez et Goya qui n’eurent de cesse d’exercer leur influence sur la peinture de Manet tout au long de sa carrière. 

Mais rapidement l’indépendance d’esprit d’Édouard Manet se heurta à l’académisme de son maître. S’émancipant du style de Couture, Manet développa un style peu conventionnel. Sa technique picturale, franche et directe, laisse apparaître de larges touches. L’influence de la peinture espagnole est indéniable. Manet s’intéressa à représenter des scènes de la vie quotidienne au réalisme marqué.

S’éloignant de son maître en raison de leurs divergences artistiques inconciliables, Édouard Manet emménagea dans son propre atelier en 1856.

1863 : le Salon des refusés

Les œuvres d’Édouard Manet furent régulièrement rejetées par le jury du Salon. Son approche peu conventionnelle dérange et ses œuvres représentant la vie quotidienne sont incomprises. Manet envoya au Salon de 1859 Le Buveur d’absinthe. Cette œuvre marquée par l’influence de la peinture espagnole se présenta en rupture avec la formation dispensée par Thomas Couture. Incomprise, la toile fut refusée par le jury du Salon, Eugène Delacroix (1798-1863) étant le seul à avoir voté en sa faveur.

En 1863, Napoléon III décida d’ouvrir un Salon des refusés en marge du Salon officiel en raison de la trop grande sévérité du jury à l’égard des œuvres non académiques. Cette année-là Manet exposa son Déjeuner sur l’herbe (1862), œuvre faisant référence au Concert champêtre (vers 1509) de Titien. La composition, en rupture avec le classicisme et l’académisme dominant, suscita une vive polémique. Au premier plan figure une femme nue assise entourée de deux hommes en costume. Le réalisme de la toile exclut toute interprétation mythologique et confère une forte connotation sexuelle à la scène alors décriée. Si la critique s’insurgea contre Manet, son audace séduisit Émile Zola et Charles Baudelaire. 

1865 : le Salon officiel

Deux ans plus tard, Édouard Manet fut accepté au Salon officiel. Il présenta Olympia (1863) qui suscita une réaction encore plus violente que le Déjeuner sur l’herbe. Inspirée cette fois-ci de la Vénus d’Urbin (1538) de Titien, l’œuvre s’avère être le portrait d’une prostituée — prenant les traits de Victorine Meurent, le modèle favori de Manet — au corps non idéalisé et au réalisme poignant.

Cette œuvre marqua l’histoire de l’art, ouvrant grand la voie à la modernité. Conscient de son impact, Édouard Manet conserva la toile jusqu’à sa mort en 1883.

1866-1883 : chef de file de l’impressionnisme

Édouard Manet se rapprocha des peintres de la jeune génération dont beaucoup deviendront les grands représentants du mouvement impressionniste : Claude Monet (1840-1926), Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), Edgar Degas (1834-1917), Camille Pissarro (1830-1903). Plus âgé, Édouard Manet devint leur inspirateur.

La première exposition impressionniste eut lieu en 1874, année où Berthe Morisot épousa le frère de l’artiste. Manet ne participa pas à cette exposition et continua d’exposer ses œuvres au Salon, parvenant enfin à s’imposer.  

L’apport d’Édouard Manet à l’histoire de l’art

L’œuvre d’Édouard Manet marque un tournant dans l’histoire de l’art moderne. Il influença les jeunes peintres qui allaient, par la suite, développer l’impressionnisme. De même, Manet soutint financièrement les artistes en difficulté, Claude Monet en particulier, en achetant des toiles à l’insu de ce dernier.

Les œuvres de jeunesse d’Édouard Manet sont marquées par l’influence de Vélasquez (Lola de Valence, 1862, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris) et de Goya (L’Homme mort, 1864-1865, huile sur toile, National Gallery of Art, Washington). Tout au long de sa carrière, Manet exécuta des compositions aux sujets multiples : des peintures religieuses (Un Moine en prière, 1864-1865, huile sur toile, Musée des Beaux-Arts de Boston), des portraits (Le Chemin de fer, 1872-1873, huile sur toile, National Gallery of Art, Washington) ainsi que des natures mortes (Pivoines blanches, 1864, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris). 

L’œuvre de Manet s’inscrit en rupture avec son temps, proposant une peinture réaliste, à la touche large et à la lumière subtile. 

Œuvres d’Édouard Manet

Les musées qui exposent Édouard Manet

Les œuvres d’Édouard Manet sont principalement exposées en France (Musée d’Orsay, Hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence, Musée des Beaux-Arts de Lyon) et aux États-Unis (Musée des Beaux-Arts de Boston, Metropolitan Museum of Art de New York, National Gallery of Art de Washington, Guggenheim Museum de New York, Art Institute de Chicago). Des œuvres sont également visibles à la National Gallery de Londres ainsi qu’au Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid.

Les principales expositions de l’artiste

  • Manet inventeur du moderne, Musée d’Orsay, Paris, 2011
  • Impressionnisme : Les origines, 1859-1869, Grand Palais, Paris, 1995

Les principaux ouvrages sur Édouard Manet

  • COLLECTIF RMN, Manet inventeur du moderne, Paris, Gallimard, 2011
  • DENIZEAU Gérard, Découvrir Manet, Paris, Larousse, 2011
  • PROUST Antonin, Manet souvenirs publiés par A. Barthélémy, Editions de L’Échoppe, 1996
  • LOYRETTE Henri et TINTEROW Gary, Impressionnisme : Les origines, 1859-1869, Paris,  Réunion des Musées Nationaux, 1994-1995
  • WILDENSTEIN Daniel et ROUART Denis, Manet : Catalogue raisonné, Lausanne, Bibliothèque des Arts, 1975

Expertise et Estimation des œuvres d’Édouard Manet

Certaines œuvres d’Édouard Manet sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Édouard Manet afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres d’Édouard Manet pour en savoir plus sur sa cote.

Claude MONET

Claude Monet est l’un des artistes les plus connus de l’histoire de l’art. Il est considéré comme le chef de file du mouvement impressionniste. Sa longévité lui permit de réaliser une œuvre abondante, évoluant au gré de ses expériences picturales. À travers ses compositions réalisées en plein air illustrant la nature, les villes et autres scènes de la vie quotidienne, Claude Monet s’intéressa au traitement de la lumière naturelle et des couleurs.

L’héritier d’Eugène Boudin

Né à Paris en 1840, Claude Monet et sa famille déménagèrent au Havre cinq ans après. Montrant des prédispositions pour le dessin, le jeune garçon suivit des cours auprès d’un ancien élève de Jacques-Louis David (1748-1825).

Vers 1858, Claude Monet fit la connaissance du peintre honfleurais Eugène Boudin (1824-1898). Cette rencontre fut décisive pour la carrière de Monet qui n’eut de cesse d’affirmer que sa vocation de peintre était due à Boudin. Dès lors, les paysages de jeunesse de Monet illustrent l’influence du peintre de marines.

1856-1865 : une formation académique auprès de Charles Gleyre

Arrivé à Paris en 1859, Claude Monet rejoignit l’Académie Suisse après s’être vu refuser l’entrée de l’atelier de Thomas Couture (1815-1879). À l’Académie, Monet se lia avec le futur peintre impressionniste Camille Pissarro (1830-1903).

Tiré au sort en 1861 pour être conscrit, le jeune homme resta près d’un an en Algérie. Autorisé à rentrer l’année suivante — après avoir contracté la fièvre typhoïde — Monet fit la rencontre du peintre hollandais Johan Barthold Jongkind (1819-1891) lequel eut une grande influence sur son œuvre.

La même année, en 1862, Claude Monet étudia à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Charles Gleyre (1806-1874). Ce dernier forma de nombreux artistes dont certains deviendront les grands peintres de l’impressionnisme (Alfred Sisley, Frédéric Bazille, Auguste Renoir). En désaccord avec l’art académique dispensé par son maître, Claude Monet quitta rapidement l’atelier.

En 1864, Monet partit peindre à Honfleur aux côtés de Boudin et Jongkind qui exercèrent une influence essentielle sur ses premières œuvres.

1866-1870 : le modèle Camille Doncieux

En 1866, Monet rencontra Camille Doncieux qui devint son modèle privilégié. Elle posa notamment pour La Femme en robe verte (1866) envoyé au Salon. L’œuvre reçue des critiques élogieuses. Mais par la suite les œuvres de Claude Monet furent régulièrement refusées par le jury du Salon, à l’instar de celles de ses amis. À cette époque le peintre fut confronté à de grandes difficultés financières. Néanmoins, en dépit de ses problèmes financiers, Monet épousa Camille Doncieux en 1870.

1870-1871 : l’exil à Londres

La guerre franco-prussienne éclata en 1870. C’est dans ce contexte tendu que Monet décida de s’exiler à Londres où il retrouva son ami Pissarro. Durant ce séjour il put admirer les œuvres de Turner et Constable dans lesquelles est essentiel le traitement de la lumière. Mais surtout, Monet rencontra le peintre américain James Abbott McNeill Whistler (1834-1903) ainsi que le marchand Paul Durand-Ruel (1831-1922), fervent défenseur de la peinture impressionniste. À Londres, Monet peignit des vues de jardins londoniens et de la Tamise, continuant de faire évoluer sa technique (Le Bassin de Londres, 1871, huile sur toile, National Museum of Wales, Cardiff).

1874 : naissance officielle de l’impressionnisme

L’année 1874 est cruciale pour l’impressionnisme. En effet, cette année-là eut lieu la première exposition des peintres impressionnistes dans les ateliers du photographe Nadar. Nombreux sont les peintres à avoir participé à cette manifestation : Eugène Boudin, Paul Cézanne (1839-1906), Edgar Degas (1834-1917), Berthe Morisot (1841-1895), Camille Pissarro, Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), Alfred Sisley (1839-1899).

Claude Monet exposa un paysage du port du Havre Impression, soleil levant (1872). Le critique Louis Leroy publia un article dans le Charivari où il usa de façon péjorative du terme d’« impressionniste ». Le mouvement était né. Les peintres revendiquèrent eux-mêmes l’appellation d’impressionnistes à partir de 1877.

1878-1880 : les voyages

Claude Monet et sa femme emménagèrent à Argenteuil en 1878. Camille Doncieux décéda l’année suivante, entrainant une évolution esthétique dans l’œuvre de Monet.

En 1881, le peintre s’installa à Poissy avant de s’établir définitivement à Giverny en 1883. La même année, l’artiste effectua un voyage dans le sud de la France aux côtés d’Auguste Renoir. Dans les années qui suivirent, Monet se rendit également à Étretat, aux Pays-Bas, à Belle-Île-en-Mer ou encore Antibes (Champs de tulipes en Hollande, 1886, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris). 

1892-1894 : la série des Cathédrales de Rouen

Entre 1892 et 1894, Claude Monet réalisa une série de trente tableaux sur la Cathédrale Notre-Dame de Rouen avec notamment des vues du portail occidental. Les compositions furent peintes sous divers angles de vue à différents moments de la journée. Monet acheva ses toiles en atelier avant d’en exposer vingt d’entre elles à la galerie Durand-Ruel en 1895.

1890-1926 : la série des Nymphéas 

Le cycle des Nymphéas, chef-d’œuvre de l’impressionnisme, occupa Claude Monet durant trois décennies, de la fin des années 1890 jusqu’à sa mort en 1926. Inspiré du jardin d’eau, ce cycle titanesque est composé de près de 300 tableaux, dont plus de quarante panneaux de grands formats. Les compositions évoluèrent au gré des transformations du jardin.

Dès l’origine du cycle, Claude Monet définit deux types de compositions. Le premier est relatif aux rives du bassin et leur végétation touffue (Bassins aux Nymphéas, 1899-1900, huile sur toile ; Pont japonais, 1920-1922, huile sur toile) tandis que le second se concentre sur la nappe d’eau ponctuée de fleurs et de reflets (Paysages d’eau, 1903-1908, huile sur toile). Les cadrages de ces dernières sont serrés, faisant de chaque pièce peinte le fragment d’un tout.

L’idée d’un projet d’ensemble décoratif circulaire émergea dès 1897. Toutefois, ce n’est qu’à partir de 1914 que le peintre se consacra pleinement à la réalisation de sa « grande décoration ».

L’apport de Claude Monet à l’histoire de l’art

Principal représentant de l’impressionnisme, Claude Monet développa un style opérant une synthèse des diverses influences reçues : celles d’Eugène Boudin et Johan Barthold Jongkind dans un premier temps, de l’académisme de Charles Gleyre ensuite, mais également du japonisme alors en vogue à son époque.

Monet réalisa des portraits ainsi que des paysages illustrant la nature ou, au contraire, l’urbanisation des villes — sujet jugé alors peu esthétique.

Toute sa vie durant Claude Monet eut pour principale préoccupation le traitement de la lumière et ses effets. La répétition du motif à différentes heures de la journée ou période de l’année n’était qu’un prétexte à ses recherches picturales. Sa quête poussa Monet jusqu’à l’élaboration de compositions abstraites à la fin de sa vie. 

Œuvres de Claude Monet

Les musées qui exposent Claude Monet

Les œuvres de Claude Monet sont exposées dans le monde entier. En France, il s’agit du Musée Marmottan-Monet qui dispose de la plus importante collection publique de l’artiste. Le Musée de l’Orangerie ainsi que le Musée d’Orsay de Paris détiennent également de nombreux tableaux. La Fondation Claude Monet située à Giverny a pour ambition de sauvegarder et mettre en valeur la maison du peintre et son jardin.

Les œuvres de Monet sont également exposées dans les musées internationaux : au Museum of Modern Art de New York, à la National Gallery of Art de Washington, à la National Gallery de Londres, au Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, au Rijkmuseum d’Amsterdam.

Les principales expositions de l’artiste

  • Le décor impressionniste, Musée de l’Orangerie, Paris, 2022
  • Côté Jardin. De Monet à Bonnard, Musée des Impressionnismes, Giverny, 2021
  • Nymphéas. L’abstraction américaine et le dernier Monet, Musée de l’Orangerie, Paris, 2018
  • Claude Monet, Grand Palais, Paris, 2011
  • Le Jardin de Monet à Giverny : l’Invention d’un paysage, Musée des Impressionnismes, Giverny, 2009

Les principaux ouvrages sur Claude Monet

  • LE MEN Ségolène, Monet, Paris, Citadelles et Mazenod, 2017
  • LOBSTEIN Dominique, Monet, Quintin, Gisserot, 2002
  • WILDENSTEIN Daniel, Monet ou le Triomphe de l’Impressionnisme, Paris, Taschen, 1996
  • WILDENSTEIN Daniel, Monet – Catalogue raisonné, Paris, Taschen, 1996

Expertise et Estimation des œuvres de Claude Monet

Certaines œuvres de Claude Monet sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Claude Monet afin d’établir une estimation de votre pièce.

Camille PISSARRO

Précurseur du mouvement impressionniste avant de s’essayer au pointillisme, Camille Pissarro (1830-1903) est l’une des figures majeures de ce XIXe siècle mouvementé.

Les artistes de cette époque n’avaient de cesse d’expérimenter de nouvelles techniques, de trouver de nouvelles solutions à des problèmes artistiques. Décriés en leur temps, ces artistes modernes — Pissarro, Édouard Manet (1832-1883), Claude Monet (1840-1926), Georges Seurat (1859-1891) — figurent aujourd’hui parmi les plus cotés du marché de l’art.

L’œuvre de Pissarro influença de nombreux peintres parmi lesquelles Paul Cézanne (1839-1906), Paul Gauguin (1848-1903) et Armand Guillaumin (1841-1927).

Des Antilles à Paris

Camille Pissarro est né en 1830 aux Antilles sur l’île Saint-Thomas alors possession danoise. Arrivé en 1842 à Paris afin d’étudier, le directeur de son pensionnat l’encouragea à cultiver son don pour le dessin. De retour à Saint-Thomas en 1847, Pissarro apprit les rudiments du négoce et se consacra durant cinq ans au commerce familial.

Mais, désireux de s’éloigner de cette vie bourgeoise, Pissarro partit au Venezuela où il se consacra à la peinture jusqu’en 1854.

En 1855 il rejoignit de manière définitive la France. À Paris Pissarro fit la rencontre de Camille Corot (1796-1875) avec lequel il étudia. À la même époque, le jeune homme rencontra également Eugène Delacroix (1798-1863), Gustave Courbet (1819-1877), Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) et Charles-François Daubigny (1817-1878). 

Pissarro fréquenta plusieurs ateliers de l’École des Beaux-Arts de Paris ainsi que l’Académie Suisse où il croisa Claude Monet, Paul Cézanne et Armand Guillaumin.

Refusées au Salon officiel, ses toiles furent exposées au Salon des refusés de 1863. Pissarro participa de nouveau à la manifestation en 1864 et 1865. 

1866-1882 : la peinture de plein air à Pontoise et Louveciennes

Résidant à Pontoise de 1866 à 1869, Camille Pissarro s’attarda à dépeindre les paysages environnants. 

Il emménagea à Louveciennes en 1869, mais la guerre avec les Prussiens l’année suivante l’obligea à se réfugier avec sa famille en Mayenne puis à s’exiler à Londres où il retrouva Monet et Daubigny. À cette occasion l’artiste fit également la connaissance du marchand impressionniste Paul Durand-Ruel. 

De retour à Louveciennes en 1871 Pissarro perfectionna son style impressionniste avant de retourner à Pontoise en 1872 où il resta dix ans (Printemps. Pruniers en fleurs, 1877, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris).

1883 : à la recherche de nouveaux motifs impressionnistes à Rouen 

Après une nouvelle décennie passée à Pontoise, Camille Pissarro ressentit le besoin de renouveler son répertoire de motifs. C’est sur les conseils de son ami Claude Monet, dont le frère vivait à Rouen, que Pissarro se rendit dans la capitale normande en 1883.

À l’occasion de ce premier séjour, Pissarro découvrit la ville et ses quais de Seine. Il exécuta un ensemble varié de dix-huit œuvres.

De retour dans la ville en 1895, il réalisa cette fois des aquarelles. Puis à Paris il découvrit à la galerie Durand-Ruel la série des Cathédrales exécutée par Claude Monet entre 1892 et 1893. Frappé par le travail de son ami, Pissarro décida de retourner une nouvelle fois à Rouen afin de réaliser un ensemble cohérent.

Mais contraint par une maladie oculaire à peindre en intérieur, Pissarro aménagea son atelier dans une chambre d’hôtel. Il revint à Rouen en 1896 et 1898.

Les compositions de Pissarro illustrent l’activité laborieuse du port, ses docks, les ponts Boieldieu et Corneille ainsi que la nouvelle gare d’Orléans. L’artiste parvint à traduire l’atmosphère des lieux et ses variations infinies de lumière (La Seine à Rouen, Saint-Sever, 1896, huile sur toile, Musée d’Orsay, Paris).

1884 : Éragny et le pointillisme

En 1884, après de nombreux déplacements, Camille Pissarro se fixa définitivement à Éragny-sur-Epte où il put acquérir une maison grâce à un prêt de Claude Monet.

Pissarro exécuta de nombreuses toiles avec pour thèmes de prédilection ceux des pommiers en fleurs, des noyers, potagers, vus depuis son atelier. 

En 1885 il se lia d’amitié avec le peintre Georges Seurat et s’enthousiasma pour sa technique du pointillisme. Cette technique consiste à peindre une surface colorée avec de multiples petites touches de couleur pure. Grâce à la lumière et un effet de contraste, une couleur plus intense se recompose sur la rétine du spectateur (Printemps à Eragny, 1886, huile sur toile, Memphis Brooks Museum of Art, Memphis). Georges Seurat élabora cette technique sur la base des travaux du chimiste Michel-Eugène Chevreul (1786-1889) avant d’être théorisée par Paul Signac (1863-1935).

S’il s’essaya à cette technique durant plusieurs années, Camille Pissarro finit par l’abandonner. En effet, le pointillisme demandait un important effort de synthèse ce qui était contradictoire avec l’attention impressionniste aux effets atmosphériques changeants. Par ailleurs, la régularité et la finesse de la touche pointilliste exigeaient un temps d’exécution très long. Enfin, son marchand, Paul Durand-Ruel, n’était pas favorable à cette pratique

Ainsi, Pissarro développa d’autres techniques à la gouache et à l’aquarelle. Il s’éloigna définitivement du postimpressionnisme au début des années 1890.

L’apport de Camille Pissarro à l’histoire de l’art

La contribution de Camille Pissarro à l’enrichissement de l’impressionnisme est essentielle. Son œuvre est très diversifiée : paysages, portraits, scènes de genre, natures mortes. Cependant, c’est bien par le paysage que Pissarro s’illustra dans l’histoire de l’art.

Influencé par le réalisme poétique de Corot d’abord, découvrant l’impressionnisme ensuite avant de s’expérimenter au pointillisme, Pissarro fit évoluer sa touche tout au long de sa carrière. L’artiste eut une influence majeure sur Cézanne et Gauguin notamment. 

Œuvres de Camille Pissarro

Les musées qui exposent Camille Pissarro

En France, les œuvres de Camille Pissarro sont principalement exposées au Musée d’Orsay à Paris. L’artiste bénéficie également d’une représentation importante à l’étranger : Angleterre (National Gallery et Tate Gallery de Londres), Russie (Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, Musée Pouchkine de Moscou), États-Unis (Metropolitan Museum of Art de New York, Art Institute de Chicago), Canada (Musée des Beaux-Arts d’Ottawa, Musée des Beaux-Arts de Toronto).

Les principales expositions de l’artiste

  • Camille Pissarro. L’atelier de la modernité, Kunstmuseum, Bâle, 2021
  • Pissarro à Eragny. La nature retrouvée, Musée du Luxembourg, Paris, 2017
  • Camille Pissarro, Le Premier des Impressionnistes, Musée Marmottan Monet, Paris, 2017
  • Pissarro dans les ports, Rouen, Dieppe, Le Havre, Musée d’Art Moderne André Malraux, Le Havre, 2013

Les principaux ouvrages sur Camille Pissarro

  • DENIZEAU Gérard, Camille Pissarro, Paris, Larousse, 2017
  • DURAND-RUEL SNOLLAERTS Claire, Pissarro : Patriarche des impressionnistes, Paris, Gallimard, 2012
  • COLLECTIF, Camille Pissarro et les peintres de la vallée de l’Oise, Paris, Somogy, 2003
  • MONNERET Sophie, L’Impressionnisme et son époque, Paris, Robert Laffont, 1987

Expertise et Estimation des œuvres de Camille Pissarro

Certaines œuvres de Camille Pissarro sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Camille Pissarro afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Camille Pissarro pour en savoir plus sur sa cote

Serge POLIAKOFF

Peintre de la Nouvelle École de Paris, Serge Poliakoff est un artiste majeur de l’abstraction lyrique d’après-guerre. Il s’écarta de l’abstraction géométrique en axant son style sur les qualités propres de la couleur et des valeurs. C’est à partir de 1946 que Poliakoff rejoignit l’avant-garde de la peinture abstraite au point d’en devenir l’un des chefs de file.

Une enfance contrainte par la Révolution russe

Né en 1900 à Moscou, Serge Poliakoff est l’avant-dernier d’une fratrie de quatorze enfants. Son père, éleveur de chevaux, était le fournisseur de l’armée russe et possédait une écurie de course.

À partir de 1914, le jeune garçon suivit des cours de dessin à Moscou. Poliakoff peignit ses premiers paysages à Naltchik, lieu où exerçait le peintre Isaac Levitan (1860-1900), chef de file des paysagistes russes.

Peu intéressé par les études classiques, Serge Poliakoff s’adonna au chant, à la guitare et se passionna pour l’opéra.

La Révolution russe qui éclata en 1917 le contraignit à suivre sa tante Nastia — célèbre cantatrice — dans sa tournée. L’accompagnant à la guitare, Serge Poliakoff traversa la Russie, le Caucase, se réfugia à Constantinople avant de traverser l’Europe en passant par Sofia, Belgrade, Vienne, Berlin puis Paris.

1923-1933 : l’apprentissage à Paris

Fixé à Paris en 1923, Serge Poliakoff suivit des cours dans diverses académies. Il étudia la peinture à l’Académie de la Grande Chaumière, située à Montparnasse, à partir de 1929.

Le peintre exposa ses œuvres pour la première fois en 1931 à l’occasion d’une exposition de groupe à la Galerie Drouant. Ses œuvres de jeunesse — nus, portraits, paysages — étaient alors très représentatifs du style académique prédominant à l’époque (Le Sacré-Cœur, 1934, gouache sur papier).

En 1933, Poliakoff rejoignit l’Académie Fouchot où il eut notamment pour professeur le peintre Othon Friesz (1879-1949).

1935-1937 : le séjour londonien

En 1935, Serge Poliakoff quitta Paris pour Londres où il suivit durant deux ans une formation au sein de la Slade School of Art. Durant ce séjour, le jeune homme visita les musées londoniens qui l’aidèrent à trouver sa propre expression picturale. Poliakoff prêta une grande attention aux Primitifs italiens — Cimabue, Giotto, Simone Martini — ainsi qu’aux plus modernes Vélasquez, Cézanne, Gauguin, Seurat, Paul Klee et Juan Gris. Mais son plus grand choc artistique est dû à sa découverte des sarcophages égyptiens du British Museum, le questionnant sur la couleur et les matières utilisées.

1937-1945 : le retour à Paris

De retour à Paris en 1937, Serge Poliakoff organisa pour la première fois une exposition personnelle de ses œuvres à la Galerie Zak. Il fit alors la rencontre de Vassily Kandinsky [1866-1944], peintre russe ayant gagné la capitale française après la fermeture du Bauhaus en Allemagne où il enseignait. Bien que dérouté par la vision théorique de la peinture de Kandinsky, Serge Poliakoff se sentit attiré par l’art non-figuratif.

L’année suivante, Poliakoff exposa au Salon des Indépendants. Il rencontra alors les peintres abstraits Sonia et Robert Delaunay. Se liant rapidement avec ces derniers, Poliakoff se rendit chaque semaine chez le couple d’artistes où ils débattirent de l’art abstrait.

En 1945 eut lieu sa première exposition de tableaux abstraits à la Galerie de l’Esquisse. Ses œuvres furent remarquées par la critique (Composition abstraite, 1938, gouache sur papier).

1946-1950 : l’avant-garde de la peinture abstraite

Sur l’instance de l’artiste néerlandais César Domela (1900-1992), Serge Poliakoff participa à deux expositions en 1946 organisées dans la Salle du Centre de Recherches, rue Cujas, qui regroupèrent à l’époque l’avant-garde de la peinture abstraite. Les œuvres de Poliakoff furent exposées à côté de celles de Kandinsky, Auguste Herbin (1882-1960), Hans Hartung (1904-1989) et Gérard Schneider (1896-1986) notamment.

Craignant à la même époque de tomber dans une peinture décorative, l’artiste rejeta les couleurs vives et décida d’assombrir sa palette.

En 1947, l’œuvre de Poliakoff fut récompensée par le Prix Kandinsky destiné à encourager un peintre abstrait.

1950-1969 : le temps des expositions

Les deux dernières décennies de l’artiste furent marquées par de nombreuses expositions. En effet, les œuvres de Serge Poliakoff furent régulièrement exposées aussi bien en France qu’à l’étranger (Angleterre, Japon, Belgique, États-Unis).

En 1952, Poliakoff fut conforté dans ses recherches picturales lorsqu’il découvrit le Carré blanc sur fond blanc (1918) du peintre suprématiste russe Kasimir Malevitch (1879-1935) lors d’une exposition au Musée d’Art Moderne de Paris.

Dans les années 1960, Poliakoff reçut de nombreux prix venant couronner son œuvre avant de s’éteindre en 1969.

L’apport de Serge Poliakoff à l’histoire de l’art

Serge Poliakoff embrassa pleinement l’art abstrait à partir de 1946. La principale particularité de sa peinture réside dans l’absence d’une réelle évolution, tout en se renouvelant sans cesse.

En effet, ses toiles forment une continuité formelle et expressive au dialogue permanent. Les compositions de Poliakoff illustrent des formes s’imbriquant les unes dans les autres, la rigueur est telle qu’aucune d’entre elles ne pourrait se détacher de l’ensemble.

Éloignées de toute connotation géométrique ou symboliste, les toiles de Poliakoff n’ont ni profondeur ni perspective. Leur espace est propre et fait la forme.

Œuvres de Serge Poliakoff

Les musées qui exposent Serge Poliakoff

Les œuvres de Serge Poliakoff sont principalement exposées à Paris au Centre Pompidou et au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. L’artiste est également représenté en région au Palais des Beaux-Arts de Lille, au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, au Musée de Grenoble ou au Musée Fabre de Montpellier.

À l’instar des artistes abstraits de son époque les œuvres de Serge Poliakoff sont également présentes sur les cimaises des musées étrangers dont notamment le Museum of Modern Art de New York.

Les principales expositions de l’artiste

  • Serge Poliakoff, le rêve et les formes, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 2013
  • Les Sujets de l’abstraction. Peinture non-figurative de la Seconde École de Paris [1946-1962], Musée Fabre, Montpellier, 2011
  • Serge Poliakoff , Musée de Pont-Aven, 2010
  • L’envolée lyrique, Paris 1945-1956 , Musée du Luxembourg, Paris, 2006
  • Serge Poliakoff , Centre Pompidou, Paris, 1970

Les principaux ouvrages sur Serge Poliakoff

  • POLIAKOFF Alexis, Serge Poliakoff, Catalogue raisonné, vol. III, 1959-1962, Paris, Galerie française, 2011
  • POLIAKOFF Alexis, Serge Poliakoff, Catalogue raisonné, vol. II, 1955-1958, Paris, Galerie française, 2010
  • POLIAKOFF Alexis, Serge Poliakoff, Catalogue raisonné, vol. I, 1922-1954, Paris/Moudon,  Acatos Publishing, 2005
  • BRUTSCH Françoise, Serge Poliakoff, œuvres 1923-1959, Lausanne, Ides et Calendes, 1993
  • RAGON Michel, Serge Poliakoff, Paris,  Le Musée de Poche, 1956

Expertise et Estimation des œuvres de Serge Poliakoff

Certaines œuvres de Serge Poliakoff sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Serge Poliakoff afin d’établir une estimation de votre pièce.

Pierre-Auguste RENOIR

Figure majeure de l’impressionnisme, Pierre-Auguste Renoir est principalement connu pour ses portraits et nus féminins, bien qu’il s’adonnât également à l’art du paysage, de la scène de genre, des marines et natures mortes. 

Son style évolua, passant de l’impressionnisme à une période dite « ingresque » dans les années 1880 sous l’influence des maîtres de la Renaissance, avant d’adopter une période « nacrée » la décennie suivante. 

Des débuts en tant que décorateur de porcelaines

Né en 1841 à Limoges, Pierre-Auguste Renoir est le sixième enfant d’une fratrie de sept. D’un milieu modeste, la famille déménagea à Paris en 1844 avec pour ambition d’améliorer sa situation.

Dès l’âge de treize ans, Renoir devint apprenti décorateur pour les porcelaines Lévy Frères & Compagnie. En parallèle le jeune homme suivit des cours du soir à l’École de dessin et d’arts décoratifs jusqu’en 1862.

1862-1869 : les débuts

Cette même année 1862 Renoir parvint à entrer à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il suivit l’enseignement de Charles Gleyre (1806-1874). Au sein de l’atelier, le jeune artiste fit la rencontre des futurs ténors de l’impressionnisme : Claude Monet (1840-1926), Frédéric Bazille (1841-1870) et Alfred Sisley (1839-1899).

Les rapports entre Gleyre et Renoir se détériorèrent, si bien que le jeune homme quitta les Beaux-Arts en 1864. Avec ses amis du Café Guerbois, Pierre-Auguste Renoir s’intéressa alors à la lumière naturelle et partit peindre en plein air sur le motif dans la forêt de Fontainebleau. 

À cette époque, Renoir s’adonna aux paysages et vues citadines, aux scènes de genre et aux portraits. Sa toile Portrait de William Sisley (1864) fut sa première œuvre acceptée au Salon. L’art du portrait, dans lequel il excellait, lui permit d’assurer tout au long de sa carrière des rentrées financières.

1869-1883 : la période impressionniste

C’est en 1869 que Pierre-Auguste Renoir s’appropria son expression picturale. Séjournant aux côtés de Claude Monet à La Grenouillère, restaurant implanté sur une île de la Seine, Renoir expérimenta sa touche impressionniste en étudiant les reflets du soleil sur la surface de l’eau (La Grenouillère, 1869, huile sur toile, Nationalmuseum, Stockholm).

L’artiste s’intéressa à dépeindre les loisirs de la bourgeoisie parisienne avec des touches de couleurs rapides et vigoureuses simplifiées à l’extrême. Les couleurs sont juxtaposées ou superposées, la délimitation nette des formes est abandonnée au profit du rendu d’une impression d’ensemble. Les œuvres La Loge (1874), Le Moulin de la Galette (1876) et La Balançoire (1876) sont représentatives de cette période impressionniste.

Renoir participa aux expositions impressionnistes de 1874, 1876 et 1877 avant de remporter un franc succès au Salon officiel de 1879 avec Madame Charpentier et ses enfants (1878). 

1883-1890 : la période « ingresque »

Fort de son succès, Renoir partit voyager dans le sud de la France ainsi qu’en Italie et en Algérie. À cette occasion l’artiste découvrit les fresques de Raphaël au Vatican et remit son style impressionniste en cause.

Prenant Ingres et Raphaël pour modèles, Pierre-Auguste Renoir exécuta des œuvres qualifiées d’ingresques, de sèches ou d’aigres. Les recherches picturales de l’artiste aboutirent en 1887 à la réalisation des Grandes Baigneuses. Cette œuvre représentant au premier plan trois femmes dévêtues aux formes généreuses fut exposée à la galerie Georges Petit. Admirée par le milieu artistique, la toile fut toutefois décriée par la critique.

1890-1897 : la période « nacrée »

Dans les années 1890, Renoir décida une nouvelle fois de se réinventer. Il aboutit à un style composite, synthèse de son savoir-faire. Empruntant toute à la fois au style impressionniste et à l’académisme, le style nacré use de couleurs en demi-teinte (roses, ocres, blancs). Les jeunes filles au piano (1892), l’une des premières toiles de cette période, fut acquise par l’État français puis exposée au Musée du Luxembourg. Enfin consacré, Renoir reçut de nombreuses commandes et sa production s’intensifia : nus, portraits, natures mortes, scènes mythologiques.

1897-1919 : vers la sculpture

Atteint d’une polyarthrite rhumatoïde depuis les années 1880, Renoir perdu peu à peu l’usage de ses mains. Pour autant l’artiste continua de peindre, sauf lorsque les crises devinrent trop douloureuses.

En 1903, Renoir acquit une propriété à Cagnes-sur-Mer où le climat sec était jugé plus favorable à l’apaisement de ses rhumatismes. À partir de 1910, l’artiste ne parvint plus à se déplacer. Il décida, quelques années plus tard en 1913, à s’orienter vers la sculpture avec l’aide de Richard Guino (1890-1973).

L’apport de Pierre-Auguste Renoir à l’histoire de l’art

Saisissant la vie dans ses instants de joie et de bonheur, Pierre-Auguste Renoir devint l’un des plus grands artistes impressionnistes.

Durant sa période impressionniste, Renoir s’attarda à restituer des ambiances en accentuant certains effets et en cherchant une clarté accrue. La touche est visible et les formes se dissolvent. Certains des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art datent de cette période.

Sentant être arrivé au bout de l’impressionnisme, Renoir développa une nouvelle manière ingresque caractérisée par un dessin davantage précis, des aplats de couleur, un contour net, une matière lisse et une répartition uniforme de la lumière.

Incompris l’artiste opéra une synthèse des styles précédemment expérimentés. La rigueur fut abandonnée au profit de la délicatesse, de la forme et de la volupté. La période nacrée est composée d’œuvres à la facture plus souple et onctueuse.

Œuvres de Pierre-Auguste Renoir

Les musées qui exposent Pierre-Auguste Renoir

Deux musées français sont dédiés à Renoir : la maison et l’atelier Renoir à Essoyes et le Musée Renoir de Cagnes-sur-Mer.

En France, les œuvres de l’artiste sont principalement exposées au Musée d’Orsay et au Musée de l’Orangerie de Paris ainsi qu’au Musée d’Art Moderne André Malraux (MuMa) du Havre. Artiste incontournable de l’impressionnisme, les œuvres de Renoir sont également exposées dans le monde entier (États-Unis, Canada, Brésil, Angleterre, Russie).

Les principales expositions de l’artiste

  • Aux sources des nymphéas : les impressionnistes et la décoration, Musée de l’Orangerie, Paris, 2022 
  • Renoir père et fils. Peinture et cinéma, Musée d’Orsay, Paris, 2018 
  • Renoir. Entre Bohème et Bourgeoisie, Kunstmuseum, Bâle, 2012 
  • De Renoir à Sam Szafran, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 2010 
  • Renoir au XXe siècle, Grand Palais, Paris, 2009 

Les principaux ouvrages sur Pierre-Auguste Renoir

  • COLLECTIF, Revoir Renoir, éd. Fondation Gianadda, 2014
  • COLLECTIF, Renoir au XXe siècle, Paris, Flammarion, 2010
  • LE CŒUR Marc, Renoir au temps de la bohème. L’histoire que l’artiste voulait oublier, Paris, L’Échoppe, 2009
  • NERET Gilles, Auguste Renoir peintre du bonheur : 1841-1919, Paris, Taschen, 2001 
  • JOANNIDES Paul, Renoir sa vie, son œuvre, Courbevoie, Soline, 2000

Expertise et Estimation des œuvres de Pierre-Auguste Renoir

Certaines œuvres de Pierre-Auguste Renoir sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Pierre-Auguste Renoir afin d’établir une estimation de votre pièce.

Paul SÉRUSIER

Moins connu du grand public que certains de ses contemporains, Paul Sérusier est pourtant une figure incontournable de l’histoire de l’art du XIXe siècle. Il est en effet considéré comme l’un des artistes fondateurs du mouvement Nabi.

Un jeune homme brillant

Né à Paris en 1864 au sein d’une famille de la classe moyenne aisée, Paul Sérusier reçut une éducation classique. Brillant, le jeune homme obtint un baccalauréat de philosophie en 1882 avant d’obtenir un baccalauréat de mathématiques l’année suivante.

En 1885, Paul Sérusier intégra l’Académie Julian où il rencontra Maurice Denis (1870-1943) avec lequel il se lia.

1888 : le premier séjour à Pont-Aven

Paul Sérusier partit passer l’été 1888 à Pont-Aven. Cette petite ville bretonne, située dans le Finistère, était à cette époque un centre d’attraction pour de nombreux peintres français et étrangers, en particulier les Américains.

Lors de son séjour, Sérusier fit la rencontre déterminante de Paul Gauguin (1848-1903) installé en Bretagne depuis 1886 et d’Émile Bernard (1868-1941). Gauguin influença instantanément Sérusier, lequel l’encouragea à s’éloigner de toute forme de réalisme et d’utiliser des couleurs pures. 

De cette leçon est né le très célèbre Talisman (1888). Ce tableau se caractérise par une représentation de la nature non plus telle qu’elle est, mais telle qu’elle est perçue et ressentie par l’artiste. Les couleurs sont en aplats, les formes schématisées et les détails rejetés. 

1889 : la naissance du nabisme

Paul Sérusier revint à Pont-Aven au cours de l’été 1889. À cette occasion il constitua le groupe des Nabis avec les peintres Pierre Bonnard (1867-1947), Maurice Denis, Henri-Gabriel Ibels (1867-1936) et Paul-Elie Ranson (1861-1909). Ce groupe, dont le nom signifie « prophète » en hébreu, s’intéressa à des considérations d’ordre spiritualiste, mêlant ainsi art, symbolisme, occultisme et ésotérisme.

Ce premier groupe fut par la suite rejoint par Édouard Vuillard (1868-1940), Ker-Xavier Roussel (1867-1944) et Armand Seguin (1869-1903). Les artistes se dispersèrent vers 1900.

1890-1927 : des voyages source d’inspiration

Dans les années 1890, Sérusier délaissa Pont-Aven pour Huelgoat d’abord, puis Châteauneuf-du-Faou. Des tons gris commencèrent à apparaître dans sa palette. À cette époque l’artiste passa ses hivers à Paris où il exposa régulièrement, notamment aux expositions impressionnistes et symbolistes.

En 1895, Sérusier effectua un voyage en Allemagne sur l’invitation du peintre symboliste néerlandais Jan Verkade (1868-1946). Par la suite, le nabi fit de fréquents séjours à Beuron jusqu’en 1907.

En 1908, Sérusier commença à enseigner à l’Académie Ranson fondée par son ami Paul-Elie. Il épousa l’une de ses élèves Marguerite Gabriel-Claude (1879-1950) en 1912. 

Sérusier décéda d’une crise cardiaque en 1927. Son épouse consacra le reste de sa vie à faire connaître l’œuvre de son mari.

L’apport de Paul Sérusier à l’histoire de l’art

Paul Sérusier est présenté comme l’un des artistes fondateurs des Nabis. L’École de Pont-Aven — Paul Gauguin en particulier — eut une grande influence sur la naissance de ce mouvement. Passionnés d’ésotérisme et de spiritualité, de jeunes peintres symbolistes et disciples de Paul Gauguin se sont réunis autour de Paul Sérusier en 1888.

Le terme « Nabi » traduit la quête spirituelle et le renouveau esthétique annoncé par les jeunes artistes. Prônant un retour à l’imaginaire et à la subjectivité, le mouvement nabi est considéré comme un mouvement postimpressionniste en rupture avec l’impressionnisme, à l’instar des symbolistes et de l’École de Pont-Aven. 

Les compositions nabis illustrent de grands aplats de couleurs pures où toute perspective est négligée. La ligne d’horizon est située très haut dans les paysages, laissant une place prédominante à la végétation, aux constructions et aux personnages.

L’œuvre Talisman (1888), unique dans la production de Sérusier, est par son approche nouvelle de la peinture, considérée comme ayant ouvert la voie à l’abstraction.

Œuvres de Paul Sérusier

Les musées qui exposent Paul Sérusier

Les œuvres de Paul Sérusier sont principalement exposées en France, notamment au Musée des Beaux-Arts de Brest, au Musée d’Art Moderne André Malraux du Havre, au Musée d’Orsay de Paris et à la Fondation Bemberg de Toulouse.

Les principales expositions de l’artiste

  • Le Talisman, une prophétie de la couleur, Musée d’Orsay, Paris, 2019
  • Le Talisman, une prophétie de la couleur, Musée de Pont-Aven, 2018
  • Les peintres de Pont-Aven autour de Gauguin, Atelier Grognard, Rueil-Malmaison, 2013 

Les principaux ouvrages sur Paul Sérusier

  • FOUTEL Virginie, Sérusier, un prophète, de Paris à Châteauneuf-du-Faou, éd. Locus Solus, 2014
  • FRECHES-THORY Claire et TERRASSE Antoine, Les Nabis, éd. Flammarion, 2003

Expertise et Estimation des œuvres de Paul Sérusier

Certaines œuvres de Paul Sérusier sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Paul Sérusier afin d’établir une estimation de votre pièce.

Gustave CARIOT

Gustave Cariot est né en juin 1872 dans le quartier du Marais à Paris et décédé en mars 1950 dans la même ville, à l’âge de 77 ans. Dès son plus jeune âge, le jeune homme s’intéresse vivement à l’art et plus particulièrement au dessin. N’ayant pas reçu de formation particulière, c’est en autodidacte et contre l’avis de son père qu’il se forme et apprend à esquisser des vues de paysages ruraux et urbains. Plus tard, l’artiste rejoint la Société des Artistes Indépendants et commence à exposer dans de grandes galeries parisiennes. Ce n’est qu’à partir de 1903 que Gustave Cariot se fera remarquer.

Les paysages, sujets de prédilection de l’artiste

Reprenant les mêmes sujets qui le passionnaient lorsqu’il était enfant, Gustave Cariot est connu pour avoir essentiellement dessiné des paysages et des scènes campagnardes. Il a même séjourné pendant un temps en Bretagne puis en Rhénanie pour s’imprégner de ces images et en faire des représentations fidèles à la réalité. Ces œuvres viennent compléter ses séries de vues parisiennes bien plus urbaines. Une autre caractéristique du travail de Gustave Cariot est également l’intérêt qu’il porte aux variations dues aux changements de saisons. En effet, l’artiste se plaît à capturer les changements qui peuvent résulter de ces phénomènes. Son intérêt pour l’étude de paysage a largement été inspiré par les œuvres postimpressionnistes de Monet dont il s’inspire assez régulièrement.

Une influence pointilliste très présente

Si Gustave Cariot n’était pas à proprement parler un artiste pointilliste, il a néanmoins été très largement influencé par cette théorie. En effet, on décèle dans son travail une utilisation particulière des coups de pinceau, très proche de celles des peintres pointillistes et divisionnistes. Son travail autour de la lumière est également caractéristique de cette influence puisqu’il explore la luminescence ainsi que la mutabilité de la lumière et de la couleur. Cette étude lui permet de reproduire fidèlement les spécificités de chaque saison et le visage particulier qu’elles offrent aux vues qu’il a pour habitude de capturer. C’est également en cela que l’œuvre de Monet a eu une grande influence sur celle de Gustave Cariot.

Un artiste qui a quelque peu sombré dans l’oubli

À son époque Gustave Cariot était plutôt connu et apprécié pour ses œuvres. Après la Première Guerre mondiale, alors qu’il vit entre la France et l’Allemagne, ses œuvres postimpressionnistes gagnent en importance et il devient de plus en plus célèbre. L’artiste aura même l’occasion de participer à de prestigieuses expositions, pour la plupart à Paris. Si aujourd’hui il reste connu des spécialistes de son art, le nom de Gustave Cariot est très peu connu du grand public et les expositions sur son œuvre se font de plus en plus rares. L’artiste reste tout de même un peintre qui a su marquer sa génération par son approche très personnelle du paysage. 

Les œuvres de Gustave Cariot

PEINTURE

  • Le Poème des Saisons, Fructidor, 60 x 81 cm, 1901
  • Floréal, 59,7 x 81,3 cm, 1902
  • Champs après la moisson aux environs de Périgny-sur-Yerres, 46,3 x 61 cm, 1903
  • Prairial, 60 x 81 cm, 1903
  • Le champ de blé, 60 x 81 cm, 1903
  • Le jardin de Perrigny, Yonne, 73,5 x 92 cm, 1906
  • Les saules au bord de la rivière, 50,2 x 61 cm, 1908
  • Prairial, les foins, 73,2 x 92,5 cm, 1910
  • Paysage, 66 x 82 cm, 1911
  • Vue de Hansen Kopf dans le Taunus, 50 x 65 cm, 1919
  • Paysage aux meules, 65 x 91 cm, 1925
  • Landscape with sheaves of wheat, 60 x 80 cm, 1927
  • Les meules, 59,7 x 81 cm, 1929
  • Arbres en fleurs, 60 x 81 cm, 1929
  • Chemin de village, 54 x 65 cm, 1932
  • Meules dans les champs, 74 x 92,2 cm, 1936
  • Le Pont-Neuf, été, 20 heures, 73 x 152 cm, 1939
  • Le Pont-Neuf à Paris (beau temps clair), 73 x 152 cm, 1940
  • Juin, temps couvert n° 28, 74,3 x 152 cm, 1942

Un artiste très peu connu

EXPOSITIONS

  • Salon d’Automne, 6e Exposition, Grand Palais des Champs Élysées, Paris
  •  Exposition rétrospective de Gustave Cariot, Salon des Indépendants, Paris, 1951
  • Impressionnisme(s), Helene Bailly Gallery, Paris, 2020
  • Portraits Of France, Gladwell & Patterson, Londres, 2020
  • ONLINE : Palm Beach, Gladwell & Patterson, Florida, 2021

Les principaux ouvrages sur Gustave Cariot

  • André Rouveyre et Frantz Jourdain, Exécution secrète d’un peintre par ses confrères. Avec la défense du Président du Salon d’automne. Documents publiés par André Rouveyre, Paris, Mercure de France, 1912, 30 p. 
  • Gérald Schurr et Pierre Cabanne, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture : 1820-1920, vol. 1, éd. de l’Amateur, 1966

Expertise et Estimation des œuvres de Gustave Cariot

Certaines œuvres de Gustave Cariot sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Gustave Cariot afin d’établir une estimation de votre pièce.

Ivan FEDOROVITCH CHOULTSÉ

Ivan Fedorovitch Choultsé serait né en 1874 ou en 1877 à Saint-Pétersbourg. Il est décédé en 1937 à Nice. Passionné de sciences et plus précisément d’électricité, le jeune homme se lance dans des études d’ingénieur. Après avoir fait faillite dans un projet d’ingénierie, Choultsé décide de rentabiliser ses compétences en dessin et en peinture pour subvenir à ses besoins, et se lance ainsi dans une carrière d’artiste. Aidé par le peintre Konstantin Yakovlevich Kryzhitsky, il intègre l’Académie Impériale des Arts de Saint-Pétersbourg et malgré ses débuts de parcours un peu hasardeux, Ivan Fedorovitch Choultsé rencontre un succès précoce. Cette notoriété nouvellement acquise lui permettra même d’être élu peintre de la cour du tsar Nicolas II.

Une œuvre dédiée à la nature

Ivan Fedorovitch Choultsé ayant été formé en partie par les paysagistes Alexander Kalam et Arkhip Kuindzhui, s’inspire de leur œuvre respective et continue de développer ce thème de la nature dans ses œuvres. Paysages arctiques, printaniers ou méditerranéens, couchers de soleil ou rivières, aucun panorama ne résiste au talent du jeune peintre. Décrit parfois comme un portraitiste de la nature, Choultsé rend compte des paysages qu’il observe avec une fidélité saisissante. Son œuvre s’inspire de toutes les vues qui ont marqué ses voyages et Europe et sa vie en Russie. Artiste talentueux, Ivan Fedorovitch Choultsé a très vite vu les commandes pour ses œuvres se multiplier.

Un lien particulier avec les vues hivernales

Bien que les compositions d’Ivan Fedorovitch Choultsé mettent en avant des thèmes plutôt variés, les paysages hivernaux se détachent de ses autres sujets. En effet, au cours de ses séjours à l’Engadine et à Saint-Moritz, l’artiste succombe aux charmes des panoramas enneigés et réalise des séries très prolifiques de ces paysages. Il semble même préférer ces vues hivernales à celles de sa Russie natale. Un des éléments qui différencient l’œuvre d’Ivan Fedorovitch Choultsé de celles des autres peintres exploitant ce sujet est sa capacité à rendre compte de la texture de la neige. Le peintre sera à de nombreuses reprises mis en avant pour son sens du détail.

Un traitement particulier de la lumière

Le sens du détail d’Ivan Fedorovitch Choultsé s’exprime aussi à travers son travail de la lumière. En effet, les compositions de l’artiste doivent leur réalisme presque magique à une harmonie des couleurs habilement travaillée. Choultsé est capable de représenter des rayons de soleil de sorte qu’ils apportent une fraîcheur sans précédent à ses compositions. Ses réalisations esthétiques lui ont d’ailleurs valu le surnom de « magicien de la lumière » par la presse et les critiques d’art de l’époque. Les toiles vibrantes et lumineuses d’Ivan Fedorovitch Choultsé l’ont rendu particulièrement célèbre sur la scène artistique et ses compositions marqueront l’histoire des peintures naturalistes et réalistes.

Œuvres d’Ivan Fedorovitch Choultsé

PEINTURE

  • Paysage de neige, 65,81 cm, 1903
  • Gletscher von Spitzbergen, 60,5 x 90,7 cm, 1911
  • Sailing Boat At Sunset Of The Gulf Of Finland, 85,5 x 120,5 cm, 1916
  • Pine Forest, 55,5 x 55,5 cm, 1916
  • Sunny day, 55 x 66 cm, 1917
  • Claire de lune, 54 x 65 cm, St.Moritz, 1917/19
  • Snowy Sunset, 80,5 x 80 cm, 1923
  • Vinter in the Engadine, 60 x 73 cm, 1924
  • Blick vom Meer auf St. Petersburg, 85,5 x 120 cm
  • Blick auf den St. Moritzersee, 65,4 x 65 cm
  • Symphonie du soir, 55 x 65 cm
  • Winterlandschaft im Sonnenschein, 54,5 x 65,5 cm
  • Sonnenuntergang über dem Adriatischen Meer, 54,3 x 65,2 cm
  • Evening Sun, 80 x 100 cm
  • « Soir d’hiver, Engadine », 73 x 92,5 cm
  • Éclaircie avant l’orage, 65 x 81 cm
  • Winterlandschaft bei Davos, 65,5 x 82 cm
  • « Parthenon after the Storm », 74 x 92,7 cm
  • Lever de Lune (Méditerranée), 65 x 92 cm
  • Jardin Fleuri, Nice, 54 x 66 cm
  • « Derniers rayons sur les cimes, Suisse », 65,5 x 81 cm
  • Soir d’Automne (Bois de Boulogne), 64,8 x 64,8 cm
  • « Autumn in the Park of St. Cloud », 55 x 65 cm

Un succès français et russe

EXPOSITIONS

  • Exposition Universelle, Paris, 1889
  • Exposition Universelle, Paris, 1900
  • Académie des Beaux-Arts, Petrograd, 1903
  • Salon des Artistes Français, Paris, 1923
  • « 150 Years of Russian Painting », Hammer Galleries, 1935 
  • The Traveller’s, Hôotel de la Païva, Paris, 2008

Les principaux ouvrages sur Ivan Fedorovitch Choultsé

  • V. Gontcharenko, La vie avec la foi en sa vocation, Zurich, Fonds Choultsé, 2016
  • E. Gollerbakh, Exposition des peintres individualistes, Kazan, 1921, chap. 6
  • Krijinski, Destin d’un artiste : souvenirs de Krijinski, Kiev, 1966, p.32, 43
  • D. I. Severioukhine, Les artistes russes émigrés (1917-1941), Saint-Pétersbourg, 1994

Expertise et Estimation des œuvres d’Ivan Fedorovitch Choultsé

Certaines œuvres d’Ivan Fedorovitch Choultsé sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Ivan Fedorovitch Choultsé afin d’établir une estimation de votre pièce.

George CONDO

George Condo est né en décembre 1957 à Concord dans l’État de New Hampshire aux États-Unis. Passionné d’art, le jeune homme étudie dans un premier temps l’histoire de l’art et la théorie musicale à l’Université du Massachusetts. Sur les conseils de Jean-Michel Basquiat, il décide de s’établir à New York pour débuter sa carrière d’artiste. Au début des années 80, Condo se fait connaître par ses pairs, mais aussi par la critique notamment lors de ses participations aux expositions des galeries d’East Village entre 1981 et 1983. Il travaille quelque temps au service d’Andy Warhol puis s’installe pendant une dizaine d’années en Europe. Tout au long de sa carrière, George Condo sera reconnu pour ses peintures et estampes figuratives au style unique.

Une lecture analytique de la société

L’œuvre de George Condo repose sur sa capacité à partir de points de référence historique de l’art comme Picasso, Cézanne ou encore Glenn Brown pour y introduire des allusions à la culture américaine contemporaine et aux archétypes qui y sont associés. Il dira d’ailleurs lui-même que les portraits qu’il réalise sont des représentations des différents états psychologiques auxquels nous sommes quotidiennement confrontés. Ces portraits imaginaires résultent d’une rencontre entre les bizarreries de son esprit et l’esthétique classique des œuvres qu’il revisite. George Condo fait alors émerger le concept de « réalisme artificiel » qui se manifeste par « la représentation réaliste de ce qui est artificiel » et produit des caricatures dont le niveau de drôlerie est difficilement atteignable. 

La technique au service de son travail

George Condo insiste sur l’état de métamorphose et le caractère multiforme de son œuvre en adaptant les techniques qu’il utilise. Outre son incursion dans la sculpture, il multiplie les mélanges de dessin, de peinture et parfois même de pastel sur une seule œuvre pour renforcer l’accumulation et ainsi créer une « joyeuse harmonie ». Ainsi, le mélange de styles qui est à l’origine de son art ne s’arrête pas à son travail iconographique, mais a également un impact sur la manière dont il réalise ses tableaux. Bien que ce dernier point ne soit pas déterminant pour George Condo qui dit ne pas s’éterniser sur la réalisation d’une œuvre, il permet de prendre la mesure de sa maîtrise de la technique.

Œuvres de George Condo

PEINTURE

  • Nun and Priest, 233 x 198 cm, 2007
  • Transparent Female Forms, 1981 x 289,2 cm, 2009
  • Noble Woman, 183 x 146 cm, 2009
  • Force Field, 108,3 x 208,3 cm, 2010
  • Linear Connection, 127 x 152 cm, 2010
  • Washington Square Park, 198 x 274,5 cm, 2010
  • Compression IV, 191,5 x 196,5 cm, 2011
  • Day of the Idol, 172,7 x 167,6 cm, 2011
  • Lion Man, 177,8 x 165,1 cm, 2012
  • Green Head Composition, 142,2 x 132 cm, 2013
  • Staring into Space, 133,3 x 110,5 cm, 2014/15
  • Nudes and Forms, 203,2 x 183 cm, 2014
  • Post-War and Contemporary Art Evening Sale, 228,6 x 355,6 cm, 2016

DESSIN-AQUARELLE

  • Ballet blanc, 84 x 120 cm, 1998
  • Blue Nude, 61 x 48 cm, 2000
  • Father Carrus, 59,1 x 41,6 cm, 2005
  • Memories of Rodrigo, 203,2 x 165,1 cm, 2007
  • Large Figure Composition, 228,6 x 116,8 cm, 2008
  • Figure Composition 5, 127 x 116,8 cm, 2008
  • Figure Composition 7, 127 x 116,8 cm, 2008
  • Figure Composition 8, 127 x 116,8 cm, 2008
  • The Fractured Duke, 148,6 x 130,8 cm, 2009
  • Three Nudes, 208,5 x 143,5 cm, 2013
  • Blue Portrait Composition, 153 x 105,4 cm, 2013
  • The Reporter #2, 159,4 x 131,4 cm, 2017
  • Multiple Personalities, 57,8 x 76,2 cm, 2002

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Watching Television, 157,5 x 203,2 cm, 1988
  • More Sketch of Spain – for Miles Davis, 118 x 85,3 cm, 1991
  • Abstraction Composition in Blue, 96,5 x 127 cm, 1998
  • The Jimi Hendrix experience, 152,5 x 152,5 cm, 1999
  • The Beatles, 152,4 x 154,4 cm, 1999
  • Paper Faces, 64,1 x 107,6 cm, 2000
  • Imaginary Crowd, 30 x 60 cm, 2001
  • Playboy Bunny, 127,4 x 112,1 cm, 2006
  • Uncle Joe, 127 x 111,8 cm, 2006
  • Face, 89 x 89 cm, 2011
  • Droopy Dog Abstraction, 38,1 x 35,4 cm, 2017
  • The Insane Clown, 114 x 101 cm, 2019
  • Laughing Clown Composition, 68,1 x 76 cm, 2020

Un succès qui s’étend jusqu’aux États-Unis

EXPOSITIONS

  • Making Choices, MoMA, 2000
  • Cartoon abstraction, Galerie Jérôme de Noirmont, Paris, 2010
  • Au-delà du réel, Galerie Jérôme de Noirmont, Paris, 2010
  • Mental states, Hayward Gallery, Londres, 2011
  • Exquise Corpses : Drawing and Disfiguration, MoMA, 2012
  • Art Fair Paris, stand Galerie Catherine Houard, avec Keith Haring et Bernard Quentin, 2013
  • Biennale d’Art contemporain de Lyon, 2015
  • The Unknow, Eden Rock, Saint-Barth, 2015
  • Biennale d’art contemporain de Venise, Arsenale, 2019
  • George Condo Internal Riot, Hauser & Wirth Gallery, Londres, 2020
  • George Condo, Ideals of the Unfound Truth, Hauser & Wirth Gallery, Londres, 2021

MUSÉES 

  • Metropolitan Museum of Art, New York
  • Musée d’Art moderne, New York
  • Musée Solomon R. Guggenheim, New York
  • Citigroup Art Advisory Service Collection, New York
  • Centre Georges Pompidou, Paris
  • Moderna Museet, Stockholm
  • Musée Stedelijk, Amsterdam
  • Musée de l’Art Cycladique, Athènes

FONDATIONS

  • Fondation Deste, Athènes
  • Fondation Francès, France
  • World Art Fondation
  • Marciano Art Fondation, Los Angeles
  • Broad Fondation, Los Angeles
  • Contemporary Arts Foundation

Les principaux ouvrages sur George Condo

  • Hans Werner Holzwarth, Art Now Vol 3. A cutting-edge selection of today’s most exciting artistes, Taschen, 2008, pp. 96-99
  • Félix Guattari, Bertrand Lorquin, Massimiliano Gioni, Didier Ottinger, Collectif, George Condo – The Lost Civilization, 2009
  • Ralph Rugoff, Laura Hoptman, Will Self, David Means, George Condo: Mental State, Éd. Hayward Gallery Publishing, 2011
  • Simon Baker, George Condo, Éd. Thames & Hudson, 2015

Expertise et Estimation des œuvres de George Condo

Certaines œuvres de George Condo sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de George Condo afin d’établir une estimation de votre pièce.

Eugène DELACROIX

Eugène Delacroix est né en avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice et décédé en août 1863 à Paris, à l’âge de 65 ans. Orphelin alors qu’il n’a encore que 16 ans, le jeune homme est incité par son oncle Henri-François Riesener à intégrer l’atelier du peintre Pierre-Narcisse Guérin. Malgré son apprentissage technique assez limité, Eugène Delacroix rencontre un immense succès lorsqu’il expose sa première grande toile La Barque de Dante au Salon. Pour beaucoup, il incarne alors une nouvelle génération d’artistes qui s’éloigne progressivement des thèmes classiques pour proposer une œuvre plus moderne.

Une tête de file du romantisme

Ayant à cœur de renouveler la conception artistique, Eugène Delacroix développe une esthétique qui lui est propre. S’il conserve certains attributs du néoclassicisme, ses compositions sont désormais synonymes de désordre, de liberté et de couleurs propres au romantisme. Son œuvre la plus célèbre est d’ailleurs son tableau La Liberté guidant le peuple (1830), grand symbole de la démocratie. À travers son œuvre, Eugène Delacroix se livre sur ses sentiments intérieurs et réalise des œuvres vigoureuses qui reflètent ses états d’âme par rapport à une société souvent confrontée aux guerres impériales et aux combats révolutionnaires.  

L’expérience de la peinture orientaliste

Au début des années 30, Eugène Delacroix réalise un voyage en Afrique du Nord qui va marquer sa peinture. En effet, l’artiste visite un harem, rencontre des femmes et des hommes, découvre les couleurs et les costumes traditionnels de cette culture qui sera pour lui une véritable source d’inspiration. À cette époque, il produit un grand nombre de croquis d’aquarelles et de toiles qui ont pour thèmes les scènes et paysages marocains et algériens qui l’ont marqué. Eugène Delacroix est d’ailleurs aujourd’hui encore un peintre très apprécié dans cette région.

Œuvres d’Eugène Delacroix

DESSIN-AQUARELLE

  • Chevalier en armure, 25,5 x 18 cm, 1820
  • Chef maure assis sur un divan et fumant, 16,5 x 15,9 cm, 1825/30
  • Tigre attaquant un cheval, 20,8 x 29,7 cm, 1826/29
  • Cavalier arable à cheval, 18,3 x 20 cm, 1838
  • Lion dévorant un cheval, 19,7 x 27,6 cm, 1844
  • Étude pour « l’Éducation d’Achille », 20,3 x 33,4 cm, 1845
  • Lion et lionne dans les montagnes, 27,1 x 35,2 cm, 1947
  • L’éducation d’Achille, 29,5 x 40,3 cm, 1862
  • Combat d’un lion et d’un tigre, 25,1 x 20,3 cm, 1856
  • Coulouglis et un arable assis devant la porte de leur maison, 16 x 16 cm
  • Caïd Ben Abou, chef militaire, 15,5 x 21 cm
  • Personnages grecs dans un paysage, 22,5 x 17 cm

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Macbeth consultant les sorcières, 32,2 x 26,8 cm, 1825
  • Le camionneur/Un Roulier à l’Auberge, 1826
  • Combat du Giaour et du Pacha, 40 x 28 cm, 1827
  • Cheval sauvage terrassé par un tigre, 21 x 27,5 cm, 1828
  • Tigre Royal, 32,6 x 46,7 cm, 1829
  • Lion d’Atlas, 33 x 46,5 cm, 1829
  • Étude de femme vue de dos, 11 ? 3 x 16,2 cm, 1833
  • Arabes d’Oran, 13 x 18 cm, 1833
  • Rencontre de cavaliers maures, 21,2 x 29,3 cm, 1834
  • Adelaïde donnant le poison au jeune page, 42,8 x 35,2 cm, 1836/43
  • Mort d’Ophélie, Hamlet, Acte IV, sc 7, 25,8 cm, 1843

PEINTURE

  • Les Natchez, 90 x 117 cm, 1823/24
  • Portrait de Charles de Verninac, 61,2 x 50,2 cm, 1829
  • Choc de cavaliers Arabes, ou Rencontre de cavaliers Maures, 1833/34
  • Juive de Tanger, en costume d’apparat, 35 x 26 cm, 1835
  • Madeleine, 55,5 x 45 cm, 1843
  • Hamlet et Horatio au cimetière, 31,5 x 24,5 cm, 1844
  • Femme d’Alger assise dans son intérieur, 33 x 24,5 cm, 1848
  • Arab Stalking a Lion, 33 x 41 cm, 1848/1950
  • Apollo slays Python, 65,5 x 60 cm, 1850
  • Au bord du Sebou, 50 x 60,7 cm, 1858
  • Tigre jouant avec une tortue, 45,1 x 62,2 cm, 1862

Eugène Delacroix, un artiste mondialement connu

EXPOSITIONS

  • La collection Lillie P. Bliss, MoMA, 1934
  • Peintres et sculpteurs modernes comme illustrateurs, MoMA, 1936
  • Quinze tableaux de maîtres français du XIXe siècle du Louvre et des musées d’Albi et de Lyon, MoMA, 1955
  • Autour de l’Autoportrait au gilet vert d’Eugène Delacroix, Musée National Eugène Delacroix, 2005
  • Entre Ingres et Delacroix : François-Étienne Haro, Musée National Eugène Delacroix, 2006
  • Fantin-Latour, Manet, Baudelaire : L’hommage à Delacroix, Musée National Eugène Delacroix, 2011-2012
  • Eugène Delacroix, fac-similés de dessins et aquarelles, Villa Kermina – Pavillon de Chasse de Champrosay, 2013
  • Delacroix, Metropolitan Museum of Art et Musée du Louvre, 2018/19

MUSÉES

  • Metropolitan Museum of Art, New York
  • Musée National Eugène Delacroix, Paris
  • Musée du Louvre, Paris
  • Musée Mohammed IV, Rabat
  • Musée des Beaux-arts de Tours
  • Musée du Luxembourg
  • Musée des Beaux-arts d’Orléans
  • Musée des Beaux-arts de Nancy
  • Artizon Museum

FONDATIONS

  • Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Soud pour les Études Islamiques et les Sciences Humaines, Maroc
  • Ishibashi Foundation, Japon
  • Fondation Napoléon, France
  • Fondation Custodia, France
  • Fondation Nationale des Musées, Maric

Les principaux ouvrages sur Eugène Delacroix

  • Théophile Gautier, Eugène Delacroix, Le Moniteur, 18 nov. 1864
  • Alfred Robault, Ernest Alfred Chesneau et Fernand Calmettes, L’œuvre complète de Eugène Delacroix : peintures, dessins, gravures, lithographies, Charavay, 1885, 696 p.
  • Maurice Sérullaz, Delacroix, éd. Fernand Nathan, 1981
  • Claude Jaeglé, Géricault — Delacroix : La rêverie opportune, Éd. de l’Epure, 1997
  • Henri Gourdin, Eugène Delacroix : Biographie, Éd de Paris, 1998
  • Arlette Sérullaz et Annick Doutriaux, Delacroix : « Une fête pour l’œil », Éd. Gallimard, 1998
  • Malika Dorbani Bouabdellah, Femmes d’Alger dans leur appartement, Musée du Louvre, 2008, 55 p.
  • Marie-Christine Natta, Eugène Delacroix, Taillandier, 2010
  • Stéphane Guégan, Peindre contre l’oubli, Flammarion, 2018

Expertise et Estimation des œuvres d’Eugène Delacroix

Certaines œuvres d’Eugène Delacroix sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Eugène Delacroix afin d’établir une estimation de votre pièce.

Robert DELAUNAY

Robert Delaunay est né en avril 1885 à Paris et décédé en octobre 1941 à Montpellier, à l’âge de 56 ans. Lorsqu’il a 4 ans, il est amené par ses parents à l’Exposition Universelle de Paris de 1889 et y découvre pour la première fois la Tour Eiffel, monument par lequel il sera fasciné toute sa vie. Pendant l’adolescence, Delaunay se désintéresse de l’école et occupe son temps à la peinture et au dessin. Il est donc envoyé à l’Atelier de Ronsin où il en apprend plus sur la scénographie théâtrale. Au terme de cet apprentissage, Robert Delaunay rencontre plusieurs artistes, dont Henri Rousseau, Jean Metzinger et Sonia Terk qui deviendra plus tard sa femme. Ses rencontres vont durablement marquer son œuvre.

La ville comme thème central

Lorsque Robert Delaunay débute sa carrière, il est sous l’influence de plusieurs mouvements artistiques. En effet, il s’agit d’une période d’avant-garde pendant laquelle des mouvements comme le néo-impressionnisme ou le cubisme émergent. Dans ce contexte, Delaunay décide d’interpréter la modernité de la ville en expérimentant plusieurs de ces mouvements. Il réalise alors des séries de tableaux comme Saint-Séverin, La Ville et La Tour Eiffel. Cette dernière série, dans laquelle on décèle une influence cubiste, sera particulièrement appréciée. Elle sera d’ailleurs exposée dans la salle cubiste du salon des indépendants. Les premières années artistiques de Robert Delaunay seront donc marquées par sa capacité à s’approprier l’espace urbain pour en donner sa propre vision avec une esthétique très personnelle.

Une figure incontournable de l’abstraction

À partir de 1912, Robert Delaunay opère un véritable tournant dans son œuvre : il peint ses premiers tableaux abstraits et utilise des couleurs de plus en plus pures et chaudes. Sa série Fenêtres est celle qui marque l’entrée de l’artiste dans l’abstraction. Il développe une passion pour les disques et les formes circulaires et crée ainsi une nouvelle école qui sera appelée l’orphisme. Delaunay travaille également sur l’agencement des couleurs et l’harmonie picturale. Il dira d’ailleurs qu’avant lui, « la couleur n’était que coloration ». Les tableaux abstraits du peintre sont admirés à Paris, mais aussi en Allemagne par les expressionnistes. Vers la fin de sa carrière, Robert Delaunay revient pendant une courte période à la figuration avant de reprendre son œuvre abstraite.

Œuvres de Robert Delaunay

PEINTURE

  • Portrait de Jean Metzinger, 73 x 49 cm, 1906
  • Les fenêtres simultanées, 92 x 86 cm, 1912
  • Les trois Grâces, 207 x 173 cm, 1912
  • Premier disque, 134,6 cm, 1912
  • Femme à l’ombrelle ou La parisienne, 122,8 x 90,2 cm, 1913
  • Hommage à Blériot, esquisse, 60,6 x 60,6 cm, 1914
  • Femme nue lisant, 195 x 205 cm, 1915
  • Nature morte portugaise, 171 x 211 cm, 1916
  • Portugaise au potiron, 131,2 x 97,5 cm, 1916
  • Tour Eiffel, 196 x 114 cm, 1926
  • La tour rouge, 169 x 77 cm, 1928
  • Les Coureurs, 112,8 x 145,5 cm, 1930
  • Rythme, joie de vivre, 203,6 x 180,2 cm, 1931
  • Rythme, No. 1, 160 x 128,5 cm, 1938

DESSIN-AQUARELLE

  • La tour aux rideaux, 25,8 x 21 cm, 1910
  • La Tour simultanée, 63,2 x 47,7 cm, 1910/11
  • Étude pour les « Fenêtres », 37 x 83,5 cm, 1912
  • Les tours de Laon, 56 x 45 cm, 1912
  • Arc-en-ciel, 54 x 67 cm, 1913
  • Vue de Paris à Notre-Dame, 58 x 38 cm, 1914
  • Portugaise au jardin, Portugal, 55,5 x 70 cm, 1915
  • La verseuse portugaise, 75,5 x 105,6 cm, 1916
  • Manège de cochons, 52,5 x 49,5 cm, 1922
  • Hélice, 57,6 x 46 cm, 1923
  • Relief-disques, 55,2 x 96,8 cm, 1936
  • Étude pour « Air, fer et eau », 48,4 x 75,2 cm, 1936/37

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Saint-Séverin I, 57,5 x 43 cm, 1923/25
  • Fenêtre sur la ville, 56,4 x 42,5 cm, 1925
  • Sacré Cœur, 21,5 x 20 cm, 1925
  • Fenêtre sur la ville, 63 x 48 cm, 1925
  • La tour, 61 x 44,5 cm, 1925
  • La Tour Eiffel, 61,5 x 45 cm, 1925
  • Place de l’étoile (Arc de triomphe), 21 x 21 cm, 1926
  • Saint-Séverin II, 56,5 x 42 cm, 1926/28
  • Rythme sans fin, 207 x 52 cm, 1934

Robert Delaunay, un artiste admiré dans le monde

EXPOSITIONS

  • MoMA2000, ModernStarts : Places — Unreal City, MoMA, 1999-2000
  • To Be Looked At: Painting and Sculpture from the Collection, MoMA, 2002-2004
  • Painting & Sculpture II, MoMA, 2004-2015
  • Between Representation and Abstraction, MoMA, 2005-2006
  • Stage Pictures: Drawing for Performance, MoMA, 2009
  • Inventing Abstraction 1910-1925, MoMA, 2012-2013
  • 505: Circa 1913, Ongoing, MoMA, 1913
  • Robert Delaunay — Rythmes sans fin, Centre Pompidou, 2014-2015
  • Select Prints and Multiples, Alpha 137 Gallery, 2022

MUSÉES

  • Centre Pompidou, Paris
  • Musées Fabre, Montpellier
  • Musée des Beaux-arts de Lyon
  • Musée de Grenoble
  • Musée des Beaux-arts de Quimper
  • Musée d’arts de Nantes
  • Musée d’Orsay
  • Musée de l’Orangerie
  • Musée Fabre
  • Musée Peggy Guggenheim, Venise
  • Universal Museum of Art

Expertise et Estimation des œuvres de Robert Delaunay

Certaines œuvres de Robert Delaunay sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Robert Delaunay afin d’établir une estimation de votre pièce.

Maurice de VLAMINCK

Maurice de Vlaminck est né en avril 1876 à Paris et décédé en octobre 1958 à Rueil-la-Gadelière, à l’âge de 82 ans. Ses parents étant musiciens, une grande partie de son enfance a été bercée par l’art. Seul, il s’exerce au dessin puis à la peinture, reçoit des cours du peintre Henri Rigalon, mais refuse de recevoir un enseignement académique. La carrière du jeune homme débute alors qu’il n’a que 23 ans lorsqu’il rencontre André Derain, peintre avec lequel il se liera d’amitié. Les nombreux voyages de Maurice de Vlaminck et les rencontres qu’il y fait vont marquer son œuvre.

L’influence fauvisme, courant postimpressionniste

Dans les premières années de sa carrière, le travail de Maurice de Vlaminck s’inscrit dans le mouvement de l’impressionnisme et est d’ailleurs largement inspiré par l’œuvre de Van Gogh. Mais très vite, il dépasse ce mouvement et va en quelque sorte se radicaliser pour s’orienter vers le fauvisme. L’artiste propose alors une peinture plus débridée, avec des coups de pinceau plus effrénés et des couleurs audacieuses. D’ailleurs, en référence à Van Gogh, Maurice de Vlaminck va s’efforcer d’utiliser la peinture la plus pure que possible en travaillant avec la couleur directement sortie du tube. 

Une expérience très brève du cubisme

Durant cette période, Vlaminck expérimente également le cubisme qu’il abandonne finalement assez rapidement. En effet, malgré la critique très sévère qu’il a faite du mouvement et de Pablo Picasso auxquels il reprochait d’occuper trop de place sur la scène du modernisme, Maurice de Vlaminck s’est lui-même essayé à cette pratique. Certaines de ses compositions révèlent en effet son travail autour d’éléments géométriques, de traits expressifs du visage, de couleurs monochromatiques et de mouvement fragmentés typiques du cubisme. 

Œuvres de Maurice de Vlaminck

 PEINTURE

  • Paysage de banlieue, 65 x 81 cm, 1905
  • Sous-bois, 60 x 72,5 cm, 1905
  • Péniche sur la Seine, 60,5 x 76 cm, 1905
  • Les régates à Bougival, 60,5 x 73,5 cm, 1905
  • La Seine à Chatou, 74 x 91,5 cm, 1906
  • Le verger, 60 x 73,3 cm, 1906
  • La danseuse du « Rat Mort », 73 x 54 cm, 1906
  • Arbres à la maison bleue, 54,5 x 65,5 cm
  • Paysage au bois mort (Ramasseur de bois mort), 64,5 x 80,5 cm, 1906
  • Le remorqueur à Chatou, 50,3 x 65,5 cm, 1907
  • Le Havre, les bassins, 81,5 x 100 cm, 1907
  • Nature morte bleue, 72,9 x 91,5 cm, 1907

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Jeune fille se coiffant, 33,2 x 22,8 cm, 1906
  • L’Aqueduc, 25,5 x 33,5 cm, 1907
  • Bougival, 33,8 x 41,3 cm, 1914
  • Saint-Michel, 17,2 x 24,5 cm, 1914
  • Le pont à Chatou, 25,5 x 33,5 cm, 1914
  • L’aqueduc, 25 x 33 cm, 1914
  • Le Sausseron, 46,5 x 63 cm, 1921
  • Tête de femme, 56,4 x 45 cm, 1922
  • La Route à Valmondois, 45,5 x 57 cm, 1923
  • L’Oise à Chaponval, 47 x 55,5 cm, 1923
  • Maître et petits maîtres d’aujourd’hui, 23 x 30 cm, 1924
  • Jeune fille se coiffant, 33 x 23 cm, 1957
  • Paysage, 37 x 47,5 cm, 1858

DESSIN-AQUARELLE

  • Paysage, vue prise du Rueil, 39,5 x 48 cm, 1905/07
  • Nature Morte, 41,4 x 39,9 cm, 1918/19
  • Village en Normandie, 47 x 57 cm, 1920
  • Rue de village, 49 x 63 cm 1921
  • L’église de Villeneuve, 45 x 54 cm, 1923
  • Deux mats devant la côte, 39,3 x 47,1 cm, 1925
  • La maison rouge en hiver, 45 x 53,3 cm, 1930
  • Paysage en hiver, 38 x 45,5 cm, 1930
  • Avant l’orage, 37 x 45 cm, 1930
  • Château dans un ciel tourmenté, 50,5 x 60 cm
  • Rue de village avec arbres, 46 x 54,5 cm

Un artiste exposé partout dans le monde

EXPOSITIONS

  • Les Aventuriers de l’art moderne, Galerie Hélène Bailly, 2022
  • Entre automne et hiver, Galerie Hélène Bailly, 2022
  • Pionniers, Lévy Gorvy, Hong Kong, 2021
  • Sélection d’été, Galerie Hélène Bailly, 2021
  • Estampes modernes, Galerie Hélène Bailly, 2021
  • Le postimpressionnisme dans la collection Arkas, Centre d’Art d’Arkas, 2019
  • Maîtres modernes de l’Ermitage, Musée de l’Ermitage, 2019
  • Du fauvisme au fascisme, Musée d’art de Santa Barbara, 2018
  • Art impressionniste et moderne, Waterhouse & Dodd, Londres, 2015
  • Color B-Gone Wild : chefs-d’œuvre fauves et expressionnistes de la collection Merzbacher, Le Musée d’Israël, Jérusalem, 2013
  • Exposition d’été, Galerie Rienzo, New York, 2008

MUSÉES

  • Musées royaux des Beaux-arts de Belgique
  • Musée d’Orsay, Paris
  • Musée des Beaux-arts du Canada
  • Musée national d’Art moderne — Centre Pompidou, Paris
  • Musée du Luxembourg
  • Musée d’art et d’histoire de Genève
  • Musée Calvet Avignon
  • Musée d’art et d’histoire de Dreux
  • Musée jurassien d’art et d’histoire
  • Musée des Beaux-arts de Chartres
  • Musée d’Art moderne de Troyes

FONDATIONS

  • Fondation Bemberg, Toulouse
  • Fondation Armando Alvares Penteado, São Paulo
  • Fondation Beyeler, Suisse
  • Public catalog fondation, Royaume-Uni

Principaux ouvrages sur Maurice de Vlaminck

  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Paris, Gründ, 1976
  • Georges Duhamel, Maurice de Vlaminck, Les Écrivains réunis, 1927
  • André Mantaigne, Vlaminck, Éd. G. Crès, 1928
  • Maurice Genevoix, Vlaminck, Flammarion, 1954
  • Robert Rey, Maurice de Vlaminck : né en 1876, Flammarion, 1955
  • Jean Selz, Vlaminck, Flammarion, 1963
  • Sigmund Pollag, Mes souvenirs sur Vlaminck, Genève, Pierre Cailler, 1968
  • Maïthé Vallès-Bled, Maurice de Vlaminck : œuvres 1900-1956, Éd. Celiv, 1991

Expertise et Estimation des œuvres de Maurice de Vlaminck

Certaines œuvres de Maurice de Vlaminck sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Maurice de Vlaminck afin d’établir une estimation de votre pièce.

Nicolas de STAËL

Nicolas de Staël est né en janvier 1914 à Saint-Pétersbourg et décédé en mars 1955 à Antibes. Originaire d’une famille russe, il est recueilli par un couple à Bruxelles après le décès de ses parents. Le jeune homme commence à s’intéresser à l’art assez tardivement et intègre l’Académie de Bruxelles quelques années plus tard pour y suivre une formation. Après son diplôme, Nicolas de Staël effectue plusieurs voyages en Europe avant de s’établir à Paris puis à Nice. Bien que ses œuvres aient toujours reçu un accueil chaleureux de la critique, l’artiste connaît tout au long de sa carrière des périodes de dépression pendant lesquelles il détruit plusieurs de ses œuvres et finit par mettre fin à ses jours à l’âge de 41 ans.

La découverte de la peinture abstraite

Durant les premières années de sa carrière, Nicolas de Staël débute par la figuration, mais va très rapidement s’orienter vers des peintures abstraites qui lui ont été inspirées par le travail de grands maîtres comme Robert Delaunay ou encore Georges Braque. À cette époque, l’art lui permet d’exprimer ses états d’âme et de se libérer de ses angoisses. Ce besoin d’extérioriser ses pensées se manifeste pour de Staël par la représentation de blocs superposés et couleurs souvent saturées. En effet, le peintre s’approprie l’abstraction et n’hésite pas à faire appel au cubisme et au fauvisme pour créer un style plus personnel.

Un retour à la figuration

Dans les années 1940, on observe un changement notable dans l’orientation que donne Nicolas de Staël à ses œuvres. S’intéressant aux effets de la lumière, il va désormais peindre des footballeurs, des musiciens de jazz ou encore des marines. Toujours dans le but de se libérer de ses tourments, l’artiste entame ainsi une nouvelle période durant laquelle il met en scène des thèmes personnels. Malgré son évolution vers un style plus figuratif, la peinture de Nicolas de Staël conserve certains éléments qu’il s’est appropriés durant sa période d’abstraction et qui lui sont propres.

Œuvres de Nicolas de Staël 

PEINTURE

  • Composition, 204 x 404,5 cm, 1950
  • Parc des Princes, 201 x 351,5 cm, 1952
  • Fleurs, 147 x 98 cm, 1952
  • Agrigente, 89,2 x 130 cm, 1953
  • Nu Debout, 146 x 89 cm, 1953
  • Selinunte, 54 x 72,5 cm, 1953
  • Pot à raies, 130 x 89 cm, 1953
  • Paysage de Vaucluse No. 3, 54,2 x 73 cm, 1953
  • Cap Blanc Nez, 60 x 81 cm, 1954
  • Marseille sous la neige, 59 x 81 cm, 1954
  • Plage à Agrigente, 81 x 100 cm, 1954
  • Le phare (Antibes), 60 x 81 cm, 1954
  • Atelier vert, coin d’atelier, 145,5 x 97 cm, 1954
  • Le saladier, 54,6 x 64,8 cm, 1954
  • Marseille, 80,6 x 60 cm, 1954

DESSIN-AQUARELLE

  • Barques aux Baléares et Iles Baléares, 43 x 53 cm, 1935
  • Figure, 50,3 x 31,2 cm, 1945
  • Composition, 52,5 x 40,5 cm, 1945
  • Composition, 103 x 71 cm, 1948
  • Abstraction, 24 x 31 cm, 1950
  • Nature Morte, 55,9 x 76,2 cm, 1952
  • Composition on blue ground, 58,5 x 47 cm, 1953
  • Voiliers à Antibes, 65 x 50 cm, 1953
  • Composition on Blue Ground, 64 x 49 cm, 1953 
  • Composition, fond vert clair, 32 x 22,5 cm, 1953
  • Fleurs, 54 x 47 cm, 1954
  • Le Picador, 29 x 22 cm, 1954
  • Portrait de femme, 38,5 x 30,2 cm, 1954
  • Femme assise, 100 x 146,5 cm, 1955

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Composition Brune No. 2, 50 x 40 cm, 1945
  • Étude en couleurs No. 1, 50 x 65 cm, 1951
  • Ohne Titel, 27 x 48 cm, 1951
  • Composition, 56 x 76,7 cm, 1952
  • Nature morte, 56,5 x 76 cm, 1952
  • Méditerranée, 48,5 x 64 cm, 1952
  • Stilleben, 38 x 55,2 cm, 1952
  • Composition abstraite, 55 x 77 cm, 1952
  • Nuit au Parc des Princes, 39 x 50 cm, 1952
  • Composition violette, 53,8 x 76,5 cm, 1952
  • Study in color No. 1, 50,6 x 65,7 cm, 1957
  • Ribbon Design #1, 91,4 x 92,7 cm

Nicolas de Staël, un artiste toujours autant apprécié

EXPOSITIONS 

  • Rétrospective de Nicolas de Staël, Centre Pompidou, Paris, 2003
  • Nicolas de Staël, 1945-1955, Fondation Gianadda, Martigny, Suisse, 2010
  • Les années de formation de Nicolas de Staël à Bruxelles, Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, 2012
  • La figure à nu, hommage à Nicolas de Staël, Château Grimaldi d’Antibes, 2014
  • Lumières du Nord, Lumières du Sud, MuMA — Musée d’art moderne André-Malraux, 2014
  • Nicolas de Staël en Provence, Hôtel de Caumont, Aix-en-Provence, 2018
  • Nicolas de Staël — Traditions et Ruptures, Centre d’Art le Doyenné, Brioude Haute-Loire, 2020

MUSÉES 

  • MuMA — Musée d’art moderne André-Malraux, Le Havre
  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée d’Art Moderne de Troyes
  • Musée Fabre, Montpellier
  • Musée Picasso, Antibes
  • Los Angeles Museum of Contemporary Art
  • Musée de Grenoble
  • National Gallery of Canada, Ottawa
  • National Gallery of Victoria, Melbourne
  • Art Institute, Chicago
  • Museum of Art, Toledo
  • Scottish National Galleries, Édimbourg
  • Menard Art Museum, Aichi
  • Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam

Principales publications sur Nicolas de Staël

  • Jean Louis Prat et Harry Bellet, Nicolas de Staël, rétrospective de l’œuvre peint, catalogue de l’exposition à la Fondation Maeght, Fondation Maeght, 1991, 205 p.
  • Jean Louis Prat, Harry Bellet, Nicolas de Staël, catalogue de l’exposition à la Fondation Gianadda, Fondation Pierre Gianadda, 1995, 232 p.
  • Françoise de Staël, Nicolas de Staël : catalogue raisonné de l’œuvre peint, Éd. Ides et Calendes, 1997, 1267 p.
  • Jean-Claude Marcadé, Nicolas de Staël : Peintures et Dessins, Éd. Hazan, 2012, 412 p.

Expertise et Estimation des œuvres de Nicolas de Staël

Certaines œuvres de Nicolas de Staël sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Nicolas de Staël afin d’établir une estimation de votre pièce.

Jean-Baptiste Camille COROT

Jean-Baptiste Camille Corot, plus communément appelé Camille Corot, est né en juillet 1796 à Paris et décédé en février 1875 dans la même ville. Travaillant dans le commerce comme son père le voulait, le jeune homme finit par convaincre ce dernier de le laisser embrasser une carrière artistique. À l’âge de 26 ans, Corot se tourne donc vers l’art et intègre l’Académie Suisse où il reçoit un enseignement académique. Le jeune homme complète plus tard sa formation en recevant des cours de grands peintres comme Achille Etna Michallon. Bien qu’il fût longtemps considéré comme un peintre amateur, Camille Corot, finira plus tard par remporter un immense succès.

Un intérêt particulier pour les paysages

Dès le début de sa carrière, Camille Corot s’intéresse au thème du paysage. Non seulement il a, à de multiples occasions, admiré la nature durant son enfance, mais il s’agit également du sujet de prédilection de son mentor, Michallon. L’artiste va donc s’inscrire dans cette lignée et observer de nouveaux paysages à Barbizon, dans la vallée de la Seine, mais également en Italie pour enrichir son iconographie. Si quelques années plus tard Camille Corot s’est également intéressé à des sujets religieux et mythologiques, il reste surtout connu pour ses peintures de paysage.

Un style qui évolue

Alors que les premières années de la carrière de Camille Corot sont marquées par sa peinture sur le motif et par son réalisme saisissant, dans les années 50, il abandonne finalement cette pratique. Alors en pleine période de maturité artistique, Corot va se prêter au jeu de l’impressionnisme et remodeler des paysages moins clairs, moins précis et parfois même rêvés. Cette nouvelle orientation qu’il donne à son travail lui permet d’aborder le thème du souvenir et de la réminiscence, et de faire ainsi appel à son passé d’enfant. Les paysages idylliques de Camille Corot ont durablement marqué la nouvelle génération de peintres.

Œuvre de Jean Baptiste Camille Corot

PEINTURE 

  • Le Colisée, 19 x 29,5 cm, 1825
  • Rome, vue de la fenêtre de Corot, 15 x 23,5 cm, 1825
  • Rome : Ile et Pont San Bartolomeo, 27,3 x 42,8 cm, 1826/28
  • Mornex (Haute-Savoie) – au fond, le Môle, 1840/43
  • Vue du Pincio, Italie, 25,5 x 35 cm, 1843
  • Venise, vue du Quai des Esclavons, 47,6 x 81,8 cm, 1845
  • La femme à la grande toque et à la mandoline, 112 x 88 cm, 1850/55
  • Ronde d’Amours, Lever du soleil, 65 x 97 cm, 1854/55
  • Souvenir de la Villa Borghèse, 32 x 45 cm
  • La Solitude, souvenir de Vigen, Limousin, 95 x 130 cm, 1866
  • L’italienne, 73 x 59 cm, 1870
  • Les petits dénicheurs, 72 x 101 cm, 1872/73
  • Smyrne-Bournabat, 81,3 x 109,9 cm, 1873
  • Juive d’Alger, l’Italienne, 44,7 x 37,4 cm, c. 1870
  • Jeune Femme à la Fontaine, 65 x 42 cm, c. 1960

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Le grand cavalier sous-bois, 28,7 x 22,5 cm, 1854
  • Les jardins d’Horace, 36,5 x 28,3 cm, 1855
  • Corot par lui-même, 21,5 x 15,4 cm, 1858
  • L’artiste en Italie, 19,8 x 16,7 cm, 1860
  • Paysage d’Italie, 15,8 x 23,8 cm, 1865
  • Souvenir d’Italie, 32 x 23,6 cm, 1866
  • Vénus coupant les ailes de l’Amour, 24,2 x 16,2 cm, 1869/70
  • Douze croquis et dessins originaux, 57,8 x 40,8 cm, 1871
  • Le moulin de Cuincy, près de Douai, 21 x 26 cm, 1871
  • Le clocher de Saint-Antoine-lez-Arras, 27 x 21,5 cm, 1871
  • Saules et peupliers blancs, 26 x 39,5 cm, 1871

DESSIN-AQUARELLE

  • Le temple de Vénus à Rome, 16,3 x 34,2 cm, 1825
  • Torrent à Civita Castellana, 30,5 x 45,5 cm, 1827
  • Arbres dans les rochers avec personnages italiens, 28,5 x 37 cm, 1827
  • Vue de Riva au Tyrol, 29,2 x 42,5 cm, 1834
  • Vue d’une place à Villers-Cotterets, 29 x 26,2 cm, 1838
  • Paysage de Royat, étude d’arbres, 27,5 x 42,4 cm, 1839
  • Personnages dans un sous-bois, 40,5 x 26,5 cm, 1860
  • La fête du dieu terme, 23,6 x 31,2 cm, 1864
  • Nymphe désarmant l’Amour, 38,3 x 25,3 cm, 1875
  • Landscape with figures among Trees, 47,3 x 33,9 cm, 1862

Jean Baptiste Camille Corot, un artiste souvent exposé

EXPOSITIONS

  • De Rubens à Corot : le cadeau Delacorte, Musée d’Art de Norton, Floride, 2008
  • En Forêt de Fontainebleau, Peintres et Photographes de Corot à Monet, Galerie National d’Art, Washington DC, 2008
  • De Watteau à Degas, Fondation Custodia, Paris, 2010
  • Le peintre graveur : Estampes impressionnistes du Musée des Beaux-Arts du Canada, Musée Glenbow, Calgary, Canada, 2010
  • Jardins impressionnistes, Musée National Thyssen-Bornemisza, Madrid, 2011
  • Jean-Victor Bertin et la peinture de paysage en France, Musée d’Art du Colby, Waterville, États-Unis, 2014
  • Van Gogh, Rousseau, Corot : Dans la forêt, Musée Van Gogh, Amsterdam, 2017
  • Corot : les femmes, Galerie National d’Art, Washington DC, 2018
  • Impressionnisme. Chefs-d’œuvre de la collection Ordrupgaard, Hambourg, 2020
  • Vistas : Paysages saisonniers de la collection, Musée des Arts et des Sciences, Floride, 2022 

MUSÉES

  • Musée des Beaux-Arts de Lyon
  • Musée des Beaux-Arts de Rennes
  • Getty Museum, Los Angeles
  • Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid
  • Musée des Beaux-Arts de Pushkin, Moscou
  • Musée d’Art Moderne André Malraux, le Havre
  • Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
  • Musée Marmottan, Paris
  • Musée d’Orsay, Paris
  • Musée des Beaux-Arts d’Arras
  • Toledo Museum of Arts, Ohio 

FONDATIONS

  • Fondation Custodia
  • Fondation Barnes
  • Fondation Ishibashi

Les principaux ouvrages sur Jean Baptiste Camille Corot

  • Jean Leymarie, Corot — Étude biographique et critique, 1966
  • Jean Leymarie, La Campagne de Corot, 1996
  • Emmanuel Pernoud, Corot. Peindre comme un ogre, coll. Savoir : Arts, Éd. Herman, 2009
  • Vincent Pomarède et Gérard de Wallens, Corot, la mémoire du paysage, Gallimard, 1996
  • Vincent Pomarède et Olivier Bonfait, L’ABCdaire de Corot et le paysage français, Flammarion, 1996
  • Vincent Pomarède, Promenades avec Corot, Réunion des musées nationaux, 1996
  • Maurice Sérullaz, Corot, Fernand Hazan, 1952

Expertise et Estimation des œuvres de Jean-Baptiste Camille Corot

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