Simon HANTAÏ

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1922-2008

Peintre franco-hongrois

 

 

 

 

 

 

Photo  © Édouard Boubat

Simon Hantaï est né en décembre 1922 à Bia en Hongrie et est décédé en septembre 2008 à Paris à l’âge de 85 ans. Après avoir suivi un enseignement artistique à l’École des Beaux-Arts de Budapest, le jeune homme décide en 1948 de s’installer à Paris. Simon Hantaï décide ainsi

fréquenter les musées et les galeries et côtoyer plusieurs peintres de renom. En 1952, il découvre d’ailleurs André Breton qui va préfacer sa première exposition à la galerie l’Étoile scellée. Au terme de sa carrière, Simon Hantaï deviendra une figure majeure de l’abstraction.

Une première influence européenne

Lorsque Simon Hantaï s’installe à Paris, il découvre des mouvements artistiques qui lui étaient jusqu’alors inconnus comme le surréalisme de l’École de Paris. Ses rencontres avec les peintres de ce mouvement, dont André le Breton, vont d’autant plus l’inciter à s’en imprégner et à travailler selon les codes qu’il établit. C’est donc dans ce contexte que l’artiste s’essaye à l’Abstraction lyrique européenne et réalise une série de toiles animalières fantastiques. Simon Hantaï s’est ensuite approprié le surréalisme pour l’associer à des mouvements plus modernes comme la peinture abstraite, gestuelle ou encore le tachisme. En désaccord avec le mouvement, le peintre finira par le quitter quelques années plus tard.

Une peinture de plus en plus abstraite

En 1955, Simon Hantaï se rapproche de l’Américain Jackson Pollock qui l’incite à se concentrer sur un style plus abstrait et gestuel. L’œuvre du peintre américain, mais également des expressionnistes abstraits vont directement l’inciter à développer une nouvelle technique de peinture. Il va multiplier l’usage d’un outil à racler avec lequel il travaille les couches de peinture noire qui recouvrent les surfaces colorées de ses toiles. Le résultat obtenu est celui d’une peinture négative et très gestuelle, très proche du style de Pollock. Simon Hantaï a également fait l’expérience d’autres techniques comme le pliage ou encore le frottage et laisse derrière lui une œuvre multiforme et très appréciée.

Œuvres de Simon Hantaï

PEINTURE

  • Peinture, 208 x 200 cm, 1958/59
  • Ma, 142 x 110 cm, 1960
  • MA4 (Mariale), 226 x 207 cm, 1960
  • MA5 (Mariale), 233 x 212 cm, 1960
  • MB2 (Mariale), 225,5 x 208,5 cm, 1960/61
  • MC5 (Mariale), 220 x 210 cm, 1962
  • MC 7 (Mariale), 220 x 210,5 cm, 1962
  • MD 4 (Mariale), 235,5 x 207 cm, 1962
  • Sans titre (manteau de la Vierge), 93,5 x 82 cm, 1964
  • Meun, 211,8 x 200,2 cm, 1968
  • Etude pour Pierre Reverdy, 242 x 210 cm, 1969
  • Etude, 235,6 x 208,3 cm, 1971
  • Blancs, 204 x 182 cm, 1973
  • Composition, 115 x 95 cm, 1973 
  • Tabula, 230 x 416 cm, 1980

DESSIN-AQUARELLE

  • Tête, 43 x 30 cm, 1946
  • Personnage bleu, 28,5 x 23 cm, 1950
  • Personnage, 21,5 x 11 cm, 1950
  • Scène surréaliste, 25 x 21 cm, 1950
  • Figure, 46 x 33 cm, 1950
  • Canapé, 33,5 x 20,5 cm, 1950
  • Le revenant, 30,2 x 21,5 cm, 1952
  • Composition surréaliste, 28,5 x 22,5 cm, 1952/53
  • Centaure et jeune femme, 16,5 x 21,5 cm, 1954
  • Etude, 63 x 56 cm, 1969
  • Pliage, 88 x 73 cm, 1971
  • Aquarelle, 46 x 46 cm, 1971
  • Composition, 47 x 38 cm, 1971
  • 3.1.33, 59 x 56,5 cm, 1971
  • Sans titre (série des blancs), 100 x 80 cm, 1971

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Bleu et blanc, 63 x 57,5 cm, 1970
  • Massada, 71 x 62 cm, 1970
  • Tabula, 53,5 x 76,5 cm, 1975
  • Tabula jaune, 84 x 62,5 cm, 1975
  • Musée National d’Art Moderne, 75 x 50 cm, 1976
  • Simon Hantaï Musée National d’Art moderne, 75 x 50 cm, 1976
  • Feuillage, 79,3 x 65,5 cm, 1977
  • Anamorphoses, 1981/96
  • Galilée écritures s. d. 4, 2001
  • Footprint I, 19,5 x 13 cm, 2003
  • Footprint II, 19,5 x 13 cm, 2003
  • Sans titre, 36 x 28,5 cm, 2005
  • Composition bleue, 42 x 63 cm, 2005

Simon Hantaï, un artiste très apprécié par le public français

EXPOSITIONS

  • Simon Hantaï, galerie À l’étoile scellée, Paris, 1953
  • Les Cérémonies commémoratives de la deuxième condamnation de Siger de Brabant, Galerie Kléber, Paris, 1957
  • Simon Hantaï : Peintures sur papier antérieures à 1955 et petits formats, Galerie Kléber, Paris, 1961
  • Simon Hantaï : Peintures 1960-1967, Galerie Jean Fournier & Cie, Paris, 1962
  • Aquarelles, Galerie du Fleuve, Bordeaux, 1975
  • Tabulas, suite récente, Galerie Jean Fournier, Paris, 1980
  • Présentation d’œuvres de Hantaï, Galerie Jean Fournier, Paris, 1988
  • Simon Hantaï, Galerie Katia-Granoff, Paris, 1992
  • Donation Simon Hantaï, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 1997
  • Hantaï, collections du Centre-Pompidou, Musée national d’art moderne et autres collections publiques françaises, Musée d’Art Moderne, Céret, 1998
  • Panses 1964-1965 Simon Hantaï, Galerie Jean Fournier, Paris, 2012

MUSÉES

  • Museum of Fines Arts, Houston
  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée des Beaux-Arts, Rouen
  • Museum of Modern Art, New York
  • Musée des Beaux-Arts, Orléans
  • Musées royaux des Beaux-Arts, Belgique
  • Musée Granet, Aix-en-Provence
  • Musée d’arts de Nantes
  • Musée des Beaux-Arts de Montpellier
  • Musée de Valence

FONDATIONS

  • Fondation Louis Vuitton
  • LVMH Fondation Cartier

Les principales publications sur Simon Hantaï

  • Charles Estienne, La peinture et le surréalisme sont d’aujourd’hui comme d’hier, Combat, n° 15, 7 mars 1955
  • Gilles Deleuze, Le Pli : Leibniz et le baroque, Les Éditions de Minuit, 1988
  • Georges Didi-Huberman, L’étoilement. Conversation avec Hantaï, Éd. de Minuit, 1998
  • Daniel Abadie, La Part de l’œil, Revue annuelle de pensée des arts plastiques n° 20, Bruxelles, 2004-2005
  • Hubert Damisch,  Rencontre en champ/contrechamp. La peinture en mal d’explic(it)ation, Catalogue de l’exposition Simon Hantaï – Conversation – François Rouan, 2005
  • Dominique Fourcade, Sans lasso et sans flash, POL, 2005
  • Agnès Berecz, Le temps de nouer, Simon Hantaï, catalogue de l’exposition au Centre Pompidou, 2013
  • Molly Warnock, Penser la peinture : Simon Hantaï, Gallimard, 2019

Expertise et Estimation des œuvres de Simon Hantaï

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