Mikhail LARIONOV

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1881-1964

Peintre franco-russe

 

Photo © Mary Chamot

Mikhail Larionov est né en 1881 à Tiraspol en Moldavie et décédé en mai 1964 à Fontenay-aux-Roses à l’âge de 83 ans. Élevé par ses grands-parents, des orthodoxes russes, le jeune homme connaît une enfance heureuse durant laquelle il est fasciné par la beauté de la nature et des paysages provinciaux qui l’entourent. En 1898, Mikhail Larionov intègre l’École de peinture, sculpture et architecture de Moscou et attache une importante particulière aux enseignements dispensés par Constantin Korovine. Expulsé trois fois de l’établissement, le jeune artiste finit par se rendre à Paris où sa personnalité excentrique lui permettra d’accéder au monde du théâtre et du ballet, mais aussi de collaborer avec les Ballets Russes de Serge Diaghilev.

Les premières années : une œuvre diversifiée

Les premières années de la carrière de Mikhail Larionov sont marquées par la diversité de ses réalisations. Dans un premier temps, il se laisse largement influencer par les courants avant-gardistes qu’il découvre à Paris comme le fauvisme ou encore le futurisme et que l’on retrouve dans ses peintures de l’époque. Très rapidement, Mikhail Larionov diversifie sa production artistique et multiplie les œuvres littéraires, cinématographiques, les cabarets et les organisations d’expositions. Parmi les plus connues, on retiendra l’Exposition Internationale de Venise en 1907. Son objectif est désormais d’œuvrer pour l’avènement d’un nouvel art contemporain russe qui s’affranchit des influences européennes pour s’inspirer de la culture russe.

Le pionnier de l’avant-garde russe

En 1912, Mikhail Larionov et Natalia Goncharova vont étudier ensemble plusieurs mouvements artistiques, dont le futurisme. Suite à ce travail conceptuel, les deux artistes vont donner naissance au mouvement révolutionnaire du Rayonnisme. Il s’agit d’une des premières écoles russes de peinture non-objective. Cette dernière est en réalité une synthèse des courants ayant interpellé Larionov comme le cubisme, le futurisme et l’orphisme. Quelques années plus tard, les deux artistes se consacrent cette fois-ci à l’exploration néo-primitivisme. Ils vont cette fois-ci s’inspirer de toutes les formes d’art populaire russe. C’est en grande partie ces activités avant-gardistes qui lui ont permis d’asseoir son succès.

Œuvres de Mikhail Larionov

DESSIN-AQUARELLE

  • Portrait de Sergei Diaghilev, 27 x 20 cm, 1906
  • Jour et nuit, 42 x 55 cm 1910
  • Composition rayonniste, 34,3 x 24,2 cm, 1911
  • Abstraction, 35 x 50,5 cm, 1912
  • Femme avec chat, 24,8 x 34,3 cm, 1912

PEINTURE

  • Reclining Nude, 97 x 73 cm, 1900
  • Autumn Twilight, 37,5 x 53 cm, 1900
  • Flowers on a Veranda, 54,5 x 97,5 cm, 1902
  • Three female bathers with a Rose, 102 x 102 cm, 1904
  • Through the Nets: Bathers, 49 x 61,5 cm, 1904
  • Reclining Nude, 71 x 96 cm, 1906/07
  • Nature morte aux homards, 65,5 x 85,5 cm, 1907
  • Still Life in a Tavern in a Minor Key, 70 x 61 cm, 1909
  • Portrait ou Portrait de David D. Bourliouk, 88 x 102 cm, 1910
  • Still Life with Jug and Icon, 98,5 x 131,5 cm, 1910/12
  • On the Park Bench, 61,6 x 86,7 cm, 1930
  • The Bathers, 70 x 96 cm, 1961

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Autoportrait, 11,5 x 9,2 cm, 1912
  • Lithographie rayonniste, 11,3 x 8,2 cm, 1913
  • Baba Yaga, 24 x 17 cm, 1915
  • Un Paon – costume mécanique, 46 x 29 cm, 1919
  • Homme en bleu, 47 x 32 cm, 1919
  • L’homme à la canne, 38 x 25 cm, 1919
  • Composition, 50,6 x 34 cm, 1922
  • Grand bal des artistes, 21 x 27 cm, 1923
  • Bal de la Grande Ourse, 25 x 33 cm, 1925
  • Kourva mania (Mania la putain), 32 x 25 cm, 1928
  • Profil, 14,7 x 11 cm, 1962
  • L’Hydre couronnée, 1963

DÉCORS ET COSTUMES

  • Costumes pour Le Soleil de Nuit, 38 x 26 cm, 1915
  • Décors pour Midnight Sun, 55 x 70 cm, 1915
  • Projet de costume de soldat, 56 x 31 cm, 1915
  • Costumes pour Chout’s Wife, 47 x 31 cm, 1915
  • Scénographie pour Kikimora, 48 x 60,75 cm, 1915
  • Costumes pour Les contes Russes, 55,9 x 43,2 cm, 1915/16
  • Décors pour Bova Korolevich, 25,5 x 34,7 cm, 1916

Mikhail Larionov, un artiste très connu

EXPOSITIONS

  • Le printemps de l’avant-garde russe, Musée des Arts modernes, Moscou, 2008-2009
  • De l’étude à l’objet d’art, Musée des Arts modernes, Moscou, 2009
  • Kazimir Malevich et l’avant-garde russe, Musée Stedelijk, Amsterdam, 2013-2014
  • Toute la rage à Paris, Musée d’art McNay, Texas, 2015
  • L’amour en temps de révolution : les couples d’artistes de l’avant-garde russe, Kunstforum Vienne, 2015-2016
  • 20/20 : Vision exceptionnelle de l’art du XXe siècle, Galerie des Forums, New York, 2016
  • Avant-garde russe, Galerie Nationale d’Australie, Canberra, 2017-2018
  • Mikhail Larionov, Nouvelle Galerie Tretiakov, Moscou, 2018-2019
  • L’impressionnisme en Russie, Musée Frieder Burda, Baden-Baden, 2021
  • Autres rives , Salon de l’art russe à New York. 1924, Musée de l’Impressionnisme russe, Moscou, 2021-2022

MUSÉES 

  • Musée national d’Art moderne, Paris 
  • Musée des Beaux-Arts, Lyon
  • Moscou Galerie Tretiakov
  • Musée Russe, Saint-Pétersbourg
  • Musée Thyssen, Madrid
  • The Guggenheim Museums and Fondations

Principales publications sur Mikhail Larionov

  • Alexander Blok, Les Douze, illustré avec Natalia Goncharova, 1920
  • Elie Eganbury, Nathalie Gontcharova, Michel Larionov, traduit du russe par Régis Gayraud, Éd. Clémence Hiver, 1995

Expertise et Estimation des œuvres de Mikhail Larionov

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