André COTTAVOZ

thumb-blog

1922 – 2012

Peintre français

 

 

 

Photo © Acatos

André Cottavoz est né en juillet 1922 à Saint-Marcellin et décédé en juillet 2012 à Vallauris, à l’âge de 89 ans. Attiré par la peinture alors qu’il n’a que 14 ans, il est tout de suite soutenu par sa mère qui l’autorise trois ans plus tard à s’inscrire à l’École des Beaux-Arts de Lyon. Lorsqu’il est fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale, André Cottavoz continue tant bien que mal à peindre et à pratiquer son art. À partir de 1945, le jeune homme réalise sa première exposition et obtiendra quelques années plus tard le prix Fénéon (1953).

Une œuvre qui s’inscrit dans le mouvement sanziste

Inventé par Philibert Charrin, le terme « sanziste » désigne un nouveau mouvement artistique dont lui et certains de ses camarades sont à l’origine. Parmi eux, André Cottavoz qui en applique très rapidement les principes et se tient éloigné du provincialisme et de l’académisme de ses maîtres. L’artiste va ainsi s’attacher à révéler dans ses compositions sa vision personnelle de paysages qu’il affectionne en soumettant ses sujets au travail particulier de la lumière qu’impose la nouvelle figuration de l’École de Lyon. André Cottavoz va s’approprier les principes du mouvement et proposer des peintures faites de couches superposées et pétries au pinceau pour renforcer l’idée de superposition. Il déclarera à ce propos que « peindre c’est sculpter ».

Une carrière très riche

Bien qu’il soit surtout connu pour ses paysages sanzistes, André Cottavoz a produit au cours de sa carrière une œuvre bien plus variée. En effet, à partir de 1966, l’artiste s’essaie à de nouveaux styles et techniques et tente alors de réaliser des céramiques. Cette aventure hors de ses sentiers battus, Cottavoz en fait l’expérience aux côtés de Roger Collet avec qui il ouvre alors son propre atelier. Après la céramique, il explorera d’autres genres comme la gravure ou encore la décoration de plaques émaillées. Cette facilité à naviguer à travers les styles, les genres et les techniques révèle l’étendue du savoir-faire d’André Cottavoz.

Œuvres d’André Cottavoz 

PEINTURE

  • Journal et légumes, 65 x 100 cm, 1958
  • Nature morte à la coupe de fruits, 73 x 91 cm, 1968
  • Venise, Place San Marco, 114 x 162 cm, 1971
  • Nu et fleurs, 80 x 97 cm, 1974
  • La Femme couchée, 113,5 x 145,5 cm, 1979/81
  • Le bouquet jaune, 130 x 81,4 cm, 1989
  • Bouquet au pot blanc, 146 x 89 cm, 1990
  • Venise, le matin, 1994
  • Bouquet de roses rouges, 80 x 80 cm, 1995
  • La Grande plage de Cannes, 60 x 92 cm, 1998
  • Le Bouquet de Roses, 33 x 41 cm, 2002
  • Le grand bouquet, 81 x 100 cm, 2010

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Scène de bordel, 36 x 51 cm, 1963
  • Venice, 50 x 69,5 cm, 1964
  • Dialogue de l’arbre — Texte de Paul Valéry, 1964
  • Point de l’Ile de la Cité, 50 x 65 cm, 1973
  • Nu dans un intérieur, 51 x 45 cm, 1974
  • Mon Paris, 47 x 36,5 cm, 1985
  • La plage à Cannes, 67 x 101 cm, 1990
  • La Baie de Cannes, 67 x 102 cm, 1990
  • Rose, 48 x 48 cm, 1990
  • Bouquet d’anémones, 40 x 60 cm, 1996

DESSIN-AQUARELLE

  • Groupe de personnages, 46 x 60 cm, 1945
  • Maison dans les vignes, 31,5 x 41 cm, 1949
  • Élégante aux Tuileries, 31 x 41,5 cm, 1950
  • La plage, 27 x 43 cm, 1953
  • Les baigneurs, 47,5 x 60,5 cm, 1957
  • Buste de bébé, 52 x 34,5 cm, 1958
  • Plage animée, 48 x 59 cm, 1968
  • Scène de plage, 47,5 x 60 cm, 1968
  • Venise, 13 x 38 cm, 1971
  • San Marco,  Venise, 46 x 56,5 cm, 1971
  • Jardin verdoyant, 47 x 67 cm, 1976
  • La mer bleue, 49 x 61 cm, 1976

Un héritage considérable

EXPOSITIONS

  • Portraits par trente jeunes peintres, Galerie Visconti, Paris, 1955
  • Dix ans de jeune peinture méditerranéenne, Palais de la Méditerranée, Nice, 1960
  • Dix-neuf peintres de la nouvelle École de Paris, Musée de Cahors Henri-Martin, 1966
  • Cottavoz, rétrospective, Château de Hauterives, 1997
  • Galerie Emiliani, La Bégude-de-Mazenc, 1999
  • Rétrospective André Cottavoz, musée Magnelli, Vaullauris, juillet-octobre 2005
  • Hommage aux maîtres lyonnais, galerie Michel Estades, Lyon, décembre 2007
  • Les dix ans de la galerie, Galerie Michel Estades, Lyon, 2010
  • La Mer en toutes lettres, espace culturel du Vilar, Villiers-sur-Mer, juin-juillet 2012
  • Maison forte de Vourles, février 2014

MUSÉES

  • Musée d’Art moderne de Troyes
  • Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon
  • Musée national d’art moderne, Paris
  • Musée du Luxembourg, Paris
  • Musée d’Art moderne de Tokyo
  • Musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne
  • Musée d’Art moderne Richard Anacréon, Granville

FONDATIONS

  • Jeanne Matossian Foundation
  • Fondation Bullukian

Publications sur André Cottavoz 

  • Waldemar-George, De Ingres à nos jours — Corps et visages humains, Éd. d’Art et d’industrie, 1955
  • Cottavoz, catalogue d’exposition, Galerie Kriegel, 1975
  • Charles Sorlier, Cottavoz, Exposition novembre-décembre 1980, Galerie Matignon, édité par la Galerie Matignon, 1980
  • Sanjiro Minamikawa, Ces maîtres dans leur atelier, Asahi Sonorama, Japon, 1980
  • Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éd. de l’Amateur, 1993
  • André Cottavoz, Au fil des heures, propos recueillis par Bertrand Duplessis, Éd. Sanbi, 1993
  • Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains, Gründ, 2001, p.285

Expertise et Estimation des œuvres d’André Cottavoz

Certaines œuvres d’André Cottavoz sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’André Cottavoz afin d’établir une estimation de votre pièce.