Léonard Tsuguharu FOUJITA

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(1886 -1968)

Peintre franco-japonais

Tsuguharu Fujita naît à Tokyo en 1886, il est le quatrième enfant d’une famille noble dont le père est médecin et militaire. Son nom, Fujita, symbolise un “champ de glycines cultivées” et son prénom, Tsuguharu, signifie “héritier de la paix”.

Foujita et l’art occidental

Tsuguharu Fujita passe son enfance dans le sud du Japon, à Kumamoto, mais la mort de sa mère, en 1891, va provoquer le retour de la famille à Tokyo l’année suivante. Son père se remarie et un enfant naîtra de ce mariage.

Sa sœur aînée se charge de son éducation et Tsuguharu se découvre une profonde appétence pour le domaine artistique et la peinture, celle-ci encouragée par son père et les membres de sa famille.

À 14 ans, il est distingué à l’Exposition universelle de Paris, ce qui renforce son désir d’être peintre. Il est admis en 1905 à l’École des beaux-arts de Tokyo et obtient son diplôme en 1910. Il se distingue des autres élèves en choisissant de présenter un autoportrait empreint de classicisme français et assume de s’inscrire dans un courant occidental. Foujita a en effet choisi de présenter au jury un autoportrait dont les couleurs sourdes s’opposent aux enseignements qu’il a reçus. Il montre très jeune son intérêt pour la figure humaine et s’inscrit déjà dans la figuration classique qui marquera toute son œuvre.

Foujita et Montparnasse

Tsuguharu Fujita arrive en 1913 à Paris, dans le quartier du Montparnasse en pleine effervescence artistique. Rêvant de gloire et de marquer l’art moderne occidental, il se lie très vite aux “Montparnos” et particulièrement avec Modigliani et Soutine.

La guerre va interrompre ce soufffle de modernité, mais Foujita décide de rester en France. Après s’être engagé en tant qu’infirmier de la Croix-Rouge, il est invité par le poète et marchand d’art Léopold Zborowski à Cagnes-sur-Mer avec ses deux camarades. Son art prend de l’ampleur et lorsqu’il revient à Paris, après la guerre, les années folles battent leur plein.

Celui que l’on nomme désormais Foujita est célèbre et apprécié pour son talent et son goût de la fête. Foujita est un travailleur infatigable qui étudie et se documente énormément. Il observe aussi beaucoup ce qui l’entoure et il dessine tout au long de la journée. Toutes ces activités lui servent de matière pour peindre. Foujita s’intéresse également à la photographie dès ses débuts à Paris, il possède d’ailleurs plusieurs appareils photos et se sert de ses photographies comme support documentaire pour ses peintures.

Studieux donc, mais aussi grand noceur car Foujita est une figure des fêtes de Montparnasse. Chic et extravagant, un brin excentrique avec sa célèbre coupe de cheveux “chien” et son look avant-gardiste, il se prête volontiers au jeu de la notoriété en se faisant photographier, parfois même jusqu’à l’excès.

Foujita et l’art figuratif

Foujita adopte un style très pur, classique et détaillé. Les lignes de ses dessins sont douces, mesurées et les traits fluides. L’artiste aime se mettre en scène et affirme sa personnalité dans la vie comme sur ses toiles, d’où l’importance des autoportraits dans son œuvre. Il est également reconnu pour ses portraits d’enfants, notamment de fillettes, souvent accompagnées de chats ou d’oiseaux. Foujita se distingue par ses Nus qui lui insufflent l’envie de redonner ses lettres de noblesse au blanc, couleur souvent délaissée par les artistes. Il est aussi célèbre pour ses portraits d’animaux, particulièrement de chats, ainsi que pour ses paysages et ses natures mortes, notamment ses bouquets de fleurs. 

Foujita s’intéresse également aux sujets religieux, comme en témoignent ses nombreux tableaux MaternitéVierge et enfant ou Mère et enfant, et ses fameuses Madones. Ces tableaux mêlent le profane et le sacré, la femme et la Vierge ou la Madone ne semblent faire qu’un au regard de Foujita.

Il se convertit au catholicisme en 1959 à la cathédrale de Reims et prend pour nom de baptême Léonard en hommage à Léonard de Vinci.

En 1960, Foujita décide de s’installer à Villiers-le-Bâcle, dans la vallée de Chevreuse où il aménage son atelier. C’est ici qu’il conçoit le projet de la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix à Reims avant de s’éteindre en 1968.

Œuvres de Léonard Tsuguharu Foujita

PEINTURE

  • Nature morte aux anémones. Huile sur toile, 33 x 24 cm, n.d.
  • Nu sur un lit, avec un chien. Huile sur toile, 89 x 116 cm, 1921
  • Chat endormi. Huile sur toile, 27 x 35 cm, 1927
  • Chat bondissant. Peinture sur soie appliquée sur papier, 48 x 69 cm, 1932
  • Mon atelier, paysage de Paris. Huile sur toile, 55 x 46 cm, 1939
  • Paysage à l’église. Huile sur toile, 44,5 x 37,5 cm, 1943
  • Fillette à la croix. Huile sur toile, 33 x 22,9 cm, 1949
  • Hommage à La Fontaine. Huile sur toile, 76 x 102 cm, 1949
  • Jeune fille portant un chaton. Huile sur toile, 22 x 17 cm, 1950
  • Femmes et enfant. Huile sur toile, 46,38 cm, 1950
  • Jeune fille aux pommes de terre. Huile sur toile, 49,5 cm x 33 cm, 1952
  • Vierge à l’enfant. Huile sur toile, 27,5 cm x 22,5 cm, n.d.

DESSIN 

  • La Danse. Aquarelle et encre de Chine sur papier, 42 x 29,5 cm, n.d.
  • Les Cueilleuses de citrons. Aquarelle sur papier avec applications de feuilles d’or et d’argent, 46,3 x 30,5 cm, n.d.
  • Nativité. Aquarelle et gouache avec application de feuilles d’or, 33 x 40 cm, n.d.
  • Nu endormi. Encre de Chine et lavis estompé sur papier, 25,5 x 38,2 cm, 1924
  • Portrait de jeune femme. Encre noire et lavis estompé sur papier, 32 x 42,5 cm, 1924
  • Autoportrait au chat. Mine de plomb et estompe sur papier 24 x 22 cm, 1926
  • Portrait de Youki. Mine de plomb sur papier teinté 43 x 43 cm, 1928
  • Kiki de Montparnasse. Aquarelle et gouache sur papier, 1929
  • La Mexicaine. Aquarelle et encre de Chine sur papier, 32 x 23,5 cm, 1932
  • Vierge et enfant. Aquarelle et encre de Chine sur papier, 27 x 19 cm, 1933
  • Madeleine. Encre de Chine sur papier, 27,7 x 17,1 cm, 1933
  • Jeune femme de profil. Encre de Chine et lavis sur papier, 1941
  • Le Mont Fuji, vue de Shin Yoshida. Aquarelle, lavis et crayon sur papier, 21,6 x 30,5 cm, 1945
  • Fillette au chat. Encre de Chine et lavis estompé sur papier, 22 x 16 cm, 1950
  • Mère et enfant. Aquarelle, fond or sur papier marouflé sur carton, 30 x 24 cm, 1951

GRAVURE

  • Nu, Youki aux cheveux longs. Pointe sèche, 26 x 5 x 36,5 cm, n.d.
  • Chat au grelot. Eau-forte tirée à l’encre noire, 1924
  • Fillette au chat. Lithographie, 24,5 x 30,5 cm, 1927
  • Autoportrait au chat, Fac-similé, 23,2 x 22 cm, n.d.
  • Les Deux Amies. Eau-forte et aquatinte en couleurs, 41 x59 cm, n.d.
  • Femme et enfant. Lithographie imprimée en couleurs sur papier Vélin d’Arches, 61,3 x 44 cm, n.d.

Léonard Foujita, un artiste reconnu

EXPOSITIONS

  • Foujita, Œuvres d’une vie (1886-1968), Maison de la Culture du Japon, Paris, 2019
  • Foujita, Peindre dans les années folles, Musée Maillol, Paris, 2018 
  • Foujita, L’étoffe d’un peintre, Musée de la toile de Jouy, Jouy en Josas, 2018
  • Foujita et ses modèles, Musée d’art d’Akita, Japon, 2017
  • Foujita, Pascin et les années folles de Montparnasse, Musée Pouchkine, Moscou, 2015
  • Foujita et ses amis du Montparnasse, Château de Chamerolles, Chilleurs-aux-Bois, 2010
  • Foujita monumental, enfer et paradis, Musée des beaux-arts de Reims, 2010

MUSÉES

  • Maison – Atelier Foujita, Villiers-le-Bâcle
  • Musée des beaux-arts de Reims
  • Musée d’art d’Akita, Japon
  • Musée des beaux-arts de Lyon
  • Musée d’art de Pully, Suisse

FONDATION

Fondation Foujita – sous l’égide de la Fondation d’Auteuil – Paris 16ème

Principales publications sur Léonard Foujita

  • Sylvie et Dominique Buisson, Foujita, sa vie, son œuvre vol. 1, ACR Édition, 1987
  • Sylvie Buisson, Foujita, sa vie, son œuvre vol. 2, ACR Edition, 2001
  • Anne Le Diberder, Foujita, le Maître du Trait, Éditions Philippe Picquier, 2008
  • Collectif, Foujita, peindre dans les années folles, Fonds Mercator, Culturespaces, 2018
  • Collectif, Foujita, Œuvres d’une vie, Gourcuff Gradenigo, 2019

Expertise et Estimation des œuvres de Léonard Foujita

Certaines œuvres de Léonard Foujita sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Léonard Foujita afin d’établir une estimation de votre pièce.