Gustave MIKLOS

Gustave Miklos est né en juin 1888 à Budapest et décédé en mars 1967 à Oyonnax à l’âge de 78 ans. Alors qu’il est encore enfant, on décèle chez lui un talent artistique et il est inscrit à l’École nationale royale hongroise des arts et métiers où il étudie sous la direction de László Kimnach. En 1909, Gustave Miklos se rend à Paris afin de poursuivre sa carrière et s’installe à la Ruche, une cité d’artistes bien connue dans la capitale. Il y rencontre Csaky, Léger, ainsi que d’autres grands noms de l’avant-garde parisienne. Malgré sa carrière qui est déjà lancée, Gustave Miklos continue d’étudier dans des ateliers afin d’enrichir son œuvre. L’artiste est d’ailleurs un sculpteur influent connu pour son apport au mouvement Art Déco.

Un sculpteur animalier

Après avoir peint pendant les premières années de sa carrière, Gustave Miklos s’arrête soudainement et s’oriente dès lors vers la sculpture. Sous l’influence de Doucet, l’artiste réalise essentiellement des sculptures en bronze d’animaux, ca qui lui permet de se forger une solide réputation de sculpteur animalier. Pour réaliser ses œuvres, il développe un procédé qui consiste à aborder la forme des animaux qu’il réalise de manière méthodologique et non figurative. Gustave Miklos utilise donc les plans, les volumes, les masses et les lignes pour mettre en valeur l’essence des animaux de manière élégante. Attentif à l’esthétisme de ses œuvres, il n’est pas rare qu’il réalise lui-même sa patine.

Une œuvre multiforme

En plus de ses sculptures qui l’ont rendu particulièrement célèbre, Gustave Miklos s’est également adonné à d’autres activités artistiques. En effet, il est à l’origine de nombreuses gravures ainsi que d’objets décoratifs comme des affiches, des timbres ou encore des écharpes pour lesquels il est moins connu. L’artiste a d’ailleurs pendant un temps embrassé une carrière d’illustrateur. Cette capacité à diversifier sa production artistique confirme le talent très tôt décelé chez Gustave Miklos. 

Œuvres de Gustave Miklos

SCULPTURE-VOLUME

  • Sculpture lumineuse, 29,8 x 23,5 x 22,5 cm, 1924
  • Femme à la coiffe oblique, 34 cm, 1924
  • Deux bêtes affrontées, 23 x 37,7 x 13 cm, 1925
  • Jeune fille à la fleur, 77,8 x 18 x 16,5 cm, 1926
  • Femme voilée, 74,8 x 16,8 x 12,8 cm, 1926
  • Jeune fille, 119 cm, 1927
  • Tête, 66 x 22 x 27,5 cm, 1928
  • Tête de Reine, 70 cm, 1929
  • L’homme et son destin, 74 x 41,5 x 19 cm, 1929
  • Tête de Gorgone, 94 x 90 cm, 1930
  • Les fiancés, dit aussi le couple, 72 x 22 x 13 cm, 1937
  • Tête avec écran, 45 x 10 x 14,5 cm, 1940

DESSIN-AQUARELLE

  • Nu de face, mains jointes, 29 x 21 cm, 1910
  • Femme cubiste, 29 x 21 cm, 1920
  • Projet de sculpture, 25,5 x 12,5 cm, 1921
  • Figure Abstraite, 150 x 53 cm, 1921/24
  • Profil de femme, 22,5 x 17,5 cm, 1922
  • Tête cubiste, 27 x 12 cm, 1922
  • Projet d’ornementation, 17 x 16,5 cm, 1923
  • Masque, 23,5 x 13,5 cm, 1924
  • Totem, 230 x 47,5 cm, 1925
  • Femme baoulé de profil, 47 x 38 cm, 1925
  • Promeneurs, 28 x 18 cm, 1930
  • Portrait de Madame Miklos, 31 x 21 cm, 1943
  • Madame Miklos dans l’atelier de son mari, 29,3 x 19,5 cm, 1943
  • L’homme et la montagne, 27 x 19 cm, 1958

PEINTURE

  • Portrait de la sœur de l’artiste, 92,5 x 73,5 cm, 1913
  • Femme cubiste, 61 x 46 cm, 1913-1914
  • Portrait de jeune femme, 61 x 50 cm, 1914
  • Élégantes au carton à chapeau, 93 x 73 cm, 1919-1923
  • Décor géométrique polychrome, 30 x 27 cm, 1921
  • Adam, 244 x 150 cm, 1926
  • L’indigène, 26,5 x 21 cm, 1928
  • Biche dans un sous-bois, 100 x 140 cm, 1942
  • L’arbre de l’espérance, 33 x 28 cm, 1943
  • Oiseau à la cascade, 26,5 x 20,5 cm, 1950/60

Gustave Miklos, un artiste influent

EXPOSITIONS

  • Exposition Internationale des arts industriels et décoratifs modernes, 1925
  • Galerie de la Renaissance, 1928
  • Gustave Miklos, La quête du beau et de l’harmonie, musée du Peigne et de la Plasturgie, Oyonnax, 2014-2015
  • Gustave Miklos- Le moderniste byzantin. Sculptures, Arts décoratifs, Peinture, Paris, Galerie Fata Libelli, 2014

MUSÉES

  • La Piscine, Musée d’art et d’industrie, Roubaix
  • Musée Royal de Brou, Bourg-en-Bresse
  • Musée du Peigne et de la Plasturgie, Oyonnax
  • Musée d’art moderne, Hyogo

FONDATIONS

  • Barnes Foundation
  • Fondation Septentrion

Les principales publications sur Gustave Miklos

  • Jacques Renoux, Gustave Miklos dans l’ombre de l’atelier Schmied, Le Magazine du bibliophile, 2013
  • Miklos, Le Cahier secret de Gustave Miklos, Fata Libelli, 2013
  • Lynne Thorton, Jean Dunand & his friend, in Apollo, Nr XX, 1973
  • Luc Benoist, Gustave Miklos, sculpteur, Art et Décoration, 1931
  • Félix Marcilhac, Gustave Miklos, Joseph Csaky, Kalman Maklary Fine Arts, 2010
  • L’après Miklos. Une rétrospective pleine d’enseignements, La Voix de l’Ain, 1984
  • Entretien avec G. Miklos, peintre et sculpteur, Le Dauphiné Libéré, 1966
  • F. Calot, L.M .Michon, P.J.Angoulvent, L’Art du livre en France des origines à nos jours, Paris,  Delagrave, 1931

Expertise et Estimation des œuvres de Gustave Miklos

Certaines œuvres de Gustave Miklos sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Gustave Miklos afin d’établir une estimation de votre pièce.

Paul JOUVE

Actif au XIXe siècle, Paul Jouve fait partie de ces sculpteurs animaliers qui révolutionnèrent le genre. L’artiste s’adonna également à la peinture, à l’illustration ainsi qu’à la céramique dans un style parfois orientaliste.

Croquer la nature

Né en 1878, Paul Jouve est le fils d’Auguste Jouve (1846-1905) — portraitiste et paysagiste, médaillé d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1899 — qui lui transmit sa passion pour l’art.

Naturellement doué pour le dessin, Jouve fut encouragé par son père de sorte qu’il intégra l’École des Arts décoratifs. Toutefois, lassé de la théorie le jeune homme quitta sa formation au bout d’une année seulement. Jouve s’inscrivit par la suite en tant qu’élève libre à l’École des Beaux-Arts de Paris.

À cette époque, l’artiste fréquenta régulièrement le Jardin des Plantes et le Muséum national d’Histoire naturelle, principales sources d’inspiration pour ses œuvres futures.

1894-1900 : les premières expositions

Paul Jouve se fit remarquer pour la première fois au Salon de la Société des Artistes français de 1894 pour ses lions de Ménélik dessinés au Jardin des Plantes.

Pour l’Exposition universelle de 1900, l’architecte René Binet (1866-1911) lui commanda une frise de fauves représentant tigres, ours, lions, taureaux et mouflons. Des bas-reliefs issus de cette frise furent ensuite édités et commercialisés jusqu’en 1914.

1901-1904 : la rencontre avec Bing et Bugatti

À partir de 1901, Paul Jouve publia des dessins dans la revue L’Assiette au beurre illustrant divers animaux.

L’année suivante, l’artiste reçut le soutien du célèbre marchand Samuel Bing (1838-1905) qui lui permit d’exposer ses œuvres dans sa galerie L’Art Nouveau. 

En 1904, Jouve fit la rencontre du sculpteur animalier Rembrandt Bugatti (1884-1916) avec lequel il se lia d’amitié. 

1905-1906 : une notoriété grandissante

À partir de 1905, Paul Jouve participa régulièrement à tous les grands salons de l’époque. La même année, Marcel Bing, fils de Samuel, organisa la première grande exposition personnelle de l’artiste. Fort de ce succès, la Société du Livre contemporain commanda à Jouve l’illustration du Livre de la Jungle de Rudyard Kipling. 

1907-1922 : entre guerre et voyages

L’artiste séjourna à Alger en 1907. De ce voyage il réalisa quantité de dessins et peintures. À son retour à Paris les expositions se succédèrent. 

Après la guerre 1914-1918 où il fut mobilisé, Paul Jouve obtint de nombreuses commandes grâce au succès rencontré par la publication du Livre de la Jungle

En 1922, il effectua un long périple en Extrême-Orient. Les années qui suivirent son retour furent marquées par ce séjour, Jouve se servit notamment de ses études pour illustrer Un pèlerin d’Angkor de Pierre Loti.

1925-1973 : un artiste reconnu

En 1925, à l’apogée de son art, Paul Jouve fut récompensé par une médaille d’or à l’Exposition internationale des Arts Décoratifs. Par la suite, le dessinateur illustra Les Fables de La Fontaine, La Chasse de Kaa de Kipling, Les poèmes barbares de Leconte de Lisle, Un pèlerin d’Angkor de Pierre Loti et Les Paradis Terrestres de Colette.

Après un séjour en Afrique, au pays des Touaregs, Jouve participa à l’Exposition coloniale internationale de Paris. L’artiste présenta deux grandes peintures illustrant des fauves ainsi que La jungle et la faune qui lui valurent une médaille d’or.

En 1935, Paul Jouve exécuta deux grandes toiles pour le salon de correspondance des premières classes du Normandie. L’année suivante, l’État passa commande de vastes panneaux décoratifs pour la Chambre des députés du Luxembourg.

Paul Jouve fut nommé membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1945. Tout au long de sa vie, les zoos et fauveries de France et du monde entier constituèrent une source inépuisable d’inspiration.

L’apport de Paul Jouve à l’histoire de l’art

L’œuvre de Paul Jouve s’inscrit dans ce XIXe siècle renouvelant l’art animalier, et notamment la sculpture. Longtemps considéré comme un art mineur, la sculpture animalière connut un renouveau à l’occasion du Salon de Paris de 1831 où la sculpture Tigre dévorant un gavial d’Antoine-Louis Barye (1795-1875) suscita l’admiration du public. Par la suite de nombreux sculpteurs firent du répertoire animalier leur spécialité : Pierre-Jules Mène (1810-1879), Emmanuel Frémiet (1824-1910), François Pompon (1855-1933), Rembrandt Bugatti (1884-1916), François-Xavier Lalanne (1927-2008).

De son côté Paul Jouve ne se cantonna pas simplement à la sculpture, mais investit divers mediums. Ses illustrations et ses peintures rendent compte de l’influence de ses différents voyages à Alger et en Extrême-Orient. De même, les corps mouvants de ses animaux ainsi leur réalisme sont le résultat de nombreuses heures d’études au Jardin des Plantes de Paris, dans les abattoirs et au marché aux chevaux.

Œuvres de Paul Jouve

Les musées qui exposent Paul Jouve

Les œuvres de Paul Jouve sont exposées dans de nombreuses institutions publiques françaises : Musée du Louvre, Musée d’Orsay, Centre Pompidou, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Institut de France, Musée des Arts décoratifs de la Ville de Paris, Musée de l’Armée, Musée Carnavalet, Musée des Années Trente de Boulogne-Billancourt, Musée de la Chasse et de la Nature, Musée d’Art et d’Industrie de Roubaix, Musée des Beaux-Arts de Lyon.

À l’étranger, il est possible de découvrir des œuvres de l’artiste au Metropolitan Museum of Art de New York et au Fine arts Museum de San Francisco.

Les principales expositions de l’artiste

  • Masterpieces of French Art Deco, The Metropolitan Museum of Arts, New York, 2011 
  • Fierce Friends : Artists and Animals, Van Gogh Museum, Amsterdam, 2005 

Les principaux ouvrages sur Paul Jouve

  • PENTCHEFF Giulia, Paul Jouve, l’âme animale, éd. Pentcheff, 2019
  • ELUDUT Christian, Le monde animal dans l’art décoratif des années 30 — Paul Jouve, Gaston Suisse, éd. B.G.O., 2007
  • MARCILHAC Félix, Paul Jouve, éd. de l’Amateur, 2005
  • VIDAL-BUE Marion, L’Algérie du sud et ses peintres, éd. Paris Méditerranée, 2003

Expertise et Estimation des œuvres de Paul Jouve

Certaines œuvres de Paul Jouve sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Paul Jouve afin d’établir une estimation de votre pièce.

Émile GALLÉ

Pionnier de l’Art Nouveau, Émile Gallé est le fondateur de l’École de Nancy née en 1901. Le maître verrier et ébéniste est connu pour sa maîtrise de la pâte de verre, ses marqueteries innovantes ainsi que son répertoire décoratif inspiré de la nature.

Une entreprise familiale

Émile Gallé est né en 1846 à Nancy. Fils d’un maître verrier, il fut très tôt en contact avec le monde de l’art et du commerce.

Après l’obtention de son baccalauréat, le jeune homme effectua un apprentissage des métiers du verre à Meisenthal puis de la céramique à la Faïencerie de Saint-Clément. 

À partir de 1867, Gallé fut associé à l’entreprise de négoce et de décoration de faïence et de verrerie de son père. La même année il représenta l’entreprise familiale à l’Exposition universelle à Paris où il fut récompensé d’une mention honorable pour la verrerie. Lors de l’Exposition universelle et internationale de Lyon en 1872, il obtint une médaille d’or. 

1871-1873 : voyages et apprentissage

Émile Gallé partit à Londres en 1871 où il travailla au musée de Kensington et au jardin botanique de Kew Gardens. Ceci lui permit notamment d’approfondir ses connaissances en la matière tout en constituant un répertoire décoratif qui lui servirait dans son travail futur de la verrerie.

Gallé effectua par la suite une série de voyages en Italie, en Suisse ainsi qu’à Paris où il découvrit l’art des cristaux anciens et le style rococo. 

1873-1878 : la reconnaissance d’un artiste verrier

De retour dans l’Est, Émile Gallé ouvrit son propre atelier de verrerie en 1873. L’année suivante, il reprit la manufacture de verre et céramique de son père à Nancy. Officialisé en 1877, le changement de direction impliqua le développement d’une nouvelle production pour la décennie à venir.

Les verreries élaborées de Gallé reçurent une reconnaissance internationale lors de l’Exposition universelle de 1878. Cette reconnaissance fit d’Émile Gallé un artiste verrier reconnu. 

1884 : la première usine Gallé

Émile Gallé fit construire sa première usine en 1884. Par le recours à la machine, le maître verrier souhaita produire à moindre coût des objets destinés à une plus large clientèle. Ainsi, Émile Gallé réalisa deux types de production : les pièces uniques ou petites séries ainsi que les pièces de grandes séries destinées à une large diffusion. Un tel procédé contribua à la reconnaissance internationale d’un foyer lorrain d’art décoratif industriel. 

1889-1901 : la naissance de l’École de Nancy

La maîtrise technique d’Émile Gallé ainsi que son répertoire décoratif innovant en fit rapidement un ambassadeur du cristal en France et à l’étranger, notamment à partir de l’Exposition universelle de 1889. 

Gallé perfectionna sa maîtrise de l’art verrier et mit au point de nouvelles techniques décoratives. En ce sens il élargit la gamme des couleurs, épaissit la pâte de verre, ajouta poudres, paillettes, feuilles d’or et bulles, grava à l’acide, etc.

En collaboration avec les artistes et industriels de l’Est (Louis Majorelle, René Lalique, les Frères Daum, Baccarat), Émile Gallé fonda l’École de Nancy en 1901. Le but étant de rassembler les artistes, artisans et industriels lorrains appartenant au mouvement Art Nouveau.

Après son décès survenu en 1904, la verrerie Gallé poursuivit sa production jusqu’à sa fermeture en 1936.

L’apport d’Émile Gallé à l’histoire de l’art

L’Art nouveau est un mouvement artistique qui s’est développé entre 1885 et 1915. Ce style élégant et décoratif se cantonna pour l’essentiel aux arts appliqués. Inspiré de l’histoire et lié à la Révolution industrielle, ce style présentant des caractéristiques communes revêtit des noms différents selon les pays : « Art nouveau » en France et Belgique, « Jugendstil » en Autriche, « Liberty » en Italie, « Modernismo » en Espagne ou encore « Modern Style » en Angleterre, chaque terme faisant en réalité référence à un même courant artistique. 

La libre esthétique de l’Art Nouveau se caractérise par l’utilisation de motifs floraux, des lignes animées et sinueuses ainsi que le recours au fer forgé.

Émile Gallé s’intéressa à la fois à la verrerie, à l’ébénisterie et à la céramique. L’industriel est connu pour ses techniques innovantes : verre multicouche travaillé à l’acide, verre taillé, gravé et émaillé mais également marqueterie mêlant bois (chêne, noyer, frêne, prunier) et matières diverses (nacre, métal).

Œuvres d’Émile Gallé

Les musées qui exposent Émile Gallé

Les œuvres d’Émile Gallé sont exposées dans de nombreux musées en France et à l’étranger : Musée d’Orsay et Petit Palais à Paris, Musée de l’École de Nancy, Musée des Beaux-Arts de Lyon, Musée des Beaux-Arts de Reims, Musée Fin de Siècle de Bruxelles, Walters Art Museum de Baltimore.

Les principales expositions de l’artiste

  • Émile Gallé : Nature et symbolisme — Influence du Japon, Musée Georges de la Tour, Vic-sur-Seille, 2009 
  • La main aux algues et aux coquillages, le testament artistique d’Émile Gallé, Musée d’Orsay, Paris, 2004 

Les principaux ouvrages sur Émile Gallé

  • THIEBAUT Philippe, Émile Gallé : le magicien du verre, éd. Gallimard, 2004
  • LE TACON François, Émile Gallé, Maître de l’art nouveau, éd. Nuée Bleue, 2004
  • COLLECTIF, Émile Gallé et le verre. La collection du Musée de l’École de Nancy, éd. Somogy, 2004
  • DEBIZE Christian, Émile Gallé et l’École de Nancy, éd. Serpenoise, 1998

Expertise et Estimation des œuvres d’Émile Gallé

Certaines œuvres d’Émile Gallé sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Émile Gallé afin d’établir une estimation de votre pièce.

Ferdinand BARBEDIENNE

Méconnu du grand public, Ferdinand Barbedienne joua pourtant un rôle essentiel dans l’histoire de l’art du XIXe siècle. L’industriel français fut en effet à l’origine de l’une des plus grandes fonderies d’art aux côtés des fonderies Susse et Hébrard.

Industriel dans l’âme

D’origine modeste, Ferdinand Barbedienne est né en Normandie à Saint-Martin-de-Fresnay en 1810. Il fit fortune pour la première fois dans une affaire de papiers peints située à Paris.

En parallèle, un jeune ingénieur, Achille Collas (1795-1859), mit au point un procédé mécanique de réduction des sculptures en ronde-bosse, en améliorant notamment le pantographe  des sculpteurs— instrument de dessin permettant de reproduire un motif à l’échelle exacte —. Collas déposa le brevet de son invention en 1837.

1838 : l’association fructueuse entre un industriel et un inventeur

L’association entre Barbedienne et Collas eut lieu en 1838. La société Collas & Barbedienne se voua à la reproduction et à la commercialisation de copies réduites de sculptures dans divers matériaux (albâtre, bois, bronze, ivoire, stéatite). Grâce au procédé révolutionnaire de réduction mathématique élaboré par Achille Collas, les associés ouvrirent les portes à une production sans précédent.

Barbedienne et Collas se spécialisèrent dans les reproductions d’après l’antique tout en élaborant de nouveaux procédés chimiques destinés à colorer et à patiner les bronzes. Les associés eurent ainsi pour ambition de démocratiser l’art en réalisant de nombreuses copies d’antiques et en diffusant des œuvres contemporaines.

Ensemble ils présentèrent une réduction de la Vénus de Milo (150-130 a. v. J. C.) à l’Exposition des produits de l’industrie française de 1839. Leur travail fut salué par l’obtention d’une médaille d’argent.

Les années 1840 : les contrats d’édition

S’il s’intéressa aux antiques, Ferdinand Barbedienne alla plus loin encore. En effet, il conclut des contrats d’édition avec de nombreux sculpteurs contemporains. Parmi eux figurèrent François Rude (1784-1855), les sculpteurs animaliers Antoine-Louis Barye (1795-1875) et Emmanuel Frémiet (1824-1910) ainsi que Jules Mène (1810-1879) et Henri Chapu (1833-1891).

Par le biais de ces contrats d’édition, le sculpteur cédait ses droits au fondeur, lequel exécuta des éditions d’œuvres originales limitées. Notons qu’en France, depuis 1981, les éditions sont considérées comme originales dans la limite de huit tirages issus du même moule auxquels s’ajoutent quatre épreuves d’artiste.

Par la suite, Barbedienne et Collas perfectionnèrent leur procédé de reproduction afin de copier une sculpture d’un seul bloc. Cette nouvelle innovation leur valut une médaille d’argent à l’Exposition des produits de l’industrie française de 1844.

Les années 1850 : vers la production d’objets décoratifs

En 1955, Achille Collas reçut la grande médaille d’honneur à l’Exposition universelle de Paris. La même année, Barbedienne collabora avec l’ornemaniste Louis-Constant Sévin (1821-1888).

Le sculpteur ornemaniste travailla pour Barbedienne jusqu’à la fin de sa vie. Il renouvela notamment les formes d’objets du quotidien, les transformant en véritables objets d’art. Les œuvres de Sévin illustrent le style néo-grec en vogue à l’époque.

Les années 1860 : la mort d’Achille Collas

En 1859, la mort de l’ingénieur Achille Collas fit de Barbedienne le seul propriétaire de la fonderie. La qualité de sa production fut récompensée par la nomination du fondeur à la tête du Comité des industries du bronze en 1865.

Barbedienne collabora avec l’émailleur Alfred Serre (1837-1906) lequel développa une gamme d’émaux cloisonnés qui firent sensation à l’Exposition universelle de Londres en 1862.

Les années 1870 : la guerre franco-allemande

Le conflit entre la France et l’Allemagne en 1870 entraina une pénurie des métaux bruts provoquant la suspension de l’activité de fondeur de Barbedienne.

Ferdinand Barbedienne reprit son activité à la fin du conflit et augmenta ses productions. Avec Alfred Serre il réalisa entre 1878 et 1889 l’Horloge monumentale de style Renaissance ornée d’émaux qui est aujourd’hui conservée à l’Hôtel de Ville de Paris.

1892 : la maison Leblanc-Barbedienne

À la mort de Ferdinand Barbedienne en 1892, son héritier Gustave Leblanc-Barbedienne (1849-1945) reprit la fonderie qui devint alors la maison Leblanc-Barbedienne. Spécialisée dans les sculptures monumentales la fonderie resta active jusqu’à la moitié du XXe siècle. La maison collabora notamment avec le très célèbre Auguste Rodin (1840-1917).

L’apport de Ferdinand Barbedienne à l’histoire de l’art

Bien que n’étant pas un artiste, Ferdinand Barbedienne renouvela le domaine de la sculpture. En effet, grâce à son association avec l’ingénieur Achille Collas qui mit au point le procédé révolutionnaire de réduction des sculptures, il stimula la diffusion des œuvres antiques et contemporaines. Spécialisée dans les éditions de sculptures et d’objets d’art, la maison Barbedienne atteignit rapidement une grande renommée et associa son nom à celui de grands artistes (Sévin, Serre, Dumas).

Les musées qui exposent Ferdinand Barbedienne

La maison Barbedienne collabora avec plus de 45 sculpteurs tandis qu’à la fin des années 1880 son catalogue proposait près de 500 sujets déclinés en plusieurs dimensions. Par conséquent, les sculptures issues des fontes Barbedienne sont très nombreuses et sont exposées dans les plus grands musées nationaux et internationaux.

Les principales expositions de l’artiste

À ce jour, il semblerait qu’aucune exposition d’ampleur rassemblant les œuvres issues de la fonderie Barbedienne n’ait eu lieu.

Les principaux ouvrages sur Ferdinand Barbedienne

  • RIONNET Florence, Les Bronzes Barbedienne : l’œuvre d’une dynastie de fondeurs (1834-1954), éd. Athena, 2016
  • RIONNET Florence, La Maison Barbedienne. Correspondances d’artistes, 2008
  • RIONNET Florence, Barbedienne ou la fortune de la sculpture du XIXe siècle, Bulletin de la Société de l’Histoire de l’Art français, 2002

N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Ferdinand Barbedienne pour en savoir plus sur sa cote.

Marcel DUCHAMP

Inclassable, Marcel Duchamp est un artiste incontournable du XXe siècle. Le plasticien est principalement connu pour ses ready-mades. Le travail artistique de Duchamp eut un réel impact sur l’art contemporain en général. Son style unique, cassant les codes en vigueur, n’eut de cesse d’inspirer les générations à venir.

Une famille d’artistes

Marcel Duchamp est né à Blainville-Crevon en 1887. La fratrie de sept enfants fut initiée très tôt aux arts. En effet, leur mère musicienne était la fille du peintre amateur Emile Frédéric Nicolle (1830-1894) qui enseigna l’art à ses petits-enfants.

Troisième enfant de la fratrie, Marcel Duchamp grandit avec ses frères et sœurs, les futurs peintres et graveurs Jacques Villon (1875-1963), Raymond Duchamp-Villon (1876-1918) et Suzanne Duchamp (1889-1963).

Le jeune homme réalisa un parcours brillant : récompensé du prix de mathématiques au collège, jeune peintre en devenir, joueur d’échecs amateur, bachelier à seize ans, médaillé des « Amis des Arts ».

Fort de ses réussites, Marcel Duchamp partit s’installer à Paris dans le quartier de Montmartre en 1904 avec son frère Jacques Villon. Le jeune homme rejoignit alors l’Académie Julian. Mais lassé des cours théoriques, Duchamp quitta l’académie au bout d’un an.

1904-1910 : le groupe de Puteaux

Marcel Duchamp échoua au concours d’entrée de l’École des Beaux-Arts de Paris. Devant par la suite effectuer son service militaire, le jeune homme parvint à réduire son service à une année au lieu de trois en obtenant un diplôme d’imprimeur de gravures.

Afin de subsister, Duchamp réalisa des caricatures satiriques qu’il proposa à divers journaux. Hésitant un temps entre la carrière de caricaturiste ou de peintre, Marcel Duchamp opta pour la seconde.

L’artiste exposa ses œuvres au Salon d’Automne de 1908 (Cerisier en fleurs). Ses œuvres de jeunesse étaient alors marquées par l’influence impressionniste. À partir de l’année suivante, Marcel Duchamp commença à fréquenter les peintres cubistes Fernand Léger (1881-1955), Jean Metzinger (1883-1956) et Albert Gleizes (1881-1953) ainsi que le poète Guillaume Apollinaire (1880-1918). En effet, tous ces artistes faisaient partie du groupe de Puteaux. Ce groupe constitué vers 1911 par divers artistes s’apparentant au « post-cubisme » (à distinguer du cubisme originel de Picasso et Braque) se regroupait régulièrement chez les Duchamp dans une petite maison à Puteaux.

1910-1915 : les années de mutation

Au début du XXe siècle, Marcel Duchamp explora durant quasiment une décennie différents styles artistiques (impressionnisme, fauvisme, cubisme).

C’est en 1913 à l’occasion de l’Armory Show de New York que Marcel Duchamp se fit véritablement remarquer. Le Nu descendant l’escalier (1912) qu’il exposa constitue une œuvre éloignée des problématiques cubistes. En effet, l’artiste s’intéressa à la décomposition du mouvement, préoccupation des artistes futuristes italiens.

1915-1917 : les ready-mades

Marcel Duchamp s’écarta de la peinture aux alentours de 1915 et réalisa ses premiers ready-mades, à savoir des objets bruts choisis pour leur neutralité artistique. Fontaine (1917) est très certainement l’œuvre la plus connue de l’artiste. Il s’agit d’un urinoir renversé sur lequel Duchamp a simplement apposé sa signature.

Les années 1920 : Duchamp et les dadaïstes

Proche du mouvement dada, Duchamp refusa toutefois de s’associer au Salon Dada organisé par l’écrivain Tristan Tzara (1896-1963) en 1922. En particulier, Duchamp était proche des artistes Man Ray (1890-1976) et Francis Picabia (1879-1953).

Les années 1930 : Duchamp et les surréalistes

Marcel Duchamp s’est davantage impliqué dans le mouvement surréaliste. En cela, il collabora à la revue Le Surréalisme au service de la Révolution (1930-1933) de l’écrivain André Breton (1896-1966).             

Les années 1950 : la consécration

Mondialement connu, Marcel Duchamp influença de nombreux jeunes artistes américains. L’artiste obtint même la nationalité américaine en 1955. Ses ready-mades furent réédités à partir de 1954.

Durant les dernières années de sa vie, Duchamp réalisa son œuvre Etant donnés (1946-1966) en secret pour le Philadelphia Museum of Art. L’œuvre fut révélée au public en 1969, un an après le décès de l’artiste.

L’apport de Marcel Duchamp à l’histoire de l’art

Marcel Duchamp bouleversa radicalement l’art du XXe siècle. Avec ses ready-mades (objet « already-made »), l’artiste ouvrit la voie aux démarches avant-gardistes les plus extrêmes.

Les mouvements s’appropriant des objets de la vie courante tel le Surréalisme, le Pop art et le Nouveau réalisme sont redevables à Duchamp pour avoir transgressé les règles académiques et mis en avant de nouveaux médiums.

Artiste touche à tout, Marcel Duchamp s’intéressa également à l’art cinétique, au cinéma et participa à de nombreuses compétitions d’échecs.

Les musées qui exposent Marcel Duchamp

Les œuvres de Marcel Duchamp sont principalement exposées au Philadelphia Museum of Art aux États-Unis.

Les principales expositions de l’artiste

  • ABCDuchamp, Musée des Beaux-Arts de Rouen, 2018
  • Marcel Duchamp. La peinture, même, Centre Pompidou, Paris, 2014

Les principaux ouvrages sur Marcel Duchamp

  • LAROCHE Hadrien, Duchamp Déchets, les hommes, les objets, la catastrophe, éd. Éditions du Regard, 2014
  • DECIMO Marc, Marcel Duchamp mis à nu. À propos du processus créatif, éd. Les presses du réel, 2004
  • MEREDIEU Florence de, Duchamp en forme de ready-made, éd. Blusson, 2000
  • LEBEL Robert, Sur Marcel Duchamp, éd. Centre Pompidou, 1996

N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Marcel Duchamp pour en savoir plus sur sa cote.

Hans BELLMER

Artiste français d’origine allemande, Hans Bellmer s’illustra aussi bien en peinture qu’en photographie, gravure ou sculpture. Il est aujourd’hui reconnu comme l’une des figures majeures du surréalisme.

Une enfance tyrannique

Hans Bellmer est né à Katowice en Silésie (actuelle Pologne) alors sous domination allemande. Le jeune garçon grandit dans une famille dominée par un père tyrannique. Très jeune, Bellmer travailla dans une aciérie puis dans une mine de charbon.

En 1923, son père l’envoya étudier le génie au sein de la Technische Hoschule de Berlin. Mais Hans Bellmer s’intéressa surtout à la politique, aux œuvres de Karl Marx et Lénine ainsi qu’aux discussions des artistes dadaïstes.

Proche du peintre et caricaturiste George Grosz, Hans Bellmer suivit ses conseils et abandonna ses études afin de commencer une formation de typographe où il conçut des couvertures et illustrations pour livres.

1925-1938 : les années allemandes, la création de La Poupée

Hans Bellmer effectua un premier séjour à Paris en 1925. Il découvrit à cette occasion les œuvres de Jules Pascin (1885-1930) et Georges Seurat (1859-1891). Bellmer fréquenta également les milieux dadaïste et surréaliste de l’époque.

De retour à Berlin, l’artiste s’intéressa aux artistes de la Renaissance allemande (Albrecht Altdorfer, Hans Baldung, Matthias Grünewald).

Suite à l’arrivée des nazis au pouvoir en 1933, Hans Bellmer prit la décision de renoncer à tout travail qui pourrait être utile à l’État. Il réalisa son œuvre probablement la plus connue l’année suivante. La Poupée (1934), sculpture représentant une poupée grandeur nature inspirée des poupées mobiles de Dürer, fut qualifiée d’art « dégénéré » par le régime nazi. Cette œuvre fut conçue pour répondre à son besoin d’échapper à la réalité et de susciter du désir. Bellmer réalisa par la suite des séries de photographies où La Poupée fut mise en scène dans des situations érotiques, sadomasochistes, dramatiques.

Se sentant isolé, Hans Bellmer chercha le soutien des surréalistes. Il envoya des photographies de sa Poupée à André Breton (18 961 966) et Paul Éluard (1895-1952). Ces photographies furent publiées dans la revue surréaliste Le Minotaure en 1934 et suscitèrent un véritable émoi au sein du milieu artistique.

1938-1945 : la fuite du régime nazi

Fuyant le régime nazi, Hans Bellmer se réfugia en France en 1938. Il fut arrêté rapidement en tant que ressortissant allemand et par conséquent suspecté par les autorités françaises. Bellmer fut emprisonné près d’Aix-en-Provence aux côtés de Max Ernst (1891-1976), Ferdinand Springer (1907-1998) et Wols (1913-1951).

Bellmer parvint à s’échapper du camp dans lequel il était interné et rejoignit le Sud de la France en 1939. Sa première exposition personnelle eut lieu en 1943.

1945-1975 : l’illustration de textes érotiques

Après la Seconde Guerre mondiale, Hans Bellmer se consacra au dessin et à l’estampe. Il illustra les textes érotiques de nombreux écrivains (Marquis de Sadde, Heinrich von Kleist, Charles Baudelaire, Georges Bataille, Unica Zürn).

Dans son livre L’Anatomie de l’image (1957), Hans Bellmer expliqua les processus mentaux qui ont déterminé son travail.

Si de son vivant son œuvre fut sévèrement condamnée comme étant misogyne, le travail de Hans Bellmer fut également soutenu par la critique.

L’apport de Hans Bellmer à l’histoire de l’art

L’œuvre de Hans Bellmer est rattachable au mouvement surréaliste. Ce mouvement initié par André Breton en 1924 se définit comme la « représentation intérieure de l’image présente à l’esprit ». Ainsi les artistes s’apparentant à ce mouvement pratiquèrent l’écriture, le dessin automatique, le cadavre exquis, le collage et autres objets et sculptures à fonctionnement symbolique.

Hans Bellmer se distingua, au sein du groupe des surréalistes, par la création d’une œuvre érotique. Ses dessins et gravures expriment ses fantasmes à travers des corps et des sexes qui se métamorphosent. La Poupée, objet surréaliste par excellence, permit à Bellmer d’explorer les possibilités de l’anatomie du désir. Il apporta régulièrement des modifications à cet objet afin d’aller au-delà de la simple représentation naturaliste. Les photographies réalisées par Bellmer qui mirent en scène La Poupée dans diverses situations de souffrance révèlent l’influence des scènes de martyr illustrées par la Renaissance ainsi que du cinéma expressionniste allemand.

Hans Bellmer réalisa de nombreuses photographies de ses œuvres dans la mouvance de la « photographie plastique » survenue durant l’entre-deux-guerres. La photographie, art à part entier, doit susciter l’émotion. Les dadaïstes mirent au point des photomontages tandis que les surréalistes s’en servirent afin de proposer une conception radicalement nouvelle de la réalité. Les photographies de La Poupée de Hans Bellmer se veulent érotiques, dérangeantes, percutantes.

Les musées qui exposent Hans Bellmer

Les œuvres de Hans Bellmer sont exposées en France pour l’essentiel au Centre Pompidou à Paris. Les œuvres de l’artiste font également partie des collections publiques étrangères, notamment en Allemagne et aux États-Unis.

Les principales expositions de l’artiste

  • Double Sexus : Bellmer-Bourgeois, Neue Nationalgalerie, Berlin, 2010
  • Hans Bellmer, Anatomie du désir, Centre Pompidou, Paris, 2006
  • Masculin-Féminin, le sexe de l’art, Centre Pompidou, Paris, 1995

Les principaux ouvrages sur Hans Bellmer

  • ÉLUARD Paul, Les jeux de la poupée, éd. Dilecta, 2015
  • BEAUMELLE Agnès de la, Hans Bellmer, Anatomie du désir, éd. Gallimard, 2006
  • DOURTHE Pierre, Bellmer : le principe de la perversion, éd. Jean-Pierre Faur, 2000
  • FLAHUTEZ Fabrice, Les estampes 1938-1975, éd. Nouvelles Éditions Doubleff, 1999

Expertise et Estimation des œuvres de Hans Bellmer

Certaines œuvres de Hans Bellmer sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Hans Bellmer afin d’établir une estimation de votre pièce.

CÉSAR

Sculpteur de la scène contemporaine, César fait partie du mouvement des Nouveaux Réalistes né en 1961. Son œuvre, unique en son genre, se distingue par l’usage de la technique de compression industrielle. César a reproduit cette technique à échelle moindre en élaborant le trophée de la cérémonie des César du cinéma français, sorte de presse-papier.

Une enfance populaire à Marseille

Issu d’un milieu modeste César est né dans le quartier populaire de la Belle-de-Mai à Marseille en 1921 de parents italiens originaires de Toscane. Durant son enfance le jeune garçon s’adonna au dessin et fabriquait des carrioles en boîtes de conserve.

César quitta l’école à l’âge de douze ans afin d’aider son père propriétaire d’un commerce de vins. C’est à l’âge de quinze ans, en 1935, qu’il s’inscrivit à l’École des Beaux-Arts de Marseille. En 1937, le travail de César fut récompensé par l’obtention de trois prix en gravure, dessin et architecture. Suivant les cours du soir de dessin dans un premier temps, le jeune homme s’intéressa par la suite à la sculpture.

Grâce à une bourse d’études obtenue en 1942, César rejoignit Paris où il fut admis à l’École des Beaux-Arts l’année suivante. Il suivit l’enseignement du sculpteur Marcel Gimond (1894-1961) aux côtés de Michel Guino (1926-2013), Eugène Dodeigne (1923-2015) et Philippe Hiquily (1925-2013).

César retourna à Marseille en 1945 afin d’épouser Maria Astruc. De retour à Paris en 1946 il occupa un atelier dans un ancien bordel rue de l’Échaudé.

Les années 1940 : la naissance d’un sculpteur unique

À Paris, César fit la connaissance du peintre Pablo Picasso (1881-1973) et de la sculptrice Germaine Richier (1902-1959). À cette époque il habita le même immeuble qu’Alberto Giacometti (1901-1966). Ces trois artistes exercèrent une influence déterminante sur les œuvres de jeunesse de César.

S’il travailla le plâtre à ses débuts, César se tourna rapidement vers des matériaux de récupération peu coûteux par souci d’économie. Toutefois, l’artiste découvrit très vite que la ferraille lui permettait d’exprimer au mieux sa puissance créative.

Les années 1950 : les Compressions

Les recherches audacieuses de César ont abouti à la création des premières « compressions » de carrosseries automobiles. C’est en 1958 que César assembla ses premières tôles déformées suite à la découverte d’une presse hydraulique chez le ferrailleur où il avait pris l’habitude de se fournir pour la réalisation de ses sculptures soudées.

À partir de 1959, César centra son travail sur la compression dirigée selon laquelle l’artiste compressa des objets sous forme de parallélépipèdes, d’abord de petits formats puis des voitures entières. Ces compressions firent scandale au Salon de Mai de 1960.

Les années 1960 : les Expansions et les Empreintes humaines

César adhéra au mouvement des Nouveaux Réalistes fondé en 1961 par le critique d’art Pierre Restany (1930-2003) aux côtés d’Arman (1928-2005), de Jean Tinguely (1925-1991) et de Niki de Saint Phalle (1930-2002) notamment.

À partir de 1965, César réalisa ses premières « expansions » de polyuréthane. Cette technique consistait à étaler de la résine liquide à l’horizontale, laquelle se gonflait et se plissait dans des proportions étonnantes. Ces œuvres furent présentées au Salon de Mai de 1967.

C’est également en 1965 que César réalisa l’une de ses œuvres les plus connues : son Pouce. Cette sculpture agrandie est une empreinte de son propre pouce. L’œuvre en bronze fut reproduite à l’occasion des Jeux Olympiques de Séoul en 1988.

Les années 1980 : les Fers

César s’intéressa à la soudure dès 1949. Il exécuta des sculptures en fer soudé tout au long de sa carrière. Son œuvre la plus représentative est certainement son Centaure (1983-1985) haut de près de cinq mètres,  réalisé en hommage à Pablo Picasso.

L’apport de César à l’histoire de l’art

César est l’un des principaux représentants du Nouveau Réalisme. Les artistes adhérents à ce mouvement proposent une œuvre représentant le monde du réel et de l’urbain tel qu’il est. Les objets sont alors détournés vers un usage esthétique.

Par le biais de ses Compressions, Expansions et Empreintes humaines, César remit en question les canons esthétiques de la sculpture traditionnelle. Les matériaux utilisés (fer, déchets, polyuréthane) permirent à l’artiste de livrer de manière brute toute son expression créative. À travers ses compressions, César eut notamment pour ambition de remettre en cause la société de consommation.

César fut un artiste reconnu de son vivant. Bien que snobé par le milieu de l’art il multiplia les expositions jusqu’à sa grande rétrospective organisée en 1997 peu de temps avant son décès.

Les musées qui exposent César

Les œuvres de César sont principalement exposées en France au Centre Pompidou ainsi qu’au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.

L’artiste a également réalisé de nombreuses œuvres qui ornent l’espace public : Le Pouce à l’Esplanade de la Défense, Le Centaure sur la place de la Croix-Rouge ou encore Le Patineur sur la place Tolozan de Lyon.

Les principales expositions de l’artiste

  • César, la rétrospective, Centre Pompidou, Paris, 2017
  • César, une histoire méditerranéenne, Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, Rabat, 2015
  • César à Marseille, Musée Cantini, Marseille, 2014
  • César, Anthologie par Jean Nouvel, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 2008
  • César, rétrospective, Jeu de Paume, Paris, 1997

Les principaux ouvrages sur César

  • BLISTENE Bernard, César, éd. Centre Pompidou, 2017
  • BOUCHET Renaud, Les fers de César, éd. Presses Universitaires de Rennes, 2016
  • ALBOU Jean et PERLEIN Gilbert, César, l’instinct du fer, éd. Musées de Nice, 2002
  • DURAND-RUEL Denise, César, 1947-1964, éd. La Différence, 1994

Expertise et Estimation des œuvres de César

Certaines œuvres de César sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de César afin d’établir une estimation de votre pièce.

BANKSY

Banksy est probablement le street artiste anonyme le plus connu dans le monde. Si son identité demeure à ce jour un mystère, elle fait l’objet de nombreuses spéculations.

Actif depuis les années 1990, Banksy détourne l’urbanisme à l’aide de différentes techniques (pochoir, tableau, installation, sculpture). Ses œuvres tantôt humoristiques tantôt touchantes ont pour but de délivrer un message généralement anarchiste, antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème.

Un artiste anonyme

Aujourd’hui encore l’identité de Banksy demeure incertaine. L’artiste serait né en 1974 à Bristol en Angleterre.

Principalement établi à Londres, le graffeur agit en réalité sur tous les continents. Ses œuvres, uniques, parfois considérées comme subversives, ont pour ambition de percuter le spectateur et pousser à la réflexion sur la société actuelle et ses enjeux sociaux et économiques.

Les années 1990 : Bristol, ville underground

Banksy aurait vécu à Easton, Bristol avant de déménager à Londres vers 2000. C’est dans cette ville que le jeune homme aurait découvert l’art du graffiti. Il aurait ainsi fait partie du groupe de graffeurs le Bristol’s DryBreadZ Crew (CbD).

Les premières œuvres de Banksy furent réalisées dans cette ville où la scène underground était en plein essor. Le jeune artiste participa au festival de graffitis Walls on Fire en 1998.

En 2000, Banksy exposa pour la première fois ses œuvres au restaurant Severnshed de Bristol.

Les années 2000 : l’ascension

Banksy s’installa à Londres au début des années 2000. Son œuvre la plus connue, Girl with balloon, fut exécutée en 2002 sur le Waterloo Bridge à South Bank à Londres. Ce pochoir illustre une petite fille laissant s’envoler son ballon rouge en forme de cœur.

Son premier coup d’éclat eut lieu en 2004 lorsqu’il fit imprimer de faux billets de 10 livres sur lesquels l’effigie de la reine d’Angleterre fut remplacée par celle de Lady Diana. La mention « Bank of England » fut également substituée par celle de « Banksy of England ».

L’année suivante, Banksy réalisa avec l’aide d’autres artistes un graffiti géant sur le mur de séparation de Bethléem. L’image représentait une petite Vietnamienne brûlée au napalm tenant par la main Mickey Mouse et Ronald McDonald. La même année le graffeur plaça des œuvres factices ou subversives dans de célèbres musées : Museum of Modern Art, Metropolitan, Brooklyn Museum, Tate Britain et British Museum.

Frappant toujours plus fort, Banksy réalisa en 2006 une installation représentant une cabine téléphonique rouge. Cette cabine, cabossée et fendue par une pioche, fut placée dans une rue de Soho avant d’être rapidement retirée par les autorités publiques. Quelques mois plus tard, c’est à Disneyland en Californie que Banksy fit parler de lui. L’artiste plaça en effet une poupée gonflable en taille réelle à l’uniforme orange évoquant celui des prisonniers de Guantanamo au milieu du parc.

Les années 2010 : un engagement de plus en plus politisé

En 2015, Banksy ouvrit son parc d’attractions nommé Dismaland à Weston-super-Mare, détournant ainsi le très célèbre Disneyland. Ce parc était en réalité une exposition des œuvres de Banksy et d’une cinquante d’autres artistes.

La même année le graffeur réalisa à Calais un pochoir représentant Steve Jobs portant un ordinateur et un baluchon. Ce graffiti eut pour but de rappeler les origines du créateur d’Apple, fils d’immigré syrien arrivé aux États-Unis dans les années 1950, à l’innovation révolutionnaire.

En 2018 l’artiste défraya la chronique en réduisant en lambeaux l’une de ses œuvres qui venait d’être adjugée 1,2 million d’euros chez Sotheby’s devant une salle de ventes aux enchères médusée.

Les années 2020 : soutenir des causes humanitaires

En 2020, Banksy finança un navire de sauvetage en Méditerranée affrété en Espagne. Plus de 200 réfugiés furent sauvés grâce à l’intervention de cette ancienne vedette de surveillance de la douane française.

L’année suivante, le street artiste vendit l’une de ses œuvres aux enchères, Game Changer, afin de soutenir les équipes soignantes britanniques dans la lutte du Covid-19.

L’apport de Banksy à l’histoire de l’art

Les œuvres de Banksy, percutantes, parfois teintées d’humour, ou au contraire à visée politique, sont distillées dans le monde entier. Ces œuvres sont facilement identifiables en raison de la technique employée et de leur simplicité.

La technique du pochoir est la plus répandue. Bansky s’est en effet positionné comme le spécialiste du pochoir unicolore. Le dessin se veut simple afin de transmettre les messages de l’artiste de manière efficace (Kissing Policemen, Brighton, 2005).

Banksy a également parfois usé des installations – forme de street art peu utilisée mais redoutable — dans l’espace public. L’artiste britannique s’est servi de cette technique afin de dénoncer la surveillance téléphonique (Vandalised Phone Box, 2006) ou la crise des migrants (Le Fils d’un migrant syrien, 2015).

Le street artiste détourna également des tableaux en insérant ses propres créations au sein des musées publics (Glaneuses, 2005).

De façon plus rare, Banksy exécuta des sculptures. Il réalisa en ce sens une sculpture en bronze représentant une ballerine portant un masque à gaz.

Œuvres de Banksy

Les musées qui exposent Banksy

Le street art consistant à détourner l’environnement urbain afin de réaliser des œuvres, ces dernières ont vocation à rester dans les rues. Ainsi, les musées ne détiennent pas d’œuvres de Banksy, sauf exception. En ce sens, en 2005, après avoir découvert une œuvre factice dans ses collections, le British Museum décida de l’intégrer dans ses collections permanentes.

Les principales expositions de l’artiste

  • The World of Banksy : The immersive Experience, Paris, 2021
  • Banksy. Genius or Vandal ?, Bruxelles, 2021
  • Bansky versus Bristol Museum, Bristol Museum, 2009  

Les principaux ouvrages sur Banksy

  • BANKSY, You are an acceptable level of threat, éd. Carpet Bombing Culture, 2012
  • BANKSY, Wall and Piece, éd. Century, 2006
  • BANKSY, Pictures of Walls, éd. P.O.W., 2005
  • BANKSY, Cut it Out, éd. Weapons of Mass Disruption, 2004
  • BANKSY, Existencillism, éd. Weapons of Mass Disruption, 2002
  • BANKSY, Banging Your Head Against a Brick Wall, éd. Weapons of Mass Disruption, 2001

Expertise et Estimation des œuvres de Banksy

Certaines œuvres de Banksy sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Banksy afin d’établir une estimation de votre pièce.

Pierre LEGRAIN

Pierre Legrain est né en octobre 1889 à Levallois-Perret et décédé en juillet 1929 à Paris, à l’âge de 39 ans. Issu d’une famille aisée et très tôt passionné par l’art, il convainc ses parents de le laisser s’engager dans cette voie en intégrant les cours de dessin à l’école Germain Pilon entre 1901 et 1907. Sa famille ayant plus tard sombré dans la misère, Pierre Legrain est contraint de travailler pour subvenir à ses besoins, mais n’arrête pas pour autant le dessin. C’est dans ce contexte qu’il fait la rencontre de Paul Iribe pour qui il réalise de nombreuses commandes et qui jouera un rôle très important dans sa carrière. Le travail de Pierre Legrain a eu un immense impact dans l’histoire des arts décoratifs en France.

Les premières années de l’artiste

Paul Iribe étant le premier et le plus grand mécène de Pierre Legrain, c’est grâce aux commandes passées par ce dernier que le jeune homme commence à développer sa production artistique. Dans un premier temps, Legrain réalise essentiellement des illustrations pour des revues comme Le Témoin, puis pour des magazines de mode. À la demande d’Iribe, l’illustrateur se consacre ensuite à une activité de reliures. Mettant au point une esthétique audacieuse, Pierre Legrain utilise des matériaux originaux comme la nacre ou encore l’acier chromé, et joue sur le plat des reliures avec des mosaïques et des formes géométriques, dont des cercles, des triangles ou encore des lettres. Son œuvre prolifique et unique a considérablement réinventé l’univers de la reliure.

Des mobiliers aux influences géométriques et exotiques

Pour donner suite à des commandes lancées par Jacques Doucet, la collaboration entre Pierre Legrain et Iribe s’étend à la création de mobiliers. S’éloignant petit à petit de l’esthétique fluide et féminine de son mentor, Pierre Legrain s’oriente davantage vers des formes géométriques qui s’inscrivent dans la continuité de son travail de relieur. L’œuvre du décorateur est particulièrement reconnaissable, car elle est un véritable hommage aux formes et aux motifs africains et océaniens. Il a en effet su s’approprier ces influences exotiques en les associant au cubisme qui émergeait alors. Bien que son travail s’inscrive dans une logique avant-gardiste, Pierre Legrain a toujours créé dans le respect de l’artisanat traditionnel.

Œuvres de Pierre Legrain

DESSIN-AQUARELLE

  • Cloison murale, 32,2 x 50 cm, 1912
  • Grand Buvard, Two Designs, 1920
  • Fauteuil de salle à manger, 1920
  • Petite chauffeuse et son bout de pied, 40,5 x 31,5 cm, 1920
  • Cage à oiseaux, (pour Jacques Doucet), 45,5 x 30 cm, 1920
  • Banquette d’entrée, 47,7 x 42 cm, 1920
  • Grand canapé, 45,5 x 30 cm, 1920
  • Table à thé, 31,5 x 23,7 cm, 1920
  • Écran de cheminée, 45 x 30 cm, 1920
  • Chaise longue, 50,3 x 34,8 cm, 1920
  • Grand bureau avec sculpture, 23,8 x 39 cm, 1924
  • Projet de tabouret, 32,5 x 23 cm, 1925
  • Table pour chambre à coucher, 45,5 x 30,3 cm, 1925

MOBILIER

  • Banquette, 102 x 113 x 30,5 cm, 1920
  • Bureau plat, 77,5 x 179 x 75 cm, 1920
  • Table de milieu, 50 x 71 x 35 cm, 1920
  • Vitrine d’exposition, 185 x 135 x 35 cm, 1920
  • Tabouret culture africaniste, 53 x 49,5 x 30 cm, 1920/25
  • Siège curule d’inspiration africaniste, 64,5 x 50,2 x 32 cm, 1923
  • Console, 61,5 x 82,5 x 30 cm, 1924
  • Coiffeuse et tabouret, 1924
  • Bar cubiste, 100 x 65 x 32,8 cm, 1925
  • Table basse, 59,5 x 218 x 50,8 cm, 1925
  • Étagère L’Avion, 152 x 142 x 101 cm, 1925
  • Fauteuil, 80,5 x 74,5 x 71 cm, 1926

OBJET

  • Cage à oiseaux, 57 cm, 1920
  • Boîte à gants, 9,5 x 27 x 10 cm, 1923
  • Suite de coupelles, 5 x 13,5 cm, 1924
  • Seau à champagne, 24 x 31 x 23 cm, 1925
  • Support photo, 46,2 cm, 1925
  • Cadre, 43,3 x 38 x 4 cm, 1925
  • Sous-main ouvrant par trois feuilles, 19,7 x 31,5 cm, 1925
  • Sous-main dépliant d’Annie Dalsace, 30 x 91 cm, 1925/30
  • Miroir à quatre rangs de cornières saillantes, 114 x 96 x 10 cm
  • Pendulette de bureau, 13,5 x 17,7 cm

Pierre Legrain, un artiste très apprécié

EXPOSITIONS

  • Exposition de l’Art indigène des colonies françaises, Musée des Arts Décoratifs, Paris, 1923
  • Art déco et modernisme : style contre idée, Metropolitan Museum of Art, New York, 1991-1992
  • Formes africaines dans le meuble de Pierre Legrain, Musée national d’Art Africain, Washington, 1998
  • A Century of Design, Part I : 1900-1925, Metropolitan Museum of Art, New York, 1999-2000
  • Art déco 1910-1939, Musée d’art de Fukuoka, 2005
  • Art déco 1910-1939, Musée Suntory, Osaka, 2005
  • Pierre Legrain & Eileen Gray, Galerie Art déco Willy Huybrechts, Paris, 2010
  • Chefs-d’œuvre de l’Art Déco français, Metropolitan Museum of Art, New York, 2009-2011
  • Exotique & Moderne : Art déco français et inspiration lointaine, Musée d’Art Métropolitain Teien, Tokyo, 2018-2019

MUSÉES

  • Musée des Beaux-Arts de Virginie
  • Musée des Arts Décoratifs, Paris
  • Metropolitan Museum of Art, New York
  • Brooklyn Museum, New York
  • Musée du Quai Branly, Paris

FONDATIONS

  • Fondation américaine pour la Pensée et l’Art Français
  • Fondation Angladon-Dubrujeaud

Principales publications sur Pierre Legrain

  • Anne Sigier, Pierre Legrain : champion éducateur, Éditions Denoël, 1999
  • Yves Peyré & H. Georges Fletcher, Art Deco Bookbindings. The Work of Pierre Legrain & Rose Adler, Princeton,  Architectural Press, 2004
  • Laurence Salmon, Pierre Legrain, Norma Éditions, 2019

Expertise et Estimation des œuvres de Pierre Legrain

Certaines œuvres de Pierre Legrain sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Pierre Legrain afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres de Pierre Legrain pour en savoir plus sur sa cote.

UFAN LEE

Ufan Lee est né en juin 1936 à Haman-gun, en Corée. Intéressé par l’art, il intègre à ses 20 ans le College of Fine Arts of Seoul National University afin d’y étudier la poésie, la philosophie, la peinture et la calligraphie. Le jeune homme a ensuite poursuivi sa formation à l’Université Nihon à Tokyo où il a obtenu un diplôme de philosophie en 1961. Tout comme ces enseignements, les rencontres d’Ufan Lee avec des artistes comme Nobuo Sekine ou encore des philosophes comme Kitaro Nishida lui ont permis de trouver la direction qu’il souhaitait donner à son travail. C’est grâce à ce contexte qu’il a rejoint le mouvement Mono-ha et est devenu un de ses théoriciens les plus actifs.

Un pionnier du mouvement Mono-ha

C’est à la fin des années 60 qu’Ufan Lee intègre le mouvement d’avant-garde Mono-ha. Conformément aux exigences de cette nouvelle école, il rejette les dogmes occidentaux de la représentation et propose des œuvres se focalisant davantage sur des éléments comme la perception et le lien entre la matière et l’espace. L’artiste utilise donc avec des matériaux bruts, naturels et intellectuels qu’il travaille le moins possible. Dans un premier temps, il réalise essentiellement des peintures avant de se tourner vers des œuvres sculpturales qui lui facilitent l’application des principes du mouvement Mono-ha. Ufan Lee a largement contribué à la théorisation de ce dernier et est d’ailleurs considéré comme un des pionniers du mouvement.

Période de maturité artistique

Lorsqu’il décide de revenir à la peinture dans les années 70, Ufan Lee se rapproche de l’école coréenne de peinture monochrome. Il va de ce fait produire des peintures dans lesquelles on remarque l’association entre le corps et la temporalité qu’il réalise. À partir des années 80, Ufan opte pour une esthétique de plus en plus minimaliste. Les compositions de l’artiste sont particulièrement reconnaissables puisqu’elles sont caractérisées par la présence de coups de pinceau dont la couleur varie d’un tableau à l’autre. Il va ainsi développer quatre nouvelles séries de peinture : From Winds (1982-86), With Winds (1987-91), Correspondence (1991-2006) et Dialogue (2006 —). Aujourd’hui, les œuvres d’Ufan Lee sont présentent au sein d’expositions monographiques dans plusieurs musées à travers le monde.

Œuvres d’Ufan Lee 

PEINTURE

  • From Point (2 works), 80 x 80 cm, 1975
  • From Point, 162,2 x 130,3 cm, 1976
  • From Point No. 770100, 181,8 x 227,3 cm, 1977
  • From Point No. 780217, 162,2 x 130,3 cm, 1978
  • From Line 80041, 169 x 40 cm, 1980
  • From Line, 182,6 x 226,5 cm, 1982
  • East Winds, 224 x 181 cm, 1984
  • 87, 182 x 227,5 cm, 1987
  • With Winds S8708-39, 72,7 x 90,9 cm, 1987
  • With Winds, 161,5 x 227 cm, 1990
  • Correspondence, 226,5 x 181,7 cm, 1994
  • Dialogue, 227 x 182 cm, 2015

ESTAMPE-MULTIPLE

  • From Notch, 56,5 x 40,2 cm, 1972
  • From Line No.780217, 1972
  • Relatum 74-1, 24 x 34 cm, 1974
  • From Point, From Line, 40 x 54 cm, 1977
  • To the Ruins 9, 53,5 x 71,5 cm, 1986
  • Dalla Memoria di Una Citta 1-6, 1989
  • A port of Departure B, 190 x 130 cm, 1991
  • A port of Departure C, 189,8 x 131 cm, 1991
  • In Milano, 150 x 89 cm, 1992
  • Gateway to the East, 35,7 x 29,6 cm, 1998
  • Dialogue 2019 A, 76 x 57 cm, 2019
  • Dialogue 2019 B, 76 x 58 cm, 2019
  • Dialogue 2019 C, 76 x 58 cm, 2019

DESSIN-AQUARELLE

  • Work, 54,9 x 75 cm, 1967
  • Push Up, 54 x 69,8 cm, 1973
  • Drawing, 52 x 75,5 cm, 1979
  • Relatum, 64,8 x 54,5 cm, 1979
  • Watercolor 80, 57 x 76,5 cm, 1980
  • From Line, 91 x 72,9 cm, 1981
  • From Point No.8105, 40,8 x 31,7 cm, 1981
  • From Sea, 169 x 186 cm, 1985
  • From Winds, 37,1 x 49,3 cm, 1986
  • Himmel, 160 x 160 cm, 1988
  • Correspondence, 58 x 76 cm, 2006
  • Dialogue, 57,5 x 77,3 cm, 2017
  • Relatum Stage 3, 37,5 x 51 cm, 2018
  • Relatum Stage 4, 38,3 x 47,3 cm, 2018

Ufan Lee, un artiste très connu

EXPOSITIONS

  • Ufan Lee : Un dialogue, Musée Berggruen, Berlin, 2008
  • Œil coréen : Génération lunaire, Galerie Saatchi, Londres, 2009
  • Lee Oufan, Blum & Poe, Los Angeles, 2010
  • Exposition collective, Galerie Perrotin, Paris, 2010
  • Lee Ufan : marquer l’infini, Musée Solomon R. Guggenheim, New York, 2011
  • Semaine de l’Asie à Pace Prints, Empreinte de rythme, New York, 2012
  • L’esprit artistique des artistes modernes sur papier, Galerie Hyundai, Séoul, 2014
  • Autres structures primaires, Musée Juif de New York, 2014
  • De tous les côtés : Tansaekhwa sur l’abstraction, Blum & Poe, Los Angeles, 2014
  • Ufan Lee : One man show, Galerie Gary Tatintsian, Moscou, 2014-2015
  • Dansaekhwa et minimalisme, Blum & Poe, Los Angeles, 2016

MUSÉES 

  • Ufan Lee Museum, Naoshima 
  • Centre Pompidou, Metz
  • Hiroshima City Museum of Contemporary Art
  • Musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne
  • Museum of Fine Art, Gifu 
  • Hirshhorn Museum and Sculpture Park, Washington
  • Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris
  • Yokohama Museum of Art, Yokohama
  • Musée National d’Art contemporain, Séoul

FONDATION

  • Guggenheim Foundation

Principales publications sur Ufan Lee 

  • Kim, Youngna, Modern and contemporary art in Korea: tradition, modernity and identity, coll. “Hollym International Corp.”, 2005
  • Silke von Berswordt-Wallrabe, Lee Ufan. Encounters with the Other, Goettingen, Steidl, 2007
  • Yi, U-hwan (Ufan Lee : exhibition held at the lesson Gallery), The art of encounter, 2008
  • Alexandra Munroe, Ufan Lee : Marking Infinity, Soloman R. Guggenheim Museum, 2011
  • Kee Joan, Contemporary Korean Art : Tansaekhwa and the Urgency of Method, Minneapolis, University of Minnesota Press, 2013

Expertise et Estimation des œuvres d’Ufan Lee

Certaines œuvres d’Ufan Lee sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Ufan Lee afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres d’Ufan Lee pour en savoir plus sur sa cote.

Aristide MAILLOL

Aristide Maillol est né en décembre 1861 à Banyuls-sur-Mer et est décédé en septembre 1944 dans la même commune à l’âge de 82 ans. Passionné depuis sa plus tendre enfance par l’art, il décide dès l’âge de 15 ans qu’il deviendra peintre. Lorsque le jeune homme intègre l’École des Beaux-Arts de Paris en 1885, il étudie sous la direction des artistes Jean-Paul Laurens, Gérôme et Cabanel. Aristide Maillol s’ouvre alors à d’autres disciplines comme la tapisserie ou encore la sculpture. L’artiste expose d’ailleurs régulièrement plusieurs de ses tapisseries au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Aristide Maillol sera néanmoins surtout connu pour être l’un des sculpteurs les plus talentueux de son temps.

La première partie de sa carrière

Durant ses années d’études à l’École des Beaux-Arts, Aristide Maillol est très rapidement déçu par les contraintes académiques strictes qui lui sont imposées. Lorsqu’il découvre le travail de Gauguin, il est tout de suite séduit et décide d’orienter comme lui son art vers la représentation stylisée de femmes. Il sera aussi influencé par d’autres grands maîtres de la peinture comme Maurice Denis ou encore Édouard Vuillard. C’est dans ce contexte qu’Aristide Maillol rejoint le groupe des Nabis et s’intéresse comme eux à la tapisserie. Dès lors l’artiste ouvre un atelier dans sa ville natale et multiplie les expositions de sa production. Son œuvre est à l’époque très appréciée et les commandes se multiplient.

Une contribution importante à la sculpture

L’année 1900 marque un tournant très important dans la carrière d’Aristide Maillol. C’est en effet à partir de cette période qu’il décide de se consacrer à la sculpture et d’en faire sa seule et unique activité. Ses productions monumentales comme ses statuettes se concentrent sur la figure féminine. L’artiste s’inspire en effet du corps de la femme et produit des œuvres desquelles se dégagent une impression de stabilité, d’autonomie et surtout, d’harmonie. En termes de technique, Aristide Maillol fait preuve d’audace puisqu’il expérimente une combinaison d’abstraction, de géométrie et de composition qui lui est propre. La reconnaissance ne se fait pas tarder et le sculpteur rencontre un immense succès lors des expositions suivantes. Aujourd’hui encore, l’héritage d’Aristide Maillol est particulièrement visible dans le travail de sculpteurs comme Henry Moore ou encore Constantin Brancusi.

Œuvres d’Aristide Maillol

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Profil de jeune fille, 31 x 24 cm, 1893/95
  • Femme étendue sur une draperie, 10 x 26,2 cm, 1895
  • Femme nue étendue à plat ventre, 11,5 x 34 cm, 1895
  • Laveuse, 19 x 30 cm, 1895
  • La vague, 19,7 x 17,1 cm, 1895/98
  • Femme nue assise de dos, 17 x 14,5 cm, 1925
  • Épanouissement, 21 x 29 cm, 1925
  • Les Églogues de Virgile, 1926
  • Femme accroupie de dos, 23,5 x 17 cm, 1926
  • Femme debout, nouant sa chevelure, 1927
  • Femme nue penchée en avant, 24,2 x 29,8 cm, 1928
  • L’art d’aimer d’Ovide, 38 x 28 cm, 1935
  • Lucien : Dialogues des Courtisanes, 39 x 30,3 cm, 1948

DESSIN-AQUARELLE

  • Étude pour le monument à Cézanne, 14 x 23 cm, 1912
  • Nu à la serviette, 30 x 20,5 cm, 1921
  • Thérèse, 74 x 52 cm, 1926
  • Iva, 119,5 x 69,3 cm, 1930
  • Marie, 34 x 25,5 cm, 1936
  • Dina pour la rivière, dessin préparatoire, 83 x 128 cm, 1938
  • Dos de Dina, 90,5 x 117,5 cm, 1938
  • Jeune fille nue étendue sur le dos, 85,5 x 130,5 cm, 1938
  • Dina couchée de côté, les cheveux défaits, 25,5 x 32,5 cm, 1939
  • Nu allongé, 66,5 x 134,5 cm, 1940
  • Dina de face, étude pour Harmonie, 101,8 x 66,9 cm, 1940
  • Portrait de Dina au foulard rouge, 32 x 21,5 cm, 1941
  • Étude pour La Tulipe, 30 x 23,5 cm, 1942

SCULPTURE-VOLUME

  • La Méditerranée, 113 x 147,4 x 73,7 cm, 1901/02
  • La nuit, 101,6 cm, 1902
  • La nuit, première état, 116,2 cm, 1902
  • Torse de l’action enchainée, 122 cm, 1905
  • Le Désir, 119 x 116 cm, 1907
  • La nuit, 101,5 cm, 1909
  • Monument à Paul Cézanne, 226 cm, 1913/25
  • Vénus (sans collier), 175,3 cm, 1928
  • Monument à Claude Debussy, 91 x 74,5 x 38,6 cm, 1930
  • Baigneuse debout se coiffant, 155,6 cm, 1930
  • Les Trois Nymphes, 157,5 cm, 1930/37
  • La montagne, 193 x 212,1 x 102,9 cm, 1937
  • L’air, 240 cm, 1937
  • La rivière, 120 x 220 x 166 cm, 1938/43

Aristide Maillol, un artiste particulièrement influent 

EXPOSITIONS

  • La pose de la poésie et de la prose : Aristide Maillol interprète le livre d’artiste, Institut d’Art de Minneapolis, 2007-2008
  • Dessins de sculpteurs et œuvres sur papier, Pangolin Londres, 2012
  • Aristide Maillol, Kunsthaus Zürich, 2012
  • L’art du jardin des Tuileries du Louvre, Haut Musée d’Art, Atlanta, 2013-2014
  • Nu : De Modigliani à Currin, Galerie Gagosian, New York, 2016
  • X, Y, Z : l’art en trois dimensions, Musée d’Art de l’Université d’Arizona, 2017
  • Murs de petits, Galerie Neptune & Marron, Washington DC, 2020
  • Aristide Maillol (1861-1944) : La Quête de l’Harmonie, Musée de l’Orangerie, Paris, 2022

MUSÉES

  • Musée Maillol, Paris
  • Museum of Modern Art, New York
  • Musée d’Orsay, Paris
  • Musée des Beaux-Arts de Houston
  • Musée d’Art de Shimane, Matsue
  • Kröller-Müller, Otterlo
  • Musée Folkwang, Essen

FONDATION

  • Fondation Dina Vierny

Principales publications sur Aristide Maillol

  • Judith Cladel, Aristide Maillol : sa vie, son œuvre, ses idées, Grasset, 1937
  • John Rewald, Maillol, Éditions Hypérions, 1938
  • Pierre Camo, Maillol mon ami : sa vie, son amitié, son art, Éditions du Grand-Chêne, 1950
  • Waldemar George, Maillol, Neuchâtel, Éditions Ides et Calendes, 1964
  • Dina Vierny, Bertrand Lorquin et Antoinette Le Normand-Romain, Maillol : La Méditerranée, Les Dossiers du Musée d’Orsay, 1986
  • Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, 1994
  • Dina Vierny et Bertrand Lorquin, Maillol : La Passion du Bronze, Fondation Dina Vierny, 1995
  • Aristide Maillol : catalogue d’exposition, Institut Valencia d’Art Moderne, 2002

Expertise et Estimation des œuvres d’Aristide Maillol

Certaines œuvres d’Aristide Maillol sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Aristide Maillol afin d’établir une estimation de votre pièce. N’hésitez pas à également consulter notre page dédiée aux prix de vente des œuvres d’Aristide Maillol pour en savoir plus sur sa cote.

Alberto GIACOMETTI

Alberto Giacometti est né en octobre 1901 en Suisse et décédé en janvier 1966, en Suisse également, à l’âge de 64 ans. Fils de peintre, il peint ses premières toiles en 1913 avant de s’essayer à la sculpture. Si Alberto Giacometti reçoit un enseignement sculptural à l’École des Beaux-Arts de Genève à partir de 1919, il continuera d’enrichir ses connaissances grâce à ses voyages en Italie et grâce à ceux qu’il côtoie. C’est d’ailleurs André Breton qui lui fera découvrir le surréalisme. Une fois installé à Paris, Giacometti deviendra un des sculpteurs les plus reconnus notamment grâce à la particularité de ses influences artistiques.

Abstraction et surréalisme

L’œuvre d’Alberto Giacometti s’intéresse à des thèmes proches de la psychanalyse freudienne. À travers ses sculptures, il explore donc une imagerie onirique du viol, de la violence et du traumatisme. À cette période, l’artiste est influencé par les mouvements cubistes et surréalistes, mais également par l’art primitif. Ces différents styles artistiques lui permettent de développer sa propre esthétique. Alberto Giacometti utilise donc des formes sculpturales innovantes et qui ressemblent souvent à des jeux pour aborder la question philosophique de la condition humaine. C’est avant tout pour ces productions qu’il se fera remarquer et aura entre autres la chance de participer à la rédaction de la revue Le Surréalisme au service de la révolution entre 1931 et 1933.

L’apparition de figures humaines

À partir de 1935 débute la période de maturité artistique d’Alberto Giacometti. Il s’oriente vers la réalisation de représentations humaines figuratives avec pour objectif de capturer et de représenter leur essence, mais également de travailler sur la conscience de soi. Le sculpteur se met ainsi à travailler d’après nature et réalise dans ce contexte plusieurs séries de têtes avec pour objet d’inspiration son propre frère, ainsi qu’un autre modèle. Quelques années plus tard, Alberto Giacometti s’essaye à la production des figurines de plus en plus petites qui, dit-il, rétrécissent contre son gré. Artiste tourmenté, ses craintes et ses insécurités auront nourri l’ensemble de sa production artistique.

Œuvres d’Alberto Giacometti

ESTAMPE-MULTIPLE

  • Les pieds dans le plat, 12,8 x 8,8 cm, 1933
  • L’air de l’eau, 16,5 x 31,3 cm, 1934
  • La Main , 12,8 x 9,5 cm, 1949/50
  • Personnages dans la rue, 24 x 18,5 cm, 1952
  • Buste, 37 x 52,5 cm, 1954
  • La Mère sur la banquette à Stampa, 54 x 36,5 cm, 1956
  • Vivantes centres, innommées, 45,2 x 31,5 cm, 1957/58
  • Homme debout et soleil, 65,5 x 50,4 cm, 1963
  • Nu debout II, 50,2 cm x 10,8 cm, 1961
  • Buste d’homme, 57 x 43 cm, 1964
  • La mère de l’artiste, 40 x 34 cm, 1964
  • Paris sans fin, 45 x 34,8 cm, 1969

DESSIN-AQUARELLE

  • Autoportrait au pinceau, 36,2 x 25,5 cm, 1918
  • Femme debout/Groupe de personnages, 62,7 x 48 cm, 1946
  • Portrait de Pierre Loeb, 49,7 x 31,8 cm, 1946
  • Portrait de Louis Aragon, 53 x 36 cm, 1946
  • Jean-Paul Sartre, 28 x 22 cm, 1949
  • Tête de Diego dans un intérieur, 33 x 25,4 cm, 1952
  • Nu debout, 49,9 x 33,2 cm, 1954
  • Annette assise à Stampa, 59,5 x 41,7 cm, 1954
  • Deux portraits d’Annette/La mère de l’artiste à Stampa, 57,5 x 40,9 cm, 1954
  • Portrait de James Lord, 49,3 x 31,7 cm, 1954
  • Tête d’homme, 26 x 21 cm, 1955
  • Buste d’homme, 46,4 x 32,4 cm, 1958

SCULPTURE-VOLUME

  • Lampe flambeau, petit modèle, 44,5 cm, 1934
  • Tête de femme, 24,1 x 13,5 x 18,4 cm, 1936
  • Femme Leoni, 167 cm, 1947
  • Le Nez, 81,3 x 72,4 x 38 cm, 1949
  • Tête au long cou, 26,1 cm, 1949
  • Quatre Figurines, 21,5 cm, 1950
  • Figurine entre deux maisons, 29,5 x 53,3 x 9,4 cm, 1950
  • Homme qui chavire, 59,5 cm, 1950
  • Nu debout sur socle cubique, 43,5 cm, 1953
  • Buste de Diego, 26 cm, 1954
  • Femme de Venise IV, 115,2 cm, 1956
  • Femme assise, 50 cm, 1956
  • Tête d’homme, 6,7 cm, 1961
  • Petit buste d’homme, 20,3 cm, 1971

Une œuvre présente partout à travers le monde

EXPOSITIONS

  • L’Atelier d’Alberto Giacometti, Centre Pompidou, Paris, 2007-2008
  • Giacometti et les Étrusques, Pinacothèque de Paris, 2011-2012
  • Alberto Giacometti, Musée de Grenoble, 2013
  • Alberto Giacometti, Musée Pera, Istanbul, 2015
  • Giacometti, Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture, Landerneau, 2015
  • Giacometti : Pure Presence, National Portrait Gallery, Londres, 2015-2016
  • Derain, Giacometti et Balthus : une amitié artistique, Musée d’Art moderne de la ville de Paris, 2017
  • Giacometti, entre tradition et avant-garde, Musée Maillol de Paris, 2018-2019
  • Alberto Giacometti, une aventure moderne, Lille Métropole — Musée d’Art moderne, d’Art contemporain et d’Art brut, 2019
  • Alberto Giacometti au Prado, Musée du Prado, Madrid, 2019
  • Rol-Tanguy par Giacometti, Musée de la Libération — Musée du Général Leclerc — Musée Jean-Moulin, 2022

MUSÉES

  • Museum of Modern Art, New York
  • Musée d’Art moderne de San Francisco
  • Galerie nationale d’Art Moderne, Rome
  • Detroit Institute of Arts Museum, Détroit
  • Rijksmuseum Amsterdam, Amsterdam
  • Musée Toulouse-Lautrec
  • Musée d’Art et d’Histoire, Genève
  • Centre Pompidou, Paris
  • Musée d’Orsay, Paris

FONDATIONS

  • Fondation Alberto et Annette Giacometti
  • Fondation Ernst Scheidegger 
  • Fondation Maeght

Les principaux ouvrages sur Alberto Giacometti

  • Jean Clair, Le Nez de Giacometti, Gallimard, coll. « Art et Artistes », 1992
  • Jean Clair, Le Résidu de la ressemblance. Un souvenir d’enfance d’Alberto Giacometti, l’Échoppe, 2000
  • Claude Delay, Giacometti, Alberto et Diego, l’histoire cachée, Fayard, coll. « Littérature générale », 2007
  • Georges Didi-Heberman, Le Cube et le Visage, Éditions Macula, coll. « Vues », 1993, réédition 2007
  • André du Bouchet, Alberto Giacometti. Dessins, Maeght éditeur, 1969, réédition 1991
  • Thierry Dufrêne, Le Journal de Giacometti, Hazan, coll. « Bibliothèque Hazan », 2007
  • Jacques Duplin, Alberto Giacometti, Farrago, 1999
  • Franck Maubert, Le Dernier Modèle, Mille et une nuits, coll. « Littérature », 2012
  • Jean Soldini, Alberto Giacometti. L’espace et la force, Éditions Kimé, 2016

Expertise et Estimation des œuvres d’Alberto Giacometti

Certaines œuvres d’Alberto Giacometti sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Alberto Giacometti afin d’établir une estimation de votre pièce.

Albert CHEURET

Albert Cheuret est né en 1884 à Paris et décédé dans la même ville à l’âge de 82 ans. Après avoir été formé à la sculpture par Jacques Perrin et Georges Lemaire, le jeune homme s’établit à l’avenue Franco-Russe et il y crée son propre studio. Lorsqu’en 1908 il reçoit le premier Prix du Concours de Sculpture Ornementale organisé par la Réunion des fabricants de bronze, Albert Cheuret commence à se faire connaître et reçoit de plus en plus de commandes dont un grand nombre de sculptures commémoratives comme le monument aux morts de Saint-Satur (Cher, 1921).

Un sculpteur bestiaire

Connu avant tout pour ses luminaires, Albert Cheuret a consacré l’ensemble de son œuvre à la mise en avant de sujets animaliers. C’est en grande partie son aptitude à pouvoir adapter ce thème à plusieurs types de supports qui a fait sa renommée. En effet, l’artiste appose très souvent à ses créations des formes animales comme des cigognes ou encore des hiboux, ce qui rend son œuvre particulièrement reconnaissable. Ses figures de prédilection sont les oiseaux (hérons, rapaces, etc.). Une des œuvres les plus célèbres du sculpteur, le lustre Oiseau de Paradis qu’il a exposé en 1924, a profondément marqué son héritage. La découverte de la sépulture de Toutankhamon est un autre élément qui lui a permis d’enrichir son iconographie.

La rencontre de plusieurs styles

Bien que les inspirations bestiaires présentes dans ses œuvres expliquent en grande partie leur originalité, la seconde spécificité du travail d’ Albert Cheuret réside dans sa capacité à combiner ce style naturaliste à d’autres influences. En effet, on observe tantôt des éléments faisant écho à l’Art Déco, tantôt des éléments tendant vers une plus grande abstraction voire une géométrisation des formes. Pour renforcer cette sorte d’ambivalence dans son travail, Albert Cheuret n’hésite pas à associer des matériaux traditionnels à des matériaux plus exotiques. Le bronze et l’albâtre sont d’ailleurs ses deux matériaux de prédilection qui, lorsqu’ils sont associés, laisse présager qu’il s’agit probablement d’une de ses œuvres.

Œuvres d’Albert Cheuret

LUMINAIRE

  • Lampe de table Fougère, 53,5 cm, 1920
  • Lampe Torchère, 181,6 cm, 1925
  • Applique Argus, 104 x 75 cm, 1925 
  • Chandelier Cigognes, 88,9 x 88,9 cm, 1925
  • Chandelier Cigognes, 81,2 x 88,9 cm, 1925
  • Chandelier Ibis, 86,5 x 89 cm, 1925
  • Applique L’oiseau lyre, 94 x 65 cm, 1925
  • Applique Cactus, 44,5 x 40,6 cm, 1925
  • Lampe Aloes, 64,8 x 82,5 cm, 1925
  • Lampe Tulipe, 37,5 cm, 1925
  • Chandelier Corbeille de roses, 96,4 x 55,9 cm, 1925
  • Applique murale Héron, 89,3 x 69 x 39,5 cm, 1925
  • Lampe Aloes, 77 x 45,5 x 45,5 cm, 1925/30

OBJET 

  • Miroir de table, 36,2 cm, 1920
  • Pendule, 16,5 x 37,5 cm, 1925
  • Miroir éclairant, 54, 5 x 93,5 cm, 1925
  • Horloge de cheminée, 16,5 x 43,1 x 8,8 cm, 1925
  • Horloge de cheminée L’Égyptienne, 15 x 42,5 x 9,5 cm, 1925
  • Miroir Hibou, 67,3 x 60,9 cm, 1925
  • Miroir Cigogne, 55,9 x 93,4 x 20,3 cm, 1925
  • Console au boa, 180 x 50,5 x 25,5 cm, 1925/33
  • Console Héron, 98,5 x 158,5 x 35,5 cm, 1925
  • Console Hibou, 202,5 x 60 x 34 cm, 1925
  • Chenets aux cobras, 63,5 x 22,8 x 46,5 cm, 1926
  • Vase ovoïde à deux anses Cerise et fleurs, 29 x 42 cm
  • Pendule à corps trapézoïdal, 16,5 x 43,4 cm
  • Miroir de table double-face à monture en éventail, 37 x 59 cm
  • Vase de forme ovoïde à gradins, 21 x 11,3 cm

SCULPTURE

  • Pélican, 1925
  • Chouette, 44 cm, 1925
  • Monument aux morts de la ville de Cannes, 93 cm

Albert Cheuret, un artiste souvent exposé dans les galeries parisiennes 

EXPOSITIONS

  • Exposition Internationale des Arts Décoratifs, Paris, 1925
  • Animal, Itinéraire Saint-Germain, 2021

MUSÉE 

  • Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou (CNAC), Paris

GALERIES

  • Galerie Marcilhac, Paris
  • Galerie Jacques Lacoste, Paris
  • Galerie Jacques Barrère, Paris
  • Galerie Chenel, Paris
  • Galerie Xavier Eeckhout, Paris
  • Galerie Jacques Lacoste, Paris
  • Galerie Lucas Ratton, Paris

Ouvrage sur Albert Cheuret

  • Catalogue d’Exposition, Lumières, Musée Beaubourg, Centre Georges Pompidou, mai 1985, Éd. Hermé, 1985, modèle reproduit p.149 n° 197

Expertise et Estimation des œuvres d’Albert Cheuret

Certaines œuvres d’Albert Cheuret sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Albert Cheuret afin d’établir une estimation de votre pièce.

Hans COPER

Hans Coper est né en avril 1920 en Allemagne et décédé en juin 1981 à l’âge de 61 ans. Après avoir été emprisonné au Canada pendant la Seconde Guerre mondiale du fait de sa nationalité allemande, il s’intéresse pour la première fois à la céramique et intègre en 1946 le cabinet de Lucie Rie où il se forme à cette pratique. Lorsque son talent émerge, Hans Coper rejoint Heber Matthews afin de poursuivre son enseignement à ses côtés. Il établit ensuite son propre studio dans le Hertfordshire en 1958. L’artiste se fait connaître très rapidement et deviendra même une figure incontournable de la poterie d’atelier au XXe siècle.

Découverte d’une poterie abstraite

À une époque où les potiers produisent essentiellement des œuvres fonctionnelles, Hans Coper vient révolutionner le marché en prêtant attention davantage à la qualité sculpturale de ses réalisations. D’ailleurs, bien que son œuvre ait très largement été influencée par le travail de Lucie Rie qui a été son mentor, cette dernière fera elle-même la différence entre ses poteries et celles de Coper qu’elle qualifie d’œuvre d’art. Bien loin des traditionnels plateaux, ses formes simples et abstraites sont le fruit de la sollicitation de sa sensibilité artistique. Les céramiques non fonctionnelles de Hans Coper ont été très appréciées pour leur dimension avant-gardiste.

Un procédé qui lui est propre

Dès ses débuts, Hans Coper a tenu à expérimenter ses propres céramiques, ce qui explique que son travail soit si reconnaissable. Pour s’assurer de la qualité de son travail, il réalise d’abord ses différentes pièces sur le potier avant de les assembler à la main pour obtenir la forme finie. Cette manière de procéder révèle le soin et l’habilité que met Coper à réaliser ses œuvres. Un autre élément distinctif de ses pots est leur forme reconnaissable en un coup d’œil : il les nomme Flower, Spade, Cup, Egg, Bud, Arrow et Bud. Le rendu obtenu par Hans Coper est en général assez grossier et réalisé avec des oxydes ce qui permet d’obtenir une coloration assez discrète.

Œuvres de Hans Coper 

OBJET

  • Globular pot with linear design, 25,4 x 26 cm, 1954
  • “Poppy Head” pot, 20,8 x 14 cm, 1957
  • The Swinton School Wall, 60 cm, 1960
  • Digswell composite form with flattened central volume, 26,8 x 14,5 cm, 1960
  • Early and large “Hourglass” form, 46 x 21 cm, 1965
  • “Spade” form, 23,6 cm, 1969
  • Large “Bell” forl, 33,2 x 34,5 cm, 1966
  • Monumental ovoid pot, 46,5 x 38,5 x 38 cm, 1968
  • Gobelet form with vertical impressions, 40,3 cm, 1968
  • Composite Form with Vertical Impression, 30,5 x 21,5 x 21,5 cm, 1969
  • Rare evolved “Spade” form, 17,3 cm, 1970
  • “Cycladic” arow form, 22 cm, 1972
  • Ovoid pot with disc top, 24 cm, 1972
  • “Sack” form with disc, 24 x 16,1 cm, 1972
  • Monumental « Writhlington School » pot, 77 cm, 1972
  • “Thistle” form, 32 cm, 1975
  • Cycladic arrow form, 26,5 cm, 1975
  • Pot with four indents and cylindrical foot, 25 cm, 1975
  • Cycladic Winged Bud Form, 24 x 9,5 x 10,5 cm, 1976

SCULPTURE-VOLUME

  • Early composite form, 16,1 x 9,1 cm, 1950
  • Composite form, 13,3 x 11,8 cm, 1952
  • Large Spade Form, 40 cm, 1960
  • Cup on foot with central disc, 1965
  • Cycladic arrow form, 29,5 cm, 1970
  • Cycladic arrow form, 23,5 cm, 1970
  • Squeezed form Vase with four Indents, 17 cm, 1970/75
  • Spade form, 21 cm, 1972
  • Composition form with vertical central disc, 26,5 x 15,6 x 7,5 cm, 1974
  • Cyladic bud form with wings, 17,1 cm, 1975
  • A superlative black Cyladic form, 24 cm, 1976
  • Cycladic winged bud form, 24 cm, 1976
  • Black cycladic form, 23 cm, 1977

Hans Coper et son œuvre prolifique

EXPOSITIONS

  • Salon international de la céramique, Tokyo, Japon, 1964
  • Hans Coper et Peter Collingwood, Victoria & Albert Museum, Londres, Paris, 1969
  • Exposition du soixantième anniversaire, Musée Hetjens, Düsseldorf, Allemagne, 1980
  • Exposition personnelle, Galerie Besson, Londres, Royaume-Uni, 1988
  • Modernisme céramique, Hans Coper, Lucie Rie et leur héritage, Gardiner Museum of Ceramic Art, Toronto, Canada, 2002
  • L’héritage de l’art céramique moderne, Gifu, Japon, 2003
  • Lucie Rie & Hans Coper, Galerie Besson, Londres, Royaume-Uni, 2006
  • Céramiques classiques et contemporaines, Galerie Besson, Londres, Royaume-Uni, 2009
  • International Ceramics, Erskine, Hall & Coe, Londres, Royaume-Uni, 2016
  • Hans Cooper 100, Ashmolean Museum of Art and Archeology, Oxford, 2021

MUSÉES

  • Musée préfectoral de la céramique d’Aichi, Aichi, Japon
  • Craft Council Collection, Londres, Royaume-Uni
  • Institut des Arts, Détroit, États-Unis
  • Metropolitan Museum of Art, New York, États-Unis
  • Musée d’Art Moderne, New York, États-Unis
  • Musée d’art de la céramique moderne, Gifu, Japon
  • Musée Kunstgewerbe, Zurich, Suisse
  • Kruithuis s’Hertoogenbosch, Pays-Bas
  • Musée Boijmans van Beuningen, Rotterdam, Pays-Bas
  • Musée Röhss, Suède

Les principaux ouvrages sur Hans Coper

  • Birks, Tony, Hans Coper, Martson House Publishers, 1998
  • Coatts, Morgot (éd.). Lucie Rie et Hans Coper : Potiers en parallèle, Herbert Press, 1997
  • Frankel, Cyrille. Pots modernes : Hans Coper, Lucie Rie et leurs contemporains, University of East Anglia Press, 2002

Expertise et Estimation des œuvres de Hans Coper

Certaines œuvres de Hans Coper sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Hans Coper afin d’établir une estimation de votre pièce.

Hans ARP

Hans Arp est né en septembre 1886 à Strasbourg et est décédé en juin 1966 à Bâle à l’âge de 79 ans. Aussi connu sous le nom de Jean Arp, il aime se donner ces deux prénoms pour témoigner de sa double appartenance à la France de sa mère, et à l’Allemagne de son père. Après des études aux Académies de Weimar et de Julian, il voyage et rencontre de nombreuses personnalités artistiques dont Delaunay, Modigliani, Picasso ou encore Apollinaire, qui vont largement influencer sa carrière d’artiste. Hans Arp est connu pour ses peintures, ses sculptures, mais également pour ses poèmes et ses textes.

Une manière de travailler qui lui est propre

Le processus de travail de Hans Arp est ponctué par l’aléatoire et le hasard. À l’époque, il est l’un des premiers artistes à intégrer ces notions et à prendre le risque de « perdre le contrôle » de son œuvre. Arp va, par exemple, intituler ses œuvres non pas avant, mais après leur réalisation afin de limiter l’intervention de l’esprit conscient au profit de la spontanéité et des idées inconscientes. Ainsi, lorsqu’il réalise ses collages, peintures, sculptures et autres œuvres, c’est au hasard et non à la réflexion consciente qu’il fait appel.

Une figure incontournable du mouvement Dada

Lorsqu’il arrive à Zurich, Hans Arp s’associe à Tzara, Hülsenbeck et Hugo Ball et participe à la révolution culturelle du dadaïsme. Il sera alors responsable de l’illustration de plusieurs ouvrages du mouvement. Quelques années plus tard, Arp porte le mouvement Dada jusqu’à Paris. S’intéressant ensuite de manière très active au surréalisme, il sera plus tard considéré comme une figure de transition faisant le lien entre le Dada et le surréalisme, mouvements majeurs du début du XXe siècle.

Le biomorphisme au centre de l’œuvre sculpturale

Pour préserver l’utilisation du hasard que l’on retrouve dans ses collages ou encore dans ses peintures, Hans Arp privilégie l’utilisation du plâtre pour ses sculptures. En effet, il s’agit d’un matériau très malléable, sensible aux changements et donc plus à même à donner naissance à des formes naturelles. Ainsi les formes des sculptures de l’artiste évoquent un sentiment de vitalité et, si elles ne sont pas à proprement parler des formes humaines, il n’empêche qu’elles affichent une connexion particulière avec l’humanité.

La poésie, un élément incontournable du travail d’Arp

De même qu’il se plaît à jouer avec les formes et avec les matières, Hans Arp n’hésite pas à s’amuser avec les mots, aussi bien dans les titres de ses œuvres que dans les poèmes qu’il écrit. À travers ses poèmes, Hans Arp célèbre l’héritage qu’il doit au mouvement Dada. Dans les années 20, il va d’ailleurs créer son Encyclopédie Arpadienne qui recense les éléments les plus communs de son langage.

Hans Arp, un artiste exposé dans de nombreux pays

EXPOSITIONS

  • 1928 : Galerie L’Époque, Bruxelles
  • 1921 : Salon Dada, Exposition internationale, Galerie Montaigne, Paris
  • 1927 : Arp, Galerie Surréaliste, Paris
  • 1929 : Arp Reliefs, Galerie Goemans, Paris
  • 1936 : Cubism and Abstract Art, MoMA, New York
  • 1951 : Arcadie d’Arp, Librairie La Hune, Paris
  • 1956 : Hans Arp, Kurt Schwitters, Kunsthalle, Berne
  • 1960 : Stedelijk Museum, Amsterdam
  • 1964 : Brook Street Gallery, Londres
  • 1970 : Vismara Arte Contemporanea, Milan
  • 1983 : Le temps de papiers déchirés, Musée national d’art moderne, Paris
  • 1984 : The Contemporary Art Gallery, Tokyo

MUSÉES

  • Musée de Strasbourg
  • Musée des Beaux-Arts du Canada
  • Centre Pompidou
  • Musée Arp
  • Musée d’Art moderne de Paris

FONDATION

Œuvres réalisées par Hans Arp

SCULPTURES

  • Fleur-marteau, formes terrestres, 63 x 50 cm, 1916/17
  • Relief concret, 37,5 x 44,5 cm, 1921
  • Trois objets désagréables sur une figure, 36 x 29,5 x 23,5 cm, 1930
  • Relief porte-malheur, 34 x 29 x 4 cm, 1951
  • Torse végétal, 135 cm, 1959
  • Oriforme, 24,1 cm, 1962
  • Chapeau-coquille, 28,5 cm, 1965

PUBLICATIONS

Publications en allemand

  • 1920 : Der Vogel Selbdritt, Berlin Otto von Holten
  • 1920 : Die Wolkenpumpe, Paul Steegeman
  • 1924 : Der Pyramidenrock, Zurich Eugen Rentsch
  • 1930 : Weisst du Schwarzt du, Pra
  • 1930 : Konfiguration, Poésie & Co
  • 1939 : Muscheln und Schirme, chez l’auteur
  • 1944 : 1924 1925 1926/1943, Benteli
  • 1951 : Auch Das ist Nur Eine Wolke, Vineta, réédition Bâle 1960
  • 1951 : Wegweiser-Jalons, chez l’auteur, édition bilingue allemand et français
  • 1952 : Die Engelsschrift, chez l’auteur
  • 1953 : Wortträume und Schwarze Sterne, Limes
  • 1953 : Behaarte Herzen, 1923-26, Könige vor der Sintflut, 1953-53 (deux œuvres)
  • 1955 : Auf Einem Bein, Limes
  • 1955 : Unsern Täglichen Traum, Arche
  • 1953 : Worte mit und ohne Anker, Lime
  • 1960 : Mondsand, Neske
  • 1960 : Zweiklang, Arche
  • 1961 : Sinnende Flammen, Arche
  • 1965 : Logbuch des Traumkapitäns, Arche
  • 1963 : Gesammelte Gedichte I, P. Schifferli éd.
  • 1974 : Gesammelte Gedichte II, P. Schifferli éd.
  • 1984 : Gesammelte Gedichte III, P. Schifferli éd.

Publications en français

  • 1937 : Des taches dans le vide, Librairie Tschann
  • 1938 : Sciure de gammes, Parisot
  • 1941 : Poèmes sans prénoms, chez l’auteur
  • 1944 : Rire de coquille, Vordemberge-Guildewart
  • 1945 : Le Blanc aux pieds de nègre, Fontaine
  • 1946 : Le Siège de l’air, Vrille
  • 1957 : Le Voilier dans la forêt, Louis Broder
  • 1960 : Vers le blanc infini, La Rose des vents
  • 1966 : Le Soleil recerclé, Louis Broder
  • 1966 : Jours effeuillés, Gallimard

Traductions françaises des poèmes allemands

  • 1965 : L’ange et la Rose, Maxime Alexandre, Forcalquier,  Éditions Robert Morel,
  • 1983 : Logbuch, trad. Aimé Bleikasten, édition bilingue, Éditions Arfuyen
  • 2005 : Sable de lune, trad. Aimé Bleikasten, édition bilingue, Éditions Arfuyen
  • 2013 : La Grande fête sans fin, trad. Aimé Bleikasten, édition bilingue, Éditions Arfuyen

Expertise et Estimation des œuvres de Hans Arp

Certaines œuvres de Hans Arp sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Hans Arp afin d’établir une estimation de votre pièce.

Rembrandt BUGATTI

Rembrandt Bugatti est né en octobre 1884 à Milan et décédé en janvier 1916 à Paris, à l’âge de 31 ans. Fils du décorateur et architecte Carlo Bugatti, Rembrandt est initié à la sculpture dès son plus jeune âge par Giovanni Segantini, ami de la famille. Lorsqu’il signe son contrat d’exclusivité avec Adrien A. Hébrard en 1904, sa carrière artistique commence. La même année, Rembrandt Bugatti expose pour la première fois son travail au Salon des Beaux-Arts où Rodin le remarque. Malgré sa très courte carrière (il se suicide à l’âge de 30 ans), Rembrandt Bugatti reste encore aujourd’hui un sculpteur très apprécié.

Rembrandt Bugatti, le sculpteur de bestiaires

Rembrandt Bugatti a toujours été passionné par les bestiaires. En effet, à l’âge de 14 ans déjà, il réalisait sa première sculpture représentant un paysan conduisant trois vaches. À l’époque, il s’inspire très largement des animaux sauvages qu’il observe à la Ménagerie du Jardin des Plantes, située non loin de chez lui. Quelques années plus tard, Rembrandt Bugatti décide de s’installer en Belgique et d’y découvrir le zoo d’Anvers. L’artiste trouvera en ce lieu une nouvelle source d’inspiration quasi inépuisable, un endroit où il peut observer les animaux longuement et capturer dans le plâtre leur essence. Ses œuvres sont marquées par cette capacité à communier avec le monde animal.

Une technique particulière

Rembrandt Bugatti se distingue des autres sculpteurs de bestiaires grâce au très grand réalisme de ses œuvres. Il modèle ses sujets sans avoir réalisé d’esquisse ou pris de quelconque mesures au préalable. On peut d’ailleurs observer sur chacune des sculptures des traces de doigt ou d’outils qui renforce l’impression de mouvement et de de vitalité qui se dégage de l’animal qui est sculpté. Rembrandt Bugatti réalise plusieurs modèles uniques et en bronze, son matériau de prédilection, qui seront particulièrement appréciés par les amateurs d’art.  Au cours de sa carrière, il produit également des pièces en collaboration avec Hébrard et Palazzolo réalisées avec la technique de la cire perdue, véritable gage de qualité pour les connaisseurs.

Une importante notoriété

Dès son plus jeune âge, Rembrandt Bugatti était déjà qualifié de véritable génie par ses pairs. Sa réputation le précède et en 1903, le journal Le Temps se propose pour promouvoir ses futures expositions. L’exécution quasi parfaite de ses patines entraine l’édition d’un grand nombre d’œuvres de l’artiste. Rembrandt Bugatti marque ainsi durablement l’univers de la sculpture animalière.

Œuvres réalisées par Rembrandt Bugatti

 

SCULPTURE

  • Hippopotame bâillant, 36 cm, 1905
  • Dix minutes de repos ou Le grand fardier, 40 x 260 cm, 1905
  • Deux girafes, 60 cm, 1906
  • Jaguar accroupi, grand modèle, 29 x 47,5 x 28,7, 1907
  • Le Grand Fourmilier, 34,5 x 47,5 x 21,5 cm x 1909
  • Babouin Sacré Hamadryas, 43,8 x 45,1 x 17,8 cm, c.1909/10
  • Lion et Lionne de Nubie, 128,5 cm, 1909/10
  • Lionne d’Afrique, 70 cm, 1910
  • Grande girafe tête basse, 65 cm, 1910/34
  • Deux éléphants, l’un derrière l’autre, 29 x 70 x 14, 1912
  • Grand tigre royal, 71,7 cm, 1913
  • Panthère à l’affut, 29,5 x 64 x 15 cm, 1913/14

DESSIN-AQUARELLE

  • Autoportrait de profil, 29,5 x 21,5 cm, 1905
  • Étude de dromadaire, 36,5 x 57 cm
  • Lionne couchée, 32 x 64 cm
  • Autoportrait à la pipe, 40,5 x 28 cm
  • Étude d’athlète, 19 x 12,5 cm
  • Portrait de Carlo Bugatti, 34,5 x 28 cm
  • Cheval attelé, 13 x 22 cm
  • Aigle sur une branche, regardant à droite, 24 x 21,1 cm
  • L’attelage (Le fardier), 13 x 22 cm
  • Petit berger et études de moutons, 18 x 15 cm
  • Étude de bœuf, 22 x 29 cm
  • Enfant de bout de profil, 28 x 20 cm
  • Étude d’homme marchant, 7 x 11 cm

Des œuvres présentes dans de nombreux pays

EXPOSITIONS

  • Salon des peintres divisionnistes italiens, Galerie A. Grubicy, Paris, 1907
  • Rembrandt Bugatti, sculpteur, Galerie A.-A Hébrard, Paris, 1907
  • VIII Esposizione Internazionale d’Arte della Città di Venezia, Biennale de Venise, Venise, Italie, 1909
  • Rembrandt Bugatti, Galerie A.-A Hébrard, Paris, 1911
  • Rétrospective de Rembrandt Bugatti par Philipp Demandt Preface, Alte Nationalgalerie, Berlin, Allemagne

MUSÉES

  • Musée des Beaux-Arts, Rennes, France
  • Musée d’Orsay, Paris
  • Musée Olympique, Lausanne, Suisse
  • Musée cantonale des Beaux-Arts, Lausanne, Suisse
  • Musée d’art moderne et contemporain, Strasbourg
  • Legion of Honor, The Fine Arts Museum of San Francisco, California, États-Unis
  • KMDA Société Royale de Zoologie d’Anvers, Belgique
  • Galleria nazionale d’arte moderna e contemporanea di Roma, Italie
  • Wildlife Museum of Art, Jackson Hole, États-Unis
  • Alte Nationalgalerie, Berlin, Allemagne
  • Museum Gustave Kestner, Hannovre, Allemagne
  • Musée animalier Georges Poulain, Vernon, France

Les principaux livres/publications sur Rembrandt Bugatti

  • Vittore Rossi-Sachetti, L’œuvre de Rembrandt Bugatti-Carlo Bugatti et son art, éd. A.A. Hébrard, 1907
  • Marcel Rossi-Sachetti, Rembrandt Bugatti, éd. Société Royale de Zoologie, 1955
  • Mary Harvey, The Bronzes of Rembrandt Bugatti, an illustrated catalogue and biography, éd. Palaquin Publishing, 1979
  • Nicole Cournot, « Chez Alain Delon – Une maison suspendue au-dessus des toits », Maison et Jardin n° 257/octobre 1979, p. 116 à 185
  • Chalom des Cordes et V. Fromanger, Rembrandt Bugatti, Catalogue raisonné, éd. De l’Armateur, 1987
  • Patrice de Méritens, L’Adieu à Bugatti, roman, Albin Michel, 2000
  • Edward Horswell, Rembrandt Bugatti, life in sculpture, Sladmore Editions, 2004 et 2016
  • Véronique Fromanger, Rembrandt Bugatti Sculpteur — Répertoire monographique — Une trajectoire foudroyante, éd. De l’Amateur/des Arènes, 2010 et 2016
  • Philipp Demandt et Anke Daemgen, Rembrandt Bugatti, Der Bildhauer, 1884-1916, Hirmer Verlag, 2014
  • Véronique Fromanger, Rembrandt Bugatti Sculpteur – Répertoire monographique – A meteoric Rise, éd. De l’Amateur/des Arènes, 2016
  • Edgardo Franzosini, Questa vita tuttavia mi pesa molto, roman Adelphi 2015

Expertise et Estimation des œuvres de Rembrandt Bugatti

Certaines œuvres de Rembrandt Bugatti sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des bronzes de Rembrandt Bugatti afin d’établir une estimation de votre pièce.

Georges JOUVE

Georges Jouve est un céramiste français du XXème siècle à la personnalité solaire. C’était un homme d’une grande inventivité, audacieux, drôle et spirituel. Ses œuvres reflètent aisément son élégance et sa simplicité.

Une formation en sculpture et en architecture

Georges Jouve débute à l’école Boulle entre 1927 et 1930. Il y étudie la sculpture et découvre les techniques du métier. Il affirme sa personnalité en suivant ou en rejetant les méthodes enseignées. C’est dans cette école que le surnom d’Apollon lui sera donné.

Il poursuit sa formation à l’Académie Julian où il suit des cours de peinture qui lui apportent une certaine aisance dans la réalisation de ses croquis.

Puis, vient l’époque de la Grande Chaumière où il envisage une carrière d’architecte d’intérieur. Il y rencontre Rémy Hétreau, Jean-Denis Malclès, François Ganeau et développe son don pour la création avec liberté et humour.

Il se marie le 2 Juillet 1936  avec Jacqueline (née Claude, Denise Degrange), rencontrée à Marlotte, chez leurs amis Mouveau, un an auparavant. Ils emménagent rue Poultier, juste à côté du clocher de l’église Saint-Louis en l’Isle. En 1937 naît leur première fille, Catherine.

Les débuts de la céramique 

En 1941, pendant l’occupation, la famille Jouve se réfugie à Nyons, dans la Drôme, où les grands-parents de Jacqueline ont une maison. Ils choisissent néanmoins de garder leur liberté et d’avoir leur propre logis.

Nyons est un lieu connu pour sa production de santons, proche de Dieulefit, ville de tradition de poterie depuis l’époque gallo-romaine. 

Jouve s’essaie à la céramique, d’abord pour gagner sa vie. Il se passionne très vite pour cet art. Il va chercher de la terre de Dieulefit, l’émaille avec de l’alquifoux (sulfure de plomb naturel), comme le veut la tradition provençale, puis la modèle dans son atelier de Nyons. Les couleurs sont limitées au vert, au jaune et à l’aubergine. Il retourne ensuite faire cuire ses pièces à l’atelier Courtier, à Dieulefit. Tout cela à bicyclette, ce qui occasionne beaucoup de casse dans les objets qu’il a créés. 

En 1943, il s’installe avec sa famille, agrandie de deux petits garçons, Félicien et Antoine, à Dieulefit grâce à l’aide de Courtier. Dieulefit est un lieu qui abrite beaucoup de réfugiés. Avant de trouver leur propre foyer, ils logent dans la maison de famille de Marguerite Soubeyran avec des personnalités tels qu’Henri-Pierre Roché, Etienne Martin et Emmanuel Mounier. Il commence par faire des essais avec un modeste four à bois et modèle environ 160 pièces. Ce sont des œuvres à la ligne épurée, inspirées du nature, souvent religieuses : vierges, bénitiers, retables, personnages et animaux, vases, bouteilles et miroirs.

Puis il va s’atteler vers des travaux plus importants tel que son autel religieux en alquifoux.

Désormais, il cuit ses poteries au four électrique aux environs de 1000 degrés.

Jouve préfère le modelage au tournage pour l’exécution de ses pièces, pouvant ainsi garder un certain contrôle sur leur fabrication. Il aime les formes pures et il est soucieux de leur harmonie. Il puise son inspiration dans la nature, laisse son imagination et sa fantaisie le guider.

L’ère féconde de la poterie à Dieulefit touche à sa fin en 1944. Jouve construit maintenant avec de la glaise. Il commande de la terre et observe qu’il est aisé de la façonner comme un matériau “sans avoir jamais à la maltraiter car la terre est douce et lisse, on a des devoirs envers elle”. 

Il crée aussi des céramiques ornementales et aime susciter les objets qui s’intègrent dans une architecture (cheminées, fontaines, cadrans solaires).

Il vend ses créations sur place ainsi qu’à la galerie l’Arcade à Paris. En 1944, il envoie des pièces au Salon de l’imagerie qui a lieu au Pavillon de Marsan. Il est remarqué par Jacques Adnet, architecte, designer.

Jouve et le design

Une fois les Allemands en retrait, la famille Jouve rentre à Paris en septembre 1944 accompagnée de Clara et Florence Malraux.

Là, la famille investit dans un four Druel et Jouve abandonne l’alquifoux pour des émaux plus riches et plus sobres : blancs denses ornés parfois de quelques décors polychromes, couvertes laiteuses, noirs au cuivre à peine satiné proche de l’ardoise, des émaux aux décors gras et colorés à l’exception du rouge qu’il ne pouvait pas réaliser.

Ils s’installent une fois la guerre terminée dans une maison avec un petit atelier au fond du jardin, rue de la Tombe Issoire, dans le 14ème arrondissement. En 1948, naît leur fille Mirabelle.

Chez les Jouve, on reçoit beaucoup d’amis à dîner. Jacqueline est célèbre pour sa cuisine, l’ambiance est très chaleureuse. Jean-Denis Malclès et les anciens de l’école Boulle y viennent souvent. Ils fréquentent aussi la Rhumerie, boulevard Saint Germain et la Closerie des Lilas. Le couple croise régulièrement Alexandre Noll et Arbus.

Jouve s’exerce à des expériences sur les formes. Il est très attaché à l’équilibre entre les vides et les pleins afin de mettre en valeur sa pièce.

C’est l’époque des fameux cendriers « pattes d’ours », coupes « bananes », appliques murales, vases, pichets, lampes.

Il effectue des recherches sur des effets de matières (lisse, craquelé) et de couleurs, notamment le noir évoquant le bucchero nero  des poteries étrusques du XIIème au Vème siècle avant J.-C. (poteries en terracotta fines et légères).

Il expose en 1949 au Salon des artistes décorateurs. La galerie La Demeure le représente à Paris et son nom est désormais connu à l’étranger grâce à de nombreuses expositions.

Le grès de Puisaye 

En 1953 La famille Jouve s’installe chez leurs amis Norbert et Jeanne Pierlot qui ont acquis 2 ans plus tôt le château de Ratilly, dans l’Yonne. Ils travaillent ensemble dans leur atelier de céramique et créent des pièces en grès de Puisaye. Le grès présente de nombreux avantages : il cuit sans se dissocier, se transforme, se réduit et se resserre.

La recherche de l’épure

La famille rentre pour une courte durée à Paris avant de s’installer à Aix en Provence, au Pigonnet. Là encore, ils forment un petit groupe d’amis, toujours liés aux métiers de la décoration.

Ses préférences vont aux objets moins usuels, voire parfaitement inutiles, à partir desquels il s’est mis à inventer des formes plastiques indépendantes, abstraites, tout en restant éloigné de toute abstraction théorique. Son sentiment de la forme, il le trouve à chaque fois dans son inépuisable productivité, dans l’œuvre même de ses mains.

En 1956, Jouve séjourne à Ratilly chez les Pierlot où il participe à la grande exposition Tapisseries et Céramiques organisée le 2 juin au château.

Jouve s’oriente vers des formes plus importantes et collabore avec de nombreux architectes. Les objets s’épurent : sphères, cônes, cylindres, vases, bouteilles et coupes.

Il expérimente le Surcuit à 1150 degrés. La technique consiste à changer l’aspect de l’émail en surcuisant la pièce. La couleur et la forme se modifient. Jouve cherche à rendre ses créations plus vivantes, moins géométriques.

En 1959, il participe au Salon des artistes décorateurs, représenté par la galerie la Demeure.

La famille déménage à Aix en Provence, aux Marronniers, en 1963 au moment de la maladie de Georges Jouve. Il est atteint de saturnisme à la suite d’une pulvérisation d’émaux à base de plomb qui eut lieu dans son atelier du 14ème. Il s’éteint en 1964 des suites de sa maladie.

Œuvres de Georges Jouve

Sources

De BEYRIE Catherine et Stéphane, Georges Jouve, A la lumière d’Apollon, Collection Catherine et Stéphane de Beyrie, 2021

JOUSSE Patricia et Philippe, Georges Jouve, Jousse entreprise, 2005

FARE Michel, Georges Jouve, Arts et Industrie, 1965

Expertise et Estimation des œuvres de Georges Jouve

Certaines œuvres de Georges Jouve sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Georges Jouve afin d’établir une estimation de votre pièce.

Jean DUBUFFET

Jean Dubuffet est l’un des peintres les plus emblématiques de son époque. Il se distinguait par son style Hourloupe né de griffonnage fortuit, mais surtout pour son anticonformisme. Il gagna même une grande partie de sa notoriété par ses attaques contre le conformisme et la culture dominante qu’il qualifiait d’« asphyxiant ». La soif de liberté de Dubuffet n’est pas le résultat de son parcours, en réalité, il détestait l’autorité depuis son plus jeune âge.

La constante recherche

Jean Dubuffet, de son nom complet Jean Philippe Arthur Dubuffet, naît le 31 juillet 1901 au Havre. Il est issu d’une famille de négociant de vin. Malgré une éducation de qualité, il préfère s’instruire lui-même à l’aide des travaux du Dr Hans Prinzhorn qui affirmaient que l’instinct animal conduisait à l’harmonie universelle. Cette vision influença grandement la carrière ultérieure de Dubuffet. En 1918, après avoir obtenu son baccalauréat, Dubuffet s’installe à Paris où il étudie la peinture à l’Académie Julian. Il y adopte néanmoins une position anti-art et anti-culture. Il se retire alors de l’académie après 6 mois d’apprentissage. En 1924, il reprend l’affaire familiale et devient autodidacte. Durant cette période, sa vie est essentiellement axée sur la musique et la poésie.


La période mature

En 1942, Dubuffet décide de se remettre à la peinture. Mais sa frustration pour les approches intellectuelles vis-à-vis de l’art ne fait qu’augmenter. Il continue alors d’admirer et d’analyser les œuvres réalisées par les enfants et les détenus sous asile tout en s’imprégnant de leur style. D’un autre côté, il devient de plus en plus obsédé par la texture. Les sujets des œuvres de Dubuffet vont de la campagne environnante, à des représentations enfantines de vaches. À une certaine période, il se concentre également sur les paysages urbains et la dépersonnalisation de portraits de citadins. Il défiait les normes culturelles de la beauté, les traditions du réalisme et avait une forte attirance pour la laideur.

Un artiste qui a laissé sa trace dans l’histoire de l’art

En 1948, Dubuffet rejoint les surréalistes comme André Breton ou encore Charles Ratton pour créer l’Art Brut dont les bases sont fortement inspirées de la collection d’art du Dr Prinzhorn. Il trouvait à travers l’approche primitive et enfantine de ce nouvel art une alternative à l’esthétique du monde artistique. Au fil des ans, Jean Dubuffet continue de faire des expérimentations sur la matière et le style, repoussant encore plus loin les limites de l’esthétique. Il va jusqu’à intégrer les notions surréalistes de dessin automatique dans ses oeuvres, cherchant à puiser l’inspiration dans son subconscient. À partir de 1962, Dubuffet commence la série Hourloupe qui a laissé une marque profonde dans l’histoire de l’art.

EXPERTISE ET ESTIMATION Jean Dubuffet

Jusqu’à sa mort en 1985, Dubuffet a réalisé de nombreuses expositions à travers le monde. Il a également joué un rôle plus qu’important dans le développement de l’Art Brut. Aujourd’hui, les œuvres de Jean Dubuffet font partie des plus précieuses du monde de l’art. Si vous possédez une des œuvres de cet artiste de renom, n’hésitez pas à nous contacter pour en faire l’estimation. Notre grande connaissance du marché de l’art vous garantit une estimation juste de votre précieuse pièce.

Œuvres de Jean Dubuffet

 

Expertise et Estimation des œuvres de Jean Dubuffet

Certaines œuvres de Jean Dubuffet sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres de Jean Dubuffet afin d’établir une estimation de votre pièce.

Alexander CALDER

Alexander Calder est un artiste américain né le 22 juillet 1898 à Lawnton, Pennsylvanie, et décédé le 11 novembre 1976 à New York. Il est mondialement connu pour ses mobiles, ses assemblages de formes animées et ses stabiles. Ses œuvres fascinantes et émotionnellement captivantes font d’Alexander Calder, l’un des artistes modernes les plus appréciés. Outre ses mobiles, il a également réalisé des sculptures en bois et en bronze, des peintures à la gouache, des dessins, des estampes et même des bijoux. Derrière cet artiste unique et original, il y a un parcours unique et riche.

Une grande affinité avec l’art

Alexander Calder, dit Sandy, est issu d’une famille de sculpteurs, son grand-père Alxander Milne Calder (1846-1923) et son père Alexander Stirling Calder (1870-1945) étaient tous deux des sculpteurs accomplis. Dès son plus jeune âge, l’artiste montre une grande affinité pour l’art. Et pour cause, à 8 ans, il créait déjà des bijoux en perles et en fil de cuivre pour les poupées de sa sœur. À l’adolescence, il fabriquait de petites figurines animales et des plateaux de jeu en bois et en laiton récupérés. Pourtant, tout cela ne le conduisit pas à l’art, mais à l’ingénierie mécanique et la cinétique appliquée, des domaines qu’il étudiera au Stevens Institute of Technology de Hoboken, dans le New Jersey entre 1915 et 1919.

Vers une carrière d’artiste

Après avoir obtenu son diplôme universitaire, Alexander Calder enchaine les emplois. En 1922, il décide de suivre des cours de dessin dans le 42nd Street New York Public School puis la peinture à l’Arts Students League entre de 1923 à 1926. En cette même période, il travaille comme illustrateur pour le National Police Gazette. En 1926, il commence à concevoir des jouets et des personnages en mouvement qui deviendront plus tard l’une de ses œuvres les plus importantes, le Cirque de Calder, qu’il mettra en scène jusqu’à la fin des années 1930.

Un artiste accompli

À la fin des années 1920, les créations de Calder deviennent plus importantes. Il crée davantage de peintures à l’huile figuratives, mais se tourne rapidement vers l’abstraction suite à une visite de l’atelier de Piet Mondrian en 1930. L’idée de faire bouger les couleurs abstraites dans l’espace lui vient alors à l’esprit. En 1931, il expose ses premières œuvres abstraites sur fil de fer et réalise ses premières sculptures mécaniques qui lui ont valu sa célébrité. Ces œuvres seront qualifiées de « mobiles » par Marcel Duchamp. Alexander Calder crée également ses fameuses sculptures non cinétiques, appelées « stabiles » par Hans Arp. Durant la Seconde Guerre mondiale, il produit de nombreuses peintures à la gouache aux couleurs vives tout en faisant de la sculpture en bois. Jusqu’à sa mort en 1976 à New York, Calder a continué de produire ses mobiles et ses stabiles ainsi que de nombreux bijoux et décors d’assiettes.

Expertise et estimation des œuvres d’Alexander Calder

Alexander Calder est l’un des artistes les plus prolifiques et les plus productifs de son temps. On estime à 22 000 le nombre d’œuvres qu’il a créées. Même des années après sa mort, sa popularité est toujours restée. Si vous avez en votre possession une des œuvres de l’artiste, faites-nous confiance pour en faire l’expertise et l’estimation. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter notre page dédiée à la cote des œuvres d’Alexander Calder afin d’établir une estimation de votre pièce.

Œuvres d’Alexander Calder

Axel SALTO

Céramiste Danois de renom, Axel Salto est né le 17 novembre 1889 à Copenhague. Ses créations en grès sont inspirées de fruits et de végétaux et ont marqué un tournant à cette époque. Son succès repose notamment dans la représentation de signes iconiques puis organiques. Autant d’éléments ayant rendu l’oeuvre de l’artiste incontournable.

Donner naissance au germe artistique

Axel Salto est un des artistes danois les plus reconnus de son époque. Très tôt, il se consacre aux arts. Formé tout d’abord à la gravure du bois, il s’orientera ensuite vers la peinture pour enfin sublimer le monde de la céramique. Il voyage entre Danemark et France, et va notamment s’essayer aux arts graphiques, à la peinture, à la poésie. Néanmoins ce céramiste danois montre une appétence grandissante dans la recherche de la matière. Il va pour cela rejoindre, au début du XXeme siècle, l’atelier de M. Carla Halier et découvrir l’art de la céramique.

Une inspiration basée sur la nature

Au cours de sa carrière, Salto s’inspire de la nature environnante. Il existe pour lui une forme de renouvellement perpétuel, un renouvellement qu’il veut transmettre au travers de ses oeuvres. Pour cela, l’artiste se familiarise avec les matières et les techniques de la céramique jusqu’à en maîtriser parfaitement les procédés. Il va puiser son inspiration dans la nature environnante donnant ainsi une dimension poétique à ses oeuvres. L‘artiste Danois puise son inspiration dans tous les éléments environnants de la nature. Ses grès portent des noms tels que : Branches, Bourgeons, Germination ou encore Boutons et donnent ainsi vie à l’ensemble de ses créations. En tant qu’expert, Barnie’s estime gratuitement toutes vos oeuvres de Axel Salto.

S’inspirer de l’inflorescence naturelle

Dans les années 30, l’artiste danois va collaborer avec la manufacture Royale de Copenhague et recevra par la suite le grand prix de céramique de l’Exposition Universelle de 1937. Axel Salto réussi au travers de ses compositions à développer des formes plus ou moins organiques offrant des couleurs présentent dans les sous bois. Il développe des techniques donnant un aspect boursouflé, parfois piqueté à ses vases. Autant d’élément et de techniques auxquels Barnie’s est sensible. C’est pour cette raison que nous vous proposons un service d’estimation gratuit de vos céramiques et oeuvres signées Axel Salto.

Entre poésie et céramique

Dans l’ensemble de ses oeuvres, le céramiste danois introduit une dimension organique. L’artiste façonne ses vases, leur donne des couleurs végétales, favorise les jeux d’ombres. Son oeuvre est également marquée par la germination, l’éclosion, par tout un ensemble de notes poétiques révélant la substance et le raffinement développé. Pour cela, Barnie’s est à même d’évaluer les qualités artistiques de l’oeuvre céramique. Axel Salto c’est avant tout un artiste ayant su marquer par son originalité et l’alliance unique de la poésie et de la céramique.

Expertise et estimation des œuvres d’Axel Salto

Barnie’s recherche activement les céramiques de Axel Salto. Nos équipes se déplacent rapidement pour réaliser une expertise de qualité et une estimation de vos œuvres du céramiste danois.

Les céramiques d’inspiration organique d’Axel Salto sont très recherchées pour leur formes uniques et leur manière d’incarner l’évolution végétale. Il suffit d’y regarder leurs noms pour comprendre tout le pouvoir artistique qu’incarne ces œuvres. Le vase “Bourgeons” de 1956, est grès ou encore le vase dit “Germinatif” incarne toute la poésie de la nature, et comment cette dernière évolue. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente d’Axel Salto pour en savoir plus sur sa cote

Œuvres réalisées par Axel Salto

Sculpture

CÉRAMIQUE

Dimitri CHIPARUS

Dimitri Chiparus, aussi appelé Demeter ou Demetre Chiparus, est né à Dorohoi en Roumanie en septembre 1886. Son parcours est ponctué de voyages entre l’Italie et la France. En 1909, l’artiste sculpteur se rend en Italie où il suit les cours de Raffaello Romanelli. Par la suite, il part pour la capitale française pour parfaire sa formation à l’École des beaux arts avec Antonin Mercie et Jean Boucher.

L’alliage des matières

La combinaison de bronze et d’ivoire, aussi appelée chryséléphantine, a eu un effet remarquable sur le travail de l’artiste. En effet, cet alliage donne de l’éclat, de la brillance et un effet stylistique personnalisé. Durant cette période, son travail sur la matière se trouve enrichi par sa série de figurines d’enfants. La récréation ou encore Lazzarone, dit aussi Le petit joueur d’accordéon, en sont les parfaits exemples.

Sculptures aux influences égyptiennes

Dimitri Chiparus est un sculpteur du mouvement Art Déco, principalement connu pour ses sculptures chryséléphantines représentant des danseuses. La plupart de ses plus grandes œuvres sont réalisées entre les années 1914 et 1933. Durant les années 20, les créations du sculpteur sont inspirées des travaux de fouilles en Égypte, notamment par la découverte de la tombe de Toutankhamon. Cette influence va se retrouver par la suite dans la réalisation de danseurs aux costumes égyptiens, aux poses variées. Son travail sera de plus inspiré par les Ballets russes et le music-hall.

Les bronzes de Chiparus

La maturité du travail de l’artiste atteint donc des sommets début 1920. Des sculptures remarquables tant par leur technicité que par la qualité des matériaux contribuent à sa notoriété. Mais c’est avec sa Danseuse au cerceau (c.1925), inspirée par la danseuse Zoula de Boncza des Folies Bergères, qu’il va réaliser une de ses plus brillantes œuvres.

Un style unique

Les sculptures chryséléphantines de Chiparus sont très recherchées sur le marché de l’art. Les célèbres danseuses que l’artiste a mises en scène dans une ambiance des années 30 sont très appréciées pour leur formidable mélange de matières. Les statuettes de bronze et d’ivoire reposent sur un socle en marbre ou bien en onyx qui s’associent pour former une scène pleine de joie.

Ses sculptures Art déco, d’une grande élégance, sont aujourd’hui reconnues internationalement et bénéficient d’une présence permanente au musée La Piscine de Roubaix ainsi qu’au musée d’Art nouveau et d’Art déco de Salamanque en Espagne.

Œuvres de Dimitri Chiparus

Expertise et estimation des œuvres de Dimitri Chiparus

Vous possédez une sculpture ou une céramique de Dimitri Chiparus ? Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation de vos œuvres et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou de vos pièce(s).

N’hésitez pas à consulter notre page dédiée à la cote des oeuvres de Dimitri Chiparus pour en savoir plus sur les prix de vente de ses œuvres.

Francois-Xavier LALANNE

Sculpteur, graveur, François-Xavier Lalanne a su s’imposer comme un artiste de référence de notre époque. Fort de sa formation à l’Académie Julian il fera sa première exposition de peinture à la galerie Cimaise en 1953 à Paris.

Parcours d’un sculpteur, graveur sur cuivre, designer

François-Xavier Lalanne est né à Agen en 1927. Après une scolarité chez les jésuites, il se rendra à Paris étudier la peinture, le dessin et la sculpture. Cette approche du monde de l’art va ainsi lui permettre de découvrir de nombreux artistes du surréalisme comme par exemple Max Ernst ou Marcel Duchamp. Mais cette expérience parisienne va également lui permettre de côtoyer des artistes tels que Brancusi, Dali ou encore Magritte. Ces rencontres vont influencer de manière significative ses créations et son œuvre.

Les arts décoratifs au cœur de son œuvre

L’œuvre de ce sculpteur suscite rapidement l’intérêt de grandes figures. En 1950, il va notamment décorer la nouvelle boutique parisienne de Dior située avenue Montaigne. Un décor élaboré avec le jeune assistant Yves Saint Laurent, qui deviendra par la suite un fervent admirateur. Puis de grands collectionneurs tels les Rothschild vont se pencher sur ses œuvres et voir en lui un grand artiste. En 1956, la rencontre avec  Claude Dupeux, va donner une nouvelle impulsion à sa carrière. Tous deux se marient et commencent ensuite à travailler sous le nom Les Lalanne. Leur première exposition aura lieu à la galerie J. à Paris et sera un de leur premier succès. Cette exposition présentera notamment un rhinocéros abritant un bureau. Cela marquera le début du courant mené par les deux artistes mêlant sculptures et meubles.

La représentation animale

François-Xavier Lalanne est avant tout connu pour son bestiaire et ses créatures duplices, composites. Tout au long de sa carrière, il va incorporer des animaux dans les meubles qu’il dessine. Des meubles uniques et représentatifs de l’art décoratif tels que la boîte de sardine-canapé ou encore le mouton utilisable comme fauteuil. Une des volontés de l’artiste étant d’allier le beau à l’utile et de s’approprier l’art car comme le mentionnait le designer “Quand on peut s’asseoir sur une œuvre, elle devient plus familière”.

Expertise et estimation des œuvres de François-Xavier Lalanne

Au fil des années Barnie’s Art Invest a su étayer un sens de l’expertise de plus en plus pointu. C’est, entres autres, grâce à notre expérience que nous sommes désormais à même d’évaluer vos œuvres de François Xavier Lalanne. Notre équipe d’acheteurs qualifiés se déplace rapidement et réalise une estimation gratuite et de qualité de toutes vos œuvres du sculpteur français.

Parmi toutes les œuvres représentant des animaux, certaines des sculptures de François-Xavier Lalanne comptent parmi les plus belles et les plus recherchées. Sa sculpture « Deuxième Rhinocéros » est un formidable jeu de matières. Elle est savamment composée de laiton, bois, cuir, et acier qui en font l’une des œuvres les plus appréciées des amateurs d’art. Il en va de même pour la deuxième édition de son « Gorille de Sûreté de 1984« , entièrement constitué de bronze.

Œuvres réalisées par François-Xavier Lalanne

Sculpture

Mobilier

François-Xavier Lalanne, les plus belles expositions

Expositions

  • 1952, première exposition personnelle, Paris, France
  • 1966, 1970, 1974, exposition « Les Lalanne », Galerie Alexandre Iolas, Paris, France
  • 1967, exposition à The Art Institute, Chicago, Illinois, États-Unis
  • 1970, exposition « Les Lalanne », Galerie Iolas, Milan Italie et Genève, Suisse
  • 1972, exposition «  X. Lalanne », Maison de la culture, Amiens, France
  • 1973, exposition « Lalanne », Maison de la culture, Amiens, France
  • 1974, « F.X. & C. Lalanne » Royal Scottish Academy, Édimbourg, Grande-Bretagne
  • 1975, exposition « Les Lalanne », Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, Paris, France
  • 1975, exposition « F.X. et Claude Lalanne », Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Pays-Bas
  • 1976, exposition « Les Lalanne, Galerie Sara Gilat, Jérusalem, Israël
  • 1977, exposition “Les Lalanne”, Art Museum of South Texas, Corpus Christi, Texas, États-Unis
  • 1980, exposition “Les Lalanne”, Château de Sédières, France
  • 1980, exposition “Le monumentaux de Lalanne”, Chapelle de la Villedieu, Saint-Quentin-en-Yvelines, France
  • 1983, exposition “Les Lalanne, la Magie blanche dans la vie de tous les jours”, Atelier 74, Annecy, France
  • 1983 “Les Lalanne”, Musée de Nemours, France
  • 1985, exposition, Galerie Holin, Miami, États-Unis
  • 1989, exposition “Les Lalanne”, Galerie Art Project, Nice, France
  • 1990, exposition “Les Lalanne”, l’Hippodrome, Douai, France
  • 1991, exposition “Les Lalanne”, Château de Chenonceau, Chenonceau, France
  • 1997, exposition “Les hippopotames”, Mikomoto, Tokyo, Japon

Rétrospectives

  • 1998, rétrospective “Les Lalanne à Bagatelle”, Parc de Bagatelle, Paris, France
  • 2010, rétrospective consacrée à François-Xavier et Claude Lalanne, Musée des Arts décoratifs de Paris, France
  • 2021, rétrospective « Les Lalanne à Trianon », Domaine du Petit Trianon et du Hameau de la Reine, Versailles

Musées

  • Musée national d’Art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France
  • Jardins du Palais de l’Élysée, Paris, France
  • Fonds National d’Art contemporain, Paris-La Défense, France
  • Parc Georges-Brassens, Paris, France
  • Musée des Arts Décoratifs, Paris, France
  • Musée Yves-Saint-Laurent, Paris, France
  • Musée national et Manufactures nationales des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie, Paris, France
  • Place des oies, Sarlat-la-Canéda, France
  • Château de Brécy, Saint-Gabriel-Brécy, France
  • Musée de la Vallée, Barcelonnette, France
  • Fonds Régional d’art contemporain de Picardie, Amiens, France
  • Musée de l’Abbaye de Sainte-Croix, Les Sables-d’Olonne, France
  • Musée d’Art Moderne Dunkerque, France
  • Musée des Beaux-Arts, Agen, France
  • Manufacture et Musée nationaux, Sèvres, France

Musées à l’étranger 

  • Musée Reflex, Anvers, Belgique
  • Musée Cooper-Hewitt, New York, États-Unis
  • Château de Winsdor, Grande-Bretagne
  • Musée de plein air Hakon, Japon
  • Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Pays-Bas

Fondations 

  • Fondation Bemberg, Toulouse, France
  • Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse

Les principaux livres sur François-Xavier Lalanne

  • ABADIE Daniel, Lalanne(s), éd. Flammarion, 2009, 352 p.
  • DANNATT Adrian, François-Xavier and Claude Lalanne, In the Domain of Dreams, éd. Rizzoli Usa, 2018, 272 p.
  • GABET Olivier, Les Lalanne, catalogue préfacé par Hélène David-Weill, introduction par Béatrice Salmon et Dominique Forest, éd. Musée des arts décoratifs, 2010, 143 p.
  • MARCHESSEAU Daniel, Les Lalanne, éd. Flammarion, 1998, 157 p.
  • ROSENBLUM, Les Lalanne, éd. Skira, 1991, 142 p.
  • RUSSELL John, BROWNSTONE Gilbet et GAUTHIER Blaise, Les Lalanne, éd. SMI, 1975, 108 p.

Biographie complète : La nature représentée par François-Xavier et Claude Lalanne

La représentation de l’animal en sculpture existe depuis des temps immémoriaux, mais a connu un essor de popularité depuis le XIXe siècle.

Antoine-Louis Barye est alors le plus grand sculpteur animalier, célèbre pour son modelé expressif et son réalisme dynamique. Plus tard, au XXe puis au XXIe siècles, le renouvellement constant de la représentation animale par des artistes tels Rembrandt, Bugatti, ou François Pompom, a permis de maintenir la cote du sujet animalier, dont François-Xavier et Claude Lalanne sont aujourd’hui les fers de lance.

L’univers des époux Lalanne, peuplé d’animaux réalistes et parfois étranges, sert l’art moderne tel qu’il est conçu dès le milieu du XXe siècle. L’intérêt pour ces sculptures utilitaires proches de la nature est loin de tomber dans l’oubli.

Le bestiaire des époux Lalanne

Les époux Lalanne aiment et célèbrent l’univers animalier, et la nature en général. Le réalisme est au cœur de leur démarche artistique, notamment pour Claude, qui a expérimenté l’empreinte, le moulage, et la galvanoplastie. Bien que l’on a souvent rapproché l’œuvre des époux Lalanne de l’Art nouveau, il n’en est rien. La nature dans l’œuvre de ces derniers n’est pas stylisée, elle est réaliste. De plus, si la flore est présente dans l’œuvre des époux Lalanne, c’est le sujet animalier qui domine leur production.

Leur atelier et leurs sources d’inspiration sont leur jardin, les campagnes et les forêts. Ils travaillent avec et pour la nature qu’ils restituent de la façon la plus vraisemblable possible, sans artifice. Dans sa sculpture en bronze « Lapin chou », Claude Lalanne mêle deux représentations très réalistes d’un chou et d’un lapin, qui s’ornent mutuellement.

Leurs recherches s’inspirent sûrement du bestiaire de Bernard Palissy au XVIe siècle, mais également d’autres artistes comme Falize pour son travail d’orfèvre sur les couverts naturalistes, qui rappellent ceux réalisés par Claude pour Dali en 1965 qui se terminent en coquille d’escargot ou encore les couverts pour Alexandre Iolas en 1966 en argent, animé de motifs floraux.

Ils collaborent avec la manufacture de Sèvres et s’inspirent de Léon Kann, dessinateur et modéliste, dont le motif principal d’ornement est l’ombelle. Jean-Joseph Carriès, sculpteur et céramiste proche du mouvement symboliste, est une autre source d’inspiration, notamment lorsque les époux réalisent les « Escargots-doigts » ou encore les « Colliers bouches » de Claude Lalanne. Si les époux n’ont jamais revendiqué s’inspirer de ces artistes, ils restent des descendants de leur lignée artistique.

Le rapport à l’environnement et à la nature est donc primordial pour les époux Lalanne. De « La Mouche » à « La Sauterelle », réalisées dans les années 1960, tout un répertoire se fait jour. Ces artistes créent la nature, pour la rendre à elle-même et celle-ci n’a d’autres intérêts que de s’y fondre. La nature va même jusqu’à habiller des choses de la nature.

Les premiers « Moutons de Laine », œuvres iconiques des époux Lalanne apparaissent au milieu des années 1960. L’œuvre globale est souvent composée de plusieurs pièces, fait l’effet d’un troupeau, en accord avec le désir de ses créateurs. C’est un peu comme dirait François-Xavier Lalanne « la campagne à Paris ».

Les primates ont constitué une autre série d’importance pour les époux. « Le Babouin » et « Le Gorille » sont des sculptures utilitaires, se transformant en antre de cheminée pour l’un et en coffre pour l’autre. Les époux aiment à représenter des forces de la nature, plus ou moins imaginaires comme « Le Minotaure ».

L’univers fantastique en contradiction avec la représentation réaliste de la nature n’est jamais très loin dans l’œuvre des époux Lalanne, notamment pour la réalisation du « Grand Chat », créature polymorphique entre la tête de félin, la queue d’un poisson, finissant à ergots et sabots, avec des mamelles.

De l’anecdote au génie créatif

François-Xavier et Claude Lalanne sont les dignes héritiers de la représentation moderne de l’animal. Chez les époux Lalanne, l’art animalier est un thème où l’anecdote est transcendée. Inspirés par les artistes et les penseurs modernes, proches du surréalisme, les époux s’attaquent au répertoire animalier mainte fois employé par leurs prédécesseurs, mais dans un élan créatif tout autre. Ils détournent le réel, animal et végétal, sans jamais transiger avec le réalisme. Espiègle et réfléchie, la démarche tend à une maitrise du langage et du sens des mots appliqués en art.

Si en 1973 les époux inventent « l’Âne de Pompadour », matérialisé par une sculpture d’âne à l’échelle 1 qui se transforme en un bureau, c’est pour rendre matériel le fameux « bureau dos d’âne » très en vogue sous Louis XV. De même, lorsque François-Xavier Lalanne imagine le « Fauteuil Crapaud », inspiré du nom donné à un fauteuil iconique du XIXe siècle, en lui donnant la forme d’un amphibien.

L’expression « être serrés comme des sardines » leur donne l’idée de créer des coussins représentant des sardines, qui ont vocation à décorer un canapé, sur lequel, la place peut manquer. C’est à ce stade que l’on peut aisément comprendre que la création est un jeu sans fin pour les époux Lalanne.

Les logiques des expressions françaises et de la littérature en général, guident la création des époux. Il existe toujours un lien, même lointain, entre la représentation animale de la sculpture avec son aspect utilitaire. Un hippopotame, adepte des cours d’eau et des rivières, devient logiquement le réceptacle d’une baignoire.

Leurs références littéraires sont multiples. Alice au pays des merveilles, mais également d’autres œuvres littéraires majeures comme L’écume des jours de Boris Vian, chef-d’œuvre où les mots-valises permettent de développer l’imagination. Serait-ce un hasard si en 1964 François-Xavier Lalanne crée le « Rhinocrétaire », très proche du pianocktail décrit par l’écrivain dans son célèbre ouvrage ?

L’univers merveilleux des époux Lalanne

Regard décalé sur la nature presque imaginaire, à l’image du conte d’Alice au pays des merveilles, « les Lalanne » (comme on les surnomme depuis 1965) ne s’imposent aucune barrière dans la création. Lorsqu’Alice utilise un hérisson comme boule et un flamand rose comme maillet, pour jouer au croquet, les Lalanne utilisent un crocodile comme dossier d’un fauteuil, un mouton comme siège, un poisson comme sac, un chameau comme banquette et les ailes d’un papillon pour bijou.

Leur première exposition commune se déroule à la galerie Jeanine Restany, en 1962, exposition appelée « Zoophytes », évoquant avec humour, leur passion pour la représentation animale en sculpture. Là se dresse un monde au-delà des frontières du réel, où l’animal et le végétal ont une place prépondérante. François-Xavier y présente son fameux « Rhinocéros » en cuivre qui se transforme en baignoire et Claude ses célèbres « Choupattes ». Décliné à l’infini dans les objets du quotidien, la nature souvent représentée à l’échelle 1, est l’élément essentiel de leur création.

Bien que très réaliste, la représentation animale exalte et célèbre l’univers merveilleux et parfois même l’étrange. « La Pomme » représente une sculpture en bronze doré, représentant une pomme et une bouche. Cette représentation, très proche de l’univers de René Magritte, intrigue et peut déranger le regard qui s’attarde sur cette vision étonnante. La tête est à nouveau détournée par les époux Lalanne avec la sculpture « L’Homme à la tête de choux » où le légume remplace la tête de la personne représentée, rendant impossible son individualisation.

Claude LALANNE

Claude Lalanne crée, au travers de la sculpture, des objets dans un soucis d’esthétisme naturel et de design pratique. Cette sculptrice, ayant étudié l’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts et à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, offre des œuvres uniques, influencées par le monde vivant. Ses créations d’inspiration florale, ou encore animale, dénotent un univers, une œuvre singulière puisant dans son amour pour la nature et une volonté utilitaire forte. Des œuvres telles que Miroir branches réalisé en 2015 ou encore Bambiloba réalisé en 2006 reflète cette intention de créer des sculptures utilitaires.

Claude Lalanne sculptrice française
Marcassin, 2015 Bronze et cuivre / © Galerie Mitterrand, Paris

Claude Lalanne est également reconnue pour ses collaborations avec son époux François-Xavier Lalanne, rencontré dans une galerie en 1952, et avec qui elle deviendra célèbre sous le nom “Les Lalanne”.

« Les Lalanne »

Le couple trouve une certaine forme d’inspiration et de complémentarité au travers des textures, des lignes et des formes rencontrées dans la nature. C’est une série de commande effectuée par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, au cours des années 60, qui va leur octroyer une visibilité internationale. Les Lalanne trouvent l’inspiration dans les formes et lignes traditionnelles et les textures présentes dans la nature. Claude s’inspire particulièrement des plantes et des fleurs tandis que François-Xavier s’intéresse aux animaux.

Claude Lalanne est une artiste vive aux goûts baroques. Elle sculpte et façonne des compositions à la fois esthétiques et utilitaires, elle crée un univers alliant le mobilier et l’œuvre d’art. Une œuvre végétale se composant de bancs ou encore de miroirs aux motifs végétaux en bronze mais également des objets décoratifs aux détails manifestes. Elle s’inspire d’une nature qu’elle admire, dont elle aime à s’emparer afin de plonger ses sculptures dans des bains de galvanoplastie pour qu’elle ressortent argentées. Elle donne ainsi à ses pièces une surface métallique détaillée.

Expertise et estimation des œuvres de Claude Lalanne

Nous recherchons des œuvres de Claude Lalanne. N’hésitez pas à nous contacter pour faire expertiser vos œuvres, notre équipe de professionnels vous fournira rapidement une estimation gratuite.

L’artiste est particulièrement appréciée dans le monde de l’Art pour ses œuvres qui semblent être de véritable déclaration d’amour à la nature. Sa sculpture “Pomme” de 2008, en incarne la plus simple mais riche expression. De la même manière, sa sculpture de “Guépard à Tête Droite” est tout autant aimée pour la même raison.

Bambiloba
Bambiloba, oeuvre réalisé par Claude Lalanne / © Galerie Mitterrand, Paris

Œuvres réalisées par Claude Lalanne

Sculpture – Objet

Mobilier Design

Claude Lalanne, les plus belles expositions

Expositions

  • 1952, première exposition personnelle, Paris, France
  • 1966, 1970, 1974, exposition « Les Lalanne », Galerie Alexandre Iolas, Paris, France
  • 1967, exposition à The Art Institute, Chicago, Illinois, États-Unis
  • 1970, exposition « Les Lalanne », Galerie Iolas, Milan, Italie et Genève, Suisse
  • 1973, exposition « Lalanne », Maison de la culture, Amiens, France
  • 1974, « F. X. & C. Lalanne » Royal Scottish Academy, Édimbourg, Grande-Bretagne
  • 1975, exposition « Les Lalanne », Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, Paris, France
  • 1975, exposition « F.X. et Claude Lalanne », Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Pays-Bas
  • 1976, exposition « Claude Lalanne », Musée de l’Avale Sainte-Croix, les Sables-d’Olonne, France
  • 1976, exposition « Les Lalanne », Galerie Sara Gilat, Jérusalem, Israël
  • 1977, exposition « Les Lalanne », Art Museum of South Texas, Corpus Christi, Texas, États-Unis
  • 1980, exposition « Les Lalanne », château de Sédières, France
  • 1983, exposition « Les Lalanne », la Magie blanche dans la vie de tous les jours”, Atlier 74, Annecy, France
  • 1983, exposition « Les Lalanne », Musée de Nemours, France
  • 1985, exposition, Galerie Holin, Miami, États-Unis
  • 1989, exposition « Les Lalanne », Galerie Art Project, Nice, France
  • 1990, exposition « Les Lalanne », l’Hippodrome, Douai, France
  • 1991, exposition « Les Lalanne », château de Chenonceau, Chenonceaux, France
  • 1997, exposition « Les hippopotames », Mikomoto, Tokyo, Japon

Rétrospectives

  • 1998, rétrospective “Les Lalanne à Bagatelle”, parc de Bagatelle, Paris, France
  • 2010, rétrospective consacrée à François-Xavier et Claude Lalanne », Musée des Arts décoratifs de Paris, France

Musées

  • Musée national d’Art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France
  • Jardins du Palais de l’Élysée, Paris, France
  • Fonds National d’art contemporain, Paris-La Défense, France
  • Parc Georges-Brassens, Paris, France
  • Musée des Arts décoratifs, Paris, France
  • Musée Yves-Saint-Laurent, Paris, France
  • Musée national et Manufactures nationales des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie, Paris, France
  • Musée de la Manufacture nationale de porcelaine des porcelaines, Sèvres, France
  • Place des oies, Sarlat-la-Canéda, France
  • Château de Brécy, Saint-Gabriel-Brécy, France
  • Musée de la Vallée, Barcelonnette, France
  • Fonds Régional d’art contemporain de Picardie, Amiens, France
  • Musée de l’Abbaye de Sainte-Croix, Les Sables-d’Olonne, France
  • Musée d’Art Moderne, Dunkerque, France
  • Musée des Beaux-Arts, Agen, France
  • Manufacture et Musée nationaux, Sèvres, France

Musées à l’étranger 

  • Musée Reflex, Anvers, Belgique
  • Musée Cooper-Hewitt, New York, États-Unis
  • Château de Winsdor, Grande-Bretagne
  • Musée de plein air Hakon, Japon
  • Musée Marie Laurencin, Chiago, Japon
  • Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Pays-Bas

Fondations 

  • Fondation Bemberg, Toulouse, France
  • Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse

N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Claude Lalanne pour en savoir plus sur sa cote.

Diego GIACOMETTI

Un environnement familial artistique

Diego est né le 15 novembre 1902 à Borgonovo, petit village Suisse. Son père, le peintre Giovanni Giacometti, va lui transmettre sa passion pour les arts.

Frère d’Alberto Giacometti, Diego a su, par son ingéniosité, se faire une place dans le milieu de la sculpture et du design. La collaboration des deux frères fut étroite et grandement encouragée par leur père. Les deux artistes ont partagé pendant longtemps leur atelier, ils se sont influencés, complétés, parfois même opposés. En assistant son frère dans la fabrication de structures, Diego prenait part dans la réalisation d’armatures pour les œuvres de son aîné. Il veillait à la bonne mise en place des procédés de fonte de bronze, appliquait la patine et sauvait même certaines pièces des humeurs de son frère, ce qui lui conféra une approche unique de la matière.

L’œuvre de Diego Giacometti semble marquée par l’influence de son frère. Après la mort de celui-ci, Diego a étendu son ouvrage. Sa production a redoublé, lui donnant une plus grande visibilité mais lui permettant surtout d’imposer un style personnel. Des statues hiératiques aux fauteuils ornés de têtes de lions finement sculptés en passant par les lampadaires au design végétal, cet artiste s’impose comme un sculpteur de talent.

L’univers animalier

Diego Giacometti réalise des croquis d’animaux en bronze en s’appuyant sur l’esthétique des sculptures anciennes et des dessins primitifs. Il sculpte en alliant les matières, il représente des animaux, les met en scène. L’utilisation du bronze, à la propriété élastique, lui permet de travailler ses supports avec minutie. Les techniques utilisées sont diverses et requièrent des techniques spécifiques parfois coûteuses que le sculpteur maîtrise. Sa dextérité tout comme son désir de renouer avec une très haute qualité de production marque son mobilier et ses sculptures, ce qui lui vaudra le surnom d’As des patines.

Le monde animalier est pour Giacometti une source de richesse artistique. En tant que designer, il allie esthétique et fonctionnalité. Dans un univers onirique, ses compositions offrent un effet visuel imprégné de légèreté, comme la réalisation de la Table arbre à la souris. L’éloquence de ses sculptures reflète un rapport à la nature très personnel, un soucis du détail et une volonté d’allier les matières. Des œuvres telles que sa célèbre sculpture L’Autruche réalisée en 1977, ou encore le Chat maître d’hôtel en 1967 en sont les parfaits exemples.

Fauteuil Giacometti

Fauteuils à têtes de lion

Expertise et estimation des œuvres de Diego Giacometti

Nous sommes à la recherche d’œuvres de Diego Giacometti. N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez faire estimer les biens que vous possédez. Notre équipe de professionnels se déplacera, vous apportera une estimation fiable et vous guidera dans votre projet.

Les créations de Diego Giacometti sont aussi oniriques et poétiques que leurs noms. Dans un style toutefois sobre, et élégant, cet artiste nous fait entrevoir un monde plein d’imagination, qui s’inscrit dans la simplicité et le mythologique. Sa sculpture « Chat Maître d’Hôtel », qu’il créé entre 1961 et 1964, frôle même parfois l’absurde. Mais Giacometti maîtrise aussi l’art de la tempérance. Fin décorateur, il crée également la superbe « Table au dragon à l’oiseau« , symbole de pureté et d’innocence. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Diego Giacometti pour en savoir plus sur sa cote.

Œuvres réalisées par Diego Giacometti

Mobilier Design

Sculpture

Jean DUNAND

D’origine Suisse, Jean Dunand est un artiste français né le 20 mai 1877 à Lancy. Durant sa jeunesse, il entre à l’École des Arts Industriels de Genève et en sort en 1897. Grâce à la bourse de voyage qui lui est attribuée il part pour Paris. Une fois arrivé dans la capitale française, il va travailler comme ouvrier ciseleur et suivre par la même occasion des cours du soir auprès de l’artiste sculpteur Jean Dampt. C’est grâce à cette rencontre qu’il va s’essayer à l’art de la sculpture, puis présenter un buste à l’Exposition Internationale de 1900 pour enfin se tourner vers le travail du métal.

Un artiste pluridisciplinaire

Jean Dunand fut très intéressé par différents courants. Il s’essaye à la peinture, à la sculpture, à la dinanderie et la laque. En effet, bien que tout d’abord formé à la sculpture, il n’hésite pas à s’orienter vers les Arts Décoratifs et la dinanderie, ce qui lui vaudra une grande renommée et notamment celle de “plus grand créateur Art Déco” selon Félix Marcilhac.

Des rencontres d’envergure

Ce grand artiste du XXème siècle, est marquant tant son intérêt pour les différents courants artistiques de son époque est grand. Il va se pencher, par exemple, sur des domaines tels que celui du mobilier avec Jacques-Émile Ruhlmann, artiste avec qui il va travailler le design et la décoration intérieure.

L’art de la dinanderie

Fils d’un fondeur d’or dans l’horlogerie, Jean Dunand semble attiré par le travail du métal. Ce fut un très grand dinandier, l’un des plus célèbres à maîtriser la laque. Parmi ses oeuvres les plus célèbre, on compte de nombreux vases. Qu’il s’agisse de vases sphériques en dinanderie d’étain à surface martelée à larges facettes ou encore de vases godrons en dinanderie de cuivre à patine verte, le travail de l’artiste est remarquable de finesse, de créativité et de technicité.

Un talent pour l’art de la laque

Jean Dunand est un célèbre maître dinandier mais aussi l’un des plus célèbres occidentaux à maîtriser l’art de la laque. C’est en 1912, après une rencontre avec le japonais Seizo Sugawara qu’il s’initia à la laque. Ainsi en 1913, au salon des artistes décorateurs, il présenta un Vase aux serpents mesurant près de 1,30m et une pendule Caducée en bronze. Il multiplie les techniques et les procédés et va également montrer un talent pour le dessin et la réalisation de nombreux portraits au moyen de fusain, de crayon ou encore de gouache.

Une production importante

Durant sa vie Jean Dunand réalise plus de 1200 oeuvres. Mais au cours de sa carrière il va aussi constituer des groupes d’artistes avec lesquels il va réaliser des expositions comme par exemple à la galerie George Petit. D’autre part, il va devenir célèbre pour ses talents décoratifs. Il utilisera pour cela, paravents, vases et meubles en laque pour la décoration en 1925 du pavillon des Métiers d’Arts. Ce qui lui vaudra par la suite de recevoir plusieurs commandes pour la décoration intérieur de paquebots. Pour toutes ces raisons Barnie’s se tient à votre écoute pour l’expertise ou l’estimation de vos tables, bahuts ou fauteuils signés Jean Prouvé.

Expertise et estimation des œuvres de Jean Dunand

Barnie’s, société d’estimation d’objets d’Art recherche activement les œuvres de Jean Dunand. Notre équipe d’acheteurs qualifiés se déplace rapidement et réalise une estimation de qualité des sculptures et peinture de l’artiste Suisse.

Qu’il s’agisse de ses objets de décoration, de son mobilier ou de ses peintures, les œuvres de Jean Dunand rayonnent d’authenticité. « La Table de jeu«  qu’il crée en 1925, incarne tout le caractère ancien que l’artiste a toujours recherché durant sa carrière. On retrouve cette authenticité et le sens du détail dans ses travaux de dinanderie : son « Vase oblong » est très recherché pour son design unique, qui s’accorde à merveille à une ambiance sombre et chic. Quant à ses tableaux, ils sont de véritables merveilles de pluridisciplinarité. Dans le superbe portrait Madame Agnès il utilise des feuilles d’argent, de la laque et d’autres matériaux qui offre un rendu profond et énigmatique à la femme représentée. N’hésitez pas à consulter notre page dédiée aux prix de vente de Jean Dunand pour en savoir plus sur sa cote.

Œuvres réalisées par Jean Dunand

Sculpture – Objet

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Peinture