Peinture « Cheval blanc », 1962

« Cheval blanc » est une œuvre sans pareille de Vũ Cao Đàm. Peinte par l’artiste en 1962, elle met en scène un cheval blanc à côté duquel se tient son cavalier. Cette toile appartient à la seconde période de l’artiste. Et comme pour la plupart de ses œuvres, on peut y admirer le subtil amalgame entre les techniques de peinture asiatique et celles occidentales. L’homogénéité du fond bleu ainsi que le jeu de clair-obscur rappelle vaguement la technique de Marc Chagall, grand ami de Cao Đàm.

Peinture « La Famille », 1984

La famille était l’un des thèmes de prédilection de Vũ Cao Đàm, et cette présente oeuvre en est un bel exemple. « La famille » a été peinte par l’artiste en 1984. En plus de la poésie, la subtilité et l’harmonie que l’on retrouve dans la majorité des œuvres de Vũ Cao Đàm, cette pièce contient un sens profond. Elle représente la vision qu’il se fait la famille : unie et sereine sous l’amour infini et sage d’une mère. Plus on s’y attarde et plus on serait tenté de penser que cette vision n’est pas propre à Cao Đàm, qui ne désirerait pas une telle famille ?

Peinture « Le Chiese Di Venezia », 1961

« Le Chiese Di Venezia », une oeuvre exécutée en 1961, est l’exemple suprême de l’exploration artistique et conceptuelle de l’espace par Lucio Fontana. Cette œuvre appartient au cycle très rare des peintures de Venezia, qui forment ensemble la série des Olii. Comme pour la ville qui a inspiré Fontana pour la créer, « Le Chiese Di Venezia » séduit par ses contradictions : sa conception évoque à la fois la figuration et l’abstraction. Au niveau formel, sa forme resplendissante lui confère une double nature, à la fois peinture et sculpture.

Peinture « Coupure », 1961

Lucio Fontana commence à fendre ses toiles à partir de la fin des années 50. Comparée à ses premières œuvres « fendues », cette peinture « Coupure », exécutée en 1961, se démarque par sa profondeur et son caractère chargé. Sur la présente œuvre, l’artiste ne s’est plus contenté de tailler la toile. Il y ajoute de nombreuses griffures. Le résultat est saisissant, la fente au centre de la toile, qui est bien réelle, se confond avec les griffures : le réel et l’illusion se mélange. Le nom de l’œuvre trouve également tout son sens lorsque la coupure vient couper net chaque trace de griffe qu’elle rencontre.

Peinture « Volo spaziale », 1955

Lucio Fontana se passionnait pour l’espace. Il faisait des recherches incessantes sur le sujet. Ce sont ces recherches qui l’on conduit à créer ses toiles fondues et trouées : la fameuse série « Concetto spaziale ». Mais le travail de l’espace de Fontana ne se limite pas à des fentes comme l’illustre cette peinture « Volo spaziale ». On peut y voir, ce qui semble des roses de couleurs sombres flotter dans un espace monochrome. La trainée blanche qui suit chaque rose donne un effet de mouvement et un sentiment de relief étonnant.

Peinture « Concetto Spaziale », 1961

Durant sa carrière artistique, Lucio Fontana se fascine pour l’exploration de l’espace. Le résultat de ses recherches le mènera à créer ses fameuses œuvres nommées « Concetto Spaziale » dont fait partie la présente œuvre. Cette peinture « Concetto spaziale » réalisée par l’artiste en 1961, se présente comme une toile à la teinte amarante accueillant 6 fentes de différents caractères. Aux yeux de l’artiste, ces fentes donnent une nouvelle dimension à l’œuvre, la toile n’est plus une simple peinture, elle devient une sculpture à part entière. On pourrait également considéré comme une allusion au sexe féminin, l’origine du monde.

Peinture «Conscious Landscape», 1942

En tant que surréaliste, Max Ernst a toujours recherché le moyen de limiter la part active du créateur dans le processus de création d’une œuvre. En 1925, il trouve la solution salvatrice dans le frottage. Des forêts nocturnes, des monstres aux formes surréalistes, ou encore des villes entières attaquées par une forte végétation s’invitent alors dans ses toiles. Cette peinture « Conscious Landscape », exécutée en 1942, est une illustration de la technique de peinture particulière de l’artiste. Ernst l’a peinte à New York peu de temps après avoir fui une Europe dévastée par la guerre. Les formes élevées de cette œuvre rappellent les gratte-ciel qu’Ernst a dû voir en arrivant au port de New York.

Peinture «The endless night», 1940

Exécuté par Max Ernst en 1940, « The Endless Night » constitue un résumé des sentiments d’appréhension qu’avait ressentis Ernst après deux internements par les nazis en tant que ressortissant allemand au cours de la période où il se préparait à fuir pour les États-Unis. Cette peinture illustre une tension qui a fasciné l’artiste depuis ses débuts en tant qu’artiste : le dialogue entre l’abstraction accidentelle et le naturalisme détaillé. Ernst met ici en scène des créatures surréalistes habitant un paysage imaginaire. Certains personnages tels que les oiseaux et les humaines restent reconnaissables. Pour les autres, il appartient au spectateur d’imaginer leur forme.

Peinture «Portrait érotique voilé», 1933

Max Ernst se distinguait de ses pairs par son imagination débordante, mais surtout par sa vision surréaliste unique comme l’illustre cette peinture « Portrait érotique voilée », exécutée en 1933 par l’artiste. La présente œuvre met en scène deux créatures étranges de sexe différent avec des têtes d’oiseau. Le corps de la femelle est formé essentiellement de formes ovales. Le corps de son compagnon quant à lui est formé de lignes curvilignes. L’attitude de la femelle donne quelques indices sur le sens de l’œuvre : difficile de renoncer à la tentation d’une femme surtout pour un homme enclin aux plaisirs de la chair.

Peinture «La carmagnole», 1927

Cette peinture « La carmagnole », réalisée par Max Ernst en 1927, est à rapprocher d’une de ses œuvres antérieures, « La Horde », leur composition étant assez proche. Ici, l’artiste met en scène des apparitions inquiétantes qui ne sont pas seulement le résultat de la pure imagination, mais aussi des formes suggérées par les accidents du frottage, principal procédé utilisé dans la réalisation de cette œuvre. Si l’on fait le lien entre la scène du tableau et son titre, cette œuvre revêt un sens politique profond : une danse macabre réalisée par des révolutionnaires, la prémonition des bouleversements qui surviendront en Europe à partir des années 30.

Peinture « Joueuse de lune », 1979

À l’exception de certains paysages, Vũ Cao Đàm s’est essentiellement concentré sur la peinture figurative. Les femmes et les jeunes filles de son pays natal et le folklore de ce dernier étaient ses sujets de prédilection. Avec « Joueuse de lune », peinte en 1979, Vu Cao Dam nous transporte dans une scène emplie de calme et de poésie où 3 jeunes femmes jouent de la musique sous un ciel nocturne d’un bleu profond. Grâce à ses coups de pinceau subtils, Cao Đàm nous fait découvrir sans peine son monde, la profondeur de son imagination, son pays.

Peinture « Delta », 1963

Akbar Padamsee est l’une des figures les plus emblématiques de la scène artistique indienne. Il se distingue de ses pairs par ses paysages situés entre la frontière de l’abstraction et de la représentation. La présente œuvre intitulée « Delta », réalisée en 1963, illustre parfaitement ce savoir-faire particulier de l’artiste. Cette toile met en scène ce qui semble être la vue aérienne d’un delta. Néanmoins, le paysage dans lequel se déverse le bras du fleuve est empli de désolation. Sur la partie droite de la toile, on peut même supposer que certains bras du fleuve principal se sont desséchés.

Peinture « Site avec 9 personnages », 1981

« Site avec 9 personnages », 1981, est l’une des œuvres les plus connues de Jean Dubuffet. Elle s’inscrit dans une série d’œuvres nommée « sites ». En les créant, Dubuffet avait pour ambition de radicaliser la démarche entreprise autour de la notion de lieux habités. La pièce dans sa globalité semble avoir été le résultat des gribouillages d’un enfant, ce qui la rend si unique . Après avoir réalisé la série de sites avec personnages, Dubuffet abandonna totalement toute représentation figurée pour se consacrer pleinement à l’abstraction. À partir des années 1983, sa peinture deviendra plus informelle, mais se rapprochera toujours de l’espace.

Peinture « Hungarian Village Church », 1932

Amrita Sher-Gil était une figure particulièrement importante de l’art indien, et ce malgré sa courte carrière d’artiste. Elle se distinguait de ses pairs par sa polyvalence et par la richesse de son style de peinture. Elle maitrisait à la fois la peinture Pahari, la peinture moghole et le style occidental comme l’illustre cette peinture « Hugarian Village Church », exécutée par l’artiste en 1932. On y voit bien l’importance de l’influence des artistes comme Cézanne ou encore Modigliani sur son travail. En fait, la plupart des travaux de l’artiste de la fin des années 20 et du début des années 30 sont marqués par cette influence européenne.

Peinture « Vent du nord », 1952-1953

L’œuvre « Vent du Nord » réalisée par Jean-Paul Riopelle en 1952 est l’une des toiles les plus célèbres réalisées par l’artiste. C’est l’une des mosaïques les plus grandes qu’il a faites. On peut y admirer la justesse de ses gestes pour emporter le spectateur dans une vision captivante. Cette œuvre a permis à Jean-Paul Riopelle de se faire un nom dans l’abstraction lyrique française. Elle lui a également permis de devenir l’un des artistes les plus influents du tachisme et de l’informalisme.

Peinture «Seven Black, Red and Blue», 1947

Alexander Calder était surtout connu pour ses sculptures, ses mobiles ou encore pour ses stabiles. Il était fasciné par les formes. Mais cette fascination ne se rencontre pas seulement dans ces sculptures, on en retrouve également des vestiges dans ses peintures. Cette toile, Seven Black, Red and Blue de 1947, en est la preuve. On peut y voir diverses formes plongées dans un fond jaune se dégradant au rouge. L’agencement des formes en elles même suggère que l’artiste a voulu donner du mouvement à l’ensemble de son œuvre.

Peinture « Noon », 1969

Joan Mitchell était l’une des femmes peintres les plus incontournables de son temps. Elle se distinguait de ses homologues expressionnistes pour la profondeur de ses œuvres et aussi pour leur grande dimension, comme l’illustre cette peinture « Noon », réalisée par l’artiste en 1963. Pour comprendre cette peinture, il faut être un grand amoureux de la peinture. Elle le disait elle-même : ma peinture n’est aimée que par les peintres. La présente œuvre montre la fluidité des gestes de Mitchell ainsi que sa belle manière de refléter en peinture ces impressions du moment.

Peinture « Concetto Spaziale, La Fine Di Dio », 1963

« Concetto Spaziale, La Fine Di Dio » est considérée comme l’une des œuvres les plus emblématiques de Lucio Fontana du début des années 60. La présente œuvre fait partie d’une série de 38 toiles ovoïdes du même genre qui se déclinent en différentes couleurs et parfois recouvertes de paillettes. Pour Fontana, ces pièces constituent un symbole fort : « l’infini, l’insondable, la fin de la figuration, le principe du vide ». La forme inhabituelle de la toile, une sorte d’œuf géant, en elle-même est emplie de sens profonds : synonyme du monde de la création, symbole de la fécondité…

Peinture « The Stolen Mirror », 1941

« The stolen miror », une peinture réalisée par Max Ernst en 1941 est l’une des œuvres les plus connues de l’artiste. L’artiste l’a peinte à son arrivée aux États-Unis après avoir fui la France grâce à l’intervention du riche collectionneur d’art Peggy Guggenheim. Le présent travail est décrit comme un tour de force surréaliste, car il met en scène un paysage étrange et troublant, où des femmes vêtues de peau d’animaux en tout genre se dressent comme des statuts gardiennes, et où ce qui semblent être des divinités vénérées se dressent sur des pyramides circulaires…

Peinture « Sans titre (Benares at Night) », 1990

En 1961, Ram Kumar visite la ville sainte de Varanasi. Cette visite bouleversa l’artiste et entraina un profond changement dans son style pictural. Cela l’a amené à saisir de différente façon les sensations qu’il a découvertes. Il s’éloigne alors peu à peu de la figuration et crée une série de paysages inspirés de la ville de Bénarès. Cette peinture « sans titre (Bénarès at Night) » fait partie de cette série. Malgré le titre évocateur, on constate aisément l’absence des constituants habituels de la réalité, la figure humaine est également absente. Il ne reste qu’un paysage doté d’une intensité dramatique et d’une de brillance austère.

Peinture « Dreamers », 1950

Dans les années 1950, les œuvres de Ram Kumar étaient pour la plupart des peintures figuratives. Et les figures représentées affichaient souvent des airs moroses et tristes. C’est le cas sur peinture « Dreamers », 1950. L’expression sur le visage des figures suggère une douleur profonde touchant à la fois le corps et l’esprit.

Peinture « Sans titre (Ladakh) », 1970

La peinture « Sans titre (Ladakh) », 1970, a été créée par Ram Kumar au moment où il est profondément plongé dans l’abstractionnisme. Contrairement aux œuvres de la série Benaras qui donnent une réalité, une référence, Ladakh nous plonge dans un monde totalement imaginaire. C’est un voyage dans l’espace, dans l’infini et l’inconnu. Après Ladakh, Kumar s’intéresse à Kumaon et Shivalik Hills.

Peinture « Benaras Landscape », 1960

Benaras a laissé une empreinte profonde sur Ram Kumar. La ville et son environnement le marqueront à vie puisqu’après son voyage, il se mettra corps et âme à la peinture abstraite. Cette peinture « Benaras landscape », 1960, s’inspire de la ville de Benaras elle-même. Kumar l’a réalisé en pensant aux caractères lugubres, encombrés et sales de la ville.

Tableau « Sans titre (Blue Abstract) »

À partir des années 60, le travail de Ram Kumar s’est peu à peu éloigné de la figuration et de l’abstraction pure. Ses paysages ont été réduits aux formes géométriques mélangées dans des plans horizontaux et verticaux changeants. Ce tableau montre l’important changement stylistique que connait kumar. C’est une hymne abstractionniste à la nature.

Peinture « Benares », 1964

À partir des années 60, après un voyage à Varanasi, anciennement Bénarès, avec MF Hussain, Ram Kumar a réalisé de quelques œuvres inspirées des maisons délabrées et les rues surpeuplées de la ville. Cela a conduit à la naissance de toiles tristes et sombres comme cette peinture « Benares », 1964.

Peinture « Jeune étudiant », 1958

Ram Kumar, durant toute sa carrière d’artiste, a été fascinée par les misères de la vie humaine. Et cette fascination se retrouve dans nombreuses de ses œuvres. C’est notamment le cas sur cette peinture « Jeune étudiant », 1958. Ici, Kumar a utilisé des nuances sombres pour représenter le malaise et le mal-être d’un jeune étudiant.

Peinture « Sans titre (Falling Bird) », 1968

Ses peintures abstraites exécutées avec génie et inspiration ont fait la célébrité de Ram Kumar. Ces œuvres sont à la fois profondes et accessibles. C’est le cas pour cette peinture « Sans titre (Falling Bird), 1968″. Cette peinture représente un oiseau en chute libre. Les contours de l’oiseau sont assez précis pour permettre de distinguer facilement la figure de l’oiseau.

Peinture « Vagabond », 1956

Ram Kumar est l’un des artistes indiens contemporains les plus brillants. Nombreuses de ses œuvres ont été inspirées par la condition humaine comme c’est le cas sur cette peinture « Vagabond », 1956. Cette œuvre représente un homme d’une humeur morose marchant seul dans un endroit tout aussi morose. La peinture est figurative, comme c’est le cas des œuvres de Kumar avant 1957.

Peinture « Goa Landscape », 1976

Ram Kumar est considéré par beaucoup comme l’un des plus grands peintres abstraits de l’Inde. Il est surtout célèbre pour ses paysages que l’on situe entre l’abstraction et le naturalisme. On le voit bien sur cette peinture « Goa Landscape, 1976 ». Cette peinture représente ce qui semble une plage en bord de mer.

Peinture « The Chance », 1966

Francis Newton Souza est connu pour son « art de la déformation ». Et cette peinture « The chance », 1966 exprime bien sa maîtrise de cet art. Ici, les têtes des figures sont tellement distordues que cela leur donne une forme mutante complexe. C’est le résultat d’une recréation spontanée du monde… et d’une foule d’expériences et d’associations privées.