Les éditions Steph Simon : prix des luminaires Mouille & des vases Jouve

Précurseur dans le domaine du design des années 1950, le galeriste Steph Simon s’entoure de designers émergents dont les vedettes sont Jean Prouvé et Charlotte Perriand.

Dans les années 1960, Steph Simon ornemente sa galerie en exposant les vases cylindriques de Georges Jouve et les luminaires de Serge Mouille.

Steph Simon a contribué à la notoriété de ces artistes et une pièce réalisée dans ses ateliers est gage de qualité pour les acquéreurs.

Vous possédez une pièce de mobilier édité par Steph Simon et vous cherchez à en connaître la valeur ? Vous trouverez dans cet article les derniers prix de vente des créations de Serge Mouille et de Georges Jouve

Prix des lampes de Serge Mouille éditées par Steph Simon

Les luminaires de Serge Mouille édités par Steph Simon s’échangent entre 800 et 10 000 euros. Certaines pièces peuvent dépasser cette échelle de prix comme les plafonniers à bras pivotants qui, selon le nombre de leurs bras (entre 2 et 7 branches), peuvent se vendre entre 10 000 et plus de 100 000 euros.

Applique Grand Tuyau

L’applique de Serge Mouille  Grand Tuyau, conçue à l’initiative de Steph Simon et diffusée en 1955 dans sa galerie, s’échange entre 800 et 2 500 euros.

Ce modèle, qui rencontre une grande ferveur autour de lui, agrandit la famille des lampes Tuyau, désormais au nombre de 3.

Lampe Trépied

La lampe de table de Mouille  Trépied, fabriquée et commercialisée par Steph Simon en 1954, se négocie entre 4 000 et 6 000 euros.

Steph Simon, qui avait l’art de créer des ambiances en associant les œuvres des artistes qu’il représentait, met parfaitement en lumière les bureaux Prouvé flattés par les lampes de table de Serge Mouille.

Prix des vases de Georges Jouve édités par Steph Simon

Steph Simon diffuse dans sa galerie de design les vases cylindriques de G.Jouve dits Cylindre ou Rouleau dans les années 1960. Ces derniers sont assez rares sur le marché, comptez entre 1 000 et 10 000 euros selon le modèle, leur taille et leur état.

Les vases Cylindre dits aussi Rouleau plaisent par leur forme épurée à laquelle tend Jouve dans les années 1960. Ils sont en céramique émaillée de couleur verte, jaune, orange, rouge mais aussi blanche ou noire. L’épure de leur design se marie parfaitement avec le mobilier Perriand et Prouvé.

L’artisan / artiste potier Jouve est connu pour ses travaux sur les formes et les couleurs. Steph Simon n’a édité qu’une petite partie de l’oeuvre céramique de Georges Jouve.

Vous souhaitez vendre un vase ou un luminaire édité par Steph Simon?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation de votre pièce éditée par Steph Simon et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou de vos pièce(s).

Les éditions Steph Simon : prix du mobilier Prouvé & Perriand

Steph Simon (1902-1982), ingénieur des Arts et Métiers, est une figure incontournable du design français d’après-guerre. D’abord employé commercial aux Ateliers Prouvé, il ouvre sa galerie en 1956 dans le quartier Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Il y expose, édite et diffuse le mobilier de Jean Prouvé et de Charlotte Perriand ainsi que les luminaires de Serge Mouille et les vases en céramique de Georges Jouve.

Vous possédez une pièce de mobilier éditée par Steph Simon et vous cherchez à en connaître la valeur ? Vous trouverez dans cet article les derniers prix de vente des créations de Jean Prouvé et Charlotte Perriand. 

Prix du mobilier Jean Prouvé édité chez Steph Simon

Sur le marché, le mobilier de Jean Prouvé, édité par Steph Simon se négocie entre 5 000 et 30 000 euros. 

Une chaise Prouvé Métropole n°305, éditée chez Steph Simon, s’échange entre 5 000 et 15 000 euros. Le modèle de fauteuil Prouvé Léger n°356 dit chaise Anthony s’évalue, lui, entre 10 000 et 18 000 euros.

Le bureau Prouvé Compas, fabriqué par les ateliers Steph Simon dans les années 1960, est accessible entre 7 000 et 15 000 euros.

Steph Simon a également édité les lits Prouvé SCAL n°450 et n°452 qui s’obtiennent entre 3 000 et 14 000 euros, selon la taille et le modèle.

Pour compléter le mobilier d’une chambre, comptez entre 17 000 et 30 000 euros pour acquérir une armoire Prouvé n°101.

Prix du mobilier Charlotte Perriand édité chez Steph Simon

Le mobilier de Charlotte Perriand, édité par Steph Simon, s’échange entre 200 et 50 000 euros sur le marché de l’art. Le prix des bahuts Forme libre et En forme dit aussi Japon ainsi que de la bibliothèque Nuage peuvent grimper jusqu’à entre 200 000 et 300 000 euros.

Un tabouret Perriand Berger édité par Steph Simon se négocie entre 2 000 et 5 000 euros. Le modèle Bauche (tabouret / chaise) est plus abordable et s’évalue entre 200 et 1 000 euros.

Pour une chaise Perriand Méribel, comptez entre 300 et 2 000 euros. 

Véritable icône du mobilier design, le buffet de Charlotte Perriand Cansado s’acquiert à partir de 4 000 euros et son prix peut s’élever jusqu’à 50 000 euros selon sa version. Quant au banc Cansado, il s’échange entre 2 500 et 15 000 euros en fonction de son modèle et de sa taille.

Vous souhaitez vendre une pièce de mobilier éditée par Steph Simon?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation de votre mobilier édité par Steph Simon et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou de vos pièce(s).

Prix du mobilier Poltronova par Ettore Sottsass

Cet article met en lumière certaines pièces phares du mobilier Sottsass édité Poltronova que sont les armoires Superbox, le miroir Ultrafragola, la lampe Astéroïde, les mobiles MS 120 et MS 180 ainsi que le bureau Néfertiti et le lit Elledue.

Poltronova & Sottsass

L’histoire de Poltronova débute à la fin des années 1950 en Toscane. Ses fondateurs, le peintre et sculpteur Sergio Cammilli, l’industriel Mario Bonacchi, et les 2 ébénistes Loredano Bucciantini et Vinicio Scatizzi, souhaitent faire connaître et promouvoir la singularité du design italien. Leur ligne éditoriale : l’artisanat et « l’idée qu’un objet ou un meuble est fondamentalement important pour appréhender la vie d’une certaine manière. » Cammilli et Bonacchi nomment Ettore Sottsass directeur artistique de la maison d’édition.

Cette maison avant-gardiste du design italien du XXe siècle est aujourd’hui reconnue à l’internationale pour son éthique, sa qualité et sa créativité.

Poltronova a édité également Elena et Massimo Vignelli, Archizoom, Superstudio, Bethan Laura Wood, Cristiano Toraldo de France, Franco Raggi, Ron Arad, Lapo Binazzi, Nigel Coates, Hans Hollein, Gianni Pettena et De Pas / D’Urbino / Lomazzi.

Estimation du mobilier Sottsass édité par Poltronova

Un meuble Poltronova signé Sottsass se négocie, sur le marché de l’art, entre 300 et 50 000 euros. Le Lit Elledue de la série Mobili Grigi (1970) fait cavalier seul et s’estime plutôt entre 100 000 et 150 000 euros.

Poltronova propose en 1971 une collection de meubles en plastique et fibre de verre, les Mobili Grigi [Meubles Gris]. Le lit Ellledue, avec ses 2 lampes à son sommet, ainsi que le miroir Ultrafragola (cf. image plus bas) aux formes sinueuses et sensuelles en font une gamme emblématique.

Parmi les pièces de mobilier les plus abordables figurent les bureaux Tecnika ainsi que les cache-pots de la gamme Fiorenza, qui s’échangent à partir de 300 euros.

Armoire Superbox

Le prix d’une armoire Superbox, considérée comme l’une des sculptures de Sottsass, s’estime entre 15 000 et 40 000 euros. Cette armoire de forme parallélépipédique, en bois mélaminé et imaginée en 1966, mesure 80 x 200 x 80 cm. Colorée, unie ou rayée, elle semble trôner, telle un totem, sur son socle.

Sottsass explique : « Il m’est venu à l’esprit de dessiner des meubles comme des sortes de tours aux rayures colorées, de façon à ce que les meubles, dans les chambres, ressemblent à des apparitions d’objets étranges venus d’un autre monde plus que des meubles de notre monde.»

Bureau Néfertiti

Le bureau Néfertiti est l’une des pièces les plus cotée, comptez entre 30 000 et 50 000 euros.

Le bureau Néfertiti fait partie des premiers meubles, dans l’histoire du design, à être exécutés à l’aide d’un stratifié décoratif en plastique.

Dessiné en 1966, le design du Néfertiti découle stylistiquement de la série des armoires Superbox. Toutes ces colonnes qui semblent libérées de toute fonction claire imposent un nouveau mode de vie domestique.

Ce secrétaire à rayures n’est proposé qu’entre 1970 et 1975 dans le catalogue Poltronova. Néfertiti est pourtant l’un des emblèmes de Sottsass et est très souvent présenté lors d’expositions consacrées au designer.

Miroir Ultrafragola 

Un miroir Ultrafragola se négocie entre 4 500 et 15 000 euros. Ce miroir de près de 2 mètres de hauteur (195 x 100 x 13 cm) est doté d’un luminaire (néon rose). 

En 1968, Sottsass commence à travailler sur une série de meubles, de lampes et de miroirs en ABS emballé sous vide aux noms vaguement psychédéliques à l’instar d’Ultrafragola.

Dans la collection Mobili Grigila lumière provient du mobilier telle une apparition étrange et métaphysique.

Lampe Astéroïde

Le prix d’une lampe Astéroïde s’échelonne entre 2 000 et 10 000 euros. Cette lampe à poser, rose ou bleue, mesure 72 cm. Sa base est en aluminium et la lumière apparaît au travers d’un tube fluorescent.

La lampe Astéroïde est née de l’influence de 2 cultures. Sottsass s’est imprégné de la culture populaire américaine, ses emblèmes, ses nombreuses enseignes commerciales (restaurants, drive, etc.). Le designer a associé cette culture populaire avec le tantrisme hindoue qui célèbre des états de conscience supérieures au travers d’expériences spirituelles.

Avec sa lampe Astéroïde, Sottsass glorifie le phallus, en pleine période de libération sexuelle. En somme sa lampe nous « éclaire » dans une ambiance futuriste !

Buffets dit Mobiles

Le prix d’un buffet dessiné par Sottsass pour Poltronova se situe entre 4 000 et 40 000 euros.

Les plus présents sur le marché, qui sont aussi les plus cotés (à partir de 10 000 euros), sont les modèles MS 120 et MS 180.

Mobile MS 120

Ettore Sottsass a réalisé plusieurs versions du mobile MS 120. La première est un buffet bas composé d’un seul caisson à rayures monochrome. Sottsass propose ensuite un buffet à double corps vertical ou horizontal (cf. image à la Une). Leur piétement est en tube d’acier bruni.

Sottsass a commencé à dessiner ce buffet à double corps en 1954, pour le réaliser en 1958.

Mobile MS 180

Le mobile MS 180 se décline ici aussi en plusieurs versions : un buffet à double caissons superposés et aussi une version allongée, composée de 3 parties (2 caissons en bois laqués rayés et colorés avec au centre 4 tiroirs superposés en bois naturel). La structure et les pieds sont laissés en bois naturel dans la seconde version et non en métal bruni.

Ce buffet est produit dans plusieurs essences de bois exotique, le palissandre.

La palissandre des Indes se caractérise par des lignes droites, jaunes, oranges sur fond brun, tandis que le palissandre de Santos, très proche de celui de Rio, est une essence plus dense et plus décorative, avec des lignes rouges à noires très marquées.

Vous souhaitez vendre une pièce de mobilier éditée par Poltronova ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation de votre mobilier Poltronova et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou de vos pièce(s).

Mobilier Cassina, prix de vente sur le marché de l’ art

La maison d’édition de mobilier Cassina allie ses traditions artisanales en matière de design avec la modernité et l’innovation. Partageant ainsi ses valeurs et son exigence, le mobilier Cassina est aujourd’hui reconnu à l’échelle mondiale.

Cote des meubles Cassina – iMaestri

Les meubles de la collection iMaestri édités par Cassina s’échangent entre 200 et 6 000 euros sur le marché de l’art.

Les rééditions des sièges LC 1, LC 2, LC 3 et LC 4  Le Corbusier / Pierre Jeanneret / Charlotte Perriand se négocient entre 250 et 6 000 euros. Les éditions des tables LC 10 et LC 6 sont plus abordables, comptez entre 200 et 1 000 euros.

Le mobilier, édité par Cassina, de Rennie Mackintosh s’estime entre 100 et 1 500 euros, selon le modèle. Un ensemble pour une salle à manger s’évalue entre 600 et 1 000 euros dans la gamme Argyle et entre 1 000 et 3 000 euros dans la gamme Hill House.

Le prix d’un fauteuil Fiorenza de Franco Albini s’échelonne entre 4 000 et 6 000 euros. Les chaises Luisa, quant à elles, se négocient entre 300 et 1 000 euros.

La table basse 751 de Ico Parisi est bien représentée sur ce marché, elle s’estime entre 300 et 600 euros. Le modèle 748 se vend, lui, autour de 400 euros. Comptez entre 500 et 800 euros pour la table basse 735.

Le fauteuil Red & Blue de Gerrit Thomas Rietveld est accessible entre 400 et 1 500 euros. Une chaise Zigzag s’échange entre 200 et 800 euros.

Le fauteuil Lady de Marco Zanuso se vend autour de 1 500 euros sur le marché de l’art.

Les iconiques canapés Maralunga de Vico Magistretti se négocient entre 200 et 3 500 euros. Les prix varient selon la taille et l’état de la pièce.

Le prix d’une chaise Leggera dessinée par Gio Ponti se situe entre 300 et 1 000 euros.

Quant aux tables Doge de Carlo Scarpa, selon la taille et le modèle, elles s’échangent entre 500 et 5 000 euros.

Cassina, le design de l’artisanat à la série

La maison italienne Cassina est fondée en 1927 par Cesare et Umberto Cassina

Ces fils d’une famille de créateurs de meubles artisanaux souhaitent conserver le goût d’une certaine éthique pour leur jeune entreprise.

Dans les années 1950, ils s’aventurent dans la production en série, indispensable en ces lendemains de Seconde Guerre mondiale. Pour autant, leurs choix sont toujours aussi exigeants tant en termes de design et de qualité de matériaux qu’en termes de recherche et d’innovation.

La spécialité de leurs éditions est vite reconnue à l’international.      

Cassina, la collection iMaestri

La collection iMaestri naît en 1973. Elle a pour vocation de rééditer des œuvres majeures dessinées par de grands artistes du XXe siècle.

Dès 1964, la maison Cassina réédite les meubles iconiques des designers et partenaires en affaires, Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Charlotte Perriand, qui ont, en somme, préfiguré cette collection.

Charlotte Perriand enrichit ensuite la gamme, notamment avec la bibliothèque Nuage (c.f. image à la Une).

Depuis 1973, Cassina revisite et réédite également Charles Rennie Mackintosh, Franco Albini, Ico Parisi, Gerrit Thomas Rietveld, Marco Zanuso, Vico Magistretti, Gio Ponti, Carlo Scarpa et Giacomo Balla (avec ses paravents) . La maison d’édition a pour leitmotiv le mariage du respect du design du meuble original avec la technologie nouvelle. Cassina innove ainsi dans le respect des traditions et s’inscrit dans l’histoire du design.

Vous souhaitez vendre une pièce de mobilier éditée par Cassina ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation de votre mobilier Cassina et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou de vos pièce(s).

La Fée Électricité de Raoul Dufy

Raoul Dufy a réalisé l’exploit de peindre le plus grand tableau du monde avec La Fée Électricité, monumentale fresque de 60 mètres et exposée au pavillon de l’Électricité lors de l’Exposition internationale de Paris de 1937.

Chacune des 10 planches gravées s’échangent entre 70 et 1 500 euros selon l’édition. Comptez entre 2 000 et 5 000 euros pour le portfolio des 10 lithographies.

La Fée Électricité se déroule chronologiquement de droite à gauche, de l’Antiquité à 1937. Elle peut être lue comme une encyclopédie allégorique et enjouée sur l’électricité.

Raoul Dufy entend peindre l’histoire de l’électricité en célébrant les inventions des scientifiques.

Le niveau inférieur est constitué d’une anthologie de 110 chercheurs illustrés et nommés avec leurs inventions. Le niveau supérieur concerne les éclats de la lumière, qu’ils soient naturels ou artificiels. Dufy célèbre l’avancée sociale de l’éclairage électrique.

Ce projet pictural se déroule sur 600 mètres carrés, 60 mètres de longueur sur 10 mètres de hauteur. Raoul Dufy aime ce genre de défi, représentatif de la pluralité de son œuvre et de sa force de travail considérable.

Le panorama est constitué de 250 panneaux en contreplaqué, parquetés sur bois cintré, de 2 mètres de hauteur sur 1 mètre de longueur. Chaque panneau est travaillé de façon individuelle. De nombreuses recherches, notamment à la bibliothèque Forney, ont été nécessaires à la réalisation de l’ouvrage.

La fée, qui donne son nom à l’œuvre, est présente, telle une magicienne, lançant un faisceau. Dufy cultive l’art de la métaphore, et épanouit son identité faite de nuances de couleurs translucides et d’un graphisme précis.

Cette décoration est une demande de la Compagnie parisienne d’Électricité. Raoul Dufy bénéficie, entre autres, de l’appui du directeur des Beaux-Arts ainsi que de celui de l’architecte du pavillon de l’Électricité avec qui il partage des convictions modernistes. Une seule année lui sera octroyée pour réaliser l’entreprise inouïe.

La Fée Électricité, installée au musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1964, peut être considérée comme l’aboutissement de l’œuvre de Raoul Dufy.

Vous souhaitez vendre une lithographie de Raoul Dufy ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation de vos estampes réalisées par Raoul Dufy et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou de vos pièce(s).

Prix de vente des bijoux de Line Vautrin

Vous possédez un bijou de Line Vautrin et vous cherchez à connaître la valeur de ses créations ? Vous trouverez dans cet article l’évolution de la cote des colliers, bracelets et autres bijoux de l’artiste. Les amateurs et les collectionneurs sont nombreux à apprécier la spontanéité d’inspiration de l’artiste qui a participé au renouveau du bijou au XXe siècle.

Cote des bijoux de Line Vautrin

Les colliers et les bracelets de Line Vautrin demeurent ses bijoux les plus prisés sur le marché de l’art. Leurs prix commencent autour de 300 euros et ils s’échangent en moyenne autour de 2 500 euros. Ces bijoux sont souvent en bronze doré, certains sont en Talosel avec des incrustations de fragments de miroirs.

Moyenne des estimations
Collier 800 – 10 000 €
Bracelet 300 – 6 000 €
Boucles d’oreille 150 – 3 000 €
Broche 200 – 2 000 €
Bouton 20 – 200 €

Collier

Les colliers de Line Vautrin sont très appréciés, leurs prix s’échelonnent entre 800 et 10 000 euros, un sur deux se vend moins de 2 400 euros.

Line Vautrin a nommé certains de ses colliers en s’inspirant de la culture populaire. Les colliers Il court il court le furet, Barbe bleue et Berthe aux grands pieds se sont chacun vendus 3 000 euros. Plusieurs colliers Dragon se sont négociés autour de 3 500 euros récemment. 

Les civilisations anciennes, notamment l’Égypte où elle a étudié l’art traditionnel du bijou l’ont toujours fascinée et inspirée. Les colliers Ramsès s’évaluent autour de 2 000 euros. Le sujet animal est aussi représenté, un collier Les Renards a été acquis à 850 euros et un collier Colombe s’est négocié 5 000 euros.

Bracelet

La valeur d’un bracelet créé par Line Vautrin s’estime entre 300 et 6 000 euros selon le modèle et son état. Les derniers prix de vente soulignent qu’un bracelet sur deux s’est vendu moins de 3 000 euros. On note tout de même deux records atteints par les bracelets Vis et Les filles de Neptune qui ont dépassé le prix de 10 000 euros !

Bon à savoir : Line Vautrin a créé quelques parures de bijoux, ainsi nous pouvons retrouver un modèle de collier décliné en bracelet, en boucle d’oreille ou en broche.

Boucles d’oreille

Les estimations des boucles d’oreilles de Line Vautrin s’établissent entre 200 et 3 000 euros selon les modèles. Notons des prix records pour deux modèles Cage aux oiseaux qui se sont vendus récemment 3 500 et 6 000 euros.

Les décors de ses boucles d’oreilles sont très délicats, on retrouve souvent le sujet de la faune. Une paire de boucles d’oreilles Les pigeons voyageurs où chacun des pigeons porte une petite mallette s’est vendue 3 000 euros tandis que la paire Ammonite a trouvé acquéreur à 1 200 euros.

À des prix plus abordables, comptez entre 150 et 700 euros pour des puces d’oreilles tout de même extrêmement raffinées.

Bon à savoir : Les premiers bijoux de Line Vautrin ont été créés dans les années 20 bien que l’on en retrouve aujourd’hui plus de traces. Son talent est très vite reconnu et elle s’établit en 1943 dans une grande boutique rue du Faubourg Saint-Honoré où elle crée des bijoux plébiscités par les Parisiennes. Après guerre, elle fera partie des grandes figures  du renouveau de la mode et des arts.

Broche

Les broches de Line Vautrin sont les bijoux les plus présents sur le marché. Elles s’estiment entre 200 et 2 000 euros bien qu’une fois sur deux elles se négocient entre 200 et 900 euros. La broche Si tous les gars du monde, dont le nom a été repris pour le fameux miroir éponyme, a réalisé un record de vente à 2 200 euros.

Bouton

Il est assez rare de trouver des boutons de Line Vautrin sur le marché. Dernièrement une série complète de quatre boutons Des rébus : Plat comme une galette / Maigre comme un clou / Haut comme une tour / Long comme une girafe a été négociée au prix de 450 euros et une paire de boutons de manchette Paume de la main à 200 euros.

Line Vautrin a créé beaucoup de boutons dans les années 40, en bronze doré, plus tard en Talosel. On y retrouve les mêmes thèmes de décor que sur ses boîtes. Certains sont ornés de figures d’animaux comme les boutons Les petits animaux de la forêt dont une série de cinq s’est vendue 380 euros et les boutons Chevaux, trois d’entre eux ont été récemment acquis à 130 euros.

Bon à savoir : Line Vautrin fabrique ses premiers boutons en 1938-39 dans sa boutique rue de Berri. Ils sont tellement plébiscités par sa clientèle qu’elle sera surnommée ” La reine des boutons” par la presse.

Comment faire estimer ou vendre un bijou de Line Vautrin ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation des bijoux de Line Vautrin et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou vos pièce(s).

Cote des boîtes et objets de Line Vautrin

Vous possédez une boîte signée Vautrin et vous cherchez à en savoir plus sur la cote de Line Vautrin ? Vous trouverez dans cet article l’évolution de la cote des objets en bronze de l’artiste depuis cinq ans ainsi que les derniers prix de vente de ses créations.

Prix de vente des boîtes & objets de Line Vautrin

La cote des boîtes et des objets de Line Vautrin est en constante augmentation. L’engouement des collectionneurs en fait des valeurs sûres du marché de l’art. Les boîtes à rébus sont les plus prisées et les plus chères.

Moyenne des estimations
Boîte et poudrier 270 – 16 000 €
Presse papier 1 000 – 2000 €
Vide poche, coupelle & cendrier 850 – 10 000 €


Boîte & poudrier

Les boîtes en bronze de Line Vautrin sont très recherchées par les collectionneurs. Leurs prix sont assez variables et s’échelonnent de 270 euros à 16  000 euros, prix atteint par une magnifique boîte La Mer.

Elles portent des noms à message poétique souvent teintés d’humour, parfois un brin mélancolique comme la boîte L’amour (sou) tient, (sou) flle, (sou) lage, (sou) rit, (sou) pire, (sou) met, (soû) le, vendue récemment 15 000 euros. 

Parfois elle inscrit les vers d’un poème sur son couvercle, à la manière de la boîte Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville (vendue 10 000 euros) où elle reprend un poème Paul Verlaine, de même sur la boîte Mon âme a son secret, ma vie a son mystère (vendue 4 800 euros) où l’on retrouve le sonnet d’Alexis Félix Arvers.

Certaines boîtes ont des thèmes plus politiques, voire patriotes, comme la boîte Les portes de Paris (c.1940) vendue 6 000 euros et la boîte Vive la libération (c.1945) acquise au prix de 2 000 euros. Le monde marin et les thèmes religieux et mythologiques sont également interprétés.

Parmi ces boîtes, Line Vautrin a fabriqué des poudriers, des piluliers, des plumiers et des boîtes à cigarettes. Les poudriers se vendent une fois sur deux moins de 1 600 euros, une boîte à pilule Violettes et soucis s’est vendue dernièrement 780 euros et la boîte à cigarettes Exaltantes les glaces a trouvé acquéreur à 1 500 euros.

Bon à savoir : Line Vautrin ne réalise pas de modèles avant de créer, elle préférait se laisser porter par l’instant et aimait à dire qu’elle s’inspirait des modèles qu’elle percevait en rêvant. Elle a imaginé ses boîtes sur le thème des rébus, alliant tradition et divertissement, mêlant les images et les mots. Ses créations sont construites autour des jeux de langue et de la mémoire populaire.

Presse papier

Les presse-papiers sont rares sur le marché, ils se négocient en général entre 1 000 et 2 000 euros lorsqu’ils sont en parfait état. Comme à son habitude, Line Vautrin leur attribue généralement un nom. Récemment, deux presse-papiers La Cène ont chacun été vendus 1 000 euros et un presse-papier Mon âme a son secret, ma vie a son mystère a trouvé acquéreur au prix de 1 600 euros. Line Vautrin a aussi créé des plumiers dont le prix s’estime entre 1 000 et 5 000 euros.

Vide poche, coupelle & cendriers

La valeur des vide-poches de Line Vautrin s’estime entre 850 et 4 000 euros, prix attribué à un modèle de vide poche L’arbre de vie. Un sur deux a été acquis moins de 1 900 euros. Un magnifique vide-poche La mer s’est tout de même vendu au prix record de 16 664 euros

Bon à savoir : La fantaisie et la magie qui se dégagent des créations de Line Vautrin fascinent des générations d’amateurs, de collectionneurs, mais aussi des personnalités comme Françoise Sagan, Bettina Rheims, Ingrid Bergman, Brigitte Bardot ou Madonna.

 

Comment faire estimer ou vendre une boîte de Line Vautrin ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation des boîtes de Line Vautrin et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou vos pièce(s).

Cote des œuvres de Jean Royère

Vous possédez une œuvre de Jean Royère et vous cherchez à en connaître la valeur ? Vous trouverez dans cet article l’évolution de sa cote ainsi que les derniers prix de vente de son mobilier et de ses dessins de décors d’intérieur.

Royère, la fantaisie au service de la décoration de luxe

Les créations de Royère se caractérisent par leur recours aux champs lexicaux du végétal et de l’organique au service de créations précieuses dont la cote peut être très élevée.

En 1937, le motif décoratif se démocratise en France comme le chevron, le créneau, le croisillon ou les clous. En 1939, c’est le grand retour de l’ornement dans les arts décoratifs. Ce retour au classicisme ne réjouit pas les modernes. Royère ne repousse pas l’ornement pour autant mais souhaite rester moderne. Ainsi, il ajoute à son mobilier et à ses luminaires une certaine fantaisie et joue avec l’aspect ludique du motif décoratif. 

Estimation et prix des œuvres de Jean Royère

Le regain d’intérêt depuis plusieurs années pour les œuvres de Royère, dont la demande ne cesse de croître, a fait exploser le prix de certaines œuvres. Les objets les plus prisées sont élaborés entre 1945 et 1960. Le prix des œuvres de Royère démarrent autour de 600 euros pour un dessin au crayon à papier et peuvent grimper jusqu’à 1 300 000 euros pour un ensemble de mobilier unique.

Moyenne des estimations
Canapé 15 000 – 600 000 €
Fauteuil & Chaise 2 000 –  150 000 €
Table 1 000 – 290 000 €
Bureau 1 500 – 40 000 €
Bahut et armoire 3 500 – 170 000 €
Lit 4 000 – 70 000 €
Luminaire 5 000 – 600 000 €
Élément d’architecture 9 500 – 35 000 €
Dessin 600 – 2 000 €

Canapé

La valeur d’un canapé signé Jean Royère s’échelonne en majorité entre 15 000 et 600 000 euros. Certains modèles Ours polaire ont atteint un prix plus élevé, d’autres, comme le modèle Corbeau se sont négociés pour une somme inférieure.

Jean Royère dessine un mobilier fonctionnel et moderne en accordant toujours une attention particulière à ses commanditaires.  Les formes de ses canapés sont enveloppantes et invitent à la détente. Le décorateur est admiratif du travail artisanal et à l’écoute des tendances ornementalistes de son époque. Pour autant, son mobilier reste léger et délicat.

Fauteuil, chaise, tabouret

Le prix d’un siège de Jean Royère se négocie entre 2 000 et 500 000 euros.

Royère innove par son travail sur les couleurs et sur les formes. Les couleurs de l’arc en ciel sont déclinées dans des camaïeux, ce qui offre une grande variété de tons. Il s’inspire de la faune et de la flore pour les formes de ses sièges et de ses autres meubles. Il apprécie particulièrement la forme sinusoïdale, que l’on retrouve notamment dans les gammes Ondulation et Éléphanteau.

Table

Les tables, tables basses et gigognes de Royère s’estiment entre 1 000 et 400 000 euros.

L’utilisation de matériaux précieux comme le palissandre, type de bois exotique poussant dans les tropiques, ou le bronze doré est un marqueur fort des créations de l’artiste et donne de la valeur à son mobilier.

Royère utilise aussi le chêne, le frêne ou l’acajou ainsi que de métaux tels le fer souvent forgé et parfois patiné d’or ou le laiton. Le plateau des tables Tour Eiffel, Ondulation ou Yo-Yo est souvent en verre, celui des Sphère en marbre et certaines tables Flaque sont en marqueterie de paille.

Buffet, bahut, commode et armoire

Le prix d’un meuble de rangement du designer Jean Royère commence à 1 000 euros pour un meuble très simple comme un chevet et grimpe à plus de 250 000 euros pour certains buffets très rares.

Bon à savoir : au début des années 1930, Jean Royère choisissait pour ses meubles une esthétique fonctionnelle. C’est face à la réaction des ouvriers de la cité ouvrière de Frileuse au Havre, qui auraient préféré un mobilier de style, que Royère envisage le motif décoratif avec fantaisie et sensibilité.

Lit 

Les lits de Jean Royère s’estiment, en règle générale, entre 3 000 et 20 000 euros. Très peu ont été présentés sur le marché ces dernières années. Récemment des lits jumeaux en bois verni se sont vendus 4 000 euros, un lit en bois et peau de mouton s’est vendu 19 000 euros. Une banquette Croisillon, provenant d’un hôtel de Beyrouth au Liban, s’est négociée 20 000 euros. Le lit divan de la collection Jean Goldenberg, pièce unique, a été acquis au prix de 70 000 euros.

Luminaire

Tout comme celle du mobilier, la  cote des luminaires de Royère est importante. En moyenne, ces derniers se vendent entre 9 000 euros et plusieurs centaines de milliers d’euros et peuvent même atteindre des prix de vente records. Ce fut le cas du luminaire Liane estimé 600 000 euros et vendu 1 300 000 euros  lors d’une vente aux enchères exceptionnelle.

Objet et élément architectural

En tant que décorateur, Jean Royère ne s’est pas cantonné principalement à la création de mobiliers et luminaires. Avec son identité forte, il réalisa également divers objets d’intérieurs et éléments architecturaux allant du miroir au meuble de séparation. Selon l’œuvre, les prix varient entre 2 000 euros et 85 000 euros.

Dessin au crayon à papier

Royère a également effectué quelques dessins aux crayons à papier. Concernant ces derniers, les ventes se concluent la plupart du temps aux alentours de 1 000 euros.

Prix records

Evolution de la cote des œuvres de Jean Royère

 

Une œuvre sur deux de Jean Royère se vend plus de 40 000 euros. La cote de Jean Royère a connu une progression constante ces dix dernières années, nous notons néanmoins une stabilisation des prix de vente depuis 2020.

Expertiser et authentifier une œuvre de Jean Royère

De nombreux designers se sont inspirés des créations de Jean Royère, il existe par conséquent de nombreux objets et mobiliers ressemblant au travail de l’artiste, c’est pourquoi il est important de faire appel à des spécialistes du mobilier design pour authentifier ou lui attribuer une œuvre.

Comment estimer ou vendre une œuvre de Jean Royère ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation gratuite de vos œuvres de Jean Royère et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou vos pièce(s).

Prix de vente des miroirs de Line Vautrin

Vous possédez un miroir signé Line Vautrin et vous souhaitez en savoir plus sur les prix de vente des œuvres de cette créatrice parisienne ? Vous trouverez dans cette page l’évolution de la cote de ses miroirs ainsi que leurs derniers prix de vente.

Les miroirs de Line Vautrin sont créés à partir du milieu des années 1950 avec une technique résultant de ses recherches sur la matière qu’elle nomme alors « Oforge » et qu’elle baptisera plus tard « Talosel« . Elle obtient cette matière à partir de l’acétate de cellulose, matière plastique qu’elle travaille en y incrustant des fragments de verre ou de miroir par fines couches qu’elle superpose, gratte, puis fond avec le feu, souvent au chalumeau.

Cote et estimation des miroirs de Line Vautrin

Les miroirs sorcières dits aussi convexes de Line Vautrin sont les œuvres les plus recherchées de l’artiste. Leur cote tend à se stabiliser après un pic en 2022. Les estimations récentes de ses œuvres confirment l’intérêt des collectionneurs et l’engouement des acheteurs pour les miroirs de celle que l’on surnomme “la poétesse du métal”.

Miroir Soleil à pointes

Ils sont de loin les plus présents sur le marché, l’enthousiasme des acheteurs à leur égard est constant.

On distingue les miroirs Soleil à pointes n°0, n°1 et n°2, dont les prix débutent autour de 7 000 euros, et les miroirs Soleil à pointes n°3 et n°4, plus cotés, estimés à partir de 10 000 euros. Comptez jusqu’à 20 000 euros pour un Soleil à pointes n°0, et plus de 50 000 euros pour un Soleil à pointes n°1, n°2, n°3 ou n°4.

Miroir Soleil torsadé ou Soleil doré

Le Soleil torsadé est plus rare sur le marché que les Soleil à pointes mais sa fourchette de prix est assez similaire et se situe entre 15 000 et 75 000 euros.

Joueuse et en perpétuelle quête d’inventivité, Line Vautrin a aussi décliné le thème de l’astre solaire, cher à son cœur, avec le miroir Aurore, le miroir Flambloyant, le miroir Astéroïde, le miroir Comète ou le miroir Satellite orange, cette pièce unique s’est vendue 88 068 euros.

Miroir Roi Soleil

Le prix de vente d’un miroir Roi Soleil s’échelonne entre 6 000 et 50 000 euros. Sa structure en talosel accueille des inclusions de miroirs souvent dans des tons chauds.

Miroir Colbert ou Solaire

Les miroirs Colbert, aussi nommés Solaire, sont assez rares, leur prix (pour un modèle en bon état) se discutent entre 50 000 et 90 000 euros.

L’ossature est en forme de couronne d’où rayonnent des faisceaux lumineux incrustés de miroirs dorés.

Miroir Perruque

Le prix de vente d’un miroir Perruque se loge entre 15 000 et 50 000 euros.

De son cadre s’élèvent des tiges métalliques serties de miroirs teintés dans des tons chauds tels le doré et l’orangé ou dans des tons plus froids bleutés et vert.

Line Vautrin a aussi joué avec le mot « soleil », l’associant à la royauté en créant le miroir Pompadour, dont un modèle s’est vendu 26 000 euros ; le miroir Boudoir, qui s’acquiert entre 20 000 et 75 000 euros ou le miroir Vieille France, qui s’estime entre 40 000 et 95 000 euros. Les miroirs Mazarin se négocient entre 8 000 et 35 000 euros. 

Miroir Chardon ou Flammes

Les miroirs Chardon sont courants sur le marché. Leur valeur se situe entre 5 500 et 85 000 euros, sachant que la moitié de ces miroirs s’échangent en dessous de 17 000 euros.

Miroir Gerbera ou Gribiche

Les miroirs Gerbera ou Gribiche sont aussi très présents sur le marché. Leurs prix démarrent à 3 000 euros et s’échelonnent jusqu’à 40 000 euros. Notons un record exceptionnel à 70 000 euros. Ces miroirs sont en général les plus abordables, 1 sur 2 se vend moins de 12 500 euros.

Miroir Romain

Les miroirs Romain sont assez fréquents sur le marché, 1 sur 2 se vend moins de 21 000 euros, sachant que leur fourchette de prix est très large, allant de 7 500 à 50 000 euros.

Miroir Montre

Les miroirs Montre, iconiques, sont assez rares, leur valeur s’établie entre 15 000 et 20 000 euros. Notons qu’un exemplaire a atteint le prix record de 80 000 euros.

Miroir Trèfle

Le prix des miroirs Trèfle est assez constant depuis 5 ans, il se loge autour de 33 000 euros.

Miroir Sequins

Le prix d’un miroir Sequins s’échelonne entre 36 000 et 120 000 euros. 1 sur 2 a été adjugé moins de 56 000 euros.

Miroir La Folie ou Le Soleil a rendez-vous avec la lune

Ce miroir est celui qui connaît le plus grand écart de prix, entre 31 000 et 260 000 euros. Son prix médian est de 93 000 euros. Le miroir sorcière (le Soleil) est entouré de 12 flammes en talosel noir. L’une d’entre elles porte un autre petit miroir de sorcière (la Lune).

Miroir Crête de coq

Extrêmement rares, les miroirs Crête de coq s’estiment en général entre 20 000 et 50 000 euros, bien que leur rareté sur le marché a insufflé des ventes autour de 130 000 euros.

Miroir Florence

Les miroirs rectangulaires Florence sont rares et leurs prix sont assez variables allant de 40 000 à 105 000 euros. 

Bon à savoir : Line Vautrin a créé plus de 150 modèles de miroirs, nous retrouvons aussi sur le marché les miroirs Huitre, Gabrielle, Pistil, Guilloché ou Bayadère ainsi que les miroirs Rose des Sables, Papyrus et Torah sans doute inspiré par le Maroc, l’Orient où Line Vautrin a vécu entre 1949 et 1950.

Miroir Aux Alouettes

Le miroir Aux Alouettes, rare sur le marché, s’estime entre 15 000 et 45 000 euros selon son état.

Line Vautrin joue ici avec l’expression « miroir aux alouettes » et l’interprète au sens littéral. Ainsi, onze ou douze alouettes ornées de miroirs argentés semblent se contempler dans le miroir. Il existe en 2 tailles : 24 cm et 45 cm.

Miroir Tudor

Un miroir Tudor (en photo à la Une) se négocie entre 10 000 et 35 000 euros.

Son cadre circulaire en talosel supporte 5 pointes et est serti de fragments de miroirs argentés.

Miroir Étincelle

Le prix d’un miroir Étincelle s’échelonne entre 10 000 et 50 000 euros.

De la structure de ce miroir sorcière circulaire s’échappent des tiges de fils de fer parées de plaques en talosel.

Comment faire estimer ou vendre un miroir de Line Vautrin ?

Les miroirs de Line Vautrin sont fragiles, leur état est à prendre en compte et peut considérablement faire varier leurs prix. Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation des miroirs de Line Vautrin et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou vos pièce(s).

Cote et estimation des œuvres de Line Vautrin

Vous possédez une œuvre de Line Vautrin et vous cherchez à en connaître sa valeur ? Vous trouverez dans cet article l’évolution de la cote de cette artiste depuis ces cinq dernières années, les derniers prix de vente de ses créations ainsi que quelques clefs pouvant vous aider à les authentifier.

Des créations innovantes prisées par les collectionneurs

Les créations de Line Vautrin symbolisent sa fantaisie, sa délicatesse et son amour pour la poésie, le goût du jeu et des rébus. Particulièrement connue pour ses miroirs en Talosel, elle a aussi imaginé beaucoup de boîtes, poudriers, bracelets, colliers, pendentifs, boucles d’oreilles, poudriers, boîtes, presse-papiers, boutons et lampes aussi lyriques que poétiques. Ses œuvres sont inspirées par les civilisations anciennes, la sagesse populaire, la mythologie, le mystique et bien sûr la poésie et les jeux de mots. Elle aimait innover, tant en termes de matériau que de technique comme avec le Talosel et ce qu’elle nommait « pellimorphoses » : projections ou peaux de résine mêlées à une touche de spiritualité.

Estimation et prix des œuvres de Line Vautrin

Les prix de vente de Line Vautrin sont en constante progression depuis 2017, à l’exception de l’année 2020 où les ventes étaient moins nombreuses. Voici la fourchette des adjudications récentes de ses miroirs, boîtes, lampes et bijoux :

Miroirs 5 000 – 260  000 €
Boîtes 270 – 36  000 €
Lampes 2 000 – 24  000 €
Bijoux 400 – 13  000 €

Miroirs en Talosel

Les prix des miroirs de Line Vautrin débutent autour de 5 000 euros pour certains miroirs Chardon et Gerbera, à partir de 6000 euros pour les miroirs Gribiche, et 7 000 euros pour les miroirs Romain et Soleil à pointe. Les miroirs qui se sont vendus aux prix les plus élevés sont un miroir Crête de coq à 150 000 euros, un miroir Florence à 105 000 euros, un miroir Sequins à 120 000 euros et deux miroirs Folie aussi nommés Le soleil a rendez-vous avec la lune à 160 000 et à 260 000 euros.

Boîtes en bronze

Les prix des boîtes créées par Line Vautrin commencent à 270 euros pour un poudrier, 500 euros pour la boîte Vache maigre et vache grasse et 600 euros pour la boîte La traversée du désert. La boîte Si tous les gars du monde, dont nous pouvons retrouver le thème en miroir et en broche, s’est vendue 7 500 euros. Un dernier record de prix de vente a été atteint par les boîtes La ville/La campagne acquises à 36 000 euros, bien qu’estimées entre 5 000 et 7 000 euros. On remarque d’ailleurs que de nombreuses boîtes dépassent leur estimation initiale. Notons qu’une boîte sur deux s’est vendue moins de 6 500 euros (prix médian) depuis 2017.

Lampes en Talosel

Les prix d’une lampe de Line Vautrin démarrent autour de 2 000 euros et atteignent 24 000 euros pour une lampe Diabolo. Notons un record pour une magnifique lampe Soleil en parfait état, adjugée à 75 000 euros, bien qu’estimée à 30 000 euros.

La Lampe Fleur qui selon son état s’est échangée entre 3 500 et 22 000 euros (prix médian : 13 000 euros). La Lampe Soleil, selon le modèle, trouve acquéreur entre 4 200 et 75 000 euros et la lampe Ananas s’est vendue récemment 10 000 euros.

Bijoux en bronze

Les broches, bracelets et boucles d’oreilles de Line Vautrin s’estiment entre 200 et 13 000 euros, prix record atteint pour le bracelet manchette Les Filles de Neptune. Les colliers ont été adjugés entre 800 euros et 11 000 euros pour le Petit poisson deviendra grand. Notons qu’un collier sur deux se vend moins de 2 200 euros. Retrouvez davantage d’informations concernant les prix de vente des bijoux Line Vautrin sur notre page consacrée à la cote des bijoux de l’artiste.

Prix records

Évolution de la cote de Line Vautrin

Expertiser et authentifier une œuvre de Line Vautrin

Line Vautrin signait souvent ses miroirs et ses boîtes de son nom en lettres capitales comme dans l’exemple ci-dessous. Les bijoux et certaines boîtes sont signés de ses initiales « L.V. ».

Bon à savoir : Chaque objet en talosel de Line Vautrin correspond à un modèle fixé par la créatrice, pourtant ces objets se révèlent, par leur exécution, spontanément uniques. Elle n’inventoriait et ne numérotait pas ses œuvres, compte tenu de leur faible nombre de production. Elles n’ont d’ailleurs jamais été numérotées de par leur petite quantité, mais aussi parce que la créatrice reconnaissait aisément chacune d’elles.

Comment faire estimer ou vendre une œuvre de Line Vautrin ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation gratuite de vos œuvres de Line Vautrin et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Les prix de vente des créations de Line Vautrin peuvent varier selon l’état de votre pièce. Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou vos pièce(s).

Les dessins de Pierre Soulages

Pierre Soulages commence à peindre sur papier en 1946. Le papier lui est intimement précieux, c’est à son contact qu’il a trouvé sa vocation de peintreIl aime la rapidité de création liée à ce support, il peint sans reprise, spontanément, cela laisse place à ce qu’il qualifie d’“impératif intérieur”.

Il utilise plusieurs médiums, principalement le brou de noix, la gouache, l’encre mais aussi le fusain. Cette partie de son œuvre est en parfaite cohérence avec ses toiles : Soulages, dans sa quête de lumière, recherche les contrastes et la transparence, travaille la texture, utilise le raclage, applique des bandes.

Bon à savoir : Pierre Soulages soutient ne pas dessiner. Il s’oppose à l’analogie faite entre le papier et le dessin. Il n’a, en outre, jamais établi de hiérarchie selon les différents supports et techniques qu’il utilise.

Brou de noix

Les brous de noix sur papier sont assez rares sur le marché. Ils se vendent entre 115 000 et 400 000 euros dont un sur deux moins de 175 000 euros. 

Soulages consacre une importance particulière au travail du brou de noix. Il met en valeur cette matière propre à l’artisanat qui sert à teindre le bois afin d’exprimer l’intensité des noirs et la lumière en transparence. Soulages aime l’appliquer sur papier, parfois sur toile, avec des pinceaux de peintre en bâtiment.

Bon à savoir : C’est sur le papier que  Soulages va commencer à peindre au sol en 1947,  lorsqu’il manie le brou de noix. Il conservera cette méthode pour ces huiles sur toile.

“Le brou de noix a une tonalité sombre et chaude, une sorte de puissance élémentaire qui me plaît. Il permet d’obtenir naturellement des transparences et des opacités avec une belle résonance. Cela me convenait d’autant mieux que c’est une matière banale et bon marché.” Pierre Soulages 2009.

Gouache

La fourchette des prix d’une gouache de Soulages commence à 90 000 euros et atteint 600 000 euros pour la Gouache 75 x 54,5 cm, 1973. Une gouache sur deux se négocie moins de 220 000 euros.

Les premières gouaches de Soulages sont composées de larges bandes noires horizontales et verticales. Celles réalisées à partir de 1973, intriguent par leur fine couche de matière, ces peintures sont épurées et légères. Toujours en recherche de lumière, Soulages crée beaucoup de contrastes chromatiques en utilisant, en plus du noir, des tons bleus, gris, parfois des bruns et des jaunes.

Bon à savoir : Pierre Soulages aime tenter des expériences sur le papier avant de reproduire certaines techniques lors de la réalisation de ses toiles. La découverte de l’Outrenoir en 1979 est née de ses précédentes expérimentations avec la gouache.

Encre

Peu nombreuses sur le marché, les encres sur papier de Soulages s’échangent entre 150 000 et 200 000 euros. 

Les encres de Soulages sont légères, peu de matière est appliquée sur le papier. On note une évolution dans ses encres. Au départ, il réalise ses encres en utilisant la technique du raclage avec des alternances de bandes sombres et claires, puis au début des années 2000, Soulages procède par empreintes où la lumière semble s’immiscer dans les interstices de la surface noire.

Fusain.

Pierre Soulages a utilisé le fusain en 1946. Ces œuvres sur papier sont souvent composées de lignes créant des angles comme le Fusain sur papier 76 X 69,5 cm, 1946 ou le Fusain sur papier 60 X 72,9 cm, 1946. Deux d’entre elles (Fusain sur papier 63,5 X 48,5 cm, 1946 et Fusain sur papier 62,7 X 48,4 cm, 1946) comportent des courbes enchevêtrées, le rythme est moins calme, plus emporté.

Soulages avait confié à Pierre Encrevé : “Je me souviens d’avoir été insatisfait par la nature des lignes travaillées au fusain ou grattées dans la peinture. Je trouvais qu’elles étaient la description d’un mouvement, d’un geste dont elles étaient la trace, le vestige.”

Prix records

Comment faire estimer ou vendre un dessin de Pierre Soulages ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent gratuitement une estimation de vos œuvres de Pierre Soulages et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou vos pièce(s).

Les peintures sur toile de Pierre Soulages

L’œuvre de Pierre Soulages est marquée par des tonalités sombres, rythmées par un ensemble de  formes faisant surgir la lumière. Sa peinture ne propose pas de message mais laisse libre le regardeur et l’invite à la méditation. La majorité des peintures sur toile sont peintes à l’huile, une partie à l’acrylique (en grand nombre depuis 1999), et très peu au brou de noix, matière utilisée plutôt sur du papier.

Le prix des toiles de Soulages sur le marché de l’art

Les prix d’une peinture sur toile de Soulages débutent autour de 300 000 euros : Peinture 41 X 32,5 cm, 16 juin 1990 et Peinture 33 X 22 cm, 1957. Une toile sur deux s’est vendue plus de 974 668 euros depuis 2017 (prix médian). Les records de ces dernières années ont été atteints par la Peinture 186 X 143 cm, 23 décembre 1959, attribuée à 8 077 474 euros et la Peinture 195 X 130 cm, 4 août 1961 adjugée à 15 271 315 euros.

Les prix ne varient pas selon les différentes techniques (huile, acrylique, brou de noix). Les peintures à l’huile, plus nombreuses, sont les plus fréquentes sur le marché, 67 ont été vendues depuis 2017 contre 10 acryliques sur toile et un brou de noix.

Les prix des acryliques sont compris entre 421 500 euros : Peinture 130 X 81 cm, 30 novembre 2010  et 1 400 000 euros : Peinture 263 X 181 cm, 29 décembre 2007. Le prix médian de ces toiles peintes à l’acrylique est de 835 000 euros.

On ne compte qu’un brou de noix sur toile vendu ces 5 dernières années : Peinture 73 X 60 cm, 15 septembre 1975, adjugée à 600 000 euros.

La valeur des toiles de Soulages connaît une nette croissance depuis 2017, on compte même jusqu’à 22,8 % d’augmentation des prix de vente en 2021 ! Ces œuvres sont prisées internationalement mais plus d’une sur deux est acquise en France.

La quête de lumière, une constante appréciée par les collectionneurs

Pierre Soulages œuvre en continu à faire surgir la lumière et renouvelle sans cesse ses méthodes pour la réenchanter. Sa volonté est de considérer le noir et d’en faire rejaillir toute la subtilité grâce à différents procédés et outils qui vont retenir ou exposer la lumière.

“J’aime l’autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité. Son puissant pouvoir de contraste donne une présence intense à toutes les couleurs, et lorsqu’il illumine les plus obscures, il leur confère une grandeur sombre.”, témoigne Pierre Soulages.

Le clair-obscur

Pierre Soulages utilise la technique du clair-obscur, emblématique de la peinture classique et pour la première fois utilisé en peinture abstraite. Soulages superpose du noir sur une couleur obscure. Par ce jeu, la couleur obscure s’éclaire.

Cette technique a surtout été utilisée entre 1949 et 1953. Récemment, la Peinture 33 X 41 cm, 17 février 1951 a trouvé acquéreur au prix de 500 000 euros, la Peinture 81 X 54 cm, 16 juin 1951 s’est négociée à 520 000 euros et la Peinture 59 X 85 cm, septembre 1951 s’est vendue 671 830 euros.

Le raclage 

Cette technique est utilisée surtout jusqu’en 1963. Soulages étale la couleur en couche épaisse et l’enlève par endroit afin de créer un jeu de lumière à l’intérieur de l’ombre ou de l’opacité dans les interstices lumineux. 

Nous pouvons retrouver cette technique dans la Peinture 46 X 55 cm, 1956, vendue 480 000 euros ou dans la Peinture 60 X 81 cm, 3 novembre 1955 acquise à 1 100 000 euros.

Bon à savoir : Soulages, peu partisan des instruments de peintures traditionnels, aime peindre à l’aide de brosses de peintre en bâtiment et ce, dès 1947.

Les grands aplats noirs 

Ces toiles de grandes dimensions se composent de larges nappes de peintures. La peinture, très liquide, y est déployée à la brosse, sans laisser beaucoup de traces. La vision nouvelle de la lumière offerte par ces toiles est produite par la grandeur des aplats.

Soulages a beaucoup peint par grands aplats entre 1963 et 1967 comme en témoigne les œuvres Peinture 130 X 162 cm, 12 mai 1965,  Peinture 97 X 130 cm, 29 mai 1965 et Peinture 73 X 100 cm, 17 mai 1964  adjugées respectivement aux prix de 863 359 euros, 900 000 euros et 931 230 euros.

Le noir et le blanc 

Le contraste lumineux est créé par l’opposition du noir et du blanc. La lumière existe de façon sous-jacente, elle est sous la matière, comme préservée, pour faire venir cette lumière blanche qui est le fond du tableau.

Entre 1968 et  1972, Pierre Soulages peint plus de trente toiles marquées par le noir et le blanc. Nous pouvons relever la Peinture 202 X 336 cm, 9 mai 1968 et la Peinture 220 X 366 cm, 14 mai 1968 qui représentent bien cette période. Très peu d’œuvres de ce type ont été vendues ces dernières années. Notons tout de même la Peinture 202 X 159 cm, 3 mars 1970 et la Peinture 162 X 130 cm, 13 novembre 1969 acquises respectivement aux prix de 700 000 euros et 433 296 euros.

L’Outrenoir 

En janvier 1979, Soulages découvre une nouvelle façon de peindre qui le déroute dans un premier temps. Avec la même matière noire, le même pigment, il voit naître ce qu’il appellera une “peinture autre” qu’il nommera “Outrenoir”. C’est la première fois que sa toile est recouverte de peinture à l’huile noire, dont les différentes textures (lisses ou striées) renvoient ou absorbent la lumière. Cette année marque un tournant dans sa carrière. Il y a un avant et un après la découverte de l’Outrenoir.

Ces dernières années, ces toiles se sont vendues entre 408 260 euros pour la Peinture 130 X 102 cm, 14 octobre 1980 et 2 050 000 euros, prix record atteint par la Peinture 222 X 222 cm, 25 mars 1990.

Les polyptyques 

Horizontales ou verticales, ces œuvres investissent l’espace, les ruptures, intrinsèques aux polyptyques, ouvrent à de nouvelles voies lumineuses faites de changement de rythmes parfois produits également par les entailles faites sur les toiles. Le regardeur est une nouvelle fois acteur de la peinture dans la façon qu’il aura de l’appréhender.

L’Outrenoir et le bleu 

Le bleu est une couleur que l’on retrouve régulièrement dans l’œuvre de Soulages. La présence de cette couleur prolonge d’une certaine façon la profondeur picturale de l’Outrenoir. Il arrive même que la coloration bleue dépasse l’Outrenoir c’est le cas sur la Peinture, 222 X 157 cm, 31 août 1986 (cf. photo à la Une).

Le bleu, longtemps délaissé par Soulages, réapparait en 1986 avec la peinture datée du 6 avril 1986. Nous retrouverons cette couleur sur la quasi totalité de ses toiles jusqu’en 1992. La Peinture 92 X 73 cm, 25 octobre 1987 estimée 700 000 euros a été adjugée à ce prix tandis que la Peinture 222 X 222 cm, 15 mai 1987 s’est négociée 2 582 396 euros.

Les reflets de la lumière du jour

Les vitraux que Soulages a réalisés pour l’abbatiale de Sainte-Foy de Conques vont encore faire évoluer sa peinture quant à la mise en scène de la lumière. Il y a créé 104 vitraux au verre translucide sans coloration qui se teinte uniquement de la lumière du jour. Le polyptique vertical ci-dessous renvoie aux vitraux de Conques. Soulages a raclé la pâte noire jusqu’à faire jaillir le fond bleu qui symbolise la lumière. 

Le collage 

Le collage est encore un autre procédé qui aborde la lumière par contraste. Soulages intègre à une toile blanche des bandes de toiles préalablement découpées qu’il a peintes en noir des deux côtés. Il les colle parallèlement à l’horizontale en maintenant une pression qui provoque quelques éclats de peinture imprégnant les espaces blancs délimités par les bandes de toile collées. Les taches noires aléatoires s’opposent à la rectitude des bandes.

Les entailles 

À partir de 2004, Soulages préfère travailler l’Outrenoir à l’acrylique et délaisse l’huile. Il rythme la surface de sa toile par l’alternance de stries et de bandes parallèles (horizontales ou obliques) faites à la lame ou la brosse. Les épaisseurs créées renouvellent encore ses peintures et la perception de leur luminosité.

La cote de ces toiles se situe entre 421 500 euros pour la Peinture 130 X 81 cm, 30 novembre 2010 et 2 000 000 d’euros, prix attribué à la Peinture 227 X 306 cm, 2 mars 2009.

Comment faire estimer ou vendre une peinture de Pierre Soulages ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation gratuite de vos peintures de Pierre Soulages et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou de vos pièce(s).

Les estampes et lithographies de Pierre Soulages

L’œuvre gravé et imprimé de Pierre Soulages constitue une part plutôt méconnue de sa production. Cette partie de sa création est dix fois moins abondante que son œuvre peint et compte 46 eaux-fortes, 49 lithographies et 26 sérigraphies, soit 121 œuvres qui sont en général reproduites entre 60 et 200 exemplaires.

Le noir n’est pas la seule nuance chromatique de ces estampes où l’ocre rouge, le bleu et le jaune, sous différents tons, mettent en valeur les formes et les matières au service de la lumière.

Eau-forte

Les eaux-fortes de Pierre Soulages sont assez rares sur le marché de l’art et sont ses estampes les plus cotées. Elles trouvent en grande majorité acquéreur entre 7 000 et 20 000 euros. Leurs prix s’échelonnent tout de même de 1 500 et 42 000 euros selon la complexité de l’œuvre. L’Eau-forte III, 1956, la seule tirée à 400 exemplaires, se vend entre 1 500 et 2 000 euros tandis que que l’Eau-forte XXXVI, 1979 et l’Eau-forte XX, 1972 ont atteint 42 000 euros !

Bon à savoir : Soulages a commencé son œuvre imprimé par l’eau-forte en 1951. Il réalisa pour commencer des “gravures d’interprétation” (à partir de l’une de ses peintures), mais très vite, il a préféré jouer avec les formes guidées par la gravure, spécifiques à ce procédé : celles réalisées à partir de 1957, en cuivre découpé.

L’eau-forte est un processus de gravure en taille-douce ou gravure en creux. Le creux reçoit l’encre qui se loge dans le fond des tailles. Sous la presse, le papier va chercher l’encre dans le fond du creux préalablement établi.

“Ce que je fais en gravure est assez cohérent avec ce que je fais en peinture, mais différent dans la mesure où les éléments, les matériaux et les instruments que j’emploie sont très différents. Ce qui m’intéresse dans la gravure, c’est que l’on se dirige et on se laisse diriger par quelque chose qui est spécifique à cette technique… Et puis, il y a un deuxième degré, celui de l’impression.”, confiera-t-il.

Lithographie

Les lithographies de Pierre Soulages sont deux fois plus présentes sur le marché que les eaux-fortes. La première fourchette de prix se situe entre 350 et 600 euros pour la Lithographie n°28 ou la Lithographie n° 29. Les dessins de ces lithographies ont servi à des affiches qui sont elles moins cotées (à partir de 200 euros). Le record est détenu par la Lithographie n° 3, 1957 qui s’est vendue récemment, et par deux fois, plus de 23 000 euros. Plus de la moitié des ventes de lithographies s’effectue entre 4 000 et 15 000 euros depuis 5 ans.

Soulages s’applique à la lithographie entre 1957 et 1974. Cette technique consiste à dessiner sur une pierre calcaire au crayon gras. La pierre est traitée avec un acide qui la rend poreuse, puis est lavée à l’eau. Les parties couvertes au crayon restent imperméables. Ainsi, tandis que l’artiste roule de l’encre sur la pierre, l’encre va seulement adhérer au dessin alors que les parties humides vont la repousser. Comme pour l’eau-forte, une feuille de papier est posée sur la pierre avant de passer sous la presse. C’est un procédé à plat, reposant sur l’impression d’un dessin sur de la pierre.

Bon à savoir : Soulages travaille par période un même procédé, selon ce que lui dicte son instinct, poussé par la passion. Ainsi se succèdent des cycles de lithographies, des cycles de gravures, et aussi des cycles de peintures d’où les périodes sans gravures ni lithographies.

Selon Soulages, la lithographie est moins contraignante que l’eau-forte et offre la même instantanéité que la peinture. Il personnalise ce procédé et reprend ses matrices après l’écoulement de l’encre afin d’explorer les possibilités techniques et de redonner à la lithographie le statut d’œuvre originale. “On devrait appeler œuvre originale une œuvre conçue et issue de la technique qui sert à la produire.”, soulignera-t-il.

Sérigraphie

Le prix médian des ventes de sérigraphies de Pierre Soulages est de 6 991 euros. Les sérigraphies les plus abordables sont la Sérigraphie n°9, 1978 et la Sérigraphie n°13, 1980 qui s’estiment autour de 700 euros. Les plus présentes sur le marché sont la Sérigraphie n°18, 1988, la Sérigraphie n°15, 1981, la Sérigraphie n°16, 1981 et la Sérigraphie n°12, 1979 qui se vendent entre 5 000 et 12 000 euros. Les œuvres les plus chères vendues ces 2 dernières années sont la Sérigraphie n° 11, 1979 acquise au prix de 13 179 € et la Sérigraphie n°8, 1978 qui a atteint le record de 20 264 euros !

La sérigraphie peut s’apparenter à la technique du pochoir. Elle se fait à plat, c’est à dire par transfert, comme pour la lithographie et l’eau-forte, mais, à la différence de ces dernières, elle ne requiert pas l’usage d’une presse. L’artiste commence par imperméabiliser les parties de l’écran (sorte de pochoir) qui doivent rester vierges avant de déposer l’encre d’impression sur le papier. Il aime la qualité du rendu des couleurs, particulière à ce procédé et qui s’apparente selon lui à la photographie.

Bon à savoir : Pierre Soulages, comme à son habitude, va développer de manière personnelle la technique de la sérigraphie en changeant les modes de séchages ou les matières, en laissant sécher l’encre sur l’écran ou en y il y ajoutant de la limaille de fer par exemple.

Affiche

Soulages utilise certaines sérigraphies et lithographies pour des œuvres qui participent à des affiches d’évènements culturels, des couvertures et des planches d’ouvrages. Ce sont ses œuvres les plus accessibles. L’affiche du VIe festival international de la peinture (1974) reprenant la Sérigraphie n°2, 1973 s’est vendue récemment 200 euros tandis que l’affiche du festival de nouvelle musique de Donaueschingen (1964) tirée de la Lithographie n°12, 1964 a trouvé acquéreur au prix record de 2 000 euros.

Bon à savoir : Une même lithographie ou sérigraphie peut être reprise pour des affiches de différents évènements culturels. Ainsi, le dessin de la Lithographie n°37,  1974 illustre l’exposition « Soulages au Musée dynamique de Dakar »(1974) mais aussi « Le Printemps de Poètes Gallimard » (2005).

Prix de ventes récents

Comment faire estimer ou vendre une lithographie de Pierre Soulages ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation gratuite de vos estampes de Pierre Soulages et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou vos pièce(s).

Les collaborations de Jean Prouvé

Jean Prouvé a collaboré dès ses débuts avec de nombreux artistes, architectes, ingénieurs, commerciaux ou encore hommes politiques. De ces collaborations sont nés des meubles et des ensembles immobiliers modernes, voire révolutionnaires pour l’époque.

Le père de l’architecte, Victor Prouvé était un artiste nancéien, acteur de la création de l’École de Nancy, aux côtés de Louis Majorelle et Pierre Gallé notamment. Jean Prouvé a travaillé avec ce dernier, dès son plus jeune âge. S’il est un peu tôt pour parler de collaboration, cette rencontre constitue les prémices d’échanges artistiques très prometteurs avec les plus grands créateurs du XXe siècle.

Jean Prouvé et Le Corbusier : Une admiration mutuelle limitée

Jean Prouvé a vent de la conception de « machines à habiter » créées par Le Corbusier, de son vrai nom Charles-Édouard Jeanneret-Gris, dès 1921. Cette terminologie crue de l’habitat fait scandale, car ces « cellules d’habitation » ne sont que fonctionnalisme, loin du superflu de l’ornement, habituellement propre à l’habitation. Ce modernisme plaît à Jean Prouvé qui, lors de la Seconde Guerre mondiale, réalisera des « maisons usinées » sur ce modèle.

Le fonctionnalisme est une notion à laquelle Jean Prouvé sera fidèle tout au long de sa carrière. Il se retrouve sur plusieurs points avec l’œuvre de Le Corbusier, comme la liberté de création ou encore la standardisation permettant de réaliser des économies et de pouvoir en faire profiter le plus grand nombre. De plus, tous deux prônent la liberté totale dans la création, loin des considérations de l’enseignement artistique classique.

Jean Prouvé prêta à son aîné les qualités de penseur et d’initiateur de la modernité en architecture. Cette admiration était réciproque. Le Corbusier dira à propos de ce jeune architecte « Il a traversé toutes les intrigues, toutes les vicissitudes. Il est entré dans la réalité. Il construit et il conçoit. Un tel rôle est réservé à un caractère d’élite ». Malgré tout, la relation entre les deux hommes fut très complexe, notamment pour des raisons politiques et d’éthique.

En 1945, à la sortie de la guerre, la France est détruite. Le Corbusier est appelé à réaménager la ville de Saint-Dié, dont les deux tiers de la population sont sinistrés. Jean Prouvé était alors intervenu comme conseil auprès de l’architecte. Les plans, proposés par Le Corbusier, radicalement opposés à la structure de la ville, ne plaisent pas aux décideurs, qui optent finalement pour un schéma d’urbanisme plus sage.

L’année suivante, le projet de la « Cité radieuse » de Marseille se développe et Jean Prouvé contribue à ce chef-d’œuvre architectural en amenant l’idée de remplir l’ossature de l’immeuble avec du béton, ainsi que par la conception d’éléments d’huisserie, des escaliers, mais aussi de certaines pièces de mobilier, aux côtés de Charlotte Perriand.

Plus tard, les deux architectes poursuivront leurs collaborations, de façon plus anecdotique, notamment avec la réalisation par Jean Prouvé de structures en aluminium pour la porte du Palais de l’Assemblée en Inde sur le chantier mené par Le Corbusier.

Jean Prouvé et Charlotte Perriand : une collaboration sans faille

Ces deux instigateurs de la modernité ont collaboré de nombreuses fois au cours de leurs carrières, portés par un objectif commun de modernisation, et une association professionnelle au sein de l’Union des Artistes Modernes. Dès 1939, Charlotte Perriand, Jean Prouvé ainsi que Pierre Jeanneret, le cousin de Le Corbusier, travaillent à la réalisation du Pavillon des ingénieurs pour la SCAL d’Issoire.

Pendant la guerre, Charlotte Perriand et Jean Prouvé sont des résistants de la première heure. À la sortie de la guerre, ils œuvrent pour la réalisation « d’écoles volantes » pour les villages détruits par la guerre et créent du mobilier utilitaire, nécessaire à la reconstruction d’un pays ravagé.

En 1951, Charlotte Perriand et Jean Prouvé collaborent une fois de plus à un projet ambitieux : confectionner du mobilier pour l’outre-mer. Ils créent de meubles modernes en kambala massif, un bois exotique, et en métal, en adéquation avec le style africain. Dès 1952, Charlotte Perriand signe avec les Ateliers Jean Prouvé, un contrat d’entreprise, formalisant leur collaboration.

Plus tard, les deux collaborateurs vont travailler à l’aménagement des résidences de l’Université d’Antony. Le rationalisme est le mot d’ordre pour ce projet. Jean Prouvé réalise les réfectoires et la cafétéria de l’université, et Charlotte Perriand se chargera de l’aménagement des chambres et notamment des rangements et des bureaux.

Forts de ce succès, de nombreux projets universitaires leur sont confiés par la suite. Ils aménagent les pavillons tunisiens et mexicains de la cité universitaire internationale à Paris, ainsi que la maison de l’étudiant de Paris.

En 1956, le fils de Jean Prouvé, Claude, s’associe à son père et à Charlotte Perriand pour la réalisation de maisons, pour les prospecteurs et exploitants des gisements pétroliers dans le désert du Sahara. Ces constructions s’inscrivent dans le modèle des maisons tropicales imaginées par Jean Prouvé quelques années auparavant.

Dans les années 1960, la collaboration se poursuit entre Charlotte Perriand et Jean Prouvé qui s’attellent à la réalisation de stations de loisirs en montagne. Le projet aboutira à la création des stations « Arc 1600 » et « Arc 1800 » dans les Alpes. Les bâtiments et espaces à vivre circulaires ont été pensés pour optimiser l’espace, tout en laissant place au divertissement avec notamment la construction de solariums. Alliant convivialité montagnarde et modernité, ces logements sont conçus comme des « usines à loisirs ».

Jean Prouvé et Pierre Jeanneret : l’amitié au-delà de la collaboration

La standardisation clamée par Le Corbusier depuis le début des années 1920, affectera l’œuvre de Pierre Jeanneret, son cousin, et plus tard Jean Prouvé, son collaborateur. Pierre Jeanneret avait davantage d’ambitions professionnelles en commun avec Jean Prouvé que ce dernier avec Le Corbusier.

L’un des projets importants réalisé par les deux hommes fut la « maison F 8×8 ». Ce projet a germé dans l’esprit de Jean Prouvé à la fin des années 1930. Il s’associe avec Pierre Jeanneret, en pleine période de trouble, en 1939, pour mener à bien son projet.

Les matériaux comme le métal viennent à manquer, poussant les deux architectes à créer à partir de matériaux jusqu’alors secondaires, voire inexistants, dans leurs créations comme le bois. Des logements provisoires et confortables sont alors réalisés en collaboration. L’utilisation du portique axial, développé par Jean Prouvé et des cloisons modulables permettent d’articuler l’espace intérieur de façon ingénieuse.

Plus tard, la période de l’après-guerre initie dans l’urgence des constructions provisoires pour loger les sinistrés et notamment les employés et les cadres de l’usine de la SCAL. Pierre Jeanneret collabore avec Jean Prouvé et Charlotte Perriand pour ce projet titanesque.

Poursuivant la même quête de modernité, et d’ingéniosité, Pierre Jeanneret et Jean Prouvé ont su répondre aux considérations pratiques des logements tout en ne sacrifiant ni la qualité d’exécution ni l’esthétique finale.

Pour aller plus loin…

Jean Prouvé a collaboré avec beaucoup de créateurs de l’époque comme l’architecte et designer Robert Mallet-Stevens. Ils se rencontrent en 1926 lorsque le jeune Jean Prouvé insiste pour le voir, en se rendant à son cabinet parisien. Robert Mallet-Stevens lui propose de réaliser une grille sur son chantier : la villa Reifenberg. Impressionné par le travail du jeune ferronnier, il lui propose, deux mois plus tard de réaliser une nouvelle porte pour la maison Gompel à Paris. Leur collaboration perdura quelques années encore, notamment pour la villa des frères Martel en 1927. Jean Prouvé dira de lui que « c’était un homme d’une qualité exceptionnelle ».

Jean Prouvé travailla également avec les architectes Jacques et Michel André la rénovation de bâtiment à Nancy comme le Zoo, et le Musée des Beaux-Arts. Les projets architecturaux laissèrent place à de nombreuses collaborations pour du mobilier scolaire, ainsi que du mobilier de jardin et la conception des meubles de l’hôpital Solvay.

L’architecte poursuivit ses collaborations avec d’autres de ses pairs, comme Tony Garnier pour le chantier de l’hôpital de la Grande-Blanche à Lyon. Aussi, avec les architectes Eugène Baudouin et Marcel Lods pour l’un des plus grands chantiers de Jean Prouvé : la Maison du peuple de Clichy.

Outre les architectes et les ingénieurs, Jean Prouvé côtoie des hommes politiques, comme Eugène Claudius-Petit, connu pendant la résistance, avec qui il imagine et produit ses fameuses « maisons usinées ».

Ses collaborations furent multiples et fructueuses, et restent le témoin d’une modernité prônée au-delà des divergences.

L’outrenoir de Pierre Soulages

Plus de la moitié des œuvres de Pierre Soulages sont des peintures à majorité chromatique noire. Champ chromatique regroupant les teintes les plus obscures, il est généralement admis que le noir est une non-couleur, qui ne reflète qu’une part négligeable de la lumière visible. Pierre Soulages en a fait son royaume expressif et paradoxalement l’expression de la luminosité en peinture.

C’est en 1947 que Pierre Soulages expérimente pour la première fois l’intensité chromatique de la couleur noire, en l’élevant comme point de départ de toutes ses créations. Il refuse le colorisme de ses pairs. L’artiste associe alors sa couleur reine avec notamment du blanc, pour mettre en valeur un jeu d’opposition chromatique fort. Après être passé par un colorisme délicat dans les années 1950, où le contraste entre blanc et noir est à peine perturbé par de légers aplats ocres et bleus, l’artiste fait du noir sa couleur ultime, la seule qui ait pu se suffire à elle-même.

Ces peintures, d’abord désignées par le mot « Noir-Lumière » ne se sont pas limitées à un phénomène optique et c’est pourquoi Pierre Soulages a très vite inventé le mot « outrenoir » pour les désigner. L’outrenoir définit selon l’artiste lui-même, « un autre champ mental que celui du simple noir », au-delà des frontières ou des idées arrêtées.

Depuis 1979, Pierre Soulages crée des œuvres où aucune autre nuance colorée ne semble pouvoir détrôner son intensité et sa force. Le noir est pour Pierre Soulages un retour aux origines, comme une renaissance et la mise en valeur du vrai, et de l’essentiel.

Des ténèbres jaillit la lumière

Écran noir pour certains, trou noir pour d’autres comment comprendre et définir l’intérêt de Pierre Soulages pour cette non-couleur ? La structure de la toile et les techniques employées permettent de déceler des variations de lumière et d’intensité de la couleur, loin d’un aplat sombre comme on pourrait le penser. Selon Pierre Soulages, « les différences de matière, de texture, (…) créaient des valeurs et des couleurs particulières. »

Maître incontesté du noir, Pierre Soulages travaille cette couleur en tant qu’expression lumineuse par excellence. Ce qui semble être un paradoxe pour certains, est une évidence pour lui. À la surface de ses toiles, la lumière est « transformée, transmutée » par le noir. La lumière émane du noir et c’est en cela que son œuvre est révolutionnaire.

Michel Pastoureau, décrit en ces termes en 2008 les toiles recouvertes de noir réalisées par Pierre Soulages : « La plupart de ses toiles sont désormais entièrement recouvertes d’un même et unique noir d’ivoire, (…) qui, selon les éclairages, produit une grande variété d’effets lumineux et de nuances colorées. » Voilà tout le talent de Pierre Soulages, avec une non-couleur unique, faire paraitre un nombre infini de nuances et de lumières.

Par ses réalisations et ses aplats, souvent en volume, striés, hachés, et tout simplement vivants, Pierre Soulages est parvenu à mettre en valeur la couleur par elle-même, et grâce à elle-même, sans utiliser de contraste avec d’autres. Là où des théoriciens de la couleur comme Chevreul et des artistes comme les impressionnistes et postimpressionnistes faisaient de la couleur l’essence de toute création et du luminisme, Pierre Soulages révolutionne le sens de la lumière par le noir.

Seul artiste à avoir eu l’audace de faire du noir la couleur de la lumière, son œuvre se retrouve bouleversée par cette découverte. Son audace n’a d’égal que son talent, que, bientôt, le monde entier lui reconnait.

Couleur de la mort, de la faute, négation de la pureté et de la virginité qu’encense le blanc, le noir est la couleur de l’austérité, du renoncement, de la religion (de l’humilité, et de l’austérité protestante). Par son œuvre, Pierre Soulages tente une déconstruction de l’image négative qui lui est associée et dit à ce propos « Quand on écrit avec de l’encre noire, ce n’est pas forcément une lettre de condoléances ». Pour Pierre Soulages, le noir est aussi et surtout la couleur de l’élégance et de la modernité, mais aussi de la force.

La force du noir

Pierre Soulages disait : « J’aime l’autorité du noir, sa gravité, son évidence et sa radicalité ». Une dynamique propre à ses toiles se dégage de son art entre tension et équilibre, le travail est empreint de force et de justesse. Les stries, les rayures, les aplats dans ses œuvres sont là pour dynamiser la couleur ultime, en créant une opposition entre le lisse de la surface et l’épaisseur volontaire des marques.

L’artiste confectionne lui-même ses propres pinceaux et use d’outils parfois peu académiques pour rendre de la matière à la surface de sa toile, de la manière la plus vivante et la plus frappante possible. Le monochrome est alors poussé à son paroxysme, vibrant à la surface de la toile.

C’est également à cette époque que Pierre Soulages crée une nouvelle structure interne pour ses œuvres parfois très grandes, allongées voire monumentales. Cela ajoute un peu plus à la force qui se dégage d’ordinaire de ces tableaux recouverts de noir.

L’historien de l’Art, Georges Duby, raconte en ces termes la première exposition des toiles noires de Pierre Soulages en 1979 « L’énergie que l’œuvre recèle procède de cette tension véhémente qui maintient captive, subjuguée (…), intensément comprimée, la fougue d’un invincible pouvoir. » Il parle alors de « triomphe éphémère ».

La mise en lumière de l’outrenoir auprès d’amateurs éclairés

Présentées au Musée d’Art moderne et d’industrie de Saint-Étienne en 1976, puis au Centre d’Art contemporain de Lyon en 1987, ce n’est qu’à l’été 1989 que ces œuvres retinrent toute l’attention du public au Musée des Beaux-arts de Nantes.

Les polyptyques de 1985 et 1986 jouent les contrastes de matière (cf Peinture 324 x 362 cm, 1985 à la Une). Le noir impérieux, joue sur des toiles où de grands aplats horizontaux ou verticaux permettent de faire jouer ce contraste si précieux aux yeux des curieux qui se pressent dans les musées du monde entier où les œuvres de Pierre Soulages sont exposées.

Les récents travaux réalisés au musée Fabre ont mis en avant les outrenoirs, par un dispositif d’accroches par des câbles, expérimenté dès 1966 à Houston puis au centre Pompidou en 1979. Une salle est dédiée à ces œuvres permettant de mettre en valeur toute leur grandeur.

Estimation des peintures de Soulages

Les peintures de Pierre Soulages sont très demandées sur le marché de l’art et peuvent se vendre à des prix importants. N’hésitez pas à contacter nos experts dans le cadre d’une expertise ou à consulter les prix de vente des peintures de Pierre Soulages afin d’établir une estimation de votre pièce.

 

Cote des œuvres de Pierre Soulages

Vous possédez une œuvre de Pierre Soulages et vous cherchez à en connaître sa valeur ? Vous trouverez dans cet article l’évolution récente de sa cote ainsi que les derniers prix de vente de ses peintures et gravures.

Soulages, la matière et la couleur

L’ensemble de l’œuvre de Pierre Soulages marque par son extrême cohérence quelles que soient les techniques et les matériaux qu’il utilise pour créer. Ses peintures captivent le regard par l’absence d’épaisseur des matières. Elles sont souvent composées de bandes ou de lignes qui semblent inviter à suivre pour percevoir la lumière à travers la couleur.

Estimation et prix des œuvres de Pierre Soulages

Les œuvres de Pierre Soulages ont bénéficié d’une belle mise en lumière en 2019 et 2020 lors des expositions organisées en France à l’occasion de son centenaire et leurs prix sont en constante augmentation. Les plus prisées sont celles créées entre 1955 et 1965. Le prix des œuvres de Soulages débutent autour de 200 euros pour une sérigraphie ou une lithographie et peuvent atteindre 15 000 000 d’euros pour une huile sur toile.

Moyenne des estimations
Huile sur toile 300 000 – 15 000 000 €
Brou de noix 115 000 – 600 000 €
Gouache 90 000 – 600 000 €
Eau-forte 1 500 – 42 000 €
Lithographie 200 – 23 000 €
Sérigraphie 200 – 13 000 €

Tableaux et peinture

Peintures sur toile

Les peintures de Pierre Soulages relèvent de l’art abstrait. La démarche de l’artiste vise à provoquer la circulation du regard de façon variée au travers des matières et du jeu de couleurs notamment. Il nomme ses peintures de façon neutre et explicative (“Peinture”, taille, date de fin de création) ce qui appuie son intention de laisser le spectateur face à son émotion première, libre de toute influence, lui permettant d’y inscrire son interprétation personnelle. La réalisation de ses peintures sur toile requiert une lente élaboration où les différentes teintes de gris dévoilent, par superposition, des contrastes allant du sombre au transparent. 

Les prix des peintures sur toile de Soulages démarrent en général autour de 300 000 euros et montent jusqu’à plus de 15 000 000 euros avec la vente de la Peinture 195 x 130 cm, 4 août 1961 en 2021.

Peintures sur papier

Pierre Soulages a acquis une reconnaissance internationale dès 1948 par ses premières peintures sur papier. La peinture sur papier a toujours été pour Soulages un lieu à soi, elle relève de l’intimeL’artiste a souvent confié que c’était le papier qui l’avait amené à devenir peintre : “Peintre je l’étais déjà avec mon encre et mon papier, et depuis toujours !”.

Pierre Soulages utilise différentes techniques pour ces peintures sur papier : gouache, brou de noix, encre, fusain et mine de plomb. Les Brou de noix sont assez rares en maison de ventes. Les derniers ont été vendus entre 170 000 et 600 000 euros. Les gouaches de Soulages se vendent en majorité autour de 200 000 euros bien que la fourchette de leurs prix commence à 90 000 euros et atteint 600 000 euros pour la Gouache 75 x 54,5 cm, 1973.

Bon à savoir : La majeure partie de ces peintures sur papier sont longtemps restées méconnues car peu exposées dans les musées. En 2005 pourtant, il décide de faire don de 100 œuvres sur papier au musée Soulages de Rodez qui accueillera aussi 18 œuvres prêtées.

Vous retrouverez les prix des dessins de Soulages sur note page dédiée aux techniques sur papier : gouache, encre, fusain ou autres brou de noix.

Estampes & Multiples

Soulages a commencé à s’exprimer à travers la gravure en 1951. Son œuvre gravé s’inscrit dans la même démarche que ses peintures mais l’appréhension de nouveaux matériaux stimule l’artiste qui confiera : “C’est ce que je fais qui m’apprends ce que je cherche…”.

Eau-forte

L’eau-forte est une technique qui se déroule en deux étapes : la gravure d’une matrice en métal (Soulages utilise le cuivre) puis son impression sur du papier.

Selon l’œuvre, les prix des eaux-fortes signées Pierre Soulages varient entre 1 500 et 42 000 euros.

Lithographie

Les premières lithographies datent de 1956. Cette expérience se rapproche davantage de la peinture que de la gravure selon l’artiste, la lithographie étant plus instinctive et spontanée. Soulages aime intervenir sur le processus de reproduction à l’identique et retravaille la matrice après plusieurs tirages en y ajoutant des formes et des couleurs. Leurs prix s’échelonnent de 200 à 23 000 euros. Vous retrouverez plus d’informations sur notre page dédiée à la cote des lithographies de Soulages.

Sérigraphie

Soulages utilise ce procédé notamment pour des affiches liées à des évènements culturels, des couvertures ou des planches d’ouvrages. Le rendu de ce procédé s’apparente à la photographie.

Certaines sérigraphies se vendent quelques centaines d’euros mais la plupart du temps les ventes se concluent entre 3 000 et 13 000 euros. Un record tout de même : la sérigraphie n°8 s’est vendue tout récemment 20 264 € au Japon alors que son estimation avoisinait 2 000 euros.

Prix records

Évolution de la cote des œuvres de Pierre Soulages

Une œuvre sur deux de Pierre Soulages a été vendue plus de 15 093 euros en 2021, plus de 9 000 euros en 2019 et plus de 7 000 euros en 2017. Le prix médian des ventes confirme l’ascension de sa cote.

Résultats de vente

Expertiser et authentifier une œuvre de Pierre Soulages

Pierre Soulages a signé la plupart de ses réalisations. Il en existe plusieurs versions, vous en trouverez un exemple ci-dessous. N’hésitez pas à contacter nos experts qui sont à même d’étudier votre œuvre et de vous en donner une expertise fiable.

Comment faire estimer ou vendre une œuvre de Pierre Soulages ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation gratuite de vos œuvres de Pierre Soulages et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou de vos pièce(s).

François-Xavier Lalanne et la sculpture animalière

Nous rapprochons couramment les Lalanne de l’univers de Lewis Caroll, Raymond Queneau et Boris Vian, mais nous pouvons aussi percevoir l’influence des sculpteurs animaliers français, du XIXe siècle avec Antoine-Louis Barye, jusqu’aux années 20 avec le bestiaire de François Pompom. Ce dernier, recherchant la simplification, souhaitait revenir à l’essence même de l’animal pour lui donner l’attitude la plus pure et naturelle possible. Son Œuvre s’inscrit ainsi dans le mouvement Art déco. Les Lalanne et leur univers semblent bien prolonger cet esthétisme.

Les sculptures à double langage de F.X. Lalanne 

Le bestiaire de François-Xavier Lalanne conjugue parfaitement raffinement et calembours. Ses sculptures très techniques et ingénieuses sont dessinées et conçues avant leur matérialisation. Elles sont chargées de tendresse et de poésie en y mêlant une pointe de fantaisie et d’humour. Ce n’est pas si étonnant lorsque l’on connaît le goût de F.X. Lalanne pour la mythologie et les jeux d’esprit.

Comme par enchantement, un hippopotame dissimule une baignoire, un âne s’ouvre sur un bureau secret et un gorille veille impassible sur un coffre-fort. On peut aussi siéger sur des grenouilles, se prélasser dans des boîtes à sardines, jouer à saute-mouton et même nous réchauffer l’hiver auprès d’un babouin abritant une cheminée. Pas de doute, F.X. Lalanne cultive son goût pour l’espièglerie et s’amuse à nous faire découvrir des secrets.

FX Lalanne aime créer des sculptures à fonction comme son Bar Mouflon qui présente des lignes épurées et un dessin sophistiqué. Il trouvait que la dimension utilitaire dans la sculpture pourrait la faire descendre de son piédestal. Ses compositions sont figuratives. L’expression du visage des animaux est d’une réalité captivante. Il donne à ses singes un air attentif et à son Chat noir un regard perçant.

Le saviez-vous ?  Pour sa première sculpture, exposée à la galerie J en 1964, le Rhinocrétaire, François-Xavier Lalanne s’est inspiré du rhinocéros mâle d’Annam, âgé d’un an. « Ce rhinocéros est si bien dressé qu’il cache un vrai bureau avec des étagères de livres, douze tiroirs et une planche à machine à écrire sous une lampe de bureau » confiait l’artiste. Cette pièce de 300 kg en tôle de laiton martelée modernise le mobilier des années 60. Une version très proche de cette pièce unique a été vendue lors de la succession Lalanne en 2019 et a atteint le prix record de 4 600 000 euros.

Le bestiaire Lalanne en pleine nature

Le bestiaire Lalanne se prête aux expositions en extérieur comme au château de Chenonceau en 1991 et dans les jardins de Bagatelle en 1998. Plus récemment, en 2021, les jardins du Petit Trianon à Versailles nous offrait de nouveau une balade bucolique où nous croisions tour à tour un Singe avisé, un Oiseau de nuit solidement perché ou un Lapin à vent de Tourtour. Le pavillon français abritait entre autres le Bar aux autruches ainsi qu’une énorme Tortue de marbre. Le Cocodoll (grand oiseau blanc en forme de lit) était parfaitement à sa place au sein du belvédère du jardin anglais. Une Carpe en bronze et un Canard flottant barbotaient dans la pièce d’eau pendant qu’un troupeau de moutons profitait du jardin anglais. Après s’être attardés auprès de l’Âne bâté, des Oies distinguées et des Tourterelles en pleine conversation, nous tombions tout à tour sur à un Très grand Ours et un Dimétrodon !

Les Lalanne ont aussi réalisé des sculptures extérieures faisant partie de l’espace public. Dans le Jardin des Plantes de Paris, la ménagerie n’est pas le seul refuge des animaux, deux Éléphants topiaires ont élu domicile près de la Rotonde des herbivores. Dans le parc Georges Brassens, c’est un Âne attelé qui stationne près des poneys. Parmi beaucoup d’autres œuvres exposées, nous pouvons citer les Deux Pigeons de Grigny, le Lapin polymorphe au lycée d’enseignement technique de Tourcoing et l’Oiseau bleu à l’hôpital de Dôle.

À l’étranger aussi le bestiaire Lalanne poétise les espaces. Ainsi à Santa Monica, les Californiens  se promènent parmi les dinosaures et font connaissance avec le Dimétrodon. À Los Angeles, les étudiants du lycée français cohabitent avec la sculpture topiaire monumentale The Eléphant Arch tandis que des moutons et agneaux Lalanne se promènent en Suisse, au Japon, en Chine et en Corée du Sud.

Bon à Savoir : Claude Lalanne partage avec son mari le goût du merveilleux. Son œuvre, aussi onirique, se concentre sur le végétal, mais n’oublions pas qu’elle a tout de même habillé un lapin d’une collerette, son Lapin-chou paraissant surgir d’un conte fantastique, ainsi que d’autres animaux aux empreintes végétales. Elle a aussi réalisé avec son mari le Dimétrodon de Santa Monica et les Eléphants topiaires.

Le bestiaire Lalanne en célèbre compagnie

Yves Saint Laurent s’était laissé séduire par les fauteuils Oiseaux de marbre qui ont, entre autres objets, valu la renommée des Lalanne lors de la vente de la collection Yves Saint Laurent – Pierre Bergé en 2009. La cheminée Babouin de F.X. Lalanne, sa baignoire Hippopotame et son bureau Rhinocéros avaient élu domicile chez les Rothschild et les Noailles. N’oublions pas non plus le bar Les Autruches réalisé en biscuit de Sèvres que Georges Pompidou plaça à l’Élysée.

Bon à savoir : La première exposition des Lalanne à la galerie J reprend un vocable de Rabelais Zoophite, ce néologisme définit les êtres vivants intermédiaires entre le monde animal et le monde végétal. Ce mot se rapproche de « zoophile » qui entre dans le jeu de l’ambiance néo-dada du moment dont Raymond Queneau était un acteur.

Résultats de vente

Comment faire estimer ou vendre une œuvre de F.X. Lalanne ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent gratuitement une estimation de vos œuvres de François-Xavier Lalanne et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou vos pièce(s).

Cote des oeuvres de F.X. Lalanne

Vous possédez une œuvre de François-Xavier Lalanne et vous cherchez à en connaître sa valeur ? Vous trouverez dans cet article l’évolution de la cote de l’artiste depuis ces cinq dernières années, les derniers prix de vente de ses créations ainsi que quelques clefs pouvant vous aider à les authentifier.

Les Lalanne et le marché de l’art

C’est à la suite de la vente de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en 2009 que la cote des Lalanne s’est envolée. Yves Saint Laurent était tombé sous le charme de leur univers poétique lors de leur première exposition Zoophites en 1964 et leur avait par la suite passé plusieurs commandes. Les plus fameuses étant le bar YSL et les fauteuils Oiseaux de marbre, ainsi que les quinze miroirs en bronze à décor végétal et aux branches de lumière, réalisés eux, par Claude Lalanne. Depuis, leur cote n’a fait que grimper et le succès de la vente de la succession Lalanne en 2019 a confirmé leur notoriété sur le marché de l’art.

Estimation et prix des œuvres de FX Lalanne

L’estimation et le prix de vente d’une pièce de François-Xavier Lalanne varient selon sa rareté, son matériau et sa taille. Les œuvres signées FX Lalanne se vendent entre 20 000 et plusieurs millions d’euros. À noter que le mobilier et les sculptures sont en majorité les plus cotés sur le marché, leur réalisation hors du commun nécessitant un travail considérable.

Fourchette moyenne des estimations
Sculpture et bronze 2 000 – 3 000 000 €
Mobilier 15 000 – 3 000 000 €
Luminaire 1 000 – 550 000 €
Objet 200 – 170 000 €
Estampe et dessin 200 – 20 000 €

Sculpture et bronze

Le prix d’une sculpture signée F.X. Lalanne est extrêmement variable selon l’œuvre et s’échelonne entre 2 000 et 3 000 000 euros (hors « prix records » cités plus bas).

F.X. Lalanne tire parti de ses talents de dessinateur et d’architecte pour concevoir ses sculptures. Son matériau de prédilection est le bronze, mais il utilise aussi, parmi d’autres, le cuivre, le fer, l’acier, le laiton, l’époxy et le verre. Il combine d’ailleurs souvent plusieurs de ces éléments pour la conception de ses sculptures.

Lalanne est très connu pour ses sculptures animalières. L’Oiseau bleu en bronze se vend entre 6 000 et 15 000 euros selon le modèle. L’Oiseau bleu II, lui, s’est vendu par deux fois entre 60 000 et 65 000 euros. La Carpe d’or en résine s’acquiert entre 15 000 et 40 000 euros. Le Rhinocéros bleu trouve en moyenne acquéreur entre 20 000 et 45 000 euros. Les moutons, brebis et agneaux sont des personnages phares du bestiaire de F.X. Lalanne. Un mouton en époxy et bronze s’évalue entre 100 000 et 180 000 euros. Comptez entre 40 000 et 120 000 euros pour un agneau. Les Moutons de laine sont plus cotés, leurs prix s’établit entre 180 000 et 500 000 euros. On souligne tout de même certaines envolées de prix lors de certaines ventes exceptionnelles.

Mobilier

Les prix de vente pour du mobilier signé Lalanne débutent autour de 15 000 euros pour les chaises et fauteuils en aluminium de la collection Oiseau d’argent. Comptez ensuite entre 20 000 et 30 000 euros pour un fauteuil Crapaud en résine, autour de 60 000 euros la paire de fauteuils Tourterelle. Un fauteuil Grand oiseau de marbre se vend aux alentours de 100 000 euros. Les pièces de mobilier les plus onéreuses sont les bars. Ainsi un bar Hippopotame en bronze s’est vendu 5 200 000 euros et le bar Les Autruches s’estime à plus d’1 million d’euros.

Table

Les tables basses les plus abordables font partie de la série Oiseau d’argent et valent entre 20 000 et 30 000 euros. Une table Nénuphar accompagnée de deux fauteuils Crapaud s’est vendue un peu plus de 105 000 euros. Les prix continuent leur croissance avec la table Oiseau de marbre adjugée à 140 000 euros et s’envolent ensuite avec la Table au requin en bronze et le guéridon Singe attablé respectivement attribués à 372 737 et à 381 566 euros.  

Luminaire

Le prix d’un luminaire réalisé par François-Xavier Lalanne s’établit entre 1 000 et 550 000 euros.

La célèbre lampe Pigeon de Lalanne s’échange en moyenne entre 15 000 et 40 000 euros. C’est de loin la pièce de luminaire la plus présente sur le marché. La lampe Échassier s’estime entre 30 000 et 80 000 euros pour le petit modèle et jusqu’à 100 000 euros pour le grand modèle. La lampe Singe allumé se vend en général entre 100 000 et 550 000 euros.

Le prix d’une paire de bougeoirs débute autour de 1 000 euros pour le modèle Éléphants en céramique et s’échelonne jusqu’à 30 000 euros, prix parfois atteint par le modèle en bronze doré.

Objet

La cote des objets imaginés par F.X. Lalanne s’établit entre 200 et 10 000 euros. Parmi les plus présents sur le marché, nous relevons les coquetiers Poule et les salières Canard en porcelaine qui s’échangent, en général, entre 200 euros et 1 000 euros l’unité, parfois plus. Le coupe papier en verre Barracuda se vend entre 500 et 3 000 euros, selon l’édition. Un modèle en cristal, érable et laiton s’est vendu plus de 6 000 euros en 2017. Le pot Oiseau de Bagatelle en porcelaine trouve acquéreur entre 1 000 et 4 000 euros. Parmi les objets les plus cotés, nous comptons les vases Roseaux (entre 10 000 et 90 000 euros) et les chenets Éléphants de Meryll (entre 40 000 et 60 000 euros la paire). Certains ont atteint des prix plus élevés  lors de la vente de la succession du couple Lalanne en 2019 et de la vente de la collection Dorothée Lalanne en 2021.

Dessin & gravure

François-Xavier Lalanne, connu pour toujours dessiner des croquis avant de monter ses sculptures, a réalisé de nombreux dessins, gravures, estampes, lithographies et eaux-fortes dont les prix s’échelonnent entre 200 et 15 000 euros. Certains d’entre eux se sont vendus à des prix bien plus élevés lors des ventes de la collection Dorothée Lalanne. Ainsi, l’étude pour la Lampe Pigeon s’est vendue 32 000 euros et l’aquarelle Les Mouettes a été attribuée à 70 000 euros. Notons que sur 88 estampes et gravures, 58 n’ont pas trouvé acquéreur aux enchères ces 5 dernières années.

Le thème animal est privilégié, nous retrouvons les moutons, l’hippopotame, le pigeon, le lapin, le rhinocéros, l’oiseau bleu, parmi beaucoup d’autres comme le canard, la poule, le dindon, le merle, ou la chauve-souris. Des figures mythologiques telles, le centaure, Pégase, les harpies ou Ulysse sont également représentés.

Tapis

Comptez entre 15 000 et 100 000 euros pour la vente d’un tapi selon la taille et le motif. Les plus connus sont le tapis Vache rousse et le tapis Troupeau de moutons qui se sont vendus respectivement 24 000 et 90 000 euros.

Prix records

Évaluation de la cote des œuvres de F.X. Lalanne

Une œuvre sur deux a été vendue moins de 24 000 euros en 2021 et moins de 36 000 euros en 2020.  Entre 2017 et 2021, 20 % des œuvres de F.X Lalanne se sont vendues à moins de 1 000 euros, 19 % entre 12 000 et 50 000 euros.

Résultats de vente

Expertiser et authentifier une œuvre de F.X. Lalanne

François-Xavier Lalanne a signé la plupart de ses réalisations. Il en existe plusieurs versions, vous en trouverez deux exemples ci-dessous. N’hésitez pas à contacter nos experts qui sont à même d’étudier votre œuvre et de vous en donner une expertise fiable.

Comment faire estimer ou vendre une œuvre de F.X. Lalanne ?

Les équipes de Barnie’s vous proposent une estimation gratuite de vos œuvres de François-Xavier Lalanne et s’engagent à vous transmettre une offre d’achat au prix du marché (sans obligation de vente). Pour recevoir votre offre d’achat, il vous suffit de renseigner le formulaire en y joignant des photographies de votre ou vos pièce(s).

Signatures et tampons des céramiques de Picasso

Pablo Picasso a créé plus de 3600 pièces de céramiques à l’atelier Madoura entre 1947 et 1971. Environ 3000 d’entres-elles sont des œuvres uniques et 633 ont été éditées selon 2 techniques distinctes entre 25 et 500 exemplaires. Cet article vous apporte un éclairage quant à leurs différences.

Les « Éditions céramique de Picasso »

Picasso souhaitait que ses œuvres originales soient répétées en plusieurs exemplaires (principe de l’œuvre édité). Il s’est attaché à rendre leur réalisation la plus fidèle possible à leur original et à en garantir leur authenticité incontestable. La collection dite « Éditions céramique de Picasso » se fonde sur une volonté de produire des œuvres identiques à l’original et abordables.

Nous distinguons deux techniques d’édition : les répliques authentiques et le procédé nommé « Empreinte originale de Picasso ». Chacune de ces méthodes d’édition est authentifiée par une mention graphique, un tampon et parfois un numéro de série. L’ensemble de ces créations comporte également le cachet de l’atelier « Madoura plein feu ».

La réplique authentique

Ces œuvres sont la réplique authentique d’un original en termes de volume et de décor. Ce procédé consiste à poser sur la forme d’une pièce choisie pour modèle, un décor pleinement conçu par Picasso. On compte 273 modèles reproduits en plusieurs exemplaires. Les vases, pichets et cruchons sont pour la plupart issus de cette technique. Nous pouvons les distinguer grâce à trois tampons :

  • Madoura d’après Picasso Édition Picasso
  • Madoura Edition Picasso
  • Madoura Edition Picasso avec numérotation

L’empreinte originale 

Il s’agit là du transfert d’une pièce originale gravée sur une matrice en plâtre durci (« œuvre gravée céramique »), utilisée pour l’estampage sur une feuille de pâte de céramique fraîche. Cette technique s’apparente donc à une gravure. 360 œuvres ont été ainsi conçues en plusieurs exemplaires. Les décors muraux et les coupelles ont été édités par cette technique ainsi que beaucoup d’assiettes et de plats. Nous pouvons les reconnaître grâce à leur estampillage au revers de l’œuvre par l’un des trois tampons suivants :

  • Madoura Empreinte originale de Picasso
  • Madoura Empreinte originale avec numérotation
  • Poinçon original de Picasso avec numérotation

Les modèles destinés à l’édition ont tous été choisis par Pablo Picasso et Suzanne Ramié (fondatrice avec son mari, Georges Ramié, de l’atelier Madoura) pour leur facilité de reproduction et la régularité des pièces après leur tirage. La difficulté se loge dans la retranscription des propres gestes de l’artiste. Pablo Picasso a cédé l’exclusivité des droits d’édition et de diffusion de ces céramiques à l’atelier Madoura. Ces pièces sont à distinguer des créations originales uniques qui ont précédé les éditions.

Pièces uniques de l’atelier Madoura

Les pièces uniques, convenues d’appelées « œuvre céramique originale » de Picasso s’appliquent à chaque pièce issue de la main de l’artiste, sans intervention d’un tiers et sans intention de la reproduire. Elles sont en majorité datées de 1947 ou de 1948, Picasso a en effet créé 2000 pièces uniques à cette période avant de s’intéresser à l’édition. La réalisation des 1000 autres pièces uniques s’échelonne jusqu’en 1971. Elles sont toutes datées. À sujet et objet équivalent, leur cote dépasse souvent largement celles éditées.

Comment estimer une céramique de Picasso ?

Comme souvent en matière d’art, la rareté est recherchée. Ainsi que nous venons de l’évoquer, les œuvres uniques atteignent des niveaux de prix très élevés. Parmi les éditions, on ne note pas tellement de différences de prix entre les œuvres estampillées « Empreinte originale » et les répliques authentiques. Il faut plutôt se pencher sur le nombre d’exemplaires édités et la taille de l’objet pour commencer à entrevoir des écarts de prix. Bien sûr, la finesse de la céramique, son dessin et son esthétisme contribuent à lui apporter de la valeur. On peut ajouter que beaucoup d’acheteurs apprécient les sujets « picassiens » tels que les hiboux et les chouettes, les chèvres, les visages féminins.

Pour aller plus loin, retrouvez notre page dédiée à la cote des céramiques Picasso.

Vendre une œuvre de Ruhlmann

Ruhlmann, un ensemblier sensible au raffinement

Jacques-Emile Ruhlmann (1879- 1933) joua un rôle prépondérant dans la montée de la profession d’ensemblier à Paris dans les années 20. Il bénéficiait d’un instinct d’architecte qu’il avait développé auprès de son père qui tenait un commerce de peinture, miroiterie et verrerie.

Il pensa et créa un mobilier de haute qualité et réhabilita la notion de luxe dans une société conservatrice en mal de modernité. Ses meubles combinent l’héritage du XVIIIe siècle ainsi que la technique moderne et ses raffinements esthétiques. 

Il élabora des meubles personnalisés, souvent interprétés comme ne s’adressant qu’à une tranche aisée de la population. Aux controverses que cet élitisme suscitèrent, il confia en 1925  : “Jusqu’à présent je n’ai pas songé au meuble de série. J’estime qu’il faut rallier d’abord à l’esprit moderne une élite qui demeure l’arbitre du goût, sans toutefois prétendre qu’il ne faut penser qu’à elle.”

Du dessin à la décoration

Sa qualité de créateur est visible dans ses dessins qui sont nerveux, en mouvement. Ils révèlent une délicate fragilité, une tension qui sera apaisée à la réalisation de ses meubles. Ses dessins témoignent que, dans ses intérieurs, le meuble tient la place centrale. Il est souvent installé en estrade et l’agencement tout autour le met en scène. Ruhlmann a en effet une vision globale de la décoration, il s’intéresse aussi aux tapisseries, à l’éclairage, au revêtement des sols, à la ferronnerie.

Beaucoup d’ensembles de Ruhlmann ont une disposition symétrique, depuis les armoires jusqu’aux appliques murales, ce qui apporte une atmosphère classique, chic et sobre à ses compositions. En 1923, lors de l’exposition du Salon des Artistes Décorateurs, Guillaume Janneau commente : “M. Ruhlmann aime la sobriété architecturale. Il compose un meuble comme il ferait un monument. De là, peut-être, cette grandeur propre à son talent, et cette élégance qui n’appartient pas seulement à la distinction de son goût”.

Les lignes sinueuses de ses croquis devinrent des motifs très actuels pour des papiers peints, des tissus, des tapis. Elles sont un motif récurrent dans ses ensembles comme les cercles entrecroisés dans la marqueterie de son mobilier.

Un goût personnel du décor

Ruhlmann est peu porté sur l’ornementation, il est assez critique quant à l’inspiration naturaliste de l’École de Nancy. Au début de sa carrière pourtant il a parfois paré ses meubles d’un décor figuratif, sculpté ou marqueté. L’argentier demi-ventre, dans l’une de ses versions, est orné d’une corbeille de fleurs, style Art-Déco. L’un d’entre eux s’est vendu 36 000 euros en 2020, mais les prix peuvent monter beaucoup plus haut.

Après 1920, il remplace le motif sculpté par des motifs répétitifs comme des nervures, des cannelures ou des barettes juxtaposées, donnant ainsi du rythme à un meuble d’apparat comme le meuble à fards ou le chiffonnier cannelé.

Ruhlmann intègre directement le décor au placage dans le façonnement de son mobilier. Les fibres sont généralement de teintes différentes et les loupes et autres effets de croissance du bois façonnent une décoration naturelle rendant chaque meuble unique.

Nous pouvons ainsi retrouver du mobilier en loupe de noyer aux grands motifs concentriques, plaqués en damiers juxtaposés, mais aussi en bois de violette ciselé en minces baguettes horizontales ou bien en lamelles d’ébène de macassar recomposant le dessin continu du bois tranché.

Ruhlmann utilise aussi parfois des touches d’ivoire qui introduisent de l’éclat dans ses motifs. Son mobilier est pourvu de détails subtils  qui allèguent le qualificatif de” précieux” à ses ouvrages réalisés avec finesse.

Cote des œuvres de Ruhlmann

Le mobilier

Les prix démarrent autour de 1 000 euros pour certains fauteuils. Ainsi une paire de fauteuils Gonse en cuir s’est vendue 1 990 euros en 2020, et un fauteuil en acajou édité par Alfred de Porteneuve a trouvé acquéreur pour 1300 euros. 

Une console en bois a été attribuée 1 747 euros en 2017

Une table liseuse en merisier s’est vendue 2000 euros en 2019.

Une petite bibliothèque en chêne a trouvé acquéreur pour 2 845 euros le mois dernier.

Le record des ventes est une chaise longue “Aux Skis” vendue 1 802 780 euros en 2019.

Notons qu’une table basse en loupe d’amboine et galuchat a été attribuée à 278 937 euros au mois de mai. Une commode Dubly s’est vendue 116 290 euros en 2019.

Les luminaires

Peu de luminaires ont été vendus en salle de vente ces dernières années.

Certains modèles démarrent autour de 500 euros pour des bougeoirs ou un petit plafonnier.

Les lampes de table ont trouvé acquéreurs entre 9 000 euros et 32 000 euros pour un modèle en bronze.

Un lampadaire Boa s’est vendu 50 000 euros en 2017.

Le dernier record de vente est un luminaire en bronze avec un socle en marbre d’époque édité par la Manufacture Nationale de Sèvres attribué à 149 074 euros fin 2020.

Les objets et les tapisseries

Les petits miroirs se vendent entre 900 euros et 35 000 euros.

Les vases s’estiment entre 1 000 et 15 000 euros selon le modèle.

On observe un grand écart de prix selon le modèle de la tapisserie.

Ainsi les prix démarrent à 2 800 euros et peuvent s’envoler jusqu’à 304 900 euros.

 

Sources :
CAMARD Florence, Ruhlmann, Editions du Regard, 1983
Ruhlmann, un génie de l’Art déco : Musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt, [15 novembre 2001 – 17 mars 2002] : Musée des Beaux-Arts de Montréal, [2003], Somogy, Editions d’Art
www.artprice.com

Vendre une œuvre de Diego Giacometti

Diego Giacometti naît à Borgonovo le 15 novembre 1902, 13 mois après son frère Alberto.

Il grandit dans une famille d’artistes où règne une ambiance sereine et bienveillante.

Diego aime passer du temps à contempler la nature. Il n’apprécie pas tellement les études, cherche sa voie, exerce de petits travaux d’appoint et voyage. La visite du musée du Caire en 1923 est une profonde révélation qui contribuera à la complicité qui le liera à Alberto.

Le duo Giacometti

En 1925, il rejoint Alberto dans le quatorzième arrondissement de Paris et devient son modèle favori. 

Ils s’installent en 1927 dans un petit atelier, au 46 rue Hippolyte Maindron, où, malgré le confort sommaire, ils passeront toute leur vie.

La rencontre avec Jean-Michel Frank, célèbre décorateur parisien, va leur octroyer une certaine liberté financière. Alberto Giacometti crée pour Jean-Michel Frank des lampes, des appliques, des lustres, des vases, des bougeoirs, des chenets et des garnitures de cheminées.

Diego, qui l’assiste, fait preuve d’une grande adresse manuelle, et va se révéler d’une aide particulièrement précieuse pour Alberto.

Il va s’épanouir dans ce métier, et se souviendra de ces années comme les plus heureuses de sa vie.

En plus de sa qualité d’assistant technique, Diego se trouve désormais “associé de façon permanente à la maturation intellectuelle de l’œuvre d’Alberto”.

Diego commence à s’émanciper de son frère entre 1942 et 1945, ce dernier est retenu en Suisse, les visas ayant été supprimés par les allemands.

Diego créateur

Les deux frères se  retrouvent une fois la guerre terminée. Leur travail est de plus en plus reconnu et le rôle de Diego s’amplifie et s’affirme. A cinquante ans, il décide de réaliser ses propres créations. Il est encouragé par les Maeght, marchands d’Alberto depuis 1951, qui sont touchés par ses réalisations artisanales et décoratives dotées d’une touche d’humour.

Ils lui commandent des meubles et des objets décoratifs pour leurs appartements à Paris et leur propriété provençale “le Mas Bernard”. En 1962, Diego réalise le mobilier du bar en plein air de leur Fondation, à Saint-Paul-de-Vence.

Pierre Matisse fait également appel à lui  pour sa maison de New York et sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

En 1964, il décore une salle du restaurant “La Kronenhalle”, à Zurich, où se retrouvent des artistes comme Stravinsky ou Joyce. Diego conçoit des guéridons, des lampes-feuilles et des luminaires qui descendent le long des fenêtres. Leur construction enchevêtrée fait songer à des nids d’oiseaux et les ampoules à de gros œufs. La brasserie accueille de nombreuses toiles d’artistes comme Chagall, Picasso, Braque ou Miró. Elle est considérée alors comme la plus belle de la ville.

Alberto s’éteint  en janvier 1966 en Suisse.

Diego fait face à l’absence de son frère en définissant de plus en plus l’univers de ses créations. Elles sont délicates, poétiques, sobres et chantantes.

La liste de ses commandes ne cesse de croître : des décorateurs célèbres, des amis, des artistes. 

Marguerite Maeght lui confie une partie de la restauration de la chapelle Sainte-Roseline en 1968. Il va aussi créer du mobilier pour le musée Chagall à Nice pour son ouverture en 1973.

Sa dernière commande, et la plus prolifique, sera la réalisation d’une cinquantaine de pièces de mobilier et de luminaires pour le musée Pablo Picasso avant sa mort en juillet 1985.

Une exposition au musée des Arts décoratifs lui sera consacrée la même année.

Distinguer les créations de deux frères

Les objets créés pour Jean-Michel Frank sont étiquetés comme créations d’Alberto et Diego Giacometti. 

Il s’agit pourtant de créations d’Alberto. Diego, en sa qualité d’assistant, a réalisé certaines armatures d’œuvres et des moules nécessaires à la reproduction des objets créés.

Plus tard, Diego réalise toutes les armatures ainsi que les socles des sculptures de son frère.

Après la mort d’Alberto, il poursuit la réalisation de certaines œuvres créées par Alberto pour Jean-Michel Frank en utilisant ses propres moules. Il y pose la signature de son frère à côté de la sienne.

Diego a dessiné et réalisé beaucoup de luminaires, de mobilier, de sculptures mais aussi beaucoup d’objets inspirés par la faune et la flore. La plupart de ses créations sont en bronze, quelques-unes en plâtre, d’autres en époxy.

Diego n’a pas toujours signé ses œuvres,  il a fini par y apposer son prénom aux allures diverses mais sans numérotation.

Cote des œuvres de Diego Giacometti

Sculptures

Les prix démarrent en général autour de 30 000 euros, bien que certaines petites œuvres mesurant moins de 10 cm se vendent à des prix plus bas. Ainsi, un hibou en bronze (6,9 x 3,9 x 2,5 cm) s’est vendu 9 000 euros.

Le record récent le plus impressionnant est une paire d’« Arbres de vie » ou « Arbres à l’oiseau et à l’escargot » (82 X 68 X 18 cm) en bronze patiné qui s’est vendue 2 300 000 euros en 2017.

Cette année une « Autruche en bronze patiné et œuf d’autruche » (49,3 X 25 X 14 cm) s’est vendue 380 000 euros et un « Chat Maître d’hôtel en bronze » ( 30 X 10,2 X 24 cm) a trouvé acquéreur au prix de 280 000 euros.

Mobilier

Les tables en bronze patiné bénéficient d’une cote très élevée. Au mois d’avril, une table Bench a atteint  2 248 411 euros.

La cote du mobilier est très haute, depuis 3 ans le plus petit prix observé est de 80 109 euros pour un Guéridon « Arbre au hibou ».

Cette année, une table basse rectangulaire aux pattes octogonales de 1957 en bronze patiné, fer forgé peint & marbre noir fin de Belgique s’est vendue 150 000 euros. Les tables Berceau en bronze peuvent trouver acquéreur à partir de 160 000 euros. En 2018, l’une d’elles s’est vendue 373 556 euros et une table Berceau, Modèle aux chats, ayant appartenu à Pierre Matisse a été acquise pour 1 645 427 euros.

Une paire de fauteuils « Têtes de lionnes » se vend entre 270 000 et 460 000 euros selon le modèle.

Luminaires

Ces dernières années, les lampes Dompteuses se sont vendues entre 29 000 et 50 000 euros tandis qu’une paire de lampe « Quatre feuilles » en bronze patiné a dépassé les 160 000 euros. Le prix d’un lampadaire peut varier de 125 000 à  315 000 euros pour un modèle « Trois oiseaux » vendu en 2018. 

Objets

Diego a réalisé de nombreuses poignées de portes qui s’évaluent entre 7 500 et 38 000 euros.

Les prix d’achats de chenets démarrent à 36 000 allant jusqu’au record de 650 000 euros pour les Chenets « Oiseaux en bronze patiné » provenant de la collection Givenchy.

Les coupes et coupelles se sont vendues entre 42 000 et 195 000 euros pour une Coupe aux oiseaux de 1977.

Les miroirs et cadres récemment vendus ont été attribués entre 23 000  et 48 955 euros pour un Miroir aux feuilles et oiseaux en 2019.

Les porte-manteaux sont plus rares, en 2019 un « Porte-manteaux au hibou » a trouvé acquéreur au prix de  581 283 euros.

Estimer et vendre une œuvre de Diego Giacometti

Barnie’s est expert dans l’estimation des œuvres de Diego Giacometti. Nous nous déplaçons en France pour estimer vos biens et nous vous accompagnerons dans votre projet. Nous proposons également la vente privée de vos biens au prix du marché.  La vente privée qui s’effectue de manière directe est une garantie pour le vendeur de ne pas souffrir d’éventuels impayés.

 

Sources :
MARCHESSEAU Daniel, Diego Giacometti : sculpteur de meubles, Editions du Regard, 2018
BOUTONNET Christian, ORTIZ Rafael, Diego Giacometti, Les Editions de l’Amateur, Galerie L’Arc en Seine, 2003
MARCHESSEAU Daniel, Diego Giacometti, Editions Hermann, 1986
BUTOR Michel, Diego Giacometti, Editions Adrien Maeght, 1985
www.artprice.com

Vendre une œuvre de Jean-Michel Frank

Jean-Michel Frank, précurseur du minimalisme

Jean-Michel Frank, designer français des années 20 et 30, s’est adapté à son époque en quête de simplicité et d’apaisement.

Artiste rigoureux, créateur intransigeant mais d’une grande sensibilité, ses objets et les matières qu’il utilise inspirent l’harmonie, évoquent la paix revenue. Les intérieurs sont hauts de plafond et les meubles séjournent près du sol.

Les matières choisies évoquent le monde animal. La nature, humble mais luxueuse, est mise en valeur après avoir été décharnée. Les tons neutres sont privilégiés.

Ses intérieurs, où les objets du passé sont écartés, révèlent la lumière. 

La décoration, un remède à la mélancolie

Il grandit dans un quartier chic de Paris auprès de sa mère, atteinte de dépression. Son père s’est donné la mort après la perte de ses deux premiers fils durant la Grande Guerre. Jean-Michel Frank est habité par la mélancolie et souffrira toute sa vie d’un mal-être. 

Il s’épanouit pourtant dans la création où il se sent à l’abri. Sa personnalité se lit dans ses décors.

Jean-Michel Frank était un grand mondain et avait une clientèle de milliardaires, mais il était sensible à l’idéal communiste. Les considérations sociales sont cependant absentes de son Œuvre.

Des créations inspirantes

Jean-Michel Frank a imaginé un univers décoratif inspirant aujourd’hui l’habitat contemporain.

Son canapé Confortable gainé de cuir chez Hermès est désormais décliné chez les grands éditeurs de design.

La chaîne Ikéa a imposé son vase, un bac à accumulateur en verre que Jean-Michel Frank s’était procuré chez un électricien pour décorer l’appartement de Pierre Drieu La Rochelle en 1921.

La table basse en forme de U inversé imaginée en 1925 a aussi été reprise par de nombreux designers. Seul le matériau change : le chêne, le galuchat ou le mica laissent place au verre, au plastique, aux résines et à d’autres matériaux composites.

Ses créations sont aussi influencées par l’art africain et océanique, il a commandé de nombreuses pièces à Alberto Giacometti, précédant la tendance ethnique.

Cote des œuvres de Jean-Michel Frank

Mobilier

La valeur d’un mobilier créé par Jean-Michel Frank dépend en grande partie de sa rareté et des matériaux utilisés. Les pièces signées « J.M.F. » peuvent être un signe d’authentification important pour les experts.

Les pièces ayant appartenu à une personnalité, comme Pierre Bergé et Yves Saint Laurent ou Nelson Rockefeller, voient leur cote s’envoler.

Le prix d’achat d’un mobilier signé Jean-Michel Frank commence autour de 600 euros avec des réalisations assez simples comme des chaises de jardins en fer ou certaines tables basses. La plupart de son mobilier excède néanmoins largement ce prix.

Le prix d’une chaise conçue par Jean-Michel Frank débute en général autour de 5 000 euros. Ces chaises se négocient entre 10 000 et 30 000 euros la paire. Le prix d’un fauteuil débute à 15 000 euros. Une paire de fauteuils en sycomore, datant de 1930 a été attribuée au prix de 65 632 euros cette année. Les fauteuils constitués de matériaux peu communs, plus rares, peuvent atteindre des prix records. Ainsi des fauteuils en bois de galuchat ont atteint le prix de vente de 1 300 000 euros en 2019.

Les cabinets sont aussi très prisés. Cette année, un cabinet en bois s’est vendu 666 196 euros. En 2014, un cabinet en bronze patiné a été attribué au prix de 3 200 000 euros.

Le prix d’une table démarre autour de 9 000 euros, en général pour une console, bien qu’il soit arrivé que des modèles de tables très simples soient beaucoup plus abordables. Certaines tables dépassent largement cet ordre de prix. Ainsi, cette année, une table octogonale en hêtre noirci et marbre jaune de Sienne a été attribuée à 60 000 euros, des consoles en fer à 125 000 euros, un guéridon en bois et en marbre s’est vendu plus de 150 000 euros. En 2017, une table basse en érable, sycomore et galuchat a trouvé acheteur à 420 000 euros.

Luminaires 

Les luminaires créés par Jean-Michel Frank sont très prisés par les acheteurs. L’estampille “J.M.F.” ou la rareté de la pièce contribuent à leur valeur.

Les lampes avec un pied en obsidienne et en cristal de roche sont très recherchées et se vendent autour de 150 000 euros. Un record de 300 000 euros a eu lieu en 2016.

Les lampes Art déco des années 20 et du début des années 30 se négocient entre 10 000 et 100 000 euros. Le record a eu lieu en 2019 pour une lampe de table en laiton de 1929 qui a été adjugée 130 000 euros.

Les lampes créées à la fin des années 1930 et en 1940 s’estiment entre 3 000 et 35 000 euros selon le matériau utilisé et la rareté de la pièce.

Les estimations et prix d’achat d’un lampadaire s’échelonnent en moyenne entre 30 000 et 50 000 euros à l’unité. En 2016, une paire de lampadaires en bronze, verre et aluminium de 1928 a été adjugée 113 316 euros aux enchères.

Expertise et vente d’une pièce créée par Jean-Michel Frank

Nous vous proposons d’estimer gratuitement vos œuvres par des experts qualifiés. L’estimation de l’œuvre est réalisée en fonction des cours du marché de l’art actuel et en toute transparence. 

La vente privée qui s’effectue de manière directe, sans intermédiaire, garantit au vendeur de ne pas souffrir d’un éventuel impayé, comme cela pourrait être le cas en maison de vente aux enchères.

Vendre un miroir et autres objets de Line Vautrin

Line Vautrin avait pour matériau de prédilection le bronze doré mais a aussi utilisé de nombreux autres procédés comme le verre et le bois, et des matériaux qu’elle a brevetés comme le talosel et les pellimorphoses réalisées en plastique coloré avec des inclusions de miroirs colorés. Ces différents matériaux prennent aujourd’hui une part importante dans l’analyse des experts pour déterminer la valeur d’un objet réalisé par Line Vautrin.

Le répertoire de formes utilisées et d’objets réalisés est tout aussi important. Des boîtes à fards aux miroirs en passant par les bijoux, Line Vautrin a réalisé des centaines de modèles en série limitée, voire en exemplaire unique. Tous ces objets se vendent plus ou moins facilement, à des prix variables sur le marché de l’art actuel.

Des bijoux négociés à prix d’or

C’est grâce aux bijoux que sa carrière démarre, après avoir fait du porte-à-porte à Paris et à Londres. Durant les premières années de sa vie de créatrice, l’artiste ouvre une petite boutique rue de Berri à Paris. Très vite, une clientèle plutôt fortunée se presse pour admirer et acheter ses collections de bijoux en bronze doré. Ses bijoux constituent aujourd’hui encore une part importante de sa création et de sa renommée.

Les broches, bracelets, boucles d’oreilles, boucles de ceinture et colliers en tout genre ravissent jusqu’aux célébrités de l’époque. La provenance d’un bijou est un facteur important pour déterminer sa cote. Si le bijou a appartenu à une grande personnalité de l’époque, comme Brigitte Bardot, sa valeur en sera décuplée.

Ces bijoux habillent la femme d’un supplément de modernité et de chic. En bronze doré à ses débuts, les bijoux se déclinent par la suite en bronze émaillé, mais aussi et surtout en talosel, notamment pour les colliers et sautoirs, dont les rangs sont constitués de petits morceaux de miroirs colorées.

Les bijoux de Line Vautrin se retrouvent chez de nombreux collectionneurs de par le monde, mais surtout en France. Des collections importantes se créent depuis la fin des années 1990 et ne cessent de prendre de la valeur depuis. En 2007, la collection de bijoux et de boîtes à bijoux signée Line Vautrin ayant appartenu à Anne Bokelberg a été dispersée aux enchères, faisant le bonheur d’autres collectionneurs.

Les authentiques bijoux réalisés par Line Vautrin se vendent de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros selon la technique employée, le nombre d’exemplaires réalisés, la provenance et la taille de la pièce.

Les boîtes de Line Vautrin, bien plus que de simples contenants

Si les bijoux de Line Vautrin sont des valeurs sûres du marché de l’art en France et à l’international (notamment dans les pays anglo-saxons), les boîtes qui les contiennent le sont tout autant. Les bijoux, comme les objets en bronze, sont très recherchés par les collectionneurs de l’artiste dont la cote est de plus en plus importante depuis la fin des années 1990.

Les boîtes à bijoux, mais aussi les boîtes à fards, les plumiers et les encriers de Line Vautrin sont les objets les plus recherchés actuellement par les collectionneurs et notamment les pièces réalisées en bronze doré, gravées de signes et de rébus. Travaillées avec finesse et empruntes d’évocations et de mystère, ces boîtes interrogent et attisent la curiosité des collectionneurs.

Objets précieux, les boîtes de Line Vautrin peuvent se vendre pour plusieurs milliers d’euros. Des records ont été enregistrés depuis quelques années, confortant ainsi la cote élevée de l’artiste pour ces petits objets. La particularité et la préciosité des matériaux sont pour beaucoup quant à la hauteur du prix d’acquisition de cet objet.

Miroir, mon beau miroir…

Les miroirs apparaissent dans l’œuvre de Line Vautrin à partir des années 1950 lorsqu’elle travaille avec un nouveau matériau innovant : le talosel. Elle dépose le brevet pour cette résine de synthèse et commence à créer ses premiers « miroirs sorcières ». Ce sont des miroirs convexes, que l’artiste décline en plusieurs séries, dont le miroir Torah ou encore le miroir petit Roi-Soleil. Les amateurs, de France et de l’étranger, s’arrachent ces miroirs, parfois à prix d’or depuis la fin des années 1990 et surtout depuis le début des années 2000.

Comme souvent sur le marché de l’art, le prix de vente et la cote des miroirs de Line Vautrin dépend de sa date de création, des matériaux utilisés pour le réaliser, de sa provenance qui peut être prestigieuse, mais surtout de sa rareté. Les miroirs les plus recherchés et qui se vendent le mieux sont ceux produits en petit nombre ou en exemplaire unique.

Les miroirs peuvent espérer se vendre plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d’euros pour les pièces les plus rares. La série des miroirs dits « sequins » est la plus cotée d’entre elles. Il n’est pas rare de voir s’envoler les prix pour un tel miroir, qui peut s’estimer aisément à plus de cinquante mille euros.

Cependant, en règle générale, la plupart des miroirs de Line Vautrin, qu’ils soient de la série Soleil à pointe, Chardon, ou encore Gerbera, se vendent à un prix inférieur, pour quelques milliers d’euros. Encore une fois, le prix de chacun des miroirs de ces séries est variable selon sa rareté et peut révéler de belles surprises.

Les sculptures de Line Vautrin, entre mystère et rareté

Enfin, et comme nous avons pu le constater, Line Vautrin a exprimé son talent au travers de réalisations novatrices dont la sculpture fait partie.

C’est à partir des années 1970 que la créatrice se lance dans la production de sculptures en talosel. Les formats choisis sont plutôt petits et décoratifs comme pour sa sculpture intitulée « Le rêve » réalisée dans les tons ocre-brun, représentant une tête coiffée d’un amas tourbillonnant et translucide matérialisant le rêve.

Cette production d’objets est moins importante que les autres et fait donc leur rareté, ce qui explique leur cote plutôt élevée. Il est très rare qu’une de ses sculptures apparaisse sur le marché de l’art, car la plupart sont jalousement gardées par les collectionneurs.

Expertise et vente des objets Line Vautrin

L’expertise est une étape importante avant la vente d’un objet de Line Vautrin, qu’il s’agisse d’un bijou, d’une boîte, d’une sculpture ou encore d’un miroir. Il est nécessaire de situer l’œuvre dans la production de l’artiste par une datation et une description assez précise, notamment des matériaux utilisés. Le nombre d’exemplaires réalisés est aussi une donnée importante dans l’œuvre de Line Vautrin pour déterminer la cote de l’objet.

Il peut arriver, et cela n’est pas chose rare pour les objets de petites dimensions et assez délicats comme les bijoux et miroirs de l’artiste, qu’il faille procéder à une restauration de la pièce. Cependant, la restauration du bronze et du talosel tel que l’a souhaité Line Vautrin est extrêmement complexe à réaliser. La restauration comporte un risque important pour ce type d’œuvre, c’est pourquoi il est conseillé de vendre en l’état l’objet afin d’éviter toute erreur irrémédiable.

Il est possible d’obtenir un certificat après expertise de l’objet afin de rassurer un potentiel acheteur.

Fourchette de prix de vente des œuvres de Line Vautrin

Miroirs : 6 200 € – 120 000 €

Boîtes : 600 € – 22 000 €

Luminaires : 1 905 € – 75 000 €

Bijoux : 200 € – 11 700 €

Sculptures : 380 € – 39 000 €

Le marché nord-américain, marché principal pour Line Vautrin

Barnies a vendu en 2019 près de 60 % des œuvres de Line Vautrin en Amérique du Nord contre 25 % en Europe et 12 % en Asie et près de 3 % en Australie.

Afin de vous renseigner au mieux sur la cote et les prix de vente de vos objets signés Line Vautrin, nos experts se déplacent dans toute la France et à titre gratuit. Nous réalisons une expertise et vous proposons un prix d’achat en toute transparence, correspondant aux prix du marché de l’art.

Comment vendre un Zao Wou-Ki au meilleur prix ?

Les inspirations d’un artiste entre deux rives

Les créations de Zao Wou-Ki sont issues d’une double influence entre les traditions chinoises et l’histoire de l’art européen. Lors de ses études à l’école des Beaux-arts de Hang-Tcheou, en Chine, il apprend non seulement les techniques traditionnelles chinoises et découvre également les peintures d’Europe occidentale, grâce à certains de ses professeurs ayant étudié les peintres classiques à l’école des Beaux-arts de Paris.

Descendant d’une grande dynastie, la dynastie Song (Xè-XIIIè ap. J.-C.), Zao Wou-Ki grandit dans la tradition chinoise pure. Ses inspirations artistiques se forment très jeune. Admirant les peintures de paysages de Mi Fu, il rejette peu à peu les œuvres de Chao Meng-Fu, connu pour ses peintures sur papier et sur soie représentant des chevaux.

En 1975, Zao Wou-Ki a œuvré à l’ouverture d’une exposition de peintures de paysages chinois, à la Biennale de Paris au Palais Galliera. Il souhaitait par cette exposition faire connaître aux français et, a fortiori, aux occidentaux, les leçons à tirer de l’art chinois traditionnel.

L’inspiration de Zao Wou-Ki lui vient aussi de ses voyages. Attiré et curieux du monde qui l’entoure, il admire les peintures de la Renaissance en Italie, les modernes comme Paul Cézanne, Matisse et Pablo Picasso en France, ou encore les œuvres de Paul Klee en Suisse.

Lorsqu’il était étudiant à l’école des Beaux-arts en Chine, l’enseignement des classiques français tels que Puvis de Chavannes ou Meissonnier ne satisfaisait pas sa soif de modernité. C’est pourquoi il décida de se confronter à la réalité de la création en voyageant. Chacun de ses périples fit grandir l’homme, aussi bien que l’artiste.

Le maître admire les chefs-d’œuvre lors de ses voyages sur les cinq continents. Des sites archéologiques en Amérique latine, aux expositions sur Brueghel, Vermeer et Rembrandt en Europe du Nord et notamment aux Pays-Bas, Zao Wou-Ki ne s’arrêta jamais de voyager, afin d’enrichir ses horizons artistiques.

Les techniques et supports utilisés par Zao Wou-Ki

Zao Wou-Ki a utilisé de nombreux supports pour exprimer son art. Des huiles sur toile, des lithographies, des encres sur papier, des dessins, des aquarelles ou encore des gravures, constituent l’essentiel de sa création.

La technique la plus utilisée par Zao Wou-Ki est la peinture à l’huile. Les œuvres les plus cotées, mais aussi les plus recherchées par les collectionneurs, sont réalisées par cette technique. Cependant, le parcours artistique de Zao Wou-Ki est très évolutif.

Les huiles sur toile de l’artiste restent quelque peu figuratives au début de sa carrière, et ce, jusqu’à la fin des années 1950, laissant apparaître de la calligraphie et un mouvement presque figuratif. À partir des années 1960, l’artiste développe un art abstrait, animé de dégradés de couleurs, tantôt dans les tons chauds comme le rouge, l’oranger ou le jaune, tantôt dans des tons froids comme le bleu.

L’artiste s’intéresse aux techniques d’art traditionnel chinois et réalise de nombreuses encres sur papier dans les années 1970. Il estime cette technique facile et légère. Il la pratique autant que possible pour échapper à son présent, alors assombri par la maladie de sa femme, May.

C’est à la fin des années 1970 que Zao Wou-Ki réalise des dessins à l’aquarelle. Il travaille alors sur un projet d’ornement pour un service en porcelaine, produit par la Manufacture nationale de Sèvres, commandé par le ministre de la Culture et de la Communication de l’époque.

Le maître excelle dans toutes les techniques. En 1980, il réalise une fresque pour un édifice scolaire. Deux ans plus tard, c’est un autre projet de fresque qu’il mène à bien sur le chantier de l’Hôtel des Collines parfumées, réalisé par son ami architecte I. M. Pei.

Le style de Zao Wou-Ki, les indices permettant de reconnaître et d’identifier le maître

Les inspirations et les techniques employées par Zao Wou-Ki peuvent permettre d’identifier le trait de l’artiste de génie. Une lecture attentive des catalogues permet de reconnaitre, avec les visuels employés, les œuvres authentiques de l’artiste. Le premier volume de son catalogue raisonné (1935-1958) a été publié en 2019 par la Fondation Zao Wou-Ki qui travaille sur le deuxième volume.

Il faut cependant faire attention à la production de faux ou de contrefaçons, réalisés par des faussaires. Pour cela il est nécessaire de se renseigner sur la provenance de l’œuvre, aussi bien que sur l’œuvre elle-même. C’est-à-dire comparer la signature de l’artiste avec celle apposée sur l’œuvre, déterminer la technique employée, ainsi que la date de sa réalisation.

Si l’œuvre est assortie d’un certificat d’authenticité délivré par un expert reconnu, la provenance ainsi que l’authenticité en sont garanties. Nos experts sont à votre disposition et se déplacent gratuitement dans toute la France afin d’authentifier vos œuvres.

Vendre une Lithographie de Zao Wou-Ki

Trois ans après son arrivée en France en 1947, Zao Wou-Ki se lance dans la production de lithographies. Réalisées à l’imprimerie Desjobert à Paris, et regroupées en albums, elles illustrent souvent des ouvrages comme les poèmes de son ami Henri Michaux.

Plus tard, l’artiste produit d’autres lithographies pour illustrer des ouvrages de l’écrivain et futur ministre André Malraux, notamment son livre paru en 1926 La tentation de l’Occident. Il poursuit dans cette voie, et en parallèle de ses productions d’huiles sur toile, anime les pages des poèmes de Jean Lescure et d’Arthur Rimbaud.

Les estampes, gravures et lithographies réalisées par Zao Wou-Ki sont les œuvres les plus accessibles en termes de prix. Mais malgré une production très importante de ces sujets, les lithographies se vendent à un prix relativement élevé. Il faut compter au minimum 500 euros pour acquérir une lithographie de l’artiste, mais les prix peuvent s’envoler, jusqu’à multiplier par trente cette estimation, et atteindre le prix de 15 000 euros.

La cote d’une lithographie dépend de sa qualité de production, de sa provenance, mais aussi et surtout du nombre d’exemplaires produits pour chaque série. La rareté, comme souvent sur le marché de l’art est un indicateur de valeur.

Vendre un tableau de Zao Wou-Ki

Formé au dessin et aux techniques ancestrales en Chine, Zao Wou-Ki s’en détache rapidement afin de trouver un moyen nouveau d’exprimer la modernité de son art. L’huile sur toile devient le moyen favori de son expression. Ses compositions sont alors proches de l’art abstrait, mais ne franchiront le pas de l’abstraction totale avant la fin des années 1950.

Ces toiles figuratives sont animées de quelques éléments figuratifs oubliant la perspective et les couleurs d’après nature telles qu’enseignées par les classiques. Ces peintures sont moins cotées que les tableaux abstraits réalisés par l’artiste dans les années 1960 et 1970.

La cote de ses œuvres abstraites dépend bien sûr de la qualité de l’œuvre mais aussi de son état de conservation, de sa provenance et de sa date de création. S’ajoute à cela un aspect non négligeable de l’œuvre de Zao Wou-Ki : la dimension de sa toile.

En effet, dès le début des années 1970, l’artiste développe un intérêt pour les peintures grands formats. Exposées dans de grandes galeries parisiennes, ces peintures alertent les curieux et éblouissent les collectionneurs.

Il réalise notamment un triptyque de plus de 5 mètres de long intitulé « Hommage à André Malraux », qui est aujourd’hui estimé comme étant l’une des œuvres les plus chères de l’artiste, de par ses dimensions, mais aussi de par sa provenance et son état de conservation exceptionnel.

Les prix de vente des tableaux de Zao Wou-Ki peuvent s’envoler pour des centaines de milliers d’euros. Actuellement le record de vente pour l’artiste a été réalisé en 2018 avec une huile sur toile, de très grande dimension, acquise pour la somme de près de 50 millions d’euros.

Vendre une œuvre de Sanyu

L’œuvre de Sanyu s’est imposée au fil des années comme incontournable sur le marché de l’art français et international, depuis les années 1990. Conciliant art moderne européen et traditions asiatiques, ses tableaux ont acquis une grande renommée au sein de l’école de Paris.

Expertiser l’œuvre de Sanyu pour mieux l’authentifier

L’art de Sanyu résulte de multiples inspirations, de la calligraphie chinoise, à la peinture animalière enseignée par son père lorsqu’il n’était encore qu’un enfant, en passant par l’œuvre de Pablo Picasso. Rejetant l’académisme et le mercantilisme, Sanyu est un artiste à part dans la création contemporaine.

Proche de la nature, Sanyu a produit des peintures animalières, de paysages et des natures mortes, avant de faire du nu féminin son sujet de prédilection en peinture. Sujet pour le moins classique dans la peinture occidentale depuis des siècles, il est travaillé de façon très personnelle par Sanyu qui utilise les techniques de la calligraphie chinoise. `

L’artiste n’a pas connu la gloire de son vivant. Pire, il essuya de nombreuses critiques, accablé par un marché de l’art encore trop centré sur ses traditions, et laissant peu de place au mélange des genres.

De la pudeur à l’inventivité ludique, ses nus féminins ont connu une longue évolution tout au long de sa carrière. Libéré peu à peu du carcan de la tradition chinoise et confucéenne, l’artiste crée avec plus d’aisance des figures féminines toujours plus vivantes.

Sa peinture presque insouciante schématise à l’extrême le corps de la femme qui n’est que courbes, ignorant les trivialités, l’artiste s’attardait sur les choses qui comptaient le plus pour lui, loin des considérations esthétiques de l’époque.

Il peint comme la nature l’inspire, tantôt un bouquet de fleurs coupées, dans des tons de jaune et de blanc, tantôt des chevaux au galop, dans des tons ocre et sombres. Inspirante et légère, sa peinture est reconnue à sa juste valeur depuis la fin du XXe siècle.

Les peintures de Sanyu

Sanyu est décédé en 1966 et sa cote n’a fait qu’augmenter depuis. La peinture de Sanyu suscite l’intérêt des amateurs d’art, par son esprit avant-gardiste et sa légèreté ludique, tout ce qui a pu déplaire à l’époque de sa création.

Les premiers à avoir apprécié les peintures de Sanyu depuis la fin du XXe siècle sont les Asiatiques qui ont pu déceler son potentiel commercial. Désormais, les Américains comme les Européens suivent la tendance et s’intéressent de plus en plus à son art, qui mêle habilement les éléments chinois et européens.

Plusieurs éléments permettent de déterminer la valeur d’une peinture de Sanyu. Les tableaux représentant des natures mortes ou des bouquets de fleurs sont très recherchés par les collectionneurs. La dimension de l’œuvre est un autre élément important d’estimation d’une peinture de l’artiste. Il n’est pas rare de voir des peintures de Sanyu dépasser les trois millions d’euros aux enchères lorsque l’œuvre est en bon état, dépasse les cinquante centimètres et représente une nature morte ou un bouquet de fleurs.

Les peintures à sujet animal de Sanyu se vendent également très bien puisqu’elles peuvent trouver acquéreur pour au minimum cinq cent mille euros, pour les beaux exemplaires bien conservés. Ces œuvres représentent l’inspiration de l’artiste d’où leur estimation élevée.

Enfin, les peintures représentant des nus féminins de l’artiste peuvent espérer se vendre quelques centaines de milliers d’euros, voire atteindre les sept chiffres pour les pièces exceptionnelles. Cela fut le cas notamment en 2018, pour une peinture intitulée “Nu endormi”, réalisée par le peintre en 1950.

Les lithographies, dessins, aquarelles et gouaches de Sanyu 

Comme presque toujours, les estampes et les dessins réalisés par Sanyu sont plus nombreux sur le marché de l’art et se vendent à des prix nécessairement moins élevés que ses peintures.

Les lithographies et les dessins réalisés par Sanyu sont d’autant plus nombreux que l’artiste a fait face à la misère et au manque de matériaux nécessaires pour réaliser ses peintures. Le papier moins cher que la toile et l’aquarelle moins chère que la peinture à l’huile ont souvent guidé ses choix de création.

Les lithographies sont des œuvres reproductibles en un certain nombre d’exemplaires, ce qui joue considérablement sur leur prix de vente. Lorsque la lithographie est numérotée, donc qu’il s’agit bien d’une œuvre originale, et qu’elle est reproduite en un petit nombre d’exemplaires, elle peut espérer se vendre au minimum quelques centaines d’euros et jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour les pièces en très bon état.

Actuellement, les dessins de l’artiste se vendent plutôt mieux que les estampes, avec des estimations basses rarement en deçà de dix mille euros. En novembre 2017, la maison de ventes aux enchères Artcurial a mis aux enchères plusieurs dizaines de dessins de l’artiste dont certains se sont envolés pour plusieurs dizaines de milliers d’euros.

L’artiste mêlait souvent plusieurs techniques picturales comme l’encre sur papier, l’aquarelle et la gouache. Ses encres sur papier rehaussées de couleurs par l’aquarelle ont un certain succès auprès des amateurs qui se disputent leur acquisition pour plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Mettre en vente une œuvre de Sanyu

La mise en vente d’une œuvre de Sanyu nécessite de prendre en considération plusieurs éléments afin de la vendre au mieux, au meilleur prix et dans les meilleures conditions.

L’authentification de l’œuvre est l’étape importante à ne pas négliger avant la mise en vente de votre œuvre. Les catalogues raisonnés de Sanyu établis par Rita Wong, répertorient les peintures de l’artiste et permettent ainsi de déterminer si l’œuvre que vous avez entre les mains peut être une œuvre authentique de l’artiste.

Pour autant, il n’est pas rare que les catalogues raisonnés s’enrichissent. À chaque nouvelle édition, d’autres œuvres qui ont été authentifiées comme étant véritablement de l’artiste, apparaissent sur le marché de l’art. De plus, la découverte de faux et de contrefaçons qui sont légion sur le marché de l’art n’est pas pour rassurer le vendeur quant à l’authenticité de son œuvre.

Il est donc souvent nécessaire, et d’autant plus pour les œuvres d’un artiste très bien coté comme Sanyu, de faire appel aux conseils d’un expert. Seuls les certificats d’authenticité permettent d’écarter le doute quant à l’authenticité d’une œuvre. Notre équipe d’experts se déplace dans toute la France et à titre gratuit afin de répondre au mieux à vos attentes en termes d’authentification, d’estimation, et d’achat de vos œuvres.

Avez-vous pensé à la vente privée pour céder vos œuvres de Sanyu ?

Après avoir authentifié et estimé vos tableaux, lithographies, aquarelles et autres dessins, il est nécessaire d’évaluer l’évolution du marché de l’art. En effet, la cote des artistes est très fluctuante, notamment pour les artistes du XXe siècle dont l’intérêt se trouve récemment renouvelé. Nous restons donc très attentifs quant à la fluctuation du marché de l’art, afin de vous guider au mieux dans cette démarche de vente.

La vente privée est un mode de vente sûre, directe, et efficace de vos œuvres. Contrairement à la vente aux enchères, la vente privée n’engendre ni de frais, ni de commission. De plus, le paiement comptant, immédiat et en toute transparence de vos œuvres permet une transaction rapide.

Pour toute autre question d’ordre juridique, ou fiscal, notre équipe se tient à votre disposition afin de répondre au mieux à vos questions et attentes, en toute confidentialité.

Vendre du mobilier Jean Prouvé 

Les meubles de Jean Prouvé sont considérés comme des œuvres d’art à part entière. Les amateurs s’arrachent ses réalisations aux lignes épurées et avant-gardistes.

En avril 2018, une guerre commerciale a vu s’opposer acheteurs et experts, lors d’une vente aux enchères menée par la maison Artcurial. La paternité des meubles, attribuée à Jean Prouvé a été remise en cause par les acquéreurs professionnels, qui ont mené l’affaire en justice afin de faire annuler la vente pour défaut d’authenticité. L’enjeu est de taille, étant donné la cote de l’architecte toujours plus importante depuis le début du XXIe siècle.

L’authentification et l’estimation d’un meuble de Jean Prouvé doivent résulter d’un travail minutieux réalisé par un expert de l’architecte. Si les prix et la cote peuvent varier, il est important de demander un certificat d’authenticité afin de pallier à toute déconvenue quant à l’authenticité du meuble.

Les indices permettant de déterminer l’authenticité d’un meuble réalisé par Jean Prouvé

Le mobilier conçu par Jean Prouvé a plusieurs particularités, permettant de déterminer son authenticité.

Les premiers pas de Jean Prouvé dans le monde de l’art furent ceux d’un ferronnier. Rapidement ses nombreuses collaborations notamment avec le grand architecte et designer Robert Mallet-Stevens lui ouvrent les portes du succès.

Tout au long de sa carrière, Jean Prouvé crée des séries de mobilier réalisées à partir de son matériau de prédilection qui est le fer. Malléable, peu coûteux et résistant, le métal permet de donner vie à toutes les pièces de mobilier qu’il imagine.

Jean Prouvé utilise divers techniques de façonnage comme la soudure électrique, appliquées aux modèles industriels. La démocratisation d’un mobilier simple et utilitaire, ainsi que la liberté de création de l’architecte, sont les points centraux de sa démarche.

Pendant la guerre, le métal se fait rare et cher, ce qui pousse Jean Prouvé à le remplacer par le bois, tantôt exotique comme le Kambala, tantôt local comme le chêne, Jean Prouvé ne sacrifiera jamais la qualité de ses matériaux sur l’autel de la productivité.

La plupart de ses pièces de mobilier sont réalisées en métal et bois, une particularité qui lui est propre. De ses chaises pliantes à sa célèbre chaise Standard n°4 et toutes autres variantes, l’alliance de ces deux matériaux est l’une des raisons qui permet d’attribuer à Jean Prouvé, la paternité de ces pièces.

Un autre particularisme du mobilier réalisé par Jean Prouvé est à noter : ses meubles sont souvent d’une forme utilitaire simple et facile à réaliser, le seul ornement présent sur ses meubles se limite à un piètement en équerre, plus ou moins épais. Sa table Cafétéria n°512, son bureau Secrétaire de 1950 ou encore son fauteuil Léger n° 356, dit « chaise Antony », sont équipés de ce piètement si caractéristique de l’œuvre de l’architecte.

Du mobilier conçu pour tous au mobilier accessible à une poignée de collectionneurs

La plupart du mobilier pensé et réalisé par Jean Prouvé était destiné à meubler des logements de façon économique après la guerre et s’adressait au plus grand nombre. Cependant, son esthétique épurée et son fonctionnalisme innovant ont contribué à l’envolée de la cote de ses pièces de mobilier.

Aujourd’hui un meuble de Jean Prouvé vaut plusieurs milliers, voire plusieurs centaines de milliers d’euros pour les pièces exceptionnelles. La rareté est un facteur qui n’a que peu d’impact sur le prix de vente de ces œuvres. La cote de l’artiste s’explique avant tout par l’esthétisme de son mobilier et l’avant-garde de son design, mais aussi par la personnalité et la notoriété de ce grand architecte.

Aujourd’hui les pièces les plus vendues, et les plus répandues sont les chaises Standard n° 4. Leur prix de vente se négocie généralement pour plusieurs milliers d’euros, et jusqu’à 15 000 euros pour celles en parfait état et à la provenance prestigieuse.

Spécialiste des chaises, mais également des fauteuils, Jean Prouvé en réalise de nombreux modèles, notamment les fauteuils Kangourou et les fauteuils Antony qui se négocient pour plus de 12 000 euros généralement, lorsqu’elles sont en bon état de conservation. Cette estimation est à tripler pour les fauteuils Direction.

Moins connu pour ses luminaires que pour son mobilier de repos, Jean Prouvé conserve une certaine cote sur les lampes et notamment les lampes Potence. Une lampe Potence exceptionnelle de la série « Air France Afrique » a été estimée pour plus de 200 000 euros. Fait rare tout de même, puisque la plupart des lampes de cette série se vendent autour de quelques milliers d’euros.

Du mobilier à l’immobilier

Jean Prouvé était un artiste et un créateur aux multiples talents : ferronnier, décorateur, architecte et designer, il a réalisé non seulement du mobilier, mais encore des logements, dont la cote est actuellement élevée.

Les réalisations immobilières de Jean Prouvé, s’inscrivent dans une constante modernité, liant l’épure et la fonctionnalité, elles sont aujourd’hui convoitées par les plus riches amateurs de l’architecte. De ses fenêtres à guillotine, à ses cloisons modulables en passant la structure en portique axial, tous les aspects de ces maisons fascinent et font s’envoler les prix.

Récemment, la villa Dollander, dans le Lavandou, sur laquelle Jean Prouvé et son frère Henri, ainsi que Pierre Jeanneret ont travaillé, est mise en vente pour plus de 6 millions d’euros. Garnie du mobilier du célèbre architecte, elle suscite curiosité et émerveillement, comme un témoignage exceptionnel des multiples talents de l’architecte.

Vendre au meilleur prix une œuvre de François-Xavier Lalanne

L’engouement des amateurs d’art pour la sculpture animalière n’a que rarement faibli au cours des siècles, malgré des évolutions notables dans sa représentation. Aujourd’hui, le marché de l’art contemporain est marqué par une importante tendance initiée par les époux Lalanne : la sculpture animalière et utilitaire.

François-Xavier Lalanne, inspiré par le surréalisme et la représentation de la nature non tronquée par une vision subjective, laisse libre cours à son imagination depuis les années 1960 en créant et modernisant la représentation infinie de la sculpture animalière.

François-Xavier Lalanne, des œuvres à la frontière entre mobilier et sculpture

Qu’un mouton devienne un siège, qu’une autruche fasse office de bar, ou encore qu’un rhinocéros se transforme en secrétaire n’a rien d’étonnant dans l’œuvre du sculpteur François-Xavier Lalanne. L’artiste s’amuse à transformer la nature, faune et flore, en mobilier utilitaire. Il a également réalisé des sculptures, purement décoratives, ornementales. Ancien élève de l’Académie Julian, il apprend la sculpture auprès des surréalistes comme Salvador Dali et René Magritte, d’où son amour pour les alliances décalées, mais toujours pertinentes aux yeux des amateurs d’art contemporain.

François-Xavier Lalanne exprime en ces termes la fonction utilitaire de ses sculptures : « Cela m’amuse de mettre une dimension utilitaire dans la sculpture. On a trop sacralisé l’art en Occident. Le fait de donner un usage à une sculpture lui restitue une dimension familière et la descend un peu de son piédestal. »

Pari fou gagné pour François-Xavier Lalanne qui voit sa popularité s’envoler depuis le début du XXIe siècle. Ses sculptures utilitaires s’arrachent pour plusieurs dizaines de milliers d’euros, et peuvent battre des records, notamment en dépassant les montants à sept chiffres.

Aujourd’hui, une jardinière « poule », datant des années 1990, dépasse la dizaine de milliers d’euros, car l’objet n’est pas en soi très rare, contrairement à d’autres sculptures beaucoup plus recherchées. Un « Âne-secrétaire de Pompadour », peut se vendre jusqu’à 600 000 euros, quand un « bar-autruche » édité par la manufacture de Sèvres peut réaliser dix fois cette estimation.

Un mouton nommé désir, loin d’être à la portée du plus grand nombre

Les premiers moutons de laine de FX Lalanne apparaissent en 1965. Pour François-Xavier Lalanne, le but est de « faire quelque chose de très envahissant, car si on présente un petit objet personne ne le voit », avant d’ajouter : « C’est tout de même plus facile d’avoir une sculpture dans un appartement, qu’un vrai mouton. Et c’est encore mieux si on peut s’asseoir dessus. »

Les fameux « Moutons », sièges ou banquettes, ont été produits en série à partir des années 1980. Malgré une production soutenue, leur cote ne faiblit pas.

Il n’est pas rare de voir un mouton de Lalanne déchaîner les passions auprès des acheteurs, amateurs ou simples curieux fortunés, galvanisés par la popularité du sculpteur.

L’année de production du mouton ainsi que sa qualification et les matériaux utilisés pour le réaliser, déterminent sa cote, qui peut être très variable. Un mouton « Transhumant » datant de 1988 en pierre époxy et bronze, estampillé par François-Xavier Lalanne peut espérer se vendre pour une centaine de milliers d’euros. Ce chiffre peut être largement dépassé pour les moutons en laine et bronze patiné qui sont plus rares.

Cote et estimation de la « lampe Pigeon », l’un des modèles phares de François-Xavier Lalanne

L’histoire de la « Lampe Pigeon » remonte au début des années 1990, en même temps que la création de la « Lampe Échassier ». Ces luminaires, fondus par Figini sont réalisés en bronze, cuivre et opaline. La « lampe Pigeon » a été réalisée en neuf-cents exemplaires, tous numérotés. Cet objet n’est donc pas particulièrement rare ou réalisé avec des matériaux très onéreux, mais la cote de l’objet est en constante augmentation depuis une dizaine d’années.

La cote de cet objet s’est envolée depuis la rétrospective sur François-Xavier Lalanne de 2010 au Musée des Arts Décoratifs de la ville de Paris, qui a mis en valeur ces objets de petite taille, mais à l’aspect très décoratif, et empreint de la personnalité de son auteur.

En dix ans, le prix d’acquisition d’une « lampe Pigeon » a été multiplié par cinq en moyenne, et se vend aujourd’hui entre 20 000 et 40 000 euros l’unité pour les plus beaux modèles.

Comment authentifier une œuvre du bestiaire de François-Xavier Lalanne ?

Utilisant le métal, le bronze, le verre, l’opaline, ou des matières plus organiques comme la laine, François-Xavier Lalanne est un sculpteur de génie qui ne sacrifie jamais la qualité des matériaux à une stylisation quelconque de la nature.

Son réalisme naturel se distingue entre mille. Héritier de la lignée des sculpteurs animaliers des bronzes vivants, du modelé inégalé d’Antoine-Louis Barye à l’effacement des contours de la sculpture animalière chez François Pompom, François-Xavier Lalanne réinvente, sans qu’on ne puisse jamais s’en lasser. Sa quête l’a mené à l’aboutissement de la réflexion autour de la sculpture animalière.

Au-delà des matériaux qui lui sont propres, l’artiste utilise des dimensions précises pour chaque sculpture, qui est souvent à l’échelle 1 des animaux dans leur milieu naturel. Le catalogue raisonné du sculpteur répertorie les dimensions et les matériaux de chaque création. La célèbre « lampe -Pigeon » réalisée par l’artiste est d’une hauteur standard de 23 cm.

La plupart des œuvres de François-Xavier Lalanne sont estampillées rendant plus facile son authentification. Sur le dos de la pièce, la signature peut consister en un monogramme « FXL » ou « FXL Lalanne ». Si tant est que l’estampille ne soit pas réalisée par un faussaire. En plus d’être estampillées, les œuvres sont réalisées en un nombre d’exemplaires limité et sont numérotées.

L’authentification d’une œuvre de Lalanne, n’est pour autant pas chose aisée, et aux vues de la cote élevée de ces œuvres, une expertise professionnelle est le meilleur moyen d’en déterminer la valeur. Notre équipe réalise des expertises gratuites, dans toute la France, sans frais à votre charge, afin que l’expertise soit la pierre angulaire d’une relation basée sur la transparence et la confiance.

Vendre au mieux une sculpture de François-Xavier Lalanne : les avantages de la vente privée

Mettre en vente une œuvre de François-Xavier Lalanne ou de sa femme Claude est la garantie — si tant est que l’œuvre soit authentifiée — d’une vente fructueuse. Les nombreux modèles réalisés par le sculpteur se retrouvent dans son catalogue raisonné, ainsi que dans les musées du monde entier.

L’authentification de l’œuvre appuyée par un certificat d’expertise ou d’authenticité est nécessaire pour vendre au mieux une réalisation de François-Xavier Lalanne.

La vente en 2019 de la collection « Claude et François-Xavier Lalanne » a été le théâtre de nombreux records de vente. En 2020, douze ans après la mort de François-Xavier et un an après la mort de son épouse, ces artistes révolutionnaires n’ont pas fini de faire parler d’eux.

Pour la vente de vos œuvres de François-Xavier Lalanne et de celles de son épouse, il est conseillé de passer par la vente privée, moins risquée pour les vendeurs, plus simple et rapide dans les délais de paiement que la vente aux enchères.

Bien évidemment, nos experts se tiennent à votre disposition afin de répondre au mieux à vos questions sur la vente et l’expertise de vos œuvres. La transaction transparente et sûre est basée sur un engagement de confiance dont nous sommes garants.

Vendre une œuvre de Joan Mitchell, artiste incontournable de l’école de New-York

Considérée aujourd’hui comme l’une des pionnières de la seconde génération de l’expressionnisme abstrait aux États-Unis, Joan Mitchell a, bien avant de connaître le succès, longtemps été dans l’ombre des plus grands comme Jackson Pollock et Willem de Kooning.

Forte d’une création artistique basée sur la transcription des émotions, les amateurs ne s’y trompent pas et l’ont élevée depuis quelques années au rang de ses pairs.

Joan Mitchell, une artiste aux inspirations multiples

L’œuvre de Joan Mitchell tire avant tout son inspiration dans la nature et les paysages qui l’entourent depuis son enfance, de New York à la campagne parisienne. Ses séries de toiles en témoignent, notamment la série des « Tournesols » inspirée notamment de Vincent Van Gogh.

Son inspiration lui vient également des gens qui l’entourent et de ses rencontres. Dès son plus jeune âge, sa mère, Marion Strobel Mitchell, lui ouvre les portes du monde de la création littéraire et de la poésie.

La carrière de Joan Mitchell est marquée par la rencontre de poètes tels que Franck O’Hara, qui inspire profondément son œuvre. Plus que de connaitre et apprécier la poésie, l’artiste réalise de nombreux tableaux illustrant des poèmes, comme « To the Harbormaster » de Franck O’Hara publié en 1957.

L’œuvre de Joan Mitchell ne serait pas telle que nous la connaissons si son père ne l’avait pas emmené à l’Institut d’Art de Chicago où elle admirait les peintres impressionnistes.

Plus proche de Paul Cézanne que de Monet confiera-t-elle, l’artiste adopte l’importance du mouvement et de la couleur chez ces maîtres. Comme dans l’œuvre de Paul Cézanne, le thème du devoir de vérité est central dans son œuvre. Elle tire de Paul Cézanne la logique des sensations colorées, articulant ainsi exactitude visuelle et sensations.

À l’instar des impressionnistes, elle utilise la couleur comme une force essentielle à la compréhension de l’œuvre. Elle se rapproche en cela des idées de Vincent Van Gogh et d’Henri Matisse.

Joan Mitchell s’inspire tout au long de sa carrière des gens qu’elle rencontre dans des clubs artistiques et littéraires. À la recherche d’un sentiment de vérité et d’expression juste, l’artiste se rapproche d’autres artistes contemporains comme Willem de Kooning et Franz Kline.

Lorsqu’elle est encore étudiante, Joan Mitchell se familiarise avec le travail d’artistes contemporains expressionnistes, comme Oskar Kokoschka qui marquera son œuvre et sa manière d’exprimer son art.

Meyer Schapiro écrit, en 1957, en parlant des artistes contemporains notamment expressionnistes « L’œuvre est, plus passionnément que jamais, occasion de spontanéité et de sentiment intense. ». Joan Mitchell se situe dans un devoir de vérité, en tant que peintre exemplaire de la seconde génération de l’expressionnisme abstrait.

Cependant l’art de Joan Mitchell, tout en se rattachant à des courants artistiques, n’y adhère pas totalement. La peinture de Joan Mitchell ne figure pas, elle ne symbolise rien, elle est l’expression de ses sentiments et de ses émotions, qui passent par des couleurs et des traits expressifs.

Proche de l’expressionnisme, elle s’en détache sur un point important, voire essentiel : l’artiste ne cherche pas exprimer sur la toile son inconscient ou son « elle » intérieur. Joan Mitchell peint les sentiments qui viennent des choses propres, mais pas les siens.

Les émotions l’inspirent. Les titres de ses œuvres identifient des expériences d’une vie parfois complexe. Dans sa série de peinture intitulée « La grande Vallée », le sujet est à la fois personnel, car cela lui rappelle des souvenirs d’enfance, mais aussi impersonnel, car ce souvenir peut être partagé par de nombreux enfants.

Comprendre pour mieux vendre les peintures de Joan Mitchell

La peinture à l’huile a toujours été le matériau de prédilection de l’artiste, qui a produit des centaines de toiles depuis ses débuts. Les couleurs chaudes et froides, aux multiples variations, qui animent la surface de la toile, se prêtent au jeu de l’abstraction et des émotions.

L’artiste utilisait différentes techniques dans la peinture afin de varier au maximum les effets et le rendu expressif de l’œuvre. Du pinceau au couteau, tous les outils lui permettaient d’exprimer avec talent un panel sans fin d’expressions et de sentiments.

Nombre de ses toiles se trouvent aujourd’hui dans les collections publiques des plus grands musées du monde comme le MoMA de New York, la Tate Gallery de Londres ou encore le Musée d’Art moderne de la ville de Paris. Ces collections, plus exceptionnelles les unes que les autres, laissent imaginer la cote de l’artiste.

Le prix de vente d’une toile de Joan Mitchell dépend de paramètres variés comme la date de création de l’œuvre (certaines périodes de création étant plus recherchées que d’autres), la provenance de l’œuvre, ou encore ses dimensions.

Les œuvres de ses débuts, ainsi que celles de la fin de sa carrière sont un peu moins cotées, et le prix de vente peut varier entre 50 000 et 90 000 euros, pour les œuvres de petites et moyennes dimensions.

Joan Mitchell a commencé à être connue dans les années 1960 et ce sont les œuvres produites durant cette période qui se vendent le mieux actuellement. C’est également le cas des œuvres très colorées des années 1980. Ces toiles peuvent espérer se vendre au minimum à 900 000 euros. Des records ont été récemment enregistrés, avec notamment la vente d’un triptyque intitulé « Hans » en 2019, qui a atteint la somme de plus de 9 millions d’euros.

La diversité des œuvres sur papier, expressions d’une artiste aux multiples talents

L’œuvre de Joan Mitchell s’illustre par d’autres supports comme le papier. L’artiste a réalisé de nombreux dessins qui se diffusent et se vendent aujourd’hui de façon beaucoup plus aisée que les peintures. En effet, ces œuvres sont produites en plus d’exemplaires et sont beaucoup plus accessibles d’un point de vue financier que les huiles sur toile de l’artiste.

Ces dessins révèlent des traits de couleur nerveux et francs, réalisés à partir d’aquarelle, de gouache, au fusain, au pastel, ou encore à partir de crayons de couleur. Ces œuvres sont la concrétisation d’émotions pures, retranscrites à la surface du papier par Joan Mitchell, comme nul autre n’en fut capable. Les sentiments passent entre des états de présence et d’absence, s’intensifient et s’atténuent dans des rythmes progressifs.

La couleur joue un rôle essentiel, aussi bien pour son œuvre peinte que pour son œuvre dessinée où rien n’est laissé au hasard. Par l’observation de ses dessins, il est aisé de comprendre le lien qui unissait Joan Mitchell et ses contemporains comme Jackson Pollock, Willem de Kooning et Franz Kline.

Dans les années 1970, Joan Mitchell développe sa création de pastel dans son atelier du quartier de Montparnasse à Paris. Ces créations sont très recherchées par les collectionneurs car elles révèlent une sensibilité nouvelle chez l’artiste.

Ces dessins, aquarelles et autres pastels se vendent aujourd’hui de quelques milliers d’euros à plus d’une centaine de milliers d’euros. Comme pour les peintures, la provenance, l’année de production ainsi que la dimension de l’œuvre sur papier sont des critères importants pour évaluer le prix d’une de ces œuvres.

Tout le panel de création de l’artiste, peu importe son support, comporte des spécificités propres qu’il est impératif d’identifier afin d’estimer au mieux le prix de vente d’une de ces œuvres. Notre équipe d’experts se tient à votre disposition afin de réaliser l’authentification de vos œuvres et d’estimer au mieux leur prix de vente.

Comment vendre au meilleur prix un tableau de Chu Teh-Chun ?

Les tableaux de Chu Teh-Chun : œuvres rares et recherchées

L’artiste franco-chinois est une figure marquante de l’art contemporain en France et dans le monde. Sa renommée a fait de lui un artiste coté, que les collectionneurs s’arrachent. Ses œuvres se trouvent surtout dans les collections privées, mais également dans les musées du monde entier, offrant à l’artiste une vitrine exceptionnelle.

Le peintre a réalisé un grand nombre de toiles, abstraites en majeure partie. Ces œuvres, inspirées de ses voyages et des grands peintres classiques ainsi que des peintres modernes occidentaux, proposent une vision nouvelle du courant de l’abstraction en peinture.

Son art, mêlant inspirations venues d’Asie et art contemporain occidental, en lien avec la nature, est particulièrement singulier et s’exprime à travers différents supports comme la céramique, l’aquarelle, le dessin, mais surtout la peinture. Chu Teh-Chun exprimait en ces termes sa vision de ce que doit traduire un artiste : « il absorbe ce qu’il voit dans la nature et il le traduit avec son esprit ».

Un tableau de Chu Teh-Chun nécessite une analyse approfondie quant à son authenticité, ainsi qu’à son état et sa cote sur le marché de l’art. Comme pour la plupart des artistes, la cote des tableaux est plus élevée que le reste de sa production picturale (lithographies, estampes, dessins, aquarelles, etc.).

Des techniques picturales héritées et assimilées

Chu Teh-Chun a hérité des traditions chinoises en peinture qu’il mettra en œuvre dans ses productions artistiques. Sa famille, notamment son oncle formé aux examens impériaux, lui avait transmis la passion de l’écriture calligraphique. De cette vie en Chine, l’artiste gardera toute sa vie durant une technique propre et les outils de cette création : l’encre et les pinceaux.

La plupart des peintures réalisées par Chu Teh-Chun sont des huiles sur toile. Loin de ses premiers amours pour l’aquarelle, le peintre développe une peinture avec les matériaux européens dès son arrivée en France en 1955.

Sa découverte de l’œuvre de Nicolas de Staël l’incite à développer son goût pour l’abstraction et notamment par de grands aplats à la surface de la toile. Ses rencontres l’amènent à réaliser diverses expériences techniques en peinture, mêlant les influences chinoises et occidentales. Pour ses aquarelles, il utilise de l’encre noire mais également de la gouache pour rehausser la vivacité de ses œuvres.

Chu Teh-Chun : le maître aquarelliste

L’aquarelle est le premier amour artistique que Chu Teh-Chun ait connu. Il l’apprivoise dès les premières années de sa création, mais il doit malheureusement s’en éloigner lorsqu’il étudie à l’École nationale des Beaux-Arts de Hangzhou car cette discipline n’est pas proposée aux étudiants.

Tout au long de sa carrière, le peintre aquarelliste reviendra sur cette forme de création. Proche de son travail en peinture, l’expression artistique de Chu Teh-Chun relève du volatile, d’une expression vivante et légère, presque vaporeuse. Sa touche est calligraphique, proche de ses origines chinoises.

Ses aquarelles sont tantôt colorées, tantôt dépourvues de couleur, avec toujours une dominante : le noir. Parfois rehaussées de gouache, les aquarelles de Chu Teh-Chun se vendent aujourd’hui très bien. Plus accessibles que les peintures, elles révèlent toute la qualité de réalisation du maître franco-chinois.

La cote élevée d’un maître franco-chinois

La cote d’un artiste dépend essentiellement de l’offre et de la demande et donc des tendances du marché. Actuellement, le marché de l’art contemporain se porte bien. Les œuvres de Chu Teh-Chun, qu’il s’agisse de tableaux, de dessins, d’estampes, d’aquarelles ou de céramiques de Chu font régulièrement recette.

Si le jeu de l’offre et de la demande est un facteur essentiel de la détermination de la cote d’un artiste, celle-ci dépend également de l’état de l’œuvre, de sa dimension, de sa provenance, ainsi que du support et des matériaux utilisés. Une peinture de Chu Teh-Chun est facilement estimée plusieurs dizaines de milliers d’euros et peut atteindre des records, à plusieurs millions d’euros.

Les dessins, aquarelles et céramiques sont des œuvres, moins rares et plus accessibles. Ils se négocient généralement pour plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’euros pour les dessins du maître.

Expertiser et authentifier une œuvre de Chu Teh-Chun

L’expertise et l’authentification d’une œuvre de Chu Teh-Chun dépendent en grande partie de son support. L’artiste a œuvré dans différents domaines de la création artistique comme la peinture, l’aquarelle, mais aussi la céramique, notamment en collaboration avec la manufacture de Sèvres.

Sa production est très étendue, la Fondation Chu Teh-Chun travaille sur son catalogue raisonné. La présence de faux ou de copies n’est pas à exclure sur le marché de l’art. La cote de l’artiste étant élevée, de nombreux faussaires reproduisent illégalement les œuvres du maître, quitte à délivrer de faux certificats d’authenticité.

L’expertise d’une œuvre de Chu Teh-Chun passe par son analyse précise : ses dimensions, ses éventuelles annotations, l’état du support, ainsi que la signature. L’artiste a souvent signé ses œuvres, bien qu’il y ait des exceptions. Chaque artiste a une façon de signer bien particulière, Chu Teh Chun écrit son nom en toutes lettres, parfois en calligraphie chinoise.

Avez-vous pensé à la vente privée pour céder votre œuvre?

La mise en vente d’une œuvre de Chu Teh-Chun est encouragée par les tendances actuelles du marché de l’art démontrant la cote élevée des œuvres de l’artiste. Vendre une œuvre aux enchères peut être assez périlleux, voire incertain pour les vendeurs, confrontés à des frais de vente, et à des acquéreurs pas toujours solvables.

La vente privée est un moyen efficace et sûr de vendre au meilleur prix vos œuvres. En effet, notre équipe d’experts se base sur les tendances actuelles du marché de l’art, afin de vous proposer un prix de vente, le plus juste possible.

Une expertise gratuite de vos œuvres sera effectuée par nos équipes qui se déplacent partout en France et sans frais à votre charge. Le paiement comptant immédiat est l’un des autres avantages de la vente privée, car plus sûr et réalisé en toute transparence.

Pour plus de renseignements quant à l’expertise et la vente de vos œuvres, merci de contacter nos équipes.

Vendre un mobilier Charlotte Perriand

Charlotte Perriand, les paradoxes d’une cote contre nature?

Les inspirations de Charlotte Perriand

Charlotte Perriand s’inspirait de nombreux éléments du quotidien pour créer et matérialiser la modernité. Elle raconte qu’à l’instar de Marcel Duchamp, tout un chacun peut se révéler créateur. Elle a toujours affirmé : « il faut avoir l’œil en éventail », c’est-à-dire être attentif au monde qui nous entoure et comprendre que tout peut être cueilli comme source d’inspiration.

Lors de ses séjours sur la côte Normande avec Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand rapportait des galets, dont les formes épurées ont pu lui inspirer, entre autres, son bureau «Boomerang ». Elle prenait des photos, notamment dans les casses automobiles où elle se rendait, intriguée, bien avant César, par les amas de tôles compressées.

Si Charlotte Perriand s’inspire des objets et des matériaux, elle est aussi influencée par les gens qui l’entourent. Elle partage avec Fernand Léger la passion des manifestations populaires, des bals et autres foires, ainsi que des « couleurs qui claquaient » lors de ces évènements.

Son inspiration lui vient également et surtout de son voyage en Asie, notamment au Japon en 1940. De ces cinq années passées là-bas, la designer retient l’importance de l’artisanat et du fonctionnalisme omniprésent dans les habitats traditionnels japonais. Mais aussi les techniques anciennes de fabrication du mobilier et l’usage de matériaux divers comme le bambou, ou encore la paille. Charlotte Perriand aura pris de nombreuses photographies des paysages, et des personnes qu’elle a côtoyées sur place, mais également des clichés de lieux consacrés comme la villa Katsura.

Charlotte Perriand et Le Corbusier

Charlotte Perriand fait la rencontre de Le Corbusier, architecte à la réputation déjà bien établie, en 1927. Après avoir congédié la jeune créatrice, l’architecte se rend finalement au Salon d’Automne où elle expose un « Bar sous le toit ». La créativité et la modernité qui se dégage de ce projet ne peuvent que séduire l’esprit novateur de Le Corbusier.

Charlotte Perriand commence alors à travailler pour l’architecte au sein de son atelier, qu’il partage avec son cousin, Pierre Jeanneret. Là, elle adopte les conceptions d’habitation fonctionnelle et de « Machine à habiter » prônées par son ainé, et les mettra en application dans cette période d’entre-deux-guerres, propice à l’innovation.

De nombreux projets nationaux et internationaux vont lier les deux collaborateurs. À partir des années 1930, Le Corbusier lui voue une confiance aveugle, et lui confie les rênes de plusieurs chantiers d’importance, comme en Russie ou encore pour la Cité Radieuse à Marseille.

Il existe plusieurs meubles dont la paternité, précédemment attribuée à Le Corbusier, a finalement été rendue à Charlotte Perriand. Notamment la chaise basculante, rebaptisée LC4, conçue par Charlotte Perriand en 1927. À l’époque, elle entrait tout juste dans l’atelier de Le Corbusier qui lui avait donné pour mission de créer une chaise confortable, en lui donnant une simple photographie d’un rocking-chair en rotin. Le génie inventif de Charlotte Perriand fit le reste. La paternité lui fut également reconnue pour sa fameuse bibliothèque de la Maison du Brésil, et est aujourd’hui l’un de ses best-sellers.

Souvent considérée comme une exécutante, ce n’est qu’en 1935 que Charlotte Perriand sera reconnue comme une collaboratrice à part entière de l’atelier de Le Corbusier.

La collaboration se terminera dix ans après ses débuts, en 1937, lorsque Charlotte Perriand décide de voler de ses propres ailes, portée par un succès certain. Elle liera d’autres liens professionnels notamment avec Pierre Jeanneret et les ateliers Jean Prouvé.

Cote et prix des meubles de Charlotte Perriand

Un paradoxe s’inscrit entre les créations de Charlotte Perriand qu’elle souhaitait accessibles et sa cote sur le marché de l’art depuis le début du XXIe siècle.

Charlotte Perriand a défendu l’esprit moderne d’accessibilité d’un mobilier fonctionnel au plus grand nombre. Engagé pour un art social, elle faisait éditer et fabriquer des meubles de façon semi-industrielle, à des prix accessibles afin de répondre à la détresse d’après-guerre. Elle expose « la misère de Paris » dans des expositions de photomontages. La designer crée en 1936 au salon des arts ménagers un séjour à budget populaire, avec des prix accessibles à tous, sans sacrifier pour autant la qualité des matériaux.

Elle adhère très tôt à l’idée des logements sociaux et de l’habitation minimale pensée par Le Corbusier et signe la « charte d’Athènes » qui œuvre pour une « exigence matérielle, spirituelle et sentimentale de la vie présente ». Engagée politiquement et socialement, elle est également membre de la société des écrivains révolutionnaires avec André Gide, Paul Eluard et André Malraux. Proche des idées communistes, Charlotte Perriand adhère au PCF avant de s’en retirer en 1939, après s’être rendue sur un chantier en Russie.

Aujourd’hui, les pièces de mobilier de Charlotte Perriand s’arrachent auprès des collectionneurs avertis. Ils ne sont qu’un nombre restreint à pouvoir se permettre de les collectionner étant donné leur prix.

Le prix et la cote des œuvres de l’artiste dépendent de leur rareté. Certaines pièces produites en petit nombre sont chères comme certains « Bureaux en forme » qui peuvent être vendus pour plusieurs centaines de milliers d’euros. Alors que les pièces de Charlotte Perriand sont désormais inabordables, elles furent un temps, accessibles à tous.

Vendre du mobilier Charlotte Perriand

Mettre en vente du mobilier de Charlotte Perriand nécessite préalablement une expertise afin de déterminer, le cas échéant par un certificat d’authenticité, la preuve de leur provenance. De l’authenticité et de la provenance dépend le prix de vente d’une œuvre.

Certaines pièces de mobilier voient leurs valeurs doubler par la provenance exceptionnelle d’un meuble authentique de Charlotte Perriand. Par exemple, le mobilier réalisé par la designer pour les Arcs 1600 et 1800, dit mobilier des « Alpes » sont des pièces rares sur le marché, et donc très recherchées par les collectionneurs. Un ensemble de salle à manger simple, comprenant une table et 6 chaises, édité par la galerie Sentou, peut espérer se vendre plus de 20 000 euros.

Charlotte Perriand a imaginé et réalisé toutes sortes de meubles pour aménager de manière fonctionnelle un habitat. Des étagères, aux enfilades, en passant par les bibliothèques et les chaises longues, la créatrice n’a rien laissé au hasard, mettant toujours l’humain au centre de tout et l’objet à son service.

Si les luminaires signés Charlotte Perriand sont encore accessibles, se négociant pour quelques centaines d’euros, mais pouvant atteindre une dizaine de milliers d’euros, le mobilier a dépassé depuis plus d’une vingtaine d’années les montants à six chiffres pour les pièces les plus exceptionnelles.

Pour ses pièces phares comme la « Bibliothèque Tunisie», sa chaise inclinable ou encore ses bureaux de formes libres, les prix s’envolent. Actuellement, un bureau de forme libre s’estime plus d’un demi-million d’euros.

La vente privée, une solution efficace pour vendre au meilleur prix 

La mise en vente de vos pièces de mobilier réalisées par Charlotte Perriand peut se faire par le biais d’une maison de vente aux enchères, mais des frais et des délais de paiement sont alors à prévoir pour chacun de vos biens mis en vente.

La vente privée est la solution la plus simple et la plus efficace pour vendre au plus vite et au meilleur prix vos meubles signés Charlotte Perriand.

Nos experts se déplacent gratuitement et dans toute la France afin de déterminer l’authenticité de vos biens et de vous proposer un prix de vente en parfaite adéquation avec le marché de l’art actuel. La transparence et la communication sont des qualités que nous appliquons au quotidien afin de satisfaire au mieux les vendeurs. Pour plus d’informations sur l’expertise et la vente de vos biens, merci de contacter nos services.